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BIBLIOTHÈQUE
FRANÇOISE
. D E
DU VERDIER,
TOM£ TROISIÈME.
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LES BIBLIOTHEQUES
FRANÇOISES
DE LA CROIX DU MAINE
E T
DE DU VERDÏER
SIEUR DE VAUPRlVASj
NOUVELLE ÉDITION,
DÉDIÉE AU ROI,
Revue , corrigée & augmentée d'un Discours sur le Progrès des
Lettres en France , & des Remarques Hifloriques , Criciques &
Littéraires de M. ds la. Monhoye & de M. le PréfidentBovnxsR »
de l'Académie Françoife; de M.Fài.conxt, de TAcadéinie des Belles-
Lettres.
Far M.KiGOLET DE JuFiGNYy ConfcUUr Hoiiioràre OU
Parlement iU Mtt^,
TOME CINQUIEME
A PARIS,
Chez-f ^^^^^^ ^ Ntoh y Libraires , rue S. Jean de Beauvais.
\ Michel Lambb kt. Imprimeur , rue de la Harpe , près S. Cdme»
M. D C C. L X X 1 1 L
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31JUL1965
,K P.D
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BIBLIOTHÈQUE
FRANÇOISE
D'ANTOINE DU VERDIER.
M A C. ■
M ACE f ou aucremeoc M.athias Foiltin, Licencié ès LoSx,
Qatjf de Lorrîs en Oailinois, & Lieucenanc en la Prevdté Royale
de ChaftilloQ fkt Yndre , a écrie Traité for la matière des
relevemens , félon les Ordonnances , Droit & Coutumes de
France , contenant la manière comment ès Chancelleries de France
- font les lettres de relief chacun jour exj>édiées ; & eft divifé
en trois parties : en la première eft traité du Mineur , & en
combien de manières il peut être déceu & reflituc : en quel
temps on peut pourfuivre la calTation des contrats: en la féconde
de la refticution des Majeurs : & en la troifiémc, font examinés
en communauté quelques articles concernant la reftitution des
^dineurs & Majeurs par indivis j imprimé à Paris , /Vi-8**. par
Vincent Sertenas, 1550. Briève loftniâiojn pour apprendre le
ijbyle 4t manièrç d^ procé^r .ès Çouiy de Parlement & aocies
BiBuoTB. Faa V. Tonu V> Do Vbro. Twu isj. A
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* M AC M AE :
inférieures en toute indtnce Se matières^ tant Qviles que Crw
ttiinellesy fuivant les Ordonnances, Ju ge mens & Arrêts d'icelles
Cours; imprimée à Paris , rii^8^. par Vincent Sertenas , x 5^0.
MACLOU DE LA HAYE, Picard, Valet de Chambre du
Roi Henri II , a ccrit quelques Foëfîes ; afiàvoir Chanc de paix;
Chant d'Auiour ; cinq Blafons diescinq contentemens en Amour;*
Sonnets d'Amour ; vingt Vceux dès vingt beautés de s*amief-
Epigrammes &.ScaiiGes;,imprimées.à Paris par Eftienne
Groulleaa. i<53 ^
* Voy.. La G&osx w Maine , & les notes, aa mime Article , Tora. II
MADELAINE NEPVEU , Dame des Roches la Mere *.
Les (Œuvres des Dames des Roiihcs de Poitiers, Mere 6^ Hlie,
imprimées à Paris , in-^^. par Abel l'Angelier, 1579. G'.IIes de
Ja Mere , nommée Madelaine Neveu , font Epitres aux Darnes^
én profe ; Epkre à la Fille r Odes , en nombre neuf;. Sonnets
trente>(ix ; Epitaphe de fon Mari ; Epitaphe de Monfîeur le
Comte de Brillàc ;,Epitaphe du &u fîeur Baron d'Angueruaques.
Les fécondes (Euvres des Dames des Roches ^ imprimées à Poi<*'
tiers f par Nicolas Courtois , i ) 83» dont celles de la Mere
y contenues, font Odes, Sonnets & autres vers; & les Ecrits qui-
s*y voient de la Filîe, Epître à fa Mere; les Vers dores de Pytha-
goras; les Enigmes dudit Auteur; Quatrains; Cantique de Theu-
reufe Vierge , mere de Dieu ; fécond Cantique ; Epître à fa
Mere fur fa Bergerie ; Bergerie ; Epitaphes ; Chanfons ; deux
Dialogues en profe , le premier de Placide ôi. Scverc , le fécond
d*Irî$ & Pafithe'e; les Fleurs; Réponfes; "Sonnets; la Piice,
* Voy. La Croix py Maine:, & les notes, aux Art.MAODtf.AiNE N£VBi7i
Tom. U y pag. 71 ^fttiv. 8c CATUEaiNBr oss Rociits j Tbm. l , pag. 101.
MALASSIS ( Le fieur de) de Mante , a traduit de Latin en
François \ les cinq Livres de Sevrin Boece , intitulés de la
confolation de Philolophie ; imprimés à Paris ^ in-S". par Jean
MAL
MAL
13oreI , I ^78. Il a traduit auflî les cinq Livres de Ciceron De
fiiûbus bonorum & malorum.^ qu'il n*a encore ùit imprimer.
' II s'appeloit Chakles tt Ber. , Sieur de Malassis , petit Village près
de Mante, &: fît depuis imprimer fa verfion de; fix Livres ae Politique , ou
Dodrine Civile de JuAe-Lipre , i/i-S** chez hU.iia de Villepoux , a la Rj»-
-Cil(#e.y 1 590. (M. Dl lA MONMOYB ).
METRE VI. du premier l ivre.
[Ceiuyaujein des fdlons.^
Qui t parejfcux fan blti OKke j
Quand fcs plus ardcns rayons^
Phebus furie Cancre lafehe ,
Qfi'il n'efpirt fe charger
JOts fruits que CM* retranche j
Maïs ^a'il ébranle la branche
Du chefne , s'il veut manger,
Jjorfque le froid Aquilon
T<Mi.des ksLs la cheveiut^^
Et que le dûs du Sillon
£fi endurcy dt froidure. »
jZyoêottfae penfe pas 3
L'otillet ficury^ ni la Rofe^
Ou quelûue autre fleur rnclofe ,
^Çar la faifon n'en cji pus.
Ne penfe , par ton labeur ,
Que U grc^fpe au fcep meuriffti
Au printemps gay de verduf
C'efl ajfcx qu'elle fieurijfe ;
Car Bacchus peint les raifîns
Tant Jiitlmem en Atatmmi
L'autre faifon n'efl pas bonne
Pour prejjur^r les bons vins.
Dieu a le etmp* oticnni
Aux efpèets pw pndtàn ■
£t de bornes terminé
L'effet qu'on ne peut dùnùrt.
Si ae l'ordonné ekemin
Les chofes vont f épurées ,
Ou qu'elles foient égarées.^
Bonne n cfl jamais la fin.
METRE yiU. du fécond Livre.
t€c qui fait l'ordre tenir
A Paanie variable j
M* ^artàUe revenir ^
Avec un changement fiable^
Et fans le dépoffédcr^
JLes faifons reiurecidtr.
Et les pères élémens.^
Qui ont qualité contraire
En leurs accords dtfférens ,
Ferme trêve enfemhle faire ^
Que Phebus le jour Conduit j
Et fa facur règne la mût ,
la mer, en fon gyron^
Tient prifitnnièret fis ondet^
Et jarnais ne lei vaJf-an
J:,rrcr jar-iout vagabon4es ^
Que ce que le Ciel contient 4
Sous une loy fe maintient,
Cejl amour foi a foucy
De bien régir toute chofe ,
Au Ciei 'décommande auïïi^
dSt de ta terre il difpoje j
Et dedans la mer il peut
Commander ainfi qu'il veut.
Et i s'il ceffoit d'ordonner 0
Et de tempérer le numdet
On verrait Je ruiner
,Bientofl la machine ronde ^
Qu'un lien tient -en accord.
Que dénouerait le difcord.
Cet} luv feul qui ertiretïent
Tous les vertueux enfemble^
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^ MAL. MAL
£t qui Us peuples contient ^ Qui niclntunt & nous fait wir
Les unit & les affemble j Les amis en leur devoir.
Et j fous le jûug d' amitié' , Si l'amour veut gouverner
A l'un^ à l'autre lie'. Vos ejpritj y race mortelle ,
C'cfl lui quif d'un faint lien , Comme il fait d'accord menef
J^'un feuoudU accompagne , Au Ciel fa danfe éternelle »
S<m Us firmes Icix^Hyaun ^ Qui fe tourne égaUmtnt ,
VkwMm k Péfouft tOÊttjpoffu > V'tua yivrif hara^imsnt*
PROSE IV àu troifiéme Livre.
[ Mais [es dignités » me cUrez-vous , font retjieâec & rendent dignes d'hon-*
«eax qui \» obciennenr. Lçs Magiftnts oamIs men ont de
force, qu'ils puitTcnt loger les vertus en lefprtt de ceux-là qui les exercent?
Et en chafTèr le vice? VéritaWcmcnr leur coutume n'ell: pas relie , & ne favent
pas bajuiii la malice, mais phitot la manitellcr , l<. Je la vient c|ue bien fou-
vent nous fommes marris fie nkUgnét de voix les Magiilrats être tenus 8c
exercé<; pnr les méchans: 5: pour cette occafion CatuUis voyant aiHsenire les
Sénateurs un Nonius, ne fe put tenir de le taxer, & le dédaignant par une
£|ngraniiiie^ le fit oonitokte tel que fi en lui ie faflènt «dèmblés tons let
Tices du monde, l'appelant le contrefait & l'écrouellé. Voyez donc quel dés-
honneur & quel blâme apportent les dignités aux méchans, & pour certain
leur méchanceté fetoit moins connue , il leurs ccacs- ne les manifeftoient &
£ùfittenc coonntne i imchacoo. Mais vous poucrie^vons canger^ encore qoe
vous y futHez contraint par beauco jp Je J ingers , à ctt'e compagnon de De
xatus , exerçant tousdeux enfemble an mcme M^iftrat, le connoillâni homme
vicieux & bouffon RÎs-dùgcreux ^ 6c de vrai u n'eft pas poilible ^ue noua
puilllons juger cett»li dignes d'honneur pour raifon de leurs Magiftcats èc
offices , lesquels nous connoiftbns du tout indignes d'iceux. Si vous voye«
aucim doué de fapience, poucrez-vous le juger indigpe de fapience? Ou
d*ècie révéré 9t refpeâé pomr raifiia dlcelle ? Non certes» car la vertn a une
certaine , propre particulière dignité , dont elle remplit & fait capables
ceux auxquels elle eft jointe : & pout ce que les honneurs populaires ne
peuvent faire cela , il eft manifefVe qu'ils n'ont d'eux-mêmes aucune beauté»
ne dignité. En quoi il faut aviil i datnuMage , que fi aucun eft d'autant plna
vil & abje(îl qu'if eft blâmé de piufteurs , ne pouvant les dignités faire refpec-
ter les méchans , elles font qu'ils font plus blâmés U calomniés , les découvrant
& faifant connoicre è^en chacun. Mais il s'en (àvent bien venger , car ib len*
detu bien le femblable aux Magiftcats , les fouillant & diffamant de l'ordure
de leurs méchancetés. Mais afin que vous connoiffiez cette vraie révérence ,
«e pouvoir advenir par le moyen de ces dignités , notez ceci : fi aucun qui
auroit été plufieuis fois Confol, alloit de fortune en pays étranger, & par les
Nations barbares, penfez-vous que c.,1 honneur le pût i rendroirde ceux-U
^ire vcnéiabLe ?.£( tout^oiii L'oikue peut doutçi que fi les dignités avaient
MAL
MAL
d'elles-mcmes tant de pouvoir, qu'en quelque lieu que ce fût, ils nes éloigne-
foienr jamais de tel office, comme le feu , en quelque lieu que l'on le mette,
eft toujours chaud ; maU d'autant que non leur propre vertu, mais une fauflè
perfualioii de"; hommes leur attribue cela , elles s'cvanouiflènt foudain qu'elles
font parvenues à ceux - là qui ne les elUraent ni tiennent pour dignitcs. 11
eft vrai , me direc-irotts , que cela arrive entre les Nacbns écfanges , ma»
encore entre celles-là où elfes font nées, elles ne durent pas toujours. C'ctoir
anciennement une grande autorité que d'être Maire du Palais , ce n'ed à cette
heure qu'un nom prefque de rien, l'ordre de Sénateur, une grande charge : fi
qaelqa aii,le temps pacte, eût pris le foin des vivMs da peuple, par une chère
année , on le tenoit pour un grand perfonnage: y a-t-il i préfcnt Office plus
abjeâ ? Car , comme nous avons dit ci-devant , cela qui n'a, de foi ni de fa
naraie, auaiiie dignité ou honneur qui loi fcnt propre , ains fettlemencpar
opinion de ceux qui en ufent , tantôt reçoit rplcndcur , & puis tout foudain
la perd. Donques fi les Ma(»iftrats ne peuvent faire refpeder les hommes , fi »
par la corruption des mccnans qui les exercent , ils enlaidliFent , ii par fuo-
oeffion de temps , ils délaiflênc d'ètie hononibles , fi par l'opimon des
perfonnes ils avilitfent ; quelle pr.inde beauic y a t-il que Ion puilfe deCnct
s'ils n'en ont aucune d'eux-mêmes , 6c s'ils n'en peuvent apporter à ceux qui
les poflZdeni?
METRE UI. du qaatri^e Livre.
Lei légers vaiffaux
lyUfyJft U Sag€ ,
Errons fiartes ttuae,
jfprès grand voyagt ,
Par un long orage
Ont été pouffés^
Le long du rivage ,
Komptu 6" froiues,
Ceile qt^on iijm
A\oir pris naîjfanec
Du Soleil , faifoit
Là fa demeurance.
Qui eue la fitaue
De ^ bien charmer.
Quelle avoit piùjfaaee
Les corps tnutsformtr^
Et point n'ignorou
Des herbes l'ufagt ^
Qu'elle prejfuroit
En certain breuvage j
Chargeant h v^àg»
Des nouveaux venus ^
En forme fauvage ,
Etant inconnus.
L'un d'eux tout foudain
D'un bouc prend la forme i
L'autre en Africain
Lion fe transforme \
L'autre fe difforme
/« pmt étm kap ;
L'autre g tigre ùname
Devient tout à coup,
Mais l'Arcadten
Print p'uUd'VfyJps»
L'cjîant du lien
Et venin de Circe ,
Qui fe coule & gHjpi
Dans ces gens dtm^tét»
Par le maléfice
Des jus enchantés.
En pourceaux changù.
De gland Je reptè^M » .
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M A M
A peu d'efficau ,
De qui le pouvoir
Les corps feuls effacé i
L'efpru en fa ptau
Immuc fe plaint
Du mal que luy brajft
Le corps en ce peint.
Las ! les vices Mt
Bien plus de puijfanee ,
Qui au corps ne font
Seulement offenje ;
Mais telle nuyfance
font de leur venin ,
Qu'Us ofient l'ufaaçe
fie raj^naettfiu
En la quatrième Profe du quatrième Livre.
Les hommes vicieux rerîcnnent la forme du corps humain ^ ils fe maent &
changent néanmoins en bcces » quant à la qualité de i'ame , Cicc. Si la mé-
chaitoné tend los boiiui|»M miférables ^ il faut condure que tant pins le
méchant vit, plus il eft iniféRible. Or, fi nous avons miment .conclu des
misères & infortunes , que tant plus le mal dure long temps, & plus il cft
grand: il faut croice que la misère eft infinie, qui ed éternelle , &c. Celui qui
trouve une oonelafion mal-aifée à accorder , jl fiiut, ou qu'il montée que
l'une (les propofirions, devant dite, fou fnufîè, ou qu'il prouveque la conjonc-
tion des propoHtions n'a point afTez d'eSicace ni de force , pour aflez ncceflai-
rement conclure. Car les chofes devant dites , confeflTées & avouées, il n'y %
point d'occafion d'impugner & débatre la conclufion qui en réfulre , &c.
Mais , je vous prie , dites-moi une chofe , après la diiTolution de l'atne & du
corps, y a t il quelques peines ôc tourmens réfetvés aux ames? Oui vraiment
-( dit Philofophie } & quelo ues-unes font cméllement affligées , pour les punit,
les autres font plus doucement traitées , pour les purger; mais mon
intention n'eft pas ae difputer à ccrte heure de ces chofes-la , &c. Celui qui
fait injure, femble plus mifcrable, que celui à qui elle elle eft faite, & l'injuçe
à qui qu'elle f|»c 6tte , n'eft pas la misèn de celui qui la ceçoic > mais de qijl
MAMBRIANO ' ROSEO. Le Parangon deirenu* pour
l'Inditution de cous Princes, Potencats.& Seigneurs Chrétiens y
contenant en fommaîre les HiHoires Hébraïques « Grecques^
«J<atines > .min^iies & mderqes îsiùiBX à ce propos ; ^ris .4ç
t M A M
Toujtours cnfangcs y
Ccrès méconnoiffent ,
Tant la forme laiffent
De leurs premiers corps ,
Que plus n'apparoiffent
Hommes au dehors.
Mais parmy lecueur»
Au-dedans McrA a
EJl quelque vigueur ^
Encor refferre'e ^
Erejl demeurée
Franche du poifon^
L'ame remparée
ly hummne rtàfon,
O fus sdff avoir
M A M M A N f
Htalien de Membrin (?c la Rofe , &: mis en Franç(Hs; întprimé
à Paris , par liiUenne Groulieau , 1 549.
* Du Vcrdier dtvoit écrire Mambrivo , & pcuc-ètrc 1' vo-r il écrit, comme
le mot MEMBRIN, donciife fetc, le fait prcfumer. Cet Auteuc ëtoic 6»
Mdano , dans k Marche «l''Ancoiie (M. ds la Mokmoye).
* Il fttf on des Conrînaatenn de VMifioirt du Monde écrite en Italim
pac Tanagnua, dont la meilleure Edidon eft celle de 1 5 98 , à Venîfe , ches
les Juntes, en $ vol. in-At°. I.eç trois premiers volumes font de T arc annota ,
le (quatrième de Mambrino Rofeo , depuis l'an 1 5 1 8 , juftqu'à l'an 1 f 59 , &
fe cinqmème de Bank. Dimugi da Fanoj depuis 15591 jurqu'ea i j 8s.
MAMMES GISSÉ , de Langrcs , a fait ïarifTe & concor-
éiXKte des poids de vingt-deux ProWnces, les plus pratiqués m
temps prêtent , par les Marchands François , Âllemands & plu* -
fieurs autres \ avec les comptes & rencontres qui enfeîgnent à
eombien revient toute qualité de chacune marchandiiè , foit en
poids oven nombre; imprimé à Lyon , tn-S-^. par Charles
Pefnot^.i^yi.
MANAULD £NGAIFRED , Médecin d*Arles , a écrit le
Manuel Calendrier^ par lequel eH; &cile fâvoir le lieu & cours
du Soleil & de la Lune ; enfemble les Fêtes fixes ou mobiles, en
TEglife Ronnine célébrées^ imprimé à Lyon-^ in^S^. par Jeai»
dcToumeSy 1548 \
* Ce nom eft rAtiagramnie de ces tiois mots , AwKi Uon > Fbnuwd,
MANUEL PALEOLOGUE Cent Préceptes Royaux de
FEmpereur Manuel Paléologue , ^ Jean Palcologue^ Ton fils &
Succeilèor en l'Empire Grec ; avec une Defcription du Printemps:
& Propos que tint Tamerlaiv, à Bajazet , après Tavoir vaincu ;
reprércntés par le même Empereur : le tout traduit en François y
imprime à Paris, irt-ié, par Gilles Beys, 158a.
' Cet Empereur , après avoir tenu l'Empire rrenre-cinq ans , le remit , en
7419 , À Jean PaléoWue, fon Bis j & , s'étanc fait Religieux , mourut l'an
1 4x 5 . Son Onvta^e fur , en 1 5 78 , imprimé à Bâlc , in-H*. en Grec , avec
U Tradudion Latme de Jean Lettnclaw, à côte. Le titre de ce î i i c cil r
Imp.Cdf. Manudis PaUoUt^PrêUftA Educationis Regu,udJoanncmJiUuifu
(,M. D£ MONNUYII ).
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M ji a
MA.a
jiu Précepte 74.
[Êcre retenu , efl: aucant bean, comme c'eft un grand mal , d'ccre inconHdcré.
Car plulîeors fefont «ndomiiuig^ eax-mtmes, non tant par lettr&inéanrîfe,
que par i nconfidérarion , prenant le mal pour le bien. Ceu ce que l'on dit qiw
les vices fonr arracha aux verf.is : & s'y trouve je ne fais quelle reJIèmblance ,
des uns aux autres. Aulli n'eft-il pas autrement difficile d'être tfompc , a i.]ui
tCy e(l attentif. Vous en trouverez pluHeurs pleins de vaine gloire , lesquels, ai;
lieu ik' la vertu, ontenibrafTc le vice qui lui renembloit. Tai vu 1:11: extrême
avarice , être noimnce ménagerie : & la colère, être tenue pour magnanimité
& une>infimté d'autres femblables. C'eft pourquoi il faut ufer d'une grandç
vigilance, pour nous exempier d'une telle impofture. Car comme il n'y ariçn
plus profitable aux jeunes, que do s'employer fcrieufement à l'étude des bon-
nes cnofes : auûl au contraire txy a-t-il rien oui nuife davantage <^ue l'incurio*
Hté. Et quant k celai qui eft adonné au lommeil , qui fe plaît â coucher
mollement, &: vivre en oifivetc , il perdra facilement, & en beaucoup de
façons , comme je penfc , ce qui lui aura été acquis , polîtble par le travail de
ion père, ou qui lui fera cciiu cafuellement, d'une part : te n'amaflèra rien da
du tour , de ce d'où il n*a encore été jouiflànc , d'aucte.]
MARC (SAINT) Évangéliae *. Le Saint Évangile de
notre Seigneur Jeius Chriil , fcloa faiflt M^rc , au noimo.tf'
Ttflamenu
* S. Marc , Fondareur de l'Eglife d'Alexandrie , Difciple & interprète de
S. Pierre , feloa S. Jérftme, éodvit fon Evangile , en Grec , l'an de l'Ère
Chrétienne 4). Voilà l'opinion la plus commune. D'autres penfent qu'ij
écrivit en Latin. On n'en doute pasi Venife , où l'on croit poiTcder le Ma-
nufcrit Original de S. Marc. Voyez ce qui en eft dit dans la Defcription
Hijior. & Crie, d* PîtaUe de M. TAbbc Richard ^ Tom. Il , pag. a?! .
Edit. lie 17(^9. 11 efl cependant plus probable qu'il a écrit en Grec. Cette
langue étoit li familière à Rome , que les femmes mêmes lé parloient , ou
an moins l'emendoient. S. Marc raconte à peu-prcs les mêmes chofes que
S. Matthieu , & S. Aueuftin l'appelle Mattlui Ahkrtvuior. Il établit l'Egfife
d Alexandrie , &r lui donna d'abord un grand éclat , par la régularité de fes
exemples &rexaûe difcipline qu'il y fit obfèiver. Les Mcnologes Grecs & ie«
Martyrologes Latins s'accordent i <&ie quTil fat aif^i Vhxm » o& il olfinit
k faint S^Fiifico qu'il ait mattyrilé.
MARC ^NTONIN *. InfUtution de U vxe humaine, drcfTée
par Marc Antonin , Philorophe , Empereur Romain , ou douze
J^ivrcs de fa vie ^ traduits de Lj^tm ^ par Pardons do jPrar^ ^oî 9
Digitizec oogle
M A R M A R 9
^îs de belles Annotations en ma^; imprimée à Lyon, in-8?.
par h Veuve Gabriel Cocier « 1 5 70.
♦ Cet excelleni Pnnce nacjuit l'an i»i de Jefus - Chrift, mourut i
Sîrmich , en Pannonie , en fâiiant la guerre aux Mcircmnans, l'an t8o , âgé
de cinquante-neuf ans, donc il en avoir rcgiic dix-ncut. Sus dou:(e Livres 4$
Réflexions ftwit, de tons les Ecrits de l'Antiquité profane , ceux qui appro»
chent le plus de la pureté de la Morale de I Evangile. Les PL i fL -s M-^mle?
3u'il nous a laiflTces , ne font pas teconnoiflables dans le François de Patdoux
u Prat i il les faut lire dans la TraduûiondeM. «C de Madame Dacier, ott
elles font beaucoup pins agréables pour leftyle , aue dans l'Original. M. Joljr,
Avocat au Parlement, en a donné une nouvelle Tradudion , en 174»»
Paruj 6c il adifpofc les Reflexions de Mato-Aurèlc , felou i ordre des roar
«ères. U vienc d'en aimiMicer une Editbn nouvelle. *
MARC ANTOINE DU MURET , iuni'confukc, natif dé
Lymogcs, maintenant Prttrc, Citoyen de Rome, & lequel y cft:
( j ofe dire) une lumière de notre fiécle en éloquence , a fiât de
doâes Commentaires fur le premier Livre des Amours de Pierre
de Ronfard i imprimés à Paris, «1-4*». & ia-ié. par plufieurs
fois , chez Gabriel Buon. Il a écrit aufli Chanfons fpirituellcj ,
ennombredix neuf, que Claude Goudimel a mifes en muriquc,à
quatre parties ; imprimées à Paris, par Nicolas du Chemin,
X^^ij. Oraifon ou Harangue pour Antoine & Jeanne , Roi &
Roine de Navarre , Duc & DuchelTe de Vendôme , au Pape
PieiV; imprimée à Lyon , par Michel Joye , 1^61. Oraifon
prononcée en Latin , devant le Pape Grégoire XIII , touchant
la punition des Chefs des Hérétiques rebelles , mifc en Fran-
çois par le même Muret i & imprimée k Lyon , par Benoift
Rigaud ,1573. aifon pour Henri III dù nom , Roi de Franco.
&de Pologne , prononcée enLadn, pardevant notre Saint Pcre
le Pape , & par lui-même mîfe en François ; imprimée à Paris ,
îtt^4<>. par Federic Morel , i ^76, Af. Anton. Murai Hymmrum
facrorum Uhtr. Ejufdem alia (jaœdant Poëmatia. Roma apud
Georg.F€mniimt t^8t, Ejus Laàmfiripta video^nd Gefn. \
< Les mots Latins par où da Verdier finit cet Article , lorfqinl dit , ^Je
ûpudGcfnerum , ne doivent pas être pris à la lertr? , mais entendus , conime s U
y avoit , Flde apud Gefnerï Concinuatores j parce que Gelher, dont k BlUlO^
BijjLio T. Fran. Tome F". Du Vi-ao. Tom iil* B
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xo M A a M A R
thèque fut imprimce en 1545 , n'y a fait, ni pu faire aucune mention de
Murec, donc alors il n'avoic encore rien pacu. — Voy. LaX^roix du Maine»
U les noces > w mot M ako-Antoiki v9 Mqrbt , Tom. U , pag. 74 &fiitr.
{M. DI LA MoMHOTE).
MAR€ ANTOINE PREBONNEAUX , Lymofin , a écrie
Traité fur la Réfiitadon des abus , mW en avant par Roch le
BatIUf , (itmommé la Rivière , Cm l'Art figné & Phyfionomie
Herbaire, par lequel eft montré combien eft grande l'erreur
qu'il introduit en la connoifîance des plantes ôc de leurs âculcés
imprimé à Paris « Û7-8^ par Gilles Gourbin» 1579.
MARC ANT. ZIMAELâi \ Les Problèmes de Marc Anu
Zimara.
•■Il croit de Saii-Pietcû , m GaiactJia j dans la terre d Oiiaace , Profeflêur
•tt Wiilofophie dNaples, grand Péripacâicien , contemporain de Ni[^ils»
snais enchcrifTant de Deaiiooap far loi dani la barbarie du. %le* ( M. ob xa
MoMNOYB ).
MARC CLAUDE DE BUTET, Savoifien, a écrit deux
Livres de fes vers ; le premier contenant vingt-cinq Odes , &
le lècond [rt- n-^c une Odes ; avec Ion Amalthée, (Suvre de cenc
vingt-huit Sonnets , imprimés à Paris, par Michel Fezan-
dat, 1560. L'Amalchée augmentée de beaucoup de Sonnets,
& imprimée à Lyon. Il promet le troiliéme Livre de les vers,
OÙ il loue la vertu des plus illuilres perfonnes de Ton pays. Il a
anifi préc à mettre en kimère^ Job , (Euvre Héroïque &
grave *.
Ijb. Crois Bo MAmi bs notw» an ntme Arôde , Traii. n »
En rOde quinzième, du premier Livre , imitée d'Horace*-
fTouf Us maux j toiae la misère ^ comme un torrent émeuj
Z>tt Ptfâb/ eoM VorpAmuXi Ny d'un cruel Tyran la face ,
En la fortuit* moins projpère , Fiji-il rougir & mettre en place
Ne font puijfans ajfci^pour fairt Le Taureau d'airain fur un feu.
Abaijfer un eeutr vertueux* , Deuji ic ael, dès la haute cime,
JVbn J€s àJuyuis la, menaet Son grand bâtimau ruiner^
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M A R
M A R Xi
SI Hen rempart il s'anime , J}e fi^time^ i^peuc Ji fermer.
Qu'un tant épçuvMUaUe abyfme Comm un neher , qat U 90U una >
Le frapperoitffMU Pitomur, Ç^tanàfkrbyJtuAtfaidkm^'UMet
Satousdaagers^tantreiaehmee Lavagite^ngticULmer*
EorOdeXX.
Tott^ le rmoaveau plaifant
Vn wé ewppe-bled nous éonM^
Et fouda'in riHf l'eflé cuifant
A Jau place au vineux Automne >
VH^nr neourt : aàt/i theure mm mtàm,
' Dêjoiermjimr^ à Mire «wrr cwuûne.
En la fixiémè Ode du fécond Livre.
Ce que ton fort te donne,
le faffe toat content ;
Si fortune n'efl bonne ^
He te vas towrmtntaai £
Ne crains la dernière heure ^
Qui nous traîne au trqMU^
; i]uc le corps maots
La venu ne meure j>as.
En rOde U.
La nature à tous donne une commune !oyi
Un pauvre crocheteur & un fuperbe Roi j
Jfaijffansj n'apportent rien^ quand ils s'enhwu^
Riem Ut m'en^forteront,
Tom neaâfûnén franchir un pa^ige femblable ^
Tous nous faudra paffèr l'onde non repaffkUe^
ybir Sylphe & Tantal, & la funitioa
De to^màl ^lîûnm.
Tandis ^ue les trois Stntrs tîrtroM notre i4ê ,
Loin de l'amktion j loin de la fâia euVWt
y\\nm* nos de péché . âv.
£n rodé vgnxxyrùêmté
L'or fait quores l'avare mère'
Vend fa fille aux falcs Amours ;
L'or jait que l'enjanf, de fon père
Cherche la mo^ j avant fes jours ;
L'or fait dans une riche bouche
Entrer te venin trahijfant ;
L'or fait étrangler dans fa couche.
Sans cm4* jft^* tinnocait-i
Par or s'achètent Us e^es ,
Pour détruire un pauvre fouffroM $
Et fe vendent les bénéfices ,
Comme meailes » au plus o ffrons*
Par or Us honneurs on m:hete ;
Sans or tu n'auras jamais bieni
Sans orienta jufle querelle ,
Tm dàfoeat ne dira -rien.
Bii
Si M A R ' M A K
Brefj mon Lambert ^ l'or tout nu^r^i^ Chaotn veut l'or, chacun le pr^ ^
àiaittteaattc L'or efi adore; foicy un vray ^ksU doré*
£n l'Amalchée Sonnet. ^
X)tt fupréme puijffant la prudence ttenieUcf
A l'image de foy , enfouffla la raijon
Dans ce terreftre corps y bâti pour fa maifon^
Pouf efirt reoonnue en l'ceuvre univerfellt.
Mais ce traiflre mutin ^ à fort Roi infidelU ,
Toujlours nous va cherchant la mort la poifon ,
S 'efforfMuit captiver en Jbn orét prijhn
Par folles voluptés j la belle ame immortelle.
Hé Dieu ! Hé Dieu ! qu'en foy Ihomme a de grands difcorsî
L'efprie f genre divin j tache à dompter ce corps,
. rmnpamUiar frein j en vains pUùfirsv»uvi»n^
It croupit tout en terre , & l'autre ejl dejtreux
S'en retourner au Ciel» O efpru généreux ,
< Heureux, fur tous heurtux , qui contant te peut fuivre ! ]
MARC PAUL VENITIEN \ La Defcription Géographi-
que des Provinces <k Villes plus fameufes de l'Inde Orientale»
Mœurs, Loix , & Coutumes des Habitans d'icelles ; mêmemene
de ce qui eXl ibus la domination da grand Cham , Empereur
des Tareares : écrite en Latin par Marc Paulo , Gentilhommç
Vénitien » & ^ddtt «a François par F. G. L. imprimée à Paris ,
SA^4^. par Eftienne GrooHeav « i ) 5^.
* 11 écrivit en Italien , vers k fin du treizième fièclc , la relation de Ccf
voyages , laquelle , ri'Itilien , .lyanc crc mife en Laâa» adcpuis-M naduiiBe'
de Lariii en François *. ( M. DE la Monnoye).
^ Marco Paolo, BU de Nicoto Paoio , noble Vcniticn , vivoù vers l'an
I&71* 11 voyagea datirla Sine , la Per(ê 8c les Indes , êc ptMia'nn livre dr
Jttf^uûku Orientelihus , imprimé avec les Voyages de Jean Mandeville.
Voyez fur fei Voyages , & ceux de Nicolas fou père» les À l'Académ»
des Infcriptions , Tom. XVII , pag. i jo.
Marc ^ Tuiies cicerqn *. Voy £| Laurcns de Premier-
fait David Miffanc , Antoine Macaut , EAienne Doler, Efliennc
le Blanc, Jean Colin , Robert du Souchey , Loys Meigrct^
Blaife de Vigcnere , Guy le Fevre.
'Le Catalogue ibaveot^gaé des LifKs Madame la fànct€oi
*
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M Â R M A R 1}
Apporte^ pag. i ? , une ancienne verfion manufcrice , p» Jean de î renver,
des Livres de l'Amiùc , de la neilUJfe Se des Offices, Do Verdier , qui n*t
pcrinr connu ce TradudVenr , indique ici ceux qu'il a connus. La Tradudion
la plus ample, qui, dans le fiècle decniec, aie écé £nce des Ouvrages de
Ctcéron , eft celle de du Ryer. Il erra para d'aunes depuis et temps , plus
cru moins étendues , de MM. d" Ahdincourc , Patru , Giry j CaÏÏasnes j Saint' *
Real y du BoiTj Régnier des Marais j A/o ';'f '../r , Mi^nilnn , yfajjon^ d'OItvet,-
le Préfident Bouhier f &c. auxquelles k public cclairc a bien fu cendre le té-* -
lAoignage de l'edime qui leuf eddûe. Cicécooeftiooit 4) ami avant la venue
de JeruS'Chcifl. ( M. db la Monnoye ).
* Nous ne nous arrêterons p.is à pirK r ici des circonftances de !a vie &: de'
hi more de ce célèbre Orateur , û connu par fes Ouvrages , &c par tout ce que
Ton a écrit i Ton fujet \ nous nous contenterons de rapporter ce que dit
S< Jérôme, en deux mots , fur l'idée <|iie l'on doit Te taire du nu-rite de
Cicéron : DemoJIhenes Ciceroni prtriputt ne primas <°//f ' , Cicero D:moJlkent
ne folus. Les detratteucs de Cicéron font moins connus. Nous en allons dire
<)uelqtte chofe. L'Oraiear Calvus, Ton contemporain , le regardoit comme
un Harangueur avantageux & fans force. Afinius PolUon , autre Orateur d<r
«uelque mérite , fit tout ce qu'il put pour obfcurcir la gloire de Cicéron par
H% critiques amèrcs. Altnius Gallus , fils de Pollion , donnoit hautement la
prcfcrence i fon père fur l'Orateur Romain. Sénèque le PhiloAsphe , dont le"*
ftyle croit fi oppofé â l'clceince noble 8c m.-ijeftueufe de Cicéron , regardoit
£1 manière comme lâche , embarralTée , traînante & monotone , Haiiraiit toa-
sts par les mêmes nombies. L'Empereut Adiien , qui fe piquoit d'ftre -
Orateur & Pocte , pcéfêtoit CaiOn â Cicéron ; fans doute qu'il avoir des
raifons perfonneiles , pour porter un pareil iiigemenr. On peut fuî^er de fon
ecrût pat ies efforts qu'il fit, pour taire iubltirucr ciaiis les Ecoles, a la ledlure
cr Homère y celle <fna cereuni^miEfiuifirej IPocte Grec , contemporain de Platon^
fi ohfciir d.ins fes compofîcions , que fe^ auditeurs l'abandon noient , dès qu'il,
commencoit à pulec. Les plus célèbres Ecrivain» doivent fe confoler des cd-
tî<jues , louvencinjuftes, que Ton fait de leurs Ouvrages, en voyant que
Cicéion Ini-mlne eut pour détrafteurs, des Auteurs qni ne manquoienr pa» '
de mérite , maïs que la jaloude feule portoic à le déprimer autant q u'ils le
pouvoient. C'eil ainû que de nos jours les détracteurs des fiolluct , des
Corneille , des Boileaa » des Jeaa-Bapôfle RooûBmui» chercJient i anéantir .
k gbtre decetgnuid* hoouaes»
MARC VALERE MARTIAL *. Epigramm» imitées àt
Martial par Maroe» par Jean de U Geflè» & autres Poecef
François *,
* MARca VAtEttiUS Marti ALTs naquit à Bilbilis , ancienne Ville
d'Efpagne , dont on voit aujourd'hui les ruines auprès de Calatayud , en
Axcagon.!! écokdel'Oi^de»QievaUer«.Il vbti Rome i i^i^c de vingt-u»
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M A a . M A R
^ns , plût par Ces talent «tx Eflaflereun liée & Domîtien, qui Téleviientaitt
honneurs civils , à la Préture ; le voyant néglige fous Trajan , il fe recira en
Efprîfîne , où il mourut âge d'environ foixante-deux ans, l'an de Tefiis-Chrift
1 i i , uu a peu près. — Pline le jeune portoit de lui ce j ugame ul . Fuic ingc-
m^as t^ûStMU , aeerj & qui plurimàm in fcribendo & faits habcret & fellis,
ncque cùndoris m'iriùs. Epift. »i , Lib. III ad Elfevir. Pcrfonne n'a mieux jugé
<Utô lui-mcme de fes Ouvrage, lorf^u'il «i dit : Sim bom^ Jiuu quêdam m»-
jvocria j funt ma/a plurtu
' L*Abbé At Marolles a dotu^ en profe nn« vedîon l»it hnfipîde dei
.grammes de ^^.lr-i ll. Coftaren aparaphrafc: quelques-unes , anifi en piofe»
avec plus de fucccs. En mon particulier, j'en ai choifi quelque loo , que j'ai
mifes en vers ^, ne pceoanc que la penfée du Pocte , fans m'attacher à lai
lettre, ( M. db la Mommqyi }.
* Elles ont été imprimées dans l'Edition des(Eimes de M. «blâMonnoye »'
«de 1770 , i»-4^ a vol.ee | vol. i la Haye, on plntAt i Parit.
MARC VITRUV£ POLLION Architeâure. Voy. Jbah.
Gardbt.
■
' Cet habile AiclùteAe vivoit da Minps <le rEmpeceur AtKofte. L'Abréf^*'
que Jean Gardée, aidé de Dominique Bcrrin , fit, en 1 5^7,06 Virruve , peut
avoir fervi d'exemple à Claude Perrault, de faire un Abrégé des dix Livres dii
même Auteur , après en avoir donné la i radudion enrière, imprimée, pour
tla première fois , en ; pour la féconde , eu i ^^84. Dcfpréaux , qui
n'aimoit pas les PerraulrSj a voulu, dans fa dixième Rcflcxion fur Longin,
xabaidèr le mérite de cette Traduâiou , qu'un plus redoutable adverfaire »
Adrien Aosoat , homme très-habile en Archiie^hire » «wrtanniois de Juin»
l Rome » 1^91, menaçoic d'une ibfte critique, qui n'a pourtant point pexib.
f M. DE LA MoNNOYC)
MARCEL DONAT ' Traité deja Vertu de k Racine
nouvelle de Mechioacan f &€. Voyez Pibrrb Tout.
'. C'efl un Médecin de Mantoue , qui , en 1 5(^9 , y fit imprimer , ut^j^^, un*
Traité de Radke purgante j quam Mechiocan vacant , traduit, l'an 1 571 , par
Pierre Tolet , dont nous avons parlé dans les noces fur La Croix du Maine,,
au mot PiBHitB ToiBT , Tom. 1 1 , pag. ;)o. Je dirai ici feulemcnc , roachanr
cette plante , qu'elle naît dans la Galice - Neuve, Province d;i l'Amcrique
Septentrionale, & qu'elle n'a été appelée Mcchoacan , que parce que les peu«
'ples de la Pcoirânce de 'ce nom en ayant reconnu la vertu , en ont ufe tes
premiers. — Voy. les notes fur la Préfice de Du Verdîet» Tom. 111 «p. xzzvij*»
(M. D« LA MoNNOYe).
MARC£IXUS FALING£NIUS <. Recueil de phifienn
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M A R M A R is
Difcours tirés du Zodiaque de la vie *; de Marcellas Pallngenius»
Médecin du Duc de Ferrare, & traduits en vers François par
Scévoit de fainte Marthe.
* J'ai remarqtté fur Baillet > oag. da 4* volotne » Aie. ix S9 > que U
fitre de l'Ouvrage de Palingcne aevoit être ainfî poncluc , MarcclU Paîingcnik
Stel/aùj Poëu doâiffim't , Zodlacus v'ut j où le nom de S reliât us ne lui eu pas
donne par rapporr aux Etoiles du Zodiaque , comme l'a cru Bailler, mais
parce qu'il étoïc né i la Stellada , dans le voifinaee de Ferrare. On ceconnoîc
par les derniers vers de fon neuvième Livre , qu'il travailloit , en 1 5 jo , à fon*
Pocme. Les médilances ^u'il y répandit conue Içs Moines , les Pcêcres , &
- les Pâpes mêmes , fiirent canfe qu*on dÀena Ibn cadavre , & qu'on le brûla.
Poftel , dans fon Livre de Rationibus Spiritûs SmBî 4 au lieu de Paimgenius y
écrit roiijoiir'; Pallngene/îus. Comme ce Livre de Poftcl eft rare , <S>' que le
jug^uent qu à y porte de Palingène, Ghap. 4 du Liv. 1 de l'Ouviagc , eft
omeux , je le rapporterai ici toat au long: De Palingenefio certi pudet dicerey
^uum j'icj;;: Jît omni humanarum rerurn co^^n'ulone tn(îrucl:j[Jtmus yVerum unà Lu~
tretiunij Chrîfium 6' Uaherum videtur velteconjunden & prohare. Ait mundum non
itffè homotts eoÊsi faStm » ejfeque in eerorc qui id dicai. Imh efi m maximo fid
êontra idajferat, Onpeucencore , touchant Palingène , voir Dtlrio, z. JX/qâifl
Mt'g. Quâjl. 1. Mais, une chofe à ne pas omettre , c'efl qa'on a dcpms psu
dccouvett que Marcello PaJingenio n'ctoit que l'Anacramme de Pier-Angelo
Manfoli j Tâ(i»6te nom de TAueur da Zodiaque dthtvu hioitàme* ( M, OB =
SaMonkotb).
- * Ceft 4 M. Facàolati , favani de Padoue , qu''on ék- redevable de la
découverte du vrai nom de Palingène. Il en fit part \ M. Henmann , dans
une lettre qu'il lui écrivit, en 1715. ( Voy. Bibliothcque , Fraucoïfe de
M. l'Abbé Gcajec, Tom. VII , pag. y\. ) Scévdede Sabce-Marthe avoir
rriduic, ou imité plulîeurs morceaux au Pocme de Palingène; & ces F.fTiis
parurent dans les Œuvres de Sainte Marthe , publiées, en 1571 , lli
empcchètent Jean Avril de coiuinucr de tradiure ce Pocme , & même d ci»
pttbdier les deux premiers Livres , qu'il avoir dcjÀ traduits. (Voy. La Croix
DU Maisb^Toixi I, pag. 44V ,i l'Airiclc de Jeax Avril , & la note de
M. de la Monnoye }. M. de Rivière , Conreilier au Parlement de Rennes »
fut i^os Ittrdi , Bc puUîti à ^ris , en i (> 1 9 , ia-9*» en vers François » le
Zodiaque de la vie humainey plutôt imité que ttaduitj Se Tes vers ne font
guère fupporrables aujourd'hui , malgré I .s grands cloges qu'on leur donna^
quand ils païuient. Enfin M. de laMonnerieen publia une I tadut^èion <ft
profe , i la Haye , en 1 7| x , in-**, 8c «ne nouvelle , revue , corrigé'» aagm^
tée de Noies Hijloriques , Critiques ^ Polhiqucs , Morales y & fur autres grandes
Sciences , in- ii, 1 vol. Cette Tradudion cil mauvaiie. Au rclk- , les Notes
Akbimtques « dent M. de la Mçonetie a enuchi ùl vetfion , peuvrâc rèndce'
i< M A R M A R
£mi Oavtage tncécetfant pour les perlbmiei qui iToecopetti d» rAlcbimie » 9c
■fim y trouvent 4es atcraiciÉ
MARCHiiBRUSC, Gentilhomme de Poitou, vint habiter en
•Proveace avec (k mère , qui étok la plus brave coaftîCânne qui
fbt de IcMigtemps en Provence , idiie de la inaifon des Chabbots,
;noble 6l très-andenne race de Poiders , écoic iàvante & la plus
lameuiè Poète en langue Provençale « & ès autres - vulgaires j
autant qu'on eût pu ddirer: ceooic Cour d'Amour ouverte, en
Avignon j oh (è trouvoîent tous les Poëces, Gentilshommes &
Gentilsfemmes du pays , pour ouir les définitions des queflions,
& tenfons d*Amours qui y étoient propcfées & envoyées par les
Seigneurs & Dames de tmjte^î les marches & contrées de l'cnvi-
ron. Celui des Poètes de ce temps, qui pouvoir recouvrer un
Chant ou un Sonnet qu'elle eut fait, s'cftimoic trop heureux:
elle eut oc leul lils, nommé iVlarchcbru fc , non moinb bon PoëtO
que la mere , fut facile & doux en fà poëfie : a ùit un Traité
intitulé De la Natura (P Amour ^ auquel il décrit farfaitemenf
tous les abus d*amour , toutes Tes fbroes » (es changemens , les
effets incertains , toutes fès imperfeâions , & tons fes biens , &
les maux qui en procèdent. Le Monge des Ifles d*Orj tient qua
c'eft la mere qui a fait & compofé ce Traité : & que ce Pocts
en a fait un aurre intitulé Las Taidas d'Amour. La mere & le fils
chantoicnr £v lieu ri(Tôienr en Avignon, du temps que Clément VI
du nom. Pape , y prclkioïc , qui fut prefquc du mcme temps
que Jchanne première du nom, fille d'un fils du Roi Robert,
Roine de Naples , & Comtefïè de Provence , fît étrangler fon
mari Andréas, frère de Loys , Roi d'Hongrie , en i'an 1346.
Aucuns ont écrit que les Sonnets que Pétrarque fit contre
Rome 9 étoient fiùts contre la mere de ce Marchebrufc , qu'il a
nommée Koma , fifVfir^ Babyioma , Maiwiffa, Nida dt traS*
mcnto , fôtttatta £ doïore , & plufieurs autres paroles fort aigres*
Le Monge de Montmajour l'a nommée La Mkurda ^Amor,
MARGU£RIT£ , ti ès-iiluiîre iiouie de Navarre , fceur dtt
très-
Digitizec oogle
MAR MAR 17
trés-Chrétien Roi , François I de ce nom , Dnc^effe d'AIençon,
cpoufe en féconde nôcc de très-illuftre Henri d'Aibret, Roi de
Navarre; au refte Princeiïè qui a été fou veraincmcnt parfaite
en poëfie , do<5^e en philolophie , confommce en l'Écriture .
fainte^ jufques à en rendre les plus favans émcrveiliés i a écrit, , /
en fa langue, au une doclement ( félon <jue portoir le tempi (/
«nqiieidle vîvoit ) que les Grecs ou les Litins ont en la leoç :
manière que touc homme de favoir&bon jugement» qui lira
iês (Euvres fims lavoir qui les a faites , ne les jugera être de la
«ompoâciofi d'une femme, mais bien plutôt de qiiel(|ue très-
^rave & très-profond Docteur. Car comme elle paflbit touter
celles de ion fexe en vivacité d'elprit» 6l avoit , en un corps
féminin, un cœur héroïque & viril ; ainfi employoit-elle le
temps aux Art? , dignes de foccupation des plus cxcellens hom-
mes de fon temps. Ses (Euvres poétiques ont été ramaffées &
mifes enfcmble après fon décès , à la diligence de Simon Sylvius,
dit de la Haye , fon Valet-de-chambre , q^ii a tait imprimer,
en un volume , in-S°. à Lyon, par Jean de lourncs, i$47i
fous le titre fuivant : Marguerites de la Marguerite dc$ PrinceC^ '
fes, trèa-illnftre Roine de Navarre.
Ce qui y efi contenu :
te Miroir de PAme péchereflè : Difcord de refprîc icdth
chair: Oraifon de TAmc fidèle à fon Seigneur Dieu: autre
Oraifon à notre Seigneur Jefus-Chrift : Comédie de la Nativité
de Jefus-Chrifl , en laquelle font cntreparîeurs Jofeph , Marie,
trois Hôtes , cinq Anges , Dieu , Sophron , Elpifon , Nephale,
Bergers , Philctine , CrilUlla , Dorothée, Bergères, Sathan:
Comédie de l'Adoration des trois Rois , à Jefus-Chrift ; oh.
font introduits, qui entreparlent, Dieu, Philofopliie,TribuIation,
Intelligence Divine, UalLhafar, Melchior, G^îp^t, Infpiration,
les Serviteurs des Jlois , Hérode , le Hérault d'Hérode, deux
Doâeurs: Marie ,.trdis Anges , Dieu. Comédie des Innocens:
Comédie du défert : le Triomphe 4e TAgneau ; Complainte
BXMIOTBU FÀAH. To/tt» V, Pp VsKD. Tm> XIX* C
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i S M A îl M A R .
pour un prifonnier: Ghairfbns (piritucUcs : laFable des Satyres &
Nymphes de Diane: 4 Epîtres au Roi fon frère: Epkres au Roi de
Navarre : les 4 Dames & les 4 Gentilshommes : Comédie où font
introduits deux filles , deux mariées , la vieille , le vieillard , ôi
Jes quatre hommes : Farce de Trop , Prou , Peu , Moins : la
Coche : l'Umbre ; la Mort &c Réfurredion d'Amour : Réponfe
à la Chanfon Je vous fuppl'u entende^ - moi : Eclogue compofée
par très-Chrétienne Princedè Marguerite de France > Roine de
Navarre , imprimée hors le volume de les Marguerites , à Paa^
in-^°. par Jean de Vingles , 1 5 5 2 ; les Bergers y iacrodirics ibnc
Mlttrikéi; Secunis, premier Beqger, Amariffime Bergère» Agapî,
fécond Bei^ ; Paradefis. EUe a écrit aulfi en proie un Livre
de Cornes ou Nouvelles , auquel, fe jouant fur les a<îîes de îa
vie humaine, elle a laifîe fi belles Indrudions ^ qu'il n^ a celui
n'y trouve matière d*érudition : & fi a (félon tout bon
jugement) pafTe Boccace^ beaux Difcours qu'elle a faits fur
chacun de ces Contes : ainfi que dit Claude Gruget , qui l'a
remis en fbn vrai ordre, & Ta fait imprimer à k féconde édition,
fous titre te! : l'Heptameron , ou Hiftoire des Amans fortunés,
des Nouvelles de irès illuilre Princcflfc Marguerite, Roine de
Navarre ; imprimé à Paris , par Gilles Robinot, 1 576 *.
Vc^. La C &01X pu Mai KB, de les notes» aujuoc MxjLGUSKixi
M ViitoBs Tdm. II , p^. 84 Se ruiv.
• Ln rOraiibn de l'Ame fidèle , qui contient plus de 1500 vers. .
I Sfigii^^ j duquel UJièee font les Qeuxi >
Le marchepied j U ttm & ces bas lieux , ,
Qui en tes iras enclos k firmament ,
Qur cf toufîours nouveau , anû(]uc & vieu:e^
Hien n'cjl cache au regard de us yeux l , *.
. Jlu fond du roc tu ifws- iedUunattt, :
Au fend if Fn f£! ton juflc jugement,
Au fond du Ctei ta ma^ejié reluire , X
Au fÎMi ^ emr le^eOHven penfemene ,
^ eelui qui te voudrait inflruire ? ' *k
_ • P'i>^ fju' un eciair ton œil cjl importable i ■ '. . " ' . '
Plus ^u'un tonnerre eji ta foix effroyable y
M A R M A R
Plus qu'un grand vent ton cfprit nous étonne j
Pbis que fmiéte c/? ton coup inévitable ^
Pbu f«r mon ^ tom in (^Mnafantaéle ^
Plus que nul feu ton courroux peine donne ^
Tu penfesj veux & fait , £f fi ordonna
Ce te plate ; tuer^ nffkftuttt
Efi en ta main , dont l'oeuvre ejl touyom hoUM g
Qui ejl le fot qui penfe y r^0tr ?
Plus quun Soleil ^ ton regard eji imjant j
Tbtt f « IM beat j<mt «M vifaee efi plaifant ,
Phi fae rofétoM. cmtr ton efprit doax^ ^*
Et un peu plus bas :
S^neur^ Cmder a voulu entreprendre
De ta hauteur fcns & puijfance eruendrt g
Et devifer de tes grâces & biens ;
èbûs Ummk befoin premier d'apprmin ^
Que c'ejl de lai dedans foi de/cendre ^
Lors trouveroh qtte s'il ef? , h' cfï Rien.
Rien que peut-U f moindre ejl que jauge ù Jien i
Mtà* fi et Rien au vrai ft cogaoi^tkt
Rkn^ ô toi Toutj &c, - ■ '*
£n rHeptaraeron.
Vumûon, phtsrtgottreufi qtu la mort, (Tan mari mvtrs fa femmç
adultère.
Nouvelle XXXIÎ.
Le Roi Châties Vlli de ce nom envoya en Allemagne an Gentilhomme »
nonamé Bernage , Scâgneitr de Cyvré » près d'Amboife , lequel , pour faire
bonne diligence , Se avancer Ton chemin , n'épargnoir jour, ne nuici cnforrc
quun foir bten tard, arriva au Château d'un Gentilhoinme > où il demanda
logU , ce qu'à grande peine peut avoir.' Toutefois , quand le Gentilhomme
entendit qu'il ctoic (ietviKeni d'un tel Roi, s'«natte a»-devanc de lui, & 1»
pria de ne fe mal contenter de la rude0c de fes ^ens ; car , ^ caufe de quelques
parens de fa femme , qoi lui vouloient mal , il croit conctaint tenir fa maifon
âinfi lètmée «a toit. Ledit Bemage lui dit roecalkm de fa légxàon , en quoi
le Gentilhomme s'ofFroit de faire tour fervicc , à lui pofTîbie , au R oi , Ton maî-
tre , & le mena dedans fa maifon , où il le logea & feftoya honorabiemenfe
Et , étant heure de fouper , le Gentilhomme le mena en uno làOe leiidoe de
belle tapillèrie j & , amfi que la viande fut apportée fur la taUe « vit fotlif
de deraèv la tapiilene une ùmaa», U piiu Mie qail éioit foffiUe de m
WAR
M A R
Sarder y mais avoit la tèce toute tondue * le demeuiant.du corps habillé
e noir * i rAllemuide. Après que le GentiÛiomme eut Ia^ avec ledit Ber-
mge, l'on apporta de l'eau i cette Dame, qui lava, & s'en alla feoir ut
hom de la table ,:{âns parler à nul> ni nui à elle. Le Seigneur de fiernage
la regarda bien £ott , &.lui fembla l'une des plus belles Dames qu'il eut m-
mais vue , (înon qa*«lle avoit le viiàge bien- pile,- tcU contmance fort mm.
Après qu'elle eut lin {>eu mange, demanda à boire, ce que lui apporta u»
ferviteur de céans , dedans un cmerveiUabie vailTeau , car c'étoit la tête d'un
mort , de laquelle les pertui^ cioîent bouchés d'argent , & ainfî but deux oa
trois fois la Dan)oircllc. Après au'jellc eue foupé dC lavé les mains , fit une
révérence au Seigneur de la maifon, & s'en retourna derrière la capifTerie ,
iâns parier à perionne. Bernage fut tant ébalii de voir chofe fi étrange, au'il
en devint tout crifte 8c peiîfi^LeGennttiomme , qui s'en apperçut , lui die :
Je vois bien que vous vous étonnez de ce qu'avez va en cette table ; mais ^
vu l'honnc teré que j'rti rrouvce en vouç , je ne vous veux celer que c'eft , afin
2ue vous ne peniiez qu il y au en inox celle CCUaucc^ iaiis grande octalioiu
lette Dame , que vous voyez, eft ma femme, laqjoette |*ât- pins aimée que
jamais homme ne pourroir aimer la Tienne , tant que . pour l'époiifer, j'ai
•oblié toute crainte, enforce que je l'amenai ici , inalgtc fes parens. Elle aulll
ne liiontxoir fitttrdçf.fiçnes Jamour , que j'euilê halârdé dix mille vies , pour
la mettre céanii ion aife& au mien » où nous avons vécu long-temps cn-td
tepos & contentement , que Je me renoi» le plus heureux Gentilhomme
de la Chrétienté. Mais , eu un voyage que je fis » où mon honneur me
contraignoit aUec , die onblk tant w nen , fa conlcîence , & ramoor
?u'elle avoir en moi , qu'elle fut amoureufe d'un jeune Gentilhomme que
avois nourri céans, dont, à mon retour, je m'en cuidai appercevoir. Si e(V-c0
3ue l'amour, que lui portois , etoit Û grande , que je ne me pouvois défiée
'elle » fufqu'à ce que l'expérience m'oinrck les jeux , & viflê ce que je ccdk
enois plus que la mort. Parquoi l'amour que je lui portois fur convertie en*
Ittieur 6C dclefpoir j de forte que je la guenai de fi près , qu'un jour , feignant
«Ifer dehoss , |e me cachai en la dminbie o& maintenant eUe demeure , en
Liqacllc , bicntôr après mon partement , fe retira , & y fit venir ce Jeune
Gentilhomme, lequel je vis entrer avec la privauté, qui n'appartient qu'à moi
avoir à elle. Mais, quand je vis qu'il vouioic monter fur le lit auprès d'elle ^
|é failK dekt>rs , ^ le pris entre les bras , où je le nuL Et , pource que h.
crime de ma femme me fembla (1 grand, que telle mort n'ctoit fumfante
pour la punir , je lui ordonnai une peine , que je penfe qu'elle a j>las dcfa-
grcable que la mort: c'eft'de L'enfermer en la chaittbreoù elle fe retiroirpoor
p: : ndre fes plus grands délices , & en la compa(;nie de celui qu'elle ainioic
«top mieux que moi , auquel lieu j'e lui ai mis dedans une armoire tous le»
0S de fott'ami , pendus , comme une chofe précicurc , en un cabinet j &, afin
qu'elle n'en oublie la mémoire, en buvant & mangeant , lui fais fetvir i table
CMtt devant nmi,, en liea de coupe « k tête.de ce méchant , i. ce qa'eUe voie
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tivanc, celai qa* elle faic Ton mortel ennemi par fa faute» & mort» ^ur i'amouf
d'elle , celai daqael die avoir jpiéfêré Tamiciié â la mienne ; & amfi elle voit
à dîner & Toupet les deux chofcs qui plus lui doivent déplaire , l'ennemi
vivant , & l'ami morr , &r tout par Ton prrhé. Au riomeiîr.mt , je la traite
comme moi , finon qa'clie va lujiduc , car i uiiieinenc des cheveux n'appar-
tient il*a<lultl'rc , lté le voile à l'impudique, parquoi s'en va tafce, montrant
qu'elle a perdu l'honneur, la chaftetc & pudicitc. S'il . ^ plaît piendre la
peine de ia. voir , je vous y mènerai. Ce que fit volontiers Betnag^ , & def-
vendireBC en bas , & nonverent qu'elle éccnt en une trèhllèllt chambie, aflUS»
tome iènle devant tm feu. Le Gentilhomme tira un rideau qui etoii devant
one grande armoire , où il vit pendus tous les os d'un homme morr. Bernage
avoit grande envie dé parler i la Dame; mais , de peur du mari , il n'ola. Ce
GentiUionfme , qui s'en apperçat loi dit : S'il von» plaît loi dire qnelqutf
chofe, voa; vei r jz quelle pliraie parole elle a. Bernage lui dit à rii:^ire ,
Madame , fi votre patience eft égale au tourment , |e vous eftimc la plus
iieiftettre f«mme da monde. La Dame, ayant la larme a l'oeil , avetfune gracer
tant humble , qu'il n'étoit poffible deplui, lai dir : Monlîeur , je confeffe
ma faute erre fi grande, que tous les maux que le Seigneur de céans [ lequel
je ne fuis digne de nommer mari ) me fautoit fiire »ne me font rien , au prix
du regret que j'ai de Pàvoit oâènfé j & , en diiknt Cth , prf nt fort à plocer,
T e Centilhomnie tira Betnaee pr le bras, & l'emmena. Le lendemain au;
macia s'en partir , pour aller hïre I n chnrr^e que le Roi lui avoir donnée. Tou-
tefois, difant adieu au Gemiiiiomme, ne le put tenir de lui dire : Monfieur,
l'amour que je vous pone , ic l'Iionneut St privante que vous m'avez faite en'
vorre maifon , me contraignent vous dire qu'il me femble ( vu la grande'
repentance de votre pauvre femme) que. vous lui devez ufer demiféricorde,
9c auiC qtte voui êtes jeune , ôc n'aives niik eu&n» , 8c ferok grand dommage'
de perdre une telle maifon que la v6rre. Se que ceax^,qoi ne vous aiment
peur-c tre point, en fuflènt héritiers. Le Gentilfiotnme ,qm avoir délibéré de
«e parier iamaiità fa femme, penfa longuement au propos que lui tint le
Seigneur de Berna^e , 8c enfin connut qu'il lui difoit vérité , Se lui promit
que , fi elle pcrfévcroit en cette humilité , ilen autoit quelquefois piric. Atnft"
s'en alla fiernc^e faire fa charge. £r, quand il (ut recouiné devers le Roi ,
fi>n nsaîne y 'iai- 6t tout au long le conte , que Ptinca tvtinva' tel comme'
il difoit ; Se , )»nn*àitttes chofes , ayant parlé de la beauté de la Dame, eu-'
voya fon Peintre , nommé Jean de Paris , pour lui rapporter au vif cetre
Dame , ce qu'il fit, après le confentement de fon mari , lequel , aptes longue
pénitence , potlr le defîr qu'il ayOÎt d'avotr enfâlhf , te par la pitié qu'il eut
de fa femme , qui , en fi grande humilité , recevoir cette pénireiKè , la reprit
avec foi , & en eut depuis beaucoup de beaux enfans. Mes Dames, & routes-
celles à qui paxeil cas,, comme à elle , efl advenu , buvotenten tels vaiflèalix,
jVniQÔis grand peur que beaucoup découpes dorées fuffcnt converties en têtes
ê»viÀtt$é.IXBBin ans ea-TeiâUe garderj car, fi fa bouté ne nous letieiit, il'
11 M A R
M A R
n'y a aacune d'entre vous qoi ne puKTe Ëûce pis j mais , ayant confiance ep
loi , il gardera ceHefi qui confeflënc ne fe pouvoir pareUes^mèmes garder. Et
celles, qui fe confient en leurs forces & vertus, font en grand danger d'èrre
tentées , jufqu à confelTer leur inârraiié , & vous afTure qu'il s'en font vues
plulleurs que l'orgueil a fait trébucher en tel cas,dont l'humilité fauvoit celles
2ue f on eftimoit Tes moins vertaenfes. Et dit le vieil proverbe ^ue ce qiif
)ieu garde , eflbien garde. Je trouve , dit Parlamente, cette punition autant
caifoanable » qu'il eft polUble j car « xout ainU que l'o^ienfe el1; pice que La
«tore , aufli en la pumdon pire que U masu. H f» fini pas de.vocre opi-
nion , dit Emaciîttm , car fatmerois ndeax voir lottce ma vie les os de tou9
U1CS r^Tvirciirs en mon rabincr,que de mourir pour eux, vu qu'il n'y a méfait«
ne cuaic qui ne fe puùle amender j mais , aprcs la mort , n'y a point d'amen-
demenr. Commente £iuriez-vous amender la honte , dk Longarine ? car vous
iavex que , quclt]ue chofe que pulfle faire une femme» après un rel méfait ,
ne Cuuoit réparer fon honneur. Je vous prie y dit Emarfuitte » dites-moi fi 1^
Madelaitte n a pas plus d'honneur maintenani entre tes hommes, at» fa iW^i
ppâ écoit Vierge? Je vous confetTe , dit Longarine , qu'elle e(î louée entre
nous de la grande amour qu'elle a portée à Jefus - Chrift , & de fa grande
pcnireuce ; mais û lui demeure-t-il le nom de péchereife. Je ne me ioucie ,
die Emarmine, qod nom les hommes me donnât) mus , que Dieu me
pardonne , & mon mari aulîî , il n'y a rien pourquoi je voufiHc mourir. Si
cette Damoifelle aimoit fon mari , comme elle devoir ( dît Dagoucin ) je
m'ébahis qu'elle ne mouroit de deuil j en regardant les os de celui, â qui i
par fon péché, eUeavoit donne la mort. Comment, Dagoudn , dit Simon*
tault , êtes-vous encore à favoir que les femmes n'ont amour, ni regrer^ Ouï,
dit-il , car jamais je n'ai ofc tenter leur amour, de peur d'en trouver moim
que je délire. Vous viveadonc de foi & d'çfpérance, dit Nomee$de?
le pluvier du vent , vous êtes bien aifé à nourrir. Je me contente , dit-il , de
l'amour que je fens en moi , & de l'efpoir qu'il y a au cœur des Dames ; mais,
n je le favois, comme j'efpcre, j aurois fi exrrème contentement , que ;e ne
le pourrois porter fans mourir. Gardez-vous bien , dit Guebron , de la ]>efte ,
car de cette maladie-là je vous affure , &c. Mais je voudrois favoir à qui Ma-
demoifelie QifiUe donnera fa voix. Jç la donne , dit-«lle> ^ SimontauU,
quel , fe fats bien , n'épargnera perfbnne. Amant vai^r, dit -il, que vont
mettiez atfus que je fuis un peu médifant. Si ne latriai- \t â vous monueii
que ceux , que l'oji difoic mcdifans , ont dit vérité. Je crois , mes Dame? , que
vous actes fi fotces de croire en routes les nouvelles que l'on vous vient
conter, quelque apparence qu'elles, pitîflènt avoir de fainieté , fi la preuve;
n'y e(l C\ pande, qu'elle ne puiffe être reniife ei) doi|fe^ laHtf - efpèçtk
de miracis , y a bi,;n fouvent des abus, ]
MARGITERITE DE CAMBiS , Veuve (3u Seigneur &
L.iyu u-cd by GoOglc
MAR MAR i|
< dii Sâgneiir Jean George Try^ , dé la vie que doit tenir une
Dame veuve ^ imprimée à Lyon , in-i6. par Guillaume Rovtlle,
- Ëpitre Confolacoire de IVzti» en voyée par Jean Boccace,
nu Seigneur Pino de Roili \ imprimée à Lyon » «1-16. par GuU-
lanmeAoviUe, 1^5^.
MARIE Iffi'CLEVES L'Onifon Remontrance de
liaute âc puiflànte DgQie Marie de Cleves , fœur de trè$.haut
& puî0anc Seigneur le Duc de Cleves & de Gueldres , faite au
Roi d*Angleterre & à Ton Confcil , traduite en François; impri-
- mée à laRivour , par Nicole Paris ^ Imprimeur de Meffire
'Jean de Luxembourg.
' €lle étoic fiUe de Clèves , Dnc de Ncfen» mort Vwa 1 5^ x , ftmtne
de H?nri de Bourbon , premier du nom , Prince de Condé» mocc Vm Ijtt*
Elle mouriu l'an 1 586 *, (M. de ia Monnoye).
* M. de la Monnoye fe trompe fur quelques dares. François de Cleves,
père de Marie , mourut le 1 5 Février i 5 dTi. Marie de Clèves , fa fille , mariée
t au Prince de Condé , au mois de Juillet 1 571 , mourut en couches A Paris ,
. le $0 Odobre i^^. le Prince de Condé KGinarta^le Mars i)8tf «à
Chariotte-Catherme ae la TremoiUe.
* MARIE DE FRANCE , fiit une Trouvcrre , laquelle ne
portoit ce furnom , pource qu'elle fîk du fang- des Rois^ mais-
(poAU^e qu'eUe ecotrn^ive de France,, atailqu'ieikjdic"
♦
j4u finement de cet écrit j ' '
i\ '* " Me nommerai par rem€mbran0 ^
• Maait €& Mti^ ifi fii* àt Fraxct» ■ • •
Ette mît en vers François les Fables d'Efope, moraOrées , qu'elle
.dit avoir tsaiiflatées d'Anglois en François.
" ; ' vPor l'amour m Comte Guillaume ,
■.. * Voy. La Croix dv Mainb , au mîme Artide , Tom. H , pag. f 9. ^
MARIE DEROMIEU, fœur de Jaques de Romieu, ci-deViRC
'^lîonimé.iLes premières (Ëuvres poétiques deMar.ie deRomieude
•Vi¥areB,;ieil<|ueljcis.fe voit ôpDi&ottrs^ <}ue reycellenoe de k
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femme furpalTe celle de l'homme * : ce qui lui fera accordé^ im-
primées à Paris , in-ii. par Lucas Breyer , 1 5 8 1 .
♦ Marie de Romieu, Demoirelle d'une famille noble du Vivarès,. voulait
prouver, daus foa liruj Di/coiLn , en vers , que l'excetltnee <U Ifif^tmc Jâ/^
jpajfe celle de l'homme, cè qu'elle prouve , i". par la modeftie , k candeur ,
la bonne f n , cloiiceur , quelle prctcnd être le partagç des femmes \ i^. p.ir
dans lefquels ellej ont furpali'c les Héros les plus cciebres ;
5". par les exemples tirés de THiftoiie Sacré© & Pfofime. Elle adr«fl« ce peoc
Pocme â (bn ftère , JapqvSS de Romieo , en réponfe i une Satire contre
les femmes , qu'il avoir envoyée de Paris dms le Vivarès. Il le fit imprimer ,
j& y joignit quelques autres pièces de la tai,oii. U annonçoir encore d'autret
. Ptoëhes de fa laitr.qui n'ont point vu le jour. — Voy.Lx Croix dw Mainç,
àl'Article de Marie de Romieu ,Tom. II, pag, 8^, & la Biblioth. Pl»iii|.
4e M. l'Abbe Goujet , Tom. XITI , pag. 2.71.
M ARIE DE STUART. La Harangue de très-iîîuftre Pria-
«flè Marie de Stuart, Roine d'EfcolTc , Douairière de France,
par elle faire, & prononcée en l'Aficmblée des États de foa
' Royaume, tenus au mois de Mai 1 5 (^3 i imprimée à Reims, par
Jean de Foigny. Méditation faite par la Roinc d'£(coflê.
Douairière de France , recueillie d'un Livre des Confolations
Divines , compofé en Latin par l'Lvcque de Rolïè, & miiè «1
. rime Françoife i imprimée à Paris , avec ledit LÎTO des CopTo-
. Utions» par Pierre rHuillier» 1374 *•
♦ Voy. La Gkoix pu Maine , & les aotes , aa mtm* Afticfe* Tom. H#
MARIN BARLEt. * Voyez aux Hanuigués MiKtaîrcs â»
Bdleforeft & uiffi rHiftoire Caf^iot , die Sçanderbeg» tt^
imtt de Iba-Lsdn»
♦ n écoicdeScatari ( Seodrenjîs ). Il compofa en l«tSn l'HiftoiiSe dttSîé^
de cette Ville , imprimée , en 1 5 04 , à Veuife , //j-4*- ^ ^ ^^^^ , en 1 5 5 5. U
écrivit auflî , en la même langue ^Iz Fiede Scanderherg , qui parut à Stias-
avec un autre Auteur , Marin Bectçhemus , qui étoit aulli de Scutan , flC
[ai fax Piof^llèiir d'Eloquence à Biefle , ven le fetûème ficclc. ( Voyex
U»tMn^iêid,tcFâkie.mUiMk, b^ L^ La ^^</<;
Scandcrbcrg
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M A R M A R ij
.Scandcrbtrgff$t Bariet . a été piuâeiictfou tuduin én Fxançois. — Voj. La
•C&oix w Mains , ^ 1m nott», â l'Arod» Jaoqom Lataemm , Tom. I.
MARIN LE FËVRE a rraduh du Lada de Ffiilippes BeiSuH
•ion , Doâetir cq Médécîne ^ Traité en 5icme de Dialogue des
merveilleux Efllecs de deux admirables fentaineSj en Itiforeft
d'Ardenne, & le moyen d'en ufer, en plufieurs maladies; tmpn*
mé à Paris » ia*S^. par Pierre CaveUac » i ^77.
#yoy. La Cao» no Maimi* an mtme Ârnck, Tom. II, fi^s\*
MARIUS EQUICOLA \ Voyez Michel Roté, Gabiuïe
Chapuis.
» 11 s'eft appelé , en luUen , Mario Equkola d'Jlveto , parce qu'il ctoic
d'Alveto, ou Alvieo, Bourg de l'Abcime, pays qu'il croyoic faufTcmcju èuf
celui des j>eujples nommés anclennemenr jEqukoiL Lcandre Albert s eft par-
11 trompe , le faisant naître dans la Campagne de Rome» où U, n'y a nul
Bourg d'Alvetû, Le Baudet pede fowrent'de Jwh «rec éloge , le nommanc
Précepteur & Secrétaire de Madarrtt la Marqmfe de Mantoue , IfabeÙe d'FJf,
Epoufe de François de G on\ague , fécond du nom. Jule Scali^cr lui adrelTa , ea
1 j 17, une Elégie , contenue dans la partie de fes Pocfies , mtttulée Lacryme*
Voy dans le Toppi ( Bibliotk. Na^mt, ) le Catalogue des Œuvres d'Equi-*
cola, parmi lefquellc" n'eft point rapportce l'ApoIogîe Latine qu'il a faite
de la Nation FrançoUe. Son Ouvrage le plus connu eft celui dx Natura
JtAmore, que , dans l'E^ître Dédictroire i la Marauifr de Gonzague> il die
avoir premièrement écrit en Latin. Equtcola n'en pas mort ayant 15x41
puîffjue iî treizième Lettre An Liv. VIll de celles de CeiioCalcnî^nini lut eft
adteiicc , en date du lo Janvier 15^4. Voy. ii» iyicuioucs de Nicerotti^
Tom. XLI.,(M. »• LA MpijiifOYB).
MARSILE FICIN , Philofopfae, Médecin & ThéoIû|^cii
crés-excetleot *. De la triple Vie , &c. Voyet Jeak Bs ao-tils /
Guy is FsvEE. De la Religion Chrétienne, &c. chapitres
trente-huic y traduits par Gu^ le Fevre. Commeataire iUr le
banquet de Platon , craduit par Sy mon Sy Ivitts»
^Cec Anteur , Médecin, V^âxtt 8c Onnûînc do Florence» naquit dans
cette Ville, le 19 Oûobre i4î3- ^"^ grand Plnronicien , qui , au ju-
gement de Cafaubon, a mieux entendu Platon , auc n'a t^n Jean de Serres»,
maisilfattaduitdanslinftyle défagréable. C'eft lans doute pourquoi Ma«a
MufoniJ , ami dp Mardle Ficin , qu'il avoir confulrè foi la Tcadnâioo «
BiBuoT. Fràii. Tom K Du Yx&d. Tom ///. D
,i< MAR nw./fn
*'aa lieu «Je liii réponc^ru , verû far îa premicre page un cornet plein d'encre.
« procédé «ng^ea , 4it-on, Mai (ile à lecommencer Soa Ouvcage , & à lo
taire îmjnritner teiqae nous Tavoni. H eft, ^t'O», plus extSt pour le (êiu ,
mais moins élégant que de Serres. MarCle Ficin , en qualité de Médecin ,
■ avoir tant d'arrenrion pour fa fanté , qu'il changeoit de calottes pUifîeurs fois
< par heure ; mais ni ces précautions , ni k confiance qu'il avoir a i'Aftrologie
j Ju^feiaîre , ne poufserent pas bien join./àef rtiènli )1 jBoorot 1 noaiicm de
campagne de Carregio , en 1499 » âgé de leiMaiice'fiz.ans..— Voy. lés Méip.
de Niceron , Tom. V.
j4u trenU'cinçuièiw chapitre duLivn.de hBMigion Çkràkimu
[ Plufieurs chofes confirment la doétrin^ de Clirift, premièrement les pré-
•Hiâions des^Sybilles èc des Prophètes , puis aprè^ la fainteré & le? miracles de
Chrift & des Chrétiens , & pac-delTus encore cette mecveilleufe profondeur
^ m^jçfté, excédante tou» commune façon de dire laauelleeft reconnue en
leur ftyle, combien qu'aucuns au précédent fulTênt pcichcurs rudes ^' gref-
fiers , comme S. Pierre , S. Jaques» & S. Jean. Et , alin que je me ta«fe de
S. Paul , lequel , combien <|n*avafit fa converfion , il fiir hoinme nrès-doéte ,
toutefois depuis , en fes Epures , il s'clcve de beaucoup par-dcffus l'homme.
FSa*eft-il rien plus mi-îji'îcjue & auguftc que les Epîtres de S. Pierre? Quoi
usvé^nérablc que l Ë^itre de S. Jaques & de S. Jude? Que dirons-nous de
Apocâlypfe de S, Jean, lequel Livre nous rapporte & ref^réfente li| fiice du
Ciel, & contient autant de Sacremens & Myftcres, que de paroles. Qu'eft-
ce quede fes Epkres, auxquelles j fans aucuns mots fardés, on ^oùte une
«onceiir m'Ûaiee , & «n tSm coat divin ? Quant à fon Evangile , il femble
avoir été écrit des mains de Dieu, non pas d'un homme. Et Amélie Plato-
nique le lifant , jura , par Jupiter, que cet homme barbare , c'cft-à-dire , Juif,
«voit brièvement compris tout ce que Platon & HéracUre avoient difputé de la
faiTon divine, du principe & difoofition des chofes. Simpfieian récite qu'il
a oui dire i un Platonique , c^ue le commencement & préface de l'Evangile
oiceiui devoir fnr-cout être écrit aux frontifpices des Temples, en lettres
qçteet. En iimrajè telle a été la yie de tous , quelle a ccc leur parole. Car ,
tout ainfi qu'en converiktion , ibont été très-débonnaires , aux dangers &
aux labeurs très forts & rrès-conftans , aufTi ont-ils ctc en pirlcr hummes, &
^femble très-hauts. Telles alliances & coniondbons font eftimces des Phib-
frphes furpaflèr la natofe. Ainfi donc Chnft , leur m^tie, ainii qu'il avoir
promis , a rendu ces pefcheurs ruftiques, pefcheurs excellens des hommes. Et,
ce qui eft admirable, après qu'il fut monté an Ciel , de rades ^ p;rnfr!ers
3tt us éM&ieRt , par une ioudaine infpiration venant du Ciel, li les enicigna
'une celle merveille,qaefoodaiii, devant tout le peuple, ils étoient faconds
& favans en routes langues 9c routes dodrines. Ce qui eft évidemment dé-
montré , parce qu'eux - mêmes ont enfêigné plufîeurs faommes doâes , 6c
idoutan exceHena en fapienee , bot libienem toumii U cdl ddTodt leur joug
M A R M A R 17
fliénchée , Denis Aiéopagtte , 6c Juftin, PUtCMiimies (defquBls les éoiu ibnc
innplb de toute fapience ) ont foutena la croix de Ciirift enlêadile avec les
AiwCies. Davantage Pantene Stoïque , Quadrat , Agrippe , Ariftide 'y Luc dC
Marc , Philofophes ; Tenas Se Apollo , très-dodes en la loi Judaïque. Que
dirai-je du fag^e Ignace, difciple ae Chhft , & Ëvcque d'Antioche , lec^ucl »
eomme il écoit lté & détenn, Sr<ia*oa lemeneit âRooM, pour hxc devocéi
des bêtes , écrivit fur le chemin plufieurs Epîtres du Marryre de la Doc-
voré des bêtes. Cependant étant lié jour Se nuit , je bataille avec dix Léo-
pards , c eft-i-dice , avec dix Gendarmes ,^ui me gardent ^auxquels , d'aucanc
plus que ie fais de bien «ils en letit pires. Or leur uUquicé me leîct de doâna»
Se d'érudition j mab pourtant je ne fuis pas juftine i ma volonté , que je
puilîe jouir dcsb&tes qui me font préparées, lefquelles ie prie qu'elles loient
SroiTiptes Se foudaines i ma mort , & que je les puilfe ailccher à me manger ,
e peur que j'ai qu'elles n'cHeai tommu mon corps » ainfi que des autret
Martyrs ; que fi elles ne veulent venir , je leur ferai for«e , afin que je foi»
dévote. Pardonnez-moi, mes enâmsj je fais ce qui m'eft profiuble. Je cont-
inence mainteBanc d^oe difôple. Jà n avieane que je defire aucune ciiofè de
ce qu'on voit » ni de ce qu'on ne voit point, afin que je trouve Jefus-Chrift.
Le feu , la croix , les bctes , le brifement des os , la divifion des membres, la
moulure & le broyemeni de tout le corps , tous les tourmens inventés par
l'art du Diable, viennent fimdie fur moi, routvu que je jouiffe de Jelus-
Chrift. Voilà qu'il dit. Et comme il étoit ja condamné d'être Jeté , & qu'il
oyoit jâ les Uons rug^ans , d'une ardeur qu'il avoit de fournir , il dit : Je
Mcd moula par les dentt des lions , afin que je devienne nn mi» net 6e
monde. Plotycarpe , auflî Evoque de Smyrne , compagnon de S; Jean l'Evari'
gélifte , ^nd Dodeur d'Afie , étant prié par le Juge de dénier Jefus , ré-
pondit qu il ne pourroit renier celui auquel il avoit ja heureufement fervi par
Imitante & fix ans. Parsinfi itua tout embrafé de Pamour de Jefus-Chrift , il
endura fort aifément les flammes du feu , Se 1,< mort. Voilà que les Smyrnéens
écrivirent de lui aux Eglifes de Pont. Et Juftin le Platonique , auditeur des
Apôtres , au Livre que , pour la défenfe de notre reiieion , il piélênta ans
Juges Romains , après qu'il a fait le dénombremear de pbifiem eacellens
Martyrs, prophétife qu'il feroit auflî confumé par martyre , par les embûches
d'un certam Crefcent , Cynique , ou plutôt méchant , difant ainfi : Et moi
suffi j'efpére que je fonftitai embftdies de quelqu'un de ceux auxqoeb dout
la vérité , je rclîfte. J'elpére , dis-je , que je ferai frappé d'un bâton, ou a une
roaifue , voire ^ & ne fuft-ce que de Crefcent , non amateur de fageife , mais
de vabe pompe. Ce qui advint ainû , & Juftin l'endura autant magnanime-
ment, comme il l'avoit prévu manifeftcment. Même S. Jean l'Evangélifte
tmàx préva Oc prédis en la fin de iôn Evangile , qu'encore ^'il endurât des
Dij
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tourmens extrêmes , il ne pourroît être mrs i mort. Uavou aaffi très-évidem-
ment prédir en rApocsIvpfe , entre les autres c^Umirés des Chrétiens, celle
qui aclvint ious i Lmpcieur Valcrian , tle laquelle Denis , Evcquc d'Alexan-
drie , Martyr de ce temps-li , a dit : Il :i cte révélé àS. Jean de dire , & il
lui a été donné une bouche parlxnre cKofes grandes & blafphêmes , & lui
a été donnée puiilànce par l'elpace de (juatame -deux mois Se l'un de
tmtat eft accompli en V^rian. Voâlii qae die S. Denis; Mais îPamvenoit ,
avant les antres Martyrs ^ de faire ratncîon de Simon , coufin germain de-
TeAis-Chr^ft , lequel, aptes lortgs rourmenç , fonffrit aufîl volontiers la croix ,
crant ja parvenu à l'âge de cent-vingt ans. Mais vuiti une gtauJe ttoupe-
d'hommes excellent en toute doârine , qui fe préfentent devant moi y
favoir , Tiniorhce , Tite , Clément Romain , Barnabe , Jean le Preftre ,
Ariilion , Softhene^ Sylvain , Soûpatre , Detnophile» Dorothée, Philemon»
Androniquc , Vrbaîn , Ludé, Jalbn , Ténias CfêTcent, Linus , Cletus,
Paul Sergic , Proconful de Gypte y S^las j Demas ; Egéûpe , Juif j Ctifpe»
Epaphias , Marcie, Ariftarque, Epaphrodite , Tychique , Onefime , Evodie,
Papias , Hermas , Juftus Gaïus , & Melliie , Phiiofopûe d'AHe , qui compo&'
an liTtepourChrift, préfentéiMarc Antonb le véritable , & plufieun an-
cres homme? très-fages , difciples des Apôtres , lefqueh regatdoicnr en affu-
xance la croix l'un de l'autre , 6c incontinent chacun fans crainte, atiendoit la
lîenne , & la f«utenoit invaincu. Plufîeurs autres fages ont Imité ceux-ci »
comme Théophile, Denis, Penitée de Crète , Taciaa, Philippe, MuHan^
Modefte , Philofophe ; fiardafenes , Syrien , Dialeéliden & Mathémati-
cien y Apollinaire , Philofophe : ces deux derniers prcfentcrenc des Livres
pour notre religion ; Viâor, kenée» Rbodon , Clemettr Alexandrin, Mil-
ciade trcs-dcufte , qai pour la religion Chrétienne prcfenra un Livre à Mire
Antoniu Commode j ApoUonie , Philofophe , Sénateur de la Ville de Rome
& Martrr de Chrift , qui compofà on Livre très-exceUent , préfenté à Com-
mode Sévère, pour lui rendre raifon de fa foi. ApoUonie , Abel , Cerapion^:
Bachile, Polycrate, Heraclite, Maxime, Candide, Appion. Sexrus, Aravian,
NaidlTe , Judas « 'TertuUun une fontaine de doârine , qui Boriffoit fous Sc-
vèfo ,.Em|iefenr, êc tpû s'écria ainfi contre les loges *. Nottadifons , Se le-
difons publiquement , d< combien que nous foyons dcchircs 3c enfanglantés
par vos tourmens , li ne laiffons-nous de crier à haute voix :.Nous adorons
lEHeu par Jefus-Chrift. Eftimez , tant que vous voudrez , cn^ c'eft un homme^
ïam y a que Oiea veut en lui & par lui être connu Se aaorc. Nous rendom^
grâces i vos fentences &c arrcts^ quand nous fommes condamnes de vous y
nous fbmraes abfous de Dieu. Ammonie Alexandrini, noble Platonique ^
Léonide'lé Sage , père d'Origène ^ Origèné lui-même , homme entre toU»
admirable en dodbine & en vie , lequel Porphyre prcfcre poiu" fa doctrine à
tous les plus favans de fon Hècle, lequel en huit volumes a confiitc Les difpu-
tes de Celfe Lpicuiieu, à l'enconire des Chrétiens , Ôc autant écrit de Livres-
de. la BUlo&phie Chiciienne» qu'à peine «n-Bofiune en un fisct long âge Jet»
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foiuroit lire. Icelui ( comme tcciie £iucbe) (oûffùt pour la gloire de Cisiii>
de» («urmeiu (bavent répétés 8c iiioeiiiiu»i tous les fîèdei. De loi furent
difciples très-iUaftres , Plotuqiiei Hétadid»» Héros > & les deux Serenes, qui
pour Chrift rernrcnr la cooronne de martyre. Puis Triphon &: Ambroife ,
difciples d Ongcne y Minuce , Gaius, Buiillc , Uippolice , Alexandre, Jules,
African Gcmin , Théodore , CorneiUe ;,Cyprian d Afrique , Marryr , & crès^
excellent en fapience Se en éloquence Ponce , difciple de Cvprian , Denys,
Novadan» Marion , Archelas , Anacolie ^ Alexandrin, Plaiofophe fignalé -y
Viâorin,.PamphUe , Iviartyr très'fnffifanc, 8e fon diTdple Eiucbe de Cci^-
Ece y femblaUe au maître 'y Phieric , Lucian , Phileas , Amobe , Laftuice r
Rerhnique j McrhoiJie , infigne Philofophe , lequel en un excellent voluno
a confuté le» Hilputations & argumeus de Porphire contre nous j Juvence^
Euftache , Marcel , le grand Adttnaiê , Antonin, Bafile, Théodore, Eusèbe,
Emisène , Triphile, Lucifer, l'autre Euscbe, Sardus , Acace , Sempion , le
grand Hilaiie , Victorin , Titu», Damafe , Apollinaire ^ Grégoire fiétique ,
yacian, Phébadie , Didyme Al«undrin , homme divin , & AnobroiTe Alexan-
drin Ton auditeur^ Optât Millevitain d'Afrique, Achilie, Cyrille , Cuzonis»
Epiphane , Ephrem Syrien, le grand BaHle i5<: Grégoire fon frère -, Grégoire
Nazianzène , furnommé le Théologien. Ceilui repond fubtilement 6c copieu'
lèmentaux mveâivesde Jolian l'Empereur à l'eDcoime des Chrétiens ; Uio'
dore, Amhroifc , le grand Evagre , Pnilorophe , Maxime , Jean ChiyfoRonie,
Gel.ife , Tliéotime Dexter , Amphiloche , Sophronie , & autres hommes
prcfquc innombrables , excellêns en doftrine , lefquels en partie devant Julian,'
Empereur , & en paim lai régnant encre lés glaives & te feu de plume , de
langue , de vie Se de mort , ont défendu la gloire de Chti(l, dont ils ont été
appelés Martyrs , comme témoins de la sloure Chrétienne. S. Hiérofme me&
•o nombre de ces premiers Chrédens Jolcphe , Sénique 8c Philon. Se nime
ièptante & deux hcréfîes d'hommes fiibtils , introduites it. continent après le
fommencement de cette religion , fourgeonnantes en partie par l'orgueil des
hommes , 8c en jjartie par l'aftuce des Ùçmons. Or maintenant, fi je voulois
enoombrer les Hiérofmes, Ambroifes , Auguftins , Cra^uKes , 3c autres per-
sonnages innombrables, très excellêns en doârine, Grecs, Barbares & Latins,
lefquels , depuis Julien l'ApolUt , écrivant fubcilement & ornémenc , ont
travaillé focr loi^-iemps pour la gloire de Chrift, h. «omputacion d'Arichmé-
tique me défaudroit. Pour le moins la loi Chrétienne elt d'autant plus cxcel-
ienie que les aun es , comme il y a eu toujours de plus en plus plulîeurs dodes»
éloquents Ôc iamcs perfonnages qui 1 ont enfuivie. Se plus qtie de ceux qui
ent reçu les autres. Si des Dialediâcns , des Orateon^on des Poctes , avoieni
ieté les premiers fondemens de cette religion ,.nous aurions fufpicion que la
populace eût été déceue par lafinellê des hommes. Si tous les doâcs l'avoienc
KHiionis rcjetce , i l'aventure nous jugerions qu*on ta devroic conterones.
Si les Princes , ou du commencement, ôu peu après, avoient du tout porté
hmuu i cette toi» nous pmferioiis (comme oiMisetttmoiis d'aucunes celigiou»)
|6 ^ M A R M Â R.
que !es plus foibles aurolent été contraints par les plus forts , &: que depuis
le« fucceflèurs ( comme il advient ) auroient fucé cette loi enfemSle avec le
lait de leur mère. Donc la divine providence a voulu que la (Impie vérité de
fa religion ait pris fa première origine d'hommes rudes & fimples , Se que les
plus doil-cî &: les plus fins aient érc priî p^ir les plus fimples & grofîîers. Il a
permis davantage que ia religion ait été impuenâ > par plus de trou cens ans,
par les plus pvifiàns de toutes les nations , «fin que le nombre fôt plus grand
des témoins doâ;es& nonreptochableStSc que l'autorité du fait fut plus vraie>
plus certaine &: pins ferme ; car en la proipérirc il efl bien aifr de î^irder fa
ni , mais malade en 1 adverlltc. Ec , pour laiilef la nos Hiltoircs , Corneille
Tacite témoigne que les Chrétiens ont été tourmentés de tourmens «echetw
chcs 5: non commun*;. Mais il a blîinc les Chrétiens, pour flatter (comme
je crois) ceux de fon liècie , lequel même eft démontre par Tenulian avoir
snenâ en fcm Hiftoire , parce qu'il a & que les' Juifs adoroieM h ito (Ton
Ine , & parce qu'il a écrit en la mcme HiAoîie que Pompée i^aiir regardé let
pins fecrers myftères des Juifs , n'y trouva aucun fimulacnre. Donques par un
leul menfonge apprenez les autres. Il y a davantage (comme rémoigne Ircnce)
oue non pour autre catife ibordit lors fulpidon des nfttres» comme s'ils euHênc
été hommes irreli.;ieux 8c impur5 , que pour la vie du tout inceftueufe 8c
exécrable d'aucuns Hcictiques , & principalement des Gnoftiques. Mab l'ii}-
famiene dura pas long-temps, depuis que la vérité commença de décou-
vrir. Lttdan , Auteur Gentil de Payen ^ Te moquant d'un certsin Pèlerin
Stoïque » & (comme lui-m&me le décrit ) Chrétien illégitime, comme d'ua
vanteui 6ç homme de piafie , dit : en outre ceiVui-ci apprit l'admitaUe
«eace des Chrétiens de lents Prêtres 9e Doéleurs, lefquels adorant ce grand
hnn\nic attaché en croix en Palcdine , mcprifent toutes autres religions. Or ,
fonr-ils liés ôc unis entre eux d'une fraternelle charité ? ils efpéccnt qu'ils
feront érernels, & les miférables étant menés de cette efpérance, conteia-
nent cette vie & les biens d'icelle, 6c par chacun jour fe foumettent de leof
bon gré à la. mort violente. Voili que dit Lucian, lequel eft démenti par
Aule-Gelle , familier du Pélénn , & témoigne qu'il a écrit ce menfonge en
ludne d'icelni Pélettn; car il montre que ce Pèlerin étmr tm homme grave 8e
confiant , & qu'il étoit vrai Philofophe. Pline fécond, en l'Epître écrite i
Trajan , fe complaint que les roiirbeç des Chrétiens étoient mifes à mort ,
encore qu'ils ne hilent nen contre la loi des Romams, fmon qu'ils chantoient
des Hymnes avant le jour à Chrift , un certain Dieu. Mais , quant i conférer
leur dod^rinc, i'-; défendent les homicides, larcins, adultères, brigandages
& tels autres femblables forfaits. Et Trajan lui écrivit qu'il ne ^loit pomc
Techercher les Chrétiens ; mais , s'ils étoient préfentés , qu'il les fidloit punir.
La (êntence duquel Tertulian confutoit en cette forte : O fentençe confufe
par ncceflitc ! 11 dénie qu'il les faille rechercher comme înnocen»; , Se com-
mande de les punir comme coupables ; il pardonne oc uie de cruauté , )1
diffimule 9e panit. Pow^uoi le nrompe^-tu par n proprt çtutun i Si m
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coodamoes , pourcjuoi au/Ti n'en ^-ta faire enqu&ce ? Si m n'en fais faire
enquête , pourquoi aufli n'abfous'ta ? 11 confate euffi très-fubcilement un
bruit vain , qui s'étoit clevc à l'cncontre dos Chréciens & de leurs moeurs ,
& montre qu'on a procédé à l' encontre d'iceuz , non pour aucun crime ,
mais feulement pour le nom de la feâe. Et Serene Grauic ( comme nous
«vous dit ailleurs ) s'eft en pareil complaint en TEpître envoyée i Adcian.
Dont Adrinn écrivit à Minucc Fundan, Proconful d'Afie, qu'il ne permît pas
ue les Chtctiens, hommes ionocens > fullènc troublés, ni qu'on concédât
Unâ otomnkietin foccalwn de les piller. Notre Eusâie a rédcé tour au
long l'Epîtred'Adrian. MelUie, Evique de Sarde , écrivit un Livre pour notre
religion à l'Empereur Antonin le vcrirahie, auquel il recite l'Edir ê Anroninà
ceux d'Alîe, les rcpicuanult-i-ctju'iU tioublcntle fervice ùiviiitiu Uieuimmor-
tti,que les Chrétiens adorent,perrécurant les Chrétiens jufqu'â la mort. Il ajoute
aiim^me Edit que plufieurs Juges des Provinces en nvoienr i idls ^crità fonpcre,
& plulieurs eocorelui en avoieniécnc tout de nouveau, en iomme qu'il ordon-
Mit ce que fon père même avoie ordonné. Ceft à favoir qnlt veut & entend
ou ancun ne pe rfccute les C3icécietis,poitrce Ibnl seTpeâ qu'ils font Chrétiens»
n d'aventure ils ne font convaincus d'avoirentrcpris quelque chofe âl'encontre
de l'Etat Romain. J'cftmie qu'Antonincraignou Jclus-Cnrift , pour ceque fon
. firère Aurelle a écrit , que , comme fon armée fiu en danger de rnoniir de ibif
entre les Allemands , par les prières d'aucuns foldats Chrétiens, il impétra toac
ibudain de Dieu , contre l'elpoir de tous , des pluies en grande abondance ,
par lefqoelles fîit étanchée la foif des fiens, & par l'impétuofité des fbadres ,
les ennemis mis en fuite. Et pour le miracle d'un fàac tant (ignalé , ayant
changé le nom de cette légion, il la nomma la Foudroyante. Voilà au'Apol-
linaire & Tertulian ont écrie. Tertulian ajoute qu il y a des Epîtres de Marc,
Eropefenr , |iar lefqaelles cette Htftoire eft plus ouvertement hgnifiée. Eusébe
.ijo ir: que ce miracle a mcme été rapponé par les Hiftorlens des Gentils,
mais qu'Us ont oublié à dire que cela avoir été fait par les prières des Chrétiens.
Donc la calamité des Chréciens avenoit ou du populace ignorant , ou des
Princes fans religion , defquels Néron fiit le Prince. Suétone écrit que les.
Chrétiens furent affligés par Néron, pour ce tant feulenient qu'ils introdui-
ibient une religion nouvelle , & , comme luHnême dit , maléfique , c'elVà-
dire , Mi^ienne; car plufleurs , voyant les mûacles , attribuoient aux Dé-
mons ce qui étoit de Dieu. Mais la vérité Se bonté inHnie déclara fa vérité
par les menfons^es de fes propres ennemi»; , S: convertir en biens les maux
des hommes. Elle permet auili juiqu'a ia iin du monde que l'Eglife de fes
Saints foit agitée des Hérétiques , on de l'es ennemis. Dieu ne contraint point
les hommes à falut , que dès le commencement il a créés libres , mais par
continuelles infpiracions il y allèche chacun. Que û quelques* uns s'appro-
client de lui , ît les endurcit aux labeurs , il les exeree par advetfités ; êc tout
aind que l'or eft éprouvé au feu , ainft il éprouve l'ame par la difficulté , la^
quelle, fi elle perfivcre jufqu'A li fin , comme l'or dans lefêaftaioiifinaîble-
meac elle rerpUauiia heureufemeut ài divine imnièie. ^ ^
)i iA AH M A H
jéu chapitre trente-feptiemc où il montre li caufc de Vtrmir "
dts Juifs ^ des Mahumetans & Gentils,
On demande donc qai eft U caufe qui retient encore plufieurs Jui/s en leur
infidélité ? Nous répondons quec'eft la divine profondeur des Myftèreç Pnv
phéciques & Chrétiens , laquelle, pour erre divine , ne peut être pénétrée par
numaine intelligence. C'eft aa(Q le nacueel des Jtàh mercenaires 8c aàitst^
bies du roLir 2;roffier Se obftiné , &" l'avarice tant de garder ce qu'ils ont, que
d'acquérir par une ufure infatiable l'amour naturel des ieurs, éc la haine en-
tacinée Qvils portent aux Chrétiens. £c qui eft-ce qui depuis S> Gréeoixe «
tiré plu&urs Berbates ea Héréfie ? b cvèt^dilEcfle incerprénuioa des Lettres
iaintes & divines ; !a race des Barbares par trop ignorante ; la main violente
. de Muhamed , Roi des Arabes * & les loix de fept Rois qui , de l'a kmille ,
lui ont {îiocédé par ordre. A q uoi on peut i^onter nne trop libceltcenoe. Mm
oii'efl ce qui jatiis a détourné les Genrils de la vraie religion des Hébreux ?
Certainement ce ont été les commandemens des Princes ambitieux, le iiède
MU doâe , la licence effrénée, & la fiUace des malins Démons ont augmenté
l'erreur , puis après les Uandices & flatteries des Poëies. Or , la raçon da
i)ays , & la longue coutume rerient facilement tous hommes en erreur ; mais
a coutume & f uTance ne peur dcrenir en erreur les Chrétiens légirimes » qui
dès le commenoenènt ont reçu une religion éloignée de toute crrenr. Or,
n*eft-il pas de befoin que , par une longue difpute , Je conferme ce que Chrilt
& fes difciplcs ont propofé à croire , i efpcrer & i faire. Car telles chofesont
alïèz de vérité Se d'autorité , pai^e que nous avons ji prouvé qu'elles procè-
dent de la vérité divine. Nous amènerons done une ttès-gesade ceifon des
i/i'l-nuions & promefTes Chrétiennes , qunnd nous dirons, i la mode des
Pythagoriens,Il l'a dit. Et aurons fouvenance qu'il ne nous iaut pas troubler,
6 nous en (bmmes moins capables; car j'ellime quec^eft on très-grand (îene
de leur divinité; car C\ notre entendement les comprend du tout, elles font
moindres que Pentendemenr; que Ci elles font telfe? , elles ne peuvent être
divines ; car , fi elles font divines , elles excédent toute capacité d'humaine
penfée. La foi ( comme veut Ariftote) eft le fondement de fcienee. Par la
feule foi , comme prouvent les Platoniques , nous avons accc5 A Dieu. J'ai
cru, dit David, & pour cela j'ai parlé. Nous donc croyant & nous approchant
de U fontaine de véricé ^boûcé, nous y puUèiOBS oçe Vie ttè$-f9ge Se bien^
beureofe. ]
MARTIAL (SoÎQt) S Us Epftres de faine Martial , Con-
temporain * dis Apôtres , l'une aux Burdegalo» & l'autre aux
Thouloufans , tranflacées de Latin en langue vulgaire Gallicane;
iniprin^ées à l^aris, ûi^ié. fans date ni nom d'Imprimeur.
' Grégoire de Tours, Liv. ï de fon Hifloire, fait foi que S. Maniai ne
Jf 'u4 en Limolîa ^ue ibut l'Empu» de Décius ^ par compilent tout au
flutô(
M A R M A R 3 3
j^lutor l in de Jefus-Chrift 250. Il y a long-temps qu'on ne doute plas de la
luppolîhon des deux Epîtres ici mentionnées ^ & l'on n'a pas bsibin pouc
cek de i la CHlIèrtsitioii enduite du François de Jean de Cordes ,
Chanoine de Limoges, en Latin , par Fnnçois Bofquet , Evcquc de Mont-
pellier , c|ui Ta infcrce dans b féconde Partie de ion Hjfiout hcdéfiafiii^ite ét
France j ut-^'^. 16)6. ( M. de la Monnoyé).
* Il y a deux opinions fur le temps oij a vécu ce faine Evêque. La première
place fa mtffion oans les Gaules vers le milieu du troifîème fiècie. Ceft celle
de Grégoire de Tours , 6c il n'y en a pas eu d'antre jufqu'au neuvième fiède.
Eiifuite on tenta dctablir qu'il ctoit contempoi.iin des Apôcrcs, & cette
opmton prévalut iufques vers le milieu du dix Icpcicme ficclc, ou elle a été
cotalemene abandonnée. Ce fitc peut-être i deflein de la tonfirmer qn*on
s'avifa de fuppofer les deux Lettres Latines qu'on lui attribue , dont l'une eft
adreilce aux BoriehiSj &: l'autre aux Touloui{atn%. Jonè Bidius les publia le
premier à Paris, en 1 5i"i. Ou prccciKlic qu'elles «voient ctc trouvées dans la
Sacciftîede Tj^ltTe de S. Pierre de Limoges, enfermées dans un vafe de
pierre , caché en térre. Jacques de Borde , Miniflre de l'Eglife Calvinifte à
Bordeaux , les craduifit en François , & les publia » en Lacm , avec la Tra-
duâion, i Bordeaux , en 1 57; ; œaken mime tsmp» il en firconnotoe 1a-
fuppolîtion , & fon fentiment fut adofité par les Catholiques. Cela n'a pas
cmpcché le S. Poillevé, Avocat de Limoges, de mettre ces deux Lettres en
veti lian^ois. Elles ont été imprimées aolli à Limoges, en 1594* ( Voyc»
Fabric. Biblioth. I/^mé Latùiit,Tom»\ , pa^. loj , 6c i'Bf/i, Litt, dê Franc
par Je$ Bénédidins» Tom. 1, pag. 407 & fuiv.
MARTIAL LE MASURIER ^ Doâear Rcgent en \%
Faculté de ThÀ>Iogie« Chanome & Pdnitcncier de Paris, a écrie
Inftruâîon & Doârine très-utîle pour bien & falutairemcnc (k
confcflcr & prier Dieu pour fes péchés , extrait des faintes
Ecritures ; imprimée à Paris, ia-S**. par Guiliaiime Guilitrd &
Thomas £doe» t%Ç^. Efiau catalùffti iUs Livns eenfurés,
* Voy. La Okois DV Maxme, a« moiMAanAt MASvaiia. , Tom. El,
pag. 95.
MARTIAL DE PARIS dit AUVERGNE, a écrit en
rime, les Vigiles de la mort du^oi Charles Vil, à neuf Leçons,
contenant la Chronique des ^cs advenus durant la vie dudic
Roi ; imprimées à Paris , in~fnL par Guillaume Euftace , fans
date. Les Arrêts d'Amours (en nombre cinquante) Tur lefquels
BiBuoT. Frah. Tom, If^. Du Ysrd. Tom* xx. £
34 M A R M A R
Benoid le Coure a £ûc un Gimmentaire en Latin, il vivoic en
rani49o*.
* Voy. LA Croix du Ma / k e , & les notes» mmoc Martias .
a'Auviaomi , Tom. U , pag. Se y^,
MARTIN DU BELLAY , Seigneur de Langey, â écrit les
Mémoires contenant en dix Livres , le vrai Difcours de plufîcurs^
chofes advenues au Royaume de France , depufî; l'an i ^ 13 juf-
qnes au tre'pas du Roi François I , & dont les cinq , fix & fepc .
Livres font de Médire Guillaume du Bcîîay, fon frère, qui
avoit écrie des Ogdoades , de la perte dcfquellcs ne refte riert
que lefdits trois Livres & quelques fragmens infères &c épars
en fes mémoires; imprimes a F^ris, in-JoL par Pierre l'HuiUier,
1571 , & préfentes au Roi par Meffire René du Bellay, Che--
valier de TOrdre de Sa Majefté » Baron de la Lande » héritier
d'icelui Médire Martin du Bellay *.
* Voy. La Caoïx eu MAiNf,& les noces, au ii>cœe Accicle, Tom. II,,
pag. ^6 9c fiiiv.
MARTIN BUCER. Expolîtîon fur l'Evanf^ile S. xMatthieu ^
recueillie & prile des Commentaires de Maitte Maitm Bucer^
augmentée de plulîeors Semences , Exhortations , & déclara^
tions d'aucuns palTages difficiles > colligées tant des Auteurs
anciens que modernes*, avec annotations en marge die tabJe^
imprimée i544« Cenfurée, Deux Livres dir Royaume de lefiis*
ChriO, utiles à tous ceux qui- font commis au Gouvernement de
Républiques ou Communauté ; écries premièrement en Latin
par Martin Bucer & traduits en François^ imprimés- in-S^. Vsa
1%^^, Ctnfurés,*
* V07. La Ckoix 00 Maims » tt les noces > Ml même Anicle , Tom.
MARTIN FLEURY, Dîcppois , a tranflaté de Latin» un
Opu feule d'Erafme deRoterodam, intitulé les Sylenesd'AIcibia-
des % qui eft un proverbe andennementufité des Grecs » duquel
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M A R M A R 3r
on Te pourra aider a propos, lorfquc fous vanitc & luJie appa-
rente de prime hcc , une chofe fe manifbdera excellence : ainfi
que h £f ftndeur*<]e Telpric de I*hoffline eft fouvenc couverte it
dlifimuTée par extérieure apparence. Et étoienc Sylenes , petites
images tatlJées & %oiinees de telle forte qu'on les pouvoic
tourner Se fléchir en diverfès figures , tellement que ces choies
fermées montroienc la figure d'une trompette , cornet ou autre
ridicule forme; mais à Touverture y apparoifToit chofe divine &
miraculcnfe, La première caufe & argument de tailler telles
flatues, cil procédée de Sylenus , jadis pédagogue de Bacchus,
en fon temps plaifant Satyre, & raillard des fecrets & hautes
puifîànce^^poëtiques. Et Alcibiadcs (au Dialogue de. Platon,
intitulé le Banquet) voulant extoller fon Maître Socrates , le
fait femblable aux Sylcnci. , en ce qu'rl fembloit bien autre au
ittbtil ((jéculaceur,que ne promettoic la face : car^ à le voir à fon •
port & maintien , il étoit de vile réputation , ayant face rufttque,
le regard d'un taureau , le nez pointu 6c plein de morve , ruftiqoe
en vètemens, (impie en devis» toujours parlant de charretiers ,
Voulions & manouvriers , parce que de telles gens il formoic fes
Ifâgogies, induâions & argumens. Bref ce maintien ridicule eu
Socratçs, montroic le vifage d'un fot : & entre tant de Philofo-
phçs, fèul il difoit qu'il f-ivok une chofe feule , c'étoit qu'il ne
favoit rien. Mais fi on cik découver: & déployé cetui tant
ridicule Sylene , là dedans fe fût trouvée une Divinité plutôt
qu'un homme ; afTavoir grand courage, efprit parfaitement phi-
lofophique, méprilanc tout ce pourquoi les iiumains courent
tant, navigenc, travaillent , plaident » bataillent ; Dominateur
viâorieux fur toutes injures , envers & contre lequel fortune
a'ayoit auçune pniflànce : ayant m^me méprifé la mort que Ton
voit crainte d'un chacun , lotfqu*il a bu la pigue en tel vifàge
qu*il fouloit boire le vin. Qui plus eft, en mourant de lapoifbn^
il plaifancoic avec un flen ami , nommé Phédo, luidifant, en
farcerie, qu'il s'acquitâtde fon vœu,cn fâcrifiant un Coq au Dieu
^uiape» omme s'il çût vquIu dirç^ qu'pn v^rtu de la oiédecine
Eij
y6 M A R M A R
qu'il avoit prife , il fcntoit ja le bénéfice de fancé» puifque fôn
amc forcoit hors du corps , dont procèdent & pullulent toutes
les maladies de l'amc. Et attendu que lors il y avoit infinité de
gens qui fc difoient lagcs, à bonne caufe, cetui réputé feul fol,
a etc déclaré fage par l'oracle d'Apollon. Et plus fagc a ete juge
cil gui fe difoit rien favoir , que les autres prefumanc tout
connoicre : & plus favant eatie tous autres y par la confelfioii
de fon ignorance. Ceci ibtt clic & £ufE& pour* la Dédaratîon
dadîc proverbe & argument de cet Opulcule , lequel a été im*
prime à Paris, râ-i^. par laques Berciii 9%%^
' Le nom de SiiîàNS , que , dans le Bémjuet de Ptaton^ Alcibude donne 1
Socnte , Rabdns fis kt donne dus le Piologue de fon Gargantua^ pour infî-
nner que les imaginations grotefques , r/pundues dans fon Oaviage « ne
LtiLiu pas de conteiùr une Morale utile. (M. de la Monnoyk).
MARTIN FORBISHER *. La Navigation du Capitaine
MarttnForbisher, Anglois, ezRegions d'Aieft&NordWeft, en
î'annc- i <^77 ; contenant les mœurs & façon de vivre des peu-
ples »k habitans d'icellcs , avec le pourtrait de leurs habits &
armes, & autres chofes mémorables du toiit inconnues par deçàj
imprimée in- 8°. par Antoine Chuppin, 1578.
* Son nom s ccrir Frobiser. C eft aiiili qu'il fignoit fes Lettres , dont plu-
fieuts font confervés dans la Bibliothèque Harlciene à Londres. Il eft le pre-
mier Anglois, qui ait tenté de trouver-un paffage , pour aller en Chine , par
le Nord-Oueft. Il ctoit ne en Angleterre , dans la Province d'Yorck. Il fur
employé par la Reine EUiabcth dans quantité de voy^es & d'expéditions.
Cette Rëtne l'ayanc envoyé en Bretagne au fecoors de Henri IV, en 1 594 ,
il reçut, le 7 Novembre, une blelTure dont il mourut. Ce fut lui qui , en
1 577, découvrit cî.ms TOccan Scptcntrion.il , le Dctroir qui eft entre la côte
Méridionale du vieux Groenland , & une ilie maïquce , iskos nom , fur les
Cattes, vets le 6û* degté de latitude»
MARTIN LE FRANC , Secrétaire du Pape Félix V, & de
Nicolas V, a écrit en nnie, un Liv^re intitulé le Champion des
Dames , imprimé à Paris , par Gisliot ito Pré, 1 530. Plus
en prof^ , r£(bif de Fortune & de Vertu , en forme de Dialogue^
o& iboc entremêlées quelques rimes, & y «il: démontré le panm
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M A R H AR fY
écftc de fortune « contre l'opinion commune ; imprimé à Paris ,
ht^jî*. par Michel le Noir^ 1515^* Cet Âoteur vivott en l'an
1447
* V07.LA Croix du Maimb, & les notes, an mot Mautik Fhamg »
Tom. U > jMg. 9$ ic fuiy.
MARTIN FUMÉE » iîeur de Marly le Chailel , a écrie en
cinq Livres , IHifloire générale des {ndes Occidentales & terres
Neuves , qui jufques à préfcnt ont été découvertes ; imprimée
à Paris, ia-8°. par Michel Sonnîus , i ^78 *.
* V07. La C&oiz dv Maimb , les nout, sux même Ardde» Tom. H»
pag. loiA: to».
M ARTIN FUSTEL, Ecrivain & Arithméticien , l Paris »
fl écrit Sentences mémorables, par ordre alphabétique, en profe,
contenant préceptes & énfeignemens utiles pour rinflruâion
de U jeunêllè ; avec plufieurs régies générAies ^diverfemené
expliquées touchant la vraie fupputation & forme de compter
au bref - imprimées à Paris , m-4°. par Guillanmc Chaudière»
M77-
MARTIN GREGOIRE a extrait un Ëpîtome des trois
premiers Livres de Galien , de là compofition des médicamcn»
en général;* avec un petit Traité des poids & melares, après,
lequel fuit la manière de préparer le breuvage de ta racine du
Bois, nommé rEfquine , fa n:îture, vertu , & faculré : Je tout
imprimé à Lyon , /Vi C^. par Jean de Tournes , fous le titre deS
Opufcules de divers Auteurs Médecins , en l'an l'^'yZ»
* Voj. La Ckoxx ou Maimi, an mcme Âtdcle, Toro. Il , fag. 10 f,
MARTIN LUTHER, Chef de la fc^e appelée de Ton nom
Luthérienne. Déclaration entière des fondemens de la Doéirine
Chrétienne, fur l'Epitre de faint Paul aux Galatieos : en laquelle
eft contenue une Expofition de la j unification qui efl: par la foi
en Jefus-Chrif!: ; Aurerr Martin Luther; traduite en François ,
imprimée in-^^, par Jean Bonnefoy » i%Co, Ccnjuru. Antith&fc
^8 M A R M A R
de la vraie & fauflèEglire, extraite d'an LîVre envoyé att
Duc de BranfwtCypar Martin Luther, imprimée in-i 6, (ans nom
de lieu & d'Ifflprimeor, fie fans date. Le Miroir de ConioUtion,
pour ceu¥ qui font travaîUés & chargés , &c. par Martin Luther.
De même Ctnfurt. Commentaire fur TEpître dç faint Paul auj^
GaUthes, par-Martin Luther ; traduit en François; imprimé à
Genève, //2-4**. par Jean Crcfpin , 15(^2. L'Alcornn » des C'or-
deiiers , tant en Latin qu'en François *; recueilli par le Docieur
M. Luther , du Livre des Conformités de faint François ; imprime
à Milan, l'an i ^ 10. & traduit en Fr^n^ois ^ imprimé à Gçnev»^
fii-8®. par Conrad Uadius, 155^,
' U piourut i IQèbe, lieu de là naiilîuice , dam la haute Saxe , le iS^^
' Véyritr i54<$ , âgé de untante-trots aiu. Ce n'eft pas lui qm a mis an four
VÀUoram dt$ Cordeliers , ce fut feulement par fon confeil qu'Erafme Âlbeç
prît foin d'extraire du Livre des Conformités de S. François divers pafTiges ,
qu'd traduific en Allemand. Cette Traduction parut fous le titre à'Aicoran ,
l'an I n }> f'i** nom d'Auteur , ni d'Imprimeur. La fâulTèié de U date étoic
vilîbli , en ce que Lutliir , A.ireur de la Prcface, inipri;rice ait-devant du
Livre, ne fe déclara ouvertement contre l'Eglife Romaine, quç lept ou iiuic
'ans après ( c'eft-A-dire, en 1 510 , après qu'il eut été excommunié publique*
ment ). En 1 5 , comme !e marque ici du Verdier , Conrad fiadius publiai
i/ï-S". à Genève , fuivanc le texte Latin des Conformités , les pafTages qu'Erafme
Alber avoir publié; en Allemand , & y eu ajouta pWlieurs autres , cirés du
tiièiiie Origmal , mettant i c6ci du Lxàn une ▼ernon'Fran5;qire de f» fiiçop »
Edition depuis seoouyeUe dans U mîme Ville, enijifo & >/78* (M* se iV
Monnoye).
* La première F Itrion de V^koran des Cordcl'tcrs ^ en Allernand , nvec une
Préface ae Martm Luther, parut d'abord fans nom de lieu & lans date,ic fut
fléimprimée en i j4i,///-4". Ces deux premiètes Editions font ejctrômementra-'
res. Lapremière Edition Latine eft auiii fort rare. Elle fut publiée en 1 545,177 8**,
& aç cv^npeut qu'un feul livre, ^tte e(l du mcme Erafme Alberus^qui avoit dotiuc
les Extraits Allemands; mais ce n'eftpasnneTraduAton de ces Extraits^ ^eft
un Extrait nouveaudu Livcemêroe desConformit€s. Alberusacraduiten Lacîniii
Préface , ôc celle de Luther , qui font à la tôte djs E-lirions A!!t?maiides quQ
je viens de citer. Conrad Badius tradui(ît depuis en trani,ois cet i>uvr3ge ,
& y joignit un fécond Livre , compofé de palTages du Livre de? Conformités^.
qu'Alberas avoir n gllgcs dans fes Exttairs. Badius publia fa Trad;iction ,
lutvie du tejite Larin, i Gsnèva, en 1 560 , \ Ce Livre fut condamne
|»ar Anêidtt Parlement de Paris , le }o Juin 15^5. Cela n'empêcha pas qu'il
^e fôc téimpiimi i Genève^ en 1 178 ^ î»-i^. Je ne parle point des EdiuçQf
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M A R M A R 3»;
poftérieures. Celle d'AmfteriLim , 1754 , en l vol. tni 1. avec les figure? de
Renard Picard , ert un^ des plus ciUmces. Ce que je viens de ditefeivira à
ceâîfier quelques mesures , qui fe troavenr , au lu jet dit Livre donc eft ijuel^
lion > iôic dans dn Verdier , ioic éuu les notes de M. de Is Monnojre.
MARtlK MATH££ , Médecin , a traduit les lix Livres de
Pedadon ' Diofcoride d'Anazarbe, de la matière médicinale ^
ou à chacun chapitre font ajoutées certaines annotations forc
doâes^ recueillies des plus exceltens Médecins anciens 6c moder-
nes; imprimés à Lyon , m-^^ par Thibault Payén , 1559.
' PeJûcion, pour Pedac'ius , comme j'.iui ois pu auparavarjt le remarquer^
au mot Antoine du Pinet, Tom. 111 , pa^, ijj , eft ridicule. De ("avans
Critiques ne doutent pas même qu'on ne doive avec Photius, n'^. 17!^, &
conformétnent à de très-anciens Manufcrirs, lire Pedamus. Nous n'avons p.i5
de bonnes verfions Françoifes de Diofcor'tde^y celle-ci , & celle d'Aïuoinedu
Pinec, poftérieure de fept ans, n'ayant crc faites que fur des Launes, amcr
quelles ces deux Traduâenis , dont le ftyle d'ailleurs eft fuianné » n'ont pa»
manqué d'ajouter de lenr chef beaucoup de Suites (M. 01 tA Moknoybj.
M. MATHÊE f Prieur en l'Abbaye de MoniUer-^eof près
Poitiers (je ne ikb (i c'eft le même que le TuAiommé , d*auranc
qu*tl ne met point Ton nom propre au long , & audî pour la
divcrfité de profeffion) a traduit de Grec, l'Hilloirc de Théo-
dorit , Evoque de Cyropolîs , comprife en cinq Livres, en
laquelle font contenues les chofes dignes de mcmoire, advenues
en ia primitive Eglife, tant du règne de l'Empereur Conliantin
le Grand , comme de Tes Succeireursi imprimée à Paris, in-i6.
par Hicrome de Marnef, I ^69.
' Il y a grande apparence que cet Auteur eft te même que le précédent. Eu
iiy) y'ù tradaific iXoJconde j de il a pu fort bien , s'écant i2.\\ Moine, tra-
duire VHifio'trt de Théodoret dix ans après. Du Verdier plus bas , au mot
TjfroDouiT , 1 oublie de mettre ce M. Matthép au nombre desInMtpiètef
Irran^ois de cet i:,cuvain Grec. (M. de la Monnoye^.
MARTIN DmCHESlNO dit l'Invcntcnr des memis
plaifirs honnôres , a compofc en rime , le Triomphe de nés-»
haute & puifTànte Dame Vérolle, Roine du puy d'Amoursîinw
prime à Lyon, m- 8°. par François Jufte , 1539.
» Ce noua % tout l ait d'êtse fuppofé. ( M. vi la McrNNoyi ),
40 M Â R M A R
MARTIN DE F£IIER» Bétrtiois, a tradatt de Latin en Fran-
çois, la Sphère de Jean de &croBo(coy avec la Préface contenant
jU'guRiens évidens,par le[quels eil prouvée rucilke d'Âdrologie,
& qu*iccllc ne doit être mëprifee de Thomme Chrétien \ imprimée
à Paris , i«-8°. par Jean Loys , i S4<'- H y a une autre Traduc-
tion du même Livre , faite par Guillaume des Bordes , Bourdelois;
imprimée à Paris , ia-S**. par Hiérome de Marnef^ 1 570*
MARTIN DU PIN ' a traduit du Latin de François Bar-
bare % Vénitien » un Opuicnle de TÉtat & Gouvernement de
mariage, imprimé à Paris, m- 16. par Charles TAngelicr, 1 560:
plus du Grec de faint Jullin , Philofophe & Martyr , Exhor-
tation aux Gentils, imprimée à Paris , in-i6f par Claude Fremy »
« Ce François Barbare , en Tr ■lian Franccfco Barhjro j noble Vénitien , &
«n Latin Fraiiç'tfcus Barbarus, tut pcre de Zacharicj Ôc grand-père du fameux
Hermolaiis Bartants i premier Commentateur de Pline. U eut aaffi un frère
nommé Zackarie > père d'un âauc HermoiaSs t ()ui fot Evcque de Vérone.
( Il fubdftoit encore a Venife , en 17^1 ,onze branches de cette lUudrc famille
des Bariaro ). Claude Joly » premièremenr Avocat au Parlement de Pans , Se
depuis Chenoine de NotrelDome, donne > en 1667 , avee det nocet , une
(wnneTndiiââonFiançoïfe du Livce de Rt tfMffiâ, (M. sa la Monkovb).
* Le Livre de l'Etat & Gouvernement de Mariage , traduit par Martin du
pin , eft celui C|ue Franccfco BLirbaro avoit écrit en Latin , fous le titre 1/ ' Re
Vxoriâ^ publie, en 15 i j , «1-4°. Cette première Edition eft fort rare. Ou
peut voir ce qui en eft dit dans les Mifcell. Lipf. nova , Tom. VI , p ig- J }8.
• André Tiraqueau fit réimprimer cet Ouvrage â Paris , fur un Manu/crit de
1418 , trouve dans la maiion de Guarin de Vcronne. On peur voir ie Cata-
logue des autres Editions , dans 1* Btbiioth. Curuufe de Clément, Tom. U ,
pag. 410 & fuiv. La dernière eft d^Anifterdan , 1^19, i/t-ii. Oncrela Tra-
duâion T" rii.çoife de du Pin , &: celle ans Claude Joly, premièrement Avocat
^u Parlement , Se depuis Chanoine de Notre-Dame de Paris , donna , en
1667 , avec des notes , il 7 en a une en Italien , publiée en i s 48 , & une en
An^ois, imprimée en 1677. Ceux qui feront curieux de réfoudre les doutes
3ue Bayle a accumulés dans l'Article de Francc fco Barharo, fur la Généalogie
e ce Savant, en trouveront b folution dans le XXVU* Totpe du CiornaU
4t' lerr. Jthalïa j pag. 1 1 9 fuiv.
MARTiN RAVAUX^T , de Sens , a écrie Je Caton des
Princes
MAT MAT 41
Princes & Gouverneurs , comprenant TÉtat & Gouvernement
d*u ne République » imprimé à Paris « 111-4^ par Denys /anot^
MARTIN SEGUIER , Confervateur des Privilèges Apôfto-
liques de TUniverflté de Paris, a écrit Traité de la grandeur,
puiflànce , bonté & fapience de Dieu ; rédigé en paraphrafè
fur trois Pfeuumeç de David : plus «ne Expofition de quelques
Hymnes de l'Eglife , en pareil nombre de vers 6l fyllabcs que le
Latin i imprimé à Paris , par Nicolas Chefneau , i «; 7 . Les Sou-
pirs du bon Pafleur, qui font lieux recueillis de la Bible & raj>-
portés aux misères du temps. Rime, imprimes à Paris, m- 8^.
par Jean Dallier , 1570. Prières du Roi , recueillies de la Bible
& miles en rime Françoîfe ; imprimées à Paris, inr-Z**, par Fede-
ncMorel, 1577. Paraphnife fur trente Pfeaumes du Roi ic
Prophète David » en proie ; imprimée à Paris , in-té, par Jean
de Heuqucville» i$7>. Epître envoyée à un Gentilhomme
François» étant en Allemagne ; imprimée à Paris» ia-^*** Ôl à
Xyon ik-i€. par BenoiA B^ud» 1570.
MATHEOLUS *. Sous ce nom fupporé, un qui fut Bigame
â compofé un Livre en rime , contre les femmes % dont le titro
efttcl,
Lf Bigame Matheolus
Qui nous montre j /ans varier ^
Lu tiens & as^ lu venus
Qai viennent pour foy marier ^
Et à tous faiSs coinfidérer j
Il du me Phomme n'est pas fage ,
S*U fi tùame nmarier^
Qmand pris a éim paj^e»
imprimé \ Lyon , in-^^. par Olivier Arnoullet , fans date. Un
autre Auteur a fait & compofé un mitre Livre en rime , tout au
contraire de cetui-ci, & intitulé le Rebours de Matheolus,
commençant ainH ,
Des femmes femmes tous venus ,
Autant les gros que les menus ,
BxBLiOT. F&AN. Tom6 V, Du Vbb.d. Tom m. F
4» M A T
•MAT
ParquoL ceiiu qui en dit blâme ^ '
Doit être réjfmté infâme,
imprimé de même, à Lyon.
* MATHioivs eft cité dans U )7< des Cent Nouvelles Nouvelles. Névistm^
Liv. I de fa Sylva Nupùed'ts, n®. \6x , cite auflî le fiiganie Machéoltts; 9c
Liv. IV, n". 97, il renvoie au Chap. 9 du Purgatoire des mauvais maris ^ oà
eft décrite fort au lonç la peine à laquelle eft condamné le Bigame Mathéolus,
,poor avoir fait la Satin de la Bigamieconne les femmes. C'eft cette Satire
qu'on trouve manufcrite fur velin , in-j\?. dans la Bibliothèque d: M. le
Prélideni Bouhier, fous le titre '. Lamentations de Mariage & de Btgdmie^
iraajlatées en rime Fran^oife , du Latin de Maître Mahieu. On fait qu'en
^•Picard , Mahieu veut dire Mathieu j en Latin Muttfuus j d'où a été fesméle
diminutif Matheolus. Voyez plus b;û , à la An de U leoce Pt le PoaOATOMt
DES MAUVAIS MARIS. (M. DE lA MoNNOYE).
* Le Monufccit de k Satire de ^d£Â<o/ttf^ appartenant i M le Ptéridenc
Bouhier , eft d -peu-près du temps de Châties V, Hoirie Fcamoe. On y lit que
cetre Satire a été tranjlatée par Jean h Fevre de Téémemnef du Latin de Mjijlre
Mahieu j qui le lui avait envnyr ^ cet effet. On ne fair pas mieiîX qui eft le JcOM
le Fevre de Thémanae que le Muijire Àlahieu. Dans la Bihuothèquc des Auteur^
de Bourgogne 3 on faiC'honneur de cette TtaduAton prétendue il Jean le
Fevre , Dijonn is , mort en « 5^5 i mii<; cela ne peut être , puifque cet Ou-
vrage eft cité dans le ChantMon des Dames de Manin le Franc > qui vi voie
au milieu du qdii»ème«fiècle , dans d'autres pièon -aolfi vieieiitMS| flind
on ne fait rien au jufte , ni fur le prétendu Latin de Matheolus , qui peut
fort bien n'avoir jamais exîfVé , ni fur l'Aureur de !a TradudVion en rime , qui
probablement eft 1 Original même de la Satire , où le Matheolus commence
la plainte par ces mots : Trifiis esj anima' mea » qu'il paraphta(è en Ibnae de
pricrc , à la fuite de laquelle il .accumule [-l'.ùiuc; f u plaintes conrrc le ma-
riage a & die des femmes tout le mal qu'on a, pu imaginer, pour les desiionorer
& les humilier. — Vop U Biblioih Frao^. de M. l'Abbé Goujet , Tom. X »
p^ii9&fttiv.
MATHIAS FLACCIE ILLYRIEN a écrit un livre en
Latin , depuis tourné en François U inmuïé Contre la Princi-
Ruté de ]*£vèqiie Romain y montrant par plufieurs p^^ges de
Scritiire & des Condtes.» que nul Evéque ne doit avoir autorité '
ni principauté fur les autres lEvêques.; impiimé à Lyon,
par Claude Ravot » 1 5^4. Oi/vm/^tf.
* Du Verdier, qnidmme^ l'Ouvr^'de'ïlaoâiis^h note de Calvinique,
devoir ufer du mot généré ^Ccij/Siwj fkcdiB'efiitc été moins CaLvinilke
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MAT M A T 4j
que Luthérien. Il naquit le 3 Mars i^io , i Aïh<mz, dans l'Idrie , {rarrie
anciennement de riUyrie , d'où il s'appela Illyricus ^ ce qui a tait cioire à
Mdchîor Adam , & i Tes Copiftes « qu il croit Efclavon , parce que les Mo»
dcrnes ont donné à Xlllyrie le nom à Efchivomt. Il mouiut à Francfort, fur 1©
Mein, le 11 Mais i$7^» %é de cinquante - cinq ans. On a prétendu que
Pnmtowitf^ écote (on vrai nom ; il ne ra pouitint ftmaîs pris Quclqucf-ont^
mais mal , ont écrit Trancmtiti. ( 11 a eu la plus grande part à la compoiîtioa
des Centuries de Magdehour^ , il eil: l'Auteur au fameux Livre, innmV: Le
Cdculosue dis témoins de la ycme.j Baylc, après Mclchior Adam,cs: d autres, oac
parlé du peu de fcrupule que fe faifoit Flaccius de voler des Manufcritsaox
Moines, qui, ne le connoillatu pas , l'admettoient dans leurs Bibliothèques |
mais il n'a jpoint ajouté ce qu'on a dit du mcme Flaccius , qu'il arracnoîc »
OH cottpMt laas façon les feuillets, où il croovoic quelquo chote de fingalitr ,
dont il pré voyoic qu'il auroit bofeili dans fis compontions , ce qui , Ci l'on
en croît Scrnvîus , a f^.irpafTer en proverbe , parmi les Allemands, ic^uUfl/us
J-iucLiu/iuj. J al lu darii la vie manuicrite de CUude Sauinaiie , qu'accuic d en
avoir ufé quelquefois de la forte, il le nioit fortement , & traitait cette aâion
de barbare. Joachimus Fortius Ringelbergius confeillc aux Iludieux , s'ils
ont fait quelques remarques fur leurs Livres , ôc qu'ils foient obliges de faire
voy»^ > d'emportct avec eux les feuillets où feront ces ramrques , ôc de ven-
des eafiii» l«s voilâmes ; qu'd fon égard , il n'en faifoit pas de difficulté. Oa
le peut voir , pag. 71 de les Opufcules , de l'Edition de Bâle , -«S". 1^41.
Voyez fut IU.YRICOS ks Mémoires de Niceron , Tom. XXIV , ioas le
aom de Blaocivs Ij.iviiicos. (M. ot la Monmoye).
MATHI AS PALMIER La Vie Civile , &c. traduite par
Claude des Rofiers.
« U y a Mathias Sf Mathieu Palmifr f P Ji aueri ^ en ïralien) *,
MathiaSj qui étoic de Pife , a continué iiilqu a 1481 ia Chronique de Ma-
thieu Palmier, de Florence , qui finilToit a 144;. Qnelqaes-uns croient qu'il
aauflî traduit de Grec en Latin , VHîJloire des Septante ^ par Ariftée , quoique
d'autres aiTurent que cette verfion a été imprimée à Rome, en 1471 j éci
Nuremberg , en 1 475 , fous le nom de Mathias Paltmtr,èé Vicenoe , d*o&
il s'enfuivroit qu'il y auroit eu trois Palmiers j contemporains , nés en trois
lieux différenç : un Mathieu j fie deux Math'ia^ , en qnoi il pourroit bien y
avoir erreur. 11 y en a du moins ici , de la pan de du Verdier, en ce que,
par mégarde , il nomme MatkiaSi celui que , au mot Claode dis Rosnns 9
il a mieux nnmmc Mathieu ; rnr c'eft Mathieu Palmier ^ de Florence, qtlt a
véritablement écrit les 4 Livres délia F'ùa Civile. — Voyez fur les Palmieri
les Mémoixes de Niceron , Tom. XI &XX. ( M. ob ia MointoTi ).
♦ M. de la Monnoye a fon bien remarqué qu'il faltoit corriger Mathiew
ffikuiiKAi. Gec Ecsivab éiok d'une fiuniUe taa&àiMt de Florence^ Quel-
Fij
44 MAT MAT
2[iias-um l'ont cru de baflê origine , Se Âpothicûre de pcofeflîon , parce 'qii*il
Eoit aggrégé au corps dos Apothicaires , Telon la Loi de Florence» qui ex^e
cerre aggrôgarion , pour pouvoir erre admis aux charge?. Il y a un ufage à peu
près pareil i Londres , & il en eft né quelquefois des mcprifes lemblables j
mais il n*étoic pas permis au Florentin Jean-Bapcil^e GilU de 9r>*néprencire ,
comme il a fait , au fujet de Madiieu Paltnicri, Son Livre , Je /a F'u Civile y
compofè en Itaiien, fur imprimé \ Florence , en 1 519 , in-t". ôc la Traduc-
tion Françoife de Claude de Rotieres Fut publiée à Paris, en i j 57.
MATHIEU (SAINT) *. L'Evangile de notre Seigneur
Jefus Chriil, félon faint Mathieu. •
* S. Mathieu ^rivît fon Evangile ^ environ (a aniapièila mort de Jcfu»'
Clirtft, en Hébreu commun, ou plutôt en Syriaque» que l'on parloir alors
à Jcrufadem. La tradition attef^ce par S. C/prien , S. Irénce & S. Jérôme
confVare qu'il l'écrivit par ordre des Aptoes , è la prière des Juifs convertis à
la religion de Jefus-C'hrifV, qui vouloient établir parfaitement la w'ricé liimi-
neufe de TEvangile fur l'ombre de la loi. On a au que S. fiarihelemi ayant
porté aux Indes l'Evangile de S. Mathieu , tel qu'il l'avoit écrit à Jérufalêm
en Hébreu, ou Syriaque, Pantenus l'en avoit rapporté, environ i 40 ans après»
i Alexandrie, d'où il avoit enfuite palfc à la Bibliothèque de Ccfarce, en
Palelline , où il croit encore du temps de S. Jérôme , l'ans qu'on eût pris foi»
de fiiite des copies de ce précieux Original. Mats ce récit ne (nroit guère
croyable; c'efl une fable que Manfler imagina, pour rendre authentique le
texte Hébreu, qu'il tir imprimer dans le feizièmeficclc, & qu'il prétendoit tiré
de ce premier Manufcrit Original. Celui que S. Jérôme a vu de fon remps
écoit ce qu'on a^peloit alors VEvangiU des Naiarccns , confervé en Syriaque
dans la Bibliothèque de Ccfarce , &: ailleurs , copie fur l'Original de S. Ma-
tlucu,mais gâté en plulieurs endroits ^ar l'Hcréiiarque Ebion. On ne fait pas
en quel temps S. Mathieu eft motta m de quelle manière. Oa doit que ce
liit dans le pays des Pactbcs.
MATHIEU D'ANTOINE , Dbaeor m Drok , a écrit
Réponfe aux Rêveries 2é Héréfks de Gmllaume Poftel Cofmo-
]K>licc ; imprimée à Lyon , în-ifi. par Jean Saugrain ^ 15(1»
Cûlvmque»
MATHIEU MARIE D A YARD Comte de Scandiane *.
Roland rAmoureux. Voyez lAiiMEs Vincent.
' C'eft Boyard qu'il faut dire. On fait ciue le Bcrnl, peu content du ftyle
4fi Boiardù^'HQXiXyiX, eu. lecoocbei: d'un boutii'autie ÏOrùuido iatunorato. Une
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MAT M A T 4f
mort prêmnrnrcc ne lui permît pas de s'en acquirter, comme il en atiroir ^rc
capable. L Ouvrage, quoiqu'iinpatfaic , n'a pas laiiîc dctre imprimé iurqu'.i
trois fe'n , une i Milan , 6c deux â Venilè. L'Arétin , dent les vers L s 1 1 us
travaillés ne valent pas les cbauches du Berni, a Parlt; du Poc-ine de celtù-ci
en plus d'un endroit avec beaucoup de mépris. 11 faut fur-tout lire les deux
Lcmci Francefco Calvo j cju'il auroir dû nommer Andrca. Pour ce qui eft
da Boiardo , c'éioit un génie fécond , i qui l'on ne peut nier que la gloire
de l'invention ne foie due. W s'eÛ exercé dans plus d'une langue, &dans|4a»
d'un genre. ( M. de la Monnoye ).
* Ceft le célèbre Boïardo , Comte de Scundiano , dont nous avons des
Eelogues Larmes <S: des Sonnets fort eftimés. Il mourut en 1494. 11 a eu la
gloire , par fon Pocme à'Oriando Jnamorato , d'avoir fourni des idées an
divin Auteur de VOrlando furiofo. Le Pocme de VOrLnJo Inamorato fuc
imprime à Venife, en 1500, in-foL & ce n'eft pas U première Edition.
( Voyez Ghnatie de* Lett, tTItaL Tom. XHI , pag. iS <^ ). Il a été depuis ftè*
qoemment imprimé. Il eft divifé en fis Livres j mais il n'y a que les trois pre-
miers qui foient du Boïardo ; les trois derniers font de Nicob de gh Agojîlni,
Louis Domenichi entrepiic de reformer la Pocfie de Boïardo , èc publia le
Pocme d'Orlarido Inamoraro, avec des correftions, à Vefiife , en 1 5 f f . Fran-
çois Berni l'avoir reformé , ou , comme il le dit lui-même, refait ai entier ,
^ public dès l'an i$4^- ^^^^^> ^1 nous en croyons Cre/cimitni (JJior. délia
vo/gar Pûifiu jTom. il , p. } a?) fes elibnsne furent pas heureux. Cependant
c'en larefentede Berni qu'on a fuivie dans les Editions de ce Pocme, faites i
F!orence,en 1715, m-4'*. &i Venife, en ly^o, in-t i. i vol, T.T qtics Vincent
traduilît cet Ouvrage en François. Le premier Livre de cette i raduccion parue
en 1 549i le fecond& le rroihcme en 1 5 50. Les tr<ttsdernierSyqu'il avoir pro»
mis, n'ontpoln! été publiés. Françoisdc Rofferjn'étant pas conrcnt de lavetHon
de Jacques Vincent, en âc une antre , qui fut publiée à Paris , en 16 1
maïs if y réulfit Ci mal , que fa Tradoéoon ne fut point réimprimée , 8c eft
devenue fort rare , fort commun aux mauvais Ouvrages. On lit avec plaifir la
T raduction , ou pin"'»! l'inurin mi Je ce même Poirme, pat lbSag*» publié*
à Pans , en 1 7 1 7, eu i vol. i i.
MATHIEU DE LANDA , Docteur en Thcolog?c , Carme
du Convenu de Rouen, & Principal de France audit Ordre, a
écrit le Miroir du corps humain , où efl dccrir fes misères &
calamiîcs -, aufîi fon excellence & dignité ; tnitmble de fa
conduite tn icrr e , de fa icpukuic , 6l des céiémonie^ licclc-
fiadiques ^ites fiir le mort avec le Doârinal de mort j imprimé
à Rouen , iV8^. par Robert Jean de Gor , 1 5 63. & depu»
à Paris , uhi€* par Xeon Cavellat» 1 584. U a traduit du Laûa
4^ M A T MAT
de Jaques- Faber StapuleniSs 'j les^ Comtemplations dtt fîmple
Dévot , lefquelles tHaitent d^Âmoar divin, de vraie patience j
de k mort , de la Vierge Marie ; imprimées à Paris , iii-S^. par
Vivant Gaiteherot, 1538.
' Les Gmtemplaô»ns du fimple dévot y traduites pir le Carme de Laiida ,
ne font pas de Jacques le 1 cvre d'EtapIes \ elles (ont de Raimond Jordan ,
Chanoine-Rc^uliec de S. Auguftia > qiii les comporafur la fin du quatorzième
fiède , & les intituh Comemplathmes îdîotà. Conrad Gelher , tt lès Gonri'
nuateiirs , ont cru , de même que le Carme de Landa , qu'elles écoienc de
Jacques le Fcvre , apparemment far ce que celui-ci, qui n'en a cré que l'Edi-
teur , a mis » au-devaiit du Livre , uae Préface où il Veft nommé. (M. oe L4
MONMOTI ).
MATHIEU DE LAUNOY, premièrement Prêtre, puis
Miniftre de la prétendue Religion réformée , & à préfenc
retourné au giron de TEglife Chrâieane & Catholique , a écrit
«vec Henry Pennader ». la. Déclaration & Bifiitadon des fauflês
iuppofitions de perverfes applicarions d'aucones fencences des
Aiotes Ecritures , defquelles les Miniflres fe font (tvns > en ce
Idemier temps , à divifer la Chrétienté : difpofée en trois Livres
& enrichie de folides Argumens tirés de la Doârine de Calvin,
contre lui-même ; imprimée à Paris , m-S**. par Jean du Coor-
roy & Guillaume delà Noue, 1579. Réplique Chrétienne, en
(orme de Commentaire , fur la Réponfe tirée du dehors de la
moueîle des faintes Ecritures &: de toutes bonnes Ûoélrines ;
faite par les Minidres Calviniques , a la déclaration & réfuta-»
don de leurs fàuflès fuppofitionsj imprimée à Paris > i/z-S^. par
lïuiUauroe de la Noiie , 1579.. Réponfe Chrérienne à vingt-
quatre ardcles pleins de bkfphèmes ée ablurdirés , drefles par
Pierre Pineau ditDelaigues, PrédicantZuuin Cal vhiian , contre
l'article de la iiirnaturelle & miraculeufe tranfubUantiatîon du
pain & du vin au corps glorieux de notre Seigneur Jefus-Chrifl;,
en la fainte EucharÙlie : où font amplement remarquées les
Heréfies anciennes , contre la perfonne de notre Scig;neur
Jefus-Chrifl: , & aurres , auxquelles s'enveloppent & fymbolifenc
Içs ^uuiQ-Çalvii>içQs tiçréti(}uc$ deççcçmpsi impriméç àP^f^f»
MAT M A T 47
in-%°. par Guillaume Chaudière, i<;8r. Difcours Chrétien,
contenanc une Remontrante charitable aux pauvres, du foin &c
diligence qu'ils doivent employer à bien inllruire , ou faire
tnftruire 6c endoâriner leurs enfsins : enfemble du ihiit que l'on
îtcueilte de tel Labeur ^ & des jnaaz qui adviennent du contraire^
o& îl td parlé des (ciences principales, eiquelles ik doivent être
enfeigncs, chacun félon fon fexe,ron état & vacation; imprimé
à Paris» fa«8^. par Jean du Carroy , i {78
^ Vbjr. La Croix dv Maine, & les notes » au mor Mathibo diLaohoy*
1*0111. II* p«g« 196 & 107.
MATHmU VÂUCHER dit FftAKCH&CONTÉ , Hé*
tault d'armes de la Majefté Impériale , atraduit de PËfpagno! ,
Commentaire de niluitre Seigneur -Dom Loys d'Avila &
Giniga, grand Commandeur d'Aloantara de la guerre d'Aile-
magne , faite par Charles V, Ëmpereur ' ; imprimé en Anvers»
ht-%\ par Nicolas Torcy 1 55a
* Gilles BoyI«au deBuillott fie paraître fa Tradudion du mbne OaviM»,'
ruinée fuivance , comme !e marque du Ver !lec. La Croix du Maine a oufilié
l'année de l'Edition. (M. de la Monnoye J.
Les Mémoires de la Guerre AHemaone y p;ir Loin? d'Avila , furent
les réimprima d Anvers , en 1 5 50 , & la même année ils y furent auHi
publiés, tradulrs en Latin par Guillaume Malinocus. Ces Mémoires avoienr
■ ■ " " l'Ai "
eompofés en Efpagnol , èc parurent , pour la première tois , en 1 5 46 ,
On le! - - - ... -
publié
^é ccaduitsen Italien par l'Auteur mcme, & imprimes i Venife en i545)> U
•ft fingutier <iaeLenglee nedw PEdiiionltaltenne fcXatme» & ne parlo
pas de l'Edition EAiagnole , qui ^l'Ouvrage OriginaL {Méthode poarMmùtr
tHifimn, Tom. XI, pag. xx^ de la noav. £dic. )
MATHIEU DE VAUZELLES *, Doreur ès Droits &
Avocat du Roi au Parlement de Dombes & Sénéchsuiffêe*de
Lyon , a écrit Traité des Péages , divifé en fix parties : la pre-
mière , de rOrigîne des Péages: la deuxième , a qui appartient
de créer Péages ; la troifîèmc, de la poiïèlîiori immémoriale des
Péages : la quatrième , des abus qui s'y commettent: la cinquié-
Uie , des privil^iés : la iîxième» en quel temps fe doit péage.
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48 M A T MAT
imprimé à Lyon, i»-4''. par Jean de Tournes, i^^o. Confèil
en fivcur des pauvres de l'Hôtcl-Dieu de ia ville de Lyon , fait
par M. Mathieu de Vaûzelles , Avocat du Koi , conuoanc ièpe ^
quefhions.
* Voy. t.A Croix ov Maimb, tamot Mathibv ds VAVztUM ,Toia.
pag. ic8.
MATHURIN CORDIER a écrit Epîtres Chrétiennes,
imprimées à Lyon , m-i 6. par Loys Tachct , r 5 S7 Sentences
extraites de la fainte Ecriture, pour l'inftrudion des enfans,
imprimées Latines - Françoi Tes , par Thibaut Payen , l'J^i.
Cantiques fpirituels , en nombre vingt-fîx , imprimés à Lyon,
par Jean Cariot , 1560. Le Miroir de lajeunelïè pour ia
former à bonnes moeurs ^ civilité de vie , imprimé à Paris ,
in-ié, par Jean Bonfbns.Il a interprété, & fait la conftniâioit
en François, des Diftîques Latins aa*on attribue à Caton; impri*
mée à Lyon , fo-S**. par Thibault Fayen » par plus de cent fois»
& depub par autres , d'agtanc que c'ed un Livre que les enfàns
inanient à Técole communément, ^es (Eu v tes Latines font dé^
nombrées en la Bibliothèque de Conrad Gefner. Les Colloques
de Mathurin Cordier, traduits de Latin. Voyez Gabrijel
Chapuis *.
* Voy. La Choix pv Maimb , êe les tto^ei^ ta même Acticle , Tom. Il,
pag. 108*
MATHURIN HERET *a traduit de Grec , la vraie & brève
Hiftoire de la guerre de Troye , anciennement écrire en Grec ,
par DarèsPhrygius; enièmble une i4aranguc deMeneiaùs, pour
k répétition d'Hélène t le tout traduit en langue Françoife : plus
quelques Dixaiiu & Epicaphes d'Hcdor & Achilles; imprimée à
Paris, in- 16, par Séballien Nivelle, 15 5 3. Les Problêmes
d* Alexandre Aphrodifé, excellent & ancien Philofophe , traduits
de Grec; avec Annotations des lieux plus notables ik difficiles,
ic fbixante autres Problèmes de même matière ; impr. àParis ,
put Muwf le Jemp , 1 5 $ j . Le Banquet de Platon , trai*
tant
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MAT M A U 4^
tant de TAmour & de Bcautd , mis en François par le même
Machiirin Heret; avec Argumens fur ch icfine Oraifon , fommai-
remenc dcduits , & les plus notables & meilleures Sentences,
recueillies de toutes les Qt£u vres dudit Platon ; imprimé à Paris,
. par Guillaume Guillard , 1 5 5^.
*Voy. La Caoix du Maine, au moc Mathorin Hulet, Tom. II«
f%' 109.
MATHURIN MAURICE , Sainton^eois , a écrie la Reven-
che &L contrcdilpute de Frère Anielme i urmeda , contre les
béces , imprimée à Paris , in- 1 6, par Nicolas Chreflien , 1554.
Plus , de rOrigîiie de vraie Noblefle & nourriture d*icelle ,
pour les enfiuis généreux , imprimée à Paris « în-x 6. par Nicolas
Chrellien%
^ Voy. La Choix ou Maimb » is même Acctde , Tom. II , pog. 1 69.
MATHURIN DE REDOUiiR, Licencié ès Loix, a tranfl^té
cle Latin en François , le nouveau Monde & navigations ^tcs
par Améric Veipace , f lorentin , ès Pays vk Ifles nouvellement
trouvés f auparavant à nous inconnus^ tant en TEthiopie , Ara*
bie , Caiicuth , qu'autres Régions étranges ; imprimé à Paris^
£ui5 nom d'Imprimeur , ic ùtts date
"^Voy. La Crois i>v Mainë , ôc les notes, aa même Arode, Tom. II,
p^to^&iio, t
MAURICE * PONCET» Religieux de POrdre S. Benolft,
Do6bur en Théologie , en fUniverfité de Paris , a écrit trois
livres de l'Oraifon Ecdénadique, en forme de Contemplation;
avec ample Explication de TOraifon Dominicale , pour appren-
dre à bien prier Dieu ; imprimes à Paris , rV/-8^. par Michel
Sonnius , 1568. Remontrance à la NoblelFe de France, de l'uti-
lité & repos que le Roi apporte à fon peuple ; & de l'inftruâion
qu'il doit avoir pour le bien gouverner; imprimée à Paris, r/î-8**.
par Michel Sonnius , 1572. Oraiion funèbre , prononcée le
dernier Août 1 574 , en TÉglife de Brecyr-le-Buiflbn , aux funé-
railles de Me(fire Euftace de Con^ns , Vicomte d'AuIchy^
BipuQTn, f^RA^r, Tom, V, Dy Y^rd, Tom, jji* Q
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;o M A U M A U
Capitaine des Gardes du Roi ; imprimée à Paris, in-S^. par
Michel Soonius , 1 574. Difcûurs de l'avis donné au Révérend
Père en Diea, Médire Pierre de Gonày, Evèque de Paris» fur
la propofition qu'il fit aux Théologiens , touchant la traduéHon
de la fainte Bible, en langage vulgaire ; imprimé à Paris, iV8^*
par Pierre Cavellac , 1578. Méditations familières fur lUidoire
de l'Incarnation du fils de Dieu , décrite par faint Luc , en TE-
vangiic , Mijfus cfi Angdus Gabriel à Deo , &c. avec ample
explication de ce texte; imprimées à Reims, in-^^. par J. de
Foigny , I ^74. Inftruâion pour aimer Dieu , extraite de la fainte
Ecriture , &l fpccialement des Cantiques de Salomon , & de U
Dodrine des Auteurs facrés & profanes, contenant dix-fept
chapitres; imprimée à Paris , ///-8'*. par SébalUen Molin, J s^4'
Voy. La Croix 00 Maihi^ & ks notes, au mot Maubjcb Pomcbt»
Tom. II y pag. 1 1 1 .
MAUPJCE SCEVE , Lyonnoiç , quand vîvoît, petit homme
en ftaturc , mais du tout, grand en llu oir , & excellent Focte
de fon temps , a écrit Eclogue intitulée Arion, fur le trépas de
François Dauphin de France, qui mourut à Tournon , imprimée
à Lyon , par François Judc , 1^3^. Le Blafon du Front , du
Iburcil , de la gorge , imprimé avec les Blafons Anatomiques
do corps'fêoiinin y compofés par plu(îeurs Poètes François;
imprimé à Lyon, par François Jufte , 1537- La SaufTaye,
Eclogue de la vie folkaire; imprimée à Lyon> in^^^ par ^an
de Tournes, 1^47. Délie, objet de plus haute vertu , conte-
nant quatre cent cinquante-huitDhtainSf fur la matière d*Amour,
d'entre kfquels font cinquante figures & emblèmes; imprimé à
Lyon , in-^"*. par Antoine ConAantîn , 1554. & depuis à Paris,
* in - jC, par Nicolas du Chemin , i«^(^4. Microcoljlie ^ lÀWftS
trois ^ en vers Héroïques, commençant ainfi:
Dieu j qui trine en un fus , tnplt es j & trois firgS^
Et comme tes Elus nous étermferas ^
De am divin ejprit a^amme mm counge j
Peur dkrirt tùa hcmaw & huer tom oacmfit »
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M E L M E L /
Ouvrage vrayement chef-d'uuvrc de ta main,
A tca image fait & divin & humain.
Pfmmr mfon Rien clos fi cebit en fon TVwr ,
Commencement de foy ^ fans principe & fans bOlU ,
Inconnu fors à foy t connoijfant toute chofe i
Comme toute dejoy , par foy, en fcy enclofe , ôe.
n a traduit âuf£ quelques Pfalmes du Royal Prophète David
imprimas avec ceux que Jean Poîâevin a mis en François.
♦ Voy. La Caoïx du Mune, ficles notes, au mot Mauaic» Scivi
Tom. II , pag. 1 1 1 1 x|.
En là Delie^ lyxicix. Diitaîm
[ Amour perdit les tmUs qu'il me tira.
Et ie dmtieitr fe princ fort à am^UMÙe ; *
ye'nus en eut piiu t & foupira.
Tant que par pleurs fon brandon fit éteindre %
Dont mgrement fmrent eontroime de j^amire ;
Car VAreker fut fans tf^ , Cypris fane fialeme*
Ne pleure plus Vénus; mais bien fnftammie
Ta torche en moy » mon cœur l'allumera ^
Et toy, BnfoM» e^etva vers ma Dame s
Qici ée/ieyeitx tes fliches triera*
dit
Si tris-las fut d'environner le Monde
Le Dieu volant , qu'en mer ïl $'ah\fma J
^ Mais retournant à ckej de temps Jur l'onde >
Sa troujfe print & enfi^ tama :
De fis deux traits diligrrrn:cr:: rjrrû ,
De l'arc fit l'arbre , 6* fon bandeau tendit
Attx vents pour voUe t&eti port 'defètmBt
Tris-joyeux d'être arrivé feurement.
Airifi Amour j à nous perdu j rendit
Vexation , qui donne entendement. ]
MELCHIOR DE FLAVIN , Prédicateur & Pénitencier du
Pape^ Cordelier& Gardien au C^or.vent des Frères Mineurs, h
Tholofe , a écrit Remontrante de la vraie Religion , au Roi
Charles IX , imprimée à Paris ^ par Nicolas Chefneâu ,
i<6a. Plus 9 de r£m des Ames après le trépas , & comment
elles vivent étape ieparées du corps : de des purgatoires qu'elles
yi M E L M E L"
fouffrenc en ce monde & en Tautre, après icelle réparation;
imprimé k Tholofc, m-^°. par Jaques CGlomiez , 1^63. Plus,
de la préparâcion à la mort , en trois Traités j le premier, du
mépris de la mort , laquelle tout fidèle doit defirer j le fécond ,
de$ Allàuts & tentations qui viennent à l'heure de îa mort , &
manière d'y réfifier *, le troifième , de' la manière de Uen uièr de
la Pafllon de notre Seigneur au trépas de la mort ; imprimé
à Xholofe, i/z->4?, par Arnauld & Jaques Colomiez , 1570.
De regno Dà, de quo Chr'tjîus loquutus cfl per dits quadraginta^
Liber, per fratnm Meîchiorem Flavium, Minoritam Thcologum;
imprcJJ'. Parijîis , m- 8°. npuâ F a mm l*Huillier, t^66. CathO'
lica Canâci Graduuni per Dcmegorias jfeu SeBiones , à Fratre
Melchiorc Flav'to Enarratio^Luutia, apudjEgidiumGourbmum,
* V07. La Croix du Maine , au moc Muchiou m F&avim jTom. II
pag. 114.
MELLIN DE SAINT GLLAIS , PoHte afîez connu de
nativité & nom par la France , avoit déjà donne (ulîiiîint témoi-
gnage de fbn lavoir, en quelques petits fragmens^fèmés parmi
les autres Auteurs , qui auflî ont été fort bien reçus & approu-
vés. Mais quiconque lira attentivement lès (Suvres poétiques •
imprimées depob (à mort » toutes en un volume, ifi-8^s^
Lyon , par Antoine de Harfy , 1574 ; où font contenus
plufieurs Opufcules, Elégies , Epitres , Rondeaux, Sonnets,
Quatrains , Chanfbns , Epitaphcs & Epigrammes ; il trouvera
le tout bien trouffé & fait d*une grande dextérité d'efprit,
refTentanc entièrement cette forme de compoliir , ancienne &
remplie de toute naïveté & gaillardife. Plus, Genièvre , Imi-
tation de l'Ariofle, imprime'e à Paris, avec autres Imitations du
même Poëte Italien, faites par Loys d'Orléans 6«: autres, m-8*.
chez Lucas Breyer, 1571. Ledit Saint Gelais a au/H compofé
Sophonifba, Tragédie très-àcellente » tant pour l'argument,
Zùe pour le langage & graves Ibntences, dont elle eft ornée,
es Chceurs feulement font en vers^ & tout le refteên pcoft;
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M £ L M £ L il
imprimée à Paris » en caraâères François » par Richard
Breton y 1560 *. Je mettrai ici quelques-uns de Tes vers, en
témoignage de fa douceur.
*Vof, La Croix do Maine , & les noces » au mot MiK&iii »!
Saiht Gblays, Tom. I! , pag. 1 14 & fuiv.
Du Rouflèau & de la Rouflè.
Un jour J en s' ébattant g
DUu créa le roujfeau j
P$M eUt^enle tentant ,
OùTfon J que tu es beau !
Le roujfeau fans féjour
Dit , beau comme le jour.
Dieu prit mal et langage 3
Ec àh , \ ais-(u, roujfeau ,
Tu prends gloire au pelage
lyane vache, ou d'un veau;
Le pied taras fiuau ,
Et U r*^ puant.
Le ^oujfeau bien fâche' ^
S'en vint à la rou£ellej
£t M trowa auké
Un bouc Jhus fon aiffeU*^
Puis la fîenne fenrant ,
En trouva tout autant.
Onques puis mtXj ne roujfe,
N'eureru accord parfaicî ;
L'un toujîours fe courrouce.
Et trouve l'autre infaicl,
Ailleurs on n'en veut pwnt g
Les voilà iiea tn point.
Quatrain.
Quel bien parler ou compter fon jffl^'r^
Vous ffouroic mieux découvrir mon marbre j
Que le travail de ne le pouvoir dire ,
Et le penfir qtdcontnûnt ^fi taktf
Autr&
Dis-moi J ami , ^ue vaut'U rmtnx avoir.
Beaucoup de biens j ou beaucoup Je fçavolrf
Je n'en fais rien j mais les ffavans je voi
Pàire la cour à ceux qui ont de quoi,
Skatn fur un petit Ltith.
Pour un Luth tien petit je fuis;
Mais file cœur vaincre je puis
De la maiflreffe de mon tnaijireg
AuJJî grand je pcnfcrai eflre ,
Entre tant de luths que nous Jhamus^
Qu'un Alexandre entre les hommes.
Huitain du feu de la faint Jean,
O fotte gent , oui fe va travailler
A voir un feu de bois accoutumé ,
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M E L M E L
^''ene:^ à mol ^ pouT vous émerveiller
De voir un cœur de tel feu allumé ,
Que plus il hfuJU, & moins eft conjumé ; -
Et Ji ce cas difficile vous femble,
Alle\ voir ctllf où d s'efi enflammé.
Vous le CTO il & ôrulere^ enfemblc.
Autre Hutcaio*
Soupirs ardent , parcelles de mon ame j
' Qui j de mon deuil j feuls la caufe entende^^
Si vous voye^ ma fin plaire à. Madame ,
Folei au Ciel , & là kmt m'ateende^;
Mais fi fon ceil { comme vous prétende:^ )
De quelque ejpoir nous daign€ feeourir,
ToÊuneiàmàj & l'ef^rit aurendei^
/« n'4mù pbu voùmu de vumir»
AUTRE.
Ckatelus donne à déjeuner
A dix pour moms Jtun «tfno&tf «
Et Jaqueîot donne à dtner
A dix pour moins que ChateUfS e
Après tes repas diffolus ,
Cfm 0 mis mas gay & falot.
Qui me perdra j cher Chacelus ^ •
Ne me cherche c/îic^ Jaque ht.
Autre.
Un Maijire ès-Arts , mat chauffé & vefiu ^
Cher un payfan denumdok à repaifire j
JDiJantautM hcoorer ht verea ^
Et les Jept arts dùiu il fut pajfé maifire.
Comment fept arts , r^'pond V homme champefirt^
Je n'en fais nui hois mu mon labourage ^
Mais je fuis faoul j quand U me pkàft de t^ttt ^ >
BtfitMiriisméifMmt&mwmùuige,
D I X A I N.
Un ChaHatm difbk en plein manhé «
Qu'il montrerait le Diable à tout le mondSt
Si n'y eut nul j tant fût-il empêché j
Qui ae (ourùt j pour voirl'efprk immonde*
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M £L
Lors une lourje aff'c\ large «S* profcndi
Il leur déployé , & leur du : Gens de bien ,
Owr«( vos yeux , voyq[ j y eM-4i Humf
Non , dit quelqu'un des plus prit regardons g
£t f^'^fi 3 dit-'il , le Diable j oye^-vous bien.
Ouvrir fa bourfe ,ù ne voir rien dedans.
ENIGME,
En fiiçon de Prophétie.
S*il ejl permis de croire fermement j
Que par les corps ^ oui font au firmam/uu,
Sumain ejprit de foy puiffe advenir
A prononcer des chôjes à venir,
Oufi l'on peut , par fureur fatidique ,
Sans art i ni fort y avoir fens Prophétique ,
Tant que l'on juge , en ajfeuré difcours^
Des ans lointains la deftinée & cours.
Je fais favoir à qui le veut entendre ,
Que cet hiver prochain f fans pius auendiCf
Voire pkaôt^ en ce lieu où nous femmes ,
Il fortira une manière d'hommes j
Las du repos , & fâchés dm féjour y
Qivi frmdtemau iront, & de plein jour.
Suborner gens de toutes quaUiis
A différends & paftlalite's ;
Etfivoule^ les croire 6- écouter ,
Quoy qu'il en dowe etévemr & ooujltr.
Ils feront mettre en débats apparens
Amis eture eux les proches parens :
LefUs harû^cràUiêntfimpropère
De fe bander contre fon propre père ;
Même les grands , des nobles lieux fâilàs ^
De leurs fi^tts fe verront affailUs,
Et le devtùr éPhoimeur & révérence
Perdre pour lors tout ordre & différeae*^
Car ils diront que chacun à fon cour .
J>cit alkr kasii , & puis faire retour i
Et fur ce poUu eatnnmdumefléu ,
Tant df diCcourSy venues fi- alléu ,
Que nuiie hifioire, oà font les grands meryeiUes,
Ne fait r^âi iPdmoeiùns pareilles ;
Lorsfe verra maint homme de valeur ,
Par f égmilçn dejetateffe & 6hakuf»
M E L
JcttikUpauJaie,
Icsfaifeaf»
4epaRiei.
les joucius.
L« cbangemeoc
ieUen.
M £ L MEL
De croire trop ce fervent appétit >
Mourir en fieur y & vivre bien petit ;
Et ne pourra nui laijfer cet ouvrage ^
S'il y a nus une fois le courage ,
Qu*tl n'ait empli par noifes & d&iUS
Le ciel de bruit j & la terre de pas.
Alors n'auront j non moindre autorité
Hommes fias foy , que gens de vérité £ Le* uMcm;
Car tous fuivront la créance & l'e'tudt
De l'ignorante & fotte multitude ,
Dora le plu lourd fera refu pour juge. le oaquee.
• O dommageable & pénible déluge !
Déluge j dy-je ^ & à bonne raifon ^
Car ce travail ne perdra fa faifon j
I Ify n'en fati délivrée la terre >
Jufques à tant qu'il ne forte à grande erre
Soudaines eaux j dont les plus attrempés j ÏM fuCOlS,'
En combattant ^ feront pris & trempés ^
Et à bon droit j car leur cceur adonné
A ce difcord n'aura point pardonné j
Mime au troupeau des innocentes betes ^
Q«e de iam nerfs & àeyatue deskmnites liu laquetci.
Jlnieji fût» non aux Dieux facrifiu^
Mais aux mortels ordinaire fervîce.
Or* maintenant je vous laijfe à penfer
Comment le tout fi pourra difpenfer «
^t quel repos , en noife fl profonde j"
Aura le cor^s de la machine ronde, L'c$Sll(
plus heureux qui plus éPeUe timéwu i
Moins de la perdn & gâter s'ahfiiemtmUf
Et tâcheront j en plus d'une manière j .
A l'ajfervir & rendre prifonniére , ' \
En tel endroit que la poure deffùte, tet fedê»
H*tiura recours qu'à celuy qui l'a faïEU^ d^jfiVtt
Me pour le pis de fon trj/le accident
Le dmr Soleil, mns ^irêere en Oeddent^
Lairra efpandre obfcurité fur eUe ,
Plus que d'éclipfe , ou de nuit naturelle.
Dont, pour un temps, perdra la liberté
Mt du haut eiel la faveur & clarté,
. Ou, pour le moins ^ fera feule & déferte ;
Mais elle , avant cette ruine & perte ^
Atira long-temos montré fei\fiblem*itt
fioient itjtgromi uffnÛmmt^
L.iyuu.cdtey Google
M £ N MEN /7
* Qug Ion Stkua ne fia tant Mîtùi
Quand fur un fils de Titan fut jetét.
Et plus Joudain ne doit être ejiimi
Le mMv«mtu que fit Inarimi»
Quand Typhaus fi fort fe dépita ,
Que dans la mer les motus précipita.
Ai^ fera, en peu étkoifès rangée
A trijle état , &fi foavene changée^
Quf mêmf. ceux qui tenue l'auront^
^ V Aux Jury cnans occuper la Utirront.
Lan firet pth le temps bon & prûpie*
De mettre fin à ce Ions exercice .
Car Us grands eaux dont cyc( devifer
^mat chacun ta retraite advijir^ La Tueur,
Et touufiûs^ avant leur partemem »
On pourra voir en l'air apertement Le Tcu qu'on
L'âpre chaleur d'une grand* flamme éprife , hit pour fe
Ptner mettre i fin leurs eaux & emreprife. ] téiîàêAt.
MENANDER *. \ oyc? les Sentences de Menandcr, ancien
Poëte Comique Grec , qui a écrit cent & cinq Fables ou
Comédies , ainfi que dit ApolJodore : Icfquellcs Sentences ont
été craduiees en François, par G«ofroy Linoder, 9t font impri-
mées à Paris , ini par Michel Jolian ,1580. .
j ? ^•«•«wl'e» fuivant un Fragment d'Apoilodote , cffî]»ce Grammairien
d'Arhcnes, rapporté par Aulugelle, Liv. XFIJ, Ch, 4s étnirfib de Diopèclie,
delà race des Cephifîens , &: mourut âgé decinquante-Heux ans ( environ deux
«em quatre-vingt-dix ans avant l'Ère Chrciienne ). 11 elt dit, dans ce même
faflage, qu'il ayoit compofé 105 Comédies ; «fantres difene loS , 00 109. Il
n y eut que huit de ces pièces qui remportèrent le prix , mais qui lui firent
une telle réj^iitation, <ju'il fut nommé le Prince de la nouvelle Comédie. Phi-
Mmon , Ecnvain fort in^rieur, lui fut fouvent préféré , ce cjui étonnoit fi
i^ort Mcnandre » qu'il demandoit un jour i ce rival « s'il n'avoit pas honte de
1 emporter fur lui : Quefo , Philemon ^ honâ venta j die mihi j cùm me vincls ,
non erubefiis i Sur quoi M. l'Abbé du Bos ( Réflex. fur la Po'ifie & la Peinture,
Tom. II » Mg. 4 j7 , Edii. de f 7 5 j } remarque tvec nifon , « qu*U n'en ^oc
» pas conclure que le; Comédies de Nîenandre aient cté jugées mauvaises,
» mais bien que d'autres plurent davantage 1». Si nous avions les pièces vido-
fienfes , peue-ètzedéinHecions«noa8 ce qui put éblouir le Spedateur ; peut-
ctre même trouverions-nous qiie le Spedlateur auroit bien jugé; Il ne nous
rcfte que des fcagmens des Comédies de Ménandcc » xecuculis par M. ta
Clerc.
BiflLioiB. Fb-an. Tom. F. Du Verd. Tom, iij» H
/
MER MIC
MERCURE TRIMËCISTE; Voyez Fravçois MovnzvR
DE FoiX j GaBRIBIi DU PRBAV.
* On prononce & l*on icrit TRisMécisTB. Mercure , ou Hermès Trilmé-
gîfte, vivoit , dit-on, près de vingt Hèdes avant l'Ère Chrcti .nne. On pré-
tend qu'il fut Prêtre <?c Roi j cîaurres difent que ce fur un Philofophe E^^vpfien,
Confeiller d'iHs , fenime d Oliris. On lui attribue quancitc d'inventions.
Eutèbe ( Prtparat. tvang. Liv, Il , Chap. i ) dit c|ue ce A/Iercure « ou Hemds
Tnfim'gifte , fur le mî-mc qu'Oliris , auquel on donna le nom de Mercure y
a caule ài la fagacitc de (on erptic à inventer tout ce qui pouvoir contribuée
k l'aiiânce de la vie. Il eut en particulier le nom à' Hermès y à caufe qu'il fat
je piemier Maître d'Eloquence , parmi les hommes. Les deux Dialogues ,
îiitjrMlf's Pymjnder 8c Afclevius y qu'on lui attribue , font d'un Auteur Chrc-
ôen^qui vivoic, au plutôt, oans le i'ccond Aède de l'EgUTe. Les Savans croient
cependant qu'on y ctouvede précieux leftes de U f^ns ancienne Philofophie
des Egyptiens. On peur voir, dans la Bibliothèque Grecque de Fabcicius , des
détails très favans & rrcs-étcndas fur Hermès ,&;fiu les Ecrits publiés ibus
le nom d HtRjiâs , l uni. I , pag.7 & fuiv.
MEURY RIFFLANT ' a traduit de Grec, le Miroir des
Mélancoliques, décrit en la irenticme Section des Problêmes
d'Ariftote , concernant ce qui appartient à Prudence , Entende-
ment & Sapience. Il y cft difputc pourquoi les mélancoliques
ibnt Ingénieux : puis ell montré l'Analogie du vin & de la
mélancolie \ enfemble les divers effets d'item » & les terribles
payions de TAme ; avec une autre queiHon figurant le certain
pourcraic Phyfical de la nature des chaudes & froides régions,
Ae des habttans j imprimé à Paris ^ par Nicolas de Burges^
* M E URT eft une corruption de M a u r i e B $ tmir le préfeodb itfnty
, Anreur , & le prétendu Nicolas de Burges ^ Imprimeur, onr tout
i lu de notns iuDpofcs. La Caille , pag. 1 18 de fon Livre, n'a rite ionNicoias
de Barges que oe cet endroit de On Vetdien La Croix da- Maine, au moc
Nicolas Léonique , ,1 chingé Je Burgescn de Bruges j Se c'eft ainfi que-Je
nomme auflj la Caille , ^ la Table de fon Livre. (M. de la Monnoyb ).
MICHEL D'AMBOISE ^Seigneur de Chevillon , dît l'EfcUve
fortuné , a compofé en rime , les Contr'Epitres d'Ovide , par
ledit dWmboife inventées , contenant les Rcponfcs d'UIylIcs à
Penelopé , de Démophooa à J^hyUà ^ d'Achiiles à Bsikis,
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MIC M I C 19
d'Hyppoîite )k Phèdre ; de Paris h (Ennnc ; de Jaon? à Hypfi-
phile f d'yEnée à Didon j d'Orelies à Hcrmione ; d'Hercules à
Dcïanira ; de Thefeus à Ariadnc , de Macaire à Canace ; de
Jalon à Médéc ; de Frotefilaiis à Laodamie ; de Linus à Hyper-
mellra ^ de Thaon à Sappho ; imprimées à Paris , in-^^. par
Benys Janoc, i$4i' La Babylon , autrement la confulion de
VEIchvc hnuné, oii font contenues plufîeurx Lettres , Ron-
deaux & Epicres amoureuiès \ imprimée à Lyon » in-iC. par
Olivier Arnoullet, i$3(.Les £piaresyénériranes, Fancaiiks,
Complaintes, Epicaphes^ trente - quatre Rondeaux, &L crois
Ballades; imprimées à Paris, par JeanLongis^
Le Biafon de la Dent , imprimé avec les Blafons Anacomiques
du corps féminin , faits par divers Auteurs, à Lyon , par Fran-
çois Jiifle , 1537. ^' ^ ^'^'"''^ ^" profe , le Guidon des gens de
guerre , imprimé à Paris , par Galiot du Pré , i ^43^ Ses
Traduc^iorr; en rime, les Bucoliques de Baprille Mantuan,
contenant dix Kglogucs , imprimées à Paris , in-j^'^, par Dtnys
lanot, 1530. Le dixième Livre des Métamorphofès d'Ovide,
avec l'Elégie de la Complainte du Noyer, imprimé à Paris, par
les frères Angeliers j (ans date* Quatre Satyres de Juvénid ; )l
Ikvoîf les huit , dix , onze & treize, imjprimées à Paris,
par Jean Longis , i $43. Le Ris de'Démocrite 6c le Pleur d'Hé?
laclice, Philofophes , fur les folies Se misères de ce monde:
traduit de l'Italien d'Antonio Phileremo Frcgofo , & interprète
en rime Françoife par ledit Michel d'Amboife , & imprimé à
Paris, /«.8^. par Arnouid i Angeiier, 1^47. & àRoucn //»-X^.
par Robert & Jean du Gort , 1 5 5 o *.
^ V@Y. La Croix du Maine, 6c les aotes , au mot Mighai ]>'Âi|<^
BOISE , Tom. II , p;^. 1 1 7 & 1 1 8.
MICHEL BERLAND, Avocat au grand Confeil du Roi,
Confciller en la Sénéchaulfce de li<Jurbonnuis , Siège Prclidial
établi à Moulins , a écrit Sommaire des Loix, Statuts , Ordon-
nances &£dits faits par les Rois de France , réduit par Alphabet
llepuîs h rjègji^ dcfiuot Loys, turque^ au règne du Rpi Henri U
Ht}
6o MIC MIC
de ce nom ; avec Arrêts notables , félon la matière du texte de
rOrdonnance ; imprimé à Paris , in-fol. par Charles l'Angelier,
1548. & depuis revu & remis en meilleur ordre par i' Auteur &
jàiinprimc in-%°. par Claude Micard, 1567.
MICHEL BOUCHER, de Boîs commun , a ^crit Oraifon
aux François , fur la mort du mitTnanîmc Prince Jean deBour-
^ bon , Comte d'Angbiea^ imprimée à Paris, in-^^, par Jeaa
Caveillier, 1557.
MICHEL DE CASTELNAU a traduit du Latin de Pierre
de la Ram<îe, Traité des Façons & Coutumes des anciens Gau-
lois; imprimé à Paris, par André Wcchcl, 155^*.
* Voy. La C&oix»v Maimb» 6c le» notes» tn nSme Article , Tom. II»
pag. 1 10 6c 1 2 1 .
MICHEL COIGNET, natif d'Anvers, a écrit Déclaration
fur le fait des changes ; enfemble un petit Difcours de bien &
duemciiL diiconter , avec la folution lus diverks opmions y pro-
pofées^ plus la Iblution des quellions mathématiques par I4
fuppacacioli de SuAus, tUuIbées & amplifiées par les démondr»-
lîons Géomémqoes , néceffidices à kelles ; impr^m^ avec ?Art-
tiimétique de Valeiitiii Menolier, en Anvers, i173* i«-8^»
Infiruélion des points plus ezceOens & néceflaires , touchant
l'Art de naviger ; enfemble un moyen facile & très-sùr pouf
oaviger Ed&Oeli, lequel juiques à préfènt a été inconnu à tou^
pilotes ; imprimée en Anvers , «1^4*, par Jaques Ueinric^ 1 5 8 x.
* Voy. La CRorx t>v i$jmz^«a,uAntAt6de,Tom. U^jf. i&i 6c itt,
M. M. COIGNET % Chevalier, Confeiller du Roî, je ne fit»
fi c'eft le même que le devam nommé , d'autant que fbn nom
propre n'eft défigne que par ces deux lettres M. M. a écrit
Inilrudion aux Prince? , pour garder îa Foi promife ; contenant
nn Sommaire de la Philoiophie Chrétienne & morale , & devoir
d'un homme de bieo i imprimée à Paris, in-^^^ par Jaques du
Puys,i<i84.
Ce n'eft pas le mcmc que hs pcécédem. ^ M. 01 la Mohnoyi).
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M I C
M I C 6f
MICHEL LE CONTE , Avocat Parificn , a compofé en
vieille rimtille, le Mariage de procès & de la femme ^ imprimé
à Paris, par Denys du Pré , 1 579. L'Arc & méthode à tourner
aoois en Ladns & François , k nom du très^Chrétien Roi de
France & de Pologne Henri IZI^ eniènibie les noms de U Roine
nère, de Loyiè de Lorraine, Roine de France , & autres noms
tournés à aucuns Prélacs , Seigneurs & autres gens de nom &
de réputation; avec la Déclaration & expofition d*iceux eiurîme^
imprimé à Paris , par Denys du. Pré^ > ^ 70.
MICHEL COP a écrit Commentaire fur le Livre de PEccIé»
fiaftique , autrement dit le Prêcheur , imprimé à Genève^
îii.8?.
• Comment du Verdier n'a-t-il pas mis ici Cah'mique^ puifque ce Com'
nentaire efl d'un Calviniquel II rut imprimé A Genève, m-S". 1 5^) , non
pas fut X Eccléjiajî'ique , Livre que Jes Calviniftes ne reconnoifTesiT poinr pour
Canonique , mais fut XEcdifiaJle , mot qui vchtablemenc liguUi^ Fréécar
UWj l*«a««Mrà, CoHcùmaMr, ( M. se tA Momnoyb ),
MICHEL COYSSARD, Jefuice, a traduit de ritaîien de
R. Père Gafparc Loart , les Méditations de la pafîion de notre
Seigneur Jefus-Çhrill , avec l'Arc de méditer^ imprimées à
Paris, ÎA-if • par Thomas Bramen ,157^ Rimèdca ibuveraini
contre les ièpc péchés mortels y contre le blafphème 9c le jeu ;
tirés des Exercices de k vie Chrétienne , de Gafpar Loart,
Théologien de la Coropi^ic de Jefus; imprimés \ Parb, rn^té*
par Thomas Brumen , 1577. Inftrué^ions & Averciflèmcns pour
, méditer les quinze Myflères du Rofaire de la très-fainte Vierge
Marie , traduites dudit Loart, par ledit Michel CoyfTàrd ; impri-
mées par ledit Brumen, i Sjs, Pracique (pirjcu«llc de la PrioceâQ
de Parme.
MICHEL FERRIER , de Cahors , a mis en mufique , lef ^
Pfalmes de David , traduits par Clément Marot » imprimés %
Parts , par Nicolas du Chemin.
♦ Vby. LjL Cwx VQ HîAfaM^m mto» Âaàd» ^Tom, U 9 pag, iss;
'À *M I C MIC
MICHEL FOURQUE ov PHOQUE , Prttw & Vicaire
perpétuel de (aine Martin de Tours , a mis en vers François
Héroïques , la Vie , Faits , Paflioii , Mort , RéfUrreâion •&
Aiôenfion de notre Seigneur Jefus-Chrin: , félon les quatre
Evangéliftcs ; imprimés à Paris , in 8**. par Jean Bien*né« 1 574,
H a traduit aufli en rime Françoife , les Opufcules fuivans : De
la Prière divine , Auteur fliinc Jehan ChryTt)llome : de la Pafïion
de Jellis par La^Hnce Firmian ; avec une Complainte de Jcfus ,
aux pécheur!^ pénifant par leurs propres fautes , niife à U tin^
imprimée à Tours, /n-R'^. par Mathieu Cherccle, 1550.
^ Voy. L>^ Civoix i^v Ma^ne, ^ |e$ noieSf au même Article , Tom. U ;
pag. iii&i»}.
MICHEL DE UHOSPITAL , Chancelier de France , fous
}e fèa Itoi de bonne mémoire Chariçs IX , a prononcé Harangue
coRtienàtit la Remontrançp iàire devant I4 Majefté du Roi tr^s? *
Chrétien Charles IX > tenant fe$ grands États en (a inlle d'Or<^
léans , mile depuis par éctiz & imprimée à Bloys, par Jiilian
Angelier> 1^6 1. Diîcours au Roi François I|, contenant une
Inllruélion pour bien & heureufement régner, écrit premièrerr
ment en vers Latins par Meffire Michel de FHofpital , lors
premier Préfident des Comptes , & depuis mis en vers François
par Joachim du Bellay, In Francijci, illujfr't[f. Francice Dclpliini^
6* Aiarieet fcrcnijf. Scotorum Rei}inx ^ nuptias yîmplijf. viri Mi"
fhacl. Hofpitalii Carmen. Ejtijdcm de Cakti iS' Guynœ oppidorum
txpugnatione Carmen, JDf Jkeavilla capta Aliud, De Mcù ufbç
fapta & 9h kofiium ingend oèjidione Uh&ata Afiud Carmau
jid illuftrijp, Frfumf, LoAarh^m. duetm Guyjianum Epijhltu
jid Caroium Carditadtat Lotharcnuni4e Paeç Carmen. Ad Mar*'
garitam , Régis fororem, Epijîoia^ hcec omnia excufa Parijiisf
apud Federicum Morel/um , i^So» Ejufdem Hofpitalii ad
Margàrltam Valcpam» fienrici II Régis fororem^ Carmen. Aliud
X^arni&n tju 0 exécra tur lites. EjufJem ad Janum Cardinal. Bdlayum
El^g'Oi qux omnia, nondàm typis mandata , pênes me habco *.
!^V«]r* t«4 Ga.otx ou Mains , âcl^ noces , âcecÂFC. Tom. li, f . 1 1 } & fiilv.
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MIC MIC 6i
MICHEL MAROT, fiîs de Clément Marot , a écrit quelques
Rimes qui fe voycnt au Livre des Contredits du fieur du
Pavillon, aux Fxrits de Michel Nollradamus , imprimées à Paris,
2rt-8". par Charles l'Angelier, 1560 *.
* Voy. La Croix DU Mains » âcles noces , au même Article, Toui. Il ,
pag. 1x6 8c 1 17,
MICHEL DE MENEHOU, Maître des Enfans de Chœur
de l'Eglife faint Maur des Foflèz, a écrie une nouvelle Inllruc-
tion des préceptes ou fondemens demuiiquc, tant pleine que
fîgurcc , imprimée à Paris, par Nicolas du Chemin, i ^yi.
* Voy. La Croix du Maine , au même Article , Tom. îï , pag. 1 17.
MICHEL MENOT , de l'Ordre de faint François , a écrie
des Sermons pour les jours & Dimanches du Carême , par lui
prêches à Paris , parmi lefquels li entremêle plulîcurs propos
en langage François ^ imprimés à Paris, iw-S^.par Claude Che-
valon, 1 516 *.
* Voy. La Croix du Maine , & les noces , au même Article , Tom. II,
MICHEL DE MONTAIGNE. Les EfTais de Meflïre Afichel
Seigneur de Montaigne , Chevalier de l'Ordre du Rot &
Gentilhomme ordinaire de fa Chambre. Livre premier 8t iècond^
imprimés à Bourdeaux, par Simon Millanges , 1 580. II a .
traduit auffi de Latin en François , le Livre des Créatures ;
Auteur Raymond Sebon , contenant trois cent trente chapitres ;
imprimé à Paris , m-8'*. chez Gilles Gourbin , i 58 1. J'aî VO Une
autre Traduélion dudic Livre en fore vieil langage *.
* Voy. La Croix du Mainb > le$ notes. «à mcme Article, Tom. Il ,
pag. 11^ Se fuiv.
Chapitre dixième. Des Livres.
[ Je ne fais point de doute qu'il ne m'advicnne fmivciit de parlet de chofes
qui font ailleuis plus (ichement rraitces chez les maitccs du mccicl , ôc plus
^itabkment. C'eft ici purement l'cfTai de mes fâcultés nacurcUcs , 8c iiiill»'
} & ^tti me focpiendca d'igaonmoe , il oe fera nen coocci
64 MIC MIC
moi ; car à peine répo»drois-je i autrui de mes difcoun , qui ne m'en ré'
ponds point i moMnème , ni n'en fuis farisfaîr. Qui fer» en cherche de
Iciencc , fi la cherche où elle Te loge. 11 n'ed rien de quoi je fifle moins de
çrofcfTîon. Ce Com ici mes fantaines , par lefquclles je ne râche poinr à donner
a conuokic les ciiolcs , mais moi. Elles ms feronr à l'adventure connues un
jour , ou l'ont autrefois été , félon que la fortune ra'a pu potter fur les lieux
ou elles ccoient cclaitcics. Mais j'ai iiiie inctnoire qui n'.-i point de quoi con-
ferver trois jours la munition que ie lu^ aurai donnée en garde. Ainfi je ne
pleuvy nulle certitude , fi ce n'eft de £dte connoitxe ce que je penfc , ôc jaC-
qu'i ^uel point monte, pour cette lieiue, la connoiflance que j'ai de ce deqiiioî
je traite. Qu'on ne s'attende point aux chofes de quoi je parle , mais à ma
^açon d'en parler » & à la créance que j'en ai. Ce que je dérobe d'aurrui >
ce n'«ft point pour le faite mien ; ]e né prétends ici huUe part , que celle de
raifonner &c de juger j le demeurant, ce n'eft pas de mon rôle. Je n'y de-
mande rien , hnon qu'on voie ii j'ai fu choiHt ce qui joignoit judemcnt i
mon propos. Et ce que je cache par fois le nom de TAuteur, à efcient, ès cho>
fes que j'emprunte » cfeft ponr tenir en bride la légéiseté de qoi s'entre"
mertent de juger de tout ce qui fe ptéfente ; Hc n'ayant pas le nez capable de
goùcet les chofes par elles-mcmes » s'artctent au nom de l'ouvrier, ôc à foit
crédit. Je veux qu tfa s'écheudent i condamner Cicéron on Ariftoce, en moi. '
De ceci fuis-je tenu de répondre , û je m'empêche moi-même , s'il y a de la
vanité & vice en mes difoourç , que je ne feme point , ou que je fois capable
de fcutir , en me le repiciencant ^ car il ccliappe iouvent des fautes a nos.
yeux \ mais la maladie du jugement condfte à ne les pouvoir appercevoic ,
lotfqu'on les offre à fa vue. I-a fcience Se la vérité peuvent loger chez nous
Ikosjugeinent âc le jugement y peut aufll èoe fâos elles. Voire U recMi-
noidaçce de l'ignorance eft an des plut beaiut & {du« sûts témoignages de.
Ja^meot que je trouve. Je n'ai point d'autre (ergent de bande à ranger mes
pièces, qnéla femme. A mcme que mes rcveries fe prcfenrenr, je lesenraffe:
xaniôt elles fe prellênt en foule , tantôt elles ie tiauient à la tlle. Je veux'
iOii'on voie mon pas naturel & ordinaire, ainA détraqué qu'il ell. Je me lailTe
aller comme je me trouve jaudi ne fonr-cepa^ ici articles de foi, qu'il ne f ic
ras permis d'ignorer 5c d'en parler cafuellement & témérairement. Je fou-
naicetois bien avoir plus parfaite intelligence des chofes, mïîs fe ne^a veilX'
{»as acheter fi d^qu'elU. coûte. Mon deifein eft de paiTer doucement, no9
aborieufcment , ce qui me refte «le vie, 11 n'efl rien pourquoi je me veuille
lompreja tcte, non pas pour la icicncc mcme , de quelque grand prix qu cilii
Ibit. Je ne chetche aux Livres qu'à m'y donner du plaiHr, par un honnête
amufemcnt ; ou , fi j'étudie , je n'y cherche que ta fcience , qui traire de la
connoiflànce de moi-même» ^ qui m'inflrulfe à bien mourir & à bien vivre.
Les difitcoltcs , fi j'en rencontre en liTant , je n'en ronge pas mes ongles ; je
les laide U, après leur avoir fait une charge ou deux. Si ce Livre me fâche».
J'en pxends un auire^ Ôc nç m'y fdoone qu'aux heures où l'ennui de rien
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MIC MIC 6s
faite commence à me fsàûr. Je ne méprends guère aux nouveaux , pour ce
que les anciens me £ètnblcnc plus tendus & pliisroiiles ; ni aux Grecs , parce
que mon jucement ne fe lansfait pas d'une moyenne intelligence. Entre les
Livres limplemcnt piaiiàns , je ciouve des modernes le Dccameton de fioc-
cace , Rabelais , êc les Baifers de Jean iècond , s*il les dut loger fous ce cine»
Se des lîèdes un peu au-dedus du nôcre , l'Hiftoire ylEthiopique , dignes qu'on
s'y amufe. Quant aux Amadis , & telle forte d'Ecrits , ilî n'ont pas eu le cré-
dit d'acrctcr leulcinent mon enbuce. Je dirai encore ceci , ou h.\rdiuient , ou
témérairement , que cetce vieille ame poifantene fe laific plus cliatouiller ,
non-feulement à l'Ariortc, m.iis encore au bon Ovicîc : fa facillcc & fcs in-
ventions , <|ui m'ont ravi autrefois , i peine m'entretiennent-elies à cette
heare. Je dis Bbfement mon avis de toutes choies , Toire , & de celles qui
furpallent à l'adventure mafiiffilà&oe, & que je ne tiens nullement ctrr Jj
ma jurifdiifbion. Ce que j'en opine, ce n'eftpasaufH pour établir la ^ranJ &c
mclure des ciiofes > niais pour faire connoître la mefure & force de ma vue.
Qoand je me trouve dégoûté de l'Axioche de Platon, comme d'un onvcage
fans nerfs &: fans force, eu cgard à un tel Auteur, mon J : Tcment ne s'en
croit pas. Il n'eft pas li vain de s'oppofer à l'autorité de tant d'autres meilleurs
juge mens, ni ne le donne témérairement la loi de les pouvoir accufer j il s*etk
prend i foi-mcme , <Sc fe condamne , ou s'arricec i i'écorce , ne pouvant
pénétrer jufqu'au fond , ou de regarder la chofe par quelque faux lurtre ; il
le contente de fe garantir feulement du trouble ^ du dérèglement. Quant à.
ia foibledê , il la ceomnoît volontien. 11 penfe donner fufle interprétation
aux apparences que fon appréhendon lui prcfente , mais elles font imbccilles
6c imparfaites. La plupart des Fables d'tlope ont plufieurs fens Se intelligen-
ces y ceux qui les mytholoeifent, en choiiiflenc quelque vifage ,qui quadre
bien i la Fable; mais c'eilie pcemiec vifage & fupertîciel. Il y ei^ a d'autres
plus vifs , plus elTeiitiels i!fc internes , auxquels ils n'ont fu pénétrer. Voilà
comme j'en fais. Mais , pour futvte ma route , il m'a toujours femblé qu'en
k Poëfie, Virgile, Lucrèce , Catulle 9c Hoxaoe tiennent de bien loin le pre-
mier rang. Et notamment Virgile , en fes G^^ques , que j'cllime le plus
plein Se parfait ouvrnf^e de la Pot'fie , ,1 la compar:^ifo!i duquel on peut recon*
noitre ailément, qu'il y a des endroits en i /hneide , auxquels l'Auteur euc
doriné encore quelque tout de peigne , s'il en eût eu le loint. J'aime aulli
Lucain , & le pratique volontiers , non tant pour fon ftyle ( car il fe laifTi
trop aller à cette aftetttation de pointes & fubtdités A» fou temps ) mais pour
£i valeur propre» & vérité de les opmions & jugemens. Quant au bon Té-
fence , la mignardife & les grâces du langage Latin , je le trouve admirable i
repréfenter au vif les mouvemens dei'ame & condition de nos mœurs. Je ne
k puis lire Ci fuuvcnt , que je n'y trouve quelque beauté & grâce nouvelle.
Cfocf. des c^ps voiiins à Virgile fè plaignent de quoi aucuns lui compa'r
roient Lucrèce. Je fuis d'opinion que c eft , â la vérité , une comparaiion
" inégale j mais'j'at bien à faite à me ralfurer en cette créance , quand je Vplf
^ M I C MIC
trouve attaché A quelque beau lîeu de ceux de Lucrèce. S'ils fe piquoîctit de
cene comparaifon » que dicoienc-ils de U bécife ôc (^upidicé barbarefque de
cna qui loi tomparent a cette heue Atiofte ? 6c qu'en £roh: ArioAe lui-
même? J'eltiine que les anciens auroient encore pIttS à fe plaindre de ceux
qui comparoienr Plaucc A Tcrence , que de la compif i^ n de I ncrece i
Virgile. Pour l'eftimation de Tcrence , tl m'eft iônvent tombe en tancaide ,
comme, en notre temps» ceux qui Te mHent de Gùre des Comédies ( eomme
les Italiens qui y font affez heureux ) emploient trois ou quatre areumens de
celles de Tcrence , o i He Plaute , pour en faire une des leurs. Ils entafTent
en une feule Coincdic , cniq ou fix contes de Boccace. Ce qui les fait ainfi.it
ciiaiger de matière , c'eft la défiatiee qu'ils ont de fe pouvoir fou tenir de leuct
propres gr:îce<; , il faut qu'ils trouvent tin corps où s appuyer; 8-: n'avanr pas
du leui allez de quoi nous arrêtée , ils veulent que le conte nous amufe. li
en va de mon Ameiir tout «a concraif«. Les perfedione 9c beautés dé £i
fiiçoa de dite nous (ont petdte le goût de fon iujer *, fa gentUlelfe 9c (à ni*
gnacdiit noiisanicenc pax-iont^ileftpaz^«outfiplaiiâni,
. » . . Ilqtàdas furofu fiÊÙttimus anuû j
& nous remplir tant lame de fes grâces, que nous fuyons la fin de fon HîHoîre.
Cette mcme confidcration me tire plus avant. Je vois que les bons 8c .mciens
Poètes ont évité l'afTeâation & la recherche , non-feulement des fanraiHques
élévations Efpagnoles 9e Péttatchiques , mais der pointes mîmes plus douce»
8c plus retenues , cjui font Tornenient de tous les ouvrages portiques des
iiècles fuivans. Si n y a-t-il homme au monde qui le? trouve i dire en ces
anciens , & qui n admire plus , fans comparaifon ,1't galc polifTure , & cette
l^erpctuelle douceur & beauté floriilànte des Epigrammes de CaruUe « que'
tmr, les cguillonsde quoi Martia! cijuife la queue des h :n<;.C'eft cette même
railon que je difois uncôt, comme dit Martial même de foi, Minùj U/i
ingeniù taionmdum fidt ^ in c^us hcum materïc^ fuccejferat* Ces pcemier»*li»
fans s'émouvoir & fans fe piquer , fe fonr aflêz &nm, Ib mit de quoi rire
par tout ; il ne faut pas qu'ils fe chatouillent; ceux-ci onr befoin de fecours
étranger. A mefure qu'ils ont moins d'efprit, il leur faut plus du corps. Tout
einli qu'en la danfe &en nos bals , j'ai remarqué que ces hommes de vile
condition , qui en riennent ccole, pour ne pouvoir repréfenter le port &.' la
déc cnce de norre nobleilè, en cccompenfe de cette grâce , qu'ils ne peuvent
imiter , chetchent i fe recomnuiadBr jut dits ùxm p&iUeiix ««ncies mouve-
mens étranges 9c barelerefques. Et comme j'ai vu audî les baladins excellens,
jonnnr leurs rôles vêtus A leur ordinaire, d'une contenance commune , nous
(ionncr tout le plailii" qui fe peut tuei de gens de leur métier j les aprentifs ,
&qtti ne font de (i haute le^on , il faut qu'ik sVniârirtent le vilkge; il leur
fiut trouver des vcremens ridicules, des mouvemens &: des çrinucc; , pour
nous aprcier à rire. Cette mienne conception fe reconnoit mieux qu'en tout
antit liea» en lacoroparad(bn de l'iBnéide 9c d& Furieus. Celui-U on le foic'
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MIC M I C 67
aller A rirç-H'iile , H'un vol haut 5c ferme , Tulvant toitionrs fi pnintf ; ceruy-
cy volccei L^uu-lct de conce en conte , comme de brandie en branche , ne
h fiant à fes ailes , que pour une bien courte traverfe , Se prendre pied à
duqne bouc ^ champ» «G» peur qae Tiuleine Se U force lui £uUem s
Exeurfusque ir^ves tentât. . . .
VoilA donc tqomt à cette forte de fujets, les Auteurs qui mepIaUbncIefliu;
Quant 1 mon antre leçon qui mcîe un peu plus de fruit au plainr , par où j'ap-
prends à ranger mes humeurs & mes conditions j les livresquim y iervem plus
ordimifenacnc, c*eft Platacque, depuis qu'il eft François , & Sénèque. Us oac
tous deux cctre notable commodité pour mon humeur, que la icience que
{"y cherche , elle y eft traitée à pièces dccoufues , i}\û ne demandenr paç
'obligation d'un long Uivail , de quoi je fuis iiicapabie , comme iont les
Opulcules de Plutarque , & les Kpîtres de Sénèque , ^ni «ft la plus belle partie
de fes Ecrits , & la plus profitable. Il ne faut pas grande enTreprife pour m'y
mettre, & les quitte où il me plaît ^ car elU$ n'ont point de fuite des unes aux
entres. Cet Auteurs o«k beaucoup de fimiliwdea d*flfinioti>, ixiiiinieeufl
leur fortune les fit naître environ même iSède » tous deux Piécepeenis de
deux Empereurs Romains, tous deux venus de pays étranger , tous deux
riches ëc puilfans. Leurs créances font des meilleures de toute laPliilofophie«
A mitées d'une Hmple façon & pertinente. Pbiarque eft plus uniforme 8e
conftanr j Séncque plus ondoyant & divers. Cetui<i fe p iti; , fe roidir SC
fe tend , poux armer U venu contre la fbibletfè , la crainte ôc les vicieux
appétits y I autre femble u'eftimec pas tant leur effort , 6c dédaigner d'en liâtor
ion pes&fe mettre fur fa caigue. Plutarque a les opinions Platoniques»doucef
& accommodables à la focictc civile -, Taiirre les a Stoïf]ne<; & Eptcoriennes ,
plus éloignées de l'ufase commun , mais plus commodes ôc plus fermes. U
paroît en Sénèque qu il prête un peu à la tyrannie des Empereurs de firn
temps ; car je ticJis pour certain.quec'eft d'un jugement forcé au'il condamne
la cauie de ces généreux meurtriers de Ccfar. Plutarque eft libre par-touc
Sénèque eft plein de pointes &c faillies ^ Plutarque de chofes ; celui-U vous
ichanfe plus & vous émeut ; cetui-ci vous contente davantage , & vous pe|0
mieux. Qunnr à Ciccro , les Ouvrages qui me peuvent fervir chez lui à moa
delfein, ce Ibnt ceux qui traitent de nos mœurs & règles de notre vie. Mais«
â conléflèr hatdiment k irérité ( car /puifqu'on « nancbi barrières de
l'impudence , Il n'v a pluj Ao trlJo ) A» Ai^vin d'écrire me fcmlile Iklie &
euuuyeufe , & toute autre pareille façon j car fes préfaces , digrelhoas , défi-
nitions , partitions , étymologies confument la plupart de fon ouvraze. Ce
(jtt'il y a de vif 6c de raouelle , eft étouffe pat k lojq;aMt de fes apprêts. Si
j ai employé une heure à le lire , qui eft oeaucoup pour moi > Se que je ra-
mentevoye ce que j'en ai dté de fuc fie de fubftance > k plupart du temps jtf
n'y trouve que aa vent | car il A*eft pe* eucoce T«n» aox «igpimeiie qui rnnnt^
i ton propof » & anx wSm» qm condiait ptoptcoie&t k norad» que je cfaoe-
1.'*
n
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^8 M I C MIC
che. Pour moi, ^ui ne detnaiiile qn*i devenir plus Ta^ , non pli» favanr, cet
orJonnance8ljOg|cîenne$& Ariftotéliqaes,ne fonc pasl propos. Je veux qu'on
Tienne foiiclnin .m point. J'entends a(Tez que c'eft que mort & volupté , qu'on
Jie s'amufc pas a les anacomifer. Je cherche des taifons bonnes & termes
«facrivée, aui m'indruifenc â en Toatenir l'effort. Ni les fubrilitcs Grammai*
Tiennes , ni l'îngénicufe contextute de paroles & d'argumentations n'y fervent.
Je veux des diicouts , qui donnenc la première charge dans le plus fort du
douce ; let iiens laagnioènt aatonr du poc. Ib fonf bons pouc TEcole , pour
leBarteau, 9c pour le Seraum , ou nous avons loifir oe fbmnieiUier»on
fommes encore , un quart d'heure après , affez a temps , pour rencontrer le fil
du propos. 11 cà befoin de parler ainfi aux juges qu'on veut gagner à tott 8c
à droic, «me en&ns & au vulgaire. Je neveux pas qu'on emploie le temps 4
me rendre atcenc'if , 3c qu'on me crie cinquante fois : Or oyez , à la mmle
de nos Hérauts. Les Romains difoient en leur religion , Hoc âge ^ ce que nous
^«uu t furfum corda i à la n6rre: ce font autant de paroles perdues pomc
inoi. J'y viens tout préparé dès le loeis » il ne me faut point d'alléchement ,
ni de fauce ; je mange bien ta vlatifft toute crue ; & , au lieu de m'cguifer
1 appctitpar ces préparatoires & avant-jeux , ou me le lafTe & affadie. Les deux
Îwemieri , 9c Pline , 9c leurs femblablin , ib n'ont point de Aor «^e : ib veu»
cnr i s oir affaire à gens qui s'en foîent avertis eux-mêmes ; ou , s'ils en ont,
c c\\ un hoc âge fubftancicl , (^: qui a fon corps à part. Je vois aufli volontiers
fes Epîtres , & notamment ceUes ad Aiticum^ non-feulement parce qu'elles
contiennent une très-ample inftruflion de l'hilloire & affaires de fon tempe»
mais beaucoup plus pour y découvrir fes humeurs privées ; car j'ai une fingit-
lière cuiiolîté, comme j'ai dit ailleurs , de connoitte l'ame & les internes
iiig^niens de mes Auteurs. 11 faut bien juger, leur faffiJànce, mais non pai
leurs mœurs, ni leurs opinions naïves, par cette montre de leurs écrits , qu'ib
étalent au théâtre du monde. J'ai mille fois reÇ!«rté o'to ncvis nyonç perdu le
Livre que firutus avoit écrit de Li vertu , car il tau beau apprcniiie la théo-
rique , de ceux qui iâvent bien la pratique. Mab , d'autant que c'eft autre
* chofe le prcfche , <^ue le prefcheur , j'aime bien autant voir Bnuus ch :^ Plu-
wque , que chez lui-mcme. Je choif rois plutôt de (avoir au vrai des devis
•oue Brutos cenoit, en fà tente , à quLiqu'im de iès privés amis , la veille
<l'une bataille, que les propos qu'il tint le lendemam à fon arnîée; 9c et
c^n'il faifoit en fon cabinet Cc ea fa chambre , que ce qu'il faifoit emmy la
J^iace ^ au Sénat. Quant i Clcteo, je fuisxlu jugcmcm koramim , que , hors
a fôence « il nV avoit pas bttuooup d'excellence en lai ; tt étoit bon citoyen ,
d'une nature déDonnaire, comme (ont volontiers les hommes gras & gouèuts ♦
comme il étoit ^ mab, de lâcheté & de vaoiiéyit en avoit, fans mentir ^
beaucoup. Et fi m £ûs comment' rexenlèr d'avoir eftîmé fa Poëfie digne
d'être mife en lumière. Ce n'ed pas graiule imperfcâion que de mal faire des
vers; mais c'cfr à lui faute de fiipemçnr de n'nvoir pns fenti combien ils
4coieuc mciigiies dt; la gbuË dâ luuxium. (^uaac a iua cioi^uence > elle eft ds
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MIC MIC 69
' tout hors e^e comparaifon, je croîs que jamais hommç ne Tcgalcra. Si cft-ce
avk xï n'a pas en cela franchi li nec ion avantage , comme Virgile a fait en U
àtCte ; car, bîeiit&t après Im , il s'en eft ttoavé qui l'ont penfô égaler ic fur-
inonccr , quoique ce nit à bien faulTes enfeignes. Mais à Virgile, nul encore
depuis lui,n'aofé fe conip.irer, Ft ;i ce propos, j'en veux ajouter ici une
iutloire. Le jeune Cicc'ro, c]ui nu rctlcmblc fon i>ère que de nom,conunan-
daittenA(îe , il fe trouva un jour en fa cable plufieurs Etrangers, &, en-
tr'aurres , Cxftius , allis au bas bout , comme on fe met fouvent aux tables
ouvenes des grands. Ciccro s'mforma qui il cioit à l'uii de fes gens , qui lui
dtr (on nom. Mais oomme celui qui fongeoir ailleurs , & q ut oubfioÎT ce ^u'on
lui répoadoit,ïl le lin redemandacncore depuis deux ou trois fois: le ferviteur»
Dour n'être plus en peine de lui redire Ci fouvent la même chofe , 6c pour
le lui faire connoîcre par quelque circonlUnce : c'eft, dit-il , ce Ocdius , de
qui on vous a dit , qu'il ne fait grand écar ét l'éloquence de votre père au
prix de la fienne. ("uiro 5'ctaiir foudain pique de cela, commanda qu'on
empoiendt ce pauvre Cxiiius , ^ le ht très-bien fouetter en fa préfence. Voilà
on roaToonriois hôte. Entre ceux-mèmes , qui ont eftimc, toutes chofes con-
tées, oecee fienne éloquence incomparable , il y en a eu qui n'ont pas laiifi
d'y remarquer des fiures. Comme ce grand Brutus , fon ami , il difoit que
c'étoic une éloquence calTce Se etirénce Fraciam & elumbem. Les Orateurs
voifins de fonfièclereprenoienrauffi en Id, cecorîenx foin de certaine longue
cadence , au bout de fes claufes, & remarquoient ces mots <r/7ê t /Vfijri/r, qu'il
y emploie fi fouvent. Pour moi , j'aime mieux une cadence qui tombe plus
court, coupée en iambcs. Si nicle-t-il pat fois bien rudement fes nombres ,
mais bien rarement. J'en ai remarqué ce lien i mes oreilles L^o \crh mt
minus diu fcncm eJJ'e maHem ,quàm ejje /ênem j antequàin cffcm. Les Hilloriens
font le vrai gibier de mon étude ^ car ils font plaifans & aifés \ ôc quant
êc qnanc la conlîdération des nattttes & con£tions de divers, honomes , les
coutumes des nations difiTérencea, c'eft le vcai fujet de la fdence morale. Or
ceux qui écrivent les vies , d'autant qu'ils s'amufent plus au» confeils qu'aux
^énemens ; plus à ce qui part du dedans, qu'à ce qui arrive au dehors,
«eoxoU me font plus propres. Voilà pourquoi , en toutes fortes , c'eft mon
bomme que Plutarque. Je recherche bien curieufemein , non-feulement le»
opinioiis & les raifons diverfes des Philofopbes anciens fur le fujet de mon
entienrife Se de toutes iédes , mais aufli leurs mœurs , leimlônunes ôc leur
vie. Je fuis bien maitî vmc n^nn tt\jvit» une tlouzame de Laertius , ou qu'il
ne fe foit plus étendu, tn ce genre d'étude des Hifloires , il £iut feuilleter
fans diftinaion, routes fortes d'Auteurs, & vieils Se nouveaux, & harrngouins
& François , pour y apprendre les chofes de <juoi dîvetfement ils traitent. Mais
Céiâr feul me femble mériter qu'on l'ctudie, non pour la fcience de l'Hif-
toire feulement , mais pour lui-même , tant il y a de perfcâion ôc d'excel-
lence par.>dcifiis cous tes antres , quoique Salisne foit du nombre. Cènes Je
lis m Aiii«itr> avec nnpettpiatdefévésenoefcdereipeâ,qi^ nelixle»
70 M I C MIC
Immains ouvrages; tantôt le conddcrant liû-mcme pur (ès adlions , Se le
miracle He fa gran^icur j tantôt par la purctc & inimitame poliffure ce (on lan-
gage, qai afurpaiTc non-feulement tous les Hilkoriens , comme dit Ctccro ,
mais, i mon avis, Cicéto même , &ioiice la parleiie qui (ut onques, avec
rant de Hnccmc en fcs jugemens , parlant de fes ennemis mêmes, Se tant de
vérité , que , fauf les fauires couleurs , de quoi il veut couvrir fa mauvaife
caufe & l'ordure de fa peftilente axnbiduii, je penfc , qu'en cela , (ieul on y
puifTe trouver â retUre qa'il a été trop épargnant à parler de foi. Car tant dé
erandes chofcs ne peuvenr pas nvoir exccutcc"; pir lui , qu'il n'y foit allé
beaucoup plus du ûen , qu'il i\ y en met. J'amie les Hiltoriens, oufonlua*
{)Ies , oa excellens , les Umples , qui n'ont {point de quoi y mUer sien
eor , 8c qui n'y apportent qne le foin 9c Umiigenee de rama/Ter tout ce qui
vient à leur notice , d'enregiftrer en bonne foi toutes chofes fans choix 9c
fans triage , nous lailianc le jugement tout entier, pour la connoiirance de U
vérité, l^l eft , entt'autres , poor exemple le bon FroiHàrd , qui a marché en
fon cnrreprife d'une Ci francne naïveté , qu'ayant fait une faure , il ne craint
nullemeuc de la reconnoître ôc corriger en l'endroic où il en a été averti , 6C
qui nous repréfente la divertîté même des bruits qui couroient * & les difi&>
fens lappoits qu'on lui faifoit. C'eft k matière de l'Hiftoire nue & informe s
chacun en peut faire fon profit , autant qu'il a d'entendeiTient. Les bien
excellens otu U fu£fance de cboifir çe qui eft digne d ette fu, {a.vent trier, de
celui qui eft j^us vcaiftwblable; 4e la oondinon des Princies »
& de leurs humeurs, ils en aevinent les confeils , & leur attribuent les pa-
roles de même. Us ont raifon de prendre l'autorité de régler notre créance à
la leur; mais certes cela a appartient i guère de gens. Ceux dentie deux ^qui
eft la plus oomm lu ic façon ) ceux-là nous gâtent cont^ils veulent nous mâcher
les morceaux j ils fe donnent loi de juger , Se par conféquent d'incliner
l'Hifloire à leur ^tailîe i car, âopm quç le jugement prend d'un côté , on
ne fe peut garder de «oncoomer 9c <ie «ordre U narration même ice bitôs. Ut
entreprennent de choifir les chofes dignes d'être fues , 8c nous cachentibuveiig
telle parole , telle aéHon privée, qui nom inftruiroit autant que le refVe,
omettent, pour chofes incroyables, celles qu ils n'entendent pasj & ai aven-
ture encore celle chofè , pont ne la favoitdite en bon Latin , ou fntujoia.
Qu'ils ctalenr hardiment leur éloquence & leurs dignités j qu'ils jugent! leur
pofte , maia ^'ils nous {aillèac aulfi de quui juger aj^ès eux j & qu'ils n'aliè^
rent, ni diipenlènt, par leun mt.MMmwiu*»ua «• {nmt le«ir «liuix, rfen w le coim
de la matière , ains qu'ils noua la tenvoient pure de entière en toutes &$ M»
menrion^. Ccux-IA font r»nfT! bien plus recommandable? Hiftoriens , qui
cou iioillent les chofes 4e quoi 4s écrivent, ou pour avoir ctc de la partie i
les faire , ou privés, avec ceux qui les ont conduites; car, le plus fouvent , oil
trie pouf cette cfinrpc , ^ norammcnt en ces fiècles ici , des perfonnes d'entie
te vulgaire ,pour ccuc ieule confidcration de (avoir bien parUr , comme fi
II9PI pierçbsens d'y apprendre 1» Çrammaire j & f ux opt nifçn , n'ayant
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MIC MIC 71
fté gages que pour cela , & n'ayant mis en vente auc le babil , de ne fe fou-
deraulC principalement que de cette partie. Ainu, k force de beaux mots, ils
nous vont pâtiiTant une belle contexture des bcaîts, qa^b ramafTenr ès Car*
retours des Villes. Voilà pourquoi les feules certaines Hiftoires font celles
qai ont été écrites, par ceux-mcmes qui comroandoienc aux aâaires , ou qui
ccoiencpairicipansiles condoina, comme font ^nafi tomes ieir Grecques A;
Romaines; car plufieurs témoins ocalaîres ayant écrit de même fojet (comme
il avenoit en ce temps-U , que la grandeur de la fortune ccoit roujoiirs ac-
compagnée du favoir) s'il y a de la faute, elle Joie être merveiUcufemenc
légère fur on accidem fort douteux ; s'ils n*écnvoient de ce qu'ils avoient vUd
ils avoient au moins cela, que l'expcrience au rrianlement de pareilles afTilres,
leur rendoit le jugement plus fain. Car, que peut on cijpéret d'un Médecin
éccivant de la guerre , ou d'un Ecolier traitant les delTeins des Ptinces } jfi
noas voulons remarquer la religion que les Romains avoient en cela , il n'en
faut que cet exemple. Alînius Pollio trouvolt es Hiftoires mcuie de Céfaf ,
quelque méconte » en quoi il ctoit tombe , poui n'avoir pu avoir les yeux
en tous les endroits de Ton armée,; 8c en avoir cm les particulien , qui
lui rapportoient fouvent des chofes non afïèz vérifiées , ou bien pour
n'avoir été a ffcz curie ufement averti par fes I.ienrenans, des chofes qu'ils
avoient conduites en Ton abfence. On peut vou, par cet exemple, fi cette
recherche de la vcriré eft délieate, qu'on ne fe puilTe pas fier d'un combat
à la fcience de celui qui y a commande -, ni aux foidats de ce qui s'eft
{•affc près d'eux , fi , à la mode d'une information judiciaire , on ne con*
tome les témoins , 8c revoie les objets fur la preuve des fonrilles de cha-
que accident. Vraiment la connoiifance que nous avons de nos afifairet eft
bien plus lâche. Mais ceci a été fuffifammenr traité pat Bodin , & félon ma
conception. Pour fubvenir un peu à la trahifon de ma mémoire , & à fon dé-
fitut u extrême , qu'il m*eft advenu plus d'une fois de reprendre en main des
livres comme nouveaux du tout, & à moi inconnus, qucj'avois lus curieufc'
ment Quelques années auparavant, & barbouillé de mes notes : j'ai pris en cou-
tume depuis quelque temps , d'ajouter au bout de chaque livre ( je dis de
ceux delquels je ne meveux fervir qu'une fois) le' temps auquel j'ai achevé
de les lire, & le jugement que j'en ai retiré en gros : afin que cela me reoré-
leme au moins l'air Se l'idée générale que j'avois conçu de l'auteur, en le lifanr»
Je veua ici tcanfcrive aacunes de fes annotations. Voict ce que je mis il y a en-
viron dix ans en mon Gukhai Jin , c«r ijuclquc langue que parient mes livres ,
je leur parle en la mienne. 11 eft Hiftorio^aphe diligent , Ôc duquel à mon
ftvis autant exaâement que de nul autre peut-on appiendve la vérité des afRiires
de fim temps. Auffi en k plus parc en a'^il été aoenr lui - même , &: en rang
honorable. I! n'y a nulle apparence que pjr haine, faveur, ou vanité il ait dc-
guifc les chofes , dequoi font foi les libres jueemens qu il donne des grands,
9c notamment de ceux par lefquels il avok ctéavancé & employé auc «larns,
comme du Pape dément VU. Quant i la partie dequoi il femUe fe votuoic
71 MIC M I C
pr jviloir h plus , qui font Tes cligrefTions &: difcours , il y en a de bon? 5r en-
litUis de b;:aux traits , mais il s'y eft trop \y\\x. Car pour ne vouloir rieu laillèr
i dire, ayant un fujet Ci plein 8c ample éc a peu près infini , il en devient lâche
&ennuyeax & Tentant un peu au caquet fcoUl^ique. J'aiaulTl remarqué ceci,
que de tant d'aines & c(fers qu'il juge , de tant oe monvemens & confeils , il
11 iin lapportc jamais un feul à la vertu, religion, cunlcicnce, comme Ci ces
uarcics-li écoienc éa tout éteintes au monde : & de toutes les actions , pour
Délies par apparence qu'elle s -m cm es foicnt irelles , ilenrejette la c.uifc àquel-
queoccalion vicieufe, ou à quelque protit. UelV impolUbled'imaginer que parmi
cet infini nombre d'aâions, de auoi il juge , il n'y en ait eu quelqu'une pro-
duite par la voie dbla raîfon: nulle corruption ne petit avoir faifi les Komrnes
fi uuiverfellemenc, que quelcun n'échappe de la contagion. Cela me fait cnin-
dre ,(^u'il y au un peu du vice de (bngoùc , 6c que cçla Toit avenu de ce t^u d
9Àt elhmé aaatrui félon foi* En mon Philippe de Comines il y a ceci ; Voiis y
trouverez le langage doux ôc agréable, aune naïve fimplicité , la narration
pure, 6c en laquelle la bonne foi tl-j IWiir ^ir rt-'air évidemment exempte de
vanité, parlant de foi, <ic d attcdaiioa d euvic p.ulaiu d autrui, fesdiicourt
& enhortemens accompagnés plus de bon zèle & de vérité , que d'aucune ex-
'quife fuffirance , tout pat tour de ! autorici; Se gravité repréfentant fon
homme de bon lieu, 6c élevé aux grandes atlaues. Sur les Mémoires de Mon-
fieur du Bellay. C'eft toujours plaifir de v<nr les chofes écrites par ceux qui ont
edavé, comme il les faut conduire. Min ii osfe peut nier qu'il ne fe découvre
évidemment, en ces deux Seigneurs ici, un grand déchcr ik I.i franchife 6^
libcicé d'écrire , qui reluit es anciens de leur torte , comme au Sue de Jouin-
vile, domcftique de Saint Loys, Eginatd , chancelier de Ciurlemagne, &
de plus fraîche mémoire en Philippe de Comines. C'eft ici plutôt un plaidé
pour le Roi François contre l'Empereur Charles V , qu'une hiftoire. Je ne
veux pas croire qu'ils ayent rien chanqc , quant au gros du fait , mais de con-
tourner le jugement des événemens,(ouvent contre raifon,ànotre avantage,
êc d'onicttre tour ce qu'il y a de chatouilleux en la vie de leur maître , ils en
font nicucr : témoins les recoUemens de Meilleurs de Montmorency Se de
Biton , qui y fontoidkliés, «oire le feul nom de Madame d'EUampes, ne s'f
trouve point. On peut couvrir les allions fecretc; , mais de taire ce qus tout
ie monde fait , 6c chofes qui ont tiré des effets publiques Se de telle confé-
aoence , c^eft nn dé£iat inexcufable. Somme pour avoir renticreconnoifTance
a Roi François 6c des t^koCoc avenues de fon temps, qu'on t'-xlrccfc ailleurs.
Cl on m'en croît. Ce qu'on peut faire ici de priifir , c'eft par la dédudhon
particulière des batailles & exploits de guerre , ou ces Gemilhoinmes fe font
nouvés f quelques paroles &aâions privées d'aucuns Princes de leurtemps, 8c
les pratiques Se négociations conduites par le Seigneur de I angeay, ou il y %
Iput plein de chofes dignes d'être fues , Se des oifcours non vulgaires.]
4ç
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MIC M I C 7j
de Salon de Craux en Provence , a écrit des Almanachs &
Prognoflications , chacune anncc depuis r <5«;o , jufques à i s^-'lt
étant décède le deuxième jour de Juillet ï")6(î : lefquels Alma-
nachs ont éce imprimes à l.yon, avecles PrcHiges, par Jean Brotoc
& Ant. V uliiit , «S: par Iknoit Odo, comme uuffi à Paris. Plus, dix
Centuries de Prophcties, par Quatrains, qui n'ont fcns, rime, ne
langage qui vaille; imprimées à Lyon, par BenoiH Rigaud ,
1%^^» Opalcnle de plufieufs exquifts Receptes , divifê en deux
parties \ donc \% première montre la manière de faire divers
ûîrdemens & (enteuis pour la iàce \ & le/ècond,à fkire confitures
' de diverfiss forces » tant en miel, que fucre & vin cuit , imprimé
à Lyon, in i6. par Benoift Rigaud > 1^72. Le Remède très-
utile contre la pelle & toutes fîévres pefiilentielles ; avec la
manière d'en gudrir. AufTi la finguliére Receptc de l'œiif dont
ufoic rjtmpcreur .Maximilian premier du nom ; imprimée à
Paris, in-H^. par G- Ny verd , 1561. Paraphrafe de Galien , fur
TExhortation de Menodote aux études des bons Arts , môme-
ment en Médecine , rradaitc de Latin , par ledit Nolirada-
mus i imprimée à Lyon , in - 8". par Ambroife du Rofhc ,
♦ Nous ajouterons ici à ce que nous avons dcji die fur Michel NosTM-f
Dami, dans la Bibliothèque de La Croix du Maine , Toin. Il , pag. i)5 »
un palfage de M. TAbbé le Beiif ( Hjjîoire de la prife de la Fille d'Auxerre ^
p. 17S) au fujec deNosTJiADAMOs. « Hubert Languec, célèbre Bourguignon,
ncoQtempofaiiideNoftndat&us, dit, clans la 109* Lettre de fonrrdinème vo-
*»liilDe»écrimeii 1*^5 , que dès ce cemps-U les Imprimeurs en compofoienr
M ( lîes Genturîes) fous fon nom. Cci tVaudcs continuoient en 1^05 Se 1610.
» Mercure Fran^. fora. I, pag, 4J7. Mais , ce qui eft plus remarquable , eft
i> ^ue M. Petit , Intendant des Fortiikations , a avoue dans une dillèrtation ,
»> imprimée i Paris , en i^ij(T, chez Jean CufTon, que lui-incm; a compofé
« ^lufieurs de ces Quatrains , 3c qu il a eu te ^iatlir d'entendre citer, comme
M imprimés <lès l'an i5<>S , des Quatrains qmn*étoient pas eiu:ote£ûts en
» 16 so. Voyez le Recueil des Journaux des Savans de f An. \ 6CC ».Le Joirn.d
des Sawtns ( iz Mars \ G66 j nz dit rien de ce que cire M. l'Abbé le Beut.
Quant à rOuvtage de M. Petit, d'après lequel eit la cicacioa , voici ce qu'on
y lit , pag. 1 4î , où l'on verra que i'Attcenr.ne dit pas qu'il eût fait lui-mèipe
d«» Quatrains , & qu'on les ciroit comme de 1568 , quoiqu'ils ne fullcntpa*
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* 74 M I C MIL
encore compoCcs eu i^jo- Quand je vois des perfonnes admirer quelque/bis la
rencontre de certains Quatrains de Nqfiradamus ^ avec quelques événemens fia-
gulters {je pad* de fis iérUMes Qiuttfaînst & mon pas d'une infinïtc qu'on
fttppofi félon les occurrencât) Je m'étonne de leur admration. S'ils avoient bien
COnJidéré que ce fou a fait entrer dans fes méchans vers y fans rime ô'fans raifon,
tous les noms des pays , des villes , des maifons & des grandes familles qui font
en Europe , & principalement en France, & qu'il en et fait des galimatkias qui
ne fîanijîcnt rien j & qui Jîgnifient ce que l'on veut , quand quelque chofe eJi
arrivée j qui a de l'ajfftnité avec fes termes obfeurs & barbares ; ils ne s'étonne-
raient pas comme ils font , & ne diroient pas que la chofe y ejl entièrement pré*
dite. J'en ai antfronté plqfièurs fois , & des plus célèbres qu'on rapportait ,
que je n'ai pas trouvés conformes aux vieux imprimés j & fi.falloit-il encore les
bien tirer par les cheveux , comme on dit ^ pour les appliauer au fujet propoje,
Ainfi , d'après ce pada^e , on voit que M. FAbbé le Beur s'eft minpé , & &c
dire à M. Pcâc ce qu'il ne die pas.
MICHEL PARPILLON, de Seyffel , Dodeur en Médecine;
a compolS en rime Françoife, Paraphrafe fur les difliques
moraux de Cacon , autremenc appelés mots dorés : imprimée à
Lyon , fo-i ^. par Jaques Moderne » 1 4^*
MICHEL ROTE , Clerc d'Office de trcs-niuftre Princdlb
Henée de France , DucheflSb de Ferrare & de Chartres , Comteffe
de Gifors & Dame de Montargis , a traduit âe Latin en Fran-
çois , Apologie <)e Marins Ëqoicola , Gentilhomme Italien , à
rencontre des médifans de la nation Françoifê; imprimée à
Paris , i«-8**. par Vincent Sçrtenas ,15^0.
* Voy. La Croix -ùv Maini , au même Article » Toin. II , pag. 1 jtf.
MICHEL VERIN. Voyez Claude Odde, Tom. lil, p. 35^;
MICHEL D'USSEAU , jadis , Garde Juré de PApothicaire^
rie de Paris , a traduit de Latin en François, & commenti
l'Enchiridion , ou Manuel des Myropoles ; imprimé à Lyon,
«1-4°. par Jean de Tournes ,15^1.
MILLES DE NORRY*, Chartrain, a écrit
Arithmétique contenant la Réduâion tant de toute» cfpèces
de monnoies ^ fervant à faire tons payemens U recettes.» que
biyitizûO by GoOglc
MIL M I L 7j
des autres hrafTcs, cannes, palmes, poids, & autres me fures
d*un pays à Taucre : la forme deTachapC, vente, & diHribution
de toute force de marchandife, tant en gros qu'en détail; avec la
manière univerfelie des remifes , traites & retours des changes ;
enfemhle leurs différences de monnoies de France , Flandres ,
Angleterre , Efpagne, Italie , Allemagne, que pays du Levant:
Je tout par une pratique briève & facilt; , imprimcc à Paris,
»o-4*'. par Gilles Gourbin , 1574. Les quatre premiers Livres
de rUoivers ^ auxquels efl traité, en vers , du nombre , ordre &
mouvement des deux. Le defcription tant Poétique qu'Albrono*
mîqtie » des quarante-huit imâges célelles. Les fèpt Planettès ,
leurii propriétés , grandeurs & influences-; imprimés à Paris,
m-4°. par Gilles Beys, 1^83* H avoit compofé en fa jeunefliè
quelques Tragédies & HiÂoires , qui ont depuis couru parmi les
enfans fans foucy , qui les ont récitées publiquement fur l'écha-
fâut; principalemcn!: les trois journccs d*Hclie îc Prophète; les
deux d'Amon & Thamar , &: autres non imprimées Le pourcrait
de cet Auteur eft à la féconde page de la première feuille de
fon Arithmétique , comme auffi à l'entrée de Ton Univers , fous
lequel pourtrait li a mis le Sonnée qui b'cniuit, qu'il adre06 à
ièsenfans.
Enfans f après avoir ia marâtre Natuf* ^
Cuqféle fil tkâ ont â mon eoars Smtté^
Si par fort , ou émus de bonne volonté ,
Vous (onicmpU\ un jour cette mUnne figure^
Vityant Ut bouche clofe ^ & des yeux towermr*^
Le front tout découvert ie poil remonU» • ■
JiigeX & foutene\ qu'en tout j ai réftflé j
Au trop parler t peu votr^ honte & Jonuae dure.
Que<tlavous'incUe à pdrlerfohrement.
J'^ûyer beaucoup j le voir meurif le juacmenr;
Soujffre:( plutôt la mort , qu'au front une infamie ^
Réjîflei à fortune j&qu*€U* n'ak^omnHr
De vous faire pafferrien outre devoirs
Voilà le feul tombeau auquel 'jt porte envie.
*Voy. La Croix du Maine, les notes, au mot MrLts pt ,
^)9%R.Y, Tom. II ,pÀg. 1 39. . . .'
78 MON MON
ou les Jdcs d'Yeres, defcendu de râncicnne & noble famille d^
Cybo de<^ennes; s^énntréfoiu en Tes premiers ans » de faivrt
I a vie Monacale , pour cominuer Tes études , conduit par Ton boit
efpric, parvint au Monaftère de faint Honoré , en Tlflc de Lcrinç,
dans la piaige de Cyagne : y. ayant été connu , tant pour \x
noblelTè de Ton fang , que par fa bonne renommée , que des fa»
jeuneffe il avoic acquifc ; non>feu!emenc fu^c reçu , mais grande-
ment prié dctrc du nambre des Religieux de ce Monallèrc,
auquel faisant lès 'écudcs parvint facond en la Poëfie , RhétorÎH
que , Théplugiç &d imiscs ut% ihérmx ( par quoi iûc prié dea
Keligidux ; éprendre:!» charge de k'Librairie.de leor Monaftèrr^
mnommée Ja plus- belle- de cputt 'r£aropc » pour .avoir: fxA
enrichie^ & douée par •ksr.'Gomtcs de Provence» & Rois do
Naplesâc de Sicile, Se aucres^rands Perfonnagos, Aina^rsdeÂ
Sciences, des plus belles & rares (Eu vres & des plus cxquifes, en
toutes Jangues & faculté."? qu'on cî'it pu defircr , qui ctoicnt mal
réduites & fans nul ordre, pour raifon des guerres , efquellca
ledit Monadère avoic été fujet, qui avoient eu cours par le pafTa
en Provence , entre les Princes des Baux, & Charles de Dura»
& Raymond de Turenne , prétendant droit en la Comté de-
Provence , & entre les Comtes & vrais podèâeurs d^icelle. Lët
Monge donc ayant pris h charge qui lui avoic été donhée» fit fi;
bien-, par (es journées /qù*eti briof temps, par lo. moyen deî
fbn beau jugement, confôrine ^ Ton espérance , il mit en ordre:
la Librairie , féparant les'Iivres » (êlon la faculté des fciences,
non fans grande peine : pour autant , que félon: lo Cacaloguet
d'iceuT,qu'un favant Religieux du Monaftèrc, nommé Herman-:
terc , avoir fait par le paffé par commandement d'îldefons, Roi>
d'Arragon, deuxième du nom, Comte de Provence, plufieurs
beaux Livres en avoient été ôtcs, & au lieu d'iceux, mis d'autres
de peu de valeur, & de nulle doctrine. Ce Monpe vacant au,
C^alogue.dt, ^ia vilîts dçs Livçe^ , ciury autres , en trouve im
auquel étoîent écrites toutes les nobles & illudres familles , tatiiù
4ftf^W'îc^«|o«4*Aïra^oo,lt^lip^^Ff^nçejOii ctoicnt dédnitçi
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•MON -MON 79
leurs alliances, avecleuTs m'inoiries ;enfemble toutes les (Euvres
des Poërcs Provençaux, en rime Provençale, recueillies parledic
Hermaricere , par le commandement dudin Roi d'Arragon , que
lui-même tranfcrivic en belle lettre, dclquelles il envoya co|>ie
à Loys II du nom , pere de René , Roi de Napics &c de Sicile,
& Comte de Provence, de laquelle plufieurs Gentilshommes du
pays, firent faire des copies , couunc ctant (Euvres rares &l plai-
iaates: aucuns defqiiels Gentilshommes, même ceux qui étoiej)t
Amateurs de la p(^e Provençale , les firent tfanicdre en Bel^e
lettre de ferme » & illuminer d'Or & d'azur, fur parchemin , les
autres fur dn papier: les Vies des Poètes étoient écrites en çi^
xaâères rouges , & les Poèmes , en lettre noire, en langue Pro-
vençale, de plufieurs fortes & façons de xime:,qiK)i£ufant , il
eut grande peine d'entendre la langue Provençale , pour autant
(dit-ii) que leurs Pocmes étoient de diverfes phrafcîi : car les
uns avoient écrit en leur pure langue Provençale , &: des autres
qui n'étoicnt fi bien verfes en icelle, qui étoient d'autre nation^
comme Efpagnole , Italienne ou Gafconne & Françoife , les
Poëmes étoient entremêlés de plufieurs mots de leufi. idioçrwts,
qui les renduient fi obrcurs & difficiles ^ grande peine cn
pou7oic-iI tirer le fens. Ftnale^nt il les rêftaurà . tçyus en leuf
entier, & eut tant de grâce en foii entendement', qu*il fut le
premier caalè,que ces Poètes, qui avoient été fi Jong-tçijRpsmif
en oubli, furent révoqués en lumière» Quant ^ la /vie de ce
Monge,il fut bon Religieux/mguller & par&it.e tQttt^s fcienceà
& langues, écrivoic divinement .bien de toute façoç de lettres:
quant à la peinture & illuminure, il écoit fouverain &l exquis:
il obftrvoit ceci de long-temps , qu'au printemps & à l automne
fe retiroit pour quelques jours , accompagné d'nn fien amj
Religieux, amateur de la vertu, en fon petit hcrmitage, aux
Ifles d'Yeres f ou audit Monafière , avoit de long-temps unj^
petite Eglifc dépendante û icelui , qu'xiil la caufe 4u*i(^fi^t furr
nommé des Ifles d'Or ) pour ouir le doux & plaifànt murmMre
des petits ruiflèaui ^font^jin^s, le chant des oifeauxy Cqntemr
8o MON -MON
plaiit'Ia dîverfité de leurs plumages, & les p r,r, mimiuix tous
■ difFérens de ceux de deçà la mer, les contrtfaiiaiic au naturel, &
•éri fie un bieaa Recueil, qti'on trouva , après fa mort , parmi Ces
'livtes', 'auquel 'il ivmt éépcm de beaux pafTages , tout le
"^quaitier de, la plaige dé la mer 'deTdices Illes dlferes , de des
Villages qui y font aflis ; toutes (brtes des herbes 8c plantes les
plus çxqùifes , les fteurs & les fruits d'îcelles , & des arbres qui
*y.-c;aiflè'nt narurellemenc j les bêtes & autres- animaux de toutes
"cipècèS ; la perfpe(5Hve 4es montagnes, des prairies, & de tous
*cej chaTTips dclicieiix , arrofés de belles & claires fontaines,
des poilFons de la mer, des vaiffeaux qui la traverfent à pleines
voiles : le tout tant bien rapporté & contrefait au vif, qu'on çût
jugé que 'c'ëtojt la même chofe. Pour montrer l'excellence de fon
efprit, fit un Recueil des Vi<îboires des Roisd'Arragon, Comtes
de Prôvçnçe; cnfemble fie une Heure de Notre Dame, écrite de
ià QiathV' cttiÎphie 'd^.tQutes les plus rares diverfités qu'il avote
croiiVées 'en -fon recueil « en or azur & autres belles couleurs,
'& forc^Wn Qc' (Proprement reliée; en fit un préiènt à Yoland
^^Àrragbn , mere du Roi René, qui les cIKma beaucoup ydlc
^ai jmontra qu'elle lë^ ayok trés-agréables, parce que les pein->
ttires & illumimir^ d^tcdiès' torreïpondèieiit au texte de la
lettre. Et ce fut un moyen & commencement que le Roi Loys II
du nom , Roi de Naples, & Comte de Provence , & ladite
Roinp YbhrïA, à voient toujours au près de leurs perfonncs ce
Môngp , tant fage\ beau •, & prudent il étoit ; toutes ces chofes
plulîeurs .autrë^' Te trouvent es fragment de Dom Hilaire
iics''Mârtins , l'un des Religieux du Monaftèrc faint Vidor de
M^rieiFle. Il a écné auflî , que le Monge étoit homme de l^nte
Sfitr, dé'bdH'exempile^fié continuelle méditation, qu'il a 'écrit on
Hivré auquel il prédit qùe^ detcècté 'maifôH de- Cybo «ibrtiroient
j!>lufieufs gr<iHds ôt illuflres perfonnages, qui gouverneroient &
iadmihîrtreroicnt F£glife Catholique , & feroient auprès des
Rois & Princes , & grands Seigneurs. Il dit auffi qu^avant qu'il fôt
autlk Monaii^re , il portoit avec lut quelques (Eu vres en
biyitizûO by GoOg
MbR M U S 8i
rime Provençale , traitant- âe IVAmonr, qu'il avoit dédiées à Elîs
des Bauix , Dame des Baulx , & Comtefî'e d'Avelin , qui e(l une
des anciennes familles &c nobles de Provence. Décéda audic
MonaOère en l'année 1408 , duquel temps la Roine Yoland
accoucha uii Roi René *.
Voy. Jean dp Notre-Damp. , Chap. 75,
LE MORE DU VERGIER ( c'ert un nom fuppofe')
Rcéleur extraordinaire de l'Univerfiré de Mateflon , a traduit
du Larin de Maître Jean de îa Dagueniere (c'cll un autre nom
fuppofé ) Doâeur en Médecine, & Mathématicien ordinaire des
Landes d'Afniere , le Monflre d'abus , qui un Livre contre
Michel Noflradamus i imprimé à Paris , in - 8°. par Barbe
Regnaut , 1^58 *.
* Tous ces noms font fuppofés9 ^ànsen excepter celui de Barùc-Mxgnauk^
qa'i Ion ordinaire cependanc La Caille a txtSMt d*ià , pour groffir fon Catat-
iqglie. ( M. os LA MONMOYS ).
LA MOTTE ROULLANT (le Seigneitr de) Lyonnoîs , t
écrit les Facédeux Devis des cent ic fix Nouvelles nouvelles,
imprimées à Paris » p«r Jean Réal , 1 5 50
*yof, La Choix dv Maims , & les noces » m même Acdde» Tom. U ,
«41* 144.
MUSiSUS >. L'Hiftoîre deLéander & Héro , écrite en Greç
par Mufsus % ancien Poète, & tndoiceen rime Françoiiê par
Clément Marot.
' Il ne nom refte rien de T Ancien Mvsis , Poële Grec des rcmps Hcroï'
qiies , & que l'on croit antérieur de beaucoup i Hcfiode & à Homère. Jules
Célàt Scaligec , qui lui a amibué le Pocme Grec de Lcandrc & Héro , s'eft
tfom^ j ifeft un Auteur Anonyme , que rem ctok «voir véoi dans le
qaatnème lîÂde^ ( M. 01 1 a Mommoys )>
* On peut voir dans Fabrîcius ( Biblioth. Grecq. Totn. I , p^. lOt & fniv.)
les titres de divers Ouvrages de ccr ajicien Ecrivain, qui tons onr pcn. On
trouvera , au même endroit» ce que Içs Savans ont penfé du Pocme de Léandr^
é Héro ^ & de Ibtt Auteui. Nous avons de Paul Scatnm , mort le 14 OÔsOf
bce 1660 y une Ode buderque , in^mée fous le t|ae de Limén & Hùù^
BxBLioT. Fr AH. rojne V* Dv Vs&d. Tom ///• L
8t M U s MUS
parmi Tes (Suvres po(Uuil»es , i I^UÙ i^S. Il J a BOmbiC d'endtoilS
uU'Shà£utt, eau'anuef , celui-d :
Trots fois envain elle fooffla
Pour rendre vie i fa chnnjcllc;
Mus Htîo Q ccoïc plus puccUc ;
Il le £rac étic pour cdâ.
MUSICIENS. Pour la recommandation de la Mufique & de
fes Profefïcurs, je tranicrirai ici une partie de laPitiface. au Roi
Henri II, ^ue Picrie de Ronfard a mife au dcvanc du mélange
de Chanions, tant des vieux Aoteuts que modernes ^ imprimées
à Paris , par Adrian lé Roy. [Tout atnû par la Pierre de-
Touche y on éprouve Tor s*il eft bon ou mauvais; «nfi les anciens
éprouvoient par la mufique les efprits de ceux qui font gêné*
Yeux , magnanimes , & non fervoyant de leur première e&nce,
& de ceux qui font engourdis » pareflèux & ab&tardis en ce corps
mortel , ne fe fouvcnant de la célefle harmonie du ciel , non
plus qu'aux Compagnons d'Ulyiîe, d'avoir été hommes , après
que Circe les eut transformés en pourceaux. Car celui lequel
oyant un doux accord d*inftrumens , ou la douceur de 1 1 voix
naturelle, ne s'en réjouit point , ne s'en émeut point, & de tête
çn pieds n*en treifauc point , comme doucement ravi , & (i ne
lait comment dérobé hors de (bi^cVH ligne qu'il a Tame tortue,
vicieuiè êt dépravée, & duquel il ft Aut donner garde» comme
de celui qui n'ieft point heureu&ment né. Comment pourroit-bn
accorder avec un homme, qui, de Ton naturel, hait les accords?
Celui n*eft digne de voir la.douce lumière du Soleil , qui ne hit
honneur à la mufique , comme petite partie de celle» qui (i har-
monieufcment (comme dit Platon) agite tout ce grand Univers.
Au contraire celui qui lui porte honneur , efl ordinairement
honune de bien ; il a l'amc famé & gaillarde , & de fon naturel
aîmc les chofes hautes , la philofbphie , le maniement des affai-.
xcs politiques , le travail des guerres , & bref tous offices
honorables; il fait toujours paxoître les étincelles de fa vertu.
Or de déclarer ici que c'eft que muûque , fi elle eft phts gou-
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MUS M U S S;
vernée de iiireur que d*art , de Tes çoncens , de iès tons, modu-
lacions, voix, intervalles, fons, fyftemates & commutations:
de fa divifion en En armonique, laquelle, pour fa dîfîiculté,ne fut
jamais parfaitement en ufage: en Chromatique , laquelle, pour
la lafciveté , fut par les anciens bannie des Républiques : en
Diatonique, laquelle comme Li pîub approchante de la mélodie
de ce grand Univers , fut de tous approuvée. De parler de U
Phrygienne^ Dorienne, Lydienne, & comme quelques peuples
de Grèce, animés d'Juumoaie , aUoient coiuageufement à la
guerre:, & comme Agamemnon allaoe à Troyes , laillSi à & mln->-
fbn y tout eiprès , je ne ùàs quel Muficien Dorien , lequel par la
vertu du pied AnapefUy modéroit leselïrenées pafTîons amoureu-
fesde fa femme Clycemnellre, de Tamour de laquelle Aegille en^
flammé, ne pue jamais avoir jouifTance , que premièrement il
n'eût fait mourir méchamment le Mtifîcien. De vouloir encore
déduire comment toutes chofes font compofées d'accords , de
mefures & de proportions , tant au ciel , en la mer, qu'en la
terre; de vouloir difcourir davantage, comme les plus fignalcs
perfonnages des (iécles pafTcs fc font curicufemcnt lentis épris
des ardeurs de la mufique , tant Monarques , Princes , Philoib»
phcs & Capitaines de renom ; je n^aurois jamais fut, d*aucahc
que la mufiquea toujours été le fi^e & la marque de ceux qui
(t Ibnt niontrés' vertueux , & véritablement nâ pour ne iêntir
rien du vulgaire. Je réciterai ioilement que les plus magnanimes
Rots faifoient anciennement nourrir leurs enfans en la mai(bn
des Muficiens; comme Peleus, qui envoya fon Hls Achille , &
Aefon fon fils Jafon , dedans l'Antre vénérable du Centaure
Chyron , pour être inllruits tant aux armes, qu'en Ja médecine
«k en l*ârt de mufique. J'ajouterai aux divines fureurs de mufi-
que, celles de poëfie & de peinture , defquelles accompagnant
la muûque , comme je mets en cette Bibliothèque les Poètes ,
auffi n*y veux-je oublier les Muficiens qui ont orné la France de
leurs comportions j entre lélqads le ibnt élevés, depuis fis ou
rept-vÎDg;c ans , Jolquin des Prest, Hennuyer de nation & fb dt£>
Lij
84 M M
dples Mouton j Vaillard, RichafFore & autres. £c fi ]\ on y en
trouve quelques-uns défignés, par nom & furnom, félon l'ordre de
l'Alphabet , & que tous n*y ayenc été mis , pour n'avoir fu leurs
noms propres ; tous les autres qui font venus a ma connoillance
feront inférés , en cet endroit , par leurs furnoms feulement.
Ahran ; ALiirc ; Arcadcît ; d'Auxerre ; du Bard ; Baftard ; de
Bcaulicu i Belin i Bi^nediclus ; Bertrand j le Blanc f Boivin^
Bonard ; Boni Bonvoijîn ; des Bordes ; Bourgeois ,• Bourgui*
gnon f Briaut } Brion U Brun $ de BuJJi ; Cants ; Cadtûc $
Capeik Cafn ; Carillon $ Cenon $ CkevaUer ; Clûudin$
Clemens-non-papa ; Ciercau j Colin $ Stverin Cornu; Cofid^g
Courtois; dt Courville; Cre^juillon; Cyron; Dambert; Droityn;
Ebran} Entraigues ; Fabrice ; de la Font; Fore^er\ FomtOUtn^
Frefheau'j Gardanne'y Garnier\le Gendre \ Gentian\ Gervaife\
Godard \ Gombert'y Gorlier ; GoJfe\ Goudeaul] Goudimel ; ~îa
Crotte i Grou^y ; Guillaud ; Guy on ; Hawille ; Herijfant\
VHcr'itier-j Hesdln \ Hcurteur\ V HmlLur; Jacot'in',James\Jaquet\
Petit Jean j Jennecjuin ; Jojfelme ; Jofquin \ Le/chenet ; Lejîoquart'^
Lupi\ Maillard l'ont Je àL le neveu j Maille^ Maletty \ Manchin»
çourt\ Marcade; Marehaai\ Marckandii.de Mark Manm%
Meigret; Mittot\ MMttantier\ Mithou; la MauHei U Moinei de
Monte ; Morel ; Momahle ; Morpain ; Moulu ; Moutan ; du
Muys\ Nicolas \ Olivier y Orlando'j Pagmer;FaJereau'y Peleder^
Penet, Phinot ; Pltjfon ; Poilhot ; de Porta ; Puy j U Kat\ Re^ «
gnard ; Règnes \ RenvoiJt\ Richaffort\ Rogier\ Romain; Roqudayy
Rare ; Rovincc; Roujfel; la Rue; Sandrin; Sanferre ; Santerre;
Simon; Sohier; Strige ; Tijjîer \ du Tertre; Tofteau ; Vajfal;
Verdelot;del'iila; l^illa; milr.rd- îf^auquel;ff^ildre;U^Ifran:
Tous lefquels Muficiens fusnommés , ont mis pluGeurs Epi-
grammes, & Chanfons FrançoifcSj en mufique, imprimées tant à
Paris qu'à Lyon , par Pierre Attaignant , Nicoias du Chemin ,
Adrian le Roy , Jaques Moderne , Jean de Tournes autres.
M. BRETAIGNE, Lieutenant Général en la Chancellerie,
U Vicfg de ia ville & cité d'Autun , a prononcé, puis mis par
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M* M 8y
écrit, h Harangue du tiers État de France, à la Majefté du Roi,
en l'alicmbléc des États tenus a S. (ierraain en Laye , le ij
d'Août 1561 ; imprimée à Paris audic an.
M. DE LA FAYE a écrit Traire & Remontrance contre
l'yvrognerie & excès au boire , imprimé à la Rochelle, in-g**.
par Pierre Haultin , i sHo. Préface fur le Traité des (candaleft
qu'a écrit Maître Jean Calvin.
M. DE LA SERRE *. Combien que celui qui traite quelque
fcicnce , peut blâmer l'impiété des méchaiis avec acerbité de
paroles , & l'erreur de ceux qui ont failli , avec telle modeftie
qui e(l requifè aux hommes de Lettres , fi eft-ce que c*eft chofe
de mauvais & pernicieux exemple , de blâmer Phonneur des
Gens doéles , fous ombre de ijucl^ue faute, &c les charger de
paroles contumélieufes, à la forme des Pédantes , pour loyer &
îalaire de leur travail £0 quoi la République a notable intérêt,
& beaucoup plus fi on vient attenter à l'honneur par libelles
diffamsitoires ; comme a hit un fiirnommé de la Serre. Peit
auparavant, deux calomniateurs qui ne ceflbient d'abboyer pu-
bliquement contre les fix Livres de la République de Jean
Bodin , avoicnt été pardevant le Roi , pour la faire défendre.
Le Roi îeiir fit dire par le Seigneur d'Oron , Anagnorte (ou
Le6lei:r ) Royal , qui avoit lu la République de Bodin , que s'ils
avoient quelque chofè a dire contre lui , ils le couchafTènt par
écrit, pour en faire jugement. Au lieu de ce faire, après cetui-ci
qui fe fait appeler le dcur de la Serre , iit imprimer un petit
Livre , qu*il dédia au Roi , intitulé Remontrance au Roi , fur
les pernicieux Diicours contenus au Livre de la République de
Bodin ; imprimée à Paris , În-S». par Federic More! , 1 579. Le
Roi fayant lu , & connoiffimt les calomnies fi grofiières , qu'on
y voit le jour au travers ; il manda au Lieutenant civil , que la
Serre fut mis en prifbn , & figna le décret de fil main , avec
défenfes à l'Imprimeur , fur la vie» d'expoTer en vente ce Livret,
auquel fiodin n'a voulu répondre ; comme. anfii jamais ho«ime
de fain jugement n'en a fait ni m\fe ni recepte , finon pour un
libelle plein d'extrême ignorance & médifance , fans rime ni
railon quelconque. Hcrpin m Jon Apologie pour la Kcpubliquc
de Bodin , contre Ogier Ferricr.
* Voy. La Croix DU MAiMB,&l«sjtio(es ) au mot Michel os la Scans,
Tom. II, pag. S)C im.
M. DE SILA. Le Chemin de vertu , enieigné par Ifocrates,
Orateur & Philofophe , au Seigneur, Dcmonique fon ami ; mis
en rirne par M.dcSila, félon la Traducflion qu'en a faite de Grec
cnprofe Françoilc, Loys leRoyi imprimé àXoIofc, in-i6, par
GttyonBoudevilIe^ 1515-
M. F. CH. Petit Formulaire d'Oraifons, avec une Paraphrafè
& Sommaire de l'Oraifon Dominicale ; le? fept Pfalmes Péni-
tentiaux & cinquante-deux Oraifon'? de ITgHlI: , (èlon l'ordre;
des cinquante-deux Dimanches: plus quelques autres Prières &
lullrudions fort nécefTaires à tous Chrétiens , par M. F. CH,
imprimé à Paris, in-iG. par Jean de Heuque ville , i ^76. •>
.. M R« B. a écrie en rime , la Source des Guerres U le moym
pour acquérir k pais , où il efl: ditr
\
il
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M M S7
LIVRES D'AUTEURS INCERTAINS.
Le Roman de MABRIAN ».
' Parru , dans Tes Remarquer fur celles <Je Vaugelas , n®. 35, cite U
Chronique de Mabryan , où il eft die que nul ne fut fi hardi de prendre la
vaUlaaet itm 9ttr\fis » pont dire Ul vaUur, Ce Roman » nadoir oe langage
plus andm » tut impiinié l'an 1 51 5» à Puis , in^foL (M. la &▲ Momvoyb ).
Lft grande Dance MACABRE des hommes & femmes , o&
cft démontré tous humains de tons étacs être du hranfle de Ja
more; imprimée 3k Lyon , in-^*, par Olivier AmouUety ûns date,
& à Paris, tJi-i^. par Eftienne GrouUeau *.
41 Voy. au moc la crand Damci » Ton. III » pa^ 470 » U noie
en doime l'exf^tication.
La M ACAROICÊE ■ de S. D. T. imprimée à Lyon »
par Jaques Faute » 1 5 S o.
> La Veffîficacion Macaronique , originaire d'Italie , a été aîjifi appelé dii
mor Maccaroni , forte de pâte trempée dans le bouillon du pot où la viande
a bouilli ) parce que , comme ces Maccaroni , ou MacMvai , fom un mets
fort grollîer , ces vet> Macacomques Ibnt de mime une efpèce fon ^flîèrt
de Poc6e. L'Italien Macaroni vient naturellement de /mm^i* , , die
Hcfychius, Ufiyti «g if^rm, Cibus ex jure & farinâ.T qo?\\o Folcngio, nomme
communément Merlin Cocaie , grand Ârtifàn de ce genre de vers , a ccc l'in-
troduâeur du mot. La facilité apparente de cette compcfition a fait naître i
une ijifiiiité de gens l'envie de s y exercer. Ce S. D. T. a été du nombre. Je
devine par unpailagede Naudc, pa^. 177 de fon M^iwrat » que ces tcoia
lettres 9. D. T. rétablies dans fenr ordie régulier S. T. D. défignent Edtunt
Tabouret , de Dijon ; en Latin , Stephanus Taborotlus j 'DWicnenfiê \ mais il
faur prendre garde que l'Edition , qui doirctre de ! , efl nuifPemenr darce
<ic 1 5 s ) ^"njps ;\LiqLiL:l I .ibourut u'dvùu i.^ac aois x.v-,. l'M. de la Monnove).
Le Roman de Piiiiippes de MADIAN ^ autrement dit» le
Chevalier à l'Erpervier blanc.
LA MAGNIFICENCE de la fupcrbe& triomphante Entrée
de îa noble & antique Cité de Lyon , faite an très-Chrétien Roi
de France Henri ii de ce nom , & à la Roine Catherine , fou
cpoiifc, le 23 de Septembre 1548 ; avec les figures & pourtraits
de rObélir<}ue , Pyramide , Ar(^$ 1 rxomf haux> Gaieres, Bucen-
taures , Perfpedives , Trophées , Portaux , Statues & autres;
impnmcc à Lyon , in-^'' . parGoilIâtimcRovilIc, 1549.
* Cet Ouvrage a été réimptimc dans le Ccremonial FranfOiâ deGociçfroy,
Tom. I , pag. il ^ 8c Cv&v.
DES MALSONS & États des plus illuftres de U Chrétienté ;
Livre premier ; imprimé à Paris , m-4°. par Jean Longis,
Les Regrets & Peines des MALADVISÉS , compofes pat
d*AndouilIe; imprimes à Lyon , in-i6. par Olivier Arnouflct.
Narration de ce qui s'elt traite avec ceux dcMALINES,
tant par écrit que verbalement, de la part de rArcluducMathias,
Gouverneur Général du Pays-basi eaiemble de ceux de k ville
d'Anvers ; imprimée par Chriftophle Plantin, i^€o.
LE MANDKMjÇNT dç Jefus-Chrift à tous Fidçles Chré-
tiens. Cenfuré.
LE MANTEAU mal taillé. Conte très-plaifant ; imprimé à
Lyon, par François Didier.
LE MANUEL des Dames, qui parle de l'Ame dévotci im-
primé à Paris, ï/î-4*, par Michel le Noir, fans date.
LE MANUEL des Curés & Vicaires de l'Églife Romaine;
' avec certain Commentaire ; imprimé à Lyon , iw-S". par CUude
Ravotj 1)64. Calv'tniqut*.
. ^ Ct ôtte.a été donné par une aUofionCoaûque au Manipulus Curatorum,
MANUEL de Prières dévotes » fecucillies de divers Opuf-
cules 9 & imprimées par le commandement de la Roine de
Navarre \ imprimé à Bourdeaux , ûi*i ». par Simon Millanges,
1584.
LA MAPPE-MONDE décrite en rime , imprimée par Jean
Xreperel, iàns date *.
* L'Auteur eft GAutrisa , deMecs. Vojr. po Cahgi « JaiUt ^Aiit€ia*t
™ Hîftoirç
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M M
Hinioire de h MAPPE-MOKDE » jpapiftiqoe , ta JaqueUe
e(l déclaré tout ce qui e(l contenu & pouitrait en h grand»
Table ou Carte de laMappe-monde \ compofée pa rM. Frangi-
delphe; imprimée en la ville de Lucellouvelle , (il entend
Genève > par Briûud Chaiiè-diables» 1^67* Calvmiçuç,
Traité iinguUer dévot & faktaire, inciculé la MARCHAN*
DISE rpirkuelte , diftîngiié en fqptRraions fpmtuèlies , félon
les fepc jours de la lèmaide ; imprime à Lyon , par Olivier
. Amouilet.
• Le Livre des MARCHANDS. a;:>rc'. ■ ■ '
La Règle des MARCHANDS & autres Êfnr«; , touchant les
Ventes & Achapcs des marchandifes , conventions , obliga-
tions, prêts, rentes, ufures , intérêts & autres trafiques qu on
peut avoir l'un avec l'autre ; où font traitées plufieurs belles
qudlions extraites de la Somme des ConTeireurs , & compilées
par un dévot Religieux de la cité deXouIoufej imprimée à
Pariff> m- lé. par Jean André, 155a '
La Vie de fainte iMARGUERITH , Vierge & Martyre , fille
de Théodofien , à quarante-quatre Perfonnages ; imprimée k
Paris ^ par Alain Lotrian, ^
Les MARGUERITES du nouveau Tcftament , contenant
Commandemens , Ënfeignemens & Police ; impcimiéef à Lyon ^
iin-i 6. par Jean Didier, 1 54^.:
Traité delà Oifiblocion du MARIAGE^ par Timpuiffance &
froideur de Thomme ou de la femme t Auteur nn Confeiller du
Parlement de Parts ^ imprimé par Mamerc Patiffi>n » in - 8%
' Antoine Hotmail, Avocat da Roi pendant la I.%uie, 8c frère du oélèbié ;
Jurifconfulte François Horman , ne voulant pas dabord t-ne connu poèr
Auteur de ce Traité , fit meuie au titre que c étoit l'Ouvrage d un Coufeiller
an Pademenr déMs. Ce Tiaké , divifé en deux Purfès', a été depuis im-
BiBUOT. Feajt. Tome. F. Du Vxed. Tome m* M
pcimé parmi les Opufcules Honnaiw > oû il Te troure fous le nom dV^-
roine ; 5c c'c-ft des hx ou fcpt derniers feuillets de la première Parriç <ju*a ççc
Copie l'Extrait tjue donne ici du Verdier (M. de la Monnoye). '
* M. Iq Prcfid?nt Bpulner en a donuc, en , une DilTcrtation fotc
tiurkiird , t>ù il garde ['incognito , 6c qu'il Ûippoli'ayoit ct*à imfripjce 3l
Luxembo|wg^,-m-Jft^dh«çV?uidfBlàtii^ .':' .*.) ..l.: i v ; i>v. f >
Sur la fin dudit Traité,^ ,
r ReAe à CQnOiicrer , en uoiûcœe lifiiwconiine \'<xï do^ procéder 4 rinqui"
m'Ia couunon , & Vt« in fraudent coi^eaiiw partes, cap, fi, ét frigid. & mal^».
Et, comme il a ctc dit ci-deirus , il faut commencer i la vidtation de Tbommev
car, il l'on rapporte ^ue U$ dçux cctnpm$.<dp fa v^Uf'Ui^aienp écéàtés , ie
procès eft cont inftniic , fie'M mft^ ^à*i^nâÀia lenoence pouir diflbadre \»
ipariage. Mais il fauc pffjw4^ garde àr^O^ft^il^^vi^f f^ièce eft de Hof-
rieiihs , à favoir qu'il n'y ait que des hommes experts , & non pas des femmes.
AulU ne s'eil-il jamais lu qu'à b yiiitaiion d'uti homme , aient été adniifes
do notce tçmps , afi^te , f 'ur^rant d'être yi^ pai; d$sobt(lçrrices^ que nous
appelons vulgairement Icmm :'s. D'autant qu'encore qu'à cette première
vi/itaîion, étaat jugé par ies Mcdccnis »S: Chirurgiens entier, bien aifpofc ts:
bien accompli 'de tous les membres , hormis d'un témoin cpii n'apparoijfoit;^
point , & par la privarion duquel , en tous cas , ils difoient qu'il ne lairteroic
pas d'être puillant ; toutek)is le rapport des Sages-fenjuics imprima une n\au-
mirè çpSMloii de lui par-tout', i caafe qu'elles voulurent faire les expertes en
telle.nKid^rpt.iCn laqu^^^)^^^ SfiQ.inftruitQS , & difcoururenc
lîir la longueur , ^rofteur , rondeur , & telles autres impertinentes circonf-
-tanccs de la verge , jufqu a ce que l'une s'avança de parler de capacitatt fora-
mi^. A & de.prdoutiç encore que les Médecifts Se Chirargiens n'y euflènt ea
aucun cgarxi, ';fachant coînbion cettp partie change de formes , félon les^
occnrrétiiYes "occafionst d'/Vi/c' mih't ^ non ejl menti la aunJ digirus. I.a fcconde.
conftdération, qui doit ccro en la vifitatiou de l'iiomme , ell de fuppher le^ .
Jttj^e d'inJljQiire Iç;^ Médeçins ^,ÇJi|rucgieps decedonc,l|s qnt â iaire np»
pbrC'viounnâiiè qu'ils lie doivent oiiBe^flèt les œnfidcTatioiis que les Saints
Çonons oiit requis : l favoir, de rapporter, (î, en lui, ils comioiiîonr y avoirî
incilion & privation de ce qui elV nccellàice pour rendra un honinie puilfantSi
puis , slTs connoiilenc qu 11 n y aie eu aucune incinon , ni aurce pnvanpadel-,
dites parties, ils peuvent, par quelque moyen que leur art leur peut apprendre»
vois fî 1,1 verge peutavpir qi^elque forçe , & que de fiii elle fc dri'ffe , foit que
les tçiubnis apparoiirent , foif qu'ils, fpicnt catlus, pour en, faite leuf. rapjf^
ppfcc , à celle fin.qtie lé J^ge puifte' juger , ou la puiflàiKe j.qti faioô jf, aaca»
il ,1'.» iî'u". .( .îl..i Jv . . X V j..' i''
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M M 91
habitarion , faire plus ample inquindon, parla villcanoii de la femme , aind
que nous dirons ^unt6c. Mais, pendant ce ditfjreivl, afin qu'il n'y ait de
force iSc févitie contre la femme , elle Joie erre fe iucilrcc. cap. Cùm hcumde
fponJahb.yoïK mcme mife, par Drovidon, en un monallcre, fi elle déclare
«voir fait yoett <le s'y rendre , en fe féparanc. cap, Caufam de probût. Et ne doi(.
êcct avec le mari , puifqu il n'appert pas qu'il ait pris poilèllion d'elle, cap.
Ex parte de rejlitut. fpol. Cnr les Chapirrcs Fx tranfmijjli. luccras. 5c , Ex
tonqueflionc eod^m tiiul, qui veuleut que pendmtc qusjlianc Juper Jhitii marri^
momi refiituâtMr maUer tmrito j a'ententient ^ cognita juerit. cap. Caufm^
au* de nopr. PoÊior, cap. Cai^m»4».pr(Àai* Doncqties la fèmmç , étant ainfi
Icparce , peut , par la vifjration de Ton mari , faire diligence de prouver fon
tmi^uUËuice, iinou elle lui doit erre rendue, pour être trois ans avec lui, if
ce ii*eft qv'^e y ait déjà été ; car , les trois ans écoulés , elle eft recevable 1
dire que , par la preuve de fa virginité , Il y a preuve fuiKfante de l'impuifr
fance de fon mari , & ell ce que l'on a nommé juftm j^dlclum , n'cMiit
railoiuiabic ce qu'aucuns maris ont voulu foutemr , qu'ils doivciu ccie
crus , puifque la règle de Jitftioe eft , que perfonne ne doit ftire juge
en fi c uifc. Ainfi fe doit entendre le Canon du Concile de Compiégne,
In ver'uau vin confifiat , quia v'ir caput eji multeris. can. Si quis acceperit. j^^
quétji. i. Et en U nouvelle conftitution de Juftinian XXU : Ille verb quia pro
veritate ^vir-, Mn «ifimiat. « A« Sm ««w dAv^t/Mc iririnf « ^kmwi , ^ed-à-dire ,
qu'il faut que l'homme i^remièrement falfe paroîrre que pour vrai il efl
nomme , auparavant que l'on reçoive la femme i fcs preuves contraires.
Voire même die le Pape Honortns III , cap. Caufam de prtAat* Sequcpati
muliere ^ receptufi /tau JuMees non Jh/àm pwhaùones viri j quas induetre MK-
iuerit contra mulieres illas ,qui ad invefligaada Jîgna virginitatls ex parte puellà
picrint introduSÂ , veràm etiam prokationcs.aiias hoc negotium cçntingeatei »
^las pars utraUbet éaxerit /7ro(/«c<iiàbl'«;Coininie quand ^ mari veut prouver
•voir connu autres femmes, qid eft un «igumeni de puifTànce approuva
cap, fi. de frigid & malef. Sc telles autres preuves, doivent fervii à 1 nomme
auparavant celles que i on peut tirer de la viiîtation de la femme , d'autant
qu'elle eft bien (orc iacertùnb 8è fit|ectei Ulofieilii. Toueéfôis, à rexcrémité.,
la femme eft reçue à fe faire vifiter , pour fe prouver vierge. Anciennement
on n'arlmertoit à relie vifîmrion que les Matrone*; ; atijoLud'luii l'on y admet
(des Mcdecins Sc Chicuigicns, parte que les obftciticcs d aujouid hui ne fonç
pas inftruites en l'AÉtatomie, oomme elles étoient anciennement. Et de £iit »
nou', lif n ; qu'elles dévoient bien apprendre leur art , ou aurr:ni:nr qu'elles
feroient punilfables de leur ignorani^e. /. Item fi ohjletrix. Ad kg. Aauil. Et
la pudeur, qui eft naturellement aux femmes, a été caufe de faife t^lle iiif-
tciiâionà certaines fenotrlrles, dont on recire une loi d'Athàie^ y patee 4)iie»
fans cette permiûîon d'y avoir desMédecines,lesfemmes felalfToient mourir,
quand il leur advenoir quelque maladie ès parties hohteuies. Et à Rome «
«Uei avoieot autnricé , taxe ^ ialaixe. de leur» vacatioas^ /. de ext^Mfdùh
JVÎij
"1
94 M M
en cerri^ qsîc filon , .vj c.jp. fraternhjtls. de fn^ld. & rr.jfcf. & certainement \x
ieule uitpcChoii *\: rhomine y doit futfire 5 mais lui , tu aucccs qui aient ccé
long-temps après lui » ne fe Toatairirét de ce congres. Il y eut (ce ilir Lucun)
un Philofo^he , qui, iroyanc tons fes compagnons , eonpftchcs pour {ugcr fi
Biqoas étoit homme, ou non, & s'il devoir ctrc reçn au nombre des Phi-
iolophes , mit en avant cette forme de congrès , pour lavoir 11 fur le champ U
pouvoic faire preuve de Vhat de fa perfbniie. Mais ee moyen fat tcouve fi
ord & fale , ic C\ indigne de l'honnctetc publique , qu'il fut re|ecc. Ec elt
depuis peu de rein»-", <^ne ce movcn a été pratiqué, dont le commencement
S eue avoir été pai i uttie de ^quelque impudent «S: ùeshonté, lequel , accufé
'tmpaiflànce par fa lémtne, s'eft vanté de faire preuve de ik.valear, ei|
préfence dépens à ce* connoidànt. Et fi les Juges peuvent par aventure avoir
admis cette épreuve , tant par furprife y & pour n'y avoir bien prenfé , qu'auiE
parceqae quelques fages,au commencemenr,ne trouvèrent pasmauvailecetto
piaciqoe, eftimant par cette honte & vei^ogne détourner les femmes de U
trop grande &: fréquente plainte qu'elles faifoient de leurs maris; car la loi
^quelquefois permet un mal , ahn de remédier à un plus grand , ainfi que
Jioas voyons en Hiiftoir» que récite Atile Gelle , Ëh, is% chap. , de queU
ques Blan$ Mil^fiennes , Urquelles , par ftcnéfie , fe Êitfbienr volontaîifrk
ment mourir. Et ne pîtr-on jamais détourner le cours de cette maladie, qui
s'augmencoic bien fort , finon par une hoqce que l'on leur 6c , ayant tes
hommes ordonné que celles qui s*étoient ainh moartr , foflênt toueei
nues portées pat-tout » flç nprélentées au peuple^; car le refte des filles furent
touchées de n près au cœur, par la honte de tant deshonnètes funérailles ,
qu'elles reprirent leur efpric , ne tombèrent plus en telle maladie. Audi
penfoit-on , par aventure, qu*ttn fi deshonnhe congrès pouitoit modécer
plalnrc îles femmes , lefquelfeî au coiitr^iire ( comme le fiecle eft malheureux)
fe font par ce moyen f irritées , «S: d^s le coniiiiencement de leur procès
reouièrent elles-mêmes le Lun^rcs, lâchant coûtes que ce leur eft moyen in»
diioitable de gagner leur procès ; car , quelque afiurance que tout homme fe
putffè promettre (s'il n'ed aufîl brutal & impudent qu'un chien \ confelfera
s'il veut à par foi , & fans paillon , bien confidérer qu'il n'ett en fa puiflànce
de fe faire parottre capble du mariage,en préfence delà f uïHcequeron révère,
k la vue des Médecins , Chirurgiens éc Matrones que l'on craint, avec une
femme que l'on tient po u f 1 ennemie, vu que telles 3*flions d'elles-mcmes"
requièrent une alfurance , un fecrec & une amitié , dont je pqurrois amenés
des aumsités , & principalemenr des Poètes , fi ce tCèoAx qu'elles font en^
ivemèlées de chofes ridicules & homeufe», derquelles nous avons belôin 4u
nouspalTer, tant parce q«ie la nature non^ on apprend aifez , qu'aulTî parce
que cette a£iire doit être férieufement traitée , & plutôt avec une compaifioiii
que non pas avec une rtfée , pour K» moins par ceux qui veulent reconnolti» '
que le mariage eft un Sacrement, qui n*a fcm fondement feulement fur les
loîx de nature » mais a dettes particularités feçommandables , & qui If
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ifmlmr tel 8c C ùâxit , qu'il ne dou ètie fitcUeiUMt'cUflôiH , quelque che^ê
^n'aient voulu meute en avant ceux qui n'ont qu'une routine de l'otfîclaUtc,
ou qui fe font tant adonné"; \ Li Phiiofophie naturelle, & ont fait fi grand
état du Droit civil des Romaii;.'; , qu'ils ont firgligé les règles de là Chrc-
tîencé. Et ceminemenc fi ces bons Doâeors Ecclcfîaftiques oiit abhorré la
iimple vifitation d'une feminc , à plus forte rai/ou nous devons détefter ce
congrès , vu (\m tni mctncnr , s'il fe faut ranger i la raifon narurellc , un
tel acl«: rcqiucn un cipuc plus polc & afTuré qu'il ne peut être lors. Tantùm
oBefi incifii cupido ( ce dit Minucius F<slix ) ut tionmJHs ruhori ji& niant puiicd
conjunciio. La raifon eft fort bien c\;.->riincc par Arifrore , en fes Probîénic; ,
fc':i. 4 , chip. \ mais encore mieux par S. Autyiitiii, au Xi V*. Livre de
1^ Cite de Dieu, chap. » quand il du que telle aciion ns dépend ni de
ootte efprir j ni de notre corps ; de forte que les pMtiesqni font dedinées i
telî,' aelijn, n'obcKrencl notre volancc , comme les autres membres. Et, pour
cette occalîon^ noys en avons honte , parce que tblles parties non voluntate ^
fid libidme œmmovtntur. Car l'homme , gouvernant fes pieds , fes bras , 8c
telles autres parties à fa volonté , rendra toujours raifon de ce qui dé|ieiid4e
lui , de ce qu'il fait; mais il faut qu'en cette feule aftioii honreufc , il
confelîê totalement fon inârmitc , rangeant & fon efprit ik ion corps à une
pdfioD'qui lui eft iocomiue. Bt néamnoinfi noasvofoils aujourd'hui que l'on
veut concfaiiidre on .homme d'obéir à des Médecins » Chirurgiens & MatrcH!
nés , en une aâion qui ell hors de la puilfjnce Se de l'efprit &C du corps.
Encore ne veulent telles fortes de gens fe contenter de l'cte^on , mais ils
Vavancenc aaflî de vouloir contiolrre te faire rapport de la qnalîté de la fe«
mence : 6c Ci veulent qu'en leur prcfence , après une infinité de ccrcmonies
que le"? Juges obfervenc, 5c , fins prendre garde aux reproche; l< calomnies
d'une femme qu'il luit abhorr;^ , il iailè preuve de fa valeur lors^ 6C
comme die encore S. Auguftin , u^j aJ ktgufmodi opus venitur j Jurtta aué*
nmeur, arb'uri rtmoventur yfiUorum quoque ipforuaijjî jam Inde aliqu'i naCi junt,
prtfcntia devitatur. Lib. 2 de grand Chrijii j 6* pcccaro origin. cap. jj. Si l'on
a doncqnes ôtc les preuves qui fe faifoienc ancicnncmcnc per crucem , &
fifùmd manu j per c&t^wràtor€9 j noos efpérons que celle - ci , comme étant
contraire à la loi de nar-ir-j, 5^' contre l'honnêteté piiblît^iic , fera refetce ,
que les procès qui fe ptcfenietom déibrmais en telles matières, fe trouve-
lonc devoir être jugés lelon l'ordonnaïKe de l'Eglife , fans y ajouter , ni fan9
altéffer l'inmpséution des Canons èc des Décrétais , pour lefquelles nous
avons éré contraints d'aller plus avant rechercher ce qu'en ont dit fes Dofteurs
J^cdcbaltiques, que ce que ceux qui ont drelfè nos livrçs de Droit Canon n»
nous .V en avoient afleinUé ; car nous avons des manètes communes avec U»
Théologiens, & dcfqueUei nous pouvons avec eux concurtemment difputer«
Et, comme dit Cicéron , au fécond Livre des Loix , & ailleurs, il y a des
diffétMids qui appartiennent indiâéremmentauxPondiès èc aux Ma^iflrats^
comineJa police de l'JE^Ule » e»<e qa'il dt^befiwi^r régler iM'chouK tem^
9« M M
porelles » les mariages , les funérailles , les teftameas , & celles autres chofei ^
^ud non tantàm LegibatvÛÊÊeantur , fed ctiam Pomificiètu curt junt. l. S. De
relipof. !. j §. Dh'us tamen. defepulchr. viol. l. Hitrtdxm*mjL4»f«*hmiL
L Intejtaco. §. Et divus Plus, de fuis & legitn lurcd. &€• J
La Vie des crois MAR1£&
la Chronique M ARTINIENN£ avec les Additions ; aOàr^
voir de Meflire Verneron , Chanoine de Liège & do Chroni-
queur Caftel ; imprimée à Paris , in-foL par Antoine Verard *.
* Voy. La Choix du Maine , & les notes , à l'Article de Jbah
MoNTRBVL, Tom. 1 , pag. 5 5 s Se 556. Nous «fouteions feulemenr ici qu'il
y eut une Tradaâion Françotfe de cette Ckroniaue dès 1416 , ainfi qu'on le
voit par l'Inventaire des Livres cîe Tetin , Duc de Berry ,^ui eft à la tcte de
toirc de Charles VI ^ par le Laboureur. La CoUedlton des Chroniques
Martin'unnes , publiée par Annûjie V€cud> eft me » & à ce litre» eft lecheichée
des Citriem*
Le MARTYR amoaremt, contenant les diverfes Paflions U
angdflb qu'on Amant reçut pour A Dame ; le tout en Ballades,
Rondeaux ^ EpUres , Dîxains , Hoitaios & antres efpèces de nme \
imprimé à Paris j par AUûn Lotrian, i^44*
LE MARTYROLOGE des Samcs, ôtc imprimé à Paris,
fans date.
. Le Livre des MARTYRS, imprimé à Genève, in-fil par
Jean Crefpin. Ccnfuré \
'Jean Crefpin , favant homme» natif d'Arras , s'ctant retiré â Genève pour
caiife de Religion, y crablir tmelmprimerie, v iinprimannn -fculemenrdivers
Livres de la compofîdou d'auirui , mai^ encore pluHeurs de la iienue propre»
tnn^aiities, celui des Martyrs^ don t il eft ici parlé. Ce fut en Latin premiètemenc
qo*il le compofa. Le doe de rEdition Françoife qui en parut y if^-foj- l'an
î 570 , deux ans avant fa mort, porte que la Traduction en avoit été faite fat
le Latin de JeanCrefpio. Ce Livre eft excrcmement loué dans ie Scaligerana
fiamda, «a mot Martyrs. Théodooe Tronchin , pag. 10 de VOnttf&n Fih
t^ht de Simon Goulart , dit : HiftorU Martyrum Primordia debentur eximio
yiro JoAnni Crifpino : nojïro Goulartio debemus Colofkonem. Voyez !e P. ix
J-ONO , n». i-j6o 6c 176 X de fa Biblioth. Hifi. de Fr. anc. Edit. àc La Croix
dtt Mains* an mot CiuKrtM»TMii. I , p. 4S (M. si ia Mommoti).
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M M 97
LeMÂSUËR en François ièlon la cottCUTue dubas&iiaut
pays d'Auv«rgnc , & la manière comme on affic rente audit
pays coutumier ; & auffi les Ordonnances Royaux , faites par
Jes Prcfidens & Confeillers tenant les grandes Cours de Parle-
ment , en la ville de Montferrand, en l'an 1454 J imprimé à
Paris , m-4*'. fans date.
* Cerce verfion de Mafuer , rapportée ici par du Verdier , & datée de
i454,cneparoîcpoftérieure,coutau moins de viugc-quatre ans,à Mjifuer.Ua
homme, qni nom a «bnné en François , par ordre Alphabctique , tes Fies
des JurifconfuUes ûiseUns & modernes ^ imprimées l'an 1711 , à Paris , in- 4**.
fair vivre Mafuer vers l'an 1 5<îo , &: cite du Moulin , qui , dans fon Confsii
j j y n**. 1 j , rappelle amiquus & daclus Praclicus. Maluer n'a gucres vécu
aiifdêlâ de 14)0. Pâquier^Chap. ^9 dalX* Ltv. de î^Rechenkesy le qualifie
Avûcat en la Séne'chaujfée du Bourbonnais, Mafuer peut en avoir fait la fonc-
tion , quoiqu'il n'en parle nulle part dans fon Livre. L'unique endroit où il
fe tait un peu connoure , c'eft à la page 1 j 5 des Editions de Paris , t j 4S &
1555, *. oà , au faf et d'utie queftion qu'il naaire cappone ropinion' de
fon oncle, .-intrcfois Doâeur-Régent à Orléans , & depuis Evcque d'Arras.
Voici le pa/Tage, très-mal-i- propos fupprimc par le Traducteur I-'ontanon :
El idem tener quondam Dominus & Pairuus meus, Dominus Petrus Mafuerii,,
tariufiue Juris Profejjor , & Epifcopus Attrebater^ ^ in quâ/lione ^uam de
iyutavit { il faut lire dif^utavit ) publlce Aurellanls aclii Regens, On fait que
e ftyle de ce temps-là ccoit d'appeler Dominus meus j le Doâeur qu'on avoir
eapottr Régent. On fait aulU c^ue ronde de Mafuer , aptes avoir eirfetgné
le Droit pendant plufîeurs années en l'Univerfité d'Orléaiu Al^chidiacre
de Cambrai , & l'an 1 578 Evèque d'Ârras , où il mourut en i î9t , d'où il
eft à préfuraer que c'eH; vers i373»ouij75> aue Ibn neveu Mafuer , âgé
«Tenviron ifix-huic 00 vingt ans , étoic ion Eoouer» en Ibite qu'en 1400 , il
pouvoit fi»t bien, ayant alors quarante-cinq ans, avoir compote ià Pratique j
Se depuis,ayant encore vécu trente ans , être mort l'an t 43® , en fafoixante-
quinzième année. Je ne vois donc pas fur quoi fe peuvent fonder ceux qui ,
avec Aforéri, font vivre Mafoer Tan 1 ^60 , fi ce n*eft peat^^ne Air^leux cita-
tions qu'ils y ont trouvées : l'une , pag 57 6'Hippolyte de Marjîgli\ l'nurrc,
pae. 84 Nicolas Boycr ^ rirarions poflcricures d'un (lècle, &C vifibleinent
inlerées après coup , dans le texte , par une main étrangère. ( M. de la*
MONNOTE y
MAUGIS D^AYGREMONT Roman.
^ Ce Roman , que le Manufcrit de M. le Pccfîdeot Bouhier donne au Roi
Adenez , a été depuis , comme prefque tons les aoixest mis en en pcofe» ^
fïiifienKS f«is tmpiimé. ( M. ob « a lAOKHon ).
BiBuOT. Fra». Tom, IV, Do V«iui. Totn. it, N
Digm^uu by ^OOgle
98 M M
D'an feul MÉDIATEUR & ÂVocac encre Dieu & les bom»
mes , notre Seigneur Jefus-Chrift ; imprimé à Genire.
Les anciens & renommés Auteurs de la MÉDECINE , Se
Chirurgie ; aflavoir Hippocrates , des ulcères , des fîftules , des
plaies de la céte ; avec les Commentaires de Guy Vide , itis
chacbn Livre. Le même Hippocrates y des fraéhires des articles:
de rOfficine du Chirurgien ; avec le Commentaire de Galien*
Galien» des Bandes , Oribafc, des Laqs, des machines & engins:
le tout craduic fidèlement du Grec & du Lacin , par un DoZleur
en médecine , &c tUudré de figures, par lelqueliesk cholê eft au
vîf repréfcntée; avec une Table des matières principales* împri*
mes à Lyon , i«-8**. par Guiiiaume Roville, i^SS*
La MÉDECINE de TAme. Cenfirée.
MELIADUS de Léonois Roauuu
. ' On voit aa premier Protogue que ç'a été Maître RufHcien de Pifê » qui ,
Mt oxdre d'EilcAurd IV, Roi d'Angleterre , mit de Latin en François ce
Romnn , depuis remis en François moins ancien ,dans Tes Editions Cocîiique s
qui en ooc paru, in-foL Ôc in-^". — Voy. La Croix do Mainb > au mot
GiiLA&Sni$D*Aiiitits»TQin.I, p. x^ia^DvVuuuiaiTanu IV,p .55»
(M. M t A MoNMOYB
MELUSINE Roman.
*La plui «ndemie Edition dn R<HiiaQ de Mff$tfine eft in-fot. i Lyon , en
kcore Gocluque , cher Mathieu Hufs »qai impcimoit dès 14S0. L'Auteur da
Roman y eft nommé Je an d'Arr as. — Voy. lA Cl.OtX ©tt Maini, à ce
nu>t>Tom. I, pag. 441. ^ ^î. ve la Monnoye).
La MER des Hiltoires avec le Martyrologe des Saines,
^ imprimée à Lyon > in-foL par Claude d'^Aouil^ alias de Troye^^
ians date
' Cette Mer des Hcfloîres eft difTcrente <?e relie qrn fur imprimée fôns le
titre de Mer & Chronique des Hijloires de France j en 4 vol. /«-4". Pari»^
1 5 1 8 , qtt'Andcé du Chefne dk kre la même ckofe que b Chroniqu*,
vulgairement appelée de S. Drrùs , commencée par Jean Charrier , Moine
de cette Abbaye,. & continuée par d'autres, depuis Charles VII, jufqu'aa
Meh de Louis XIL Pierr» le Rouge , Imp rimeut â Paris > en avoic doonc ïà.
prenuire £dttba»en.a vol.J«;f0/. t^li« (JML 91 ka Momnovi y
M M 99
MERLIN rfinchanteur RoînAn : premier & fécond
voliime *.
' Les trois Parties fe tiouvenr imprimées en un volume //i-4*, à Parie»'
ciiez Antoine Vcrard, 1408 , Go:hiqne. (M. de la Monnoyf. ).
^ Ce Roraaa eft de Robert Bourron , fuivant M. du Cange , en i'indicf
^ eft att-de? ant cle foa Gbflàiie Latin , pag. cxcii.
Les Prophéties ' de MERLIN *.
' Cçs Prophét'us (ont comprifes dans le volume ptcccdenc GeofTroi de
Monmonth, enLarin Galfreduê Motuimetenfis , vers le milieu du douzième
ficelé , les ayant ttaditites , Alain de ïtfle en donna quelques années après ,
en fept Livres, une ample explîcarion , imprimée l'an 160% , 'tn-%'*. à Franc-
fort. Merlin, tout Magicien , & tout hls du Diable qu'on l'a cru , a nonr
feulement paflS pour Praphète , il a de plus trouvé on bon Carme * qui l'a ,
de fa grâce , mis au rang des Saines. C'eft le £uneux Mantaan» à la fin da
premier Livre de fon Tolentînum , rirre du Pocme , qu'en trois Livres , i! a
fait à l'honneur de S. Nicolas deTolentin. Ltpailâge eft d'autant plus curieux»
que l'Ouvrage ayant été imprimé lëperément, i»-4<*. Tan 1 509 , i Milftn ,
n'eft |»ai dans le owpi des autres Œuvres de TAnteur s
. f^trt venerahUis olim
Vir fuit , d vauf venturi prâfcius Avi
MirUnius, Lan* lafmdo de fimîne crttiu.
Bk fktits infami coïtu , pietatt re/uJfit
Eximiâ , Superim ftBus ptfi fiaur* «mifwt. (M. as la MohmOTs).
* C'eft Amt^roife Merlin , Ecrivain An^îois du cinquième nècte , dont on
raconte des chofes furprenances , comme d avoir , par la force de fes enchan-
leraensytranfpoité ^lrl«ide,en Anjg^erre, les grands rodiecsqne l'on voie
auprès de Salisburi. Sa prétendue angine eft bien décrite dans les vers du
Mantuan. Les Prophéties de Merlin ont été traduites du François en frnlien
par Zorzt , & imprimées à Venife , en 1 5 1<» , 1/2-4°. Cette Edition elt tort
laie; en voiei le mce : ta Vua £ Mer&no ê U fut Pnfiteit, Tnuta è fueflit
opéra del Ubro autentico dd magnifico Mejfer P'ieiro Ddfîno y fu del magn'ifîco
Mejfer ZoT\i tranflato da lingua Francefe in iingua Jtalica > fcritto tid <uuu
dtljtgnor ijjff Stampata in Venetia del i y 16 , à di XX Zenaro.
Le Livre MERVEILLEUX , contenant plufieurs Prophé-
ties, &c. *
♦ C'eft le Liirer Mirabilis ^ dont il a été parle dans La Croix du Maine ,
an mot Martin ^ninni» îonu II, pag. loj.
Lçs MERVEILLES du monde ^ imprimées à Lyon ^ m-8^«
ptr OUv^r Amoallet > 1 5 34.
Ni)
1
loô M M
Déclaration de k MESSE , la forme dHcclIe , la caufc U k
moyen pourquoi & comment on la doit maintenir. Cti^urL .
La MÉTAMORPHOSE d*Ovidc, tUoftfée de «nt fixante,
dix-huit figures ou tableaux , & d'autant de huitaîns François ,
au deflbus. d'icdles ^ imprimée à Lyon ^ tn~Z^, par lean de
Tournes.
MILLES ET AMIS, Hiaoire ou Roman *.
*Ce Roman a été imprimé à Paris , cher Antoine Vérard , petit in-fol.
Gothique , avec des v ignettes , fans marque d annce. — Vovex U note fut Iç
mot JouRDAN DE Blaves , Tom. IV, pag. 565, à la fin delà letcre I.
Les MIRACLES de notre Dame, imprimés à Lyon, m-4**.
par Olivier Arnoullet &l depuis par François Amoulict , i^^"^*
< Le MIROIR d*Or de TAme péchere^^e, &c. imprimé à
Paris » iiios noip & date *.
* Petit Ouvrage de Maigtieriie de Valois , fcrar de Fni^ois I. H en a été
patlé ci-deffus , p.ig. 17 , & dans les notes fur le mot MarcOIUSTI 01
VAtois , dans La Croix du Maine, Toin>ll> pag. 84&ruiv»
Le MIROIR des Courtifans.
Le MIROIR des Écoliers & auflî de toute la Jeuneffe par
Quatrains ; imprimé \ Paris , inS®. par Léon Cavellat , 1578.
L'ardent MIROIR de Grâce, comporé en rime, pnr IcRiciie
en pauvreté \ imprimé à Paris , in-8°« par Gilles Couteau.
' Le MIROIR du monde ^ réduit premièrement en rime Br^
baoçonne , paf P. Heins » & tourné en profe Françoife , auquel
fe repréfente au vif, tant par figures que caraélères » k vraie,
fituation , nature & propriété de la terre univerfelle ; imprimé
en Anvers » in^^^, par Chriilophie Plantin > i579>
Le MIROIR de Pénitence , très-dévot & ialutaire^ très-^
utile & profitable ^ toutes perfonnes, & (pédalement à gens de
Religion , defirant de leurs mœurs ^e converfion, & tendro
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M M sot
à perfeâîbn ; faicÀ êompofi^ AovvéKemetit ,mV$n 1 5 1 2 , par
ceioi, qui, autrefois, acompilé en François, le Livre de )* femme
Ibrte , Ôc le Dialogue de confolation entre famé & kraîfon : de
eft Religieux de la réfermadon de.POrdre de Fontevrault^
lequel a cueilli ledit Miroir, des Fk;urs de ièntences des faints
Dodeurs , pour dévotes ReHgieafès.Sanâimoniales de la Mag-
dalaine les Aurelians , inclufes & réfbrm.éesdudit Ordre; imprimé
à Paris , par Simon Voftre.
Le MIROIR de l'humaiine Rédejtipeîon^ contenant plufîeurs
belles matières dé l'ai^eijiTçjflameni^) comme cho^ myfliques^
figures & prophéties ^nfi>rmes & appropriées aux (àints &
ikcrés Myftères des vertueux faits de Jefus-Chrift , quant à
notre Rédemption^ imprimé k Pvis» in^foL p^r Phihppes le*
troir,i53ï.
Le Livi« de MODUS & la koine RATIO, Wqiwl'^
mentipp comment on doit deyiTqr de. tiputes mantlières dfi^ba(I^s;
impdmé à Chambcry , in-foJ. par- Antoine Neyret , i486 *i
depuis corrigé , mis en meilleur langage & réimprimé m-H"". par
Vincent Sertenas , 1 5 60 , ibus le titre fuivant : Le Roi MODUS
du déduit de la chalïè , vénerie & faulconnerie ; auquel Livre
FAuteur ne s'étant voulu nommer, s'eft contenté de reindrc ua
Roi nommé Modus , qui inftruit Tes apprcntifs , en l'art de la,
chafïè des bêtes & oi féaux ; imprimé à Paris , /n- 4"^. 1S03, &
depuis corrigé au langage ,ôc réimprimé m- 8°. par Vincent
Sertenas, 1560.
* L'Edition 6^ Livre dt MoDUS & laRo^yne Ratio , de i486 , eftextrè-
inement rare. Il y en a une Edition de Paris, de 1516 , in-t^, Gochique,
avec quelque différence dans le titre. C'e^l le même Oiimge que cite Da
Verdier , fous le titre du Ro^ Modus j imprime en 1 50? & 1 5<*o. LeLivr»
entier ed divifé en cinq Parties ,.qiu traitent de divecfes çfpèces de diatfe. Ce
ionc^des Ditlegees où le Roi Moèu explique i fts difcides rArt de la V£-
Jierie. La Reine Ratio débite y e»qqelqv^ endroits, des Moralités Allégori-
ques, exprimées fouvent d'une manière peu décente. L'Edition de 1516 eft
qiniç de. égares en bois , dont^pÀMAisurs ionc sSSj^i. bifarce^. U y en a une au
commencement, qui lepréfiMUe wlioiniDe affis & Ii£uit, ayani fur iêi époolet
101 'M M
«ne femme nae , les catfTes ^ôinées. Ceft fans doute le Roi Atodus 8c I4
Koine RMtio j dom l'attitude n*eft pas pliif <lécence dâxa b gcàviue » <{w fim
langa^, dans rOuviage m&me.
U nouveau MONDE * avec P^bff
Du pourveu ,& de l'éleSif^
' , _ De l'ordinaire & du nomme i
&eft mBvnikn^rwMimé,
■ ^ • Enfulvarit la forme authentique ^
Ordonne pur la Pragmatique , &c.
' Ledit Li\ re *, donc le titre eft en rime & tel que deiïus , eft faic
par perlonnage<; , qui font Bénéfice grand, Bénéfice petit.
Pragmatique , Election , Nomination , l'Ambitieux , Lcgac,
Quelcun , Vouloir extraordinaire , Pere faîne , Provifion Apol^
tolique , Collation ordmaire^ Unîverfiré, le Hérault , Omnes,
Sot dilToIu , Abus , Sot trompeu r , Socte folle , Sot glorieux , Sot
ignorant, Soc corrompu \ imprimé à Paris ^ 2/7-4°. par Guillaume
. Euftace'-, /ans date.
* ' L'Edition ;«-â°. que j'ai vue , porte que la pièce fut jouce, en 1 508 , le
«1 Juin à- Paris, Place & Etienne , fous ia tente de l*Umverfité. V07, 19
NoKVtau Menagiaiut^ pag. ico dn Tom. I. ( M. db.i.a Momm6tii)p
* De tous les Ecrits qui ont été faits fous le rèetie de Louis XI , contra
l'abrogation de la Pragmatiaue-Sandion , celui-ci eit le plus vif. Mais le Dia' j
logue en efl: fans ordre 5c lans liaifon ; on y déclame plutôt qu'on n'y rai- 1
Ibnne, & le Pape , qui eftnn des Interlocuteurs , ne s'exprime jamais qu'en
mauvais Italien. Le langage François en eft très-pen inrelligible j il a été
imprimé à la fin du quinzième fiècle t ou dans le commencement du fei-*
ïième, â( il y a apparence qu'il ne fut repréiènté, en public» que fous le
règne de Louis XII. Voy. la Biblioth. Franç. de M. l'Abbé GoujeC,Toiii.IXt^
pag- 4f<? , ^ l'Hifi:. «^.uThéât. Frarç. Tom. III. • '
MONOLOGUA Memre Jean Tantod ^ qui récite un«
difpuce qû^l a eiip çpiitft. unç Paniç Lyonooiiè) imprimé 1 564*
Calvmqut,
K10NOLOGU£,d«.Frovtdepce divine, parUqc à l^Fraiu». -
Kinu. imprimé^ à Reims ,1^61, Cahini^uu
MORALITÉS de divçriçs iortcSj imprimées àP^ris & à
JLyon , par plufjeuf$« ' ' -
L.iyiuzcd by Google
M M 10^
Hifloirei ou plotôt Roman deMORGANT le Géant, lequel,
avtc Ces frères , pouriuivoic ibuvent les Chrétiens ; mais fina*
blement furent deux de iès frères occis par lé Comte Roland ,
& le tiers fiit Chrétien , <]ui aida depuis à augmenter moatt U
faince Foi Catholique, imprimée à Paris & à Lyon » in- 4^. par
Jean Lambany *.
^Vof, far le Marg/smtt du Puki une ample Reminpe à rÂnick 1 ^41* de
fiaillet , pag. 1 1 7 du Totti. U*.
• Le MOYEN de parvenir à la oonnoiiSuice de Dieu » &
conlequemment à falut. Ctnfuré^
La MUSE Chrétienne, ou Recueil des Poefies Chrétiennesj
tirées des principaux Poètes François; imprimée àFat^« ûi-ii*
par Germais Maloc, 1)82.
. La MUSIQUE. pratique » £cc. imprtiiiée à Lyon , in^foLpu
Jaques Moderne; . <
Le Livre de la MUTATION de fortune, écrit ea vieil
langage. Roman»
Le MYSTERE de la Conception &i Nativité de la glorieufe
Vierge Marie; avecque le mariage d'icelle: la Nativité, Paffion,
Réfurrecltoi; Afcenfion de notre Seigneur Jefus - Chrift;
joué à Paris, Pan de grâce 1507; imprimé in-fol. par.Geofroy
deMarnef, 1508. ' «
fil _ ^
Le MYSTERE " de la vengeance de la mort de notre Sei-
gneur Jefus-Chriil , & dcflriiclion de Jerufalem , faite par
l'Empereur Velpaïien 6c Titus, foa his: iç tout par jpcribnnar
ges *j imprimé à Paris , in-fol. par Jean Petit.
*Ceft une Tragédie du eoûc de celle de la Pajfion^ donc elle eft comme
nne fuite; auifi ell-cc de-u qu'après la jaurnce de Marignan, FimçbisI,
écrivant à Loaife de Savoye , fa mèfe, touchant la viftoire qtt'U vcnoit de
«emporter fur ks StitiTes , prie occafiofj de mettie^ 4>c-on , daa& £l lettre^
ces paroles » ou «fsittctes à-peu-près ftioblables : i/s onr petlânc des
Suifles , que s'il» jouèrent Heu la PaJ^ion U y a deux ans j noas avons cetu
mmee-ci bien fu jouer la vengeanc€^f -domiant à enrendre par-!i que fi , en
1)15 , les Sûmes, à Novare , avoiei» batttt les François , ceux ci» en 15^15 ,
104 M M
avoient bien eu letir revanche 1 Marîgnàn. La fendettadi Chrijlo j, dont fait
mention le Salviati , (kns Tes Ayvcrtimettù^ Sc que les Âcadémkiens de la
Cnifca citent danc leur DiAbimaite , eft un Ouvrage plus ancien , fiût eii
)»Rife» vers le nàXàu dû quatorzième îîècle. Il y a de plus un Pocme beau-
coup plus ancien , intitule la T^engeance d'Alexandre , Ouvrage mendanoé»
•Xom.IVjp. 479 , au mot Jean li Ni velois. (M. db laMonnoye).
*Le Myjlcre de la Fengcance ctoic en quatre journées. Il fut joué àMetZ|
Van 1437 » le 17 SeptemEne , félon la Chrwùque de Meei[, « au propre Parc
I» où la Paflion avoit été faite. Et fut fait très-jcntiment la Cité de Jerufklem
» & le Port de Jaflc dedans ledit Parc , 8c fut Jean M.irMeu le Pliiclous
Hijl. du Théâtre FranfoiSj Tom. II , pag. » noce A*
Le MYSTERE du vieil Te(lamencpar|ier(bnnages j joué I
Paris & imprime là même ^ pzt Jcah Petit* .4
^ MYSTEUE, là où France fe reptéfeiïte, en forme d'un -per^
fonnagc , au Roi Charles VII , pour le glorifier ès gracCft qoê
Dieu a faites pour lui , & qu'il a reçues à fa caufe , dârtuitibii
règne ; & parlent enfemble en forme de Dialogue : puis (ê$
Jlarfjns parlent l'un après l'autre , chacun en deux couplets; à
lavoir, le fieur de Barbaran, le fieur (TEftouteviIle, le Maréchal
xie Boulfac, Je fieur de Gaucourt , Potoh de Xaintraiiles, laHire,
Amadoc de Vignoles , Jean de BrefAC , VAmiral de Coëcivi ,
Mefîîrc Robert de Floqucs , le Comte d'Aumale , le Comte de
Bokan , le Comte Douglas , le fieur de Gamaches , le Baron de
'Confônges, Artus de Bretagne, Connétable de France, le fieur
dWvaf, «le Comte du Maine, M«ffifc Kcrfc dèftrefzé, te
'Comté "de Bttifbîs', le Comte de Foix , lèiiettr du Bue^it ^ le ÛÊok
de Loehac , Joachini Roàult. Êcrk eti main.
Il ne leroit jamais Fait, fi je voulois inférer ici tous les cents
'^uloiu ébé publiés {bus le titre MYSTERES , cant le nombre
'en- èft gr4nid.'C'étoient des Htftoîres & iewr-qo-on ^k»trep»éw>
Tenter & réciter publicjuèment'&r écbi&uc , pai'quoi ces troisi
oa 9uatre , que j'ai mis «^devant» Tuffiroac
- ■
NICÀNDËR
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lOJ
NIC.
NlCANOER*. Les Œuvres de Nicandrc , Médecin &
Poëce Grec ; aflàvoîr les Thériaques & îeç Aîexipharmaques ,
auxquels deux Livres ell dilcouru de? Hères vcnimcufes , théria-
ques , poifons dccontrepoifons , traduites en vers François, par
Jaques Grevin ; imprimées en Anvers , m-8*. par Chrillophie
Plancin, i^Cy. Le même Auteur comporaplulieurs autres Livres,
mémement les Géorgiques ou l'Agriculture , dont fait mcndon
Ciceron , en Ton Livre de l'Orateur. Les Etcriomcnes les
Extraits de médecine ; lesPrognodiques d'Hippocrates , lefquels
il mit en vm Héroïques, Trois Livres de tous Oracles , éc
encore-maints tutres^qui ne ibot parvenus jufques à nous ^ & ont
été perdus.
♦ Nicandce , Grammairien , Pocte ôc Médecin Grec, natif de Claros ,
demeura long-temps en Ecolie > oà il fe fit une féptiunon bcillante par fes
Ecrîrs. Il vccur , environ cent quarante ans , avant l'Ère Chrétienne. Cicéron
die i fon fujet ( de Oracore ) Nicander , homo ab agro remotijjimus : de Agri'
etUtturâ tamcn fcripfit , tança vis ejl cloquentU. Ce ^ue l'on connoît de fes
Ouvrages e(l rapporté afTez exaâemem dans cet Arode. U n'en xefte plnsqoA
U$ deux Poëines , inàailés Thtriâta U AUmptumactu
' Le mot Eteriome'nes j ou plutôt Heteroiouménes j doit être rendu ici par
Métamorphofés ^t-'rtfMnfÊtM , te noti]^ fréquentant ies Courtifitn*S,ffMifni/mni^
cv-me on lifoit autrefois. ( M. db ia Monnoye ).
NICEPHORE ' Callifte. iMoire ËccléûaOique , &cVoy,
Jean Gillot.
■
• 11 vivoit encore en i ) 50. Son HUioire condent, en 1 8 Livres , les chofes
arrivées dans TEglife , depuis la naiflance de Jefus-Chrift , jufqu'à la mort de
Phocas» en ^10. Il a , «u commeoceflient de fon Ouvra^, donne le Som-
mairede ces dix-hnit Livces , avec beancoup de netteté. Les wmmaires afontés
des cinq autres Livres , dont le dernier auroic fini à Léon le Philofophe ,
mort en 911 , paroilïenr là hors d'œuvre, & onr tout l'air d'une addition
^crangète , l' Auceuc ayant d abord déclaré qu'il di viioïc fon Hi^oïrc en dix-huic
livtes» & non pas en vingt-trois. (M. 91 la Momhots )*
BiBU ozB. Fra V. Tonu V. Du Vbrd* Twiu j/x. O
105 N I C NIC
NICOLAS B ACQUENOIS a traduit duLttin de Jean Fc»,
Doâear en Théologie , Précations & forme de prier Dieu;
impnmées à Reims , in^iS, par ledit Bacquenoîs, x $ 5 1*«
* Vcy, La Gaoïz Mains, tt les noces, mi mot Nicou Bac^vimois ,
Tom. Il 187.
. NICOLAS BARRÉ a écrit quelques DîTcours for la Navi^
ficion du Chevalier de Villegaignon y vers 1* Amérique -, imprimés
Paris, 111-8^ par Mantn le Jeune, 1558.
. * Voy. La Croix du Maine, au aicuie AccicIe,Toin. II , pag. 145.
NICOLAS DE BAUFREMONT , Seigneur & Baron de
Senefcey , grand Prévôt de France, a traduit du Latin de faint
Salvian , Evéque de Marfeille, en François , du vrai Jugement
& Providence divine , à faint Salonie , Evéque de Vienne,
Livres huic ; imprimé à Lyon^ ia-^''. par Guillaume Rovillc,
* Voy. au moc CtAvoi M BavFnuiioirr» Tom. lU , pag. $x$,
NICOLAS BERGERON , Avocat an Parlement de Paris,
a fait uneTable Chronologique imprimée en une fèuiUe& placart,
à Paris, chez Guillaume Auvray, 1580. J'en ai vu une autre
prefque femixlable , intitulée Sommaire des Temps , imprimé
îong-temps auparavant, à Lyon, par Jean de Tournes. Le Valois
Royal , qui efl un extrait de THifloirc Valéfienne , touchant
riliuilracion du p.^ys &: de la royale miifon de Valois ; impiuné
à Paris, par Gilies Beys, 15B3. Le Procès verbal de rcxcLunon
teftamentaire de feu Pierre Ramus , touchant la ledureé: pro-
fcffion des Mathématiques, infticuée par lui ■ imprimé par Jean
Richcr, 1 576. Arrêts notables , ajoutés a. ceux qui ont été re-
cueillis par Jean Papon; imprimés par Rob. le Maigner, in S^,
Le Valois Royal , extrait des Mémoires de maicre Nicolas
Bergeron ; imprimé à Paris , in-8**. par Gilles Beys , 1 5 S3.
* Voy.LACaorx du Maikb, & les notes ^ au iuoc Nicolas B£A(i*&oM,
Tom. II , pag. 1 4^ & Tiiiv.
NIC NIC 107
NICOLAS BOUCHER AT Remontrance faite au Roi h
18 Juin 1 578 , en la ville de Rouen, par Frcre Nicolas Bou-
cherac , Abbé de Ciceaux^ pour & au nom des £cats de Bour-
gogne; enfemble la Réponfe de SaMajedé; imprimée audit an.
Il étoic de Ponc-for-i^ine , en Champagne. Il écoic né en 1 5 i^,piiSfi|iM»
feîon Ton Epicaphe , il mourut i foixante-onze ans, le ii Macs 1 58^. 11 avoit
c(c ciu Âbbé deCîceauXjle 1 3 Décembre i}7i> H fut Procoreuc-Génécal ào
(on Ocdce. 11 affiftk an Concile de Trente , & fat diaraé de négodariont
importantes , foit pour fon Ordre, auprès des P.ipes Pie VSc Grégoire Xlll}
foxt pour la Province de Bourç^ogne , auprès des Rois Chirlcs lX6f^eari 111.
U Ce trouva aux Etaci de Biois , en > J77> & l'année iuivante il prononça
devant Henri III , i Rouen , un Difcoucs , an nom dn Clergé de Bourgogne ,
dans lequel il expofc les malheurs de cette Province. C'cft de ce Difcours
dont parle ici du Verdier. Boucherai obtint du Roi cette racme année, pouf
iai ^ fci fuuejfcurs Abbés de CUcaux > le titre de Premier Confeiller né du Par-
lement 4t Bog/gogne, Il s'écoic démis de fon Abbaye deux ans avant fa mort.
Il eut an neveu , qui fe nommoit auHî Nicolas^ ëc qui fiu atifli Abbé de
Ciceaux, depub l'an 1 60 4^ iufqu'ea i6t^.
NICOLAS DE BRIS *, Doreur en Thcoîogîc , a écrit
Infliitution à porter les adverfités du monde patiemment, avec
paix d^efprit, joie & liberté intérieure; imprimée à Paris, m-4*.
par Jean Loys, 1^41. Bref éguillon à aimer l'état de Religion
Chrétienne. Utilité d'icelle déduite de fa fource ; avec déclara-
tion de l'Kvangile, Si quis vuU pojl me ventre, &u imprimé à
Paris, par Vivant Gaultherot, i •)44.
^ Il fut on des quatre Théologiens que Charles IX envoya au Concile de
Ttenie. On tioaTen fon élog» dus VKUtwn ài CcU^t kt Navarre « per
Au Ltvn de VInfiitttàon à poktr Us adverfaés,
U dit y après Satat Augufin,
[CodUne, en l'aire des champs, la paille eft froilTée, Se le grain fcDaré de la
paille -, ainfî Tribulation , laquelle prend fon nom de i'inftrument d piler. Se
aefcoaer le bled, zfDtïéTriiuiû, fépare les bons Fidèles des autres,& diftingue
ks bons Chiédetu oei nunivais. Par la iknitinide duquel inftrunient , l'âpre ,
pefante & poignante adveriicé mondaine eft appelée tribulation , par Laquelle
le bon Chrcrien non-feulement eft foule , ou opprimé , mais aulTl purgé Sc
féparé de la paille , vilité & o«lure mondaine ^ comme le grain du feutre,
" i naitiscilédf eft pilé » fioiffll» broyé feukaiciit comme lefeime,
O jj
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io8 NIC
NI C
00 païUe. O Seigneur Dieu, fais qu*en cette batterie , foulerie, ou fecoue-
inenc mondain , nous foyons froment , & que de nous battus , foulés ,
exercés & peftris , foit dit ce que difoit S. Ignace , Martyr : Je fuis le froment
de Dieu, je fins moula 5e peftri » afin que je ùÀ» ùk à Dten pûta p«w» fte.]
NICOLAS ou LAONIC CHALCONI»L£ L%(toll^W
la Décadence * de r£mpire Grec , & «tabUflèmenc de cdûi te
Turcs^ comprife en dix Livres, par jNl^lasj Çhil^èlÉ^^
Athénien ; de la Tradoâion de Bl^ VigenÀe ; kafamit^Â
Paris , in-^^, par Nicolas Chefneau , 1577* Cet Auteur étoit
Athénien j lequel cravailloit à cette Hifloirc environ l'an 1 4^2.
Ayant été nourri , par Ibn père (homme |(Ims nobles &
anciennes maiibns de toute la contrée d'Atcique , 'd'affaires de
d'autorité ) aux bonnes Lettres , ièlon la portée de ce fiécle là ,
qui n'y fût pas guercs heureux : & commence Ton Hidoire , o\x
Grcgoras, qui a continué celle de Choniates, achevé la fienne ,
à favoir au jeune Andronic Palcologue , fous lequel les Turcs
curent premièrement quelque nom , vers Tan mille trois cens.
Depuis lequel temps les affaires des Grecs s'en allèrent toujours
de mal en pis à vau de route , jufques à leur finale ruine par
Mechmet,fîlsd'Aniurath^ qui pritConlbncinopIe&Trebizondey
& acheva de dompter le Péioponnefc , la dernière pièce qu'em-
piétèrent les Turcs en la Grèce , l'origine defquels, enfemble
leurs premiers avancenens & progrès fort ténèbre & incerf
cains de foi y cet Auteur-ci a mieux édairct que nul autre , ayant
au furplus compris en Ton (Bwrre, te temps& e%ué de quelques
cent foixante ans , qui viennent à fe terminer fur le mi*règne
d'icclui Mechmet, ne touchant toutefois les a^Mres des uns 5t te
autres 9 que du bout du doigt» £bmniairemcnt&en pallànt pays.
' Quoique , par inverfîon , Nicolas fott te mcme nom que Laonic j on Jie
doit pourtant pas plus dire Nicolas ChalcondyU j qu'on diroir le Père Phi-
lothce Rayaaukj au lieu du Père Théophile Raynaud. Chalcondy le a conduit
fon HiAoïre jufqu'à 1 46 1 , dix ans après la priie de Gooftanciiiople. Voffiua»
fans autorité j Ta fuppofé encore en vie l'an 1 490 , & au-delà. Le nom entier
eft ChakoçonéyU , s»tmmmii»m^ pac conoadion ChaieondyU, (M. m &A
MONMOYB^.
■ * SmH'^l«in ée» Twnà tft dinlKe en dis Livres, depoi* Ochoman vgk
NIC N I C 109
tcgna vers 1500 , jurqu'i Mahomet II , eti 14^). La Traduâion Latine de
cette Hidoue , t iu unpcim^e plus de cinqu^te ans avant l'Original Grec ; cac
«m la pd>lîa , pour la première fois , traduite en Latin pat Claufer , â Bade ,
en 155^, in-fol. le Grec ne parut qu'en 1^15, in-fol. d'après trois ManaC*
crits .de la Bibliothèque Palatine , coojouicemeiac avec Nicephore Gregoras Sq
Cwges le Logothete > par les &îas de Baltazar fiauinbach , Profetkut des
Jaugties Grecque & Hébraïque , à Heîdelberg , avec là Verfion de Claufer.'
La Mième vecfion fut confervée, dans l'Edition de i^fo^ àu Louvre , où ce
Livre fut imprimé , connue /aifanc partie de<; Auteurs de VHi/foirc Bi\anim<,
tnm.Gfec fat corriec fur des Mj^nufctics » que ni le Tradiiâeur Latin*
ai le premier Editeur du texte on^nel u*aTOtt connus ; mais on ne toucha
point a celle de Claufer. LaTradt^botiFcançoife, fax Vigenère, aécé içim-
primée bien des fois. • * : : 'i
' NICOLAS CALLET, Avocat de Gueret , en la Marche , a
écrit Commentaires fur les Loix municipales ", ou coutumes du
Pays & Comté deUMarchcj imprimés à Paris, i«- 4°. par Pierre
l'Huillier, 1573.
•: NICOLAS CHAPERON, Prêtre, atraduit d'Italien en Fran-
çois, cinq Opufcules très-ialucaires. Le premier, que celui qui
fert Dieu eil le plus fagc du monde. Le fécond, de la Dignité 6c
excellence du Chrédeiu Le troifiéme , que c*eft de Jcfus-Chrill,
& pourquoi il eft venu au monde. Le quatrième , du Mariage
ipintuel, encre Jelus-Chiill «S^rAme Chrétienne. Le ginquicrae,
que rhomme n'a point de plus grand ennemi que (bi-méme 2
imprimés à Reims , fn-rB^ par Nicolas Bacq^enois , 155B, ' i
NICOLAS CHESNEAU , Rhetelois , Doyen k Chanoine
de faint Sympliorien,àReims,a écrit le Manuel de la recherche
ou antiquité de la Joi & Doârin^ Catholique > rectic>IHe de la
Bouche- commune & conforme du^peu]^l& Chrétien ^ contienc
Êze chapitres, & eft imp^'é.à ReimSyiii^^^^par Jean de Fq^
I^ny , I 57B.,La ^ manié» de bien- prier Dieu : qui eiç
*Qpavre principale du bon Chrétien ; écrite jircini^ément ci|
ïîum»par (àjnc Auguilia, en fbnEpkreioi. à^Pr^be, veuve «
& traduite en François parj^icolasChefneau ; imprimée à Reims^
par Jean de Foigny, 1 574- Catéchifme ou brièvc Infinie-
tioii à Piété Chrécienne. félon kDoârlne Cathoiiût!te> ^dnt^nanc
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lie NIC NIC
rcxpoficion du Credo, du Pater, de \^Ave Maria, des dixCom-
mandemens > des fepc Sacremens ; faite Françoife du Latin de
R. Pere Michel, Evêque de Merfburg; imprimé à Paris , in-S'*.
par Claude Fremy, i^^j. Paraclelë^ ou Conloladons des efprits
affligés , Livres j , traduits du Latin d'Antoine Lmcrt \ impri-
més \ Paris p ÎA- lé. par Claude Fremy , 1568. Avis ^
Remontrance du Révérendiifime Cardinal Hofius , Evique dé
Varme, en Pologne , couchant la cenfure que les Miniflres de
Zurich &Hi]deberg , ont donnée furladoébine n'aguercs femée
en Pologne contre la Trinité : où eft montré qia'une Héréile -
attire lautre , & que la de toutes n'ed qu'un pur À#pi0ne;
imprimé a Reims , par Jean de Foigny, 1 573. Exppfitipil
& familière Réfolution des points & principaux paffages , t'aide
du vieil que du noiiveau Teflament , defquels les Hérétiques
modernes abufent contre !a Foi Catholique & TEvangile;
traduite des écrits tatîns de René BenoiO , en François , par
ledit Chefneau ; imprimée à Paris , in-'é°' Cinq Livres de la
Mefïè Evangélique, & de la Vérité du corps & fang de notre
Sei^eur Jefus-Chrift au faint Sacrement de TEuchariftie;
traduits du Latin de Laurens Surîus , Chartreux ; imprimés à
Paris , //i-S**. par Claude Fremy , i^Gi : lefdits cinq Livres
avaient été premièrement écrits en Allemand , par un nommé
Fabri d*HaiIbrun, & mis en Latin par ledit Surius. Hi06îre dè
PEgliiè Métropotitai|ie de Reims, Auteur Floard , &c. impri-
mée à Paris, r/i-4<'..par Kicohu Chefneau , Libraire, 1581. s
'i|^Voy.t,'A'Caoix ou Maine, au mot Nicolas CHisNtAu,Tom. II , p. i jOf*
NICOLAS LE CLERC ; Théologien , a traduit du Latin
de l'aau Jlypolite, Evêque & Martyr, vrai Diftours du règne
de TAntechrid , de la confommation du monde , des misères &
calamités qui adviendront aux derniers temps : & du iècond.
avènement de noc^ Seigneor Jefu»-Chri(l j imprimé à-Pafi^
i«-S*.i)ar Robert Cdulombel, 1579 ' ' l'^* .
. ^l' Voy. La Croix ou Maine , fi( les noce^ , vx mcme Artîde,TQm. u.
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NIC NIC m
NICOLAS DE COQUIIXER» Evéqoe de Verieufè \ m
fiât un Recueil de plulîeurs Chants Royaux & Ballades, & Jeux
ptéCcatés à Madame Anne de Giaville * : le premier Chant Royal
. commence ainfi:
Chant Royal d'un défert ficrc ^
Que Dieu pour luy a confacrt j
Et préferyc du vice immonde ,
Qui règne au défert de ce monde^
Bapttjle SûmH de Dieu j héraut difen ,
Ta forte voix peut patHout annoncer
Que le haut V trbe, f/i un facré défert.
Se fait humain j fans aux Cieux renoncer p.
Piwr paix & gfif^ ^ proaonur 9
M\ gens qui font de bonté volontauw ^
Car le fort vent de ce lieu folitain
fuient évertirla dure manfon
D'âpre difcord & de fureur kellique ,
* ' Pour exalter au faim mont de Syon
Le fainU défert , plein de Jalonne AngéS^»
Non imprimés.
• Cet Evcchc de yérieu/êcik inconnu. Je crois qu'il fiur tire Kéneufe , eu
Larîn Venufa , en Italien Venofa ^ Ville Fpifcopale Ju Royaume deNaples»
en la Bo^iiicace. Ciuiles VIII s'ccanr rendu maîcte de ce Royaua3e,ea 4495,
•pot aifément accovdef œt Evêché à f Amiral de Gtavilie , qui le lui iteauuaqi
jpoor Nicolas CoqinUer»ftpp«MiiiiiieiitfcaAam la MoHKOvtj*
^ Anne de Gravilte» \. laquelle il dédia (on Livre , ctoic probablement là
fille de l'Amiml de Gr.iville , qui far mariée à Pierre de Baîfic , Seigneur
d'Entragues. Elle culuvoit les Lettres , & mit en vers , par ordre de ia Reine
Claud6 , femme de Ftançotsl, les Amours d'Arcite & éaPiiémûmf Roman
.écrit en profe &c en vieux langage , tiré de la Thafeide de lioccace. L'Ouvrée
•d'Anne de Gcaville eft à k Bibliothèque du Roi , t*: n'a puinc été impcilkté.
NICOLAS D£ CUSA. UConieâufe ■ dos derniers temps%
^c. Voyez FnAvçois BoHTB&.
» Ce Traité , que le Cardinal de Cufâ écriviren 145» , eft une r&verie ,
dont Rp.belais , Chap. i 4 du 1 iv. Il , fie Bayle , Cbap. 117 du Tom. I de
ià.RéponJè aux quejiioru (^'uuFrovuicial^ta. eu laifon dele moquer, (M, of
tAMoiTMOYI.).
Oft eft étonné Bon efptit, fe Gàt laiflZ aUcf 4 des imag^oadoos
111 N I C NIC
iliïTi chimériquos. Oùavoit-il pris que k défiite de l'Antechrift devoir arriver
dans le dix-hujcièmc lîcde , &c que la gloire de l'EgUfe feroit dans couce fa
^tendeur, avant 17J4 ? Ce Cardinal luauit en 1401 , i Cufa, Village du
Diocèfe de Trêves , fur U Mofelle , dont il conferva le nom. U étoit fils d'un
pauvre Batelier; ?f ce fur un Seigneur voifin, qui j Inï ayanr trouvé âïf-
portions pour les fciences , l'envoya écudier à Devencec U ùc des prières
etonnans , (ut reçu Doâear en Droit Canon à Padoue , i 1 âge de vingc-^as
ans, encra peu après chez les Chanoines Réguliers de Tartembetg , devine
Curé de S. tloreotiil » à Coblenre , enfuice Archidiacre de Liège ; il aflîfta,
en cecce (qualité , au Concile de Bâle i le Pape Eugène IV i envoya Lénc à
Conftancinople , en AtteimeM de en FniKe. Nicolai V te fie CaKUnaT, ea
1 448 , Se lot dooda l*ETtchè da Bnien , dam la Titol , après diverfes l^ac
cions. Il mourut en 1 454, âgé de cinquante-trois ans. Le P. Gafpard Harrzeim,
Jéfuite t a écrie la vie de ce Cardinal, en Latin , imprimée à Trêves , en
l7|o* Sai Onvngas ont été imprimés à BSle • 1 5<?f , en 9 voL i»-^fhl. On 7
trouve beaucoup d'érudition , mais trop de fubtilicés Métaphyfiques. Le plus
important e(l celui qui a pour titre La ConcontMU CaihoiifiUf oùil pcottVO
U iupécioricé des Conciles fui les Papes.
NICOLAS DAVy, Abbé de faint Crépin-le-grand de
Soi lions, & grand Archidiacre de ladite Eglife , a traduit du
Latin de Révérend Pere-Frere Loys de Grenade , l'Arbre de
Vie , ou Traité de l'Amour divin , imprimé à Paris, in-ié. par •
Guillaume Chaudière , i $75. Plus , de l'ETpagnoI du Kévérend
& très- digne Pfélat Dom Antoine de Guevare « £véque de
Mondognec , rOncoire des Religieux t & ^exercice des Ter*
tueux , imprimé àParis^ par Guillaume Chaudière, x 578.
Le Pfalteribn de l'Ame dçvoie 9 doux Ton duquel elle peut
exercer 2{ maintenir Tes penfées en contemplations profondes
& divines » traduit d'Italien par Nicolas Davy ; contient vjng^•
cinq chapitre?, efl: imprimé avec IcTrefor de Dévotion, à
Paris, in-iÇ. par Guillaume Chaudière, 1578. Difcours delà
différence des Efprits , recueilli des Œuvres de R, Pcre Dom
Séraphin de Fermo, Chanoine Régulier & Prédicateur j traduit
«l'Italien , par ledit Davy, imprimé à Reims, //i-S'^. par Jean de
Foigny , Il avoit premièrement écrit Traité de Ja ma-
nière de femer & faire pépinières de ûuvagcaux, enter toutes
ibrtes d*arbres & faire vergers ^ im|)ifmé 4 Paria, i/i-8°. pay
Charles rAngcIiçf, I téo,
^ ^ICOUS
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NIC NIC II)
NICOLAS DENISOT, du Mans, excellent Peintre & Poè-
te j autrement dit , par un beau & g-aillard Anaeranimatifme,
CONlij. D'ALSlNOiS , a' élcgaa^inieitc cent CaniiLjut^ du
premier avènement de Jefus - Chrill , ( en nombre treize )
imprimés à Paris» m«8'. par la Veuve Maurice de la Porte,
1 5 53. Il a mis aa^ en cent Quatrains François , les cent Diftî-
ques Latins des troi^ iœurs Anne » Marguerite , Jeanne de
Seymour , îUuftres & favantes Princeûes Ângloifes , fur le
trépas de l'incomparable Marguerite Roine de Navarre^ fœur
du grand Roi François j imprimés à Paris» fii-8®. par Michel
Fezandat , 15$!. Le fieur de Montaigne» en Tes Edais , dit que
Nicolas Dcniibt a changé toute la contexture des lettres de
fon nom, pour en bâtir le Comté d'Alfinois, qu'il a étrenné de
la gloire de fa Poëfie & Peinture. Remy Belîeau , Tun des
bons Poëccs de îa France ^ admirant & le pinceau & la plume
de cet ingénieux Pemtre & Poète , a donné néanmoins plus
grande louange à fesvers fpirituels &r divins, qu'à Tes tableaux
(quoique & les uns & les autres fufifent très -que bien faits)
par un Sonnet qu'il lui a adredé, qui dit»
Ce double trait , dont l'un ïndujîrieux
Ravit notre otil, l'autre doux^ notre oreille j
De ta main dàSe annonce Ut mervtàUe,
Et de tes vers l'accent laèoriaiX ;
Mais ton eCprlt j fa'inclement curieux
A dejjagner la b€auié non-pareille
De cette naît ^ plus que le jour vermeille »
Sur ton pinceau rejie viclorieux.
Car tes tableaux mourront j & la mémoire
Des plus faints doigts emperlera la gloire
De notre temps , à Cantique égalé:
Mt ton fujei J plus divin & plus Jlahle
Que n'eji l'Amour j le créons ou la toile ^
Rompra les coups du vieil faucheur aîté.
Mais , laiffant & le témoignage de la fuffifance du Comte d'AIfi-
nois & celui que donnent de lui Jodelle, du Bellay, Muret &
autres divins cfprits , faifons voir de quel haut fon, il a entonne 6l
BiBuoTH. Fraiï. Tom, K.Du V.aiLo. Tom* ju. P
114 N I C N I C
pourfaivi fes Cantiques, & en tranfcrivons ici dcux^parlcfquels
nous foyons édifiés la louange de Dieu célébrée.
* Voy. La Croix dv Maine, 8c lesootei , «a mat Nicola»
Dbkisot, Tom. II , pog. r $ i & fuiv.
AUX CANTIQUES. Cantique reptîéme. .
Le fépuichre Catien
Vit encor' en la mémoire j
L'j4mph '!îhédtf€ ancien
[ Icy je ne hajly pas ,
D'une main itub^fyieafi ,
A la li^ne & au compas g
Vne mai/on fomptucufe :
Icy je m vûl ihantir
L'orgueil de quêlque éd^et ,
Ny l'Ouvrage retenter
D'un ancien froniifpice.
Autre que mty^, ndeux apprit.
En cette magnificence ,
Chante l'honneur & le prix,
jL'i la fupcrbe excellence
D'un Palais audacieux ,
Qui lève Jl haut la tête j
Qu'il la cache dans les Cieux,
jPaar voifiier la tempête.
Et de fan heumtfi main
Fajfe quelque forme antique ,
Ou quelque antique dejjeing
CorîMlùen ^ ou Dorique»
Rime a 6ien eu des /iuukùn ^
Qtâ cnt chanté les louanges
Des Princes & grands Seigneurs,,
Jufques aux terres ^rangesm-
Etjjîa bien eu cet heur^
D'avoir le marbre & le cuivre ,
Pour iuy redoubler l'honneur
Qui t a fait éouHemesu vivrei.
Entre les r reforts ouverts-
De cette machine ronde ,
If*ave^-vous en l'univers
Les fept miracles du monde ?
La Grèce n 'a pas laijfi
Torr.bnr fes Cariatides
Ny l'Egypte rabaijje
irergueil de ftt Pyramdu*-
Jamais ne taira fa gloire*
MUte & milk hituueas ,
Mille & mille pilliers ores.
Et mille compartimens
Se voycnt pourtraicis encor es.
Tbitf les Palais Jomptueux,
La mémoire de nos Princes,
Malgré l'âge injurieux ^
Se voyeni en leurs provinces.
Et pourtoM qu*en pauvre Heu,
Notre Dieu ait voulu naître^
Notre père & notre Dieu ,
Notre bon Seigneur & maître ,
Faut -il taire fa granâeur.
Faut-il taire fa clénunu ,
Faut-il taire le bonheur,
JLe bottkéur de fa naijjanee F
FautH tairs l'mnement
D'une loge mi-couverte
A toute l horreur du vent j
Et à la frméure cuvene
O fainâe& faincle maifonî
O maifon dignement faincle 1
O bien-heureuje fuifbnj
Qui as vu la Furge'ene^me !'
Icy je vueil maçonner
De ce bâtiment l'exemple,^
Et de mes vers façonner
Le projet de ce beau tempUi'
Çà la règle & le compas,-
Çà le papier & la plume ,
JHufcj avant qu'on mett* àaf
JUfiu^not eœun Mime ,
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N 1 C
NIC I
VfneTi faire ce f rejet ^
Ayant qu 'on iaijjc ies armes ^
Laij[e\ là ce vain objet >
Qui ne caufe que des larmes.
C'ejl l'orgueilleux hditmeiu «
Jà jà ruiné par terre ,
Qui n'eut jamais fondemtnt
Nide hr'que , ni dt pierre.
Quatre jourches en quarréf
L'tuu fiÊt t autre penehamts j
Smu un plancher bigarré «
J)e tous cotes chancelantes
Etaient les quatre pilUers
De ce tint heureux repaire ,
Oà les Anges à milliers
Ont vu la yierge être mère.
Sur ces jourches tout en long
Quatre perthes à faneique
Déjîgnoient le double jront
D'un double & douhle ponhue.
Tout le plancher de rojcuux f
Et de jfûUle ninutffee j
De torchis & de tuilleaux ^
D'herbe ftche entrelacée ^
Eioit tout entièrement
LemMffé en telle forte ^
Qu'on eut dit jac-i'c.Tcnt
Le tout n'être qu'une porte*
Les pojires & foliveaux
Etaient petites perchettes ^
Plus pour nicher les oifeaux ^
Que pour J'ervir de logettcs.
Loueur étolt façonné
jyune elaye mi^rompue»
Oà le vent avok donné
Tant j qu'il l'avoit corrompue.
Sur le dejfus my -pajjoitt
L'herhe penchant de jroidure ^
Qui fes cheveux héri][foit ,
Teints encore de verdure.
Quatre gautéts de wtms.
Déjà feches de vieillejfe ,
Ouvertes de mille vers ,
Bout fus bout faifoient l'adrejfe ,
Pour élever tour autour
Une bien mince ciojlure^
Qui eât remparé {"entour
De cette pauvre ouverture.
Mais tout étott découvert :
Le vent , lu piuye la grejle
Tnutvoient toujours l*huis ouvert i
Pour s'y fourrer pejle-melle.
Le jroid j l'humide & le chaud j
L'éclair , l'horreur , le tonnerre :
Bref, ce i^ui tombe d'etUuoit
Sur les filions de la tcrf ,
Pouvaient tomber en ce lieu.
En ce Heu fine couverture ,
Qui a vu l'enfant de Die9
Naître d'une créature.
Mais DieUt qui demeure es CieuX
Et qui gouverne & qui guidt
Tout Uafiambeaux radieux
De la ceinclure du vuide
Tempéra le firmament
Si Heu 9 qu*H n'y eut Piaaette »
Etoile j ni Elément ^
Qui ne chérît la logette.
Qui ne croit que le Soleil
Mi-tirant ces traits enettre
Dedans fon pourpre vermeU
De fa face qu'il redore ,
( Encor qu'il fût rabaiffé
De l'hyver qui 7iéri£'onne )
N'égalât le chaud pajfé
Du beau printemps qu'il ordonne f
Vhameur , guide de ta nidt j
L'ombre J le froid ^ le Jtlence ,
N'étoient lors en plein minuit
En leur première ordonnance,
7W careffmt cet e^ant ,
te Ciel, la Mer , & la Terre ^
O"' f^' l' F nffr nous défend , '
Et à ia mjrt fau la guerre.
Afin que rien n'offensât
La chair encor tendrelctre ,
Et le froid ne tranfper^dt
La petite bandelette, '
PlJ
I
iif NIC
Mais t Seigntur, qiâ iât ù/H j
(^ui eût voulu entreprendre
Sur îoy qui as difpofé
Ce que loy Jeul peux comprendre f .
Fotlà le beau ttffps d'hôtel,
Mt la maifon fomptueufe ,
Oà le grand Dieu immortel
Eftftédtla Fierge heurem^
Tu te pourrais bien vatuef
EJlre la maifon première j
Q«/ VOIS la Vierge enfanter
De ce monde Ut Itamhe,
Lumière qui nous contbttt^
Lumière qui tout eff'dce i
Lumière qui nous réduit
Au droit /entier de fa grâce»
Foyei donc l'EnfanteUt ^
Grand Seigneur de tout le monde ,
C A N T I
Voicy la première entrée
Du fils de Dieu tout parfait.
Qui duiu la Vierge facrée
Homme y ainfî que nous , s'eflfaU,
En chair j en fang & en maffe.
Divine & humaine race j
IXvin en humanité'.
Humain en divinité',
Jmpajffîble , immortel ,
Et paffible & mortel.'
O eomèien de faints PrOflAus ^
RempHi de div:n 'lavoir ^
Divins & faints interprètes.
Ont defiré de f^avoir *
Et de voir cette naifîmee.
Cette divine puiffance^
Ouyr ce que nous oyons ,
Et voir ce que nous voyons.
Ces trois en Jefus-Chrifi ,
Dieu y la chair & /'cfprit!
O ineffable nature !
Avoir été tant épris.
Que même en fa cre'aturt
Créateur a forme pris^
NI c
Qui fuct & fme Uhàt
D'une pucelle féconde.
Qui doit un Jour de fa croix
Faire une telle ouverture ,
Qui j ma/gré [eus L saUùis
De l'infernale clojîure ^
Brifera tous les efforts
De cette êande orgueilleufe.
Pour nos pires tirer hors
D'une force merveillfuff.
Fbilà donc l'enjam qui doit
Purger notre maléfice ,
Qui devant Dieu nous rendait
Exempts de fon bénéfice.
Donc i Seigneur, brife l'effort
Du péché nous firmome.
Par ta nalffance& ta mortj
Par ta mort, qui la mort dompte»
QUE XI.
Forme & maffe de chair vile ,
Un corps humain & fervile.
Servant pour nous affranchir ,
Pauvre pour nous enrichir ,
Portant en fon tourment
Notre foulagement.
Efaye en fut Voradt,
Répondant que le haut Dieu
A fait un nouveau miracle
Du haut Ciel en ce bas lieu :
f^c/i , d^U , ievraifigne.
Des fignes le plus infignc ,
La Vierge cencevera
Un fils , & l'enfantera ,
Admirable en fes faits.
Le parfait des parfaits»
Ores chacun fi peut £n
Affranchi , rie» m tertant
D'Adam de Nature & d'Ire, .
Mais de Dieu j car mainttnatH
Le montre fe renouvelle.
Nous avons race nouvelle ,
Dieu vient hahiter en nous ,
Dieievitut pmcr mmfimnf tmti
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NIC
Arrière i antique loy.
Cru ce eji ^ar-dejfus tey.
En ténèbres & en peines
Nous funus tous aveuglés ,
Et en nût vanités vtànes
Trop vainement dérègles :
Or Dieu , par fin fils unique^
Son Salomon pacifique j
Son Oind jfon Chrifl bte/Mimé,
Le fécond des tnûs nommé ^
Nous vient enluminer^
Et Satan ruiner.
L'énorme péché du monde
Efi mis hors par ce faine fruit.
De cette f^ierge féconde^
Satan même ejl détruit
NIC 117
'Avic fa coûte fequelle ,
Malhtur fur lui & fur elle ;
Je voy qu'il efl mis dehors^
Je voy que tous fcs ejforts^
Et fil loy de rigueur
n'auront plus de vigueur.
C'efi le Sauveur, c'efi leMaifirt
De toute l'humaine gent ^
Ce/l Jofuéy qui doit être
CapitMU diligent j
Pour nous remettre en franchipS
Dedans la terre promijè ^
Ctfi celuy qui oyt les fbns
De mes petites chanfons ,
Que je fais t fous l'cfpoir
De l'ouyr & le voir ]
NICOLAS DURAND, autrement die LE CHEVALIER
DE VILLEGAIGNON , de Sens , Chevalier de TOrdre de
faint Jean de Jerufalem , a mis en écrit Réponfe aux Remon-
trances faites à la Roine mère du Roi , imprimée à Paris ,
par André Wechcl, 15^1. Les Propo(kions contentieufes entre
le Chevalier de Villegaignon & Jean Calvin , contenant la
vérité de la fainte Eucharillie , imprimées à Paris , in- 4°. par
André Wechel , Réponfe par le Chevalier de Villegai-
gnon , fur la Réfolution des Sacremens de Jean Calvin , Minil^
tre de Genève , imprimée par ledit \7echel » le même an.
Réponfe aux Libelles & Injaies publiées contre lui , au Leâeur
Catholique j imprimée à Paris , & depuis à Lyon , i^6ï,
CaroU V, Imperatoris Expeditia in Afrkam ad Armani : per
Nicolaum VtUagoffionem^ Equtum Rhodium, Gallum. Argent
raii excu£t Rihelius , in- 8°. anno is^^- ^^^0 Melttenfi &
ejus eventu Francis impojito , ad Carolum Cafartm CommeatiH
riusi Parifiis in-^^, apud Rob. Suphamim , i5S3' -D«c«ii«
controverfia Philip. Mdanchthon. judicto.în-^° . Parijiis y apud
/indream Wechdum ^ 1^61. Liber ad Articulas Calvinianos
Vcnenis , /n-8°. i^^^- De confecratione myflici Sacramcnti , &
Àupltci Chrijii oblationc adva/ùs Vatmum^ Luthcrologia Profcf-
ti8 NIC NIC
finm : de judaici pafchaiis implitiunU) adversùs Calvînologoss
de poculo Jhttguinis Ckrifti & introttu in SanBa Sanclorum adver*
sus Bciam; Lutetia^ *6^9' adverfaires de Religion con-
traire ont écrit des Libelles diffamatoires contre lui , comme la
fuffîrance de maître Colas Durand. iLcm , ÉpouiTette de fes
Armoiries &l autres *.
^ Voy. La Croix du Maimb , ftlesnoteSj au motNicoiAsDuiiAKS»
Tom- 11 , pag. ïy6 Se 157.
NICOLAS EDOARD , Champenois , a traduit du Latin
du Chevalier de Villegaignon , le Diicours de la Guerre de
Malche, contenant la perte de Tripoli & auti-es Fortereffcs, fauf-*
fement impofée auîc François; imprimé à Lyon , /n-S°. par
Jean Temporal, i^^J. Hilloire de Mafcon \ uauuire du Latin
de Philibert Bugnon, par ledit Edoard , & imprimée par lui-
mênte , in-%°. à Lyon , 1560. La Faculté & pouvoir donnés
par notre faint Père le Pape Jules, au Révércndiilimc Cardinal
Verallo, Légat en France, contenant foixantc-quatre articles ;
avec les Limitations de la Cour de Parlement fur icclles Facul-
tés, traduites de Latin en François par le même Nicolas Edoard^
imprimés à Lyon , in-S**. par Macé Bonhomme , 1552.
* \J Hilloire de Maçon j traduite par Edoard, eft de François Fujiailiier^ fie
non de PhUièin Bugmon , <^ui n'en fut que l'Edireur , comme nous l'avons
Ar.\x rein«n|aé dans La Croix du Maine, à l'Article de Philibert Bugnion, *
Tom. II, pag. 115 ixij. François Fiiftatllier étoit un cclèbre Avocat de
Maçon ^ qui vivoïc encore en 1541. Son Hifioire de Maçon eft écrire en
Latin , & porte pour tiixe CbwuM ViUs MaiiffitiM, Philip. Bugnoiwtt
gondmwk. Ce font ces dendeit mois qui ont fait ctoire i la plupart des
BibliograpKes que Bngnîon en étoit l'Auteur ; mais on a trouvé dans des Mé-
moires manufcrits de M. Thcfuc , cites dans la Bibiioth, des tcnvains de
Bourgogne y que le véticable Auceor de VHiJfwre de Maçon étoit FufiaiiUer*
Il faut pourtant convenir que Bugnion y fît des changemens con/idcrables ,
Fuftaillter étanr mort avant qu'il eut mis la dernière main à cet Ouvra^-î. La
Chronique de Faïuillier ne s'étend que jufqu'en 1 a 5 5. Il lacomporaà Bourg
en BreflTe , en 1 5 20. EUe fat publiée en Latin , en 1 5 5 9 , â Lyon , par
Bugnion. Ce Livre eft extrcmement rare. Voyez Antiquités de Maçon , par
S. Juliien , & fur-tout l.i BlhUothèqM des Auteurs de Bomrg^iU ^ Tom.!»
pag. 131 , à l'Art, f usxAiLLiER.
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NIC N I C II?
NICOLAS ELLAIN , Parifien , a écrie quelques Pocfics ,
allavoir Sonnets^ imprimas à Paris, în^S**. par Vincent Serte-
nas, 15^1. Plus , Difcours Panégyrique à Révérend Pere
Meàire Pierre de Gondy , Evéque de Paris , fur ion Encrée en
k ville de Paris , du Jeudi neuvième jour de Mars 1570, impri-
mé par Denys du Pré y audit an.
* V07. LA CJto-/z 2>ir Ma lit M , & les notes, an mime Artide,
T<Mn.II»pag.i/7.
Aux Sonnets.
f Quciijucs-uns j mon Barrler } eflitriciit niiifheureux
L'homme qui eji cocu , penj\int qu'en cette vie y
On ne fceujl poufpenjer plus grande ignominie,
Chofe plus mt/eraiie , ou mal plus douloureux ;
Mais je croy , quant à moy j qu'un ma! plus langtmnuX
Règne aujourd'hui dedans l'humaine janiatjîe ;
C'efl ce fdcheux coarment j qu'on nomme jalouse ,
Mal ^ plus fut eocuage j à craindre & tUmgereiac.
Ces deux maux , mon Barrier, qu'on nous peint tant hotnShs^
Et qu'on dit tant fâcheux > ne font incompatibles j
Ains ttmrmentent fouitàn tms deux un nume tfprk*
Sedy cela partant qu'un jaloux {ce me femble )
EJl bien fouvent jaloux & cocu tout enfemhUy
Témoin ce jaloux-là que l'on nous a dépeint.
Au Difcours Panégyrique. ;
,- . Ainfî qu'on voit la nuit
Verùr après le jour^ ait^i que l'ombre fuit
Le corps , & quodufeu vient toujours la fumée \
Ainfi communément l'envie envenimée
f lenf ûprès la vertu. Thémljîocle dlfoit y
Etant adoiejcent , que bien il cognoijfbit
N*a»oir encore fou rien Mgne de mémoire s-
D'autant que nul n'ayoit envie fur fa gloire.
Or y tout aînf qu'un feu ^ d'autant qu'il ejl plus grand y
, D'autant qu'il croijl J d'autant moins de fumée il rend y
Comme on voit le Soleil plus petite ombre faire y
Quand il ef au plus haut de tout fl^n kémifpkéni
A'mfi , quand votre gloire aura finalement
Atteint ledertùerjpoint de fon accroiffement ,
Qu'elle fera parfake & du tout confirmée ,
Vos efivieux inmt ( «omanrcmjfo) tnfumU» ].
ixo NIC NIC
• NICOLAS DE L'EUZE dit de Fraxinis , Licencié en
Théologie , Vificaceur des Livres en TUniverfité de Louvain, a
écrit la Pérégrination fpi rituelle vers la terre Sainte & Cité de
Jerufalem; imprimée k Paris, in-8'*. par Michel Sonnius, 157^.
Il a tranflaté auffi de Latin en François , les Heures de notre
Dame , réformées , corrigées , & par le commandement de Pie
Pape V du nom , publiées; avec plufieurs Hymnes , Oraifons,
& Contemplations dévotes. Heures de la Croix , du S. Efpric,
des Trcpalfés & les fept Pfalines j imprimées à Douay ,
par Jean Bogard, 1^77»
* V07. La C&oiz du Maihb» an même Amclot Tonu U , pag. i^S.
NICOLAS LE FEVRE de h Boderie , 6rere de Guy le
Fevre , d- devant mentionné , a traduit du Latin de ce Phénix
des Doéles, & ornement des Princes de (on âge, Jean Picus,
Comte de la Mîrandole & de Concorde, PHeptaple; 011 en fepc
façons & autant de Livres, cfl expofée l'Hiftoire des fept jours
de la création du monde, adreifé an grand Laurens de Medicis;
imprimé à Paris ^ in-foL par Jean Macé , 1 578 *.
* Voy. La Crou i>v Maime » & les notes» au même Axtide » Tom. II«
NICOLAS * FILLEUL de Rouen , a écrit les Théâtres de
Gaillon , dédiés à la Roine mere du Roi ; où font les Jeux
repréfentés à Gaillon , devant le Roi Charles IX ; afiàvoir les
Nayades ou NailTance du Roi , Edogue première j Entreparleucs
Myrrine , Galatée , Chariot. Eclogue dein , où entreparlent
Mopfe , Damis. Tethys , Eclogue trois , repré(èntée près les
Aatues de Francus , des Caefars & des Rois de France : Entre-
parleurs Tethys , Pelée. Eclogue quatre, intiruîée Francine,
où entreparlcnt Francine, Thyrfis , Tytire , l'ombre de Daphnis,
La Lucrèce , Tragédie , où font introduits : Sexte Tarquin , le
Chœur des Femmes Romaines, Lucrèce , la Nourrice, Colla-
tin, Bruius. Plus, les Ombres en cinq Actes, où font introduits
le Satyre, Thyrûs, bergçr, le Chœur des Ombres amoureufes;
MeUflç.
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NIC ' NIC m
Mcliiïe, Bergère; Clyon , Nayade;MyrtineiCupidon ; imprimées
à Rouen , in-^^. par George rOyfelct , 15^6. Les hclogucs
furent reprcfcntées en rifle hcureufe , le 26 Septembre, & la
Lucrèce & les Ombres , au Château , le 29 , enluivant , t^(^6.
La Tragédie d*Achi!!e , récitée publiquement au Collcgc de
Harcourt , à Pans , l'an i 563 ; imprimée zV/-4^. par Thomas
Richard. La G>uronne de Henri le viélorieux , Roi de Pologne;
imprimée à Paris , w-4°. par Gabriel Baon ,1573.
*Voy. La Croix ou Mainbj & les notes, au mot NicoiAS fiLivi;
Tom.U, pag. ij8& 159.
En l'£clogue deuxième.
f Je ne voudrais , Damis ( jaçolt que, de malheur f,
JDu Ciel depuis un peu nous fentions la fureur) '
De ces prés ématlUs changer la couleur vive
AtêfiAlt jamit du Pemoh lû rive ;
, Et toy , gaillard troupeau ^ que toujîours j*ay meni^
Troupeau crefpé de blanc y mtgnardemeat laind
De plus fine toyfon que celle que defpeuUU
Le viâlPaftewdt Ser dejjous la vtrttfeêdUt \
Je ne te quitteray ^ & voulùi-on changer
Contre toy la toyfon qui t au bord étranger
Dtt Phaj'e j fit ramer te* demy- Dieux de Gréée,
Or «ym€ qm voudm que le pmpU ft^e
Au matin les talons j & , pour un peu tth^aeur^
Du vulgaire mutin mendie la faveur ^
Zaqaeiîe â fon iefiùn il trouve autant muaUe
Que le flot quifautelle au bord contre le faUe^
Ou que piy m'iUc mort! il amaffe un hut'm ,
Où le Jlainhtau du jour allume te maim.
Quant à moy ,J*ayme mieux, vuide de fmnf.iCêniàtt
Mes moutons au paftis & mes amours écrire
Deffus ces jeunes troncs, avec eux Us croîtront^
Et , digne d'être aymé , ces bois me cMnO&fanL
lyavarice tout pur , & tout pur de pareffi >
Du repos ajjuré je feray ma richeffe y
Et fous mon petit toit, près le feu à requoy.
Je feray mon Sénat, & je feray ma loy.
Bien qu'efimé Je fois wte perjimne vile.
Pour n'être pas connu de ces grands de ta ville , &e,
fiiBuox. F&Aif. Jom, y» Du Vers. Xcmii. iiu Q
t%% NIC NIC
finlalAicrece:
Cduy qui , confiant j embrajfi DécochoU d'un coup fa foudre j
La j$^kt S* /« vertu « // meure des Cieux ajfuri,
. Par la mutine menace Â^nfi la vertu m.v ftrejfc
Du peuple ïl n'efi combattu » Mu Hercule au rang des DuuX^ &€•
}fy même par la colère Heureux celuy qui s'ajfean
D'un tyran à tort fhht j Âux DUux -fingneux de «otH hmr!
, Car Jî Jupiter iré , On reçoit d'eux à ufure
f^ouùuu l'univers diffoudfs , Ce qu'on drejje à leur honimr,
^ ^ - . £a ua autre endroit ik la même Tragédie»
Ces grands chiens écumeux dans les flots de Sicile
Ne courent point fi tôt autour les fiancs de ScyUi
Prothéc ne pourrait fi vite fe changer.
Qu'on voit tôt l'heur plus grand au malheur yéçlUttgarf
Car encontre l'tfrc^lr la fortune s'irrite ,
. Muable comme un vent après fa longue fuite j
Repoujfaiu uux rochers ù Nocher '&n du port »
^Qw^ , Jetoie d^àfim ancre fus le hordm
£n UR antre -lîett.
Ou »e diûk tout craindre tajtame , Mime celuy qui importune ,
De laquelle Jup'm ireux Avec les coups d'un aviron j
Le front d'un grand rochrr fntamc ^ Le plus doux fommed de Neptune ,
Ebranlant la voûte des deux ; Qui dote de Thetys augyron,
Non pas le desbôrt qui facùtge " Ne craint tant la meurtrière trope^
De fcs côtes !c p,ir::r,:^r ^ Qui de (fus les ondes galope ^
Lorjque ^ fans efpoir j le pajleur j Quand y£ole la veut lajeher,
Ifi^uere d'un troupeau le maifire , Qu'on craint cette fikhe acérée,
AtMÛU au coupeau d'un Haifire, Que l'enfancon de Cythérée*
Raecate aux tmdei fon malheur. Vient dans les pokntusfiAtr*
Au cin^utéine Aâe -des Ombres*
Èncor contre tammir quelque fuoufton trouve ,
Alns y<r croy que celuy tout feui vainqueur l'éprouve >
Qiù Je trahit foy-me/me t&qui baille la main.
De fon gré , dans tes lacs de ce Dieu inkunumi»
Mefme le vain plaifir , au Vue favorable j
Se le fait croire Dieu & grand & Indomptable^
Afin que fe forgeant ce Dieu plus violent.
Sous la grandeur eTun Dieu on pèche HiMmùtts
Lt^ donnant fus les Dieux cet avantage & gloire,
CwuHen qu'ÙJiit petit d* avoir toufijwrs vi3<ûre^
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NIC NIC xxi
V amour n'ejf point un Dieu , // naifi d'otfiveté ,
A'iafiquau bord fertile j aux premiers Jours d'Eté ,
Croijffene les grands rofciiux j dottt-Pm s*ateeadde fak*
Un pipeau bien percé, pmw à f» Hyfttfhê fhift f
Mais (jui à fts penfers promptement donne Uftt ^ ' . i
Le dit fils de p'énus , &Jil appelle Dieu, \
Celwy qui va, dévote Cu^Vir, atfjiturde ftte.
Les fleurs > pour tùtavaner i» f«s bons Dieux la titt , - *
Et qu! , dèf le matin y mène aux champs f^s trouptvtf^
Jujqu'à tant que Phébus dehnde fes chevaux,
Celuy ofie à r amour tatc , A» trou£e & les flèche*
Cèàty nàd fiai pouvoir tÀmour 6 fisfittamidtiet* •
En un autretndroît^
Qui ne veta s^ograndir f & ne vfue Jaire voir ' '
Sa force J il efl indigne & d'heur & de pouvoir.
Ce n'efi rien de pouvoir j ce n'efî rien de l' Empire ,
Que d'autant ^u'on le çraifitj que d auiani qi^' on i' admire,.
Un peu après.
Mak ^tùconquâ aux vaîntu* -de la viSoire qtûtê 9
De la main des vaincus ieiemrier il mérite, • "
NICOLAS iLAMEL vivoic tn l'an 1393 &i. 1407, comme
appert encore à Parisà Saint Innocent, ès monumens de deux
^rchcs oppufices , le ctinecière encr'dle^ > qu'il fit ^ors fiireren
fune defqueUes font, oiatnî autres choies, érigées les Effigies der
deux ferpens ou dragons, & d*un Lyon , fuivaot la Defcriptîao
d'iceux ,en un fien petit Traité d'Alchimie, qu'il a ^ en rime^
intitulé Sommaire Pbilofophique ^ &c. commençant ainfi:
Qm veie mnp^ ta cognoi ffaaee
Des métaux , & vraye faence
Comment U les faut tranfmuer, &e.
Et lequel a été imprimé à Paris, i/i-B". par Guillaume Guillard,
, fous tel titre, trois anciens Traités en rime Françoifc,
de la transformation métallique ; efquels e/l ajouté à la fin
la défenfc d'icelui art , & des honnêtes perfonnagcs qui y
vacquenc , contre les efforts que J. Girard met à les outrager*.
*yoy. La Caon Mawi y les notes , aa mène Anicie» Toiii.iI,
1Z4 NIC NIC
NICOLAS DES GALLARDS dît de Saule , n traduît
de Laùa , DcFcnfc de la Divine Ellcnce de Jcfus-Chnil , fiis de
Dieu, contre les nouveaux Arriens ; imprimée a Lyon ,
par Jean Saugrain, 1 06. Calviniquc. La Forme de Police Ecclé-
fiaftique , inftituée à Londres , en l'Eglife des François , par N.
desGullards, iMmillrc en icellc; imprimée l'an i^i *.
^ Voy. La Croix ov Maine j & les notes , au même Aràde > Tom. U»
pAg. 1^1 6c \6%.
NICOLAS GODIN , Doreur Médecin en la ville d'Arras,
a traduit de Lacin en François, la Chirurgie-pratique de Jean
de Vigo , Dodeur en Médecine , divifcc en deux parties , dont
la prenière eft nommée la copieufe , contenant neuf livres
particuliers, & la féconde dite compendienre , contenant dnc|
Livre») avec les AphoriTmes & Canons de Chirurgie; impriméa
à Lyon, Tan 1537. La Chirurgie Militaire, &c. écrite
en Latin par Içdib Nicolas .Godin ^ & . traduire en François par
Jaques Blondel *.
^Vojr. La Cnora »v MAfcii'ir» les fiOces>aii ttème Aidole^
Tom. II » pig. i.tft Ifc i^a., ?.. > '1
' NICOLAS DE GONNÊSSE , Mahie hs Arts & en T^m
Ibgie , a tfanflaté en François^ les trois derniers Livres de Y^Xm
le grand, auxquels t! a i^t des Glofès , du Gomniart'dédiënt'^ç
trâ -excellent Prince le Duc de Berry & d'Auvergne , Comtés
de Poitou, & àrlarequëtede Jaquemin Couraux, Ton Trcfcrier;
imprimés avec les fept premiers Livres dudtt Valere , de la
tranflation de Maître Stflâpn HeTdin ;, à Lyon^ inrfoL par Ma&-^
thieu Hufz , 148$. ' ' * '
* Si (les neuf Livres de Valcre Maxime, Nicolas de GonefTe a traduit lés
iroii derniers, comment Simon de Hefdin pcu:-il avoir traduit les fept pce*
miers, comme du Verdier le dit^ tant ici , qu'au mot Simon db HstDiit)
Voy. La Croix OV Maine, & les notes, à l'Art.d^KlGOMiilPS.QoMX^SSi
^ NICOLAS DE LA GROTTE. Airs & Chanlbus tiois^,
quatre , cinq , fix parties par Nicolas de la Grotte , Organifloi
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NIC NIC i2,j
ordinaire de la Chambre du Ror, a Paris , par Jean Cavellat»
X583.Chanrons de Pierre deRonfard, Bayf, des Portes, Sillac,
& autres i mifes en mufique à quatre parties, par Nicolas de la
Grotte ; imprimées par Adrian le Roi ^ 1 570.
* Voy. La Croix du Maine , & les notCf , ta. mot Nicolas di lA,
Crotte, Tom. Il, pag. i<îj ôc 164.
NICOLAS DE GROUCHY * a traduit de langage Portu-
gais en François , l'Hifloire des Indes de Portugal » contenant
comment Tlnde a été d&ouverte par le commandement du Roi
Emanuel , & la guerre que les Capitaines Portugalois ont
menée pour h conqiicœ d*iceîle; écrite par Fernand Lopez de
Caftanneda , imprimée à Paris, m-4°. par Michel Vafcofan,
1 553, & en Anvers, m- 8°. par Jean Steeliius , 1554. Nicolai -
Gruchii y Rothomagtnjîs , de Comit'ûs Romanorum Lihrï trcs }
impreffi, l^cnitiis , in-H*^ npud Francif'cuni Bindonum y l^^S.
EjuJJc/n ad pojkriorcm CaioU Sii^onit de biriis Aiagifiratuum
Romanorum Comirîis, & de Ugc curiatâ di/putationem Rcfutatio y
Farijïis, i/i-8**. apud Jac, du Pays, 156*7. Qumdam exjirifio^
tek tranflulit & emendavit.
* Nicolas tic drouchy, plus conna des Savans fous fon xiom Latin'
Gruchius , étoit de Rouen , d'nne famille noble. 11 fe rendit fort recotn^
tnandable par fon érudition Grecque & Latine. Il profeHa la Philorophie X
l^ris , à Bordeaux , à Conimbce , où Jean , Roi de Portugal , l'avoit attiré.
11 eft le premier, félon le témoignage de M. de Thou ( Htjl. Lib. LIV ) qui
di^a en Grec des Commeiicùfes fur Ariftote. Il écrivit , mr Texplicarion de
ce Philnfopîic , rîes difputes contre Joacliiin Perionius & contre Sigonius,.
lur les Anuauitcs Romaines. Son Traité , de Comitiis Romanorum , eil très-
eftimé. Un Vetdier ne àxe poinr la première Edition és cet Ouvrage , oui
eft très-belle Se aflex rare. Elle Fut Faite chez Vafcofan , en 1 5 ^ 5 , in-Joi^
Les Rochellois avoientengrîec Gruchius i venir en fci^^ner dans leur CoHèc^r? ;
mais il mourut , en acnvani à la Rochelle , au commencement de Janvier
1 57X , d'une fidvie dont il avoit été acnqué en chemin»
NICOLAS DE HERBERAY, Seigneur des Eflars, Com.
mîfTàire ordinaire de l'Artillerie du Roi , & Lieutenant en icellc
ès pays &L gouverncmcnc de Picardie, de Monfieur de BnlTac,
Grand-Maitre & Capitaine-Général d*icelle , a traduit d'Efpa-
4
1x6 N IC NIC
gool^n beau langage François « les premier, fécond , croHième^
quatrième , cinquième , fixième , fepciènie & hoicième livres
d'Amadis de Gaule, le plus excellent de tous les Romans; impri-
més à Paris » in'foL & par Jean Longis, & Vincent Sn^
tenas, 1543; en Anvers, in-S^. P^i^ (Guillaume Sylvius, 1574.
& à Lyon , in- 16. par François Didier. Les fepc Livres de
Flavius Jofephus , de la Guerre & captivité des Juifs , traduits
en François , par le Seigneur des Ëiïàrs ; imprimés à Faris, m-
fol. par Eflicnne Groulleau , ^7. L*Horloge des Princes ; avec
le très renommé Livre de Marc Aurele , recueilli par Dom
Antoine de Guevnre , Evêque de Guadix , traduit de Caflillan ,
par le môme iîeur des EfTars; imprimé à Paris , in-fol. 6l depuis
par KOiienne Groulleau, 1^61. Arnalce & Lucenda,
Hifloire de l' Amant mal traite de s'amie; traduite d'Efpagno! ,
par le même • imprimée à Lyon, în-i6. par Eullace iiarricat,
1550. Hilloire du très-vaillaiu & rcdouLe DomFlores de Grèce,
fiirnommé le Chevalier dc^ Cygnes, fécond fils d*Efplandian,
Empereur dt Con(bntînople ; tradoite de même ^ imprimée à
Paris , in-foi. par Jean Longis , 1 5 5 1. Il a écrit Traité fi on
peut appeler ou laiflèr à celui qui n*efl point; imprimé à Lyon»
par jSenoid Rigaud. Un Auteur François parle du fieur des
£iiàrs comme s'enfuie Nicolas de Herberay ( dit-il ) jeta ès
mains du peuple, quelques Difcours d*Amour , lefquels furent
reçus avec (î bon viiàg6,que lors il fût eilimé de chacun comme
une règle du beau parler. £t néanmoins il n*avQit pas (ainû
que je crois ) beaucoup rongé le laurier , ne long-temps fué
fous le harnois & travail dt-s Lî^trres humaines & bonnes Difc!-
plines. Son parler me Icmhloir un peu affeélé : me faiihlojcnt
aufTi quelques liaifons douces & crrdcit^ufcs , & quelques autres
rudes, disjointes & mal plaifantes : qui me faifoit foupçnnner
que le incrément de Lettres & le favoir défailloit en l'homme.
Avecquc , il prcnoH pliifir a oûnr au peuple mots nouveaux
& étranges, defquels k (on m'ctoit plus ennuyeux & plus Jé-
plaifanc à mes oreilles ^ que n'eût été le fon d'une cloche calTée.
L/iyitizcd by Google
NIC N I C 117
Auffi le peuple n'en a 'pas fait cis, de a latâe eofevclir tels mots
en oubli , avec le corps de Herberay qui les avoit offerts & pré-
fentés. Autre avis ne puis-je donner de tous iccux Difcours: car
Je ne me fuis pas amufé à les lire, dcfirant employer le temps
& mon entendement en chofcs meilleures & de plus grande
conféquence. Mais en paiTanc j'ai déclaré ce que j'en connoiilbi^
comme de i*ongle on juge le Lyon , &c.
* L'Âureur, dont, fans le nommer, les paroles font alléguées tout ati
long, à ia tin de cet Article, nell autre qu'ÂBEL Mathieu , feuillets li ôc
14 de ton Dtvis de la langue Franfoiji y Ouvrage rapporté en fen uen.
Voy. Pasquier, Lettre viii du LIv. I, Lettre iv du Liv. lîL Voy. auflî
Xa Cpotx du Maine , & les notes , au mot NicoLAS J>B HsRBS&AY,
Tom. il , pag. 16^ 6c 166. { M. m. la Monhoyi ).
NICOLAS HOVEL , Apothîcaire h Paris, a écrie Traité
de la Thériaque & Mithridat , contenant plufieurs Queftions
générales & particulières ; avec un entier examen des (impies
médicamens qui y entrent; divifé en deux Livres ; imprimé à
Paris, in-^^. par Jean de Bordeaux, 1573. Traité de la Pefte,
auquel cil cil 1 cou ru de l'origine, caufè, fignes, préfervation &c
curatiun d'icclle, avec les vertus &c facultés de TEicduaire de
VOuf, duquel jadis fouloit ufer ce grand Empereur Maximilian y
imprimé à Paris , fn-S*. par Galîot du Pré , 1573 *.
^ Voy. La Croix mj Mains , Ôci&s noces, au mcmc Article 1 Tom. 11»
ftg. US Se i'6y,
. NICOLAS JACOB , AufhaTien, a traduit d^Allemaiid en
François^ Diéce Impériale , on Ordonnances j& Réfi>lntion de
TEmpereur & des États du ùànt Empire , délibârée & arrêtée
en la dernière journée tenue à Spire» en l'an 1570. Plus la
forme de capitulation , ancien droit des Reyttres , Ordonna»*
ces & Dtfcipline militaire , renouvelée ; les Articles établis pour
riniànterie , par la facrée Majeflé de l'Empereur & par leiHits
États ; imprimée à Paris » ca*8^. par André Wechel., 1 5.71 .
* Vof. La Caoix w illfjf/iraj«tt ATticIe,Toiii.II,p. i^fc i€%.
KIÇOIAS DE LIVKE , Seigncuc de HuneroUes^ a traduit
ii« N 1 C NIC
de l'Italien de Lucio Maggîo, Gentilhomme Rolognois, Difcours
du tremblemenc de terre , en forme de Duiogue^ imprimé à
Paris, i/i.8°. par Denys du Val ,157s*.
Voy. La Choix du Maima , & les notes, 4 l'An, de Nxco&A« LiTftI,'
Tom. U , pag. i6i 6c iC<^.
NICOLAS DE LYR A *. La Tranflation en François cîe îa
Pollille de Nicolas de Lyra, DoLlear en Théologie, de l'Ordre
des Frères Mineurs , fur le Livre des Plalmes , imprimée ea
deux volumes in^fol. à Paris , par Pierre le Rouge , 1 5 1 5.
* Ce favant Auteur du quatorzième ficelé Jiaquit à I yre , Bourg de Nor-
mandie, au Diocèfe d'Evreux, de pareos Juifs. U fe ât Chcctien, & encra
chez les Cordelters de VerneUil , en 1191. U écoic dès -lors lubUe dans U
Icience des Rabbins , ce qui eft canfè que le petit Commentaire qu'il a donné
fur toute la Bible eft fort bon. C'eft r( )tr,'r:ige que du Verdier indique ici. Il
compofa un Traicé fur la ditfiérence de la Vuigate avec l'Hébreu, qui eft
devenu fôrr rare , 6c qui efl: bien (axt. Tons ces Ouvrages Tonc feu mettre
atl nombre des Rabbins par Skuckford, Tom. 111 de foa S^oift dit Monde «
ainfi qu'il eft obfervé dans le Journal de Trévoux , Janvier, 1755. 11 fut
élevé aux premières charges de fon Ordre , & jouit d'une 6 erande conlidé-
racton , ^ae la Reine Jeanne de Bourgogne , (taune da Roi Philippele Lon^
le nomma un de Tes exécuteurs teftamenraites , en H mourut le 25
Oâobre i >i 40 , âge , à ce que ion 4if , de cent vingt ansr eotemé aux
Grands ( "ordcliers , à Paris.
NICOLAS MACCHIAVEL*. L'Art de k Guerre', traduit
par Jean Charrier. Hiftoire Florentine , traduite par le Seigneur
de Brinon. Les Difcours fur la première Décade de Tite-Live,
traduits par Jean Maugin. Le Prince , traduit par Gafpar d'Au-
vergne ⣠encore par Guillaume CappeL
^ Peu d'Auteurs font auflî connus que le fiunenx Nicolas MACHiAVEt,
né à Florence , d'une famille noble , 5t qui mourut , félon les uns , en 1 y 18 j
leion d ancres , en i ^ jo , d'un remède qu'il avoir pns par précaution. Ses cou-
pioifTances profondes en politique , qui d'aboni lui donnèrent une grande
confîdcration dms fa parne , le hrcnc foniçoiiner en fui te de mauvaife foi ^
de duplicité, il fut de plus foupçonné d'avoir eu part à différences conjurations;
on ne chercha pa$ à l'en convaincre , mais on l'abandonna ; & en quelque
ÎTorte accablé de mépris dans les demiiccs années de la vie» il s'en veneea,
en U £wnat des armes da ndicule > pour «tn^vec le gouvernement & l'admis
nifitataoa
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NIC NIC tt9
iMftnttondes affaires publiqttes : petite fatUfâAton , malheureufemcnc imitée
de nos jours, & qui devint plus criminelle encore > s'il eft vrai c^ii'il arcaqua la
Religion avec les rocmes armes , comme on l'en accufe. Etrange délite di|
£un ftivoir , de l'ocgueil de la coiruprion de Teiprit 9e da cosor !
* Le Bendet, dans fa DiScwee de fa 40* Nonrelle de' U pfemière Partie >
tt moque plai£iiiMiient de Machiavel , qui , ayant un Jour entrepris de
ranMr quelques Compagnies d'infiiiicerie en bataille , fuivanr qu'il l'a enfei-
ene dam fes Livres de i'Art de la Cuenx , ne pue jamais en venir à bouc
(M. DB lA MoMKOYB).
NICOLAS DE MAILLY , Picard , a écrit la Perfeaion
d'honorable viduicc maintenue par les Veuves de Pancicn &
nouveau Teftament ; imprimée à Rouen , par Claude le
'Roy, I 548. La divine connoifTancc, tompiléc tant du vieil que
du nouveau Teflamcnt ; enfemble les Cantiques divins de Tame
reprenant, jointrexpofition de l'Oraifon Dominicale; imprimée
à Paris, (»*8^ par Galiot du Prç , en fan 1 541. La Perfeôion
de la vie unanime 9 imprimée à Rouf»i , in-ié» par Nicolas de
Burges,i544.
NICOLAS MARCHANT a écrit claire Probation de la
Foi & Dodrine Chrétienne , pour confirmation & aflbrance
des Catholiques, & amendement des pauvres léduits ; imprimée
à Paris, m-i 6, par Guillaume Julian , 1 5
NICOLAS MARTIN*, Mulkicn de S. Jean de Moiienne,
a compofé Chants fur la Nativité de notre Seigneur Jefus*
Chrid , tant en vulgaire François que langage Savoîfien , df€
Patoys ; imprimés avec la mniîque, à Lyon, parftflacé
Bonhomme « t^66,
* Voj. La Croix du Maine , au mhat Article , Tom. II , pag. 1
Nicolas MAUROY a compofé en rime Françoifc , le
piteux Parlement de la Croix , entre Jcius-Chnlt «Ik notre
Dame , en forme de Dialogue j imprimé à Provins, in^^^, fans
date.
NICOLAS MELLIER*, Avocat en la SénéchaufTce & Siège
Préfidial tic Lyon , a écrit Sommaire Explication de TÉdit du
BisLioxH. f B.AH. Tom, y. Du Yebji. Tom, ui» R
ijo NI.C- NIC
Roi 9 p«r lequel il oidonoe qoe dorénavant les sieres ne fuccé-
derone à leurs en&is » ès biens provenus du côté psternel ; mais
feulement ès meubles & conquêts provenus d'ailleurs ; inipriniée
à Lyon , /ii-8«, par Pierre RoatEn , 1 573*
I ^ Vby. La Caoxx ■<« Maimi » au mot Nicolas Msllisr.»Toiii. II»,
NICOLAS DU MESNIL a écrit Traité de Y Art d'enter»
planter & cultiver Jardins j imprimé à Paris, par Charles
J'Angelier, i^^o.
NICOLAS DE MOFFAN. le Meurtre inhumain commis
par Solcan Solyman , grand Seigneur des Turcs, en la perfonne
de Ion fils aîné Muftapha ; traduit, du Latin de Nicolas de
MuiUn , par J. V. avec deux Epkres liminaires , fort utiles à
• rintclligençe Je THiftoirei imprimé à Paris, par Olivier
de H^rfy , l'^^C,
NICOLAS MONARD. De l'Huik du Liqmdambar & de
fes vertus, extrait & traduit des l ivres que Nicolas Monard a
écrits en Efpagnol , touchant les limples, médicamens apportes
des Indes Occidentales , dites le nouveau Monde imprimé à
Lyon.
NICOLAS pu MONT , Angevin a tradait de Latin ,
PAbrégé des vies & mœurs des Empereurs Romains ; recueilli
des Livres tant de Sextus Aurclius Viékor, que de plufieurs
autres Auteurs ; imprimé Latin-François , à Paris , par Claude
Micard , 157;^. avec les Hifloires de JuIUn, traduites par de
Seyiiél. ^
NICOLAS DE MONTREUX ^ Gemilbomme du Mans,
amis en François > le ièiiième Livre d'Amadîs de Gaule , trai*
tant les Proueiîês & Amours de Spheramond 6t Amadis d^Afire;
imprimé à Paris , m-iê. par Jean Parent, i $77*
* Voy. La Caoïx wj MAtm, 6c les notts» aa mième Aniete > Ton* U»
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NIC NIC iji
NICOLAS MORIN, de Blois, de TOrdrc des Frères Pré-
cheurs , Dofîeur Théologien & Inquifîteur de la Foi , a écrit
en Latin , un Traité contre certain Livre fait & puîilic en vul-
gaire François, par les Hcrctiques dits les pauvres de Lyon, '
autrement Vauldois, où il met le texte François des Maximes y
contenues, qu'il réfute l'une après l'atirre ,cn tout ledit Traité,
duquel Ic^ titre efl tel: TraBatus Caihu'ucœ. trudiuonis ad tcjli'
monium & Ugcm recurrens , confutanpjue libcUuni p<mmofum
vclaminc cUcDioJi/ij: paupiribus Lu^duiu inipciijx propalatun ,
in^pt-ef, Lugduni , in-^'\ apud Gultdmum BoulU. Cette héréfie
fine commencement au règne du Roi Loys le jeune , VII du
nqm , en l'an de <alut ii^o , & en furent les Seâaires appelés
vulgairement Içs pauvres de Lyon & Lyonniftes ; les autres les
«lommoieat Vauldois ^ à caufe d un Pierre Vaido qui écoit Puii
4ies apraretis & plus riches de la vitic , Auteur d'ioelle fnperiH-
tion , lequel fit mettre en langage François certain Recueil des
iaintes Lettres , & d'aucunes opinions des Aints Pères « que
lui-même expofoit à fa ÊuitaiHe. Ils n*avoient point d'héritages,
pour les pofîéder en propriété , ni demeurance aucune arrêtée,
ains alloietit çà & là , menant des femmes de leur même fcfle,
Ô£ diloic-on , qu'ils couchoient avec elles. Ne voulant tenir ne
poflcder fonds &: hérirn^es quelconques, qnittoient leurs biens:
mais quand ils avoient heloin de vcrcmcns , àt vivre & autres
chofes , ils entroient ès boutiques des Marchands , voire dans
les magafms & au plus profond des maifons , où ils prenoient
tout ce qui leur venoit à gré. fans qu'on y pût remédier, à
caufè du trop grand nombre (qu'ils ctoient. Ils durèrent foixante
ans & plus;
NICOLAS DE NANCEL, Noyonnois , Médecin à Tours,
â. écrit Difcours de la pcfle , divifé en trois Livres , adrcffé à
Meffieurs de Tours j où font traitées plufieurs chofes contre
l'opinion commune & tradition ordinaire , tant au premier
Livre touchant la définition , différences , caufes, figncs , pr<M
gnoftic de la pefte \ comme an iêcond , dis la pr^ution , & au
Rij
i3t NIC NIC
troifième, de la curiuion d'iceUc; imprimé k Faris^ fa*8^. par
Nicolas Chefneau, i)8i*.
^ Vof, La Cmix dv Mains , êc les noces , au même Anide » Tom. II i
pag. 171 17}.
NICOLAS DE NICOLAI*, Dauphinois, Seigneur d*Ar-
feiiille Géographe & Valet de Chambre du Roi Henri. Il du
nom , a écrit quatre Livres de fes Navigations & Pérégrinations
Orientales; avec les figures au naturel tant d'hommes que de
femmes , fcîon la divcrfité des nations, & de leur port, main-
tien , & habits ; imprimés à Lyon , in-fol. par Guillaume Roville,
L'Art de naviguer, divifé en huit Livres , contenant
toutes les règles, fecrets & enfeignemens néceflaires à la bonne
navigation ; traduit du Callillan de P. de Medinc, Efpagnol , en
irançois par ledit Nicolaï; imprimé à Lyon, m-4'-'. par Guill.
Roville, 1576. Lettre du ficur Nicolas Nicolaï au fieur du
Puys, Vice-Baillif , de Vienne , contenant le Dtfcoors de la
guerre hite par le Roi Henri H du nom, pour le. recouvremenc
du pays de Boulognois , en Tan 1549 ; imprimée à Lyon,
par Guillaume Roville» 1550. La Navigation du Rot
d'Ëfcofllè Jaques V du nom , au tour de fbn Royaume » & Ifles
Hébrides 6l Orchades , fbus la conduite d'Alexandre Lyndfay ,
excellent Pilote Ëfcoflbis ; recueillie & rédigée en forme do
defcription Hydrographique , & répréfentée en carte marine,
& routier ou pilotage, pour la connoifTance particulière de ce
qui ert: néceiïàire & confidérable à ladite navigation , par Nico-
las d'Arfeuillc fieur dudît lien & de Bel-air, Dauphinois j impri-
mée à Paris , in-4°. par Gilles Beys, 158
* Voy. La Croix du Maine , & les ttOKS » m mot KlCOlAS DS
KiCOLAi , Tom. II, pag. 174 Se fuiv.
NICOLAS PANIS, Dodeur en médecine, natif de Caren-
tan , au Diocèfe de Coatance en Normandie , &. habitant à
Lyon fur le Rhofne , a tranflaté de Latin en vieil langage
François , la Pratique en Chirurgie de Maître Guidon de Cau-
iiac^ inipiimc:e k Lyou^ in-JoL jpiu: iiaiiiideipy Buycfj 1478»
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NIC N I C
NICOLAS PAVILLON *, Parifien, a mis en vers François,
les Sentences de Thëognis , Poëte GreCj imprimées à Paris ^
îii> 8 ^ . par GniHaume Jalian ,1578.*
* Ce Nicolas pAViLtow, né i Paris , d'une famille originaiie de Tour»,
oEtebce Avocat $xt Pademenc, Ayeul de Nicolas Pavillon , Evîque d'Alet \
(m très-habile dans les langues Grecque & Latine; il fiu iiicmc .ilTcz bon
Pocre pour Ton temps. Dans l'Epître Dcdicatoire de la Traduciion de Thcoonis
à Pierre Girard , de Moulins en Bourbonnois , il parle de deux autres Tra-
4aâicns plus confidérables , qu'il avott entreprifes , celle du Géographe Denis
d'Alcxanocie, &: celle des Commentaires d'Euftathe fur Homère, mais qai
n'ont pas paru. Voy. la Biblioth. Françoife de M. l'Abbé Goujet, Tom. iV,
Çig. joj. Voy. auin La Caoix du Maine, Se les notes, au mctne Article,
bm. 11 , pag. 176 Se 177.
NICOLAS PITHOU*, fieur de Champ-Goberc , a écrie
Inftitudoii du mariage Chrétien ; Livres deux, divilcs par cha-
pitres; impnmL'C a Lyon, in-'S'^, à la. Suîcmandrc , i5<>5.
* Voy. La Croix du Maine, Se les notes, au même Article, Tom. 11,
pag- Ï77-
NICOLAS * PSAULME \ Evêque & Comte de Verdun,
â écrit le vrai & naïf Pourcrait de TEglifè Catholique , avec
l'explication d'iceluij imprimé à Reims , in -8^» par Jean de-
Foigny, 1574.
' Claude Robert l'appelle NtcoLAs Psalme ^ mais Ton vrai nom écoic
PsAtfLME. Il monroc le 10 Août 1 575. Comme il fat Secréuiie du Concile
de Trente, Se nommé pour en rédiger les ades , il en fit une CoUe&ion , pu-
bliée l'an 17x5 à Eftival, en Lorraine, dans le premier volume que l'Abbé
d'Eftival , Charles-Louis Hugo , y a fait imprime i , fous le titre de Sacr*
AtttinûtMis Mottumenta W^hvka , Dogmatka , Diplomatieâjin'^. La coite
$04 des Manufcrits iif-4*. de M.Baluze rapporte, outre cette Colledion , un
autre Ouvrage du mî-me Auteur , fous le tirre de Nicalai Pfalmci , Egifcogi
Virduncnfis , Adverfatia i>a^ra. (M. de la Mûnnûye).
* Nicolas Pfaulme étoit fils de Pierte Pfaulme , Laboureur du Viilagc de
Chaunibnr , au Bailliaee de Bar. Pnnçoîs Pfeaume , fon oncle ^ qui étoic
Abbc Commandataîre du Monaftère de S. Paul , \ Verdun , le fit étudier , Se
lui rcfigua fon Abbaye, «n 1558. Nicola"; Pfaulme In rint queîcjue temps en
commande , puis prit l'habit de Ficmontié, & lut clu Gtucial de l'Oïdre j
vais il ne put &ire confirmer fon éleétion par le Pape , durant fon féjotir k
Rome > oà il avgit issk wroyi , poux (bUicttec Ja Canonifation de S. Notbetiv
ïH N I C NIC
Il fit connoitfance avec Guillinn e Po!\el , Sc nous avons plufieurs Lettres
que celui-ci lui écrivit. En revenaiu de Rome , il paiïa par Trente , & ai&Aa
à une SeflBon du Concile , qui s'y tenoit pour lors^ Il fat fait £v^ue de
Verdun , en 1 5 48. Il fe rendit au Concile de Trente , en i f j i , & y retourna ,
en I s6t. Il écrivit un Journal des Délibérations de ce Concile » depuis le î4
Novembre iufqu'i la clôture des Séances. Ce Journal , qui étotc raofené
tnaiiufcric dans la Bibliorhèque de S. Vanne de Verdun , fut public y en 172
par le P. Hugo, Abbé d'Eftival, dans le premier volume de l'Ouvrage inti-
tulé Sacr/i AntiquUaùs Moaumenta. Ce Journal eft précédé de ce que le
même Eviqofe Avott écrit touchant les Séances du même Ccmcile , en 1 5 5 1
& 1 5 5t.Ce foc dans ce Concile que , candis qu'il parlait avec force contce
les Commandes , un Italien ( l Evcque d'Orvictte ) avoir voulu le railler ,
en lui difant : Ita Gallus nimià/ri ca/ttat , il rcpii«{ua , dit-on , avec vivacité :
Utbum i/?o GalSdnh ad rejîpijcent'utm & fietam revoeeeur Petnts ! Maïs on
n'eft pas bien d'accord ni fur le fair', ni fur les circonftances > car PaUavicin
( Hijl. ConcU. Trident. Lib. XXI , Cap. 8 } dit que ce fut Pierre Danès ,
Evcque de Lavaur , qui prit la parole , & fît cette réponfe. Nicolas Pfaulme
fut cnoifi pour Secrétaire de la Congrégation chatgée de rédiger les Canons .
concernant l'inAitution & U ré(ideiict des Evèques. Il fut aum un des Corn-
inidaires nommés par le Concile , pour dredcr divers projets de réforme. Il
rooiuuc le 9 Août 1575. Celui de fes Ouvrages, dont parle ici du Verdier »
ne fiir pas le feul qu'il publia j il avi^c Isût imprimer , en 1 5 54, une Exptfi-*
tlon de la Mejfe ; & , en 1 5(îj, un Livre intitulé : Préfervaaf contre !cs chan-
gemens de Religion, y oj. Hijîoîre de Verdun , puWice en 1745 » P^Ç* 4P ^
Tuiv. & la Vie Latine de cet Evcque , par ie P, Hugo j à la ccte des Saçr4
^ittiquitaeif Mamuneata,
NICOLAS RAPiN , Poitevin , a écrit en vers , les Plaifirs
du Gentilhomme Champêtre, imprimés à Paris, in- 11. par
X^ucas Breyer , i $81. Ode Sapphique rimée , fîir la mor( «hi
iieur de Billy, Abbé de faînt Michel en l'Herni j imprimée à
Paris « avec TÈloge dudlt fieur deBilly, par Pierre rHuillfer 1
X582. Quelques Poëfies ibr la Puce de Madame de$ Roches,
imprimées par Âbel l'Angelier *.
Vojr. La CiLOiap dv Maimb » ^ les noces ^ au mime Arttde, Ton. II »
NICOLAS REGNAUD , Provençal » a écrie les chaflei
Amours , contenant foixante-fîx Sonnets; enfcmblc les Chanfbns
d'Amour; la Fable du Pin ; l'Oranger; imprimés à Pari? , //i-4*,
par Thomas ^rumos^ 15^9. Odç de la Paix^ aù Roi Charlis^
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NIC NI.C
& autres Poefîes , imprimée pat Benok Rigaud , 1 5^3. Ode fur
la Traduâion de Pline d'Antoine du Pinet *.
^ Voy. La Choix do Maimi » à rArade de Nicolas Rbh aolt^Tobi. II ,
pag. i8x& xS&,
NICOLAS ROBERT a écrit en feize chapitres, deJ'£tac
le maintien du Mariage vraiment Chrétien » où font contenues
toutes les Lois & Règles que doivent tenir & obfèrver par
eofêmble le mari & la ièmme : plus une Ëpkre coniblatoire
fur lambrt des en&ns ou amis; imprimé à Lyon^ par
Jean Saugrain » x 5 ^ 5.
NICOLAS SALICET. Antidotairc de TAme \ contenant
plufieurs belles Méditarions & Oraifons amafTées par Nicolas
Salicet , Abbé de Bomgart, & traduites de Latin en François ,
par J. D. L* A. imprimé à Douay, m-i^. par Jean Bogard,
X580.
* fiieti des ?ens , fur ce qtie Rabcbis a mis VJiuhbtétmmt foûmâ dans là
Bibliothèque de S. Viâor , onc cra qoe c'étcic on livie inaeinaire , dont le
titre croit fair i plaifir. l e conmire paroîr p.ir cet article. Nicolas Salicet»
parent [>c ut- et ce du Mcdccm GuUlaume Sahcet, de Plaifance » eft l'Âuteuc
da livre , Miit-ènre que » comme GuilUttme avcnt écrie ane Ptatique Mé^
dîcinale » dt Séàue corporUt Nicolas , par une pieufe oppoficion , appliqué
i procurer la fantc de l'ame , a compofe VAntidotarlum anima j dont h ftyle
Monaca.1 a donne lieu à Rabelais de placer l'Ouvrage dans fa Bibliotiicque
Irarlefque. iHecto Nelfi, qui , Aras le nom iiAniHaékBt^amo ^ publia , veis
le milieu du feizième fim , à Veîu£e » fes Saoxes AUa. Cmm « oefigne T^a-
tid^wvm j. feuillet ^ » en ces termes :
Lûfcto unptr* , e f'-.:^.dr l' Antidotarp
Il fut imprime à l^aiis , m-ii*. 1495 , pi Pierre PouIIiac, pour Denis Roce.
U devoir , dans l'Editipn deM.le DucW, ètce le 145* volinaeda Catalogue»
oà eependanc il eft avrivé qa*on en a fait omilfioii. ( M. pi ia Mornoys )w
NICOLAS TARTAIGLA \ Livre furième des Demande»
& Inventions diverics de Nicolas Tartargla , Breffîan , fur la
manière de fortifier les Cités , eu égard à la forme : & de quelle
largeur, hauteur & épaiflèur doivent êtié les boulevers » pktte-
i)« NIC NIC
formes & cavalières ; mis ♦l'Italien en François, par Trâduâeur
incertain , imprimé à Reims, în-^°. par Nicolas Bacquenois,
1556. L'Arifhmctiqae lic Ni^ola.:» I artaj^ii, Bredîan, divifée en
deux parues, ôic. Voyez Guillaume Gosselih , Tom. IV,
pag. 83.
^ Nicolas , favant Mathématicien » dont le nom s'ccrit en François & em
Italien Tan agita. Se en Latin Tartalea, naquit de parens pauvres » à Bceflë,
Ville de r£ut de Terre-ferme de la RcpobUque de Venife. Le Livte qu'an-
nonce ici da Vcrdier, a ctc écrit en înliîn , & parut à Venife , en 154^ ,
ioui le titre Qucfiti ed iaveaàom divcrj'e. Tarcaglia 7 traite la chéode da
moaveinenc de« bombes 8c des bodlecs , fuiet «ïonc perfonne n*v?«MC parlé
avant lui. Le même Aureur s'ed rendu célebce, pool avoir inventé la iné>
thode de réfoudre les Equations Cubiques , que l'on attribue i Cardan , qui
peut-être avoit trouve bon de fe taire honneur de cette découverte. Tartagii»
motirac i Venife , en i j ( 7, Aiimic M.deTlioa ( Hijl, Lib. XIX > eztsvmo).
On trouvera une longoeuAe de fes Eaits dans le Thiitrt des Gtns de Lettres
d • Chilini, Tom. II , pag. aoo. j& nom en dOjfOQS cet AnOMitaTanaglU
vcciu jurques vers 15^0.
NICOLAS THEVENEAU *, Avocat à Poitiers, a écrit êc
la Nature de ton<; Contrats , parlions & convenances, & lubl-
tances d'iceux , imprimée à Poitiers & depuis à Lyon, 15^9.
Paraphrafè aux Loix municipales & Coutume-; du Comté &
Pays de Poitou, de nouveau réformées : avec fommaire mis fur
chacun article d'icelle ; imprimée à Poitiers , m- 4°. par Enguil-
berc de Marnef, 15^5. Il a traduit de Latin , l'Enchiridion ou
Manuel de Maître Jean Imbert , contenant un Recueil tant
dtt Droit écrit gardé &obfervé en France , que du Droit abrogé
te aboli par coûtâmes ^ imprimé à Lyon, iA*8^ par Jean Tem*
poral, 1559.
*Voy. La Croix du Mat ke , au même Article , Tom. II, pag. 185.'
NICOLAS DE THOU , Evêque de Chartres , a écrit la
Forme dadminiflrer les faims Sacremens , imprimée à Paris*
par Jaques Kerver, 1 580 *•
* Voy. La Ciloi;c»9 Masmi » de le* notes « au mène Acticte » Tom. II;
NICOLAS
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NIC NJX: IJ7
KICOLAS LE VERGEUR , Champotiois, a mis en Fran-
çois du Latin de Jean Papyrius Maiibn» natif de Foreft, l'Epi-
taphe ou Infcripcion fur le Tombeau de Charles ^ Cardinal de
Lorraine , décédé en Avfgaony Tan 1 57) * \ imprimi à Lyon»
par Benoid Rigaud.
^ Le Oudioal de Lotratne xoounic i Avignon le x6 Décemlicé i f 74*
NICOLAS DE VIALi:.TlES, Albigeois, a cent Dcpré-
canon des enfiws fidèles de TEglifè de Dieu , au Roi très-
Chrétien de Fnmice» François II du nom; imprimée à Tololê^
par Goyon Boudeville , 15^1.
NICOLAS VIGNER , de Bar fur Scyne , Do^ear en
médecine, a écrit Sommaire de l'Hifloire des François , recueilli
des plus certains Auteurs de l'ancienneté, & digéré félon le
vrai ordre des temps, en quatre Livres , extraies de û Biblio-
thèque Hidoriale non imprimée; imprimé à Paris, in-foL par
Séfauiltien Nyvelle , 1579. Traité de ItEtac & Origine des
anciens François , imprimé à Troycs, 10-4^. par Claude Gar-
nier , 1582. Rerum Burgundùmitm. Chnnieon : m ^ uiatn
rerum Cdlkarum tempora àtmonfirtmtar ^ Ex Bibliotheca,
JSfiorica Nicolai Ptgner 'n , Marrenps ad Stquamnu BafiUa,
in-^^. pir Thoauun Guarinum^ '575
^ Voy. La Caon »v Mains, Ce lu aom , fur cet Acdcle, Tout. B,
pag* 184 êc fuiv.
NICOLAS XYLANDER. Conftflions de Foi de Nicolas
Xylander , Boruffien , Sébaflien Flaichtus, de Mànsfêldc» Jean
Brunec, deTogkemlx>urg , jadis Miniftres de laConfeâion d*Au-
gvfle{d'Attgsbourg)ouSeàe Luthérienne ; lefquels, depuis Pabjo-
racion de la Seéle en laquelle ilsavoîent éténés^eofeignés dès leur
jeuneflè , & puis dogmacifé au peuple , remontrent , par vives
laifons , les occafions de leur réduéHon , en découvrant la
nature , abus & rufes des Seétaires modernes mafqués ; comme
xniférablement font féduits les (Impies & pauvres Chrétiens;
BfMLi^J» Frah. Tomé y. Do VsAD> Toau tix* S
i)« :NrC HIC
traduites tanc du Latin que de riUkmand j imprimées à Lyon,
par Jean Stratius , 1584.
* Ce Nicolas Xylander n'étoit ni parent , ni Compatriote de Guillaame
Xylander, célèbre PcofeUèar en langue Grecque , i Heidelbcf^, mon at
J 57<$ ; mais s'appclanc , comme lui , Holkman j il prie, comme llU»i la Grec-
que, ié nom de Xylander. ( M de la Monnoye ) .
KICOLË BARG£DË» de Vezelav, a écrit les Odes Péni*
tentes, du mdins que rien , enfemble la Bergerie d'honneur &
autres rîmes, imprimées à Paris, par Jean Longis, 154^'
L'Arrêt de trois efprits fur le trépas de très-haut Prince Claude
de Lorraine, Duc de Guyfe; en rime , imprimé h Paris , rn-S*.
par Hilienne Groulleau , 1^50. Ecîogne fur le trcpas de très-
haute Princcfle Marie d'Albret, imprimée à i^arii, i/i-S**. par
Eftienne Groulleau ,15^1*.
* Voy. La Caotx nir MiUMft,&; les notes ».ati mot Nicole Bulgesé»
Tom. 11, pag. 187. '
NTCOLE BERTRAND. Les Certes des Thoîofains &
d'autres Nations d*alenviron, premièrement écrites en Latin^ par
difcret & lettré homme Maître Nicole Bertraridi , Avocat enr
Parlement, à'Tholole , & après tranllatèes en François,- impri-
mées à Tholofc , i/î-4*». par Antoine le Blanc , à Lyon, par
Olivier Aftioullcr, 15 17*.
* Voy. La Croix du MArNE^deles noce» « au mot Nicolas
filRTRAKD , Tom. II , pag. I 4S & 1 49.
NICOLE CALING a tranflatc de Latin , le Sentier &:
AdrefTè de Dévotion , imprimé k Tholofo , i/1-4''. par Jaques .
Colomit-s. ' ' , .
NICOLE CARRETTE, Prêtre & Chapelain en TEglife
de faint Sauveur, à Peronne, a écrit Expofition fur le Symbole
des Apôtres, Oraifon Dominicale, Commandemens de Ja Loi;,
avec probation des Sacremens de TEglilè : enfemble une Epître
touchant Ja vraie marque & indice de l'ire de Dieu fur les
Royaumes i. imprimé à Paris, iff-S". par Jean Poupy,!^/^»
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N I C
N I C Ji9
M^4ftttiQos U Contea^hûons Chrérietines for Us Myflères
de 1« P«âSon de notre Sauveur Jefns-Chrid; avec Catholiques
Annotations tirées des Doâeurs anciens de VEgUCt ; imprimées
à Paris , par Nicolas Cherneau
NICOLE LE CERF » Reli^eux aux Chartreux de Bouig^
fontaine , à traduit de Latîn , Dulogue de Henri Su(b , perfon-t
iis^e fort célèbre en doârine & Sainteté de vie l traitant de la
pieté Chrétienne) & du moyen très-fàcile pour acquérir la vraie
fàpience & fou vc raine félicité ; imprimé à Paris ^ m*%^, par
Guillaume Chaudière, 1582. *
' Il donna depuis , en t^tS , ccant Prieur de U Chanreafe de Gaillon ,
dans l'Evcchc dtvreux , une verfion Fraiiçoife de toutes les Œuvres d'Henri
Solo , imprimée à Paris , ifl-S". chez Guillaume Chaudière. Le Cardinal de
fiourbon en dédia rBdîtion à Cadierine de Bourbon , ft fœnr » Abbeflè de
Notre>-Darae de Soiflbns. Le P. Eclvird , de qui je tiens ceci , remarque
iju'en 1^14, cerrc F firion fur renouvelée 1 Paris, i«-8**.clic» Robert Fouec^
tnaisdaus un auuc ordre. (M. de la Monnoye).
NICOLE DF CHARMOY, Avocat au Parlement de Paris,
a écrit en profe Françoile , un Livret intitule le Livre de Paix:
A bien faire lailîëz dire; imprimé à Paris , in^iC, par Charles
i'Angelier, 1543.
NICOLE COLÎN *, Chanoine & Tréforier de l'Egîifc de
Reims, Secrcraire du RévcrcndilTime Cardinal de Lorraine, a
traduit d'iifpagnoi , les icpt premiers Livres de la Dyane de
George de Monte-Mayor , lefquels , par plufieurs plaifantes
Hiltoires dcguifces fous noms &: llyle de Pafteurs & Bergères,
font décries les variables effets de 1 honnête amour : auxquels
auifi font entremêlés plufieurs chants & vers , & même at|
iècond Livre te Vatideyille qui s'-enfuîe :
Contentemens d amour divers , De vous abfcnter & partir*
Qui fi lenumetit arrive^ ,
Si vcncf i pourquoi panei^-vous f
Si vous vouU\ fi tojl fuir t
Puifquen tnjiejfs me iaijpn[.
.4 près ejîre tant dejire^^
Qiu jà ejles éMér^i
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I40 N 1 C NIC
Qui ne fe viennent che\ moy rendre^ Puifqu€ je les vay donc chajfant j
Que pour me donner à entendre O tnes enai^Sj plus ne parie^^ >
Ce ^ft pcrâtot Us ptnUuu* PvùfyiÊS j parum, im$ mmnw^.
Imprimé k Reims, in-ii. par Jean de Foigny > 1 578. Ses Tra-
duâions rpiricuelles : ta Guide des Pécheurs , eft enfcigne
tout ce que le Chrécien doit fiùre , depuis le commencement de
la converfion » jufqttes à la fin de À perfeôion ; traduite de
fEfpagnol de Dom Loys de Grenade » par Nicole Colin ; impri^
tnée à Reims, m- 16. par Jean de Foigny , 1577. Seconde
Partie du Mémorial de la vie Chrétienne , traduite de même &
imprimée où & par qui delTus, z/ï-12. Tan 1578. Lieux com-
muns ^ Difcoiirs rpi rituels en forme de Prédications , où font
traitccs plufieurs madères concernantes le faîut deTAmc & la
rét^ormation de notre vie \ extraits des Sermons de Révérend
Pere Loys de Grenade, Efpagnol, de l'Ordre de S. Dominique,
& fait? François , par ledit Nicole Colin; imprimés à Paris ,
in-8".par Guillaume Chaudière , 1580. Prédications contenant
certaines matières, & pouui ncccliaircs a être traites prêchés
pour les Aveots , & depuis les Avents ^ jufques en Carême;
extraites des Sermons dudit de Grenade , ùl inifes en François
par le même Nicole Colin; imprimées à Paris ^ fo-S^. par Guil-
laume Chaudière » t ^ 8 2.
♦ Voy. La Crois ow Mainb, an mime A|tîcle,Totti. H, pag. i8».
NICOLE DE L*ESCUT , Secrétaire du Duc de Lorraine,
a traduit les quatre Livres des Inftitutions Impériales, pul liccs
fous le nom de Juihnian , compilées du commandement dudic
Empereur parTribonian, Théophile & Dorothée, perfonnages
confommés en la fcience des Loix ; avec certaines glofes &
arbre civil , où font infêrées les fi>rroules des demandes , ou
libelles Jodidaux fur chacune aâion ; imprimés à Lyon: > in-ii.
par Jean de Tournes , i $47. Nicolai de I^Efcut ABones Juris,
ia CfM^wuliofàs , juxta ac utiles figuras y & formulas ^ Advoca-
Ûs , Procuratorihus , ô LL. cupidis fubUvandi gratta Jiudii
redaâa ^ ùfiprcffa Haganoiœ, iitfoL in offictna ^^aUntini Koànuà,
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f^lC N I C 141
^521 • Tef'mm examïnatïonc Tra3atus , Nlcolao dci*EfcuP^
^uciore ; rident or an excudehat Jo. SchoUus, t^fO *.
, * Du Verdier en a encore fait mention dans fon Supplément Latin.
NICOLE ESTIENNE , Parifienne , fille à feu Charles
Eilicnne , femme de M. Jean Liebaut , Médecin à Paris , a écrit
en proie, une Apologie pour les femmes , contre ceux qui en
médifènc , non imprimée. Plus , Contreftances pour le mariage,
c*efl:- à-dire , Réponfes aux Stances que Philippe des Portes a
faites contre le mariage *. C'efl: une Dame Imch accomplie, tanc
en gaillardile d'clpnr que grâce de bien dire , à ce que i'cç,.ai
Vu , devifanc une fois avec elle. " ^
* Nicole , fille unique de Châties Eftienne, étoit aimable & favame. Elle
CToiccomporé quelques PoïFfies Fcançolfes , Bc une Apologie pour les femmes
contre leurs dctraâeurs. Jacques Grevin , Médecin de la Duchelfe de Sa-
voye , dont noiiî avons parlé dans les notes fnr La Croix du Mainé, Tom- 1 ,
^.41 3 iX luiv. a.voicrépoufer, lorlqu li rnourucen i < 70 j elle tut mariée depuu
a Jean Liebaut , Mcdean, né i Dijon, qui avoic auK foA bean-père , Charles
ElHenne , dans le fameux Livre d'Agriculture qu'il donna , en Latin , fous
le titre de Prddium Rujiicum ^ en 1 5 5 4 , qui fut enfuite traduit en François»
fous le titre à'ÀgricuUure& Maifon Rujique, pat Charles Eftienne , &Un-
primé avec des additions confidérables de Jean Llébaut. Ce mcme Oo*
Vrage a depuis ctc traduit en Italien & en iUlemand. Vof. les Mémoixes de
Niceron , Tom. XXXVI. '
NICOLE GILLES, Secrétaire du Roi Loys XII, & Con-
trôleur de fonTréfor, a écrit les Chroniques & Annales de
France , jufqucs en l'an 1496 ; imprimées à Paris , in-fol. par
Jean Fouchcr , 1544. & par G iliot du Prc , is^3- &
encore depuis in-foL par Guillaume ic N uir, cuiiigcci par Belle-
foreft *.
*Voj. La Croix su Maine, & les noces , au mtoM Aitide»ToiD.U ,
|Mg. 1S8 Se 199,
NICOLE GLOTELÉl*, de Vitry en Portois » « coinpbie
en rime Apologie pour Cléméiit Marôt abfenc / contre Jj»
coup d'eilài fut par un cerîce^ ou miitlielineuz'^- nommé Sagota }
imprimée ^ Lyon , par Pierre de Sainte Lucie.
f £acselcs Difidiplet de Maror« qui époosètei» ùl querelle coocie&igoo ,
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NIC N f C
ce "Nicoh'; Clotclst fut un des premieri. A\i(li Ton Apologie pour Macot clt-
elle imprimée dam le Recueil de toaces les pièces faites pour & conue. Il
iy (kst (te ^ofiencs tenoM éooichét , leç uns dii Giec , let tom» «lu Latbt
Dans le titre jmêooe de Ton Apologie , ici uppprté , on voit <|a*ïl.<fic C«V&« «
du Latin Cerltus , dans la (îgniâcation de /ôa j du Grec /««T««f , matehneux ,
poutfat',Jot j &c. fi ce a'eft plutôt une allufion à l'italien matto j ce <^ui z
fut croire que S» Mieiain [^nflbtr 'Àt la.fbtie , êc comme de MatHrtH, oa
}l , par corruption , fait Matclm, qu'on écrit mal Mathe/ia, on a > de 3f<zr
^ dit Mathciiaeux , duis^ ceue même ii^oificacioii de fotu (M. oa L4
Monnoye).
• NICOLE GRENIER *, Religieux de faintVidor Icz Paris.
Indicution Catholique en forme de Dialogue , contenant qua-
fântd-un chapitres. De la vérité du précieux corps & fang de
Jefus-Chnil au fâint Sacrement de FAutel ; extraite de Ja
iainte Ecrîcure , des faints Conciles & des anciens Doâeurs de
FEgUre , çoncrç les Sacrantentaires ^ imprimée à Paris, ia-S^ par
Sébaftien. Nyyelle & par .GuîUauitie Cavellat , 1 5 5i« Gathotir
que Probatiotfi du Purgatoire; & fuflfrages pour les fidèles tré^
paifês ^ léxtraite de la faînce Ëcntiirt 6e de^ plus anctena Doâeun
de TEglife ; avec une briève diflinâion de Thoniieur éù ï Dieu »
& celui de fes Saints ; imprimée à Paris , /n-8°. par Claude
Fremin^ i^C^i. Dodrine Catholique de rinvocation & Ve'né-
mion des Saints , & de leurs Images : enjêfi^bie dil dieJa
Croix, extraite des faintes Ecritures & anciens Pères ; imprimée
par Claude Frcmy , 15^3. L'Alliance de Dieu svec les
Chrétiens, par le Baptcmc , juftifîcation de la Foi en Jefus-
Chrifl , imprimée à Paris , in 16. par Hierome de Marnpf,
i5«;3. L*Armure de la Foi, contenant la vérité de la fainte
Eucharillie & du faint Sacrifice de la MefTe, imprimce à Paris,
par Claude Fremy , i<!^G6. L'£pcc de la Foi, pour la
déf^nfc de l'Eglifê Chrétienne , contre les ennemis de la vérité j •
extraite de la iainte Ëcriture , des (àints Conciles & des anciens
Doâeurs: avec un Tfaicé & Appencrik '(le la liberté Evangé-
liqùé U Chrétienne ; imprimés à Pàris, par Gùînaume Cavellat,
1564. Le'ÔôucHer de là Foi ^ en fôrme de Dialogue, extrait de
la iàiflte Écriture & des faints Pères U plus anciens Doâeurs
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■ l e "N I C 'i^j
Je TEglife ; avec une Apologie contre un clabauc Luthérique
qui a voulu ronger ce bouclier de la Foi, imprimé à Paris,
in-i6. par Gubnel Buon , 1567. lomc fécond du Bouclier de
la Foi ^ contenant TAntidote contre les adverfaires de la pure
Conception de la Mere de Dieu ; imprime à Paris , in~i€. par
Vivant Gaultherot, La Pratique de 1 homme Chrétien , pour
s'exerciter en TAmour Divine, imprimée à Paris , in-ié. par
Claude Fremy , 1 5 54. & par GnilK Julien , 1 577. De ht Jufii<*
ficatton qui îe fait en Khoiiîme pécheur, par'leSacrènient de
Con^ffion ou Pénitence, jmprimoej à Baris ^in-iC. par Hiérome
& Denyfe de Marnef , 1 1 ^ ik r & .
f Vojr. IIa Choix otf Maims « fii h» lîc^tts» «a mot Niçois GMiftin^
T6m.1I,pag. 189 Sc'ipo» '
NICOLE DE HAUP^ , Médecin de Dourlcns, :a, écrie
livre de li.GûhtaiBpliaiMi dfi ouurf huoHViieiy^.oùieft ttatc'é
èt'h. fbrmaoîdn' die^ L'énftRt a» vetiitfe inacemel , imprifiié k
Pans» par Michel Valcofan , 1555. & àoUllenrvingfc
chapicresc J
'"'ïrtCQLE Le HOUX a traduit du tatin d^Antoine MÎ7,auîd,
Recueil des Sympathies & Antipathies de plulicurs chofes,
çontenam: les naturels accords *k dilcords, amitiœ. & .îriiraitic>
'dVelIes i imprimé à Paris, in-iC, par Pierre Beguîrt ,45^^.
- NICOLE LE HUEN, ProfefTeur en fainte Théologie,
Religieux du -Coavenc notre Dame des Carmes du. Ponteau *
de mer en Nonn^odie , Confelîèar Chapelairi de jaRoinô
Charlotc % a décF^ la Pérégrination d'outre mer, & grand
voyage en la terre Sainte , au très- glorieux & faiit Scpukhre
de notre Seigneur Jclhs-Chrill en Jefulalcm, & du NÎom de
Sinay ; avec les Pourtraits des villes de Vcnifc , Parence, Cor»
fou , Modon , >Ga,odie^ Rhpdes^ & Jçrufiilcni. Plus^PA. B, C. des
lettres Grecques ,;CfuMées:Ç' Hébràî^es /tk' Arabiques , aveç
àii^res lah^àges deis Tarc^ , inté^prété^^ ën François ^ Itnpriméis:
^, lyon ; m-fot. piir MiéHéliec Tbpie de Piémont ' & Jac<|iie$
-144 dWilX 'N I.C
Herémbet d'AHcm^no > 1488. La ftconde Partie du grand
voyage de Jerufâlem » en laquelle eft traité des Cioirés &
entreprir«s âites.par les Roîs & Princes Chrétiens, pour le
reç9iivreinenc de li^ terre Sainte^ des Guerres des Turcs &
Tartares; la Ffife de<^n(bDtinpple» &ç. imprimée à Paris ,
î»-^/. Tan 1517. _ * ..
* * Du Vërdier écrit md Pùattau de Mer\ il faut ccriie P<mt Audemer ;
«n Ladn, Pàiu Audcmari , & non pas Pontkulus Maris ^ comme quelque»
Ecrivains Tont nomme. Il eft fitué fur l.i Rllle , dans le Vewn Normand \ &
il eft probable qail tire fon nom de celai du Seigneur François , qui fit , en cet
^ndtok, oonftraitè îài Ikonrfurla Rtlle. Le Couvent des Carmes, où vécttt
Huen , ne fubfifte plus. 11 fut détruit en 1 5 9} , par les ordres du Gouverneur
de !a Ville. Quelqaes années après , Us Carmes obtinrent la permitlion de
le rebâtir , mais ils le Toiic contentes d'y avoir une firople Chapelle , où iOP
dit la Me(Iê de temps en temps.
' La Reîne<;harlotte , dont Nicole le Hneii éioît Chapelain , eft la fécondé
femme de Louis Xl^âllede Lonii, Doc deSavoye.— Voy. La Croix dw
Maine , & les ifOtCf , att.mpC |llC!Dt4l,M HmH i, Toi», U, p. JJ^. ( M. PB
lA MoNNOYi ).
NICOLE* ORESME, Doreur en Théologie, première-
nient Doyen de FEglife notre Dame de Rouen, puis Pre'cepteur
du Roi Charles le Quint , dit îe Sage , qui Taima & honora
toute fa vie , & le con^itua Evéquc de Bayeux , a traduit en
François les dix Livres des Ethiques d'Ariftotc, avec lesglofes,
dédiés au Roi de France , Charles V du nom ; imprimés à Paris,
in-fol. par Antoine Verard, 1488. hem, les Politiques d'Afi^
tote , avec les Gioies, imprimés à Paris , in- fol. par lèdit
yerard , 148^. Plus , le Traité de la Sphcre , par Jm tianflaté
ile Latitt'o^ François , contenani: çinquance chapities , im^eîiiie
i Paris, i/i ^". par Simon du Boys, fans date. H fit auffi im
lîvw contré les Jacobins, qui revoquoient hin en ddute que W
vierge Hdariefôtaonçùe fans péché originel V] î1 i^^vs ; >'»f#i^-
' '* JTaîoiitetai'id C à éé qui eft dît fcc'lâ'Orok da Maine , Tom.
pag. 19^ & fuiv. à l'Article de Nicole Oresme, qu'il croit de Bayeux , &
ùue quelques Auteur*; onr cotifonda le nom de fa patrie, avec celui de fon
4vcch«,en <^fant i^\xAt\xi£vc^uc ù Bayeux, UfutGtaçd-Maltçe.do ^JW^Jj
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NIC N I C 14/
^-en ij56, & Evêaue de Lizieux > le Novembre 1577. 11 monnit le ir
Juillet 1 582. La plus grande partie de Tes Ecrits n'a poinc été auprimée. On.
en tromreta on ample Catalogue , dans VHifioîpedu Collège de Nwarre, mat
Launoy , pag. 458 & fuiv. Cet Ecrivain fe trompe , lorfqu'iî cfir qu'Orefine
gouverna fepr ans l'Evcchc de Lizieux. Il mourut dans la cinqmtme nnce
oe fon Epiicopat , comme il rcfulte des dates que nous venons àù sàvpç'
1er, d'après les Auteurs de la Coule Chrétienne ( nosv. Edic. Tom. XI
pag. 788). On garde un Recueil manufcric ik' fosSermons, dans la Bibliothèque
des AuguiUns,àParu. Ce qui peut-être lut iit le plus d'honneur , c'ed qu'il
eue le cùotÊ^ «l'écrire contre rAftrolo^ie Jodictatte ^ dans le Hède où cette
:|wétetidaie faenoe avou 1^ filii» de pardutii.
NICOLE SAVIN , Dodeur en Théologie, Inquifiteur de
la Foi tu Siocèiè de Mccz , a écrit un Sermon, de TA&e inté-'
jrieur de Fd , qui eft crédulité de coBiu' lennc & pur , fur le
terme de paroles de faînt Jean , ao vingtième cba{iitic Ne vtuiiU
éare incrédule j mais âdèU prononcé pai' lui loti de là dégrar'
dation de Jean Caflellan, Auguflin, LbtTierien«qui fût &iie à Vic^*
au Diocèfe de Mets , en Tan 1 5 34. imprimé à Metz., ith^^*
* Ce fat le 1 1 Janvier 1 514 ( vieux (Vyle } que le Seinioii ici mendonné
ifut prononcé » quoique le Livre de Nicole * on Nicolas VbBâr , où ce Sermon
*ft infcrc , n'ait été inipimc qu'en 1 5}4> ce qui a donné lieu à du Verdie^
NICOLE SÉELLIER, Scribe du Chapitre de PAris, a;
tranflaté du Latin de Guillaume , Evêqtie de Pan$ ^" 'fâ Doârine
>6c Enfcignement de prier Dieu , imprimée ^ Tf^dh, in'ZK pàr
Antoine Verard , 1 5 1 !•
NICOLE VOLKYR , de Seronville , dit k Polygraphe ,
Stcrétaire & Hiftorien de l'illuftre Prince Antoine Dnc de
Calabre , de Lorraine & de Bar, &c. a écrie en trois Livres,
THiftoire &c Recueil de la triomphante & gloficuié victoire
obtenue contre les féduits & abufcs Luthériens , mécretn^ du
pays d'AoUllis dr autres , par très-haârPrînce A^oîne''£!iic de
Calabre, de Lorraine & de fiar , en ^éfenidnit la FoiCatholi*
notre Mere l'Eig^life & vraie noblefTe;'âVet Annocacionâ
fixBUOTR. Filas, Tom* Dv V1A0. Tom, ui, T
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N
14$ N I C N O E
Latines au marge; imprimée à Paris, in-foi. 1^16. Traité de
la dégradation & eiécution aâuelle de Jean Caftcllan , Héré-
tique , jadis Frère de l'Ordre des Hermites de faint Auguftin ,
faite à Vie au Diocèfe de Mctx, en Aullrafie , le 11 Janvier
1534 * ; imprime a Metz, m-4*. audit an. Il a traduit de Latin,
Commentaire de Paulus Jovius, Evêque de Nucere, des Certes
des Turcs , Origine de leur Empire , les Vies de tous leurs
Empereurs , Ordre & Difcipline de la Milice & Chevalerie
Turciqwc : le tout imprmje a Paris, par Chrtiuen We-
cheL, 15 40. Plus, la Phyfîonpmie de Maître Michel TEfcot,
contenant cent- vingt chapitres; imprimée à Paris , in-i^. par
Denys Janot , 1 5 40» .
■ ' " Ct hi: Il I i Janvier 1 5x4 ( vieux ftyle ( que cet Auguftin fuc dcgrudc ,
«Hnme 1 1 l af porté fort au long le P. Echard , pag. 6% & faiv.daloin. Il
de la Bibliothèque des Jacobins , à l'Arcicle de F. Nicolaus Savim , où il
reprend du Verdier d'avoir daté la dégradation du Moine de 1 ^ ^"4. Cet Au*
guitin , nommé en Latin Soamiu Cafi^uuu j s'appeloit en François Jean
CocAc/OM. ( M. M £A MOVMOTI }•
NICOLE MICHEL, Dodeur & Doyen en la Faculté de
Médecine à Poitiers , a traduit dti Latin d'Âl^Mift Ferrier
' Kéàpolitain 9 Doâeur Médedn 9l premier Chirurgien da Pape
]^aaimdtt nom » de l'Adminiftratioii du iaint Boys , en dîverfes
formes & maniocs ^ contenues en quatre Traités : enlanb!e la
forme de minîfltrer dn vin; avec aucunes Scholies^ imprimé à
{^pitîers,. m-i ^. au Pdlicah « i $ $ 9*
'Ce MÀbdit de Plml III , s appeloit Alfonfo Ferrùy en Icafien; Alfonfits
Ferrus , en LaCtnS 8e par confcquent Aiphonft Fer ^ en François, & non pet
Ferrier, comme écrit da Verdier, Il ne faut pas confondre ce Nicole , oa
Nicolas Midul^ avec un Médecin Normand , de même nom , mon ^ Cacn »
m moi» de Sqpcembfe 159^» doncU eft parlé honocaUement dans les Origine*
ét Cadr de Id. Huer. ( M. di Monmotx %
KÔ£L DU FAILL , Gonfeilier au Parlement de Bretagne»
Seigneur de laHeriïïàye , a écrit Mémoires recueillis êc extraits
des plus notables & fblenncb Anècs du Parlement de Breta-
gne » divii^ en trois Livres : le premier contient les Arrêts
1
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NOE NES 147
donnés en l'Audience; le (ècond » ceux des Chambres: le tiers,
les Mélanges; imprimés à Rennes « in-fol. par^ Julien du Clos»
* Vof. La Cadix du Mainb , <e les noces» au mot Non ov Faii,;
Tom, n , pag. 194 & i<;j.
NOËL TAILLEPIED , de l'Ordre de faînt François,
Leâeur au Convenc de Poncoife , a écrie THidoire des vies ,
moeurs , aéles , doârine & mort de Martin Luther , André
Caroioftad & Pierre Martyr ; imprimcc à Paris , chez Jean
Parent, 1577. TeTréfor de TEglifc Catholique, contenant
rOrigine des inlluutions , ftatuts , cérémonies états d'iceîie;
imprimé à Paris, in-iG. par Jean de Bordeaux, 1578. Traité
& Déclaration de l'An Jubilé , & Efficace des Indulgences ; im-
primé h Lyon , i/i-8**. par Loys Tantillon , 1578. La Confef-
lion de Foi , avec une Epîcre Catholique à tous Chrétiens;
imprimée à Paris , par Jean Ballin, i57?« * réduit en £pii-
tome & fait Françoifes, (Euvres de Philofophie ; à lavoir
Bialeâique , Phyfique & Ethique d'Anflo^e ; imprimées à
Paris, 2R-8^. par Jean Parent^ 1 583 *.
^Vof . La Croix bv Maimi , les noces » aa même ArtidetToin. U,
^.t^iaei^tf.
NOËL ZAMBON. Chant d*AJégreâê de Koel Zambon ,
Vénitien , fur la magnifique Entrée de Henri III , Jtcèï-Chrétien
Roi de France , à Venife , à Ton retour de Pologne en France;
traduit en François & impr. à Lyon, iii-8 par G. Rigaud, 1 5 74.
N. LE DIGN£ a écrit Difcoiirs Satyri^ie de (îenz qui
écrivent d* Amour , imprimé a^ec les Çoupirs .amounus de F.
B. de Yerville , à Paris, în-ia. par Timbthée'Jouan, 15^3
* Vby. La Croix du Maiih, 6e les notes, ao mot IfieoLAS ta Dxomj »
Tom. Il , pag. 154 & 1 5
NESSON * (fon propre nom e(l ignoré ) a expoië en rime,
ks neuf Leçons de Job, commençant ;
Pardonne-may j beaux Sire Dieux ^
Car je ycy que je dcYUnt vieux
Tij
•;i48 . ;BÎ" N
. . ' Bn^hrUfs jours qut£tn*cjl. rien,
OJle-moy decetUttttsin,
, . ' t.. . i . ,,1,. j^jj^ Créateur j mon Dîcj ^ mon Père,
Toy ^ui m'as fait pour ejirc ûca^.&c».
Il finie ftinfi:
2^meay ma petkt mtvre
cette neuvième le^on ,
£t tous Us il/ans je requier
Qji'il leur plcùfe de corriger
Niifriai|iriinéef.
* ♦Ce- Joit'Étre- le même que Pierre Nessqn, dont li cft parlé dans La
Croix dii.Mïiiie. Vôjei ks notes que nous avons ajoutées ice mocJ*om. II,,
N. M. a écrit Ezliortadon à îà Nobléflè de France ^avec une
Ode fur la mort de Tillurtre Prince François de Lorraine , Duc
<3e Guyfe , imprimée à Paris, M-4^ par Thomas. Richard ,
N. N. D; t. F. Chant iur les Entrées du Roi Charles IXT,
& de kRotne fon époufe^ dans leur ville & cité de Paris i par
N. N. D. L. F. imprimé par Guillaume Nyvcrd , 1 5 77.
N. V. T. a écrit Réponfe à une Lettre deBruiqjttCt, moins-
fol que malicieux , imprimée fans nom ni date.
X IJ^RES D'A U TE VRS IN CER TAINS.
làï&î Ké^it de la NAVIGATION faite es Ifles de Çartada,.
Hochelage, Saguenay & autres, avec particulières mœurs ,
langage & cérémonies des Habitans dlcellcji, imprimé àPa^iSj^
w-8°. par Ponce Roflî^p, 154^. • ' .
Les quatre NÉCJESSAll^ES. commençant en fan de grâce:
de notre Seigneiir mil dciJX ccui foixante-fix, fut commencé'
ce l ivre nuqneî nous mettons' iipiiï.,. 1© Traité des quatre;
Necelfaifes : nous àiyï£qi\^ (»Jmxn.\m quatre. fropres parties..
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N N tj»
£fi Ta première, des Qualités de Droit félon les mœurs : en la
féconde , des Qualités de OroK félon les gens : la troidème , des-
Qualités des gens félon le corps : la quatrième > des Qualités'
«les gens félon Tame.. Ecrit en maitt,
La Gnmdé NEF des Fols du monde ' ; avec Quatrains (èr-
▼ant de fommaire fur chacun chapitre , revue , corrigée
augm6mée.& réimprimée kLyon in-^^ . par Jean d'OgeroTleSj,
* Pierre Gervaiie, Aflèdêor de TOfficial de Poitiers , dam (on Epîcre ,
inféféela ii' en nombre, parmi celles de Jean Boudiee, inâtulces Ftfmi-
Hères j parle d'une Nef des Fols ^ traduite par un Pierre Rivière , Auteur ,
' dit-U , d'autres Livres. L'Orieinal de cette. Nef eft de Sébaftien Brandt , de
Strasbourg , en vers AUemanos & Latins» avec des figures. Son ticre, moitié
Alletnand , moitié Grec , cft Narragonia , de Narr jfouy & de y»uU , géné-
ration , parce que li f^éncmrion Jes Fous Sc de toute forte rie folie y eîl
déduite. —Voyez, la note iur ie mot Josse Baoius, Tom. iV, pag. 547.
( M. 01 lA MOMKOYE )•
Cette Sadre des mœurs do quinzième fiède fat originairement écrite
en Allemand, par Sébaftien Brandt. Jacques Locher la mu en I-atiii, & un
Anonvme la traduifit en vers François, en tto-', s'arrachnnt plus au fen^
qu aux expreflions , & fe permetrant iouvent des letraiK li :n jns. On en
trouvera OM notices aflfos détaillées, dans la Biblioth. FrançoiU M. l'Abbé
Goujet,Tom.X, pag. ï«)I fuiv. & dans la Biblioth. Cuiicufc de Clcment»
Tom. V, pag. 190 & fuiv. Un autre Anonyme, environ quatre-vingts ans
après , réduifu en profe les vers du Tradudeur précédent, & fe contenta
feulement de mettre en vers les Areumens , pour indiquer le fufet de chaaue
Chapitre , ufant aufïî d'une grande libertc , pour changer & retrancher , .i Ion
gré , ce qui lui déplaifoir. C'ed cette féconde veifion , qui fut imprimée en*
H 79 » *iont parle au Verdier.
La NEF de fanté , avec la Condamnation des Banquets %i
imprimcc a Paris , iii-^". pai Phiiippes le Noir,
* Ce(l une Farce Morale > qui a de plaifans endroits. La meilleure Edidon:
«ft de 1507, i/1-4*. i Paris, chez Antome Vîtatd. ( M. db la MbitifOYi).
NÉGOCIATION de la Paix , traitée à Cologne, en la
préfence des Commilîaircs de la Majtilé Impériale , ençre 1er
Ambaflâdeurs du SérénifTime Roi Catholique , & de TArchiduc
Mâthias, Al ks.Ëca($.du Bà^s^bas^ fidèlement déçrîce fit tifée dui
G C T-
OCTAVIEN DE SAINT GELAIS, Ëvèque d'Angou-
léflie» * compofê en rime ,■ le Verger d'honneur , contenant le
DiicotifS de Fcntreprire & voyage de Naples, à h louange du
Roi Charles VIII.; avec U Complakite & Epîraphe dudic Rot
& autres CpInpoBtions , imprimé à Paris , iig'fil» par Philtppes
Je Noir y I <)05. La Qiaflè 6l Départ d'Araoars , où il y a de
toutes les fortes de rimes que I*on pourroit trouver ; imprimée
à Paris, par Philippes le Noir. Il a tranflaté & mis en
rime Françoife , les vingt-une Epîtres d'Ovide , imprimée; à
Paris, /n-4°. par Antoine Vcrard , & in-iG. par Denys Janot,
1541. L'Eneïde de Virgile , tranflatée en rime Françoife , par
AlelT de faint Gelais^ imprimée à Paris. Les fix Comédies
deTcrence , parue en rime, parcieen piofè, imprimées à Paris^
in-foL par Jean Petit, 1539 *
* V07. La Croix Ma;^£, &ies noKs , aa même Âccide, Tom. II «
j»ag. 1 99 & fuiv.
ODET DE * MATIGNON, fils aîné du fieur de Matignon,
Gouverneur & Lieutenant-Général pour le Roi en Normandie,
a écrit en Latin , puis tourné en François , une Harangue par
]ui prononcée à Paris , le premier Jour de Janvier i ^7^ , à Mef-
ficurs les Princes -y imprimée tant en Latin qu*en François , à
Paris , par Denys du Pré.
- ^ Odet de Matignon étoic iili aîné du Maréchal de Matignon , Jacques »
ifecond do nom. IT naquît en i $ 5 9 » & moarui; à trenie-fix ans , en 1 ^95»
après avoir été marié, en 1587» Louiiè » C<Hntefle de Maate« donc il ne
mSz point d'eutans.
OGIER FERRIER, Tholofain , Seigneur de Carillon,
Docteur Médecin , a écrit Remèdes préfervatifs & curatifs de la
Pcfle , imprimés à Tholofe , par Guyon Boudevillc, &
à Lyon par Jean de Tournes^ il 48* Jugemens Agronomiques
fur
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Q iL A OLA XJ3
iûr Nativités » dîytfés en trois Livres, & imprimés à Lyon ,
par- Jean de Tournes, 1550. Avertîflèmens à M* Jean
Bodin» fur le quatrième Livre de fa République. Autres Avei>
tiflèmens dudit Ferrier , fur la Loi Domus D» dt iegat, i . Im;*
primés à Paris , par Pierre Cavellat 1580. u4ugmi Fer^
rerii Tolojatls vcra medmdi Methodus duob. lihris compre»
htnfa. Ejufdcm caftigatioats praâica mtdiàna ; Tholofa, m-8**.
ûpud Petrum du Puys^ ISSI' Ej^fl^'^ ^'^'^ Hifpanicâ Jiu
morbo Gall'tco Libri duo * & <ju6d Chyna o' Ap:os dlvcrfa rts
Jtnt : adjcHo utr'iufcjtie radias ufu ; avec un Extraie defdits
Livres mis en François , pour les Barbiers,* Pari/Ils , in-^°.
ûpud j£gidiurn Gdliurn , 1564. Henrki II ^ Galltarum Reg.
Cfirljlianijf. Epitaphia , Jul. Cctf. Scaligtri Funus , Mclltni
Scmgclajîi Epictdium , ytii^^erio Fcrrerio y TolofaU Mcdico ^
y4u3ore y l'afijus j npml Uidcncum Alorcl/um , ^ S59 *'
* Voy. La Cro 1 x du Mai ne ^ ëc les noces » au mot AucEa
FianiBUfTom. I , pag.
OLAUS *. Epitome des vingt-deux Livres de l'Hiftoirc des
Pays Septentrionaux; écrite par Olaiis le Grand , Goth , Arche-
vêque d'Uplalc , & Souverain de Succic Gothicj où font
brièvement & clairement: déduites toutes les chofes rares ou
étranges» qui le trouvent entre les Nations Septentrionales;
traduit du Latin de TAuteur en François , par Traduâeur in-
certain , & imprimé en Anvers , rn^S^. par Plantin , 1^61.
* Son nom de famille étoit Alagnus ; ainû du Vetdier ne devoit pas
l'appeler Olaas U Grand. — > Olatts Magnus fuccéda dans l'Archeviché
d'Ûpfal , en Suède , à fon frrre Jean ALignus en 1 5 44. L'un & l'autre s'op-
poscrein fortemenr à l'incroduclion du LuiUérani^ine en Suède , 9c furent
obliges de le recirer à Rome , où Us moururent. Olaus s'étoic diftin^ué au
CoQCite de Trente. On ne fait pourquoi du Verdier lui donne ici le titre de
Souverain de Suéde & de Gothie. Ce titre ne fut jamais attaché à la dignité
d'Archevêque d'Upfal, qui eft le Primat de Suède > & non le Souverain.
Lliiftoire qu'il pablîa fur leamoents s les coutumes 5c les guerres des Peuples
du Sepcentnon , a été écrite en Ladn , & porte pour titre : Hiftoria de Gea»
t'ihus Septentrionalibus 3 earumque moribus ^ riiihus ^fuperjl'uion'tbus ydifciplinis ^
exerc'uiis ^ ludïs , rchus mirahilibus ac natuialibus. Elle fut impiimée avec
BiBLIOTH. i RAN, Toitl» V.Dm V£RD. Tom. III* V
f
JJ4 O L I OU
figares , à Rome , en 155^, in-fol. puis à Bâie , en 1 ^67 , dans la mètîr*
forme L EcUtion de Komti eft belle 6c rare. Oo ea publia, eu ijs»^, à
Aavets . un Abrégé , cent ea Latin pat Cornélius Scribonius Gcaph^us j c'eft
decec Abrégé que du Vetdier cite UTiaduAion , & non de l'Ouvrage même
d'Olaus Magnus. L'Abrégé eue beaucoup pl.isde fuccèsque rOriginal. Outre
qu'il fur fouveut réimprimé , il fut encore traduit non-ieulement en Fiott-
^ois j mais en Italien , en Allemand , en Anglois 9l eo HoUandtMS.
OLIVIER BOSSELîN, homme très-Expert àJaMer, a
écrit & ordonné les Tables de la DécUnaifon ou éloigne nu ne
que fait le Soleil de la ligne Equinoé^iale , chacun jour des
quatre ans , pour prendre la hauteur du Soleil a rAllroIabc:
pour prendre la Imuteur de l'Ecoilc tant par le triangle que par
i'arbaleilc : pour prendre la hauteur du Soleil & de It Lune &
autres Etoiles de la ligne Equînoéliale & des tropiques» Décîa-
latîcm de FAftrokbe , pour en u(cr en pilotage par tout le
inonde ; imprimées à Poitiers , in - 40. par lean de Mamef *
* Voy. La Croix mr Maiki , & les oows, au mot OLiTita. Bmsilih »
Tpitt. U » pag. 104 6e «05.
OU VIER CONRAD , Religîei» de l'Ordre faînt François^
â écrit en proie Françoilè, la Vie, Faits & Louanges de (âint
Panlf Apdtre de Jefus-Chrift » extraies 6dèlemenc tant des
AÛes des Apôtres, que de lès E|^tres & autres iàints Dodeurs;
imprimés à Paris» m-ié. par Vivant Gaultherot, i54^'
auÂî , long-temps auparavant^ compofé un Livre en rime, inti-
tulé le Miroir des Pécheurs ; imprimé à Paris, par FranccHS
Regnaut : auquel fur ces paroles Mtmor tflo quoniam mort non.
urdahiL Ecclcfiajiici cap. 1 4. il dit ce qui s^enTuit * ;
"t* Voy. La Croix dv Maihi » & ks notes, en m&ne Anida , Tom. lU
105 & i.06.
[ Lorfque tu vols des morts fa fe'pulutrt >
Regarde alors ta fragile nature y
la M^Hti it ttsjovn iésroiffanT,
Les uns j qui là gijent en pourriture ,
Des vfrs mordant la viande & pâturt^
Fturent jadis au monde fionjfans ,
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'OLI OLI ISS
Des biens mondains remplis & jotùjfant.
Haut élevés en & honneurs $
Toji ont pris cours , comme les eaux paJfatU J
Mon rav'a tout , grands ^ moyens & petits,
£c au chap. Mors ptccatontoL
Du nombre ejl Sardanapalus j Engraver fe ievnk en marht
Le grand Roy des Âjfynens , Le fait qu'on vous racontera ^
Quife brûla , à puis Cyrus, C ejl de Milan , qui , en un arbre
Qu'une Dame tut en fts Gens. Qu'il vouloit faubre , demomu
Décap'aé fut o les fiens j Le bois f fon fe rejfferra ,
£t enfang humain ejlandu : Que là tenu fur pour les gages s
Lors luy dit : Boy , toy ^ les tiens ^ Et encor fon mal empira,
Dufang que tu as ef panda. Mangé fat des bêtes fiatifagte»
Icy pourra tenir fon lie» Si écrire veux feulement
Cayus lefédiùeux. Les noms de «eux que J'ay cognu,
Quife & adorer owc' Dîea j Ravis de mon foudoMetnesu ,
Tant fat fol & préfomptueux, Prol'ix , je feray maintena.
Il Je mît au nombre des Dieux , Et n'en feray au bout venu
Mais depuis , par fts démérites. De long temps , je vous cenifU,
SttM «onfon , tr'^ & doid^mreax t JJt fonbonfensefi^hMauem^
Pat tttdparfts SatelTues, ^ < Qkc « foKe &fantd/ife ,&e,)
OLIVIER COVYN de Poîden , a écrie le Mépris ^
Contemnemenc de tous Jeu;i de Ibrt , Traité contenant neuf
chapitres ; imprimé à Paris , par Cbarlts rAngelier^
* V07. La Croix w Mains , an même AxtSde« Tom. H « psg» toi.
OLIVIER D£ LYON % Doâeur Théologien , Redeur &
Grand-Maître du Royal Collège de Navarre » a mis par écrie
&: cranflaté une Qraifbn- par lui prononcée en Latin , devanc
Antoine du Prac, Chancelier de France, pour les privilèges des
Confcillers & Officiers de TUniverfité de Paris , & pour Texemp-
tton de la décime aux vrais Ecoliers ; imprimée à Paris « in-8^«
par Jean Périt, 8*
* Olivier de Lyon fuc un cîes premiers oui CraTailla 1 faire revivre l'clc-
Sancfi de h l itrcranire dum Iz Collège de Navarre , qui croit alori h plus
luftre Ecole de Paris. Il fut fept ans Sous-Maître des Grammauienii de ce
Collège » Bc devint enfuite Grana-Malcre&Qief de tonte la Maifon ( Launoy,
CymiuNavar,) Il fiu mployé dam la négodatloa de lUniverfué avec la
Vij
ij« O L I O L I
Cour , au fujet du Concordat , 5^ ce fut à cette occafton qu'il prononça Te
iS Février i j i| la Harangue citée par du Verdier. Il y avoir alors fort pea
^ remps qu'il étoit Grand-Maître du Collège de Navarre. Il fouctenc afiêz
bien, dans ce Difcours , la dignité de la Compagnie pour laquelle il parle ,
quoiau'elle fût pour lors en difgrace ^ dit M. Crcvicr , dans fon HlJI. de l'Uni'
verjité ( Tom. V, pag. i xo ). L'Orateur loue le Chancelier du Prat , nuis il
termine ainfi (on éloge : <• Qu'on ne s'imagine pas que je veaille ici vous
» flatter , je me conforme à Tufage de cette célèore Univerdté , lorfqu^etle
M aborde les Gnnds 5 elle les loue , non pour leur infpirer de Torgneil > mais
» pour les exciter à la vertu ». Laudat homUies ^ non ut efferantur , fed ut exci-
tentur. Il moamten 151». Launoy rapporte fon Epitaphe pofâ» fut fa tombe.
11/ eft appelé
Confitlo Nrflor^ unf$irâ$tékiu » Hermès
Eloquio , Ùc.
OLIVIER DE MAGNY*. Les Odes d'Olivier de Magny de
Cahors en Qncrcy , & autres (Euvrcs poétiques d'icelui,
contenues en cinq Livres; imprimées à Paris, m -8*^. chez
André Wcchel, 1559. Les Soupirs d'Olivier de Magny , im-
primés à Paris, irt-8°. par Robert le Maignier. Il avoïc écrit
auparavant Hymne fur la NaiÛTance de Madame Marguerite de
France, fille du Roi Henri II ^ en Tan 1553 ; avec quelques
autres vers Lyriques ; imprimée à Paris , par Arnoiil
VAngelier, 1553.
*yof, LA CtLOtt nu Maive , Se les notes, aa mime Acdde;
Tom; U , pag. 107 Se fuiv.
Au quatrième Livre. D*aimer en plufieurs lieux ,
à Guillaume Aubert.
Poune qt^eii cette «momr ^ dtverfemmt dente j
Je parle or' avec Anne , or^ avec Marguerite ,
Magdelaine & Lcyfe , on me pourrait blâmer
D'aimer en trop de lieux y pour bien me jaire aimer.
A cela je répoi^ que 3 félon les détf effet j
Que j'ay long-temps fouffert pour ces quatre me^ireffee ^
Et félon que y ay eu d'elles bon traitement^ .
Je Fcy voulu décrire am/l naifvement.
Mais pour n'en aima" qu'une , & pour elle ma vie
V oir à mille tourmens pour jamais affervic j
Je ne leffauroy faire , aimant mieux dire adieu ^
P^we^r ^erdker tmeux en quelque MOn 60a Ueiu
OLI • OLI
la Nature m*a fait i & ta nature efi helU i - - .* !
Pour la dtyerjfUé que nous voyons en elle :
Je fuis donc naturel ^ & ma jtùcue ,
En maeiin d'amour y c'efl la dxverjîté»
L homme jeune ejl bien fot j & digne qu'on le cftajlfi ^
Qui ne loge fon cœur qu'en une feule place ;
Ett aux ongles du chat j le rat doit trêsbucher >
Q«f mejfon qu*am fiiU trou pour fe pouvou" cacher.
Il faut de port en port chercher fon adventure ,
Aller par-cy par-là pour changer de pajlure ;
Et quand quelque faveur recetM^ en n'a ffu ,
Aller en antre endroit , pour être mieux refn*
Pur les divers pays , & les divers voyages j
Par les hommes divers ^ & les divers langages^
L'hatune fe fait plus rare, & s'aeqmert le renom
D'un homme bien expert & d'un homme de nom.
Ces marmiteux Amants y qui nuit & jour foupirent j ' . ' '
Pour un amour auquel vainement ils afpirent^ ■ •
Perdent ( conune ton dit) & repos & repas ,
t. Et fouffrent y ro-us en vie, un millier de trépas.
Je m'en ris & m'en moqu^^ & leur amour f forte ,
Ce n'ejl pas un amour qtd /eir ornes tranfporte >
Ains c'ejl une fureur qui les transforme tous^
' * Et qui fait qu'en la rue on les appelle fouis.
Aimons donques par-tout j & ces fottes contantes
Chaffons de nos amour» & de nos aiSances >
Aimant, queu^ on nous àime ^ & nous garant tou/tours • ^
La liberté' d'entrer en nouvelles amours. }
, OLIVI£R MAILLARD, Vicaire^énéral des Frères Mi-
fleurs , appelés de rObfervance , a écrit durant le temps qu'il
prêchoît le Carême h Poitiers, l'Exemplaire de Confeflîon,
avec la Ccnfcffîon générale ; imprimé à Rouen & à Caen ,
irt-4°. par Pierre Violete & Robinet Macé , Tans date , & par
Olivier Arnoullec , in-8°. à Lyon , 1514. La Récolation de la
très-piteufe PaflRon de notre Seigneur , reprëfentées par les
iàints &L futrés Myflères de la Melfc ; prêchée devant ie Grand
Maître de France , en fa ville de Laval , par ledit Maillard , Sl
imprimée k Paris, m^8^. par Pierre Sâ-gent , & tn-^'*, par
Jean fionfbof, ùm tel titre ^ le Myftère de k Meflè , conforme
& GOrreipondanc à h doiiloiircuiê palfioti de notre benoift
iQ.U • PRU
Sauveur. Traité eii7Qyi?^.|4iij|}evr8ll.«ligieures , pour les itil^
truire & exhorter à fe bieii'gou?enMri imprimé à Paris^ cl^8^•
par Symon Voflre *•
* Voy. La Caotx dv Ma«iO| êcU^aùtmtWmpicOuynM. Maillaed;
Tom. II , pag. io6 & 107.
OLIVIER DE LA MARCHE', Grand Maître d'Hôtel du
Roi de Cailiile , a compoTé un Opufcule, partie en rime, partie
en proie » intitulé le Paremenr & Triomphe des Dames d'hon-
neur , auquel font contenus & déclarés tous les habits , triom-
phes & ornemens qui appartiennent à toutes femmes d'honneur,
comme les pantofles d'humilité ; les fouliers de foing & bonne
diligence ; la Cheniife d'honnêteté ; le corfet ou cotte de
chafteté; le cordon ou lacet de loyauté, l'épinglier de patience;
la bourfe de libéralité ; la gorgerctte de fbbriété ; la bague de
foi , la robe de beau maintien ; le^ gaudî de thorité ; les paillec-
tes de richeflès du cœur, & ainfî des autres^ avec exemples &
Hiftoires ièrvaht à ce propos, imprimés à f^iiSf lA-S^. par
Michel le Noir , i $ao. & à Lyon , i^-ié. par Olivier Ârnoul*
let. Il a écrit aufli en pro(e, ttn Livre de Mémoire qui e(( une
Hidoire de la iriâifon de Bourgogne, des oçcurrbnccsadvenues
de fan temps j ^t en Flandres , Duché & Comté de Bourgo-
gne, qu'ailleurs, imprimé à- Lyon , in-Jol» par GoiHaumeRoville.
Item , Sommahre Defcription de la taille , mœurs , complexion ,
piété > pxerciçe> ^ faits mémorables des deux derniers Ducs de
Bourgogne fcs maîtres. En mâ'in. Plus, Dilcours adrelle à Mori-
fieur r \vitaillcur de Calais des Etats , offices , Police, & revenu
gnnucî de la rnaifon de Bourgogne, par où fe voit la grandeur
d^iceîîe, & le vrai type ou pourtrait d'un Prince vraiment jull»
& équitable à l'endroit de fes fu}ets. Ecrit auj/ï en main. *
«¥oy. La Croix do .MiLiHK, A; li»D9tWi»M «KiPfl^ A^lç,
Xoiji. U > pjg. 109 fuiv.
CRUS APOLLO Voyez en la lettre H. HoRys. '
'♦^ Nous ajotueroii'; \ h n or? rie M h Monnovc , rrtpp^rrf''^ à l'ArricI»
^Uigiiizeu by Google
O P P a P T i;9
faivant la Mythologie Eg^'ptîenne, écoir le fils d'Ofirls ôc d'ifis. Il auia fa
tnère à venger li mort ion père itir Tiphon ôc fur les autres complices
de ce meame. (£ujeù. Pf^t^mr. tvangtl. Lib. li»Cap. i.^Diodore de Sicile,
cité pai Eusèbe ( uhi fup. ) dit que cet Oiiu eft une des Divinités les plus
récentes de l'Egypte, où il rcgiu ; que fon nom , bien explique , fij^nifie
Arollon ; qu'il nvoit appris de l'a mcre Uis l'art de gucnr 6c de deviner, ce
qui l avoit mis ca ttat d'ccic très- utile au genre humain , en rendant des
oracles , & en guéri (Tant les maladies. Porphyre ne voit dajis Orus cja'un
emblcme du SoLil , donc rcloignemcnt , ou le voidnage, fait les différentes
Taifons de l'année , dans ce monde infcrieuc, ou fubiunaire ( Ibid, Lib. UI »
Cap. 1 1. ) Voyez encore Jean - âl&ert pAtRiCt , Liv. 1 1 Cbap. 1 1 de £i
B'atio^fu GneiMi, 8c l'H^. ét Ciel par Plucms , Toin. 1 , Chap. i & x.
OPPIAN *. Voyez Florent Gtirestien. V " • -
* Conrad Rittetshufius , de Brunswick» lavant Jurirconfulre de hon Hu-
matûfte, a donné , en 1 597, une bonne Edition Grecque 6: Latine des.deux
^oinnet ^Oppien , fur la Chajp &Jur U lP&«e;Oppienétoit PÂb'te 8e Gittih*
mairien d'Ânazarbe , en Ciiiae, qu il .mourut , au cprnhieQCaiRei» 4ifl'tr9Îi
ficme Hccle , âgé de trente ans. On prcrend que l'Empereur Caracalla ,
auquel il dédia l'es deux Poèmes , en tue li charmé, <^au donna une pièce
d*or aa Poète donr chacan de fes 'vers ; ik le inémoient « caûr les Poëmes
font'eaicétliBns.On trouvera , dans la Bibliothèqt»e des Auteurs qui ont écrit fur
la Chaflè, un très-bon Arricle fur Gppi'^v , de? déraih a ftez curieux fut
cet Ecrivain» & fur les £duions& l« i laJudiuusde fes Pocmes.
OPTATUS MiLEVITANUS \ V^ycz Pièitmc ViEt.
^ Opcat', Eviqfne de Mildve » en Afiri^fue , combattit les Efonatiftes avec
autant d'efprit que de favolr , & fes Ecrits fonc il'un (lyle noble , vchcmenc
& concis. Sîint Anç^ulHn & faint Fnigence en oac tait les plus grands éloges.
Il les mcticou auum par la pureté ci^ ics inururs , que par la beauté de les
Ecrits & l'étendue de Ibn génie. Il fut Evèque versi'an )7o. Son Ouvrage
contre les Donaciftes , ne comprenoit originairement que fix Livrer , cir l' Au-
teur n'en promet pas davantage dans le fepcicme Chapitre du livre premier,
& la première Edition n'en contenoic pas plus. Elle parut i-Mayence , en
tS49yin-foI. Elle ne peut être recherchée <^'i caafêde faiareré, en ir r:>rc
peu correfte. François Baudoin en donna une meilleure , en i ç l" 5 , dans la-
quelle il publia le feptième Livre , Se juve au^e , .p}us correcte encore » e»
i5(>9. Pierre, Vidi* i]ttî taMlitt& cét .Oa^rage en François , en i$<>4, ne
put par conféquent&iervic que de l'Edition de Je be p.ulerai nrlnc
des Editions fuoféquentes , donr on trouvera la li<^c dans Fabcicius ( Dibliock.
infin. LatitUt, Tom. V, pag. 498.) La meilleure Edition desCEuvce^ d'Opcac
eft ceBedeM. Dopin, in-foU Anftefdun, 1701.» .
i6o O RL O R t
^ ORLANDË DE LASSVS *. Flamand de Nation , le plu$
excellent Muficien qui ait été devant lui , & qui (èmble avoir
feul dérobé l'iiarmonie des cîenx, pour nous en réjouir, en la
terre , furpaiïanr les anciens , & le moncranr, en Ton art, la
merveille de notre temps ; a mis en mulique à quatre , cinq , fix,
huit, dix parties, plufieurs Epigrammes, Chanfons & Sonnets,
tant de Marot , Ronfard que autres Poètes François: le tout
contenu au Livre de fci Mélanges , qui eft un Recueil de Tes plus
beaux Ouvrages & Mulique bien reçue en tous lieux, & digne
•d*êcfe ouïe âc chantée ; imprimés à Paris , par Adrien le Roy &
Robert Ballard , 1 576. Cpndntiiinon des Mélanges d'Orlando
de Laffiis, &c. imprimée à Paris , par. Adrien le Roy , 1 584.
£(tienne JodeHe a fàic un chapitre de cent (bixante-douze veri,
en âveor d'Orlande , excellent Muficîen , duquel il me picnd
envie meitre ici le commencement : -
S*U faut que tes chanfons ^graves enfembU & éouees «
Sur l'aile des beaux chants qu'on leur doit inventer,
lu/qu'aux Roys ( ô ma Mufe ) ains jufqu'aiat Dieux tu poi^tâ
Des vers en contr* échange icy- tu dois chanter
' Ptntr Oriande , qui peut atife vert l'aile^ belle ,
D'un heur , d'un air y tTan an admirable j prefier,
Ju'aile qu Oriande peut donner aux vers , ejl telle.
Que fon vol animé de mouvemens fi beaux ,
' Si prompts j fi hauts j fiirpajje e» volant tOÊite autn àUei
D^ Enfer au Ciel y du Ciel aux infernales eaux ,
■t ' Mercure en un moment remonte & redevale ,
' '-'Ayant au chef ^ aux pieds fcs ailerons jumeaux.
' ly ^ (Se MOV fol peut porter à la rive iafermUe
" r Kos vers j au Ciel , aux coins de la terre , fans pair
■■ De ce qu i fit en mer cheoir le fils de Dédale,
Mercare aujji , qu'on fait fort fubt'U inventeur
En Mufique j peut-être eft la même ,
■ Hauffiint y halffunt par-tout ce beau vol enchanteur.
'*- Puis donc qu'en tel art donne & courfe & force extrême
• ■ ' Attx vers y puis qu'Ortànde un tel vers fafoanant ,
Efi dei vieux & noitveaux ouvriers l'ouvrier ji^rém :
Mufe f y qui de tel art ire\ touiours tenant y
Comme l'art tient de vous , U ne jaut qu'on rejujé
ly orner ce qui vous peut dtmn^ tant iTtunemiat»
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O R O O R O i6t
Plus ta Mujlque a pris fan Itau nom de ia Mufe,
Même l'iur des beaux chants infpircs dans les vers ,
EJl comm.e en un beau co-ps une belle amc infufe j &c.
^ Orlande Lajjus eft le mcme que Roland LaJfuSj né , en 1 5 lo , i Mons ;
& mort le 1 9 Jum 159^,2 Munich «dans fk fotxante-creizième aimée. Ayanc
été jeune en Iralie, où il fit un aiTez lone fcjour, il ftoacna Ton nom à llta-
iienne, & Te tic appeler Orlando Lajfo. Ilfut de fou rcmps le Mtt£cien le plua
célèbre de l'Europ?. Voyez fa Vie dans Melchiot Adanv
ORONGE HNÈ , Dauphinois, Le<5èeur, Mathémadden du
Roi, en l'Univerlité de Paris , a écrit la Sphère én monde,
proprement dite Cofmographie , divifée en cinq Livres , com-
prenant la première partie de l'Arirononiic , & les Principes
univerfels de la Géographie & Hydrographie ; avec une Epître
en rime, préfencée jadis, par le môme Auteur, au Roi François I,
touchant la dignité , pcrfcdinn & utilité des Sciences Mathé-
matiques en laquelle ed introduite Philolbphie parlant audîc.
ISeigneur RoU impiimée à Paris , par MicM Varcofan ,
: kuiice Epicre aroit été imprimée auparavant k parc,
àParis, parPlerne Lcber, 1 531. & commence Jiîiifi:
.C</uy qui fit les Qwc m m manent.
Et ordonna ^ &Cj, • . ^ ■
Xa Théorique des cieitx & ièpt plaiietces , arec leurs meure-'
«nens» orbes &di(po(îtion., tFès-né^fliûre , tant pour l'ulage 9l
pratique des Tables Aft^oaomiques, que pour laconnoi&nce
de runiverfité de ce haut monde célcAe; iliullrée figures,
imprimée àParis, iii'S^. par GuitUorne Cavellac , 1 557. Les
Canons & Documens très-amples , touchant PuTagefid pratique
.des communs Almanachs que l'on nomme Fphémcridcs. Bricve
& Ifagogique Incrodudion fur la judiciaire Allrclogie , pour
iâvoir prognoftiquer des chofcs à venir, par le moyen delJues
Ephémérides : plus un Traité d*Alcabice , tofîchanr le<; conjonc-
tions des planettes,en chacun des douze r]gnes,,?i de leurs pro-
gnollicacions & révolution d'années ; imprimé à Paris , in-^°.
par Guillaume CavelUc , 1 5 5-6. Brève Déclaration de THorlogc
éOKi Quadrant général, imprimée \ Paris. Explication de l'ulâge .
i«i ë -y ï o V I
de l'Anneau Jlôraire. Voyez îe reac de fes CBEufri»- qu'il a écrît
en Latin ^ dans la Rîblioth c(|ue de Gefncr. Charfc untvcrfelle
de tout le monde , faite en forme de cueur. La Charte Gallih-
cane d'Oroncc , après laquelle cft venue celle de Jean Jolivct \
* Voy. La Caott W Maihe, «5 les liocei , au mot 0*oi«» ïtnà
Tdin. 11 j pag. X 1 3 & £ 1 4.
ORPHÉE *. Hymne de !a Loi: autre, du Soleil : autre , de
h Santéj toomés du Grec d*Orphée , ùm contenus aux Hym-
nes Eccléflaffttqocs de Gay lé Fevrê.
♦ Oacotiipro pluficurs Orphces. Le rlus ancien ctoit celui de THrace ,
fîont on fiippofe qu'il nous rcf^e dîs Hymnes i^' d'iurres PocUes. ^
Dilciple de Liiius», Maître de Mufcc , de fui Pot^e & Théologien. Il allar-
s'inftruiw de ïafeienee des Dieux , auprès des t»titres Egyptiens . & il écrivu
eh vers ce qu'il ea avolcappris. U C: livra à h cci--ir]W.inon , rompir touc
'commerce avec ! :s f;mn>f's, qn: îe rl'chirèreiueiv msKcCAUX , lousptccexte
qu'il i'croit abahdonné i des intliiuciJushonr6ttlt;&& «ontte nature. C eft ce
«•* ««■•■•uik •^•Ot^C vi». «vj >_..i*..v. > »» ... • -
ques aux crr: , iîianinics , & charmoir la fcrocic: d.s Lions & des J^»g^es.
Aelien , dans Ion Ouvrage , êle vand HUlcriâ^ we veut point qne Iprpnce de^
ftirace ait ea aucun.ae des taltas , -jJarce que tdos lés Thiraoef * dK-il , font
grdlFRjrs & ignoram. Athénée, qui a raOèmblc pluficars traus de I.i }'Ius haute
Antiquité , p.ule dans le Livre treizième d^- l'ancien Pocte Mimnertnos, je-
quel, dans le tcoilicme Livre de fes BUgiaauis jàtQ Orphés cdrtiiW tti «Cf -
ht)mitft« tes pluri^nfibles *«r aoartursife l'ériour 4 itlon ce Paix» ..Uauiwrt
é|>«rauement ks fbrtimes; Sûidiis piwlè d'un «itrc Oi phcc de Crotone, qtu
cfrivir des ^r^on^^fh/i/fj^ cxiftanrs encore de fon temps, U v|vçMi vers le
temps dn Tyran Piiiiharc. De tous ccidivcts leniimens , pii 'a drttt aeTOti^»
«îure qu'd V a eu plufteurs Orphées , qu'on les confond toâs-, &' que les
Pt>^lîes qui ("ont données fous le lunn de V Orphée de ThraU , appartiennent*^
dtfftfrens Pdcte? de mc-me nom. Voyes^ciKore J. AtB, FaBricb, Bibhoth.
Craque ^ Liv. l, Clïap. 1 S (S: 1 9:. • .,
OVlDES ' . le Grand OlynifVe (ks Metatnorpliofes, q^iii con-
tient quinze Livres en rime & ^angagc lloTOan, écrit en makl^mr
parchemin vdin , en Ki Librairie du fieur Laurencin , P«euf de;
Saint-iregny , a Lyon , «Si commence oinfî^r , ,. ; ; ;
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G P i6)
^ Ovides diji , mes cvers vutult din *
la fiixmu.^ mad^ûfifii'
V tysz Pv ■. OviD. Naso* en. It lettre P.
* Nos Anciens ^crivoient Ovîdef & PîrgîU* > au fîngulier
ccrivMis encore C/:jrIes ^ /ots^ft^ Giilaj,9cctjOy^^ 9aquit à Subnooc ,
Pcli^tvs i fous Augutte, eavifon quarante rîiis nv^nr ii oaiflance Je lefiis-
Cbriii: , àc mo\u^\ , âge de foix,itue , io\ii Tibcce. Il c(l douteux li çp
■fat dans fon exil de Tomes , ou s*il étoic'de retour d Kome. Son Ouviag^
des Méaimorphofes f quoiqu'il n'y ait pas mis la derJiicrc main , cft un chef-
d'cp'tvro ; aum a-t il été rrafluir en toutes forcef <le langues , inTine en vers,
dans la aoae, piuiieurs fois , icnioin l aiicieniie vetfion mauufctite , iCi
rapfK>rtée \ relie de Philippe de Vitri » Evcquc de Meaut colle que Maror
avoic enrrcprifc , H.mu if ii3 donni que les d?nx prcinicis Livres , & celle
oue l'infatigabie 1 hontas Corneille a eu ie loilir ^ le courage de 'àyùt. Je
daigne pas parler des burlcfques. — Voyez, à la fiu de la lettre P, PuBLiUji
OviDlOff NfSO. ( |,A MOMNOYE).
O. R. P* Dqs idiverlès Règles de Dr^QiC. ancien , cir.écs de^
Pandeâes, & traduites en François , fclon leuH ordr^'» avec 1«
Concordance des Canoniques , à chacune derqucRes-^/onc ajou|-,
•tées les Sommaires Définitions & Divifions des^chofes y conte-
nues; avec les Textes & Auteurs probatifs d'icelles, par O. R.P.
imprimées à Paris » io«8^*.'par Jean 4e Bouc » i.5<&3.
O.S. Traité de rObflioaitipn . jSç comment ^ & pourquoi la
plupart ^^es Hérétiques ne Te veulent reconnoiîcre^ retourner au
gyron de l'Egliie Catholique^ par O. S. imprimé à Paris »
par Claude Fremy,x 55a. \ "
OSVAÏ.DUS MYCpNIUS » a étrié en Lâtîn , la vie de
Hl^ldnc IZuyngle, traifflj^îee en François, & imprimé^ avec les
vies de Martin Luther .& Jean Jiijcolaoïpaile} impriivée à Lyon »
r»-i é. par Jean Saugrain » 1 5 ^a. Reprouve.
'Il mourut dans fa foix^me - (quatrième année, le 15 Oûobce , ^
jBile , où il avoir fucccdé i <EiCx4onipade , dans la mnéboa de MiniftreÉ
y M. DE LA MoNSOYE ).
OTTOMARUS ' LUSCiNI.US Hiftoirc Evangéliquc
des qu/»fe Eyangéliftesii en un « fidèlement abrégée^ oix éï
X ij
\64 ... . . O
récité par ordre > k une fois ^ (ans omettre- nî ajouter cela des^
faits de Jefus-Chrift , qui par Krs quatre , étoie /ans ordre plu-
fieurs fois redit. Icelui abrégé écrit premièrement en Grec, par
Ammoniiis AIcx.indijn , pcrfonnage duquel Tain: Hiérome ,
fait grande cilime , lequel vivoit, en l'an de notre Seigneur',
230 ; puis traduit de Grec en Larin , parOccomarus Lufcinius,
& de Latin en François, par TranlUteur incertain; imprimé à
Lyon, /« H^*^. par Gilbert de Viilicrs , 1526 : & depuis traduit
par un autre qui ne fe nômrfie point, & imprimé fows tel'tkrei.
Çyajpgcli(lairea|>régé , en Vingt chapitres, alléguant, en marge;
htiiatsiimê^ *U fpnc jcxtraits ^. au roulagemçn% 'dè^lâ mémoir^;
'deâlGMfikii9};înpi^irtid iLyon^^tibiiéu DarXl«uîô.r|^orry dh
1ëTOrfce;.V^4'4.'. ' ' • -^p îTîud * >. r..io'>cq ao^J»*»
* On a infcré dam h Bibliothrqne. des Pères, deux Concordes EvangcÉH
qiies ; Pdnç , fous b nom Taéien \ l'autre, fous té^'Hom d'y^mmonius^'
•a'AUxandfic. Le Iiafar.l en .iv-m oi^err l'une des deux , ver"; \z milieu dà
•lijtiCïOQ ïi ^ Viii-tor lie Capoo« ,4;et Lvtquv; ne trouvant point le nom d«j
.^iiteaL^ja>^e{c|j{^)l4vre, ap.r^i^yeir ron<;-tenips douté à qui de^Tatîea,
on dîjipimon'ius j .<^dil|ivbicnc tous deux compofc un Ouvr.ii;? de cette
ture , il artriboerojr celiii qu'il avoir eiure les m.iins , fe (^ctêrmina enfin
à rattribuor i I .atieii \ en quoi Baronius ( A. C 1 74 , i>". 9 ) .1 pcétendu qu'il
s'étoic trompe , prenant la Concorde d'Ammonius, pour celle de Tatien , Sc-
ia (\-'!icorde deTarien, pour celle d'Ammonius. An j^^ui dluii nos Critiques'
font perfaadés que les Concordes , tant de Tatien,^ que d Ammonius , n'exii^
cent ^int y & que celles qu'on a irapunices fous leiir nom font fuppofées j
d'où li s'enfuit que , félon eux , on ignolede qui e(l la Concorde, qû'Otro^
marus Lufcinius, qui l'p. traduire en Larin , acructre d'Ammonius d'Alexaiï»
.drie. C<
onfuite
des Pères. DU Vêrdiar di^r que ié Tradu£keur Fraiiçôis «
«eftiiKertain i maisi, pèur Is connoître , à n« pduvoir en douter , il n'y a qu'à;
lire dans La Croix 00 Maij«£ i'Ainclâ^def J^^n b£.yAUULi.E&,. To^^ 1^7
pag. 60X» (^f: os:L'A'Moi«iiioïri)Â ' • ■ ^' ' ' ' " '
.. *.teinoin_Al.lcnvMi4 d Otioiiwriw.ct(^it^Jc^^ qui lignifie la mCm©
çh'66rqiMi.Xiiyr/m«j4efi]jfttm, 00 P>«;|^m^ qu'il a pris (Quelquefois dahs feï' '
Quv^ges. Il '.'mit né .1 Strasbourg, vers 148®. JJ'Abbc tki Mônaftèrc dé
3^!'^3alric de Ste Afre, à Augsbourg, l'appela pour expliquer les Pfeouiue»-;
'^eiMûines , âcil foc en mcmiQ ^^^ft ^^^^S^^^ de ri;g|ife-dcf S»r Mwite?
Mce, 4aai lainèine ViUe , s» q^V w mb iâid4^popf>s an
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Lnlcinùis, avoic ccc Mbtne de S. AtfVe , ce qui n'ed point vrai; car,
après avoit exerce pendant quelque temps les fonctions île Prédicateur à Bile,
il revint à Strasbourg ». où il eut un Canooicac dans l'Egliiie de S. Etienne,
On ct<nc qn*\l eft mon en 1 5 3 5 , âgé de cîliqaante-cinq ans. C'éroir un homme
entité, jâloux , envieux, qui déchira pluHeurs Savansdefon temps, Etafme»
eatr'aotrer^ ù généralement tefpcébé , far qaoi Melanchthon Ât ce jDiftiqiie''9
QlUtm Haras mtfirot cradtU carminé manea,
JfêmtM «fit ViUtur, non FkilomtU , ciii.
Nous avons dH3tTotmr«s Lufcinius un Recueil de Contes , fous le ritr« dâ
Joci &
M*:
Joci & Haïes t imprimés, pour la prerûicic fois , à Âugsbourg , en 1^14»-
où' il sVn trouve de tr^licemteax. •
'l'^^Je croi^ que M. de b Monnoye Te trompe , en citant comme de
Strasbourg k première Edttbn de la Tradaûion Latine de VSMoirt Evatt^
géUque ; ce fut à Âusbourg {Augtêfié-VuuUlkoritm \ qp'eUe fut imprimée'
^nr lii première fob, en 1 5 x j .
OVim 0E GOURNAY a rois en rime \ la Légende âff
iâinc Hyldcverr, Evêque de Meaux en Brie, imprimée iRouen;»
ia-8o. par Jean Crevel & U fin e(l tdle:
£n l'an de l'IkamialUm'
Six cens 6" trente j ou environ g»
A Rouen fuinéi Ouen ré^noity
EnHauuc Hyldeven fi ttnek.'
" ' ' ■ '
■ ^'Ôuébt eft' und corniption ^Moûe'm j âttioeraa, Gourhaf , donc ce PoSta^
croit natif, eft un Bourg fur la Marne , à fci r ! ,'s deMcaux, où eft révéré'
S.UildevecidansrEgUleqai pbtte £c»n nom. (M. de la Monnoyb ).
LÎVKES DUUTEURS INCER tAlNS:
Les OBSEQUES &: grandes Pompes funcbres de l'Empè-
reur Charlei» V, faites en la ville de Brux«lle$ , traduites d'ita-»
lien en François , Aved aocnnS vers & Epitàpbes Laems à ùl
Ibuange -, imprimées à'Lyoa, ift-Sr^. par Jearf-Sairgrain , 1559.
Vifions d'OGÎLR LE DANOIS ',.au Royatime de Féerie ,■
écrites en vers Franç-'«=: , par Auteur incertain j, imprimées à-
Paris, lii-'è"'. par Ponct Ruffct, 15 48.
' l e Rotniii (î'Oger le Dnii Ms, en rime , eft conftamment tîu Roi Adcnez,
doiit il a ccc p^iic eu ion lieu. U a depuis été mis en pjrofe , & rien n'eft pjaï
^66 O O
commtjn. Maig ce Roman » & celui aae éâ VerdUc intltu^<î là nj!o/u ^Qf/lf
U Dana.s , font deux Ouvrages digerdns. { M. Dt tK Monnoys ^
: Le Roman d'OLïVlER DE CASTILLE
*
' On trouve , en Efpagnol j /<? Hîjtorta de los Nobles Cavalteros OUveros de
CaJiiUay Anus de Aigarbe, àç ea trançois, ÏHiJloirc d'Olivier de CajUUç ^
d Anus d'Algarhe ; d'Hélène j fille du Roi d'Angletene , éf dtEcnri , fiU
d'Olivier j tranjîatée du Latin par Phdippes Camus j i'attf 6c l'autre ùt-fol»
Voyer. BlMio[h<:i:a Fay.w.t j p.ig. ^87» pl^S bas , i k IpC^C P. Pifium
Camus. ( M. un. la Mdmnoyz j.
Le grmd OLYMPE des Hilloires Potitiques du Prince de
Poefie, OvMde Nafo en fa Métamorphofe, Œuvre authentique,
& de haut artifice, pleine d'honnétc récréation; iraduic de
Latin en profè Francoife, imprime à Lyon , par Romain
Morin , 1530. à Paris, in- iC. par Nicolas Bonfon»; , k^jG,
$i depuis revu, corrigé & mis en meiiicur langage par Loys
Turquet, & imprime /«- 1 <>. par Jean de Tournes , à Lyon,
15H3. • • •
Trois- Livres de la F^'-^ure de l'OR *, traduits des vers Latins
de Jean Aurel. Augure!, en profc Françoife , imprimés a Lyon ,
in-iG. par Guillaume Roville , 1548. François Habert les a
traduits aufTi , mais en vers François , fous tcî titre : les trois
Livres de la Chiyibpéc, c'cil-a-dire , TArt de faire l'Or^
çoncenanc plufieurs chofes naturelles, traduits de Jean Atirete
Augure! , PoËte Italien^ par F. Habert de Berry ; imprimée %
Paris , par Vincent Gavltlierot , 1 5 49. Atf premier Livre après
Us Réponfes tiiic objeâions contre l'Art de hhrt l'Or » il msat 4
l'Çxp^rleace difam ftinfi:
Vienne à prcfent Eupéfimu en place ^
En grave port , avec joyeufe jfttee^
Où l'on ne peur erreur appercevo'tr ^
El qui n eji point Jujette a dc^evotr.
Vexpérience ères ntanifefiée
Jadis , dit-ûn j vint fcivir Proiiéth/e ^
^près les arts que iuy , non ocieux ,
PoÊir te ftrvira avoit tirés des deux,
$t jpwr iernf^ Un/a du feryieç
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O 0
ty«tpétUiMj tn neffoierclee.
Maïs j fe voyant dcjà vieil & chenu ,
Et fur le point des derniers jours venu^
On fait récit qu'a fan trépajj'emeru ,
Il la laiffa aux fages JttUement ,
Et aux prudens j auxauels , fans cwtfWtlft^
Elle obéit f & avec eux converfe»
Dtpuis ce temps Esipérietued mia^
Dans Us cerveaux aes hommes , Je» arnUy
Une facile & évidente preuve ,
Par qui certain 6f véritable on treavSj
Qu'on peutj paf àtt , muer hettreaftmetit
Aucuns- mAM:t j & que emamèaunt y
Par ce me me art , le i>ray or on peut faire y
L'argent aujji d'autres métaux extraire ^ &c.
^La. Traduékion , en vers François, <le cet Ouvrage d'ÂugurelU , pai'
l^nnçois Habert, fiit'dèptib iitiprtmé« i Paris, en i6i6 , /»-8*. & M. Gif*
ment ( Bihlioth. C urieufe ^Tom. II , pag. 147 ) cire cette Edition , comme lî
ell • ctoir unique , en quoi il fc trompe , puifqiie la Tradudion de Habert
avoic paru à Paris dès r{49' L'HJuion de iCiO n'eil pas même bien annoncée
fftr M. CléMent selle fait partie «l'nh- Recueil' inticitlé Trèk anciens Traité
de la Pkihfof hir Naturelle , favoir^ les f:rt C.hrr'rres dotés j ou les fcpt Sceaux
d' Hermès Trifmc^ijU^ la. Rèponfe de Bernard Trévi'^an à Thomas de Bculo^
gne j & la Chryfopécdt jton Aurel Aagurel. La première Edition de W Chry"
^nA-d'Aflsàcel» en vetslaxins , eft de Veniie , en 1515, tri-^» Elle t&
rrei-rare. Voyes-Tom. lV> p3g. ft^t l'Àtude JsAM AvRU, AVGÙMl» M
les notes.
I»e livre de k vraie & parfaite ORAISON , avec le Ser-,
mon que notre Seigneur fît en \i montagne, & rExpofifioir
contenant les huit Béatitudes , deux Homélies de faint Jean
Chrifollome , pour apprendre la manière de prier Dieu ; les
Pfeaurties Pénircmiaiix , expofes par manière d'Oraifon ; & le
Myflcre de Tîncarnation du Verbo Divin imprime à Paris,
i'n-16. par Chap!c5 l'Angelier, 1544.'
La très-fainte ORAISON que notre Seigtfeur a baillée à Tes
Apôcres, les cnfcignanc comment 'ils , & tous vrais Chrétiens
doivent prier ; avec un liccueîl d'aucuns pafÏÏiges de la faintc
licricurc , pour éveiller rentcndement des fidèles àpiierDieu
de plus giftiide.sUFedion. Ccnjmé,
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168 Q O
ORAISON ou Harangue, écrîte, fuivant l'intention du Râ
très-Chrétien François f, aux SércnilGmes , crès -iUaftw &
très-hauts Seigneurs , & à tous les Etats du fftint Empire ,
afïèmblés à Spire en Allemagne j imprimée Paris ,
Robert Édieone.
ORDONNANCES des Rois de Fjrançe,.imprjméçs diverles
fois 6l en divers lieux du Royaume.
Les ORDONNANCES Royaux fur le fait & jurifdiaioa
de la Prévôté des Marchands & Echevinage de Paris, pnfes fur
les Regiflres d'icellc villes imprimas à Paris^ m-^j^. ^ar Guil-
laume MerUn, 1 5.1^,.
; ORDONNANCES de t'Eropcwur Cliailcs V, fuMices cft
iàCourTouverdned^Par]emefuàD<rie> lp M9Î
font contenues les Ordonnances tant aadenffes que nouvelle^
de la Franche Comté de Bourgogne , obfcrvées en ladkcCour
fie autres Juftices inférieures ; celle du feu Duc Jean, pour la
garde & surecé de fes Duch^ & Comté ijde £!ourgogae , &t
jretralt defès SujetSy&deleurs biens, en temps d'émincnt péril de
guerre; & les Coutumes générales dudit Comté ; impriméjes ^.
Bole, in-fol. par Nicolas Ravel & Homo Dano ,1554*
L'ORLOGE deSapîence , mis deLatin en François , contenu
^n deux Livres : le premier fait mention de la mort & paflfion
de Jefijs-Chrift , & de plufieurs belles chofes que Sapience
en feigne à fon Diiciplc; &le fécond apprend comme un bon Chré-
tien fe doit gouverner en ce monde, pour acquérir le Royaume
de Paradis ; imprimé à Paris , par Jean Loogis *,
II' Vçjr. à la % de U IcRce H, To». lY, p. 1 j^, VHowqb 91 Sapisnc^'
PAL£PUATU$
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r A L.
Palephatus ». Narrations Fabuleufês Voyez Gmz*
kaume Gueroult.
* LePAtépHATus , Auteur de ces Narrations FahuUufcs ^ quî ont pour
mre Titft iwUtn^ vivoit, ieloa Suidas, du tempsd'Arcaxcrxe , favoir , quelque
quatre cent foixante ans avant JcTiis-Clirifl ; car ce Pnlc'piutus cc.inr gcncri-
lemenc reconnu pour lui Ecrivain très -ancien , xl ne faut pas douter que
rAnaxetze> fons lequel on le place , ne £mc b premier du nom. ( M. db la
* Ce qui nous refVedePalépHate , n*eft aue leptetnier Livre d*iin Ouvrage
beaucoup phi^ cronda , comme l'a pcnfé Fabricius , par la comparaifon de la
f arae qui a paûe jufqu à nous «avec lescications que les Anciens ont tirées de
Oavnge entier de Paléphatç. 11 eft difficite de déterminer l'âge où viToit cet
Ecrivain; car, s'il érott Stoïcien , comme le dit TsMxès , il qo*iI aitvéci»
long-cemps après Artaxerxe ; mais il eft certain qu'il avoit ccrir avant Apollo-
doie 6c Diodor*; de Siciie. On peut confulter Fabricius , Bibiioth, Grecque ,
: Tom. I , pag. i}6 8c fuiv. Quant  ce qu'on Ut dans Suidas , anx Articles de
Pai fthate , quî font au nombre de quatre, on n'y voit que confufion. Le
Lexique , qui porte le nom de Suidas , nVft manifcftemiint qu'une compî-
bcion, dont il eft probable que Suidas fuc le premier Auteur, mais qui s'eft
nccrue fuccefliveniem, par- des additions que d'autres compilateucs y ont faites
fans examen & fans critique. Ce Lexique , aiiifi auç^mentc , a continue de
porter le nom du premier compilateur, au moyen de quoi les quatre Arti-
cles , qui , dans Suidas , ttaitent de Palcphate , pourroienc bien regarder le
même Ecrivain , dont les Auteurs, ches Wquels les compilateurs ont puifé »
ont parlé diverfement. Ne voit -on pas tous les jouts nos Bibliographes,
trompés par les dilTcrences qu'ib trouvent dans les fources qu'ils confulient,
fiHt far la vie des Auteur , loit fur leurs Ecrits , multiplier & les Auteurs tt
leurs Ouvrages?
PALLADIUS RUTILIUS *. Voyez Jbah d'Arcis.
^ Ce Palhdius vivoît au quatrième fiècle.
PANDOLFO COLLENUCCIO. Voyez Dents Sauvage,
Antoine Geoffroy.
* Collenuccio , ne à Pefaro , étoit un homme de Littérature fort mclée ,
JtttifconfttUe , Médecin » Hetborifle , Poète , HiAorien , Déclamaceur. Jean
Sforce , Souverain de Pefaro, le foupçonnant d'intelligence avec fes ennemis ,
le fît ctrangler en prifon , nonooftant les grands f.Tviros qu'il en ayoic
iiijBLioxu. f RAN. Tom, V* Du Y£RJ>. Tonu iiu Y
I70 P A N PAN
tttteeTott reçus. Pteil Jove 8c Vwna$ fécrifentunfi. Ce dernier , mal expliqué
pet Motén , ne dit naltem.*nc que ce foit Céfar Bor^ qui ait faic mourir
Collenuccio. Les mots Sufpeclufque Princïpi , ne peuvent s'entendre que H?
Jean Sforce ,qui, en qualité de Souverain de Pelâro , l'écoicde Colieuucao.
Voffius ne leur a pas donné un autre fens; mùs U s'«ft ecompé » quand il a
cru que les vers fuiwis d'Hugolin Vérin, liv. 11 F/brmrM iflW/^rartf «fe*
grirdôienc CoUenuccio :
St non ehquii gravi tate CoUucius ommt
Exfiftret t cigus , ceu fiiimàut, Ji&a Tynaaau
Bânmaïf àmntt uouwn umrù h^kSênt,
ils regardent uniquement le fameux Colutius , Secrétaire de la République
de Florence, reconnu alors pour fî cloquent, que J. Galéas , Duc de Milan,
( c'eft le Bebriacus Tyrunnus d llugolin ) a^prcliendoii plus un trait de fa
plume , que tous les efforts de mille Cavaliers Florentins. On oenveca ceci
en terme"? Latins cquivakus , dans ï Europe du Pape Pie II ^ Chap. 54, & ,
aptes lui , dans Volâterian , Liv. XXI. Colutius ^ en Italien Coluçeio» dimt-
nuiif conomptt de Nicolo , avoit encore Uno pour nom de bapctnw. Son
nom.de fiuniUe éu>U Salutato ; Se , parce qu il c roit fils d'un Ktro Sabaoto^
quelques-uns l'ont appelé en Latin Colutius Pterins. 11 mourut t*an 1406 »
quelque cent ans avant Collenuccio. (M. de la Monnoys).
PANTALEON BARTELON, de Raviefts en Bourgogne,
Reéleur du Collège & Ecoles dudic lieu , a écrit deux cens
quatre-vingt-trois Dif^iques moraux T arins , mis en autant de
Quatrains François, par lui-même j imprimes à Lyon , /V7-8°.
par Benoift Rigaud , 1570, Jcn mettrai ici quatre qui me fem-^
bknc des meilleurs.
Confcius fccleris.
La confcience étant coupable d'un forfait ^
A tot^ours devant foy l'homur de Jon méfait j
Et j n'ayant de repos ^ une feule étincelle
Conduit & jour & nuit fin tnfrr avec elU,
Curio mentitus.
Xyun Vicaire en fecret fen feray un Cwé ^
Ditqmtl premièrement je veux cire ajjure
Que, tant que j« vivray , pour éviter les bruits >
Il mm Us iUNineurSf & je prendray Itsfntits*
Mus ridiculus
Vefpérancf , amufant plujleurs y de [es doux ris j
Me^romettoit un train de vingt & cinq çJuyaux i
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PAN P A R i7<
Mais je voy J la.pt que^ de tous mu tnvauxj
Ne patoitra^Jmon la petite fiuris,
Vicarius.
Qui U dtvoir de Pajleur veuille faire ,
^en trouvère^ un tout fiai entre dix -y
Chacun ferc Dieu par commis j m Fkaire »
Et par Vicaire y ra en Paradis,
PANTALEON THEVENIN, de Commerci,en Lorraine,
a fait un Commentaire fur THymnede la Philofophie de Pierre
de Ronfard , auquel e(l traité de toutes les parties de laPihtlo-
fophie ; illuftrées de Sentences , PaiTagcs & Hiftoires ; avec un
Traité général de la Nature, Origine & partition de Philofo*
|}hie^ imprimé à Paris» i/l-8^ par Jean Febviier, 1582.
* V07. La Croix dv Mains, ao mime Artid» » Tom. Il, p. xtj tciitf.
PAPYRIUS MASSON» nommé auparavant Je aw Massov,
de faint Germain la Val, en Foreffo » Avocat au Parlement de
Paris , a écrit l'entier Difcours des choies qui le font paiïees en
la Ré^tson d*£lirabeth d'Autriche , Roine de France à Mesie*
res , Mariage du Roi Charles IX , avec elle; imprimé à Paris,
& depuis à Lyon , par Benoiil Rigaud ,1571' Papyrii Mnjoni
^innaUum Libri quatuor , quibus res Gejlce Francorum expll»
cantur ; LutetUt', in~^^, & apud NîcoUum Chcfneau,
1578 ••
^ V07. La C&oix 9V Maiiu , ks notes , au m&aie Article , Toiq.
pag. i ! ^ 117.
PARDOUX DU PRAT, natif d'AubufTon, en la Marche,
Doâcur és Droits , a écrit Pratique de TArc des Notaires ,
contenant les formes de minuter & grofîbyer toutes fortes de
contrats, tant ès matières Eccléfiaftiques , que temporelles , tra-
duite de Latin , & fuccinâemcnt adaptée aux Ordonnnanccs
Royaux; avec un Traité de la difpofition judiciaire; imprimée à
Lyon , i/i-8^. par la Veuve Gabriel Corier , & depuis par Pierre
^^^chel , 1578, Xhéonc^ue de l'An <ies Notaires, pour connoi-
171 PAR PAR
tre la nature de cous contiits » & tout ce qui concerne l^tftt
&, Office de Notariat ; diviOSe en trois parties : Gmtrats » der^
niëres volontés , & Jugemens; traduite de Latin , & imprimée
à Lyon, in-Z**, par Gabriel Cotier , & </m^. avec la Pratique
des Notaires y par Pierre Michel, Annotations tenant
lieu de Commentaire , fur les Ordonnances du Roi Charles IX,
faites en fa ville de Moulins , en rAffemblée des Etats , Tan
J%6€; imprimées à Lyon, iff>8^ par Benoift Rigaud , 1^72^
Il a traduit de Grec en François, InlUtution de la vie humaine,
ou la vie de M. Antonin, Philofiiphe , écrite par le même, qui
école limpcrciir Romain. Remontrance d'Agapctus, Evcque,à
TEmpcreiir JuUinian ; de l'Office d'im Empereur ou Roij
imprimée à Lyon , fn-8°. par la Veuve Gabriel Cotier , i sycx.
Amas Chrétien ou Extrait de la Poëfie de Vcrgile , accommodé
au vieil & nouveau Tellament , réduit en deux Livres , par
Proba Falconia, femme d'Adcïphus , Conful Romain , & rai»
en vers François, par ledit du Prat j imprimé à Lyon , i//-8". par
Jean d*Ogerolles, 1 5 5 ?• Richard le Blanc a pareillement traduic
ledit Opu feule de Proba Falconîa , en rime Françoifê Vers
fentcntieua» extraits des Foëtes Grecs & faits François ; impri-
més à Lyon, ht ^16» par Jeatr d'OgerolIesk Jurijprudentm
mcd'iœ Libri 4. Fardulpho Prateio j4acIore ; Lugd. apud
■Cuil. Rovillium, t §61. Lcxicon Juris civUis ^ Canonici ^ five
potiùs Commentarius de verhorum quti ad utrumque jus pertinent
jtgn 'rficatlone , Anttquitatum Romanarum ekmentis & ïeg. Pop,
Rom. cnpïojîjjïtno 'mJ':cc ûjnucîus , à Fardulpho Prateio , y]ugup
tobuconiatc ddineatus ; inipr. Lagdan-Jol. apud Gull, KovilUum^
'On pafle à Pardoitx du Prat Tes verfîons de Marc-Anronin , d'A^;ipet ,
des vers Grecs fciitentieux j on palTe de même à Richard le Blanc fe? veriîon«
^*Hé(iode » de Virale ». ké S. Chryfoftonie , de fiéfoalde Sl de Cacdan V
mais on ne (auroic palTêr à l'un, ni à l'aurre > celle qu'ils oncIkitB du Centon.
de Proba Falconi.i , rien nVranr plus ridicule, cjue de vouloir rraduîre un Ou-
vraee qui n'ell point lulceptiblc de Tradudliou , & dont la beauté ne peut
ibimfter, qu'en le lifant dans fa langue originale, fâaff déranger k moîndie-
mor. On peut fiiire l'applicition de cette critique au Tradudeur François ,.
quel (ju'ii foie , des Maçonnées de Meilia Cocaie. (M* oe In4 Monmotb ).
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PAS P A S 175
PASCHAL DE LESTOCART a mis en Mufique, à trois,
quatre, cinq & fix parties , Oclonaircs de la vanité du monde;
Auteur, la llothe Chandieu ; imprime? à Lyon, par Barthc*
Icmy Vincent , 1^82. Item les Pfeaumes en vers Latins & Fran^
çoii, dillingués en plnfieiirs Livres , en forme de Motets: plus
Alêlanges de Chanfons Latines ^Françoifcs , imprimes de même,
PASCHAL ROBIN , fieur du Faux, Angevin , a écrit Elé-
gie fur le trépas de Mcliire Chailes dcCofïé, Comte de Briffac,
Maréchal de Fra.nce ; imprimée à Paris , par I homas Richard,
1^64. Diicours de l'excellence & antiquité du Pays & Duché
d'Anjou &• des Princes qui v ont commandé, & en funt Itircisj
impr.aParis, m-B". par Lnunucl Richard , i ^ha.Monodie lur le
trépai de Meflîre i rançois de Lorraine , Duc de Guife ; impri-
mée à Paris, par Thoinas Richard , x 563. Regrecs fur le trépas
de MeifireTimoIéon de Cofle, Comte de Briflàc -, imprimé' à
Paris, par Jean Hutpeau , 1 5 69. Il a tradoit & recueUIi les vie»
de quelques Saints & Sainte^, imprimées à Paris, patnit tes croi»
grands Volumes de PHtiloire des Saints, à Paris , .par Nicolas
Chefneau ; le fwcond Hymne dtt Livre des. Cou rennes , écrie
par Aurel. Prudence Qémene, en vers Latins , fur. la pa(^on de
faine Laurent, Martyr ; & traduit Hymne à l'honneur de iâin^
Laurent, paraphrafé des vers Latins de M. Antoine Muret , er>
Vers François. L'Hymne troifième , de Prudence , Poëte Chré-
tien , où décrite la vie de fainte Eulalie , Vierge & Martyre.
Cantique de faint Ruffin , comprenant en bref fon Martyre,
traduit des vers Latins de Pierre Damian. Or ai fon .\ fainte Marie
Magdelene, traduite des vers Latins de Pétrarque. Flua , foi-»
xante hiric vers Provençaux, laits fur la grande Baulme,en
Provence , à Phonneur de ladite Sainte , par Baltfaa^ de \z
Burle , Valec de Chambre de Monfiinir le Cardinal de JBçwbony
& traduits en François-, par ledit Fafehal Robîo'. Hymne ou
Cantique à (àinte Anne , tradoît des vers Latins Elégiaques de
Rodolphe Agricola , Frifien , très-Dbâe perfbnnage. Cantique
«Or Vcea de Didier Érafme de Roterdam à âmce Geneviève ,
174 P A s PAU
pour la^ttérifon de fa fièvre quarte j traduit des vers Latins
inférés au cinquième Tome de i^s (Suvres. Il a traduit aufli les
Vies de quelques Saints , contenues au troiûème Tome de VHiC"
toire de leur vie , mon & pailion.
PASQUIER LE MOYNE » Portier ordinaire du très-puif-
Tant & très-redoucé Roi de France , François I de ce nom , a
écrit en rime, le Couronnement du Roi François I de ce nom ;
Voyage & Conquête de la Duché de Milan , viéloire & répuU
fion des extirpatcurs d'icelle ; avec plufieurs fingularités des
Eglifes , Convens, Villes & ForterelTes d'icelle Duché, faits
l'an 1 5 1 ) i imprimé à Paris , 111-4^. par Gilles Couteau » x 5 1 9*
PATRICE COCBURNO Voyc» Jaques Vihcewt.
^ U e(l mieux appelé Cocburne , da Latin Cocbuunus « au mot J aques
YtHCiiiT, Tom. IV , Dag. 3 1 5 . LÂmai l'iMit cru Catholique » d'aïuves Pio*
' PAtRICE TRICASSO. La Chtromance de Patrice TrîcalTo
4ès Cerefars , Mantuan , traduite dltalien : & fur la ûn eft
<ftjoutQun Avertiflèmentypour l'intelligence des choies qui plm
ço ont de befoin ; imprimée à Paris , m-S^. par Claude Fremy»
f 5 ^o^ &: par Ambi'ôire Drouard ,1^83.
PAUL'^MILE *.Voy. Simon de MontiersJeanRecnard.
' Paul Emile » Véionois , écoic de ce^ Auteurs qui chai^gent ôc corri^ni
ùukt ceflè lcurs Ouvrages. Son H^otre de Frûoçelm a coucé un travail de crenee
ans, & peut-ccre encore n'en ctoit-U pas fatisfait. Son premier dellein avoit été
de re'!i ?rr!-i-r l'oriqine (^e la Nation Gauloife, dans les (R-cles fihuleux. J'en
vu uti cûdi monuiciit , dédie à ion Patron le Cardinal Ciuries de Bourboiu
Il eft dÎTÎfê en deux Parties, donc la première finit à la légation des trois
Fabius à Brcniiu"; , Sz la fcconJo , à la reciaite des Romains dans leCapîrole.
De la manière dont l'Aïueiu- s'explique , en adrcfTint ces paroles à Char-
les VUl , qu'il nomme par-touc Heraclids , parce qu'il prctendoit que lef
Rois des Gaules deicenaoienc d'Heccule : Tu vtr6 j é Caro/e Rex KeracUda,
terrarurn fpes ^ & fi quid vai omnium mentes augurant j & Calcjiiuni pradic-
uoncs perfentiurUf Doclorum mox ingens fut urum opus ^pTsfidiumque \ il eftaifé
de juger qu'il écrivotc avant Texpécntion de Charles, en Italie , & que ceinc
p^r çoi)féi|ttent,<]ni oqc dit 4|ueçàoir Loiiis^U , c^oi avoit amené Em^l^
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PAU PAU i7f
en Tr.ince, fe font trompés. Le Manuforlt qut j'ai cite, fait voir que cet
Hiftorien ctoit en France du temps de l aaciçn Cardinal de Bourbon , mort
l'an 14S8 , dix ans avant l'avcnemeac de Louis Xll à la Coutonne. Gaguiu
n'avoit pas encore publié Ton Hiftoire , aucxemenbpatil Emile, nicok eu cote
de commencer la Prcface que j'ai vue , par dite: V<reor ne ^ Jt primus ego
atque cxternus Gallicam Antiquitatcm è tamhris in Utcem revocavero. U relie
de lui un autre Manufcrit , plus ample une fpis^ue le précédent. C'eft une
ébauche très-imparfaite de VHijîoire de France^ entfpb Livres, commea^aiil
à Clovis , finiirant à la nomination de Charlem."<.gne A î'Empirc. La narra-
lion, comme dans l'autre Ouvrage , y ell toute pleine de. liarau|ues ennuyeufes
& mal conçues , le llyle afié^ » obfcur ^ enipttillc H qui mcme , en divea
endroits, n'eft pasexenapc debarbarifmes, peu d'exafititudepourlarecherciie
de la vérité j cnforte que ce n'eft pas fans ralfen qu'il a depuis abandonné
çes deux pr^Qtièresproduâions, des jdéfauis defquelles^iut-tout du trop grand
nombre de Harangues , il n'a pas entièrement purgé- la iroilUaie » plus coi^
reâe d'ailleurs, pour la sûreté des faits , pour les fentimens & pour la diâion.
Dans le fécond des deux Manufcrits dont j'ai park^ , &r que j'ai vu entre les
mains de feu M. Parifot, Procuteur-Gcnécal au Parktnent de Bourgogne ,
il y avoir, touchant le miracle de la Satnre-Âmpoole, un longrécic , fupprimé
dans l'Hiftoire avouée depuis, & publiée pat P Auteur. Paul Emile ne fut
Chanoine de l'Eglife de P.tris, que fou; 1 oui? XU. il mourut le ^ J nllcc
1 jip. Les huit vers , où il s'èft peint , qu on lit a la fuite de ia l^ictace
de foo Hiftoire» ont été fiîîts pins de quarante ans avant fa mon, puifque
ces mots ;
. . ^ Ruiaet m G/Uiia : Canl»
Cvlui ^ahtt » , ^
font Toîr qu'il y eft parlé du Cardinal Charles de Botirbon , comme alors
vivant , que nous avons remarqué ctce mort Tan 1 488. — Voy.Ies Mémoires
de Niceron , Tom. XL , fur les Editions diffcrentes & les Traductions de
PHiftqire de Paul Emile , de même que les jugcmens qui eu ont été portés.
(M, Ôl LA MONMOVB ).
* On trouvera encore , dans la BthRothkque Carieaji dfe Kl. CllÉnieiit, dés*
détails fur les Editions & les TraduAions de l'Hiftoire compufée par Paul
Hmilc { Tom. I , pag. &: fiiiv. ) dedans Pope Blount, le Recueil des ju-
rmens que divets Savans en ont portés (p. 584). Les fecoursqui lui fervitent
perfiîâionner'ibn Hiftoire » ne la» furent fournis que fucceflmmenc ces
qui fut peut-être la caufe de la loi^œur du temps qu'il employai la compo-
fer. François I lui fit remettre beaucoup de Mcn-.oircs , félon une note qui'
le trouve à ia fin d'un Manufctii intitule Ongo trancorum , Jeu Chronkit
Fnumrum^ ah anno ^ ai anmtm t$oS , confervé dans laBibliothiqoe,
de Berne. Ce Manufcrit eft cité ctns le Catalogue de cette Bibliothèque ,
publiée par le favrînr Sinner , auquel la gardeen eft confiée. Voici la note que
ixous tirons du Ca.caIogue, impnmc à Berne , en 1770 ( Tom. Il , pag. j a)
i7<î PAU PAU
« Le prcfent volume , pliifieiirs autres , avoient été mis par commande^
„ ment du grand Roi Ftaii^-ois l de ce nom , entre lesmams du Seigneur Paul
.> Emile , avec plulieurs anciens fragmens , inftrudions & mémoires , par
» Mcllire Marc le Groing , Chevalier , Vicomte de la Mothe au Groing ,
premier Gentilhjmme de la Chambre du Roi , &c. oour drefier au vray
l'Hiftoire de France -, ce qui avoic été faic avec l'aide dudit Vicomte, & du
» Seigneur de Langey , commis par ledit Roi , ainfi qu'il appert pat le$
m Lettres-Patentes , Sec. 6cc. »»
PAUL ANCER , Carentennois , a écrit en rime , Défenfe
en la perfonne de l'honnête Amant, pour l'Amie de Cour du
fieur de Borderie , contre la contr'Amie de Charles Fontaine;
imprimée avec la parfaite Amie & autres Opufcules, à Pans,
in- 16. par Jean Ruelle , 1^45 *.
*Voy. La Ck-oix du Maine , & les notes , au mot Paul Angieïi,
Tom. 11 » pag. iio ôc 111. ^
PAUL BIEN- ASSIS , de Poitiers , a traduit de Latin , deux
Livres d'Euchaire Rodion, Doàeur en Médecine , traitant des
divers Travaux & enfantemens des femmes, & le moyen pour
furvenir aux accidens qui peuvent écheoir devant & après
iceux travaux j imprimés à Paris , in- 16. par Nicolas Bonfons,
PAUL EBER *. L'Etat de la Religion & République du
peuple Judaïque, depuis le retour de l'exil de Babylone, jufques
au dernier faccagement de Hiérufalem; traduit du Latin de Paul
Eberi imprimé in-8°. par Jean Crefpin , 1563.
* Il mourut le 10 Décembre 15^9, âge de cinquante-huit ans.
PAUL DU MONT a traduit de l'Efpagnol de R. P. Frerc
Loys de Grenade , Dodeur en Théologie , de l'Ordre fainc
Dominique , la grande Guide des pécheurs à vertu, en laquelle
efl traité fort amplement des richeffes , beauté & dignité d[i-
celle vertu : enfemble du chemin qu'il fiut tenir pour l'obtenir;
imprimée à Douay , m-8°. par Jean Bogard , 1 574. ô( à Pans ,
p^r Michel Sonmus. PAUL
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PAU 1? A 17 177
" PAUL MORISE, Milanois «. De l?Origine des Religion^,
&c. Voyez Jean LouRDtRkAU.
* Son nom îraltcn croit Paolo Morîgîa. Il tui^uic à Milan le i Janvier
)5i}. 11 encra jeune dam l'Ordie des Jeluaces,ou , par lÀn mérite , écaiic
pAEveim an Géncralac , il mourut l'an 1(^04, dans. fil anacfe-viiignèmeanné^
ayanr compofc un trc s grand nombre d'Ouvrages , cfont on peur voir le Cft»
calogue dan& le Ghilini ^dans le Picinelli. ( M. de la Monnoyb ).
* Son EpkapKe làic moniecU nombie de (êsOavrs^es à SuVoy.GHiJ.nn^
Part. 1, pag. iSb".
PAUL * OROSfi i Hiilorteti & CompiUteur de tous les
âges du monde, concenanc toutes chofes dignes de mémoire «
advenues tant ès parties FrançoiTes, Italiques , Crecqucs , Ro-^
maines, qu'autres Nations du monde, depuis le premier âge, juf-
ques à prêtent; tranflaté de Latin cnFran^ois, imprimé àParis,
in-foi. par Philippcs le Noir, 1 526. ' "
* Paul Orofe , né à Tarragorte» en Efpagne , ay.int âc f.ni Prêtre , fut
envoyé par deux Evcques Efpagnoh , en 414, auprès de S. Auguftin , Evé-^
qne aHippone , pour s tnftruird. Il y cefta un an , & S. Auguftui , l'envoyaitt
iSL J&àme , en rend ce témoignage ; Ftml.td me Religiq/us juvenis j Com-
presbyter nofier Orofius , vigil ingenio j ornatus eloquïo ^ fiagrans Jludio , utile
vas in domo Domini. . . Docui quoi poiui, Quod autem non potui undè difccrc
tàlehti winàmà. haque , ut ad te prqficifceretur, hortatus Jum, 11 alk»tCDii«
fulter S. Jérôme fur 1 u; igine de lame. A Ton retoorde Syrie,it ^cnvictper
le confcil de S. Auguitwi, fon Hiftoire en fenc Livres, depuis le commence-
ment du monde jufqu a l'année 416 de jeius-Chnit. Elle eft peu exade»
cqwndane urik^ On croie qu*U moantr à Rome , & qu'il fac enterré dans
l Eelife de S. Eusèbc. On voit à la Bibliothèque du Rot divers Exemplaires
d'Orofe en Prnnc^ois , mrriç l'Aurenr de la Trsdiiftion n'eft point connu. Tean-
Albeit tabrice , oui le notnmc Philippe le Aoir j a ptK l'imprinieur pour le
Traduéleuf. M. de Bréquigny ebnnoît deux Manufcrits précieux de l'Hi^
roir: ccrite par Ôrofe ; l'un de fept cens ans d'antiquité , dans la Bibliothèque
du Chapitre de Saint M-irtin de Tours ( coté 87 ), l'autre , moins ancien de
Quatre hèdes au plus , mais très- beau & crès<orreâ , dans la Bibliothèque
m Chapitre de Saint Gacien , de4a-m&Me Ville ( coté 41). Si l'on voulotc
donner une nouvelle Edition de cer Ouvrage , on rireroit , fuivant M. de
Bréquigny , de grands fecours de-ces Manuicrits , qu'il a conférés en partie
avec tes Editions , 5c dans kffqiieli ^ * femar<|né des leçons qui comabae*''
toienr i purger le texte dô beaucoup de fautes , <{oi y font enoore ieftée* , mal*
l^cé les foins des Editeurs. Le titre barbare , que quelques - uns donnent 2
fiiALiOT. f iiAii* Tom, Du Y£u>« Tom* iji. Z
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17* ^ A U P A 0
^rHiiloirc d'Orofe , de HormeJU munit , ne fe tDoava pomt dâils oec Mimii^
eriis. On en a cherché bien loin rctymologiej les uns dans la langue Gre^
aue , abroliimcnt ienorée d'Orofe \ les aurres dans \\ l mgue des Goihs , ou
il n eft gucie polhble qu'on ait ciéptulec le citre d'un Ouvrage écrit en Lacin*
Il eft bien plus probable que e»iBme^tMkif^vlà abEérittiMi ènmak*SofqfiL
Mafia y qœ Jes Copiftes ont ccriLdabord /foritMB/fci,,ou, fans fcparation ,
Hormafia , ce qui , étant pris alors poiu un feul mot , a donné lieu d'écrire
Hormcfia. Dans les Maiiukrits que je cite, d'après M. de Bccquigny , le noin
A^Orofe eft écrit alftx (bavent lîorojîus. On a pu nommer l'Ouvrage dont il
s'aptMt^j comme on a appelé friftia^ les Elégies, ou Ovide fe plaint de
fon infortune ; cela eft d'nurr nt plus n.irnrel , que le but d'Orofe eft de prou-
ver « contre lesPayens , que les hommes ont eilliycde plus grands malheiiçs»
«vànc rétabliflèment du Chriftianifme, qu'ils n'en ont éprouvé depuis. Ainft
lonol^et eft de taffetnbler l'Hiftôit-e de tous les fl -aux & de touv ! :<; maux
qui ont dcfolc le genre humain, avant, Jefu Chrift. Un pareil Ouvrage ell
bien digne du niiQà'Orofii Mœfta \ & ce tuic nicma ftanble fugg^rc par C9
ÊalTage du premtec Chapitre : t'go inhium mifcr'u homittiapAt initio peccantis
icere infiitui. Au refte, le fujcr que cet Ecrivain s'étt^t propofc de traiter, le
portoit I adopter, Tm-s beaucoup d.- critique, tout ce qui pouvoir s'y tap*
{>ortet,:dc-^U une cicdulitc lut cous Ls taits qui pouvoient grolïir la line
amentaWe malheurs du monde : de là les erreurs fréquentes , relevées j>ar
PAUL * PARUTA. Voyez François Giibbiit oi £A
Bressb.
• * Paul ParuRL, noble Vénitien , Hiftoriographe de Ci République , Ecri- .
Yain (avant, & Politique habile , a donné des Notes fur Tacite , des Difcoor»
Policî(|iieftcrè$-eftimés, & une: Uifioire de ytmfe^ depuis 15 15 jufqu'ca
t5c&. Il fiic employé âdivetfes anAaflàdw » eut le goBtunemaiit <te Biêflê >
rat Procurateur de S. Marc. 11 monrut le 6 Déceroboe i )9S , âgé de ciivi
quanre-huit ans. Cette famille Patricienaieiubûfte eoooie k Vénile* Voj.
les Mémoires de Niceron , Tom. XL . • .
-I • ...
PAUL DE VOLLANT, Tourangeois , a écrit en vers,
rFIcélion du Séré|iifli«ic Duc d'Anjou, Aoi de Pologne, coio-c
jnençiint ainfi :
Quand le hruit babillard j mejfager des fuftW^ ' •
. , Branfie Jon aileron j bigarre de terreurs g
Que le guerrier Ainmt j trompent le» eiUtrmes ,
imprimée à Paris , 1/7-8''. par Gilles Blaife ,1573.
PAULIN y £vâ<|ue ou Diacre d'Aquilêe, a écrit en Lada
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PAU PAU 179
Hymne de la NailTance da fils de Dieu. Hymne defaintSimeon-,
ftucit Hymne de la Dédicace ds TEglife, traduits en François
|>ar Guy le Fevre.
*Cen'eft pas Paulin j Evéquc, ou Diacre d' Aqudcc , <^\x\\(à\q\< dire^ hmms
fimplemenc Paul, DUun ^A^màét^t qai« vécu jufqu'à ta fin 4a huinèine
ficcle. ( M. DE LA MoNNOTt J. . .
♦ M. de U Monnoye fe trompe , en prenant, pour Pjk/, Diacre d'À<juiUe ,
l'Ecrivain donr parle ici du Vcrdier. (^'ç^ Saint Paulin ^ narif d'Aii{lr:ifi<? , é*c
qui, en yjdy tue tau Paciurclte d'Aquilce , dont le Siège ccoii pour lois i
Krionl. Il eut parc an bonnes grâces aeChariamagne , & à<l'amitte d'Alcuîn,
qui en fait fouvent mention dans fes Lettres & dans fes Pocfies, Il mourut le
1 1 Janvier 804. On peut voir il jus VHiûoirc Littéraire de fa France ^Tom. IV,
p, t96 , la lifte Se la notice de ceux Je les Ecries qui ont été publiés lufqu'tcL
On y trouvera Ut ccoit Hymnes citées par àm Verdier , Ôc twdiiitts en raw*
^is Mr Guv W F«vce de kt Bodetie,
PAULO ' JOVIO \ Voyez Biaise dTvbrov, Debts
Sauvace » NiCOIiB VpjxiR.
* Cet Hiftorien , avide de gloiie , autant qu'il l'étoît d'argent, s'avifa de
s'écrire à lui-même , fous le rfim i'.4/icf'-r' Alciat , la lettre qu'on voit au-de-
yant de fes Hifioira « mais qu'il ne hc imprimer qu'après la mort de celui
qu'il ruppofoic la lui avoir écrite , & qu'après la mort audS de l^ul III , â la
mémoire duquel il infulte dans cette mcme lettre, fur ce que ce Pape avoir
eu la malhonnctcré de lui refufer l'EvL-chc de Corne , patrie , comme on ftit,
de Paul Jove. Rien ne loi a été plus ÊKtle que de dater comme bon lui a
ièmbté. Le tort qu'il a en, /c*eft de ii*ivotr |KMac déguifé fon ftyle ampotdj6
qui le cratiic, & qui , d'un boai à l'aonè » crie que c eft Paul Jove qui en eft
l'Auteur.!! fe fiit faire véritablement, pour la forme, quelques olr.^ftion^ ;
mais il eft aifc de voir , .de la oianière dont il les tourne, qu'il fe met au-
■defliis, qu'en cela il réfièmUe 4 Ovide , qui Gonnoiflqic cput-efilcnibl^ ft^
«ic&uts , & les aimoit. Quant à ,fes moeurs , lans recourir i ce que Cardan Se
Gribert Coufîn en ont écrit, je me .COnteatetai de rapporter r£picapi)8 qité
loi fil l'Arccin , en ces termes î ' " . ^ ,• . »
' Qui Giace Paolo
On dit que ce fnt^ uwmMtçaci de&.cnpU . qme , du vtwpt tsittHi
4e rAcéun » Paul Jove avoit fait courir , & que.tou^ )^ moo4e ûic r ^
GiiKt fJÊrittin , Po'èta To/co ^ , .
Ou ttoffC w diffe mato f fuor di' di» **
^TfUlk ^Oft iiaqoli â Comt b l^Àykif t^f ^ fiiC Eiêq^ de Nocafa le 1 ^
7»H .
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i8o TEI P El
Janvier i $ 18 , qmtca Rofne'en i 'f4p , après y avoir demeuré trente-fepc ans ;
fe retira à florence , où il mourut le 1 1 Décembre 1551. Il fat enterré ihm
rEgUfe Ducale de S. Laurent >& on voit fa ftatue,en marbre bUnc, datis iô
Cloitie de cette Eglife , avec une Inrcdpdonâ fa louange. Vojf. le$ Ménv
de Nîceton , Tom. XXV.
FEIRE ou PIERRE DE BONIFÀÇIIS /Gemilhonime de
Provence , iflti de k noble & ancienne race desBom6Mey,en
ion jeune âge prit grande peine de lavoir les bonnes Lettrés;
puis s*adonna à la poefie Provençale. Il laîflà plufieurs Chan-
îbns y en cette langue, qu*il fit à la louange d'une Dame de It
maifbn d'Andréa, de Montpellier^ de laquelle il eSkyÀ^pattoia
moyens, ployer lecourageytant par Tes rimes que par invocation
magique. II fe plaine, en une de Tes Chanfons , qu*U ne demande
que le droit y & veut bien que ùl foi foit connue de tous, & fe
cpmmençe..
JLo my fou£is per augmentar mon dreck , ■ ^ '
,t ■ Que ma fe fia dr tous recouneguda ,
S'y eu vac qu'crend cau^ a my non^deguda j , . .
; ' Tat pregue a Dku, quyeu fyty t mon^ tfrwhm
2 , Xo me jufis d'annar lou camy n drech j
. Non pas cercar ia yya incouneguda,
.Me^ s que feriadone mafe dcvengudaf
V ^ Nu» firym ym medum ttt toi tudnekf
Voyant qu'il ne pouvoit rien avancer , s'adonna à la facflure
de l'or , & chercha tant , qu'il trouva une pierre ayant vmu de
convertir les métaux en jor , fût fort curieux de lavoir la vertu
des pierrès précieufb & Gêmntes orientales^ ISjT en fit unChanc^
Aucjf^el ijt étf it la yertu d*tcelles , & pet le diamant le premier^
s diifant , qu'il a veitu de rendre rhomme invincible « que l*Ar
gatte del'Inde , ou de Crète -, rend l'homme bien parlant , &
prudent, amiable, & agréable, que l'amétifte réfifle à l'y vrcflc,
que la cornaline appaiA i'ire & le débat,en ia préfence do Juge ,
que la Jacynte provoque le dormir, que la perle donne liefîè
au cœur , que le camayeu vaut contre hydropifie , quand il efl
gravé en images* ; que 1 azuli , pendu au col des petits enfans ,les
hk hardis; l'Ooixe d'Arabie ti. d inde ôc«^la colère, ^ue le rik>is
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P E Y P E Y i8i
pendtt in col , déchade toutes fiintaifies , en dormant ; que H
rhomne veut fencir la vertu & expérience du faphir , faut qu'il
tienne chadetë , & que la fardoyne a femblablc vertn ; que
l'efmeraude fait bonne mémoire , & rend Thomme joyeux; que
la Topaze reftreint l'ire Se la luxure; que la Turquoife garde
l'homme de chute; que Thlyotropie rend l'homme invifible;que
l'âigue marine met l'homme hors de péril ; que le corail réfille
à la foudre; l'albette ne fe brûle point au feu ; que le Beril fait
énamourer; que le Chriftal éteint la foif aux fcbricitans; que
Tainian artiic le fer ; que lu grenat donne contentement &
joie : là Roinc Jeanne tenoit ce Poète à Ces gages , lequel mourut
çn {'an 1383 , au temps que ladite Roine Janne première du nom^
a'écrangla
I Du Vccdier , au lieu de finir par ces mots : au temps que ladite Jeawte^
frtmièteJÊt9im^s*étrang/aj devoirdicet a temps que Uaùtejeamu^praaiifig
in mm» fia étnt^Uts ce qui auroic été plus conforme aux ttmcs de Jeanda
Notie-D^mCtChap. 74,& à k vérité de l'Uiftoice*. (M. 1» i.a Momnots).
^ On conferve à Naples, dans la Maifon Caraccloîo , un Manufcrit curieux
iiir la vie & les infortunes de Jeanne lî , Reine fie Nnplcî , oii l'on voit que
pfefque tout ce qu'on lui reproche , ctoxi occaliounc par un tcinpéramenc
auquel elle ne pouvott téfifter.
PEYRE ou PIERRE CARDENAL, fut d'un Château près
de Bcauquaire , nomme Argcnce , de pauvres parens» toutefois
bien inilicuc aux DifcipHnes libérales : excelloit &: d'efprit , &:
d'élégance, les Poètes de fon temps,en toutes langues,& même
en fa naturclk vulgaire Provençale : vint habiter en la ville de
Tharafcon , oh les Principaux, qui fk déleâoîent lors aux bonnes
Lettres , l'entretenoient des deniers communs de leur ville , lui
baillant bons & avantageux gages , pour endodciner la jeuneâè ;.
da temps que Charles U du .nom , Roi de Naples , Comte de
Provence , fit Duc de Catabre > Robert ion fils » icelaî Robert
étant en Provence , loua Tentreprife des hommes^ & confirma
les privilèges de ladite ville, & au départ qu'il fit, s*en retour-
nant à Napks, à Taide de foti pere » & exempter j pour dix ans^
i8i P£ Y
P E Y
h ville» de tdilles & fubOd» » à 1t charge que pendant kdit
temps , ils entretiendroîcnt ledit Pierre Cardenat. Ao «roifième
«n d«iàRégence , il devint amoaieux d'une belle Damoifelle dfl
h matfon de Roqaemardne ^ nommée Laudune Albe, avec
bqueUe s'entretint quelques années en pudique amour» écrivant
)t fabuange plu ficursChanfons, la nommant feulement A rgencc;
mais il fut appelé par de Gambarefa , Sénéchal de Provence,
, pour ledit Charles II , que fut en l'an 1302 , pour accompagner
l'infante Beatrix , fille dudit Charles , Religicufe au Monailere
de Nâzaret de la Cité d'Aix , que le perc envoyoic quérir &
enlever dudit Monaflère : & après lui avoir ôté les habits môna-«
càux , &L vêtue en HIlc de Roi ( car ainfi le porioit Ta commiffion y
en cet état fut menée »!k couduicc par mer, avec deux Galtfe*
à Naples y où ledit Pierre Cardenal fut chantant de ùt Dame
d'Argence , adreflànt amtei fcs Oianibns à l'infante Beatrî» jt^
laquelle flit depuis mariée me le Marquis d*£ft. Et ledit fktn
demeura à ion Arvice un long temps , & trépâi&k Napftis;
environ Tan 130^ » du teinps qne la Cour Romaine fut tran(^
portée en Avignon. ïl écrivît un Twé intitulé toucan
4t la Dam. dt Argmfa \
*Voy, JiA« as NoTi^E^DAin > Chap. 54 , acies notes fitr La C^oil
pjs Maivb , aq mQc Pisa&B CA&DEHAt , Toi». Il » pag. t^o.
PEYRE REMOND , lou Proux , ou le vaillant , natif de
armes , Poète Lyrique > en langue Provençale, fût à la guem
de Surie contie les Jnfid^cs , avec TEmperçur frideric , où 9
çompoià' pittfieors Chanibns , qu'il adreffii |^ lauflêrande d^
Puech , de noblç & ancienne mai/bn de Thoulofire , lâ rçgrçt'^
fane moult qu'il n'éeoit auprès d'elle , en l'une defquellfs 4 ^
Thouloufe
illant au fait des
Vergurs , ny fiours , ry Pr£t
Non m'an fach Kantadour.
Mais per vous ( qu'y eu adouf )
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En une autre , pour l'avoir aimée plus d*un an , il lè plaint de ce
gue le mal 4*ainour tant lui continue , qui fe commence;
£ncaras vac rekaiyuan
Imu mais JtAmmo's qtiouyey autan ^
Qu'una doulour fency venir
Al cor f d'un angoyjjous afan ^
. " Zou Mcge que my pot guarir
My vol tn IXaâut teiûr ,
Coma tous autres M^ts faa»
Il a fait une fort belle Chanlbo du pouvoir d'Amour , qui
commence ainfi:
Amour j fi ton voder es tal ,
' Enfins que canun ko ra\ona.
En laquelle il décrit, par une infinité d*Hifioires, tous ceux qu*A-
inoiir a mis fous foo pouvoir. En une autre Chanfbn qui fe
commence;
Non es fauy , ny gayre ben après
' A quelqueblaymaAmouf, emaliaSSf.
Car ei Jiq^ ben donnar g^nek als mànit j
Et lous autres lous fay tournât courtés.
En laquelle il dit que bieoiieureux fut le U^ps, Tan , le mois,
& le )6ur qu'il fiit ièm au coeur, des; beaux yeux de cejle qui efî
tant accomplie^ en beauté & bonnes vertus. Il a ccrit un Traité
Contra r^rrour dds ytrr'ians , & anfîî contre la tyrannie des
Princes. li floriiloit du temps dudîc fiideric^ £mpereur II » tré-
paââ environ Tan 122^ *.
^ Tiré de Jean de Noae^Dame > Cliâp. t S.
PEYRE DESANROMT£CH,O0PIERK£D£SAINCT
REMY, de la noble maffon des Hugolens , de Saint Remy en
Provence , corapofa des Comédies, & fît plufieurs Chanfl^ns,
qu'il adrcfià à une Dame de Provence , de la maifon de Lam-
befc, nommée Antoinette, Dame de Suze. Il écrivit un Traité
auquel il iê fâche grandement , & eil cbahi de ce que le Comte
de Provence ne châtie rinfolence , & fierté des Arelateins : la
rébellion U arrogant des Mafliiiaas , Tambition , & convoitifc
il84 P E Y PEY
de régner, «Se le peu de judice de fes Oiliciers d'Aix , l'abomina-
tion qui règne en fa cité d'Avignon ; les moqueurs de DigncLj
la Nation Barbarefque des Nyciens ; la tenante avarice & trom-
perie des gavots des montagnes , 6c les Ittinéancs des Marte-
paux , & cane de tyrans qo*il y a en ibn pays de ^roirence , oji
le riche mange le panm ^ 4c le noble outrage » & opprefle le
pay ûm , duquel Traité il fut fâic préfent à Madame Marguerite .
de France , femme de faint Loys , Roi de France *,
' ^Tirédo Jean deNotce-Dame, Chap. H.
PEYRE DE RUER , ou PIERRE DE RUERE , Gentil-
homme de Puymont & Poote Provençal , ayant fuivi long-temps
Jes Guerres , au fer vice du Comce de Provence , & les Etudes
rout enferoble, fe trouvant un jour en Provence, oà de ce temps
les Poètes étoient grandement eftîmés , 'fut Turpris de la bcautd
d*une Damoifelle qui étoft en Provence Hllf d*iiB fameux Che-^
valîer de Nazies , nommé Caracciolo ^ & «près l'avoir aimée
long-temps , (an» qu'elle lui Voulût donner audiënce , voyant
qu'argent & chevaux loi défàilloîenc , emprunta un habit de Pélé-
rin,& s en vint, environ la fèmainepeineufê, où-cont le mondé
ctoit en dévotiôn , en un Château près d'Aix, nommé le Puy
Ikinte Reparade» & ayarit parlé au Curé de TEglife du lieu;
tenant quelques papiers pliés-en main , faifant entendre avoir
permilîion du Supérieur de ce faire , le jour du Vendredi Saint,
à faute de meilleur Prêcheur , monta en chaire, & commença à
dire quelques menus fuftrages, & avecque un front haut élevé
ç^anta ce Chant d*Amours.
Pauc m' an vaigut mos pncs ^ ny mat prr^ies^ ,
^y lou pttqtr que Dku trmfmet tn May
Quand on vey vers lous prats j ny lous Gçrfy€M^
f. pauc my val {/cgon fo ^u'yeu vey aras ) . ■ . :
i-ou Dol qu'y eu ay que m*auiey j t m'tuxor^ *
Ou qu'yuu fujja reclus foubta m gntn tor'
Que /ufgrfiir tant ofens doulours amara<;.
Sa Chanfof> âoie^ ii contiaua 4^ xechef à di4:e quelque$v£xhor'>
tatioQS
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tarions 'OU pcapleA '6l àc rechef chancft les rept Pfcaurties en
rime , auxquels chacun prit grand plaiûr , & ayant donné Jâ
bénédi<5tion au peuple , defcendit de la chaire la zète bafîè , &
tout marmireux. Ce mit à la porte de l'Egîife à demander l'au-
mune : avant que de partir de la , ion chapeau fut plein
monnoie. Kc ce fait , s en retourna à Aix par -devers fa Danic^
bien vétu , fèloo la mode d'alors ; elle,- le voyant Ct bien en ^xdnTf
kiî ût plufieurs-careflès , que le Monge des I0es d*Or n*a voulu
écrire, ^ jnoîns ikint Céfiiri } 6c>lcSAongc de Montmaj^or CA
parie trop graflmttit-** >
* Tiré de Jean de Notre-Dame, Chap. 56. Voy. La Croix do Mai»»,
êc les' noces , m mot l^iàni 01 Roirb » Tooi. U , pag. 5 lo*
PEYERE DEL VERNEGUE, Chevalier, Seigneur dudit
Tieu , & bien-aimc du Dauphin d'Auvergne, fi.it Poece pro-
vençal , & vivoit du temps d*Alfons , Çomte de Barcelonne &
deProvence^ 6k dé Remohd Berenguter , en Vs^n 1178. U fy,
un Traité en rime Provençale , intitulé jfrçia dt Jen0im
prar Stjedin *.
. * Voyez Jean Di Notrï-Damb , Chap. j.
PEYRE VIDAL, fils d'un Pelktier de Thouloufc, fut Pacte
en langue Provençale , le plus prompt à trouver & compoier'
qu'on eût vu de long temps, étoit un grand Vanceur, chantoit'
de grandes folies d'Amours, &c des armes, & médifoit d'un
chacun. Un Chevalier de faim jGillcs lui coupa la langue pour
eivwr médit d'une Dame d'honneur, fa parenice; mais de crainte'
^*il «ut de -recevoir pis , ie Teora vers lé Prînee Hugues des-
Baulx» avec lequel H demeura quelque peu de temps. Quand H
fut guéri , ayant pris congé de Juii le »tira-à Reynez, Prince
4ie Marieille^- AmatCjar.des Poètes Provençaux^ tquf k; mena
outre mpr en Tao 1227 , ou il devint amoureux d'un^ Grec-^.
que, 'belle femme, qu'il4^ufa , & lui Êiifoic-onacçroiire^ qu'elle
étoit nièce de rEmpereùr d&ConâancinopIçy par le moyen 'de
laquelle l'EmpÂTC d'Orient lui appartenoit. Ayat^t donp. Cfa
BiBKioTH. Fais. Tom, Du Yerd, Tbin* ///. A 9
lU ? E L ? E L
cela, tout Vor & Targont qu*il gagnoit , il remploya à la conf-
trudlion de Navires , pour aller à k conquête de Ton vain Em-
pire , & dès-lors chargea les Armoiries Impériales de Gueullcs,
à un trident d*or, fe faifant nommer Empereur , & fa femme
Impératrice ; étoit amoureux de toutes les Dames qu'il voyoit ,
les prioit toutes d'amour, &c à toutes préfcntoit fon fervice;
avoit telle opinion de foi , qu'il n'avoit pas honte leur comman-
der, & fi croyoit que toutes mourroient de defir de l'avoir en
ami , & qu'il étoit le meilleur' Chevalier du monde, & le mieux
aimé des Dames. Quand il fut vieux , confidcrant les maux qui
proccdoicnt de trop parler, rédigea par écrit un Traité intitulé
La niiinyera de ntirar fa Icngua. Entre autres Chanfons par
lui faites ( ainfi que faint Ccfari l'a écrit ) il fe vante , que la
neige, ne la pluie , ne le temps obfcur , ne l'empêchent poinc
d'exécuter fes hautes & gloricufes emprin fes , il le compare à
Gauvain, que tout ce qu*il prend, & atteint, il rompt & brife j
& n*étoit qu'il lui faut aller à la conquête de fon Empire , il
feroit trembler tout le monde. Quelcun a écrit Las vantarias de
Peyrc l^idal. Le Monge de Montmajour dit ainfi de lui: Peyre
Vidal étoit un vilain Pelletier , qui n'a point fes membres en-
tiers :miçux_ lui eût valu qu'il eût la langue d'or, c*eft-k-dire,
qu'il eût parlé fagement , car on ne la lui eût pas fi facilement
coupée. Dit davantage, que la folie & la gloire lui ôtoient l'en-
tendement , & qu'il avoit eu toujours grande indigence de
l'herbe d'Anticire, pour lui purger le cerveau travaillé d'humeur
mélancolique. Il trépadàjà la pourfuitcde fon Empire, deux ans
après fon voyage, qui fut en l'an 12^9. Pétrarque a parlé de
ce Poëte , en Ion triomphe d'Amour*. h Iol'Ç*
• * Tiré de Jean de Notre-Dame , Chap. x6. • '
PELERIN DE VERMANDOIS, natif de Dijon , Dodeur
en Théologie , Religieux de l'Ordre de Cluny , & Prieur de
notre Daine de Mons , a éçrit le Chapelet de Virginité , die
d'Amours fpirituelles; imprimé à Paris, par Michel Soquand,
fans date. Pcregrini F'crmandois , Divioncnjis , Aurigate mundi
R H H P.EIRI tiy
PERCEVAL DORIE , Gentilhomme Cienc^ois , fc rcnoit
<n Provence , fut PodelUc ou Gouverneur d'Avignon & d'Ar-
les, pour Charles 1 du nom, Comte de Provence, par le moyen
de fieatj-ix , fîll& &l kénàètc xlt Remond Berangaier» Comte de
Provence^ qui avait été ooufoimé Roî.des demi Skt\in:k.
Naples: écoîc bon Foêce en fam^ue Provençale , en laquelle il-6t
phtfieufs Chants, & un Syntfité de la Gnerpe qui écoic entre
ledit Charles & Meofroy., injyfte occupateur de la Sicile , contre
le grc de PEgHTe Ronninè9.qin fut honceu(èment raincu par
Isdit Charles, à Bencvcnt , & en écrivit un Traité intitulé La
gutm iU CâHe, Rey de Naples , & del Tyran Mdrfned. lien fit
un autre , en lime , intitulé La fins falia d*amours : enfembte plu-
fleurs Tenions ou Difpuces d'Amour, auxquelles ledit Doria, &
Lanfranc Syc^iîîe, autre Poète Provençal , font Interlocuteurs,
& plufieiirs Syrucntéb; contre la cruauté des tyrans-, tré'pafTa
àNapies, en l'an 1176. Il fe trouve un autre Poctc nommé
Symon Dorie , qui fit une Tenfon, en laqnelle font Interlo-
cuteurs lefdits Symon Dorie , & Lanfranc Sygalle , fur une
queflion , laquelle , pour en avoir la dilfinition , ils envoyèrent
aux Dames de la Cour d'Amour de Pierrefeu &l do Signe > &
ne fe contentant de leur Afrêt, recoururent tous deux à l2^u*
vmine Cour d*Amour des Dames de Romamn,en laquelle |^ré-
fidoit certain nombre deDftmes du pays, entre le^nelies étpi^t
Stéphanette des'G^telxnes Pame de Rotnanîn j \^ lA^rc^\Çéàp
Ma]erpine;'ik M^rq'uife de Sdi|Sces^'Clarec|ë^ Daiiie dçsQàûlx;
Xaurettè de faintt.attrens; décile RafcaiTe, Ùafnflde'Çaromtj;
Hugonne de Sabran, fille du Comte de ^èrcalquîer; Helcine,
Dame de Montpahén ; Yzabelle des Borilhons, Dame d*Ais;
Urfine des Urficres , Dame de Montpellier*, Alaette de Meol-
hon , Daoie de Curbam, ^ ^lys » Oame lâe ^e^itikiùès v &
plofieun antres *
PHRDIGON, fbt Poète Comique , Mùriclen, fie Sonneur
dlnftmmens de cordés j^jfic. de. vent > ç(oit.Qe|Kilhofflme du pays
lAaij
m RE.R PER
de Gai^aaldan} pdur Ton favoiir fuë'au fervice du Dauphin
d'Auvergne 9 qui le fit. paflèr Chevafier, & lui donna des terres
de grand revenu. Tant qu'il fut anpris de la perfonne du Dau-
fihitt , il fe trouva fore heureux , mais quand il fut décédé ,
^ Petdigon ne fe fut entretenir avec le. nouveau Dauphin ion fils,
parce' qu'il écoit jeune , ne fâchant le plaifir & contenteoient
qu'on reçoit de la noble poëfie , tellement qu'il perdit tout à
un coup le fruit de tant de belles & excellences fortunes qu'il
avoit reçues: &: fe retira à Remond Bcrcnguicr dernier du nom,
Comte de Provence , Amateur des Poctes Provençaux , q^i
l'enrichit de tout ce qu'on pouvoit defirer. Il chanta toutes les
viéloires que le Comte avoit obtenues en Provence , conrrt les
Rebelles du pays, les rédigea par écrit , & les lui adrcfFa par ce
,tJtrc : Las viSonas Jù Aîonjiour lou Comte , qui fut du temps
.qu'il mit à fon x>héiÏÏànce tout le pays de Provence , & les
Comtiés Vintimilley de.Ni0è , de^Piémont , & Seigneurie de
49<nqq^;Gtf Fj$isiieétoît. compagnon des déuzEmèrics» épouià
'UneDame,4e Pfovence de la maiibn.dçSabran, nommée Sanre^
jd^]4quel]e iiVi^trp<^ot d*enfiuis,. décédèrent tous deux enviro»
PERNETTE DU GUIILEtVT)amoifelle de Lyon , «
écnc q^uclques Rimes , qui ont écé mifes en lumière après fon
^décès, -à ladiligience d'Antoine du Moulin,, 61: imprimées à Lyon,
•ôr-é*». par, Jcto de Tournés, 1552» Maurice Sceve a mis TEpi-
•taphe' fui viïii à la fia dcfdites Rimes. .
' ♦Voy. La Croix du MArN£,6<: les notes, à i Aft.tp£&}tBTT£ & Psbjiine,
'ou Perkonnelli ou Guillbt, Tom. Il , p^. iix,, . - «
V Epitaçh^ -de gentille tk vertueufe Dame-Pcrnettc du Guiilec,
Lyonnoilu.
[ Vkeureufe cfindre , amrffoh cdm^ùfik^ 1
Èn. un corps chajle y où vertu repoja^.
* - EJi en ce lieu y par les grâces pofée , ' '
.A
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PET PHI igy
: ■ ' O Terre indigne ! en toy fon repos ha.
le riche ejlt^ Se eeUe tant gentUu ,
En tout fçavoir fur toute autre JtéiiU^
Tant que Us Cteux ^ par leur trop grande envie ^
Avant /es jours j l'ont d'entre nous ravie ^
PûÊtr â'enmhir 4tu» tel iien mécognu.
Au monde ingrat lalffant bien courte vu ,
£t longue mon a ceux qui Vont COgOU» J
PETITBOYS , ( Le ficur du ) Poitevin , a écrit la Dorée ;
Chant Paftoral , ou Chant de la Tremouille , Seigneur de !*Ifle
deNoirmentiers ' ^ imprimée à Poitiers , 2^4°. par . les i^ouchers^
Frères, i^y6,
* J'ai laifTc Kolrmentlers j parce que l'Auteur Ta peut erre ccrît, comme on
le prononçoit à Poitiers. On a d'ailleurs exncmemenc varié lur l'orthographe
de €6 mot. Nelrmonfiiers , Ncirmoi^itrs ^ Nemoufiier^ ic Noirmmaier ^Bir
xonnie , Macquifac , & enfin Duché 4c. ( M m ia Monno yb >.
* Ceft une Ifle fur les côtes dcPoîtott , quia ttt»b lieue? de long, & fept
de large j la petite Ville a le même nom f on y tcottve auilî i'Abbayt <ie »
Blanche , Ordre de Ckcaux.
PHALAKiS Epîtres de Phalaris *. Voyci Clavde
' Voyez, touchant ces prétendues Epines de Phalaris , la Biblioth. Grecque
(le Jean*Albert Fabrice, liv. 11 , Chap. 10 , n°. i , & le Tora. 1 da Metuf
^jtfiM>pag. 191 & 391. Un A'uotii , qui ne se(l dcfîgné que par ces lettres
tnîtiales , peut-crre fauflès , M. C Je S. M. publia , fur la fin de lyztf , i
Paris , quoique fans marquer le lieu de l'impiellion , deux petits m-i 1. donc
le pienuer contient l'Hiftoice de Phalaris, le fécond fes Le(ties.L*Hiikoire eft
on ANnéer mat tîflir, fei Lettres fonr e(Vropiées , en ce que leur nombre y
eft mojns ample de trente-fix, que dans rOriginal , les noms de plusieurs per-
sonnes , à qui elles s'adiciTenc , altères , éc le ien;; mal j:eoua eu divers
endroits. ( M. ni i,a Momkoyb )»
^ Ces Lettres fttppoTées font adieflSes > poiw la plus grande partie , par le
T^hiiofophc Scithe Abaris , au Tyran , avec leurs réponfes. Il y a déjà long-
temps qu'on fait peu de cas de ces Lettres : voict ce qu'en dit Volaterran
( Lib. XV m ) Phalaris, Tyrannus Sicili^ , Olynipiad. LU * qui ^ xneo lauro
Perilà invetttû « mijiros cnektiae, Hujus EpifioU « tenues admadàm^ dià^
eattàriuumn vèndieavenM : teràm mtne ptifùm legvd^Jkruttt.
. PHJLBERT BONNET*, Doâeur ès Droits., Juge & Lieu-
cc&am>Géiié|«l aa BaiUîagc de Beaii|Qioii y, « éctit desProcè»
judicicls , quand c*efl: mal fait , ou non , de les avoir & foutenîr:
comment ic duic entendre cette Autorité de iaint Paul. ( r.
Cdrinch. 6.) Ccji totalement dciu en vous qa aye^jugemens entre
vous : pourquoi ne receve:^ vous pîutêt injure ? Pourquoi ne
rtctve[ vous plutôt fraudt f impiimés à iii-H^ par Claude
Fremy^ ^ 153- grands bieii$^ vertus & bontés que Dieu a
donnés aux femmes, & qu'elles ont commt^nément plus que les
hommes : pour clairement montrer ta témérité de ceux , qui ont
dit , que les femmes, de leur nature, (ont mauvaiTes ; imprimé à
Paris, par Simon Calvarin , 1558. Les excellentes Di-
gnités, vertus & puifTances de la Vierge Marie : plus, Traité
lingulter de ladite Vi«^ ; imprimé à Paris , in 8". par Ëdienne
Denife , 1557. Moyens pouf abréger les procès , & ôtcr les
empêchemens de bonne <Sc brièvc expédition de juftice, faits par
manière de confeil & avis ; in^primcs \ Paris , par Guillaume le
Noir, 1556. Suhtilijjim<z legis ncque natales C, de probatio"
nibus y & ejus glof. {qua_ ardux probandi materice clavis & prin*
cip'mm eft) utilis interpreiatio , repet'ttio atque cxaminatio , in
quâ prœcipuc juridicè probandi leges & régula fuccinSè &
quodam oïdific traduntur ^ Lugduni, în^^°. apud Scipionan de
Gabiano, ^S3^'
* Voy. La Croix ou Maine ,au même Article, Tom. Il , p. it^èctx^
PHILIBERT BOYER*, Procureur au Parlement de Paris,
natif de Parey en Charrolois, a écrit Inftrudion pour le fait
des tinmccs , &: que c'ell que des droits & devoirs Seigneuriaux
h£. Domaniaux , en quoi ils confirtent , la forme de ia vérification
d*iceux ,& l'ordre qu'il faut tenir a la reddition des comptes;
imprimée à Paris , zn-ié. par Guillaume delaNoiie, 1581.
Décifions de pratique , Livre premier, contenant foixante-cin<j
chapitres; imprimées a Pans, par Robert le Maignier, 1582.
^ Voy. La Croix du Maims , ao même Ârdçle , Tom. H , pag. x 14.
PHILIBERT BRETIN * , Bourguignon Auflbnnois, Doc
cénr en Médecine » a écrit Poëiics AmoureiifeB , réduites en
r
Digitizod by GoOglc
PHI :PHi 191
ftme d^m Difcoors de la nature cT Amour : plus , les Mélanges
comnwnçans par un Poëme de Torigine &c de la perfeâion de
l'homme , où fe reconnok la pauvreté de fa nature; imprimées à
à Lyon ; m-8°. par Benoift Rigaud , 1 576. Il a traduit de Grec,
les (Eu vres de Lucian , de Samofate , Philofophe excellent , non
moins utiles que plaifantes , repurgées de paroles impudiques ôc
profanes ; avec la table des Opufcules &: Dialogues, & le fujet
de leurs Sommaires , par ordre ; imprimées à Paris , in-foLpSLt
Abel PAngelier, 1581 *.
* Vor Ia Croix j>u Mainb les notes , aa même Ârdcie>Tom.lI;
PHILIBERT BUGNYON, Mafconnois, Avocat au Siège
Préfidial de Lyon , a cent Erotalmcs de Phidie & Gelafine,
contenant cent quatorze Sonnets , parmi je/quels font entre-
mêlés quelques Chants , Ec1<>lmics & Epigrammes : plus , le
Chant panégyrique de Tlfle Puniinc , avec la Gayerc de Mai j
imprimés à Lyon , m- 8°. par Jean Temporal, 1 5«)7. Nuptiale
Seîline à l'honneur de Pierre de Kozci , Confciller au Siège
Préfidial de Nyfmes, & Dambilèlle Françoife de Sauaz , fa
femme ; imprimée en Avignon » par Barthélémy Bonhomme ,
1554. Déploration Elégiaque fur le trépas de feu Jean de la Va*
lette , grand Mattre des Chevaliers de l'Ordre iàiae Jean de
Jerulâleffly k Mahe; imprimé à Lyon, rn-8*. par Benoift Rigaud»
1^68. Déploration fur le trépas d'excellente PrincelTë Yfabelle
de Valois, Roine d'fifpagne; imprimée à Lyon, par Michel
Jove, 15^8. De la Paix,& du profit qu'elle rapporte, imprimée
à Lyon, par Bengid Kigaud , 1577. ^"hait du peuple Fran-
çois , fur l'heureux retour de Pologne , du Roi très-Chréticn
Henri lît , imprimé par Benoid Rigaud , 1^74. Continuation
dudic Souhait , imprimée par ledit Kigaud , audit an,
Sts (Suyfts. tn Profi,
fitfcours fur Tépouvantable &c merveilleux débordement du
RJioike » dm k àrcntoiu: de h ville de X^yon ; imprimé à Lyon>
4
par BèaoSft Rigaud ,iil7o. Dlfcoun êh-ftocès ^Û^éntré^MnmA
iNeyron , & les Héritiers Jean Thcvenoa; imprimé à Lyon,
ÎR-è^. i$76. Remontrance & Avertiflèment aux £tj|cs Géné-
raux de ia France , tenus à Blois , imprimée à Lyon , par Pierre
Kotifïïn , T^j6. Sommaire Difcours fur la Déclaration du Roi
iicnri Ul , touchant î'Atour de veloux , imprimé à Lyon, par
Benoift Kigaud , 1 577. Commentaire à TApologie & Défènfe
de Lyfias , Orateur , fur le meurtre d'Eratollhene, furpris en
adultère; imprimé à Lyon , in-^'^. par Benoiil Rigaud , 157^.
Iwclle Apologie traduite de Grec en François , par J^cjucs des
Comtes de Vnucmil]c , Confeilier au Pcirlcment de DijoQf
Gïmmentaire fur les Ordonnances du Roi Charles IX , faites à
MoiiIinsV eh TAilèmblée 4es Ët^ts, l'an 1 56 ^ ; imprimélLyon ,
in-B". par Penoift Riyaud. Traité des Lok iibrogées & muntées
en tolit^ les Cours « Terjres , JurîTdîàioiîs U Seignciiri<fs^ da
Royaume de France ; réduit en cinq livres , pour la fêptiémè
édition, & in)pri'mé^I^yoD,zV4*'. par Charles Pefnot, 1^78'
Harangue de lyfias , Orateur Grec , contre les Marchandsde ble^
de fon temps, imprimée h P^ris^ par Jean Parent, 1579;
Difcours des propriétés & vertu d*une fource d'eau , retrouvée
nouvellement en Vivarez, kdeux lieues de Valence. Plus Seftine
à l'honneur & gloire de Dieu , fur les admirables e^iccs d'icelle;
imprimes à Lyon, par Benoiil: Rigaud , 1583. Commentaire
fur l'Édit du Roi, de l'abolition des Confrairics & Pains bénis,
Efi fur la prcjfe. Les fix & feptième Livres des Loix abrogées,
qui feront imprimés bientôt. Commentaires , ou paratitles fur
les Ordonnances écablK^s aux li.Lâts Généraux , tçnus en la ville
de Blois, par Henri III de ce nom , très-Chrétien Roi deFran^
& de Pologne , pout la réfbrmation ^ Ordre & règlement de ld|
Juftiee de fon Èoyaume : imprimés à Lyon . In-S^. |)ar Jean
Stratiuit , i^8j; ^ ■ ^^^^^
^ Nous ayons patlé de fa Cknmque j daat let mm fur La Gcmx du Maine ,
Jorn, II, paç. ii^j & aitf , & nous avons dît qu'il n'étoit , à proprement
fiarler, que lEdireur, quoique pîafseurs Ecrivains eufTent cm qu'il en ccoit
!Aucçuc. il eft vrai que le îsmàt 4ç 1 Quvrape cft de jPuibùllcr ^ wax^ Bu^iupn
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PHI P H I i?»
-y avoit fait de fort grands chan^emens, avant de la publier. Il s'explique
ainfi , dans une Epître Ocdicatoire, à Guillaume Paradin : Multh f.inî plus
iKgot'ù fuît mihi , in bcnè colhcantUs perqudque tempora rckus gcjlis , quùm , in.
confcribendis lis , impenft j cun ; nom adeb perturhata enint omma^ écc, Âiilîi,
fur le titre de l'Ouvrage , Chronka Urbls Matr[fan£ ^ il fe donne pour le rc-
da«^ur. Plu Bugnoiùus J. C. coacimmv'u. Au relte , ce petit Ecrit ne méntoïc
peut-être pu tMt de difcu^iu. Ç'eft un petit Livret de ;j pages in-S^. U
lût imprimé â Lyon ,eni559,£cileftfbR rare i c'eft fon feul mérite.
PHILIBERT ÇANDIL , Capitaine d'Anton , Ècuycr de
Gênas en Dauphiné.» a écrie en rime , Devifes , Sentences , &
Diâons politiques » moraux & Cacholiques » tanc par ordre
abécédaire qu'autrement; imprimés à Lyon , ûi i^. par Fran-
çois & Benoift Chaudàrd , frères, 15^0.
PHILIBERT HEGEMON , de Châlons-fur-Saonc , a écoc
en rime *, la Culombière & Maifon Ruflique , contenant une
Defcripcion des douz,e mois, & des quatre iaifonsde rannée;avec
enfcigacmcnt de ce que le Laboureur doit faire par chacun
mois. L'AbeiUe Françoife du même Auteur i fès Fables moraW
& autres poefiesj imprimées à Paris , par Robert le
Fizeliery 1^83.
. * Cet Atttear , né k Chalon-fur-Saone , de Philippe Guide , Procureur du
Roi au Bailliage de cette Ville , &; de Reine Rougeot , le aa Mars 15}^» pour
fe donner un air favant , changea te nom de Guide , qui étoir celui ce fa
famille , en Hfvemon ^ du Grec H'yfWT, qui fignlfit: Guide. \ ç P. Jacob,
( pag. 5 j de Scripl. Cabiioncnf. ] dit ou il lernpiit la ciiarge de ion père , cou-
ciiiant avec fes devoîn , le goût pour la vie champêtre & pour la Poclîe. Le
Recueil de fes (TEuvres, rjpporrcc; par du VLfilicr , efl un /«-S®. de foixanre-
quinze feuillets. U avoit iailié manufccice une Paraphrafe Françoife du Can^
tique des Cantiques , 9c une des Pfeaumes , qui périrent dans un incendie,
après fa mort. Sa devife étoit Dieu pour guide II alla i Genève embrallèr U
R eliî^ion Prétendue I^cformée , & inonrur, à fon retour , à Maçon , le 19
Novembre 1595, dans fa foixance-unième année. Voy. b Bibi. des Auteurs
de fiourgoene , Tom. I >pag. iS^j&laffiblioch. Franç. deMtl'iilbéCçujet,
Tom. WI9 peg. 410.
PHILIBERT JAMBE DE FER a mis en mufique, à quatre
parties » les vingt>deux Oâonnaires du Pfalme 1 19 > de David ,
traduits par Jean Poitevin ; imprimés à Lyon , par Thomas dç
BiBLioT. Fb AN* Tome V. Dv Vs&d, Tome ifi, B b
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194 PHI PHI
Stmofiyi^^t. Il a mis «uilienmunqucàquatre&àcinq parties»
lés cent cinquante Ffeaumes de David , mis en rime Françoife,
par Clément Marot & Théodore de fieze ; imprimes à Lyon»
par Martin U Roche» 1)64*.
*Voy. La Croix dv Maivs» Sc les notes, aa motjAMBl 01
Fer , Totn. II , pag. 116.
PHILIBERT DE LORME , Lyonnois, Aumônier ordinaire
du Roi Henri II , & du Roi Charles IX , prcmièremenc Abbé
de faint Kloy Icz-Noyon , pays de in t Serge lez- Angers, a
écrit nouvelles Inventions pour bien batir à petits frais , impri-
mées à Paris, în-fol. par Hiérofme de Marnef, i^<^C. Plus, dix
Livres d'Architedure , imprimes à Paris , in-foL par Federic
Morcl, 1568 *.
if Voy. La Croix du Mains , U les notes, »u mcme Âccicie , Toro. II »
pag. IZ6&127.
' PHILIBERT POPILLON du Ryau , Gentilhomme Bour-
bonnois , a écrit vingt-quatre Sonnets Amoureux , imprimés à
Lyon , par Barthélémy Honorât, 1574.
PHILIBERT GAUTIER DE ROVILLE a écrit Chant
funèbre des neuf Mufes , fur le tombeau d'Anne Duc de Mont-
morency , PairSt Connétable de France; avec rAcrofl-ithidc &
rAnagrammatiime dudic Seigneur i imprimé a Pans, par l'Au-
teur, 1 567.
PHILIBERT • DU VAL, f viq ,e de Sc« , a écrit un,
Difcours en vers Héroïques , non moins elcgant que haut , pro-
fond & admirable , traitant de la grandeur de Dieu , & de la
connoifîànce qu*on petit avoir de lui par Tes aii\ rès. Item , de
la puifîàiice , lapicncc & bonté de Dieu; jmpnmé à Paris,
par Vafcofan , & encore par Ftderic Morel , 1568: &
à Lyon , par Gabriel Cotier. Le commencement eft tel :
Màfi du Gel t i £vim'Vnuûe s
■ , I^'/ncy ta iimU & plaifinte barmomt ^ '
Que timt le cours du monde fpacicux ,
Et U réglé mouvement des hauu deux y
I •
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PHI P H I I9J
J}y-moy^J? Auteur y ^ la caufe première
De la toujiours flamboyante lumière ;
Dy-moy celuy dont provient tant de bien^
Qui a tout fait & compofé da rien*
Avant le Ciel, la Terre, & l'Eau profonde ^
Et icyant l'œuvre admirable du monde ,
Ains qu'il eût Soleil apparo^ant ,
Et que la Lune eût déeûurs j ou croisant ; r
Siins plus e'toii me infinie ejffèacea
Une honte' , puijfance & fapience ,
Qui n'a point eu aucun commencement 0
Et Jurera perpe'tueiiement*
Spirituelle, immortelle , invijible j
Inénarrable , 6' incompréhenfîhle ,
Toute par-tout , fans ûccupauca ^
Et deffits tout j fans Umttanon s
Simple fuhjlance y impajfible y immuable ^
Et pure & fainte y & jujle & véritable ,
Tout eji en elle , & d'elle auffi tout vient 'y
Par eUe tout y & tout etié fimekne , &e,
II a traduit de Grec en proie Franç nfu , par le commindemenc
du Roi François I , Dialogue de Flacon , imttulé Cricon» ou^
de ce qu'on doit fiitc > imprimé à Paris , par Michel
Vaicofiiii, 1547.
^ L« nom de cet Evè^œ étok Pierre. Voy. La Croix du Main« , 8c
les notes, au mot Pibrki Oovai , Tom. II , pag. 3 5 o fiUv.
PHILII3ERT DE VIENNE, Champenois , Avocat en la
Cour de Parlement h. Pans , a écrit le Philofophe de Cour. Il a
traduit du Lacin d Erafme , Sermon Je Jefus, enfant j &c fut U
fin a ajouté le combat du corps &l de Telprit, imprimé à Paris,
in-t6. par Galiot du Pré, 1 542.
PHILIBERTE DE FEURS , Dame Débours & de la Badie
en Mafconnois , ores femme du Seigneur de Pifay , a écrit les
Soupirs de Viduité , conLcnant.cinq cens vers, par lefquels elle
plaint & déplore fort la perte du fieur du Marteray Jehan de la
Baulme , de la maifon de Ferez : fe réfout enfin fagement de peur
d^oâfenfer Dieu ; & finalement diftourc fur certaines viiiuns
Bbij
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196 PHI PHI
qu^clles^imagine lut être appanies. Plus, plufieursautrc^Poëdes
que j'ai vu écrites k la main cher le (ieur de la Tsûlibniere. Les
Soupirs de Viduieé commencent ainfi ;
Mon «Kur j furpris J^unt extrême trijiejfc ,
Faiil j ô mon Dieuj qu'à toy ma voixj'adrejji^
Te fupppl'iant n'avoir à iépla:Jlr ^
Si ^ par ces vers^ faits à peu de io\fir ^
Je tâche au vray d'exprimer &^^rirt
Ce que mon cœun^Pîgéne peut dire^
Pu 'ifque je fuis privée de celuy
Qui était mien, & moy feule pour luy ,
Seuie pour Ity réfervet & chaire,
Pour^ de tous points, vivre à Jk feum^t^c»
£c un peu après.
' Celle tient nom d'une prudence & fige ,
Qui fi l'honneur écrit fur le vifage.
El en un autre lieu.
Btant pourveu d'un hon entendement^
% S'étoit acquis un parfait jugement
En Poêfie > h accords de Mufiqultt
Puifés au fond de la Mathématique^
Bref, il étoïc accomply & parfait^
Chacun l'a pu connaître par effet i '
Car s'il voalo 'ufecommander MféttfW
Quelque dfcours de férirnx affn.ire ^
Il en fortoit y au grand eionncment
De qui l'oyoït plus ententivement.
Moy donc « étant kenreufement réduite
Sous fon pouvoir par fi fige pmarfoUe «
Jbty ohéy l'efpace de dix ans ,
' jtveeqnes Phenr fs^ores plus je n'atttm :
rai^mdi piu^ de voir finir ma yie
Pûr ce regret j qui j fâcheux g m'y convie» ,
Mais de quoy fen ce injle Icunenter?
Le Ctel l'a pris, le Cul fe pent vanter
D'avoir acquis ^ en fon brillant empire^
Un afire beau , que l'on voirra reluire y
Quand Jupiter j rendant le temps ferein ^
Vmséra ouvrir fa libérale main
A MUS humains y chaffant par les orages
Le voile objèur des vagabonds nuages t.
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PHI P H I 197
TatuSs que mey tkédvt > de mes pleurs ^
Feray pleuvoir w» mer de douleurs.
Las ! trop & trop te ren force ma peine ^
Bien quelle foit & inutile & vaine ;
Mais toute femme épnwKe te moyen j
Sien qu'elle ait feu qa^elU ne fert en rien j
Sinon d'outrer ^ à fort propre dommage ^
Les actions du fcmimn courage.
Jamais bon coeur , aymam fans fiSien ^
Ne peut fouff'rir y fans démonfirathm ^
Une douleur extrêmement crue/le y
Comme j'efereuve j & la puis dire telle ,
Ayant perdu tout i'e/jfoir de mon miatx ^
Comme me: cxur rrriosane par mes yeux.
Or, ay jc beau me jàther & me plaindre ,
Sans toy , mon Dieu , Je ne Jfauroy rejlraindru
L'ail fontaineux, nujj^lant cette humeur^
Qui ne permet receler ma douleur.
Je te pry donc j donne-moy patience ;
Je Cay ajfe^ , par vraye expérience ,
Reconnu àm en autre adverfité ; *
Ufe envers moy de telle charité ,
Que je te puijfe encore être aeréable^ ^
Te connoijfant tout bon & aénînAle >
A celle fin qu'en mes plaintes & cris
Je ne t'cffenfe , & moins par mes écrits y &c.
PHILIPPES D'ALCRIPE , ficur de Ncri en Verbos (ton*
ces noms font fuppofés) a écrie la nouvelle Fabrique des cxcel-
lens traits de la Vérité : Livre pour tndter les reTveurSy trides
& m éî;în coliques , à vivre de plaifir; imprimée h Paris , m- 16. par
Jean de Lail^rc , i ^79. c'dl un Livre de Contes facétieux &
xempli de menionges
^ V07. La Chqix d9 Maiki » & ks noces , ta mftme Anicle » Tom. Il»
pag. 119.
PHILIPPES DES AVENELLES a traduit du I atin de
Darius Tibeni, le premier volume de l'Epitome ou Abrégé des
vîcs de cinquante-quatre cxctllens perfonnagcs, tant Grecs que
Romains, mifes au parangon Tune de l'autre; extrait du Grec
de Plucarque de Cherooée ^ imprimé à Paris > m-^^. par PhiUpr
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198 PHI PHI
pc«: d*Anfiie & Richard Breton, 1^58. Il a traduit auffi des
(iiftofres d*Appjaii Alexandrin , Auteur Grec. L'Ibérique , ott
rEfpagnoIe, &rAnnibaIeou des Exploits d'Annibal, Caccha*
geois y en Italie ; imprimées avec les antres Gaerres d*Appian ,
traduites par Seyflèl , à Paris , (r»8^. en l'an 1 5 ^o.
PHILIPPES DU BEC % Évéque de Nantes, a fait & mis
par écrit une Exhortation Tur le Règlement & police faits
audit lieu , pour l'cncretenement des pau vres , au Clergé, No-
bles, & Bourgeois de ladite ville ^ xinpriaicc à Paris, ïn-^^. par
Martin le Jeune , 1 5 70.
* U étoit fils de Charles Dubec , Chevalier de l'Ordre du Roi , Vice-
Atnîtal de France , &: de Madelaine de Beaiivillier. C'eft ce Vice-Amiral , dont
il eft parlé au Tom. U des Mémoires de Cajleinau , pag. 459 , qui , d'un coup
de Soleil , devint, en un inftanr, auflfi noir q u'un Ncgre, fans que Ton reint aie
jamais repris fa couleur naturelle. Philippe Dubcc fac fait Evcauc de Vannes,
en 1 5 5 9 ; traïufëxé à l'Eyêdié de Nances, en 1 $(^6 ; noidmé a TArcbeviché
de Reims, le 2 5 Juillet 1 5 94 , & Commandeur d» TOrdre du S. Efprit, le 7
Janvier de l'année fuivante. Mais fes Bnlles ne furent expédiées que trois ans
après , à caufe des difiérends de Henri IV avec la Cour oc Rome. U mourut
à Reims, le 10 Javier itfoj.â auatre-vingt-UQ ans. Ona imprimé un Recueil
de fe^ Sermons, & une Traduâion Fran^oife du Traité des Veuves ^ par
S. Ambroife , Oa?cagM dont du Verdicc n'a pa parler, puiiiqu'iU a'oue pacu
qu'en 1 5 ';<>.
PHILIPPES BEROALDE *. Voyez François Habert,
Cat UY Ds LA Fontaine « Claude de Ponxovx , Ci.ÈMENr
Ma ROT.
* L« Philippe BtROAini', dont il eft quedion dm? cet Article, ef^ V Atv»
CLcrif né à Boulogne, en luiie , le 7 Novembre 145 j , & more dms cette
m^e Ville le 17 Joillec 1 50$ , dans fa dnqaante-unième année A ; 1 ( s avoir
fait fes crudes avecdillinc^ion, il vintà Pans, où 11 enfcigna les Belles-Lettres
f>encl.inr quelque temps ; mais fes Concitoyens le rappelèrent dans £a patrie»
'y reçurent avec dillinclion , & il y profelEi les Belles- Lettres le reftedeta vie*
On lui donna les dernières marques de la confidération que Ton flvoic pOUf fbn
ricrirc , par les funérailles folennelles qu'on lui fit. Tous ceux qui ont parlé
de lui s'accordent à dire cju'il aimoic la uble, le jeu avec jpaflîon , les femmes
avec emportement , au pomt qu'il làcrifioU font à ta iadsniâioti de fesdefiis;
nuMSÎls difent en même temps, que c'étoicd'aiUearson homme fa^ & rangé.
On fQOQwmi dans ces eypc^ffions cm bienv«iUsjKe ^ les flottioanois
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ont conftamment les uns pour les autres ; ce qu'il y a de plus ctounant ,
c'eftquô, daiis une vie alTez courte » Philippe Bér oalde ait eu le temps d ccrice
&; de s'exercer itvec fuccès fur toutes fortes de fujcts , 8c de foîvre tous Ct*
goûts. Voy. les Mémoires de Ntceton, Toffi.XXV, où, par le Catalogue
de; Ouvrages de Bésoalde , oii iMM que toos les genres «le littérature lui
étoiciu tjniiliers.
PHiLIPPES CAMUS a tranflaté , à la' requête & comman-
clcment de Jean de Crouy (îenr de Chimay , l'Hifloire ou Roman
de Clamades &c h belle Ckrmonde : plus le Koman d'Olivier
de Camille *.
Voy. La Croix dv Maiae, H les notes, au même Article »Tom. II,
pag. iiç).
PHILIPPES CHRESTIEN , Avocat au Parlement de Gre-
noble , a mis par écrit plnfîeurs Arrêts notables, donnes
Cours fouveraincs de t rance , &: ès Sièges Préfidiauxi imprimés
à Lyon, in-^'\ par Jean Pidier, 1558,
. PHILIPPES, ( MefTire ) Duc de Cleves , Comte de k Mar-
che & Seigneur de Raveilin , a écrit Indruâion de toutes
manières de guerroyer , tant par terre que par mer , & des
chofes y fervantes ; imprimée à Paris , iit-S^. par Guillaume
JMorel, 1580 *.
* Naudé n'« point fait raenrioo de cet Ouvrage dans fon Livre de Siudh
Militari.
PHILIPPES DE * COMxMINES , Chevalier, Seigneur d^Ar-
genton , a écrit les Mémoires fur les Faits & Gedes de Loys XI
& de Charles VIII, fon fils, Rois de France; imprimés en plu-
fieurs formes , & divers lieux , par divers Libraires , mcmc à
Paris, in- fol. par Galiot du Pré, iS5i« ^ Lyon , in- fol. par Jean
de Tournes , i «559 , & encore à Paris , par Claude Micard ,
in iC. l'^yo & i')76. à laquelle édition efl ajoutée une Fpître
de Jean SIcidan , en la recommandation de PAuicur , lequel
SIeidan a traduit aulii de notre langage François au Latin , cette
belle Chronique ou Hifloire du Roi Loys XI , écrite par Com-
mioes^ fon ChambelUn , & à bon dn»c : car il ne (àiuroic avoir
loo P H I P I
choîfi Hidorien plus véritable que le C.eur d'Argenton , dont
l'auvre s'eH: d*eile-inème fendue digne d'être prifée autant que
tiNite autre des plus anciennes , ayant mérité d'avoir été bien
▼ue & reçue de toutes nations : même l'Empereur Charles V ,
en a fait telle eflimc, que le plus fou vent il tenoit ce Livre entre
lès miîins , jufques à*lc mc^tre la plti-^ part des nuits au chevet de
fon lit, non tant feulement pour imiter Alexandre le grand qui
en faifoit de même de l'IIiadc d'Homere , que pour s'en fervir
ès defTèins &l exploits qu'il avoit à faire, & pour enfuivre les
faits de ce grand , accort & magnanime Prince & Roi très-
Chrétien Loys XI , Ici'quel.s il y remarquoit comme dans un
miroir , étudiant là-de(7tjs , afin de s'y régler , & s'en aider &
conduire,(èlon lesoccurrences^en (èmblablM événemens. Vrai eft
qu*icelui de Commines écoit un Courtifan qui a vécu en ufage
de parler en communication d*ai£iires , $c en fréquentation de
peribnnes hors le cravail'd'étnde. Mais THifloire qu*il a écrite
eft grandement louable de ce qu'elle efl pure & nette , & , com^
me Ton croit» véritable, pour ne Tavoir écrite fur Mémoires^ ou
, Avis recherchés ; ains pour avoir oui & vu le contenu d*icelui.
Les liaifbns & les compoHtionsdes mots font du tems , & modef-
tement pris & en faifon. Aumoîns, il n'y a point d'infoTence de
mots nouveaux & étranges. Auffi vit-il encore , & vivra au gré
& contentement de tous, en foi & réputation. Or pour autant
que la vie de Philippes de Commines , fera amplement décrite
en notre nouvelle profopographie , je n'en ferai autre plus
longue mention , fmon d'ajoutçr ici fon Épitaphe Éloge faits
par Pjcrrc de iionfard.
ÉPITAPHE de Philippes de Commines,
Entreparleurs, le PrétiCj & lePafTant.
P//. Otiflle ejî cetff Df'rfje , empreinte en cette yvoire ,
Qui je rompt Us cheveux , & tord les bras? PRE. i'Hi/ioire,
Pjt» Et Poutre t qui , d'an mltrifiement dépité^
XMmente à ce tombeau? PRE. La Jîmph Vc; té.
P A. Ne !^t(} point mort rcy le Romain Titc-Ltve ?
i^Ji^, S>ion : mais bien un François ^ dont ia mémoire vive
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.ir
rP.HI lUHil *Ai
Surpajfe ce Rdnuîn ypoàr/fd^'oii'.egaltf' ■ * , • *
La vérité du fait avu le ieau parler.
P. 4. Dy-moy ce corps doué de tant de vertus dines ?
PRE. Phiiippes futfon nom ^fon furnom de Commines, '
PAtFm-it pauvre t-ou /U fut de hçjjk race yJJ'h?. A
PRE. Il fut riche, & fi fut de noble fu^ connut .
PA. Qu'a-t-il écrit y dy-mo\ ? PRE. le périÙèux voyage
Qui Jit Charles à Naple,& la guern & l'outrée i ,•
Qii*onlayfoàFanMMU^4Ldesm^iif*J?'^'fi*f^ i ^
Les combats variés eneontit les Anglais
Bt contKe les Bretons , les querelles folles i ■ '
■ Jh W0f Princes fauuurs du Comte ieÇh^rroléiii . t:....,-^. r r
•,£orfyue Mars ayili/t de la prance lelo^ j , ... ; , / ■ '
■Et que le mont TIery lui vir tour net le do"^. . ' ' ' -, *
PA. Fut-il préfent au fait j ou àia s'il l oayt dire ? ' ' l
PRE, Il fut préfent au fait y & Vtùtu d'.efcrae,-
Sinon ce qu'il a vu : ne pour Duc, nep/fitr Roy 3^ , - ".f J t
ïl n'a voûlu trahir de rmjîoire la foy. ' • r : ' ^
PA. De quel état fut-il? PR£f£>e gouverner les Prinies »
£t^/ageiti»àitffkdeàr^â^^
u'ii.':'.^l^ A l'honneur de fon maître y ohptnt i travalUc^j lî ii I'».'.'".':, '
£e guerrier J pour fhn maure ûijliné f banquier. i " ..t
PjI. Pour avoir joint la plurnt enfemhle avec la îaàee >
•■ t Qu'eut-il ^ Prejlre , dyrmoy y vouriUfOltTicompenfet
PRE. Ah l fiere ingratitude tu eut y contre raifont''
•■' La haine de fon rha!trei& éfùx (Ms dè prifon. «
,> • • JPA, 'Qm/^iiuitf«trjm>ft^tf iPRE^iPhtlippes , & rote(âm
Loys y Roy des François y & le Roy Charl' huitième . /
Un Duc, & deux grands Rcrs s ; mais eujfent-ils encor
Eté y plus qu'ils /l'étoient^ riches de gens J & d'or i
EufJ'ent-ils ^rffy/te m^UtU U» trope t .. .. , .
Eu]fent-ils tenu fculs Us htidU de l'Europe»^ ' . '
»• ; Si fujfent'ils péris^, &■ leur rwHmfttfi vain, ' '
'j'.':iStin^l*¥rme fitvtew^,de^.<^ , , o
,,, . . . • ^Qtû.vifs^hm's du tombeauyde lamort Usdfftvre» ■
Et y mieux qu'en leur vivant y les fait encore vtvn*^
' Or toy i quiconque fois y qui t' enquêtes ainjt y ^ ' ~
Si eu n'as plus que faire en cette Eglife icy y . ! r: * ; • • l
. Retoitrae en ta maifon « & conte à tes fils coaunjf^ • -
' Tu as vu le tombeau du premier Gentilhomme V
'• ' Qui, d'un cceur vertueux yfit à la Frqtùie voir ' ^. , .
^'[j.jQiidc^^hàttrieârdtjài^ ' '
0 trépaifâ Tan 1509 , 6c de (bn âge , le 64* ; Àitenteiré
JSlBUQTH. F&AK. Tom. V. Du VfiiLD, Zo/71. Ç 6
ii<s% an H I
rÉgUre des Augudins ï'Piïîs", ^Rs là Chèpelle qu'il y avoitfâît
hmr , en laquelle ed toSi effigie & 4e fa fènune Hélène de
Chamiys , iiTue <lc($.Cqimc; de Ij^pn^o^cati, d^Ânjou , & auifi de
Jeanne de Goinimnes , fii vfillt > uqu» fiie' f«minft tfu Comte de
• Poinaievre *; ^v"' V ' "
'l' Voy. La GkOM »v4«iAt H S , ^ iet JKicis *te'ilioKPBiUms
»6COMMINBS,TM|t.ll,flf(.ft)Oft&)l. •» <.
PHILIPPES L£ FRANQ> Ar4«oow, n iefit Apologie con-
tre certain Ddftotftj^-éÀir f^a» le non- idvi ^VB Généraux de»
Pays-bas , par laailflîrtenc i^^^ fés'càVillatîoiis $c im-
poftures du^jjc OiJ(ëott(s;'àvec libll^ d^ ce qui s*e(l
paile dès l'arrivÀ dtt ÊMic Ùôin Jcal» d'Auftifit» efdits pays;
imprimée 1575^', ftW R*M de licti tli d*îil^|>Hffl.eui* : & le titre
dudit.pif(:wçs.,^j Jtc1 ; 5^^^ jûHês caufes ôc
raifons qui onp ^ontfiiiitf^^es -.États GeDéraax des Pays-bas de
pourvoir à Jeur^iéfenfè , contre le (leur Jéan d'Au^nç; imprimé
en Anvers^ ift.^^, pwt Guil)uimè$ylvitt$ k'.x 5774,
Vmn^pSS^l!>$ft^SSm:ES,ptiâ Médedne , l
Paris ^ a écrit *]ii|rp<iîi^l^îre pour paVvemI' i la vnie connoii^
iànce de fa Chirargift râticttiettevi tinpriniee' à fM\ il^8**. par
Michel Fez'âhdac, t^j^;.'^ " • ^ ;
PHILIPPES DE MAIZIERES , Chevalier Chancelier de
Chypre, a comporé eh râfî 1397 ,^ûri fort gros Volume intitulé
le Songe du vieifpçJçi^f^Va^reilaiv ^ blanc faulcon , pèlerin au
bec & pieds dorés y lîm paV nibn>rlif8> en cent qQaMmte-quatre
cliapitres : écfit en ptnl^ fiir^^ p^^ èt k Librmru de
Monfitur (TVifé^Sui^U fiii diiàit 1Ai(tc Ibiit les paroles qui sVn»
foivenr. • » • . ......
[C7 finit le Livre, appelé té ^on^^a ^éSff'fl^n^acfré^nciHiblanc Faacon,
tyaîu bec 5i pied*^ d^ rcs , leqiîVr iLivre a compofé ^Tan i 397, un rrc-s-fagc &
Catholique Chevalier , CUaa'cèficr 'Jp Chipre , liommé Meffire Philippe de
Maifîeres, lequel prcn^créinem rervîc'le Pape (jrcgoire XI^, & «depuis l'appela
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la i^ande prudence Se prend'hommie qujil avoit en lai ,rofnmit; , plus qu'i
autre , le gouvcrncinenc de fon RoyauilÉe. Ce'nonob(Unc , itdk ChéVAnef^.
voyant oiie très-pérUloiflflimiiè^lArft friir ^ f^vA êù UoaA 8e parmi '
les mondains , & p.u fpâ^i^^ Cour, après plullcurs requctLS & longue iiBr
ercunicé, obtint cuv^i de fon Seigneurie \Lucrj, (^IuiIl-. V, de lailferla
}4t Se le monde , 6c tjiu'nr lieu folicaire , autjucl il pût ufcr , d.-ni jurant
de k vie, â mieux 8c pUis sùreiiM^'lèr#if IDiëu, Se Ion tétii» GheviRe^^
choiiic l'Hôtel des CcleUiiis à P.iris , «S: là il fit édifier logis i?c hibiraîion con.-»
vcnable à la vie & çtac (ju'il deliroit ipcner i 6c incontinuiu avec djux Cleccs •
tant feuleinenc fe reciaiten ladite maKbn, en laqu.ile il a demeuré avec
lenlktRîsHgieux , parhsi^acede vingt-cinq ans,ouêniriibnv jafqu'à la mort ,
làa|t jamais en vouloir partir. Mai«,pour fa grande proVi«nbe> ledit Roi
^^ijrent le venpit vpii: , Se ctoit feul avec Uii trv>is ou qn,itre hçijr^ , pour
opn^cer les affaires d<î Coh Royaume Sç d«^ Con peygle , ne jayiiajis^ tant qu'il;
«^quit, n'eût prif ^qc^iclurion en aucu»e fidSMlif^fMI^ pef-
lonne & Royaiimo, ou la chofe publique , que preinièremenr il n'eût eu le
confeil Ôc ouiiiion dudit Chevalier. Et Ci ledit Roi ctoit k l'aris , au bois de
yincenne , 1 Germain en Laye, à Mc;lun * ou à Meaux , il m3me venpit
en pîrfonnc vers ledit Chovalier , en (pp logis des Ccbftlns t pour mieux
Copférer avec lui ^ «?c quand ledit Roi étoit fort loin de Paris , il envoyoit Ces
a|tai|:es pac écrit audit Chevalier, Se ledit Chevalier lui renvoyoit par écrit
fon. avis. Repofe le corps dudit Chevalier , au Chapitre defdits Ccleftins 4eû
Paris , auquel lieu ledit Chevalier, en fa vi; , fitptuûeurs biens Se édifices,
&, entre les autrci chofes , rit faire une très-belle petite Chapelle , Se à côté
U^Çiternç,à/Ut^^0j4« Yenf^P*oÙfcpKud.U^^ efi>u,^p(^urJ|i^sul9dei
«jil.P^i; ^ tîJ . '^fiZMÙ-i ;î^ f i. tHiiM^ST h lâJJtîîc -n>.*tj rtiv' IV,
' Ceux qui ont cru ipii 11 Tiwi^i iÉiiiiiiifVi|[iiiiiliiiiltri mftnièi^MilB^oiV^
du l'herser , font réfutés par la différence du titre de ces deux Ouvrages , flBt
par celle du temps de leur compotition. Le Songe du, vieil Pëkrin fut , feloQ»
tamnarane île Ua Verdier , conpoTé en i j 97,. oc ce Ait vtllg^croitall• aapa-
tavanr, (avoir, en 1374^ qu'on veue que, par ordre de Charles V, le Songt'
du y zrger ait été fiùx. Vojess nta nbce ùa miUtr, Tom. li , pag. j x. (M. di-
lA Monnoye).
• PHILIPPES MELANCHTHON *. De la Puiffance & Auto-
rité de rEglif<;,& comment, fans la parole de Dieu , elle ne peuc
être connue : Auteur Philippes Melanchtbon , & traduit de
Ijitin en François \ iniprimé à, Genève, ifn-i<?. l*an 1^50.
Çenfari. Antichefe des articles' dfr U>Doârifie Ëyangilique 6c-
Papifiique, compqrée cUdevanc par- Philippes Melanchtbon,
ini(è de Latin en François ; impriméef à Lyon , in-itf. par Be-
Hoid nigaud I 15^. Réprouvée. La Vie de Martin Luthe ^
Cçij
*04' P H I ^ PHI
traduite du Xatin de Melancïtiion , imprimée fous le titre de
Hiftoire des Vies & Faits âé trois cxcellens perfonnages , Mar*
tin Luther s Jean (Ecokmpade & Huidrik Zuingle , à Lyon ,
ftt-ié. pâr Jean Saugrain , 1 Réprouvée» Chtoniqué éeïïiù
toireuniverfelle de Je^n Cari on « augmentée amplement, expofêe
& enrichie de diverfes Hilluires, tant Eccléfiartiques que poli-
tiques, anciennes & modernes , par Philippes Mdanchthon &
Gafpar Pcucer; & réduite en cinq Livres, rraduirs de Larin en -
François par S. G. S. imprimée i«-8". par Jean JBerjon , 1 579,
* Philippe Mclanchthori , célèbre Théologien , Se l'un des plus favans
hommes cie Ion lîccie , na<^ujt à Bretten , dans le Palatinat du Rhin, le 16
Février i^^%Ce fut le pluspaifible , le pliw modefte le plus doux de cous
les ProTcllans. îl ne tint pa? à lui que L réunion des Proteftans d'Allemagne
avec les Cathohques ne le fît. 1! haïfîbtr les difpiites de Religion , il croyoit
^oe l'on pouvôit taire fon faluc dans la Communion Romaine. On ne conçoit
l^.^urqùoi il ctoit lî vivement arrache à la SeOSsde Luther. Bien des genj^
ont cru nue fon iiicev:iri.ulc fur les dogmes 'difFcrens , venoit de ce qu'il vn-jlnlc'
tout expliquer par l^s lumières de la raifoit. Se que, de cette incertitude, il
était pafR à rindiflTétence > fuite de 11 douceur de fon caraâère. Cependant il
mourut à Wùremberg, le 1 9 Avril 1 5 60 , dans fa 64' année , 8c vit». d'un ceil
tranquille , le tombeau s'ouvrir devant lui , dans l'efpérance que tous fc*
doutes feroicnc levés dans uneautr«vie, où rcgneroit une paix parfaite . fiC
où I on n'auroit rien à redouter de la fureur des EnchoUfisiftes; If èfR ûm'Jk'
juger deTclprir trindifFérencé qui aninioifc Meianchthon » par la réponfe qu'il
mère Catholique , Se qui l'inrerroffenit fur cequ'il ralloit qu'elle crut,
an milieu de tant de difpuces : Conunuei » du -il, de croire ô de prier ^
tomme vous aye^ fait jufqu'à préfent , & ne vous Iaijfe\ point troubler par le.
conflit des difputes de Religion. Cet homme , fi eAimable à bien des égards , &
liiayant,ayoit uoe crédulitpviaimcncpaénte pour les Prodiges , l'Ail tologie
Jndicisire & les fonges. On peur conhilter fa vie, écrite en Latin par Joa-.
chim Camerarius. On trouvera un bel éloge, de Melanchthon , à la fin du
XXVP T ivre àtVmfloht de M. deThou ^ des détails fur fa vie, 5: le Ca-
talopue de fes Ouvrages , dans les Additions de Teillier, Se les jugcmens
qu'on a portés de fes Ecrits; dans le Litre dé Pope Blount , intitulé Ctnfiira. -
Autorum celeh. ( pag. 4J4)- On fait que fon nom de ^iXoAh ^ Stwarfcrdt j;
%mfie en Allemand Terre- noire y Se que ReucHlin , fon oncle paternel , le'
Inifitchangcr pour celui à& MéUnchihoa ^ qui, en Grec, a la même fignilica-
tton. Reucblio lui-même , dont le nom , e\\ Allemand , fignifie Fumée , avoit
p.-îreil!emenr rr.idiiit fon nom en Grec, & s'étoii apptl ' C^pmcn. Mélanchrhon.
a aulh traduit foa nom en Italien.: Mejfer Philippo di Terra nera. On le voit
aioft i h i&te de fc4 IiWC«»flt«)M;Celuide- A/<;^/i<:A/A<?/i a prévalu J & c'eft
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PHI PHI xoj
le feul fous lequel ce Smnt foît aujourd'hui cité. Selon k Popeliniere , lorf-
que Carion prcfenca les premiers rraits de fa Chronique à fon m.iîrrc Mc-
lanchthon , pour les voir y y ajouter ^ y corriger à fon pldifvr , d Us raya tous
d'un feul trait j & les refit toutes ntntvelles ; mais j par une tÛbomàinté natU'
relie , lui permit de les imprimer fous fon nom. La Traduftion Fcançoife de
cet Ouvrage , citée par du Verdier , eft Aç Simon Gouian , Seni^n. C'«ft
le nom que dcligncnr ces rrois lettres S. G. S.
■ * Les yies de Luther , d' Œcolompade ôc de Zuingle , attribuées ici à Mé-
landuhon , ne font pa5 de lui -, ce Ibnc les Lil»aire$ , qui , pour mieux les
veudxe , les délû^enc rous (bn nom. ( M. ds la Momnovi ).
< PHILIPPES D£ MORNÂY » fieur du Pieffis Marly, a ecrk
catcellencDiicours de la vie & de la porCj imprimé \ lafàhnnt^
i«-8®. 1576. & à Paris , i/i-ié. par Charles Perier» 1580. De
la Vérité de ta Religion Chrétienne » contre les Athées , Epi-
curiens, Payens , MahumédiUes & autres Infidèle i imprimée
en AnverS> par Chrillophle Pkncin, 1581, & depuis
ailleurs par autres , în-9,°. & w-t6. & contient trente-quatre
très da.les chapitres. Traité de l'Églife , auquel font dirputces
les principales quellions qui ont été mues furxre point, en notre
temps; imprimé à la Rochelle, /'«-S**, par Pierre Hautain,
1581. Colv'nnjue, Les Méditations de Hiérome Savonarole, fur
les Pfciumcs , cradiiitcs en François, par l'hilippcs de iMonuy j
imprimées aParis, m-16. par Guillaume Auvray, 1584.* ' '*
^Voy. La Croix du Mainb, & les notes » fur cet Article, Tom. Il,
j»g. i;^ & fuir..
PHILIPPES DE PAS * a recueilli & fait imprimer les Poë-
jnes Chrétiens de B, de Montmeia »k autres di\ ers Auteurs.
* Voy. La Croix du Maine , ôc les noces , au mot Philippbs de
PARiSjToin. II , pag. ijy. • '
PHILIPPES DES PORTES , natif de Chartres, en Beauffe,
a écrit deux Livres des Amours de. Diane, dont le premier
contient cinquante- Ifèpt Sonnets ; Complaintes ; Stances ; Châh-
ibns \ Dialogues;' Gif anc d^Aniiour ; Procès contre Amour, ati
fiége de la Raifon ; Contr'Amour : ii le (ècond , qiiârante^îmte
Sonnets » Cbaniona^ Prière m ibmmeiii Baifèr^. Contre une
io6 P H I PHI
nuit trop claire; Ode ; d« la Jaloufie ; Élcgle; Torabeau d'A- -
mour ; Rimes tierces : plus un Livre de Mélanges : un autre
Livre des Amours d'Hippolite, contenant foixante-un Sonnetsj
ChanÇons ; Coaiplaincci , du Cours de l'An ; Stances; Elégies
feizc. Uo Li\crc d'Imitations de l'Ariolle , à lavoir Roland
furieux ; ta more de Rodomonc, & fâ descente aux enfers , parûa
imitée de TAriofte, partie de l'invention de l'Auteur; Com-
plainte deBradamanc; Angélique; impriméaàParis, 10-4^. par
Robert Eftîenne le fils , 1573* Il avoit écrie auparavant une'
Satyre contre un Tréfôrier , commençant ainfi , Mf mifirabU^
&c* Ses vers fe font trouvés fi agréables^ pow railbn de ladour^
ceordo (bn ftyle j qu'ils Tone fait admettre » pac la voix de tous ,
au rang des premiers PotHes François, tant bien il a fu imice^.
les meilleurs Poètes Italiens , comme fera facile juger 1 quicoor
que voudra conférer le Sonoec de Pétrarque qui commeoce»
Au vingt- iixîime. des contenus , çn («s. Amours d*Hippoli,te «
commençant;
f À mour (n même injlant m'aiguillonne & m'arrête,
Commç awiTi celui de Jean de la Café :
l. Çmi çhf *U vxfm te imtri.e ere/ci j
Que des Portes a craduit^ntièremoïc; & uoantre de JëanMoi^
UQnlip.qtti,dit; " . '.-^ .
I Mentre ifuperbi tctd iufêmà'pime ^ ^
^'Auquel il donne tel commencement ;
1 ' Durant qu'mfea tratt totae Rome Jàccage j
Un dç Guidiccion pris tout entier , à favoir ,
f Vuî' pigra e grave Jônno oue Jè^o/t(i^ &c.
JVçodu ainfi:
^ Pnfia/mtU fui.u ef^Us yeux & U pe/ffif ^ Stç,
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PHI PHI Z07
De Molsa ceflui-ci,
Signor ft mir'i à le patate offtfe. "
Xoac pareil à ccc autre ,
Hélas Ifi m frvu garde aux erreurs qke J'ay faites,
Du Copeca j celui qui commence »
Qàamar è^uo * JU> àaAjlpâteû»
A cetuj-dy \
Ji^tTa s'il ejl vray que tu fuffe ianutrtax* <
De Sannazar cet Epigfammé ,
QuAÛtat hue tllucj rajitam Jibi CypTia hatum^ &€.
Imice' ainfi \
Vénus cherche [on fils , Vénus toute en ooUre^
J>u mémç Saana^ar cec autre en vulgaire,
'Pris tout entier fitr dèé Pbrtèk ^ U dont te même comihèhce-
•mërit^ dit
' ÊeAn iJttiitiii^Ujeiihèùiâààeau
Du Bériiia lés (lances dé la chaflè
Noi Jîamo o belle donne cacciatofi ^
Miniftri e Jcrifi à l'amorofa dea.
fl Et ainfi plufieurs autres. D'abondant (à perfonnc s'ed trouvée
pourvue Je û bonnes façons & conditions, que s'écanc rendu
aimable au Roi, lequel îî accompagna en Pologne , il efl parvenu
de bas lieu & de peu de moyens , en dignité & amples tacultes
de biens, le Roi lui ayant donne les Abbayes de Ju(aphat & de
Tyron,au Diocèfe de Chartres, & près de ladite ville d*où il cfl
cfl natif : tellement qu'il a maintenant de cinq à fix mille écus
de rente &l bon revenu, (jue Dicu lui gard »k l'accroifïè. Et ii'a.-
t-il pas eu CCS bénéfices par vacance ou mort des Abbés : aios
par lâ réfîgnation qu'ils en ont dûte, entre tes mtàûfs de Sà Maje/l^,
^ai leur a donné récon^enlë plus grande , afin de !é pé\itir<St
io8 P H I PHI
fclofi fon dcfir. De même le grand Ro1 François I de ce nom ,
récompcnfoit les hommes doâes fclon leurs mérites. AufTi en
cft rcftée la gloire plus grande, & en fera-t-il renomme à toijc
jamais. Et à ce propos, il me fouvient d'un Dix.iin bien trouflc,
que Mellin de liunc Codais fît, ayant eu duKoiune Abbaye , en
ion ablèncei que je mettrai ici : / ' .
Fortune & moy , & îe Koy plus parfaïO^
Avons long-temps débatu une affaire ,
Lequel de nous jf aurait mieux en effet j
Aloy demamUr^ & loy préfent meftift^'
Ou la fortune empêcher le parfaire ; • '
Et fans douter fortune avait le pris ,
Si U grand Roy n'eufl elle jSf moy furpris , i
En prévenant fon guet & mes n^m^^» • - • r
Un Roi qui a far fortune entrepris j
EJl bien cciiui.fl de plus grandes conquejîcs.
Le même Roi François fit bien davantage , lorfqne voyageant
par Ion Royaume, étant entre un peu devant l'heure de Vêpres,
dans une Lglife, comme quelqu'un qui avoit couru la podeyiui
demanda, en don, un bénéfice de collation royale, vacant parle
décès du PofîefTeur d*icelui , & que le Roi à l'inflant vit, en l'un
des coins du Chœur, un pauvre Prctre qui dormoit,après l'avoir
iktc éveiller, lui donna le bénéfice, pour lequel l*aacte,'^ Force dë
courir par plnfieurs journées, s*écott mis en péril dé tt rompre
le col ^ & çommapda lettres lui en être expédiées , dt(ànc , qu'il
vouloit en çec endroit» faire trouver véritable le provebé qui dit.
Qu'à aucuns les biens viennent en dormant. Ceux à qui j'en ai oui
ifàire le récit , dignes & notables perfonnages, difoient cela être
Advenu dans TEglife notre Dame de Clery Ce it'ed donc dé
merveille fi notre Roi à préfent régnant, comme vrai imitateur
de Tes Avenx , exerce libérrîlité (vertu propre aux Rois) envers
ceux qui bien méritent des lettres. .
' Le Conte qu'à la fin de cet Aiticle du Verdîer fait d'un bénéfice , donné^
par François I , à an Prêtre , qui dortnoit dans un coin de i'Eglife de Notre-
Ptttte de Gléû » fe fait d'ordinaire » & plus TzaifèniUabiemeiit , de Lonis XI >
qu'en Dût tnroir eu gctnd^ d^otio» i Npne-XHune dç CMn. Voy. La
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PHI P HI 1
Croîx du Mains , & les notes » an moc PatLim Wtt PoazM» Topi.
fag. i|j&fttiv. (M.delaMonkoye).
Au premier Livre des Amours de Diane.
Procès contre Amour au liège de la RaifoiL
[ Chargé du défefpoir qtû tmuUe mû, pa^»
JSntre mille douleurs , dont mon ame ejt prejjee
Par la rigueur d'Amour y dans-fa rude prij'on,
. Un jour ne pouvant plus Jupporter fis (ûarmts^
Ayant f«ùl&U cmrgros d'ennuis & de iomu t
Je le fis convenir au fi^ge de Raifoa.
Là je me préfeataifi défait du v 'tfaee ,
Que , s*ii n'eAe n U atur éPtme kieg jauvage ^
Jt powiAs l'émouvoir & le rmift adouà :
Lors tour pâle & tremblant ^ avec la contenance
D'un pauvre criminel j qui attend fa j'entence^
Pédant à ta Kcàfim » je me fuis plaint tùs^t
Roine y qui tiens en nous la divine partie
Qui nous ramène auCitl , lieu dont tu es foriU «
Contre cet inhumain je me viens lamenter :
Las ! fi tu peux, Raifon, donne-moy lapi^iaiC€
D'échapper librement de fcn obfijfance ,
Piùfqu il ne prend pla^fir -^'à mfi voir tourmenter»
Sur J* Avril gnuiew de ma tendre jeunejfe j
iQiW j'igm>rtns eacor' que c'étoit de trifiefie ,
Et que mon pied voloit quand & ma volonté ^
' Ce tyran que tu vois j jaloux de ma franckife ,
Me^uaiude éeaxbeauityeux fa enulte entreprife^
Avec un doux accueil deceut ma liberté.
Mais qui fe fût gardé de fe !d:fcr furprendre.
Et qui j de J'on bon gréj ne fe jut venu rendre j
Foyant avecques btk tant de douées kemué» f
Qui ne fe fût promis un bienheureux voyage ,
Ayant la mer paifible , étant près du rivage.
Et les petits Zéphirs foufflant de toue eôtdt}
Il Je montrou à moy furttmt antre amiable 3
line me fa fou voir qu'un printemps defirable j
Son vifage etoit douXj doux étoient fes propos j
Et tml qui rteelek tous les trMts de fa troujfe^
Me perfa Pe/hmaeh ^une façon fi douée.
Que j'eftimois ma peine un dcfirî repos.
Mais il ne dura guière en cette douce forte j
S tofi jque mon ceeur M eut ouvert îa poife ,
BiBuor. Fran. Tofli. F*. Vv Yekd, Totk jii, D d
xio PHI PHI
• Et <pic mes fens craintifs eurent re^n fa loi ,
// dépouilla, foudain fa feinte couverture ,
KFtnfeïgnant mon erreur ^mmr fut owmvt
Av^ légèrement à un plus graod que moi»
Jl trouhta mon efprit d'une guerre immortelle ^
Il émeut mes penfers , il Us mit en querelle ^
Et fit i pour me toiser tit éterttet
De mon coeur fon joumeau , fes charbons de mes veines ^
Mes poulmons fes foufflets y de mes yeux fes fontaine* ^
Qui tfans jamais tarir ^ coulent incejjamment.
IlèaimtmespU^fin , & teur donm la fuite.
Dont le libre repos j qur j'avots à ma fiùtey
M 'abandonna foudain ^ de frayeur tout Jkrprisj
Le travail print fa place ^& la trijlejfe extrême ,
Les veilles . j tes foucis y le mépris de foy-même.
Qui ne m'ont point hztfj'é depuis cjue je fus pris»
Je quittai eoutfoudam ce qui me foulait plaire ^
Ma fafOH reehangea , je devins fôUtaire ^
Je portai bas ksyeux , le vifage & h ffou.
J'entretins mon amour d'une ejpérance vaine y
Je difcourus tout Jeui moy-mcme pris peine
De mmnir les émdeurs que deux beaux yeux me fout»
Je mourus dedans tooy , penfant trouver tua Ifi*
Au coeur de la Beauté qui me l'avoit ravie;
Mais d^tt 'u je n'ai pu , dont j'ai fouffert la mort ^
Et fi je femht* vif^ las ! tte r«A émerveille ,
Ce ^'riirt f^r'tr fn moy cette e'trange merveille y
Pour montrer clairement qu'il efi puiffaat & fort,
// me fait voir affc^ éatons faits admtnHes >
Rentamaittffcmseeffer, mes piayes incurables y
Brûlant mon trijle cœur y fans qu'il foit conjommé ^
Me donnant j, pour repas , le venin qui me tue ,
£t faifant que mon feu deétatts teau amàtme >
Sans que > pour tant de pleurs y il foit moins allumé,.
Il croit de jour en jour y fans eCpoir , mon martyre ^
Il me jau voler haut fur des ades de are j
JSF ma trébucher f quamije vue m*eie¥aHty.
Jl me rend Ji pt-nfif , que ic me trouve étrange „
Et faut que ma couleur y en plus pâte fe chojtge^
Sic/te eonme la fieur qui a fenti le vent.
Hélas i je change de teint & de yifS^ l
Mais je ne puis changer cet ohftiné courage ^
Qui me rend, pour aimer, trtjiement éperdu }
Vojmureufe poifon tous me» fens. enforcellc ^
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P H I
P H I
Et ce que j'ay du Ciel , que mon efpr'tt receiU^
Mft en pleurs & en cris pauvfmeM ééftidiu
Soit de Jour , f.iir de nuit , jamais je nt r^ftfi^
Je ronge mon ejpru ^ je rêve j je compoje ,
J'enfante des patfin qui me vont dévorant.
Quand le jour fe départ, ta clarté je é^bt ;
Je fcuhaite la nuit j lorfqu'elle fe rerirr ,
Puis attendant le jour ^ je languis en mourant.
I}èt 9 M tAw e^iaottaj* me penù «mt vaUes «
Et aux lieux plia filets des forêts recelées «
Pûur j fiîns être entendu , plaindre ma pafpon ;
J'emeu l'air 0 le ciel de ma douleur profonde j
Et hrtf m Mw lajfant jje tajfe tout le monde ,
Sans que cet Inhumain en ait compajjion.
En ce lieu je mey fn ,) non rrifh liin?age ,
Car mille gros foupirs , qui gardoienc le pjjfage ,
Par oà coulait ma voix, toi^hoient de finir ,
Puis je fre .rT' ■ [J'ois tout de voir mon adverfaire
Qui trcpignoit des pieds, qui bouilloit de colère.
Me mcnafant tout kaâ é^m tardif repentir.
Aaijhn , difbit Amour , enten l'autrt PttftUt
Et ne conclu devant qu'être bien avertie;
Il faut bien pefer tout , pour juger dro'aement.
Or doue ,fiim t*imovHikr de ces tris p 'aoyables.
Ecoute entièrement mes difcours véritables ,
Et vois que cet ingrat m'accafe injuflemenr.
Ingrat eft-tl vraiment, & fans recoanoifftuKe
De me rendre â préfent fi pàmre rêtomper^t^
Pour cent mille bienfaits qu'il a refus de mey*
J'ay purgé fon efprit par ma divine flame ,
L' enlevant jufqu au ciel , & reinplijfant fon ame
Jyomour y de beaux defirs , de confiance & ébe fay»
/W forcé fon difr trop jeune & volontaire^ ' "
QiEf fia le DÙts fouvtat ce quiluy efi contraire ,
Et eontft fon vonkirje fey favor^:
De l'un de mes ieanx traits j'ay fon nme emanÊU^
J'ay fait luire en cent lieux fa vive renommée^
Et des meilleurs efprits je l'ay rendu. prifé. '
Je luy ay fait quitter le texmdte des rUtes,
Je l'ay rendu privé de paffhns fervUes ,
Compagnon de ce^ Dtenr qui font parmy les bçis^
J'ay chaffé loin de luy l 'ardente Convoitife ,
L'Orgueil, tAnéition,t Envie, Sr ht Fânt^s
Cnuis èamrÊMx de cwe mû font la etme mise Êms.
I
iii P H I PHI
J*ey fait par fts éerks- admirer fa jeurie^»
Tay réveillé fts fens engourdis de pareffe ^ '
Hautain & généreux je l'ay fait devenir y
Je Vax féparéloin des featien du vulgaire ,
Et «y ^feiffié et qu'il hy faOmt faire ,
Pour y au mont de vertu j sûrement parvenir^
Je /«y ay.fait drejfer & la rue & les ailes
Au tieitheiareux fjour des chofes immonelles ^
JeVay tenu captif y pour le rendre plus franc ^
Or y fî quelque douleur luy a livré la guerre ,
Hé qui f fans paJfioH ^ pourrou vivre fur terre»
Ayant du m ^ des nerfs , des poidmone.& ddfemg.î .
L'invincible Théhain j non pareil en prouêffe,^
Le preux fils de Thétis j lumière de la Grtee i,
Ajax , Agamemnon peuvent mieux fe douhùrs,
Car je les rendus Jerfs de leurs prifonnières ^
Et leur ay fait aimer des fimplcs chambrières ^
Rabaiffant leur orgueil par mon divin pouvoir.
Ou cefluy qui Je plaint de fa patte «ruelle»,
Je le tiens fims le joug £um Déité telle »
Qu'il fe doit efiimery entre tous , bisnheureux ;
Car y de fi grand' beauté »fon amour fay fait naître»
Qm moy » qui fuis des Dieme & des hemmes le matm,
J'attefie mon pouvoir que j'en fuis amoureux.
Penfe un petit, Raijbnj aux tréfi>rs defirables ^
Grâces y beautés , douceurs & clartés admirables ».
Que tu as vu là-hoM eut eabma des Cieux ,
Je ne /fay quoy de pluSj qui ne fe peut bien dire»
Reluit dedans fesyeux , oà je tiens mon empire»
Carie tt*e^ pu choifir fiége plus prieiaae.
Ôr» de Jesyeux divins t^àfk fa peine oJ^Hais^
"Dans eux fa liberté demeure emvrîfonnée ;
D'eux viennent les tourmtns fi fâcheux à Jeittifv
Si^eft une prlfon ^ prtfonnière efi Mm ome» .
Car je fais ma demeure aux beau» yeux de fa JJ^aau^
Et fi n'ay pas vouloir de jamais en fortir.
Voilà, de fes penfers la grand' troupe mutine»
Poilâ les chauds fitupirs qui Mletu fa poitrine»
Voilà l'ardent fourneau dont U ejl confommé »
C'efi de fon trifie cœur U fanglant facrifice j
Mab qui j à l'homme ingrat» fait quelque bénéfice »
Recueille mauvais fruit de cc qu*Ù a femé,
Ainfi parloit Amour avec grand' violence ,
Puis nous teufines tous deux » att/endane lafentenee
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f H 1 PHI
JD« Raifon j £Jtf vers nous /on regard adrejfa :
Votrt débût, dU-tlle j eji de ckofeji grande»
Que ,pour le Hm jvg^* pius long terme il demtmie,
Bt, fiais cet propos, en riant ^ mus ùtijj'a,
ComreAinoàr. ; ; » .
Ce malheureux Arnooft ee tyran flein de rage >
Qui s*cfl fii'u Jî loTtg-^cmps ff 'gneur de mon courage^
Qui m'a troublé les fens , qui m 'a Jau égarer,
Qtii a baigné fa plume aux ruijjeaux demu.itfmtS!.p
EJl contraint , tout confus, de me quitter les onMjt
Et chercher autre lieu propre à fe retirery "
Ma raifon s'ejl rendue à la fin la Maijlrejjé ;
Et , /wur nu fûfe ¥i>irma jauta ,& la fmffè
De ce traître cnch.vneur , m'a débandé les yeiM't '
Cequifaitqu'àpréfentjerougijfedehonie
Voyant un petit nain, dont j'ay tant fait -de €Mfe ^
Et que ftiy révéré comme un des plus grandi IXeux,
Je cognoy mon erreur ^ je cognoy la folie j ■ «
Qui long temps a tenu mon ame enfevelie i <
Je cognoy Us flanduanx dont je fus emhraffjr
Je eognoy fe venin qui troubla ma penfée ,
Et regrette j en pleurant y ma jeuneffe pajfde^
Maudijfant le piptur qui m'a tant abufé.
Qite num emir, que mm voix , que mon e/priefi *k^nge
Au lieu de tant d'écrits facrés a fa louange ,
Cependant qu'un chaud mal me rendait infenfé :
Que mon vers déformais détejlefa puijfance.
Afin que pour le moine ekaean ait cognoijfance
Que je nai pas grand prur qu'il en /bit offer^é^
Amour , tyran cruel > monarque de marbre ,
in Jttde cfctiffion qui fait que l'onfoupire ,
Ort^edu menfonge , tnnaakdapim a
large chemin d'erreur , harque mal ajjurée^
Jemolc de trahifon ,toy de nulle durée , •
Bref en eous tes^^s toneruire à l'amitié;
Amour, Roy des fanglots , prifon cruelle & dure ,
Meurtrier de tout repos , monfire de la Nature,
Breuvage empotfonné ,f<rpent couvert de fleurs,
Affronteur , eminifim , bâtard, faage-maUee^
lujliale fureur 3 exemple de tout vice f ■ '
Capitaine des cris , des regrets & des pleurs i . . .
Amour, que dis-je , Amour f mais immitiéfortê, -
Appétit dérégU^qtà les hommot tranjpôrta»
ti4 PHI'
P H ï
Racine de malheur ^fource de déplaijîr^
Labyriiuke fttbtil 3 paffion furieufe j . ' ^
- iW« de déception y pejie contagUufe ,
Entretenu d'efpoir j de crainte & de dejir.
Sitôt que notre efprit s'aàa/tdoiuu à ti fiùvre ,
BéUu ! prcfquauffitôt nous tk'liijjlons itvhn ;
Njus mourons fans niourir^m»jpifiion»iani/ôiê,
■Jfçus changeons à l'injiant notre forme prem'^ ^ .
Nos yeux tout aveuglés font prhés de lumière^ ' >
St n avons pota" logis qu'une ohjcure prtfon^
Tu . nous fais égarer en cent mille troveifes ,
Change^ à tout propos en cent fortes dtverfes , * < '
BouUlaru & refroidis > craintifs & généreux j *\; i
Or' /lOHTMl^te CM , fans partir éf U temji^ ' '
Or' nous avons la paix , or' nous avons ta gtêcrn f-^
Et n'avons rien de sûr que d'être malksureux.
S'a advknt quelqiigfois que j parmi nos détrefjes , • ^ .
Tu nous fajgfèdjilÊtlF quelques fastges G^es» - 'M ; '
Ce n'efl pas que tu veuille alors nous contenter , '
Ce n'ejl pai que nos pleurs plus doux t'^ent pu rendit ,
Mais afin que là peine > en ium^èium il^MV»Alr >*>^-
Nous fou piùs difficile & fêtH à apporter.
Tout ce qu*on peut apprendre en tes vaines écoles , '
Ce /ont des trakijonsj des feintes , des paroles , '
tPcncr» ikffitê ^onde , errer fans jt^m^-^^i-^ t\' - ■
Suivre celle qui fuit d'une courfe kafi)v6 f ^ i •
Faire guerre ^ fbn ame , & la rendre captivf\' - > -
Et , pourfe mnutver , fe perdre follement. • -n t^u ^
les fruits qu'on (m refoU pour tottsè fi^tcM^tai^y' ,: ■
C'ejld'un long temps perdu la vaine repentiùtf^'''^
Un regret dévorant , un ennuyeux mépris. *. **• ■ *
Hélas ! J'en puis parler j je Jais cpmftu on s^tmenè^
J'en ai fait ^ àma honte i'^t/alt^Mp'^iHigue épreiM ^''^ *
Honte f le feu l loyer de S travaux que j ay pris. •
Je ne me puis tenir de remettre en mémoire > ^
Le temps j que cet aveugle , ^tilMû de ma gloire , ''^
Pojfédoit mon efprit , yyre de Jbn erreur i
Et penfant à mes faits & à ma frénéjîe , »
Prefqu'U ne peut entrer dedans ma fantaijie , < ' '-^
Que j'aye été pouffi It-MÊK telle fufè^- • . .'V/'-
Of«r/diM& a0Mn»> or' plein de pa/fionsi • •
On»)e 4»fj^imitmmfi e^tm^y-^ ' .
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PHI IPHI
Et or' je m'affitfobJPtmeiéJhfpiriÊ; .
Peignani en mon cerveau mille conceptions.
Quantesjois par les prés , les bçu & Icj rivages^
Ay-je cotisé ma ptinc tant animaitx jàavage*, i
Comme s'ils eujfene pu nies douletirsfegoiim.h (,' .V
Les antres pleins d'cffray^ les rochers fotuaktt^ \\
tes déferts féparés étoient mes fecretaires > . •
Ef* Unr eomptmt mon mal, j* paifm me gadrk^
Quantesfois plus joyeux eùjêâUégémt pàm » • \
Me laijfant décevoir d'une efpérance vaine j.
Q"^ > f' involant en fonge , augmentoit mon tourintM i
Combien de mes ittix ytux m-je verféde plmèf' - . '
Et combien , de dépit , ai-je maudit ma vie s
Me forgeant fans raifon un mécontentement ? . A
CeliU f «i year compter les douloureufes peines >
Utngreu, les/oucU, tafarm itiluimaùu*.
Les remords, les fray eurs j qu'on fupporte M'àÔmM ,
il conyte du Printemps la rickeffe amaffée ,
Les vagues 4e U uur, eUe ej eourroueee ,
Ec les ftamh^aust qu'on voit la nuit eu fbtmÊmmu
Le Format enchaîné tfuelquefa'ts fe repofe ; ••' >.
Le pauvre pnfonmer , dedans fa prifon ekfe,
Clojlquelqtt^ les yeux, 6 foulage fes maux j
Au foir le Laboureur met fes beeufs en l'étable ,
Puis j ayant l'cel! touché d'un fommeil agréable, .
Remet jufques au jour fa peine & fes travaux, u .
Seulement le diéà.f,tpà porte etkUtpenfét
Le poignant aiguillon d'une rage infenfée.
Ne fent point de relâche , entre tant de malheurii ■
SiUpmr kfàchoit y la frayeur folitaire . r. \
Et lefUaieecoy rentament fa misère , . \t- S ,
R' enveniment fa plaie , & croijfent fes douleurs.
S défi dedans h lit ^ Us penfers qui l'aJfàUettt^ .
Mae'me & fiinetue, feuu npo$ U tmiUeài s - » * '
Qui de-fâ , qui tU4à, eàeteut à qai mieum m^mu . V
i>«y« atifans regrets le Ciel U irm>ortune ^ j /
// révej il Je dante , U maudit Ja fortune, \ i'.. -
Noyant toute efpê^kKèw^tumtelg fesyeittA -.a
S il s'endort quelquefois , aggravéde^vifieffe, ■ '\
Mélos ! par le dormir fu douleur ne prend ceffe , \ iV
Mab , plus fort que devant, il Je Jent travailler^ . y.
Car j au premier fommeii j les fonges V épovfmtÊÊt ^
Et mille vifions à fes yeux fe préfentent y ■ ^•. <■
Qui lefoiu enfurfeut mUmeat émUee^- -^\ ^ . ^^
ÏPIHI K H E
OufiU corps, vojw» du. travail & ét /hmme «
Ne fe réveille point j & qu'un dormir l'aJfommt%
Le jcacur qui n'a repos ne fait que foupirer,
Vefprit tremble a frémit de la frayeur horr'éle ,
Vame cru &/€ plaint pour fa douleur cerribU »
Et les yeux tous àaigne's ne ceffent de pleurer* .
JLe jour efi-U venu / fa douleur recommeaef j
// édîyk k kmt > U ckércke lejîlenct ;
La K^âné ùd d^platt, & la voûte des deux ,
Le murmure des eaux , la fraîcheur des ombrages ,
' SeréeSy rives & fieurs , foréu , prés & bocages^
Et ne ff aurait run «olr eonteiue fes yeux.
Amour y quiconque fut , qui te mit de la race
De ce déhar confus , lourde 6* refantemaj^t^
Il parlou fagemenc , & difou venté :
Car ùu ! qui vit Jamais confinât fi grande ^
Quauxm'iferahk ^ l'uux vh ton pouvoir commande!
Pouvoir que tu maintiens par toute cruauté,
C'ejl pitié que d'ouyr les étranges mcrvtiUes ,
Les miracles confus y les douleurs aou^pitniUu ^
Et les cris difftrens des malheureux amr.ns.
L'un par un doux propos aura L'orne blejjee »
L'autre gémit étmt^ la pekrine partit
Par le trait d'un Ulmiy caufe de fes tourmms,
JL'un fera captivé par une larme feinte.
Et à Vautre un beau teint donne mortelle atteinte.
L'un tra/ffira de froid » tMutremoitera de chaud $
Uun fe plaint d'adorer une qui U tourmente ,
Et l'autre d'en fervir une trop inconfiante ;
L'autre d'aimer trop bas y l'autre d'aimer trop haut»
Au^y dans Us Etsfèrs , Us Omhrts crimimlUs
Se plaignent tvi ^t-wf 7.' de leurs peines cruelles ,
fit des tourmens divers qu'il leur faut fùpporter i
Mais las ! je crois qu'Amour plus de tourmens afpsnéU^
Dans un cceur amoureux , qu on n'envtis tMH tnJimU§
Au plus creux des Enfers les efprits tourmenter.
Je n'aurai ja/nais fait ^fi je veux entreprendre
■ De €« iênrrau cruel Us rigueurs faire gntiendre ,
Rigueurs, fitt » ghacun jour ,fe font oifeT^Jintir:
Il t'_fl .t/7c^ connu , fa rageefl manifejle ;
ÂJais hélas ! c'efi le pis qu'un chacun le déteflc ,
Et ne peut, ou. ne veut de liçy fe garantir.
Qr de moi qui le puis , & qui me dclibère
P' être fraaçj^ jamais d'imteU^ n^isire^ ^
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PHï PHI 147
Je prrn contré d'amour ^ & de fcs jeuxcuïfsns.
Adieu , Amour , atùeu , cajuM plem de malice j
JÊdiiu, O^ué f ta mire & ta mounie* ,
Adieu tous ces écrits où j\ù perdu mes ans,
Jf pren congé de vous , amounu jh penfccs ;
J* prtn içngc de vous > imas xaineaunt pajfçes ,
M^ami , propos y fennens Vun fitr taiart amt^ù «
Ft vous ^ irijlej fanglots de ma poitrine culte ,
Piçintefii pleurs & regrets ^ je vous donne la futxi «
Bimjiui/sri que plutôt je ne vous ai laijU'és,
fiUa^heuniffi Rayon , guide de mon toarage ^
Pour m'ayoïr délivré de l'amoureux naûfragt^
Lorfque j'étofs prive de tout humain Jecours j
Jé t'avpenx eit ce lieu ma robe dépaasUées
JDesJlots de la tempête encor tottte motàiUe^^
Aymt à V advenir d^frs toi mon recourt»
Aux Amours 4e DûuiCi
Sonvar xui.
Ces eaux qui , fans eejfer, rtwtmt tleffas ma face ,
Et qui vont témoignant mes cruelles douleurs ,
M.i:ire(Je ^ helas ! vnyr^ j ce ne font ptu des pleurs ,
Tant de pleurs dcdaas moi ne fauroieni trouver place,
Ccjff ime eau que je fais de tout ce que j'amajfe
De votre plus divin j £■ de cent mille fiewt j
De vos perfeâions y mélaru les odeurs.
Les rofes & les lys de votre bonne grâce.
Mm amour fert de feu , mon cœur Jert de foameau »
Mer -vrii V d'un ûf^mMc ^ par où diJliHc I'cju :
Lf vent de ntes Joupirs nourrit fa véhémence y
^atOênt que le feu ejl véhément & chaud ^
Il fai$ at^nmater tant de yimuan en haut ,
Qoi «oalea( par mesyeiutenfigtande abondance.
A ce Sonnpt , en me jouant comme par manière d^exercice , je fis
une réponiè pair un Sonner , qui fut fuivi incontînenc après d*un
autre » ptr un mien connoiijant; lesquels deux Sonnets iêronc
aiisicif
femme , en fon efpèce , tf plus que l'homme httfmdâ >
C'ejl la raifon pourquoi elleplore aifément ;
L'homme aiqfi, qui proche eft d'un tel tempérament^
•fettefen^leilÊeMfelU vapeur fittdf,
BmtOTH. FiLAK Tom V. Dv Vxft.p.2\Nne ///« £ e
ijg^ PHI
P H I
Soit que le feu d'Amour dans le cerveau la guide ^
Qui f de nature , mol la reçoit promptement ,
Pour la réfoudre en eau d'un trifle mouvement ,
Ou qu'une chaleur lente aux tendres yeux layuidt»
Toujours cette vapeur , qui Je réjouit en eau ,
Se doit appeler pleurs procédant ét etrveaUf
Qui par /t j trifitsytttx lentement toule & pujfe,
JW crois point donc , ami ^ qu'autre eau putjfe d'ailleors
Parfumer ton vif âge , ams ce font de vrais pleurs.
Que ton moitt cerveau répond dejfus ta faeo,
Fuffé-je le Primernpsj oâ Flon qui dejferrt '
Ses tn'fars de fin fiin , durant le renouveau >
Aies fleurs ta ne devrais citire , pour faire uneeott^
Qut ne fen qu'à baigner tes joues & la terre,
'^uffi n'en' crois-je rien j mats comme i cit qui erre ,
Pillant dans un jardin des fleurs tout le plus beatf^
Dont la terre indignée , es mains du larronneau j
Laiffe fécher fa fleur , & l'aliment lui ferre :
Il t*en prend tout mnfi, fui^ pUùn ^un foi dejlr , \
Mes grâces recueillis j ou ne prenant plaifîr ,
Ce miea dédain les rend entre tes mains fechées >
Dont h regret te fait naître un ulcère au cttur »
Qui diflille à grands traits Vinuttle liqueur
Qui coule de tes yeux par ondes relâchées. ]
PHIUFPES « JIOBERT , Avocat au Parlement Je Four-
gogfw % a traduit du Grec d^Ifocrates, (incère Exhortation à la
paix , imprimée à Paris, par Jeaa Parent ^ 1 579-
' 11 niquic à Clialon-fur-^îaone , fit fcs ctiuîes i Dijon j où il fut Avocat ati
Patlemenc, s mnt , route fa vie , applique à b Jurit prudence &: aux BsUss-
Lenres. Il mourur à Bcauns , l'an i j 94. Le^ Recueil qui rclloic de fes vers ,
tant Grecs que Latins, fat imprimé i Difon l'an \66(^ , parles (oins de •
Lou!'; Miillcy , qu'on prononi^olt AlailU y A vn -ir au Parlemètic , homme
d'itneigrande cruditio», naoct jeune, peu de ceii|^s après avoir pcocutc cette
Édiiioii. ( M. DE LA MoMMo-riV
^ It avoit eu des leçons particulières du cclcbrc Jurifconfutte Çujas , & it
«voit écrit fut tin Exemplaire d'un cours de droit , îles N'oies, qilf étment Ir
Iruitde ces leçons. On y lir ces mors : Dominus Cujacius privatum me rhonuit^
écrits de (a main. Cec Éiçemplaire a appartenu depuis i M. de Thcfuc, Doyen
du Parlement de Dijon. Ontroi^vera Iti Me de fes Ottvcages daiy la Bihliotk^
des Auteurs de Bourgogne , Tom. U ».pag. a U.
PHILIPPES ÛLSTÀDk Le Ciel des Fhiloibpfaes \ o& font
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PHI P H I 119
• contenus les Secrets cïe nature , & comme l'hommç Te peut
tenir en fanté & longue vie; traduit du Lar;n de r'hilippes
UIftadc , extrait des Livres d'Arnaud de Villviicul vc , du grand
Albert , Raymond Lulle &: autres i imprimé à Tans, i/i-S**. par
Vivant Gaukherot, i^'jo.
* Le Cotlum Ph'ilofoyhorumàt cet Auteur, Mcrlccln-Cliynilfti: île Niirem-
!b;rg , fur impiimc, l'an i jz8 , in-fol. à Strasbourg. (M. UE la Monnoye).
PHILON LE JUIF % Voyci Piure Biluhr , Pi£RM
' Sali A T.
•j + Ph:!on le Juif croit d'Alexandrie , d'une famille illuflrc &: Sacerdorale ,
. ce qui conllitaoït U noblelTe parmi les Juifs, il fur envoyé en Ambalfade i
Rome » pour jaftifier vamh% de Caligula fa Nation , aue les Grecs d'Alexan-
dcie accufoieiu â tort (Tavotr excùé une fédtdoii. Pnilon Te moncr* «Uns
• > cette occafîon avec magnificence , parla avec une éloquence qui cronna les
Romains , &: auroir du perfuadt;;r de ia bonté de fa caufe tout autre qu'un
îniètifè^ à peine Caligula diigna-tnl récouier,ilnelaificpointderépotife,
& Philon fe retira , en difant : La colin dg Caùu «/l d'm ton augur e -pour
nous ; dès que Us rejfaunes humaines nous manquent j le /«cours du Citl nous efl
affuréSci Ecrits prouvent combien U ctoit habile dans lesfciencesâc les ufages
fie la Nation Juive , AcfoQ éloquence approchoic tellement de oslte de Platon ,
?UC l'on difoit eu proverbe , ou Philon pLitonlfe , ou Platon phllonije. AulTI
a-t-oo furnommé le Platon Juif. La meilleure Edition de fes Ouvrages eft
celle de Londres, 1741 , a vol. infoL Philon vivoir encore l'an de Jéfus-
. Chrift 6% , âgé pour lors de foixante-dix-huit ans , fuivant les obfervations
de deux favans hommes ( M. lo Prcfident Bouhicr 5c le P. de MontfauccNi )
. dajis leurs Lettres fur les Thérapeutes y imprimées in-ia. à i^ari«> 171*.
PHILON£, Jofits , Tragédie de Meifer P^ùlone » traduite
en Ff ançois^ * * . t
PHÎLOSTRATË ^. Le premier livre de Pbiloftrate , Au*
teur Grec , contenant la'vie , les Dits & roerveilles du grand
Philofophe./^ppIIonius Tyaneus ; mis en François par Traduc*-
, teur incertain, & imprimé à Lyon , in^iè» par Frî^nçois Jufte,
i^jyXes Images, ou Tableaux de platce peinture, de Philoftrate ,
Lemnicn , Sophille Grec ; mis en François par Blai/è Vigenere,
avec des Argumtns & Annotations fur chacun d'iceux.
* U jr a eu trois Phihjtràict, de Lemiios , lile de l'Archipel » qui , cou»
• • • * ■ 1 f '•■ 1 »•
lîo PHI PHI
trois, écrivirent fur diffcrens fujet? dont les Ouvrages leur font atrrilju^
indifîéremment ; ih étoient totis crois de la nu me famille, iJc proches parens»
le pcre , fou fils , cc un iicvcu , eiiUiu du tr.re du premier Phildftcâce. 'Le
premier , ou peut-être fon hls, eft le fameux Phdojîrjte So^hifie^ qui vivoit
à Rome fous l'Empereur Sévère, vers l'an loo de Jefus-Chrlrt , qni compoGi
«n Grsc, en huit Livres, h Vu d' Apolloniuf de Tyanc^ par les ordres de
, rimpcxaaice Jidie , donc il étotr Secrétaire. Ceft au même que Ton atcnbue
l*Ottvrage , intitulé les Images j ou Tableaax j efpcce de déclàmatlon de
Rhcrcur , où iî fijint de Jccrirc les fujets de diffcrens Tafcîeaux, peints dans
uuc Gaihne de Naples. Ou s'accorde aiTeï A acaibueç ces Ouvrages à Phi-
loftrate,ftls<l*nn antre Plttloftrate,quienrcigiioitle»Bci!esLetrre»à Atbèiie»,
fous l'Empire de Néron , dont Suidas indique quelques coinponrions, telles que
desPanégyricjues, desEclaircilîèmensHiltoriquesrurquelque^Fctes Arhémen-
nes,£'c des déclamations, qu'ilditavoiréccdugoutdesOraceursdc ion temps.
Le trc^ifèmePhiloArate, petit-fits,ott neveu <ntPtole(Ieurd'ArUcnos , écrivit
la P'ie des Scvhïjles y qu'il adr jfTi i !'Empc;cut -S^vcic \ a.;rJi il i!- - : JU.
deux Philuftrates contemporains , qui ont été à Rome à-peu-prcs dans le
même temps. Au reftc , ceux qui voudront favoir des décails fur la vie & les
Ouvrages des Philoftratcs de Lemnos , trouveront i fatisfairc leur etuiofiié»
^ns le quanicme volume de la Bihliothèijuc Grecque de Fabricius , pag. 4}
& fttiv. Qu3Jit aux Tradilâions Françoifcs de la Fie <tAm)Uonaa de Tyanc
& <lee Totaux y je ferai ici quetques reiBan|iie$. Ïm rk tPJpaUomtisrde
lyane^éeàR en Grec pai PUiloftrate , conuenchiic lines: Du Verdier ne
pade que de la Ttaduoion Fr-nçoife du premier , imprimée en 1 557. 11 n'y
a pait d'apparence que ce fou un premier eifai de la Verfion de Vigeorre, qui
tradoifit enfuite les «unes Livres. VigeaèreéeDÎt né le r5 Avril 1 f if-, dff il
n'eft guères probable qu'il ait publié cet Ouvn^e i quatorze ansi li^pounbit
fe r.'ire que , par une tranfpofirioirde chiffre , on eût daté l'EHirion de i ^ ^7,
au lieu de 1575, ce queje ne fuis pas à portée de vcrincr. Quoi qtiii en lo»t ,
ni du Verdier , ni Lx Croix du Maine , aux Artidès de Biaise de Visf*
HÎm , ne lui ont point attribué dé Verfion de la Fie d* ApoUonlus. Ils ne
pouvoicat connoiire celle qui fut publiée en 1 5î?6 , douze zns après l'im-
preHion de leurs Bibliothèques , & ce fut Tannée même de la more de
Vig^cie. Cette Traduélion irient les liutcLivres ded Fied'Apolhamsd*
Tyane. Elle fut réimprimée à Paris, en 1611 , i»'^'*.. a vol. avec les notes
d'Attus Thomas, fieur d'Embry. Quant aux Tableaux de Philoftiate , Viee~
Itère lesdbnna'an public , en 1 578 , in-^°, Cétoit la feufe Edifbn que Dh
Vècdier pût connoitre , lorfqu'il écrivoit fà Bibliothèque. Depuis on imprima ,
en 1 59<î, laTtaduAion Françoife , par le même Vic^ nère, des Tableau» du
jeune Phdofbacé , des Héroïques de l'ancien. PhUoùrate , &: des Figures de
Callifirate. Oh réimprimar cette (uite avec I!i partie qui la précède , en 1^14,
\6i() &c i(î^7 , !n-/û!. revue ôc corrigée, avec foixante-cinq figures , repré-
fcnrant Tableaux de la première partie, &: des Epif^rainmes fur chacun ,
pat 1 iiomas , iicur d Emhry. Ces Figures , poux i orduiaure , rendent adez
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PHI PHI rxz^i
mal les defcriptions de Philoflrate. On en peot dire A-peu-prcs auranr de la
Traduâion , qui eft remplie de fautes. It y a long-temps que les Critiques
ie font apper^us que Vigeuère avoic plus ibuvenc traduit d'après ies Veruons
Larines, que d'après fCfrigitial Grec. -
Argument de Vigtncrc fur le Tableau Antée.
[ Entre totues les peines Se Lbeurs d'Hercules, entre toutes Tes plus fcrres
pénibles aventures , les deux plus nml-aifces à mener à lin Furent celles de
niydre » & d'Ântée. CâUa>U etol» un grand &. horrible ferpent , ppoduit en
un Iwaibtiiiife, iMkta» tétntSc itauàé ^oùles ca7$4lii SeleU ne pouvoienc
battre ; très-venimeuit avec cela- , & ay.int plufîcurs cctes , dont , auffi-rôt
• <]u'on lui en avpic «vallc <)uet(^'uiie , ibudayi jenaiflcoent deux en fa
nUce , ceUemenr qii* c'étoic coajotiss à tecommenccr. Uàucie fitt. m- ttift-
cnorme & démefucé Géant y fils de la terre » 4^ avok foixante coudées de
fiaut ( s'il le faut croire ainfi ) lequel , sï tant campé en un des Carrefours de
Lybie^ au milieu des déierts ëc iabions , oîi ptufreurs grands chemins fe vè«
noient foprcher , connâignoît les pafTans » travaillés &r reèras des dulertrs
f "kc'Tîres de la contrée , matés de peine, mcfaife , difficulté & travail , de
s'éprouver cohrre lui à l.i Kuffce ; enlorte que c'ctoit chofe bien aifée d'en
venir à bout car, apris s'ccre lujigucment hourpillcs aux pcifes , quand bien
il eût donné du nez à teite ( ce que peu fouvcnccoacefiMsarrivoit ) elle , qui-
lui ctolt naturelle mcr^ , le rcftauroir de nnavcH:' fnrctrs , Se s'en relevoîc
plus trais.,. roide &c {gaillard qu'auparavant, de manière t^ue ce^n'étpic qu'une
■naltiplicatio»'de'cf!avBÎI Scmoièt m vûn v fans en pouvoir tièn finbkbÀt
'oëcenir , non plus que de* l'Hydre. Hercule néanmoins ^ainfi qoe- de toute»
, autres chofes C car jamais rien ne fut impoffibli A fa vertu ; rien ne put ono-
^y^aci réfifter à Ton invincible etfbrt &c courage ) vint très - heureulemenc i
"oom de tomes ces deux entteprifes , caiitérîfanc les cols de l'Hydre, i mefoie
qu'il lui a&arroit uire rtte ; Se foulevanc Aniéehaut en Tair, quand il Ce fat
apperçu de l'-iffaîre , oiî il l'étouifa entre fes vigoureux tohn\\e^ bras , fans-
3ue fa mcre lut pût plus donner de" fecours , puifqu'ils n'avoicnt ie moyen de
encretDocher. Voili comme les PocHes en parlent. Mais pour tirer mainte-
nant quelque fruit de ccs fables, qui ne nous onrpn> rte du tout inutiléinenc
données, pour une badaude récréation ,-famaiVique & légère : fi c*ti\ à unled9
moral qu'on veuille appliquer cette-cy : Antée f© peut prendre pour la »o-
lapté : dit ainfi de i^m » comme le veur Fulgentius , pource que rien n'eRf
plus contraiteiPhomniequeles plai(irs&: délices, qui jOtirreee qu'elles éner-
vent le corps , abatardilTeni la fantc & difpofition naturelle , Se abrègent le
cours de noite vie , nous mènem'finabletnetiti quelque malenconlreaie pe^
dicîon & mine. On- le feint êeiené de la terre y c'efl-^-dire, que la volupté Se
luxure proviennent de la cliair , qui n'eft autre chofe que terre, laquelle lui
réadmmifkre toujours nouvelles forces 6c maintenement j car de . tant plus
jKitre volonté adUce^ à la diait «jde- tant^ua'aàfll fe perverà^ell»& Conompè^
:zvi TPH I -PHI
Mais tout cela elt âo;|bldm.eat fuppédité par Hercules, i ikvoir , la raifon qui
: doir dominer en nouf , laquelle nous élevaijc des appécin charnels , de 1;^
ileaCttalité Si cfinc^ig^ffm» ^ 4iviues contemplations , (bfibqne^ éteint
la volupté du tout en nous , amfi que dir Bocthius, â ce propos , extolUnt
ce fait-ci : Supcrata tellus àidcra donac. Toutefois cela ne fc peut pas faire
fans un grps-çflt^f contre Antée, de Tei^rit contre h
chair , félon Pbron , en les Morales', qVil n'y a point de plus forts ennemis
" à fdfmont îf *f défaire î plus mal-aifés , opiniâtres & réfiftans que les inter-
nes \ ce font les vices , lubricités ôc aiicckions illicites ^ dépravées , qui fe
'^dkduilent pax notre nonchalance fie oonfentenkeiie en nos c<9ani,.toiir.atnfi
que les ronce? , orrÏL'î, chardons &:mauvaife- h.nbes, en uns bonne & fertile
^^e^■re, partauce d cti s foigneufement culdvée. Et c'eit ce que veut dénoter
i ccf unt beau & élégant vers , ancieniieineat gravé fur la fcpul^ure dp Scipion
.Ji^îj'^ichons'lf^ldfmc de cette. roanTafle engeance , rendons-les habiles à re-
cevoir le bon çram , & ctoufFons'ce maudit & pervers Antée j qui ne tâche
qu'i^i^sjus ravalTercçntre bas, pqur nous exterminer de tous points, dans fon
«me Ae,vile F«>u^'te , (élevant i^os mains 3ç penCéç> én haiit , félon ce dtvbi
«dmipi^Q^ïudÀ^jf^^^ '
- AnaW4^ r3^« »r «4S*f tXiiitfm ÏAl^,
. ?r' .•> 7i. r ,■:••.•••*> , i .: . ■
Si dèltiffant le tfai^j>( qui eft de terçe & d'eau ) tu pajfes à ur^ air libre [ élèyipt
ton efpiit là-haut ao ÇieU ^" feras un Dieu immortel j & non plus homme
Jujit il La mon. Ç^r i| n'y a rien qui proprement rue la perfonne , finon les
. vicçs , ifiêâions & concupifcences provenantes du corps. Or , fi nous voulons
appliquer cette fanraifie , ou fifbion poétique à I4 phiiofophie naturelle, nous
■ arons'déjà di;; au tableau précédent , qu'Hefçule^ nfd autre chofe que le So-
. lefl , . l^uel > pajr fa ç^aleur Sç fes Tax,s , à guife de flèches , extermine TBydre
avec toutes cète^ tenaiifantes , c'eft'i'direa la froideur , qualité prcpre^â
l'eau , dont ce fcrpeiit eft né , & porte le nom ; car, à la vérité de l'hiftoire ,
c'étoif un ii^u mafécageux dcfert » à caufe de fes fpHtçes , fonrenils 1^
• rttiHèaiix , qui le rendoiént emmdrènnaoceilwle êc inhabîtabile » dont en cui-
dant eftoupper un , foudain en rebouillonnoîenr fix ou fept ailleurs ; mais le
feu qu'y appliqua Hercules, dilTîpa cetre humidité 5: froidure. Aiucepuis
après , eft le.fec ( vi;.vie propriété de la terre ) ^us la chaleur pareillement con-
vertit en nature d'aic, à«lle oppofite 8c concrjtite ; c'eft-i*dîre que' le froid 8e
le fîc , deux qu.Tlicés, mortelles ennemies de gcncrarion 5c de vie , à quoi
iniifte pcip -Lullement la nature, qui n'eft autre chofe que la chaleur prové-
flant du Soleil , doivent par cette-cy ctre réduites en air chaud Se hutnide,
le yrai fujet d'icelle vie. 11 faut donc convertir les deux bas Kle inensgcofliers
,êcm^»\$» ï'cÂ^xScU fecK ^jft^ËCQidjSçJ^kaaùdi » I» volupté 8c je ccnrps , ^
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deux liants, fpirituels & formels , l'air Se le feu , l'humide le chaud , U
vertu & l'efphc. Ec lois nous aurons debell': l'Ujdcç & Antce » Se accompli ce
que nous recoimnandent tant les Philofophes Chiniques » qui ne barienc
que furcéne endame : CdniwuEiniutuaj& quod qiutris Utvtnies. Et ailleurs :
N{fi corporea vertantur in non corporea , nthil in hâc arte prOTJÙs efficis. Duo
autem Junt t lementa corpona , terra & aqua j duo. uejn tacuporca , aër & i^nis ^
C^eft><l-dire , qa'ils font moins ntabémUêc grofli«n. M. Audiée , «uqqamèm»
Livre de UmdtJiffe ^ approprie cette fiâimk^au Royaume de France; car toat
atnfi qii'Antée , en la luékc , quelque mal-mcnc & fiippcdicc il erre ,
pourvu que de Ton corps il touchât la teirc , rellouidoïc du plus fort
vigoureux qu'au paravftnt> fans f«' plus fendr de! U rade (èconiTe qu'il- avoil
reçue: en fcmblable , ce bien-heureux Royaume ne pouvoir ùre fi aflSligé»
ne ruine de guerres du dehors, ne dedans, de pilleries , dégn9.& ruines , que
venant à avoir un peu de relâche , par quelque paix ou tfèv.e «(I que le labou-
tÊiffiJBc le Ctafîc pulTcnr avoir k-ur train lioce & accoutUQDéi» il ne fe reftc,
comme en moins de non , fi tourefois il ne furvenoit quelques ^elces , pluie»
excellîves & gicles, ou fembUbles accidens , plaies & calasnitcs des injure»
ïùt 9c àa mauvai^'Cemps , qiti eâcaflènriMbiMii-dbik teive , à quoi,îl eft
mk peu fujet ^wé&a*C% aètidk>& hiAnime itdic;^« méknn w^wait
faitqtieMconnniiereinpQOft.' ^ . > m - t • ' *■ ■.< -y. , ■ •
■> Il TaSUau drjintee, , . , - : ;
LA POULDRE ici eft toute telle qu'es ludes oui (e font emprçs la fon-
taine d'Elidc : & CCS doux champions , donc Tuii le' recroufTe roreille , l'autre
défait de fon épaule la peau de Lyon : les tertres quant & quant A propos :
& les colonnes : & les lettres gravées. C'ed la Lybie , & Anteus que U
Wne a pro^aic, pour offènfer (comme )é croi9)les paffàns d'une bri^ndefque
Itiâe. Mais cependant qu'il s'amufe après ces combats , & a éntectéf
ceux qu'il a mis , comme vous te voy^z , a mort eiî cett4 lu^lo \ la peifiture
nous amené ici Hercules , q^ui a déjà conquis ces ^mmes d'or , & a tant écé
célébré , icaufe des'Kefpénje^: tilllSuif ^ tinrMHtcelbisf«tt.ttne celle admi-
lacion pour les avoir fuppcditées , ains le Dragon. Or fans autrement ployer
( comme on dir) le p;cnùil , il fe dépouille contre Antce : étant encore à la
groflè huleme de c<t long èi. facht^ux voyage , %^9p^(t} 4-la nieilce : les>
yeut tendus d je ne fais quelle pcofpn^e cogitatioil.f|(Çpin9^yqpi^)iltanr, 4.
p.ir-foi , ce qu'il doit faire en cerre épreuve , & mettant. une bride à fon
animoftté Se colère, de peur qwell^ ne lui tranfpone l'cn^cndeme/it. Mais,
Antée le dédaignant , fe hautle , ^oç/eppble , en pargle;. Le^^n!^^>4s oESr
iNroRTUNÉs. Avec je ne lâi$qi|oi de cel.qn*il pn^iyire dcgofgçr enconixtfj
Hercules : fe radurant par ces braveries & outrages. Que u Hercules a*^oi^j
du iQttC lion cœur à la l^ié^ , il n'aji^it point éa^.f^.^arp que le vojci p^p^^
lênté : edr il eft peine puilTanc ic lobuftp , & cpçij^e. remp\i d'arùfitie , pçuç,
U b$Ue difpoficion de i* taille ; & fi'eft gc9n4 cdje» 9c dja^paieoce plut ,
*i4 PHI PHI
«jne humaine : d'une chamwre colorée èc vermelHe , les veiiKs îccant fisr*
•nflées de dcpic Se courroux qui s'ed încroduic li-dedans. V ous avez peur
J^Antée « ce ctois*)e bien , qai peflèmble i une bèce fanvage , &c pea s*ea £un
qu'il ne fuie aulÏÏ gros «comme long ; le col enfonce dedans les épMlleSt dcMMI
Ia plus gnn.lo p>rt ai rive rin chignon. Le bra<; d'ailleurs arrondi, comme
s'il ctuic fait au tour aiuii bien qu'elles. La ppitcme ôc le ventre , tout cela
batr» &u marteau ^ 8e fi la greue ç'eft fMis droite , ains ruftique & groffièr^
On fxK bien an refte qu'il étoit merveilleiifement fort; trappe {dt fait)
te amaifé , néanmoins fans adrelfe quelconque j Se noir parmi cela , ayanc
ainfî été teint du Soleil. Voili te qui elï eu ces deu>ç champions , pour It: re-
gard de la ludle. Mais vous le» voyez bien maintenant aux prifes : ou plutôt
ayant misdtjà hn à leur combat: & H rcules à fa victoire, qui eft v^nu à
bout de fon enuemi , en le fouifevaat hors de terre. Car elle combaccoit pool
Aotéfti; & le dttflànt , le retQMipir 4« nouveau fiir les pieds quand on ïé*
brantbft. Hencnîaf il<Hi<|ties écint isn douce comme il devoir h g^uvecnac
enven cette ^enne mere , empoigne Antée par le faux du corps , au detTus
des dancs , U où (ont les côtes j &c le pofaat tout de bout fi|t (i cuiHè , lui
accouplé les dtux nains es&mbb : iuîiiirre ouant (Sç qoaar le coad* conct»
le ventre , défi rén^eint 5<: hcws d'bateine : de forte qu'il lui fait perdre Is
vent , & l'crouffe de fes cotes aiguës , adreifées à la région du foie. Anllî
appercevez-vous bien l'agome^en quoi il ed , regardai^r ptteufement vers
la terre , de ce qu'elle ne ha donne pias de ftcoirirs t Be Hercules vigonteuf
i\^il!ard , qui fa rit de cette befongne. Or ne jerez pas votre vue eti
.vani au fomniet de cette montagne , ains faite compte que les Dieu:(;
obCervent de là ce combat : car «une nucc d'or y eft peinte , defibuf
laquelle (i mon avis*) ils fe fyat campés : & Mercure s'en* vient trouvef
Hercules^ pMir le cDiironi^ » P*f!C^ 4^4 ^ll^ *diage )*lioi|Qçttf de OKieeoiç
jyepiife. ■ ' ■' ' y * .
' H£&ÇUL£S ?ARMY L£S PYGM$6&
] : Argument par Vtgcnen.
G*eft une miférablc condition que celle de l'iiomme , qu'on la prenne de.
quelque fens qn^on fOttdi^; ca' ce-mfeniemcnt <|iie » iorfiqoe nons penfonf
être au-deffus de toutes nos araires , avoir la fin de toutes nos peines ^ tra-
vaux, ne devoir plus Te foucier de rien , que de vivre en pbi(îr & repos, noUS
mignardef, rejouir le duuner du bon temps, ctant décharges (ce nous (îwtH
ble ) de ce qui pefoit le plus «1 notre efprit, Voici arriver rout-à-coup, de l'en»
droit où noiî"? l'arrenJioni le moins , quelque nouvelle occaH on de douleur,
quelque nouveau fouci & mélancolie , pour toujours nous tenir en bcide , Se
liotts ecercer aux misères 6c calamités dç ce monde , qui , le plus feuvenc ,
l^9i^bmùmèmgv»Sèn pin* utile* ^ ^ l^pir vop d'sij» 8c motentç*
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PHI P H I
ment \ car celles-là nous apprennent à nous recotuioîrre , à mépà&r C9 qui
cft ftaçile & caduc , Ôc afpirer à l'crernel & perdurable y & ceci ne nous rend
qa'ipfolens » hers , débauches , & incom|Miiblcs à nous-mêmes , pour nous
iiMnec fiaablcment â une perdition & mine. Aiiifi donc eft i toutes &9arM
noire vie rraverfce d'ennuis, qui troublent 5c entrerompeiir le projet de
notre repos , alors même ( ôc le plus fouvenc ) que la tortune fe moncte la plus
propice ôc favorable , ni plus, ni moins qu une belle journée claire Ôc ferauie»
d'un ciel neccoyé Se riant de toutes parts , eft ocdinaixetnentplus dongereufe
de fc rompre en quelnue gros tourbillon & orage , pernicieux aux biens de la
terre , que non pas le temps nubileux & couvert. Toutes les hiftoiccs font
pleines de cet miitetîoiis , inconftances 8c légèretés ; les longes mêmes nous
tntvailleioienc ptiràt en dormant » que notre condttioii & defttnée nous
laifîat en un continuel aife repns j car les défadres , malencontres , infor-
tunes , malheurs , perrécutious , fâcheries 6c adverfitcs , empèchemens &
antres relies ronces 8c pointures font toujours i nous forveillet 8c au euet ,
pour fe parfemer Se épandre de tons cotes , d'cnhaut , d'enbas , A: en flanc :
la batterie foit telle que l'on voudra , cela n'importe de rien , tout retourne A
«n même molefte, de quelque endroit qu'on vienne à être affligé ; car celui
qiiiareçu quelque bien grief coup de raton, pendant qu'il eft en agonie »
ne s'aniufe pas tant a faire une enquête , de quelle part cet orion lui fera
plu fur les oreilles , comme à fe plaindre ^ douloir de fon mal, & en cher-
cher quelque allégement , s'il peut. Or, toutes ces didribucious de bien ôc
de mal nous procèdent des deux tonneaux de Jupiter, fi nous nous en voulons
rapporter à Homère , 5c nous en voilà bien rcconipcnfcs. Le pauvre Hercules,
ayant fué fang & eau à nettoyer le pays de cette pelle d'Antéus , ce Loup*
Sarou, bctgana & bourreau infâme , tout las & travaillé du combat encore ,
a long 8c fidieux chemin , &: dtss méfnfes d'icelui , cuidant prendre un pea
de repos pour le contentement de nature , le voilà avillonne de nouveau ,
pourmivi, aeacé, aflàtUi par une petite raquaille d'arrière parens du dcfiuit,
lefqueb bouulonnanc delà tene, a gnilê ^ne fbrmiUière, fans mefurer leurs
forces à la itenne , fans peler, ne eodSdérer rcvènement de la chofe , ayant
plus le cœur de nuine à autrui , que de fe conferver eux-mêmes , ( chofe qui
acuiné beaucoup de gens ) tendus du cuut a une viudtéle vaine, téméraire &
oatiecttidée , lui viennent entrerompre fon doux fommeil , dont anlfi ils
payent la folle enchère , car,, fe rcvel!!. tu en furfaur , il vous troufle tousces
perir>; franraupins,& leur apprend , pour une fois, combien c'eft chofe dange-
leule de s accacher à plus iort que foi , ne d'entreprendre légèrement d venger
la querelle d'autcui. Toute laquelle fanrailîe , fort plaiiàttte i la vérité , 8c
très-excellemment déduite ici par Philoftrate , tâche à nous remettre devaiic
les yeux ce tant célèbre & fententieux oiade du Dieu d'Apolbu : nuiet
ziAYTOM , Qu'il fe faut wmeitre fmr^mhne > dont tien ne faurcnt fttre dit do
plus utile 8c â propos pour la vie humaine. Les autres moralifent encore U-
deflus en cette forte , prenant Antce fc:ir ce tnhlcan drpcnr} chj prér:-r^ci-;r )
pour l'outrage, violence, tyrannie , cruauté & iemblables vices, les plus
BiflLioT. FRAif. Jo/nc V. Du Vbb.d. Tomt ///. Ff
1X6 PHI P H ï
inhumains &r énormes, ^milicr';aitxGlain de leur naturel^ &les Pygméet,
pour les voluptés , les délices & concupifcences , car tom le? t^çux procèdent
ét la terre, c'eft-à-dire, de la chair , lefouels viennent inolcRer Hercules en-
dormi , aorès «vcnr défait Antée. Ceft t'homnie oifif & pareflèux , lequel,
encore quil Tunnonte la fclonnie , & la bannide de fon cx ir ( car les rnoU
«S: efféminés ne font p.i<; volonriers ûnguinaires ) fe laide d'un autre côté
abâtardir & gagner a la ieniualice &c plaifus de la chair , félon le dite d*
î)km sUaniftalà vam » in amtmm aimait.
Et de cedief :
IncUHt in Scyliam > o^i «c» vhaH CkayUlm,
Mais Hsrcole, i fon réveil, s'en démêle légèrement, & les ferre tous en fa peau
«le Lion , pour les portera EuryftKce. Quand \x vertu domine & prévaut en
nous , (^ui nous excite &c déeoutdit de notre pefanteoi endormie , d'une pu-
iiVahimité roailléé , & moify nonchalloir , & nous donne bwn «îféiiienf la
viâoire de ces petits éguillons , qui ne nous font que ckaiMiUler , & non pas
jtoindre à bon efcient , fi on ne leur prête confentement , & qu'on ne leur
donne loisir de s'ancrer àc prendre pied fenne , les enveloppant de la force ,
nagnanimité & conftance , rcpréfentées par U dépouUle du Lion » pour en
faite (inabiement un prcfenc à Euryftihée, à (avoir, au travail , vigilance , en-
durcifTement efforr-; allîdus , qui nous exercent 5«r follicitent, nous élèvent
ia volonté aux belies âc grandes chofes.&nous excitent aies entreprendre d'un
eénéreux courage , ne permettant <|ue nota nous laiflîons rsunollir par une
Fente dcfîdieufj faiaéantife , après l.*s délices qui nous énervent le corps,
<iébauchent les efprus de leur devoir & fon^oa, 6c cmpoifonAent Tameda
plus dangereux venin de tous autres.
Tableau de Hercules,
îlercules s'ér^nt endormi en Lybie , après avoir vaincu Antéu$ , eft afTailli
par les Pygmées , aliénant de vouloir venger cerui-ci , ë»^nr ctueînue;-iinJ
des plus nobles & anciennes maifons , font les propres ttctcs getniams : non
«oaielbis ê ilides combattans, comme il éooit , m à lui égaux à la luâe ,
îicnnmoins tous enfirT; de la terre , & au demeurant braves hommes de leur
petfonne. Or à mefate qu'ils s'en jettent dehors , le fablon bouillonne Ôc
tremille en la face d*ieelie : car les Pygmées y habitent autC bien comme
les fourmis : Se y fenenr tenis proviHons 9e Wâuailles , fans aller écomiflet
î?s tables d'aurrui , ains vivent du leur propre, & de ce qui provient du
lai>eur de leurs mains -j parce qu'iis fement & moiûbnnent & ont des
irikàrriets attelés i la Pygmeyenne. On dit auffi qu'ils s^atdent de cotgnées
toour abattre le bled , elnmant des épis que ce foit quelque haute fiiuve.
iKlais qu'jHe oDrrerniHnnce â ceux-ci (je vous prie) de fe vouloir attacrief
HeffxÀcs , lequel ils aiettiont à mon , en dormant , comme ils dicnt : Si
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<|uancl bien il feroit éveillé , (î ne le redouteroient-ils pas pour czl:.. Lui
cependant prend Ton repos fur le délit fablon , ccaiic ciiccre couc las Ik:
rompu du travail de la Iuùq , 9c ùmA^ â puiflîuiçe , ^^niammem rempli
de fommeil , lec|uel tout bravç orgueilleux eft tl pLincc d.v.iiir lui s\\
. femblance humaine, faifant (à mon opinion) un grand c;is d'avoir ainj(i
accablé Hercules. Antée gift 11 auprès amnt Se quant : mai> l'arc du peintre
a reptéfênté Hercules qui refpire , 8c eft chaud : tic l'auiro trcpalfc , tout fjc
Ce fictri , le quittant à la terre. Le camp au refte des Py-ginJes a iljjà enclj.ï
Hercules , donc çe gros bac;)^llon de gens de oied va charger l'a nuin gauche,
& ces deux enfeignes d'eflite s'achemiiMiic âewn Ix droite . comme la pli\s
ptiilJànte. Les Ateliers S< la troupe des cireur^ àè fronde > alfiégem les pieds,,
tous ébahis que la jambe foie ainfi grande ; mais ceux qui combattent U
ccte, parmi icfqueis eil b Roi eu bataille , pource c^u'el.e leur fcmble le
plus fbrc endroit 4e <o*lt Heccules , nidnsnt Uuv^ machioes ^ engins di^
batterie , con^ne ^ ce devoir erre Ifi citadelle , où iU lancent des feux arti-
ficiels à racl)evclure : lui prcTunrent leurs (arfouettes çout droit aax yeux :
baccient Se étouppenc fa bouche d'un grand huys, jeté au- devant , Se fes
nafeaux de deux demi-ponéf > afin que la tirs éunt pufe , i\ nq puilfe plus
avoir fon haleine. C'cll ce qu'ils font au tour du dormeur ; mais le voilà
qui fe redredè , Ôc éclate de rirt; au beau miUeu de ce dangec : car empoi-
gnant tous ces vaillans chatDpiqns , il les vous ferre & amoncelle ^ana fil
peau de Ijroo, 9c les tmfott^ {pgiQme je cfou ) i Eiuy^iée. ^
AMHbTATIOV.
De ces Pjgméef , non-feulement les Poètes, mats les Hiftorief)s encore dç
Naturaliftes en ont parlé d'alTurancea comme d'une chofe vcrlcable & réelle,
Qu'il n'y ait des tums , cela eft trop commun Se vulgaire , pour en douter ,
me rellouvenanc de m'ctre trouvé, l'an i^ô^S Rome , en un banquet dufea
Cardinal Vitdit , où nous fumes tons fervis par des Nait^s , jufques au nom-
bre de trente-quatre , de fort petite ftature , mais , la plupart , contrefaits Sç
di^^tmes. L'on en a pu encore alTez voir en çetts Cour , du tempif mcn)e des
Rois Fnui^s I & Henri II , donc l'un des plus petits qui fe pût voir , étoic
celui qa'on appeloit Grand Jeban , qui fiic <Kpuis Prqthenotaire { hormis ce
Milanois , qui fe faifoit porter dans une cage, à guife de Perroquet , une
fille de Normandie , qui ccoit à la Roiue , mère de nos Rois, laquelle , en
fige de ftpt i hoir ans , n*arrivoit pas â dix-huit ponces. Mûs , de filtre une
contrée ôc nation à part des Pygmées , tout ainfi qu'i l'oppofite les t^aviga-
tions des Efpagnols en font des Géans , cela eft un peu plus chatouilleux , v4
que tous les dccouvremens des modernes , qiti ont revifué très-foigneufe-
ment le pourpris de la terre halMcaJ>le , n*en diei)t mot. Quoi que ce loit , Se
comme la chofe aille i la vérité , voici , en premier lieu , ce que Pline , le plus,
hardi Ecrivain des Latins, en a dit , au fécond Chapitre du fepticfne Livre |
oi^ ily a bien d'autres merveilles auffi faujj^renues: Au-deffusdes Afthomes,
^eny ^oi a'ont point j^e ^bou^^ i|iais yivent de l'çdeac feulement <^u*ili
i»8 PHI
P H I
peuvent tirer des herbes , fleurs & (ruitages , velus au refte par tout le corpç,
ont leurs demeures au bout des montagnes de l'Inde , devers le Levant , ès
Ibarees da fleuve Ganges , les Pygmées appelés Spytbaméens , pource que »
de hauteur , ils n'excèdent point nois Spythames » ou Dodrantes , qui reviens
nent à (quelques deux pieds qunrre doigts de notre mefure, fous un dimttr
tempère Se fatn , la terre & les aibtes en tout temps couverts de vecdiire.
Hom^ les fait ^tie Ibct moleftés pir les Gnies , m iiioTen de quoi (ainfi
que Von dit) étant montés fur des moutons ou des chèvres , & équippcs
d'arcs &: de Hèchcs, en la faifon dn Prinrcmp"; , rourc l'armce defcend ea
trou^ vers la mer, U où ils font un dc^àt univeifel des orufs Se des petits de
ces oifeaux , s^ils (ont éclos: autrement ils ne leur pourroient réHdier à la lon-
gue. De ces écailles , & du pennaee , corroyés avec de la boue , ils bâtiffent
leurs maifonnertes. Toutefois Ariftote les fait habiter dedans les cavernes , ce
qui convient ntienxâce propos. Au demeurant , le palTage au'il allègue d'Ho-
mère» eft toyc au commencement du de VIlUuu, en cdle fubftattce. Lee
Troyens venoientau combat en bruit Se clameur, tout ainfi que les oifeaux»
& comme ie fon retentilTatit des Grues en l'air » lefqueUes , après avoir évité
ks fioidoces êe groflès pluies » s'en vont criaôllaac i ht volte de l'Océan »
ponant meurtre &: mort aux Pygmées. Suc quoi le ScoUalVc , ou aiinouteur >
les mer rout au fond de l'Egypte, ou plus proprement en l'Ethiopie, comme
a tait Pline, au iixième Livre, Chap. 30. Quidam & Py^£orum gentem prodi-
denuie ont* patitda ex^aiku NUus ffûékrmT* Gèns adonnas au U»uf^>
ayant continuellement la guerre contre les Grues, qui leur viennent manger
leurs fcmnilles , & leur amènent une famine. An quarricme Livre, Chap. xi,
où il en \\,tt aulli au pays de Thrace : Gerama uhi gens Pygmtûrum fuiffe
yrodiiur j quos Catqos Barèan voeant, creduntqae à Gnûbus fugatos. tX Ml
10, i } , Induciaakabet gens PygmAorwn ^hfieffu Gruum cum Us dimicantium.
En Alie eiKOie , 5.19» TralUs j eadcm Evamhia , & Seleucia , & Antiochia
'4i8a* AUutciw Madone amnct perfuniitur Thebaide. Quidam ibi Py gm^cs.htf
'iita^€ mubuu. Et finabtcment es Indes, (>, 19, Induj fiatim à Prajùtnm
gente , quôrum in montants Pygmei tradumur. Somme qu'en toutes les rrois parts
du monde il met de cette bdUe engeance, de peiu que la race n'en faUle, ctiofe
1)eaucoup plus plaifante que vcaifembtià>le car , au lefte » ieton leur dire »
les femmes commencent à porter il cinq ans , & celfent à huit. Toutceb étant
primitivement parti de la forge ( comme le témoigne Aukigelle , au 4' Chap.
du 9' des Nuits Attiques ) de je ne fais quel Actftcas Ptoconcfien , IHgonus »
'Ctelîas, Oneficrims» Potyilephanus » & attires tels rêveurs fàntaitiqoes , re-
vendeurs de contes de la Cigogne; car le proverbe duquel Ton ufe, pour
montrer quelque grandilfime dilîîmiltrude des chofes extrêmes,
HayyMiW mW*^ , accommoder Us primices ^ ou dixmes des Pygm^cs , à
*im Coloffi, J'eftimerois , quant à moî , que cela foit dit des Nains , qui vien-
nent par quelque acident&dcfiuc de nature. Néanmoins Ammian Marcellin,
Auteur de poids Hc d'autorité, au iî de fon Hiftoire , voulant montrer la
gravité ôc confiance de l'Empereur Julian , lequel , s'étauc débauché de la
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F I E PI E 119
xelicion où il avoir été né & nourri , pont courre après les ombres & impié-
tés du vain Paganifme , trcs-fage & prudent Prince att' telle feton le monoet
met ceci : Fn^ràvinm cifomlatroiant immobilem ouultis injurus ut P^gmMM
vel Thyodamasj a^rejlis homo LyndiuSj cum Hercule. Pour néant ( dir-il , par-
laiit des Ij^ngars» flatteurs, envieux ôc détradeuts couttifans) abayent-ils
par leurs fec^ètes mé^ifances & injures ce perfoni\4ge ici , impoflible d*ètce
ébranlé , non plus que les P) gmces, ou Thyodamas, lourd Se grofller Payfan
de Lyadus , hrenr a ^ is Hercules. Sont les pioplW GesnMUM d'AaxétO,
A oed iè rapporte ce vers de Ju vénal : '
Uadè fit ut maiim frattrculus fjfe Gigantis,
Néanmoins tous enfans de la terre. — ^ On appelle communément les énfans
de la terre, ceux qui font du tout adonnes aux pallions du corps , àgatfede
' Mns brures, i k volupté d'un côté , & violence dèTfl<ittê./L^ficnaiieS>iiàe
•les appelle enfans des hommes & de Dieu, ceux que les Elimines di&nC
enfan'î du Ciel , ou de Jupiter , élevés à contemplation. A ce propos , Albert,
_ au troilièine Chapitre dupreinier Livre des Animaux , appelle les Pygmces
'liommes-fàuvaces , parrtcipans'cîe vrai aticûneméncde ndtfe netose'j fen^finc
iqwtoiiche quelque paremiecroorîf de la. dâibération. Cex|aHl rérume encore
au fécond Traité du même Livre , Chap, 4 ,, les difant avoir , ainli que les
Singes, quelque affinité avec la telIêmbUnce du cprps humaitu mais , au 1 1^,
il me tout à plat qu'ils aient aucune fdhtille <fe caîfôn: la P^frihée» habitent
au(l>j)ienen la terte , comme les fbormils. Philoftraie , au Livre de la vie
d'Apollon Thyancen, dit le même. Cette mij^nardefantaifie, au tefte, dépeinte
^ci par Philoftrate (4o«t^ je crois qu'il ne le poufi;(?it xien. trouver de pluf
jgeQCil,ni|»Uifaiicâ)C^),fiçlleétoic«xécutce de qiielque'ezcé^Unt pinceau) a été
tôuclÀ aés:^I^É>iiuiiçat|Mr Àkia^ ^ iês Emb^iu^ ,.^Yiii;£iqUèii|e ^ .^<i;^]
PIERRE ADÀM , d^ Viffi^Ayr <ii
i'raôçois , tOtéklm Piuté^riève d^focrM y.firoooiicée en
i'Alièmblâe, qui ordînlÙKmcpt leiUfoit en JVther^ cinq en
cîn<| ans ; où efl en partie décrit lè 'Goùvéfnertient d'uric Répii-
iilique; enfemble le Deiroir OlEèé Id^iiti Mlgiftmt; plus»
rEjdMTMtiçÉ-'d'irocraték >àl Bdmdtnc , touchant le devoir de
vivre civilement, fclon la vertu & honneur: enfemble l'Oraifcm
confultoîre du même Auteur, faite en k perfonne de Nicoclès,
!Roi de Cypre , fur le devoir des Aijets envers leur Prince
primde k tyon , par Nipola? Bacquenois , i H9- .
PIERRE , Prêtre & Doyen de Picfrre D'
]'Ârcl|ev£clié dci Tiè^es cii.Al|e«i^e ^ a cranflacé ia.^Uc
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Hidoi'iiux ( j*ufè des mots du titre qu'il y- a mis ) de Latin to
Roman ; avec les Glofcs : Se l'a dédiée & envoyée à Guiîlaurar,
Archevêque de Senlys , pour Ton ouvrage corrigier fe meiliei:
en eue, ainlî qu'il dit en Ton Épitre , en l'an de grâce i2^r,
j ouquti je os quarante ans accomplis , commen^ai-je ces Tranf-
. lacions des Livres Hilloriaux de la Bible, & les ai parfaites en
l'an 1294 , o l'aide de Dieu , & pour faire laycs perfonnes
entendre les iliiloites des Kcficures anciennes ; prie tous Lifèurs
. cju*ils ayent mon pouvre fcns , pour excufé Ven aucune chofè
! a que reprendre en Tordoiiip^^Gé <hî Rp^^
1 iaivéricé ne fuis^je jîen iflîis dtL n'y u crim ajoiiiâl Si ^rie àiCOtts
' clercs eneendàncÊËÂçures , qui c«i: ou virage Kront'^^uéyib y
' trouvent à cdrdgîer; que la Ihne de leur lèns veuille limer tnoti
:r4rude çngin. Au commencement créa Diex > le ci^,^Ja terrq:
-la (erre écoici vaine & vuide , ^ténèbres éroient /Ur Ja dço
\d*abyrmc ^ éc K e(perts notre Seigneur ëcotc porté (tir les^aiMjf^
' P ierte Goîneftor, Doyen de VE^à& de Troyes , Aoceur de VHifloîre Scho^
laftique, p.ir lui adreffce , avantTan 1 1 17, à Guillaume, Archevêque de Sens,
ell ici confondu avec ibuTraduâeur Guias des Mçulias > Prêtre» Dojren
de S. Pîetie «TAIre» d«l TEvCché de Térodane , c|ut comnleiiça » en i 191 • à
traduire , de Latin èif 'Tnmçûts , cette Hifioire Scholafiiqiu^ noomtc BiMc
(Uffioriafe , Sç^aàiftntn^ i li94'.( M* 1» la Monhoyb),
* On voit par - U les fautes qui Te trouvoienc dans le Manufcrîc de Dtt
Verdier , qu'il ctoir atfé de reparer, en féparanc l'Auteur du X^ada^eiu* 6C
inettant Scks an U pbt.c de Senlis ^ de Tcrouane pout Trêves.
PIERRE DE ALIACO. Les fcpt Degrés de TéchcIIe de
pénitence, figurés 9z expofés iîir las fepcPiâli&ei pénicentiels.
Voyez Antoine Bkla&o ,
^ Voy. La Croix du Mam» , 8e let noiés 1 ap mot Piiaay o'AitLvy
Toin.Il,pag.X45 & fttivi ■ :
PIERRE Al^DRË ^ nati^ de I)brac ; Chirurgien k Poitiers ;
k écrie Traité de la pelle êc i!e !a cure d*iceUé ; Avec la prépa-
^t^o^ d^ PAçttmoine f ii Içs vertus ^ propriétés d'icçtui^
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PIÉ PIE »}i
fervunt grandement à la eu ration de ladite pefle : plus un Traité
de la diifênterns & de fes remèdes ; imprimé à Poitiers^ iA-8^«
{MF Nicolas rOgerois, 15^3. . .
PIERRE L'ANGLOIS \ Écuyer, ficur de Bel État, a écrit
Difcoursdes Hiéroglyphes .^cryptiens , EmM^me-; , Devifes &
Armoiries ; enfemble cinquante-quatre Tableaux Hiéroglyphi-
ques, pour exprimer toutes conceptions à !a façon des /î)gyp-
ticns, par figures & images des chofes au lieu de lettres ; avec
plufieurs Interprétations des fongcs & prodiges j imprimé à
Pans, in-^"^. par Abel TAngelier, 1583.
*T aCroiTc^a Maine prérend, à l'Article de Pierrh I.angioii; , Tom. II,
pag. 14^, que ce Pierre > avec Pierrb Blondbl , & PitKRE - Marin
BioMDEL , ne font qa un feul 8c même Auteur ; Du Vecdier n'en fait que
deux , fa voir, Pierrf. r'A%;rois , 6e Tayoe f^lMI-MAlUN BtOMPU ,
comme de deux Auteurs diâérens.
PIERRE APPIAN. La Cofinograpbie de Pierre Appian »
traitant de toutes les Régions & pays du monde ; par arti/îee
A(lronomk)Vte ^ Corrigée par Gemma Frifon , Matbémacidea'
6c Doâeur en médecine ; avec autres Dvres du même Gemma
Frifon , appartenant audit artifice : le tout traduit de Latin en
François^ & imprimé eu Anvers » par Cregoire Borné»
PIERRE ARETIN. Le Cencfe % ou Paraphrafe fur le Gc-
tiielê , avec la vifion de Noé , en laquelle il vit les Myflères da
vtel & nouveau Teflament , divifée en trois Livres , faite en
Tuioan, par Pierre Aret in , ée. mifeen François, par Traduâeur
ÎBcertain; imprimée à Lyon , in-^^. par Sébaû. Gryphius, 1 541.
Les fept Pfalmes de la pénitence , de David , paraphrafés en
Tufcanj par Pierre Aretin *',iceile paraphrafe mifeen François;
imprimés à Lyt>n ^ in-S^. par Sébaftien Gryphius , 1540. Le
Ivliroir des Cou rtifàns , où font introduites deux Courtifanncs ,
par Tune defquelles fc découvrent plufieurs fraudes & trahifons
journellement fe commettent^ fervant d exemple à la jeu*
13 a. P:I.E. PI;E,
neffe maUavil^e : fait en Dialogue par Pierre Aredn , traduit
d*lcalien en François ^ inpiimé à I^yon., «-S*** par CUude
d*Urbiii, 1580.
' L' Arétin , ayant dit, en Italien , U Gai^t poar il lifcv , cm Dlfcorfo édU
Genejî y Ton Traduâeur , par une expreiSon trop littérale* a dit, en François,
le Genèfe, pout/c Livre, le Traité , le Difcours de la Genèfe. Ce Tradmfteiir
iiefl autre (|ue <U f^aïqellei , qui a uaUuic pludeurs autie^ Ouvrages
pieux , ftpar oonféqaem mauvais , dtt même Anieur, énoncés par La Crois
au Maine , nu tr^ot Jf an de Vauzelles , Tom, 1 , pig. i^ni. Quant au Livre
ici rapporté , fous le titre de Miroir dts Courttfans , ce n'eft qu'un Ëxrraii du
Dialogue , où la ^rfna enseigne i fii fille Vut de devenir une parfaite Coar-
(ifaiie. Ce Dialogue c(i , comme on fait, le dernier de la preniicre Partie des
Ragionamenti. Ferdinand Xuarès, de Seville , voulant éviter l'obfcénité de
rOriginai » eaa ôté tout le fel., dans foq infidèle venfion , intitulée Çoloqiào
d$ iéu Dam». Veili dVvà 119 Fnoçois Anonyme a tiré fini AÙrùir des Cour^
tifans ^ Se d'où , en.i^ft| » GeTper Barthins tira Toq impercinenc PorWi-
dfJf(Uas^yeTC\on Latine ^ wte encore, c'eft tour «lire , que l'Efpagnole & !a
Fraiiçoife. J'ai parlé amplement de. Pierre. Âtctm , en divers endroits du,
DiSiomuttfe de Beyle, cam le Tome IV du Memaeiana , éc fm l'Arnclè
Mt^'do BetttoK.. fap^ dn Ton, IV, <i»-4*. 9t la Mommoye).
* Pierre Acécin , malgré fes Satîcesmordances , Ton Athéïfme déclaré , 8ç
robfccnirc de fcs Hcrirs , }ouir d'une certaine confidcration , & fut même
einterré honop^Lç»n«nt i VeDife y dai^ i'Eglife Pa^oilliale de San Luca , où
I'qi^ voit encore Ton tombeau.. Il Ê^uc çcoin qiie ce qui lui néiîta cette.&«.
veiir,fut fa Pàraphrafe des Plèautnet , qa'if intitula ÏArétin Pe'niieat, I|
niourtit a Venife, l'an mil cinq cens cinquanre-fiï , âgé de foixante - fix ans.
M. Falconet , dans fes Recueils , dit que Pierre Arétin n'éroit point âls-
nattuel de Liugi Bacé» comme i*a die Mt de ta Monnoye , Tom. W di|
Merutgiana: , ^m^. 6^ , Se que fon vrai nom étoit Petro Bugiardo \ il cite la
Fie de la Cro:^€ pag. ; i a & } lo , où font rappoc(éei4esLecaes de Matchieii
G;bcrc, Evoque de Vcfune,.&de l'Arctil|,
FIERRË I^AUBIJSSON , Diacre , Cardifuil du ticrç de S,
Adrian & grand Maître de l'Ordre des Fi-eres Chevaliers de U
mnifon & hôpital faint Jean de Hîérufalem , a mis pir écrit ,
de Latin en François », les ÉcabliiîcnieiiS j Conilitu rions & Or-
donnances dudic Ordre , rejetccs des- vieux étabiiiiemens les
chofes fuperfliies , les ohrcures déclarées, & les ncct;(I*aires .
ajoutées , pju: ledit ^rand M^icrç &c ^ rçrçs ÇoRimandeurs dudic
' ^ . Ordre^
■
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PIE P I E
' Ordre > en un Giapieie général , tenu Tan imprimé
*C*eft ce Pierre o'Aubcsson, rrentc-neuvièmeiÏTand-Maître de Rhodes,
•dont le Pcrj Rouhours a écrit l'Hiftoire Jjiis une ^laiide pureté de ftyle. Il
«uottrut à Rhodes « plus qu'o<%9gài»ue . le | JuiUec ijo^. ,( M« De la
PIERRE AYRAUT , premicrement Avocat en Parkrnent
à Paris, & depuis Lieutenant-Criminel à Angers, a écrii 4e
l'Ordre &L Inllruiflion judiciaire , dont les anciens Grecs &
Romains ont ulë en accuiations publiques, confère à l'ulagc
"de notre France : & fi on peut condamner , ou abfoudre , Tans
forme ne figure de procès ; imprimé à Paris , par Jaques
' 4m Puys , 1 57^. Plaidoyers ( en nooibcè vtngc-un) faits en U
Coar 4e Parlement 4e Paris. & ArcÊts fiur ce iBCerveniis ; im-
primés à Paris, M^. par Martin Je Jeune » ti£%, Diiboun. à
Moniêignear le Duc Anjou , Roi de Polo^, Tur Toecafion
•quelle voulant recommander pour Tes viâoires, & reflauratîpn
de Ton univeriîté d'Angers, les Panégyrics anciens de Pacatus
& d'Eumenius, jadis faîcs à. la louange des Empereurs ConiUn-
Tius & Théodofe , lui ont été adrelKs & dédiés de nouveau:
plus Harangue audit Seigneur Duc, où il cH triiré de la façpn
de sûrement louer ou blâmer les Princes; imprimés à Paris ,
i«-8*' par Martin le Jeune, K^y^. Vctri Atrodil judicis qucejlio-
Aum , Andiumçuc ducts Itbdl. Mag. 1. C. Decretorum Libri
, VI. Itcmque Liber fmgularis de Origine & ûucînntatc rerum
juJiLiiCarum j Panfùs , /Vi-S". apud Mûrtinum Juvcncm , i ^yj *•
* Vof. La Ckoix dv MAivf ^ ie» optes^ auftnéœe Asùdp , Tom. U«
PIERRE BELLIER , Do6^teur ès Droits, a traduit de Grec
en François^ les (Euvres de Plulon, Juif, Auteur ti cs-cloquent,
6i Philofophe très-grave , contenant l'interprétation de pliifieurs
divins & facrcs Myflères , & rinftrudion d'un chacun, tii tou-
tes bonnes & fainccs mœurs. Les Traités font , de la Création
'^11 'monde ; Allégorie des (kintes Loîir données après J'aiwre
fiisLiOT. Fa AU. Tome V. Du Verd. Xomc m. Gg .
' î:54 P I E PIE
des lîx jours : da Plantemerit : de la vie de Moyfe , trois Livres:
de iâ Charité & Amour de Ton prochain : de TÈtat & Devoir
du Juge: de l'ÉIecflion & Création du Prince : de h Force &C
Grandeur du courage : des dix Commandemens Dieu : des
Loix particulières, deux Traités : de la Circoncifion : de la Mo-
narchie , deux Livres: quels doivent être les loyers & honneurs
des Sacfihcateurs : des animaux qui font propres aux Sucntices,
& quelles font fes efpèces des Sacrifices ; de ceux qui offrent les
ho(iies au Sacrifice : qu*il ne faut recevoir au temple l« loyer êc
' gàih de la paillarde : que tout bomme de bien eft libre : de là
• Vie contemplative, ou des Vertus des peribiiaes dévotes: de!»
' Nobleflè t des Loyers & peines : de» Malédiâions : que le
Monde n*eil périflable ; contre Flaccus , ou de la Providence:
des Vertus, &r AmbafTade faite à Cayus :■ le tout imprimé àPar»^
r»^yôi^ par Nicolas CbcHieau y t $75..
PIËRRE du Mans» Homme de grand^ travail )k
ivcbercber les chofes rifres , a écrit l'Hiftoire de la nature des
oifeaux , avec îenrs Delcriptions 6t nayfs pourtraîts rétirés du
naturel ; écrite en fept Livres, imprimée à Paris » rnrfol. par Be-
noift Prevod^ 1 5:5 {«^I^cox Livres de la Nature & diveriirédes
-poiâôns ; avec leurs pourtrait?, répréfentés au plus près du
naturel ; imprimé» à Paris , '11-4^ par Charles £flienne > r 5 5 5.
Les Obfervations , rédigées en trors Livres , contenant les
appellations antiques des arbres & autres plantes, des ferpens,
des poifR)ns , des oifeaux & autres bêfcs terreflrcs ; conférées
avec les noms François modernes ; &r pîufieurs vrais pourtraiis
d*iceux retirés du naturel. Les- Mœurs &l façons de vivre de
diverfes Nations en Grèce , & Turquie, & les vé'emcns d'iceux.
Les Antiqutici (k iCuincs de pluheurs villes jjluilres en Afie
Grèce. La Defcription dti Caire, Jerofalem , Damas yAntioche,
Byrfe, Alexandrie & pluficuf» autres villes du Levant; avec
hurs noms modernes. La DeiêriptMn- de pîufieurs monts célè-
bres par les anciens Poètes & Uilloriens. Pîufieurs Difcours fur
les chemins ^ en divers voyages , par iEgy pce ^ Arabie » Aûe je
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PIE PIE t}f
conccnant dtireriês cliofcs des ttncjqcies conférées a /ce
les modernes. Ample Difcours fur la vraie origine du 6n or, &
far les principales mines dVr & dVgeiit du grand Turc ; im-
primé i Paris ^ m-4^ par Guillaume Caveliar « i $ 5 V Pourtraiis
d!Oi(èaux , animaux , ièrpens , herbes , arbnes , hommes &
femmes d'Arabie & ^Egypte , obfervés par Pierre B<Aon : le
tout enrichi de Quatrains fous chacune 6g4ire; imprimes à Paris,
f/i-S**. par Jedit Cavejlat , ï5$7- î^frnorurances fur le défaut
dp lab njr culture des planf , & de b connoi/Tince d*icellcs ,
contenint la manière d'affranchir & appriv^ifcr les arbres Tau va-
ges; imprimées à Paris , in~'è°. par Guillaume Cavellat , i ^58.
J^'etri Bcllonit de adinirabtli opcrum cntiquorum ^ rcrum Jitfci-
p 'iendarum prœflanna Liber prtmus. De medkaio future , Jei^
cadûvcre condito ^ 6' îuguhr'i dtjuniluruin ejulat ont , Liber Jccun-
dus. De medicamcntis nonnuliis fcrvaiidi cad&veris vînt obti"
ntatlbus , Lihtr ttrnui^ Parijîis , in-^^, apud Gulklmum Cûvil^
iat , Ejufdem de arboribus coniferis , refin 'tfcrls ^ elits
^(nqui nonnuliis ftmpkerna fronde yireatibui , €um£Ammdtm
ii'onihus ad vivum txprejps, lum dt mttU ceJrtno , Cedria ,
^gartco , rçfinis & fis jjumfx comfiru pro^îffantur ^ I9€ud> iH-
dm in ^^ » •
4^ Y07. La Caoxx oy ^Aii» » A Its Qoief ■ aa mut Pitaas Bilom,
'Tbm. II r pag* a| 1 & TniT.
PIERRE BEMBp % L'^Hiftoire du nouveau mond^ décou^ >
.veirt par les Ponugalois » écrite ' par le Cardinal Beipbo , ^
traduite co^r^nçois ; inip/imee par Jean d'Ogerollcs , 15")^.
Les Azolains, dcu Voyez Jkaii M>i«tiv. L'Hittoire de Venifeb
Voyez Antoink i>« V^rdieh.
* Le célèbre G;ir<linal Pierre Bemho naqaîc â Veiûre , en 1 470 , d'une hr
nij'.Ile P.-irricienne , fcconJe en gr.inis h:)inmeî, & qui fubfilte encore avec
hojineur. On avoit prévenu coi>ue Bem|>Q, Pîiul iil , auquel on l avoit peint
comoie un homme vam , pe^ f cglc dany (êt m9un , q«i sivoit même ea
dis enfans d'une maîtreffe ; mais Bembo fe juftifia fi bien , que le Pape Ij
nomma CarJinil , le 14 Mars i5}9. H pourtiiu vrai qu'il avoit eu unî
u^^utreffc, noauuce .i1ior<>^»ia, aveç.lu^ut.iiv' U avo^c vécu vingt-deux ans, ^ .
dont 3 avoir ea ttois enfâiis ; init^«Dè'énSt molce en 1 5 $ 5 » âgée feuiemeor
da crcote-huit ans. Bemho mourut à Rome , le i S Janvier 1 547, dans fit
folxante-dix-feptiLine antice. Le Cafa a écrit fa vie en très-beau Latîn.
.'Le Bembe n'a lailFc aucan Ecrit, qui mérite dctre iniuulc Hijl-aire du-
nouveau monde j découvert par les Portugais y feulement , par occahon , au
comniencen nt du fixièinc Livre de fon Hiftoirt de Vem/e, il parle de
' découverte faite dans l'autre Hcmifphcre , non-feulemenr par les Portugais,
nuis au(U par les EAiaeools , le tooc néanmoins û fuccuiOeioent , que dajis
l'Édition ûf-S". la reution emirre n ^cède oas ohm pages. Cette mfitHre de
' FiaifijcA le principal des Ouvrages Latins dit Bembe ; comme le Pocine fut.
ta<norr de fon frète Charles, eft la ineilleurede fes Compofitions Italiennes.-
Voy. les Mémoires de Nicecon, Tora. XI &C XX. ( M. de la. Monhoyb ).. .
PIERRE BERTRAND , Médecin de Baïas^ a écrit en
forme de Dialogue, la Dialcéliquc Françoife pour les Cbicur-
giens , imprimée à. Paris, par Denys du Pré » i ^yi»-
.Pi£RJR.E-MÀRIN BLONDEL» Lcrfanois^ « écrit queU
qites Poefles, & une Ode fur la mort de Jean de UPenife» qui
eft parmi k»(Euvres dadic de la Peruiè
,^ Voy. La Croix i>i» Maini > 4e le» non* « an mèmc' Anide , Tom. II ^
Pi£RR £ ^iZ ARKE < . GuecM de Cypce % &c Voy. Fra .
ÇOIS DE BkLLEFOR£&T.
* Son- nom étant Bqanf^ a:aR<Larin .filiftfntfVdevoit, enTsniçcis , erre
hm Pi^are. Cet Auteur, connu par Tes Ouvrages Hiftoriques, tels que fes-
Annaics de Gènes , fon Hifloire de Perfe^^ç. ,vivou encore att commence*
ment du di^Jèptième fiède. ( M. ni la Moniioy e ) .
* A la fin du Tom. H! de VlT^cin de la Répubtique de Gènes, in- 1 1. Paris ,.
1742 , dans le Catalogue des Ecrivains &r Hiftoriensde Gènes, on lit : Pierre '
Bi^iarr a écrit l*HiJiaire de. Gènes , depuis l'an îioo > jufyu'à l'an i^jf.
Cet Auteur fe nommoic , en Italien^ Pietro Bqari: c'eft ainfi que fon
nom eft écrit i la tète de Ton H'^oirt Italienne de* Guetliks de Hongrie. Oti
ronnoît de lui ttois Ouvrages difTérens : VBifteiH de Gènes , VH^loire des
Guerres de Hongrie, Si YHiJIoire de Perfe. \\ écrivit en î .atin fon Hifloire de
Gènes j qui s'étend depuis l'an j 100, jufqu'en 1 57*. EUc parut à Anvers,
chez Planrin , en- 1 579 , u^.foL & «Ile eft très-rare. Son IT^oirrde» Guerres--
</e /^oflflrif J entre l'Empereur & les Turcs ,fiird*abord écrite en Italien ,& im-
primée à Lyon, en I j6o, /«-S". puis rratUlire en Latin, par TAuteur, &: publiée
* à Baie, en 1 5 7 j ,i/2- 8*\ Elle fut tc iaiprioiëc»en cette langue, dans le Recuui des
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PIE. PIE z)7^
Strinaut de Hongrie , qat Jaoqiwt Bongars donna , en i ^co ht' fol. mais
on en retrancha le Récir, qui fiî trouve à la fuirc dans les Editions précé-
dentes , contenant les cvcncmcns arrivés en Europe depuis i $6^ L'£4ition:
Italicftne eft focc f ue. Quant att troifième Oavtsm 4» Btnci » c'eft une Hifiotre:
de Perfct écrite en Lacin , & publiée ï Anvers , dut* PUntin , en i $ 8 } , in-fol,
& depuis réimprimée dans w Recueil des Ëcciiiaijii <!• l'Hiftoire dePerii»»,
ïratittort , i <>û i , in- fol.
PIERRE BOAIS i UAU , rurnomme LAUNAY , natif de
Bretagne , a écrit Hiftoires prodigicufes (en nombre quarante |
extraites de plnficurs fameux Auteurs, Grecs & Latins , facrés.
& profanes, avec les pourtraits & figures; imprimées à Parii,
par Vincent Sertenas, 1561. ÛHiftoire de Chclidonius
Tiguriaus , fur rinftkution des Princes Chrétiens , & Origine
des Royaumes , concenai» treize tyeaujg Chapitres ^ traduite de-
Lacin* U imprimée à Paris , par Vincent Sertenas ,1557-^
II» Théâtre du monde » où il ell fait un ample Di(coors dé»
n»èfss humaines, compofé en Latin par ledit Boaifluau » puis»
traduit , par Ittl>même , en Françoisjavcc un autre fien DiÂrourS'
de rcxcellence & dignité de l'homme; imprimé à Paris,
par Jean Longis & Robert leMaignicr, i$)8* Hifloire de»
perfécutions de l*Églifc Chrétienne, fâifant un ample Difcours.
des merveilleux combats qu'elle a foutcnus ,cîant opprcffee fous-
tyrannie de plufieurs Empereurs Romains, coniment^ant à.
notre Sauveur Jefus-Chrill & à Tes Apôtres ; & quelle a été"
la confiance de leurs SuccefTeurs en iceîle; imprimée, par trois-
fois, à Paris , r/i-8°. la dernière édition par Guillaume delà
Noiie , i5y2,. Six Hilloires Iragiques, extraites des (Euvrcs
kalienncs de Bandel , & mifes en langue Françoifè par ledit
Boaiftoaù. Ce Ibnc les fix premières du premier Tome des Hi(^
foires Tragiques ; imprimées à Paris , fR«8^. par Jaques Macé ».
1568* En un^ Avertiâèment , par lui &k au Leéfeur , mis a»,
devant dé fes Hifloîres prodigieux, iî avoir promis faire voif^^
de faTraduâionen notre langue^ les Livres de la Cité de Dieu de"
S» Auguftin; mais prévenu demort > n'a pu efiTeâuer fa promeflè i
LA Cro IX DU Ma mm p. 9t l«t noces » «a même AnîdS»»
1^8 PIB PIE
^ Tkiûtrt du Motive.
[Ce pauvre pn(bnnier eft-il forti de cette prlfon maternelle { contemplons
<)uel il eft étant fur terre j qu'eft-ce airre qu'un (imulacre d'un pauvre ver?
De quel m.inrean eft-il orné , faifant fa magnifique entrée au palais de ce
monde ? Sinon de fang , duquel il tfk tour baigné & couvert , qui nçfk autre
choie que fimage &: Bpure du péché , qui, parle fang, eft fignifié en Técrif
turc. O grlève nécelfitc! O milcrable contUtloo! Qu'avant que cette créature
ait pcchc , ellj eft lice Se ferve de pt-c1ic : avant qu'elle ait dclinquc , elle eft
obligée au délit. C'eil la grappe amère , de laquelle parle Hiétémie, que no«
pères inangèrenr. Quel eu le premier Cantimie que chanté Thomme entcaip;
en ce monde , (inon Tarmes & gémilTemens f qui fpitr comme metlagers sé
augures de fes calamités futures , lefquelles ne poiivanr exprimer pir paro-
les, il les témoigne par fe; pleurs & cris : Se toutefois voiiU le coinmence7
aient des Monarques , Rms « Princes 8c Empereurs , Bc autres qui fufcitenc
tant de Tragédies en ce xnonde. Le ver, tant foit-il petit , iîtôt que nature
l'a produit fur la terre , commence à ramper , fe traîner , Se à chercher fa
pâture. Le petit pouflîn , fiiôt qu'il eft hors de la coque , fe trouve tout net,
de n'a befoin d'ê tre lave comme l'homme. Il court après fa mère , il l'en^
tend quand elle l'appelle -■ il iemer à picquer & à manger : il craint le Mdan,
£|ins avoir autrement éprouvé fa malice : il fuit le danger , feulement guidé
par nature. Mais incontmem que l'homme eft fur la terre , c*ej% une petite
inafTe de chair qui fe lairra manger aux ^urrés animaux, iqui n'y pourvoira.
Laiffez-le en fon petit nid & berceau , il detreurerà tout confît en ordure , Se
eftli iiupi^Ufant, qu'il ne faurçit jejcf fes ordures , ce qu.c ks petits oifeaux
êç autres* antmaax favent bien fktrç. Voili les parfums, civettes & odetttS9
defquils nature a voulu embaumer l'homme , & aorner celui qui fait tant
de l'HercuLs , & qui fe dit Maître Se Chef dé toutes les autres créatures.
Etant cette chétive cféature plongée en ce gouffre de miséxes , il le faut
iV>urrir , Çc abefoin d'alimens , pour Ibuliger l'infirinité de fa nature. Cet
office eft dédié aux mcrcs, Çf\ confidcration dcquoi i;i.ature leur a donne les
n'umelles , qui font comme petites bouteilles propres à tel effet. Mais
combien y a-i-il aujourd'hui de mères auxquelles il futfit d'avoir tiré leurs
cjifans hors de leurs entrailles , & au Ueii de les nourrir > les énvoyent aux
vlUages , pour les faire nourrir par femmes inconnues! L'enfant n:\ pas donc
aifez fouÉFert de maux au ventre de fa mcre , lî d'abondant , faifant (on
entrée en te monde , on ne lui en préparoit d'autres tous nouveaux , pat
ritt^ratitude les mères , <iui Ibnt fi délicates , qu'elles aft les veulent nourrir,
Dais les font téc,*r le lait de celles qui leur changent qiieLjnefois leur fruit,
o,u les paiifent de lait vicieux & corrompu ^ donc procèdent après une infi-
nité de maladies , comme Vérolle lèpres , 5c Àitres; (jir il en tout cenain
3 ne il la nourrice eft louche , fujette i ébriécé , ûa maladie , ou antrement
mœurs corrompues , l'cnfjnt fcrj louche > non par fon lait , mais par
^un regard ficquenc : H elle eft yvtogne , elle prép^e l'epfant à convul^oi^
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PIE VIE tf9
tt êënSîté , même le fera yvrogm ft ifAempérl , comme on lit en la vie de
l'Empereur Tihere , oui fur'grand yvrogne , parce aue la nourrice qui l'alr.i-
toit , non-feulement buvoit exceflivcmcnr , mais elle Tevra l'eiifanr avec tics
fouppes trempées en du vin. LailTons-le en h garde & protctlion de fa
nournce. De combien de périls eft-il enveloppé cependant qu'on le nourrît I
Quelle peine & martyre ont ceux qui en ont h charge ! Les uns fe rompent
de force de aier , eoforce qu'il ne faut point de réveille- matin, pour les
^re lever de mût s ks enenes fe choquent toujours à quelque choie , de le
plus fouvent on ne voit aue plaies en leurs pauvres petits corps : fans metttft
en compte plufienrs maladies héréditaires qu'ils apportent des corruption?
de leurs parons. Mais qui nt; s'ctormera de voir cependant i;s occupatiows
fantaftiques de ce petit (îngc , lequel tam6c jxiitrift de le poudre » tait de
petites maifons de terre , comrefait le cbevaucheur d'écuiene fur un bâton
de bois , court après les chiens Se les chats, fe coutrouce contre l'un,
applaudie l'autre. Qui pourroii jamais pcnfer qu'une û mifcrablc créature ,
couverte de tant de pauvreté, fi vite, 8c ebjeâe, pet fiwcedkMi de temps »
e'aiMttardît ainfi, de devînt fi fuperbe H liaataine}
yîu Difcours de l excellence de Ckommt^
\{ me fufïîra pour nous dégoûter quelque peu des misères de l'homelrie , Icf-
quelles (peut-ctre) j'ai traité d un ityle trop tragique , u je décris la dignité
éc excellence de l'hommeé Le feul efptit onanel vane mieux que tour ce
qui peut cire d'excellent en routes autres créatures , voire que le ciel , \.\
terre , & tout ce qui eft contenu en icelle. Outre que cette fcliciié de la vie
femelle, de laquelle nous fpmmes apurés par foi , eft de prix (i excellent
& de valeur tant ineftimable » que toutes les langues des hommes ne lu
fauroienr comprendre, ni leurs penfces concevoir. Mais quel témoignage
de la dignité de l'homme , lequel fon ccéaceuc a tant prtfé , que de (on éter«
AÎté eft defcendn ta monde , a prins lie vêtement de lar chair , 5c s*eft &ie
homme. Encore fa bonté a ctc fi grande envers rfiommc, & l'a tantain\c
(combien qu'il ait fouillé là fainte image laquelle reluit en lui] qu'il lui
ottre la mam le fait héritier de fon royaume cclefte , comme Ion propre ,
tt légitime enfiuit t a fournis en la fut^ewon roue ce qu'il a créé tous U
concavité des hauts cieux ; l'a élu pour (on temple & habitacle : lui t révélé
fes plus grajids & orcnltes fecrets ; î'^ finalement a tout créé pour l'amour
de cet excellent & divin animal. De quoi le Prophète David émerveillé,
décrie : Qu'eft-ce, 6 Seigneur, qjae deThomme, que tu as ainll magnifié >
ou i\u fils de l'homme , que rant tu !c repures & eftimes ? En quelle révé-
rence donc doit-on tenir celui , que notre Dieu a tant prifé , qu'il l'a élevé
comme Chef 8e Empereur de Coûtes les créatures viinles ? Ac dès & naîA
fance commis en la garde des At^es ^ lefquels , comme fidèles- Mimftrei .
lui afliftent, le confeillcnr, accorupagnent ^ défendent rant des incutfions
des malins eifcits ^ que des auues aguets de la chair ^ & du inonde? L'a
CÎ40 l^IÎ PIE
' outre doiié de cette divinité exc^ente qne de favoir cannoîrre les ctitffef
préfentes , fe fouvenir des paffées , prévoir par conjedute les tuci»ces> «m-
noiue la nature des chofes , favoir difcerner le vice d'avec la vttm » fc
après avoir connu Tedèiice, Batiue refTort de tout ce qui eft contenu
en l'univers, il s*cleve par une harmonie, Taure Se pénètre )ufqa'aax cieiw ,
les connoîr & en donne réfolutiou , dcmoncrc par vive raifon , que 1»
nature qui pend contre bas, n'eft autre chofe, qu'une belle fece & hgure
de Dieu, ou quelque Lîvi» ou miroir plein de Divinité. Et combien que
fon habitation foir en terre , fi eft-ce qu'il fe mêle avec les éléinens par fa ,
foudaineié , defcend es profondiiés de la met par fubtilitc de fon enten-
<ciement , toutes chofes W luifem, te encore que les cîeiuc foienc dmie
hauteur incrédibb , il tes contemple comme s'ils étoient près de lui.
Nulle obfcurité d'air ne confond l'intention de fon enten<:^emenr : l'cpaif"
feur ^ mallîvecé de la terre ne peut empêcher fon affeâion , nulle proton^
4tté d'eau ne pent «mpècher fon nfytit A laifon de quoi , Homère , ce
,|^nd Poète Grec , a|ipeioit les homnnes Alpheftas , qui eft autapr a dire ,
comme Rechercheurs ; car c'eft le propre de l'homme feul de rechercher
la caafe de toutes chofes : & pat telle diligence , la confommaiion de tous
les arcs , en l'efpace de nulle ans M crouviée , comme Varron écrir. L^s
autres Vont nommé çi^ , c'efl-i-dixe , lunaière , â caufe de l'incrcdible defir
que l'honn^ic a naturellcmrrT de connoître toutes chofes. Ce qui a taïC
<ïue plnfieurs Philofophes anciens ont penfé que la lumière <&t U vtane
«flénce de notre ame, i raifon qnll n'y a rien qui plus refoie rignorance ,
& qui l'ait en plus gmn k Honeur, que I*hornmc ; lequel eft d émerveillable,
ciu'ii a, en foi , l'eTpru qui eft célefte , la vertu des étoiles, l'influence des
planetres , les qualités 6c propriétés des quatre âémeos , auquel finalement
toutes créatures céleftes , angéliqnes , Se tetieftres » fervent 8c obcilTeiir,
Deqttoi tmerveillcs quelques fages d'Egypte , osèrent appeler l'homme
Dieu rerreftrc , animal divin ôc ccielte , «leÂTagei des Dieux , Seigneur
•des chofes inflneures , femUier des ïîméctetires , JSc finalement mirade oe
nature. Et , qui plus eft , pour plus çrand comUo de la nobleffe de Thomme,
3uelquefois ion Dieu dclcend en lui , faifant chofes miraculenfes ,lefquellej
e lui il ne fauroit faire , comme nous avons lu aux Hiftoues de ClâW>-
' mené 8c d'Atîftée , lefqnds fettdent fonvenc hors de leurs corps , Bc alloient
<i\ Se là: puis étant letoomés , facomoicnt chofes incrcdiWcs , Ijfquelles
par après ro'ttefois on expérimenroit être véritjMes. <^nmme un Cornélius,
Ptctre, ctani a Padoue , durant la guerre de Cciar oc Pofnpce, futteBé-
«nenc ravi , qu'il comptoir mieux tout Vordce de la iMtaille , que ceux qui y
étoient prcfens. Apollonius , femblatlemenr , étant en Ephefej voyoit &
.difoit ce qui advint à Nero , dans Rome. Socrates s eft trouvé ravi commq?*
'itiqttanc avec fon efprit , fans voir ni connoître ce qui fe faifoit près de lin*
IPlatoo» femblablement, enrroh 'COUS les jours pn «xtafe^ cettaine benie 4i|
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PIE P I E 2.4»
Et mm autre endroit plus bas.
Quelle ewellence & beauté y a-t-il en la tête de cec aniinal, qui eft la, tovt
& rempart de raifon & de nipience, de laquelle , comme d'une fontaine*
ilfeat dtverfês^opccations des feas« & comiDs.tl fe puUTe taure «qu'ils prodiil-
fenc St n^iporreac i vat» mcme ronrce tamt de canmodkéi cUvec&t f M«b
fxai ne s'émerveillera de la mémoire ? Laquelle ftft )» glC^ior qui toujotus
demeure au dedans de la tour? Laquelle garde Se retient les chores qui
pailênc ibudamemenc : l'office de laquelle eU de .cooferver eu fes txciou
recevoir choies innunicrabtes , voire «iifflkentes , loutefeit Jes oonfeil»
dre : ains les confirmer en leur pureté Sc netteté ,. pour Ven fervir puis
après , lorsque par un fouvenir elle raconte ce que de long-temps elle a
conçu & auiaiïc : alors s'appet^u uue connoUiance de choiras mhmes »
contes dil]êrol>lj|Ues» 'J«fi^lles ie produîfeoc es tel ordre » qu'elles ne Te
donnent trouble ou empôchemeut mutuel. Mais quel miracle y ia-t-il*n la
iubciiitc mexplicabie de nos yeux } itffquels ont été mis au plus haut de la
tour, pour être fpéculateurs deSichofes liautes 5c céleftes. Et du côte duquel
il.£lUoir voir, ils font couverts Ile petits tayes luttante!; , les rotondités
defquels rcpréfentent deux pierres prccieufes , afin que d'un fen? profond
ils pcnccralient les images des cUofes miles au devanCj reiuifao^es comme ^
un miroir. Et Ibm mobUes , 'afin qu'Us fe patCwt tourner çi & U/&'nr'êti»
contrainn imndct,» qui leur déplairoit, jSC font aomés jBc enrichis de
paupières, qui font comme boulevards , & proptignacle? pour les défendre
<le mal ou encombre ? audelTus defquels font les foutcils faits en voûtes ,
pour empêcher que Ih Tueur oo'autces fuperffnit^ «e leur fiÏÏent ofiènft.
Mais quel fpedlacle dignq d'admiràtiou trouverons-nous en la fabrique du
nez? N'ert-ce pas un périr mur clevc pour \\ jL-fenfc des yeux ? 5c combien
4ju'il,foit petit, il lui a établi irots oiiàccs : l'un de poulTcr & recirit fon vent
&-luueiRC^ l'autre , dodorër & fenrir: l'jmtre, afin que par les trous & ci-
vernes d'icelui , les fuperfluitcs du cerveau fufTent purgées évacuées 3^
dccoulalTent comme d'un canal ou gou(icre, Mais par quelle mervcillcufe
^ôrdomiance fctnt.aiiïeraillées.les lèvres , lefquelles auparavant fembloienc
lices & conjointes l'upei l'aube ?..4iide<iaas,4fefqueUes la lajigue eft cnclofe,
laquelle par fes nwuvemens convenir la voix en paroles , interprète ,
donne à entendre l'intention de i'efprit. Mais qui ne s'émerveillera de ce
petit morceau -de chair, mit n'a-pas trois doigrs de largeur, & qui eft preC-
..<que le plus petit roepibiÉftâe TJiommePEr (ouielintil loue Dieu & donne i
enrendie les beautés & perfeâ^ions de ce que Dieu a créé': il difpute du ciél ,
de la terre, & de ce qui elt contenu es quatre élémens : .néaijnioins elle
. Jls 4WUC feule aoconu^ l*«£iee)dtt parler , fi-ëtie aidée' des dents, ce
qui nous eft manifefté par les cnfans , lefqnels pl'iîôr 113 commenc(5nt 4
parler, qu'ils n'ayent les^ dems . ^ les vieillards après qu il les ont perdues,
'o;-^uayenr & ne peuvent former leur parole: en forte qu'il fismple au'ils
ifoMM rtcoiim^;» cjifande. -Outre f comme dit Laâaiice ) il a créé le
BiBUOTH, Fr AV. 7*010. V, Dv VXRD. TooL IIJ, ' H h
1
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t2,4:i P I T î E
menton & dctv<rc il'nne nnc lionuête, forme , ScVx eniicîii cl'j b.iiK^ , Ii-
quelle eft comme uii uuciienieJu pour nous taire coniioicic ia uiatuiiic des
^iCbc^S'lAiiliffiSBenceiltticxe, & ornement de la virilité & force. Quant atu
ôreilles, elles ne fonc poinr oifîves^ elles font colloi|uées en lieu cminenr,
mfm de recevoir le fon, qui natureUénunt eft porté en haut : elles fonc ou-
' vertes 6c non étoupées , afin que la voix fût portée par les finueufes conca<
'Vitcs , terenue & arrêtée j même il a voulu cui'il y eût des ordures Se im-
'mundiciccs , ihn que C\ les périr»; nuimaux vouloient offenfec l'ouie 'qui eft
l'un des plus excelens de nos fens ) ils futlent pris là-dedans , comme en de
la glu. Encore n'eft-ce rien de 1* mervdiUeiire nbrique de toutes Tes patries.
Cl nous voulons confldécec en eénéral tous les linéamens de la face ; en
^laquelle dépendent deux merveilles : !rt première qu'entre tous les hommes
.|Mrefque inbnis , tous fonc iiditfécens par tant petit efpace de la face ho-
' maine » que denx ftutement » entre catit de millions d*homi»es , ne peuvent
êtritfsmblables , qa'incomînem Us ne foient diftinpiéspat oercatnes marques
9c notes , 6cc.]
PIERRE BOCELLIN. Chirurgien de Bdley, en Savoye, a
ébric Pratique fur la matière de la contagîeulè maladie de
Lèpre, imprimée à Lyon, par Macé Bonhomme, 1540.
PIERRE DE fiORNE.Seigneor de Baumefbrt, en Vivarez,
a écrit en vers le Jugement de Daire » Roi de Perfe , donné
par l'avb & délibération de fon Confeil, fur la difpute de trois
Archiers de fa garde , touchant la préférence du Vin, du Roi ,
des Femmes & de Vérité; tiré du troifième & quatrième cha-
pitres du troifième Livre d'Efdras i imprimé à Lyon , fff-8^«
par fienoiil Rigaud ,1567.
HERRE BOTON, Mafconnois , a écrie un Livre înritulé
Ja Camille» contenant cinq Élégies , cinquante Sonnets & trois
Odes fur le fujet de l'Amour ; eniemble les Rêveries &Dif-
cours d'un Amant défefpéré , faits en proie ^ où parmi font
entremêlés quelques vers 9 imprhné à Paris , in* 8?. par Jean
Ruelle, 1^73 'j
* Voy. La Qtoix Dv Maimi , & ies notas , tut même Anicle» Tom. il ,
PIERRE BOUCHET , Rochelois , a traduit en vers Fran-
çois , la Pandore , Œuvre Latin de Jean Olivier, en fon vivanc^
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l
P ï E PIE 145
Êvéque d'Angers j qui e(l la Defcriptioii de k Fâble & Fiâioii
Poétique de l'Origmc des femmes , caufes des maux qui font
furveniis an monde; imprimée h Poiriers , m-S**. à l'en feigne
du Pélican 4 1 548. fur U âa duquel Poëau; iofit contenus les vers
fuivjuu:
Comme bourdons à rien ut'dts y mouches
Pillent le miel des odorantes ruches ,
Et perdent tout ( en Uur ventre ) le bien ,
Qu'antray a qtti* far labeur & moyen j
Ce temps > pendant que les abeilles vont , \
Parmy Us champs , & enieneives JhfU
A rapporter dedans leurs mûîjhnnatei
L'amas cueilli de tbverfes fleurettes.
A'infi la femme en la maijon demeure
Avec Bobance , inutile à toute heure ^ . . • l
Et ne voulant à travailler entendre , . _
Comme cTjn: net \ mAn^c f-' dépendre ,
Le bien par temps aaquis ^ en un moment ^ . . ■ ■>
Et tout dévore en fon ettterdemeni^
Ormaiittenant , par trait de tempe & ige^
De mieux en pis coulé par long ufage
Efi advenu que les maturs de PANDORE ■ ■
La fetnme pajfe , &de Beaucoup encore ,
En maijfinejjè & malices fubtiles : ' ■
L'une émeut guerre horrible entre Us villes ; • ■'
• L'autre ) flattant fon mari y l'empoifonne
L'eaare devient furieufe perfonne ;
L'autre fon fruit & propres enfans tue ^
Bref à tour rral ht femme ^'évertue.
Sait-on pas bien que lies jurent Helaine ^
Et Clyiemnedre , & Médée inhumaine ,
Circe & Althét j 6f de Lemne les Dames ,
De leurs maris les meurtriètes infâmes ?
De DanaUt tes fiiiée fins mercy
DcLinyrc i & Sthenobée auffi , • " .
Bibi'.s , P rogné t £" Phèdre & Agrippute^ ■ - -
Nyohe , exploit de vengeance divine p
Et eeHes-Q qui , trop ddfôrdonndes ,
• A leurs parens fe font abandonnées f
Et Nyclimène auffl , & Myrrhe & Seylte ^
D'autre côté Canace& Ertphde^
De Semelé ia Jiair bueflueufe f
Hhîi
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'î'/', t ' Pt^phaé" eTun taureau amouretife?
Tarpeic aujjt , la Romaine traijïrejfc ,
\ QuiauxSaèiasvemStiaforureffi
■ '■ Du Capïtolt? Et la ftlU du Roy
i \- Serve 'Rômair: j qui l'injame charrcy
Sur le corps mort de fon père trama ,
Et Us charrois du fang conuminaf
Je pourroy bien , pour mon Livre augmenfer ^
Des vieux jouteurs matnc exemple adpujter ^
Mais-it chanter Calliope Je lajfe j &c.
PIERRE BOULENGER , natif de Troyes , a écrit Tnflitiî-
tion Chrétienne , ou pliitck bref Recueil des points principaux,
concernant la vérité d« la P oi Catholique , en forme de Dialo-
gue : plus rOraifon que faine Cyprian écrivit à Cecil. touchant
le Calice de notre Seigneur, enfenriWe le Sermon qu'il fit de
la faince Cene. Item un l'raité du Purgatoire , conrrc rcireur
des Hérétiques iioaprimée àParis^f/i-b ..par Sebaiiien Nyvelle,
1564*.
Voy. La Caotx ou Maiki , & Us ooces, au même Âxacle , Tom. U»
PIERRE DE BRACH. Les Poèmes de Pierre de Brach,
Bourdeloîs , divifés en trois Livres : le premier contenant les
Amours d'Amicc r le fécond , l'Hymne de Bourdcaux, la Mo-
nomachie de David & de Goliath , une Ode de la paix : le
troifième , les Mélanges ; fuite des Mélanges : cfqucls Poëmes
font contenus cent cinquante-cinq Sonnets ; onze Ëlégies
rAmour de U veuve ; cinq Drfcours; quatorze Odes; dix Chants;,
Mafquarade du Tiiomphe de Diane; onze Cartels; imprimés à
Bourdeanx, tn-^^, par Simon Mîllangcs^ ^57^ Imitations de
Pierre de Bxac, Contrôleur pour le Roi en fa Chancellerie de
Bordeaux ; afiàvoir Aminte , Fable boccagere , prife de l'Ita-
lien de Torquato Taffb. Olympe » Imitation de rAriofte ; impri»
mées à Bourdeauz, 111*4?. par Simon MUlan^, 1)^4
^ Voj.La C&oiz ov MÙKS ^ èc leri^ces.) «n mène^Aiccude» Tom.!!»
• fî \;
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P I E
P I E
EnP Amour des Veuves*
[ Là'JeJfuj cent dlfcours j'ji f::r en ir.on efprït ^
J'ai lu ce que d'amour on apprend par é^rit»
J'ai la fille en amour égalée à la rofe ,
En fcs replis vermeils nouvellement édefi»
Màu lorjljue balançant j'ay de l'autre côte
Mis l'amour de la veuve avec fa liberté.
Avec toi j*ai t amour èt U. immv< efiimée >
JEt jugé qu'elle étoit plus tUgM d'être aimée ;
Car, s'il faut que l'amour par amour foit payé.
Ne vaut-il pas mieux prendre un hillon monnoyé,
Rehatm fins le tnun d me marque eamae j
Que non pas fi charger de monnaye inconnue,
Qai pourroit décevoir le chanofur plus rufé ,
Qui a'auron û Jaux coin de j'a marijue adviféf
Celiù qui par amour prétend au mariage ,
Entreprend, hafirdcux j à faire un long voyage p
Ou ainfi que fir terre , ou auifi que fur mer ,
Avec mille dangers il conv 'unt de ramer.
Sentant , infortuné , Jbuifeni battre fa tejle ,
De froid i de chaud , de vtnt ^ de pluy e ^ de te/upe^Cm
Si quelqu'un a par terre un voyage arrêté.
Son principal foucy y c'efl d'être mm motûé.
De prendre m cheval fait, qui ne craigne la petite.
Qui foir prompt , qui foft vif , qui foit de longue haUUtt^
VoUani à toutes mains , qui ,ft>us U frein rangé ,
Se fitt vu tous les jours de là fille chargé ^
Non d'un jeune poulain j qui j fougueux & farouche^
Refufe , non dompte, le frein dedans la bouche.
Difficile au montoir, qui çà qui là s'enfuit.
Se moquant, en ruant , de eduiqid le fuit.
Qui J lorfiju'il ejl pique , ne veut prendre conîife^
Au Iteu d'aller avant , reculant en arrière;
Car , qui fe monte aiafi, Iorfqu*il veut voyager.
De devenir piéton fe met en grand danger.
Ce!u: fjir pjr la mer veut faire fon voyage ,
Afin de s 'ajjurer en fon long navigage ,
DtHt cimfir un vaiffèau , duquel us flancs voutA
Aycnt c'tc httus par lesf.ots irrités ,
jjont jujiement la charge ait été mefurée:
Voguant , il doit tenir une route afjurée , ,
Mouiller fon ancre au poft, qu'un autre aufafitMÙi^
Aborder oà qiuelque tuan a jpUaât abordé ^
VIE PIE'
Non pas dans une nef^ fraîchancru charpentée j
Dont enearù on n'a mefiréla partit j ,
£e dont peut-être un flot y apvits*itrtjiniét
Desjolndra les côtés de fort ventre cloué.
Il doit fuir les ports oà perfonne n'arrive, '
Somme Von vtut ancrer, jint trouver fonde ^ «f rire»
Le pajfage ejl à craindre , oà jamais le vaiffêan
N'a dedans le canal fendu /e cours de l'eau. »
Ainji qu'un pèlerin j qui, chenunant , avifc
Son ehmm jqui, fourdm , en dtnx parte fe étf^e^
S'arrête y ne fâchant lequel prendre des deux j
Toutefois à la fin i fous un pas hafardeux ,
Il fuit le plus battu ,* auffi l'homme de même ^
Bien qu'un doêM eraintif te combatte en foi'même.
Au choix de ces chemins , fn latffant le dîfert ,
(Oàj pour n'être fri^e » bien fouvent on fe pert )
i)!0ir ehoiflr au hafard dtm èèÔAeufeax rencontre
Le /entier j qui tracé par quelque autre fe montre.
Les pucelles j Pic^uonjfonr fcmbhhles aux champs ^
Qui par le laboureur n'ont des coucres trancham
Senti U fer denté , dont Ut terre prejpfe
Ne peut cire en filions j qu'à force renverfée ,
Qui ne produifnt rifn j en fric he délaïjfés ,
Qu'épines i que buLjjvns j t^ue chardons hérifftu
Mais alors que la veuve a fenti quelque année
Relahourcr fon champ fous le fî d' Hyménée ;
C'eft d'un bon laboureur un cluimp , qui, relevé
Parwt premier labeur > d'une pluye ejl lavé.
Qu'en deux ou trois façons , qu'après il lui redoïïM^
Par fts bœufs accouplés y plus parfond il fillonntf,
Qui , pour être femé, n'attend que la faifon^
Pour rendre après fertile une heureufè moiffott,
La pucelte, Piquon, e^e^ une vierge épée.
Qui peur ^ du premier coup qu'elle fera frappée^
En deux pans Je brifant, à fon maître faiÙir ^
Le laijfant dé/armé, fans pouvoir aJfmÛr,
C'eft ou bien le rondache , ou la cuirajje neuve
Que par l'arquebufade on n'a mis à l'épreuve ,
Dont U fermai battu ^ par un coup enfoncé^
Sans rebuter le plom^j peut être outrepercé.
Mais fait la veuve prinfc , ou pour -^rr-e offenfivt^
Ou bien en i'ajfaillant pour arme defenfive ,
SlUJmMe leader tien trempé^ bien battu»
Qtû fon ^dprenvd» dmuont^mkattni
PIB P I £ 147
Car, bien quevivimene ellefitt enfônc/e^
JSlie n'e/l au combat jamais outrepercce.
Filles j pardonnci'moy iJi je dy librement j
Que, qui Juu votre amour y c'eji hafardeufcmcnt
EntrepruMft tuiur mu Mche douteufe j
Où l'on peut recevckuat npoujft hMaeufe» ^«.]
PIERRE BRALLIER , Apothicaire de Lyon , a écrie les
Articulations fur TApologie. de Jean Surrelh , Médecin à Saint
Galfflîer^ en Forefb » imprimées à Lyon , 1 5 5 8 *.
^ Voy. La Choix 00 Maimb , 0c les notes » foc cet Atdck , Tom. n,
PIERRE BRESLAY , Angevin , à écrit l'Anthologie ou
Recueil de plufieurs Difcours notables , tirés de divers bons
Auteurs Grecs & Latins , & divifés en deux Livres , dont le
premier contient cinquante-neuf chapitre»; , & le fécond en a
foixante; imprimée à Paris, i//-8". par Jean Foupy , i ^74. Un
nommé Jean des Caurres a tiré la plupart de ces chapitres
comme il a fait de plufieurs autres Auteurs François , & d'iceux
compulc le Livre qu'il a intitulé (Euvres morales , divcrfifiées
en HiAoires; où je crois il n*a rien mis du (îen , & n'a faic
aucune mention de qui il les avoic pris« les s*attribuftnc. Mais fi
chacun de ceux qu'il a devalifês en leurs écries , reconnoiflânc là
plume, Ja lui tirolt, il refteroit dénué comme la corneille d'Ho-
race, Or j^aime tant les diverfès leçons (comme aufii j'en ai jà
écrit un volume) que je chéris de tant plus tous ceux qui s*exer-
cent en cette manière d'écrire: à raiibn dequoi j'eftimcrai âîre
choie agréable aux Ledleurs de leur faire voir ici quelques
chapitres de TAnthologie de Pierre Breflay , tant pour la
Dodrine y traitée que pour la diveriké, laquelle plait commu-
nément.
Dt l*Amc 0 de fin immortaliU , contre l*opimoa de GaUn.
Chapitre IIL
[ C'eft une queftion très-belle (k udie i entendre ^ue celle de Timmortalité
do Tame humaine , laquelle aulTi exerça fort l'aiinque Philorophie , ^ ^ U
imeaiie voloocc, que les ténè^ces de çê ûécle uooblé» œ gagaaâênc tant
t48 P I E PiÊ
fur les yeux de p^afienK, qat la lumière de norre foi Chrétienne , ne leur
éclaircîc aifcmenr roor ce Hoate. Ornu'c!!. foir immorteUe, ou non , ceU
dépend de (on elïènce , laquelle mai connue , fournie mstcière d'erreur i
Eluficurs j^ands {yerfonnages du tenips pa^Ië. Entré autres Galen » Prince de
i médecine, ayant mis en fa rite que ce'u'étfHC antre chôfe (mon le tcm-
f crament de nos corps , donna contre elle très-inique fenrence d<; mort , à
appétit de ne fais quels argumens fpécieux , mais peu folides. Le premier,
maintieot famé commencer & finir • avec le teropérâmenr. Le fécond*
allègue les inclinations téfnltantes d*iceliii, dont aucuns p.mchent à ire,
aucuns à paill.irdjfe , aucuns ^ douceur , aucuns à continence. Se autant des
autres vices Ôc vertus. Le tiers mec en avant la div^rfc dffpo^iuoit , &c
hiatbitité de refont , futvanc le' changement périodique 'du' tempérament paf
les âges , qui Kiic qu'on voit appertemetu icnfant , Tadolcfccnt, l'homme
mûr, & le vieillard rerpedivement diftcrer en rempcrarure, affei^ions,
confeils & avis. Le quatrième remontre combien la qualuc de l'air , &: des
viandes, importe i la lourdeffe, ou gentilleflê de lefprit. Le cuiquicme,
inlîfte fur ce que les maladies du corps diniinncnr, voire qu;.lquc!ois ôrent
du tout Tufi^e de nifon , jufqu'à tant que l'un remis en famé , l'autte
enfemUe redevient fsûne. Le fîxiéme , fe fonde fur ce qu'aucuns iênublent
vicieux, & les autres vertueux de nature : ce qui ne peut, à l'opinion 4e
G.tlen, procéder, finon de la diverlîté du tempérainenr. Voil j les principaux
argumens, à la follicitation desquels, notre Pergaméan jugea ce procès,
snais , certes par trop légèrement , vu qu'ils ne condnenc rien néceflfàtte*
Car tout ce que dellus , peut advenir & véritablement advient , de ce que
le corps manquant & défaillant , l'ame le lailfe , que notre entendement
aftr.iint à fe fervir de lui , reçoit non autrement qu'un bon ouvrier, beau-
coup d'aide , ou d 'empîchement en iêc-aéHons , de la bonne ou mauvaiiê
(îifpoiiilon de l'ounl. On croira ceci encore plus fcnnement , .après la pro*
duction de me» CQnciediis , qui font tels. En premier poim. je i^iaintiens le
tempérament' n'être qu'une forme accidentelle, & par conféquent impuiC»
fante it produire nn'icre' abfolu , Hinple , Hc réel , tel que celui du corps
animé, qui ne le peut tenir, que d'une elfentieHe , dont itréfragablemcni
s'enfuie, que le tempérament. Se ce qui anime nos corfjs , font ^hofes
^Mérentes. Secondement , puisque le tempérament eft la miKtion des quatre
élémens, il tirefop corps lans plus, au )ieu de l'éll-inent fimerahondant en
la mixtion ; à quoi n'efl fujetre l'ame , poulTant le corps indifféremment, â
toutes thttcrences de potitions : & le portant, si! cchet , au coupeau des
montagnes, contre l'inclination des éicmens plus graves, dominant en la
confîrtanie d'ic-Uii. Tiercement , l'ame informante le corps , )am.tis n'aug-
mente, ni diminue, fuivant le privilégie de tontes fortnes elTenrielles , du-
quel ne jouit le tempérament, expoic à divailci mutations. Quartement,
quel tempérament réfi^eroit aux inclinations de fon corps ? puisque aiofl
faifant , û réfîfleroit à foi-mcme , & tâcheroir à fe détruire? Or fenr-on
euerre perpétuelle, entre i'amc raifonnable, Hc ios ajppôits f»uidan$ de U
fempérativy
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PIE F I E
température du corp^ , auxquels elle mec quelquefois le laorsea la bouche»,
& les réduit au pecii pied : que fi Galeo ne peut honnètenieac écÉeodm ùf
dite opinion.
De Pail & de la vue. Chapitre r^,
L'ceil allêtnblc de trois humeurs , ciiilaline, vciune & aubincufe , enveloppées
•de quatre tuniques, araigneufc , vue, cornée & coitfolidative « regarde par
in? pyramide de rayons , laquelle ayant pour b.ifc la ctiofe vue j dirJ^ fi
pointe en i'ocil du voyant. Cette pointe s'aguile tant plus ladite baie s'éloi-
gne , à l 'occafion de quoi même objet apparoît moindre de loin > que de
près, fuivant U pcopofition de Pecfpeâîve , qne le vu fous plus grand angle >
en apparoir plus grand , & conféquemment plus petit . fous un plus étroit.
Ceci pourroic fans autre démpnttracion , apprendre pourquoi une bneu^e
me Midlèle . c*eft4-dirc , donc les cotés petttvdcenc en égale difboce , fâic
femUtnc de s'étrécir par le bonc oppofite , favoir eft d'autant que le dt^
mètre d'icelle , fervanr de bafe à la pyramide vifible , en fe reculant toujours ,
amenuife à proportion l'angle fiche dans l'aeiL Mcme raifon çificace i cba-
àidêmenc quW les enfiuics de voir les longs, chemins droits 8c plaint,
haudêr à la vue , 6c s'ils font couverts , abaiflêt leur couverture : car autant
s'en fait entre deux parallcleç drcfn-'e<; l'une Au l'autre , que couchées à côté.
Que fi on demande , pourquoi chaque ccil ayam ia pyramide vifible , non-
bbftant on ne voit Sitlêm gembum j & duplices ihebas : Je répondrai.,
d'autant que les nerfs ordonnés à la vue, s'uniffent , témoin l'anatomie:
OO d'autant que les deux pyramides n'ont qu'un objet pour bafe commune.
Vrai eft que telle vifion de toute une bafe enfemble eft; incertaine & coqr
, tant que la ligne a plonb , autrement l'ellieu des pyramides, ia cet*
tifie Se diftmeue : comme qnnnd l'on nous prcf^nte un Livre ouvert , la
pyramide vifible de prime alDed, le prend depuis une cornière jufques^
rentre ; nais s'il eft qnefUon d'y lice , adonc le mouvement exprès de l^oal
fait qne cette perpendiculaire , qui de Tan^e vertical va frapper le milieà
de la bafe , faute de letrre fur lettre , examînanr l'écriture. Au refte les
rayons vifibles par un air pur & net , s'alongent exadiemenc droit , donc
advient qu'on corps tant ùiit porrenx j s'il l'eft tortueniTemaïc, nous tranche
ia vne|ilut6tqttei'ottye. ^
De la voix. Chaîne xS,-
Epicnre , le plus grand rêveur de la terre , traitant de U v<mz, afferme nnft
tf'eft une fluxion corporelle, qu'en fon jargon, il nomme wTnu*tS/»r , la-
quelle découpée en plufieurs femblables parcelle-; , va infinuant ès oracles:
iurquoi je lui demanderois volontiers, h k nature d un mot, fe pourroic
tant décrancher , que te bachis en emplît le théâtre de Seauros , £uis conter
bonne part qai s'en déchet , & pour parler avec fon Lucrèce, Qu4t non aura
incidit tpfas, ams y^rétterlata pérît frujlra diffafa ver auras. Auflî lesStoïqueSj
tm peu mieux avifcs , rejettoient-ils ce détail , définiflant la voix, air frappe
BiBLiOTH. Fjlam. Tom, V, Du Yerd. Tom, ///. I i
ajo PIE PI£
éé l'hakfhepKiveiiahte d'an animal garni dé pouinonî. Expliquant leurs
tentions par cette nmilitude , rémcmotce par Vitruve, & Plutarque. Com-
me (difoieni-ils) un caillou jeié en quelque éung , excite autour de fa
chftte tine maltiplicarion. de rondeaux Cor rondeaux , ont que fa violencer
du cojip s'évanottilïè : ainfi l'air touché d'une expiration, s'entrepoulTiinr,
ondoyé : mais non en cercles fealetnctir plats , ains en globeux , afin qu'on
l'oye, haut , &: bis , à gauche , à droite , avant , arncre oc en tous fens.
A cette définition répugne Pbton , niant l'air feru être b voix , mais bien
le coup même qui do:iiie en r.iir , s'clance lufques aux oreilles. Certaine-
ment en ce qu'il rebute la corporalité des Sioïques , je fuis des liens : mais
an refte la plas faine partie fe range devers Ton difciple Ariftote , lequel ne
lbj»e la voix dans l'air ^ confîdérant â mon avis, qu'en parlanr , ne fore point
de Ja bouche telle impétuoficé d'haleine, qu'elle batte i heurter l'air avec
tant de bruit, même que quelquctbis nous haleinons à tout edort, (ans qu'il
en retentifle; iroire quelquefois formons U voix à lèvres daafes:r^tuir tout
enfemble ceux qui la compofent , du bat de la langue jcnnt à la rencontre de
l'expir contre les dents. Ariftote donc foutient que c'eft un fon tcfulr.mr du
fray de l'haleine , contre cet artère âpre , que les poumons envoyent à la
' bouche, ain(t qu'une fluce , -dont yflânr la voix tome fimple , & indicérée,
elle prend façon <5c a;^cnccmenc en la bouche, puis s'épand gloheufement
parmi l'air. Il faut de la puidance à parler haut, & roirie des côtés pour éttein-
'flte les poumons fort ôc ferme : au reeard dequoi , Homère ufurpe la bonne
'Voix, pour un (îgne dé vaillance , appelant entre autres , Menelas , fi»nt «M5i*,
c*ef^-à-dire , ayanr bonne voix. Ce même Auteur a mis en bruit fon Stentor,
à voix d'airain , difant qu'il en valoit cinquante à crier , lequel aura pour fé-
cond, l'Egyptien qui fuivit en Scythie le camp du premier Daiie, Se lequel
fervit aiMut Prince à rappeler fa Hotte qn'U attendott A l'autie bord de b
Dunofe, principal llenve d'Europe.
jyunc extmordittoin figmfication du vœahh Itttré,
Chapitre 47.
IJh Romains qndifioient aucunement un homme du titre de lettré , non par
honneur, comme aujourd'hui , ains en lui reprochant fa vile qualité , ayant
égard aux lettres, que les Maîtres ccrivoienr, avec le fer chaud, fur le fronr de
ieun efdaves , fujets i ptendre la fuite , i celle fin qu'on lesp&t reconnoître
quelque part qu'ils fe retiraient. Les Grecs nommoientles valets ainfi acoi»-
trés, riy/MtriW, c'efl-à-dirc , marqués^tecmepiopre&coonvenable ieeux qu'en
Fiance, on marque dans l'épaule.
Des u4rgumens fophijlîgues de jadis, Chap, z8.
Ce n'efl pas dujourd'hui qu'on appelle cornus les argumens des Dia'e^fliciens
novices. La caufe , à mon jugement , eft procédée d'un Sophilme de Chry-
fippô , tel q^ui s'eaTak: ce que m n'as pas perdu , tu l'as : tu n'as ps pefdu m
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PIE P 1 E *ji
e»rnes > ta en as donc. Ce bel ai^umem avoic nom nifmrm , c'eft-i'dice » lef
conies , & de U (è nomment comas ceux qui conduent en pareille fiçon. U
courok Midtnnement un «utre Sophirme encore plus ^illacd, i^pelé Cro-
codile , pris d'un conte de vieille. C'eft qu'une Egy tienne voyant fon fils
piifonnier d'un Crocodile > fupplie tant aifcctueruement U bête , qu'elle pro-
met le lui fendie, fi elle dit vérité : la lemme dit : ta ne me le rendras ^ai.-
Sur quoi Dieu fait comme Ton ergotoit par les écoles. Le pl.iidoyc du Maure '
8c du Difcipîe chez Pierre de Melfie , ne doir rien i cerui-ci. Ils en avoient
encore un d Llecfcre, tille d'Agamemnon, qui pailant à fon frcrc Orefte (an*
le connoitre, favoit une mcme chofe , & ne la favoit pas. Elle fivoit Orefte
t'tve fon frère , & ignoroit que lui-même A qui ell . parloir , fùc icelui. Et
pour fermer ce propos , le '^mf^ifut , c'efl-à-dite , menteur , croit encore de
la AiTdite farine , 8c fe trouflôit ainH. Qui ment, 6c le coufdfc , iavqk f*il
ment ou s^fl dit vcai.
Four & contre té fiUncc Ckt^* t8,dtt deuxième Livre,
Gnathene, eourtilanne d'Atlienes, avoit leca ehcs die unamoareax tont
fraîchement arrivé d'Hellefpont. Ce galant elcrimoic de fa lancue A tort Se à
travers , ranc que la Dame ennuyce de fon caquet , lui dit: Dea beau lire,
vous venez d'Hellefpont , &c Ci n'en favez \\is la principale cite. Et quelle
demandft-c-il? Sigée repliqa*««lle« qui étoir aifcz bien moucher fon homme}
car «yi (ignifie , en Grec , (îlence & tacirurnitc , donc s'appeloit la ville fufdite »
à caufe de la canquillité du port , où la mer ne dcmenoit aucun bruit j ou
t»ett« félon aucuns , parce que les Grecs j>artant de là , furpritent la cité de
Tioye. C'eft véritablement une bette & nche poi&tTîon quç la maîtrife de fa
langue ; maïs Xenocrate la rogna par trop prrs , qnaiid s'excufant de n'avoué
fonnc mot durant un feftin > il répondit , fuivant fa naturelle févéricé , le
parler nuit Ibuvent , & le laite |amaîs. Car qui ne fait comme le filènce
mina jadis Amycles en Italie ? Qui n'eft rebattu de l'adage ? ^<ai'«#
«•■»9«r,y,p,'« f-ih^n», 8c qui n'a lu ce Kofi rrrîit , lancé par Platon, contre un
fauiz Harpoctate ? Si tu es fot , dit-il , c'eft raifon de te taire j mais ccant
fage , ce feroit très-mal fait. Et Tratmeut , îi le parler fnérite ufage , je ne fait
à quoi mieux on l'employât , qu'à expliquer les belles conceptions des bons
elprits, qui le fruftreroient de fa légitime utiUté, l'cchangeant avec un obftiné
nience , trop mieux dnifani aux ^norans , pour en couvrir leur infuffifancer
& bi tiie. Par ainli , l'exemple de Zcixm, Citteyen, qui ayant foupé avec let
Amba(Tàdeurs de Ptolomce , fans nvancer une feule parole : quand , à l'adieu ,
ils l'enquicenc d$ce qu'il vouloir mander, les pria, fans plus reporter de fa
ert à lenr Prtôce , qu'ils «voient vu un vieillard appris I fe taire à la table.
K msm^i dis-je, & autres pareils , ne fe doivent prendre nûmenc , ains
avec leurs modifications & circonftances. Zenon fe tut, n'apperccvant les
AmbafTadéurs préparés à rien ouir de fér jeux , après les frivoles difcours de ne
hii quels aff'ettés Sopbiftes là (wéfens ; ootte qu'il eiït penfé oifènfcr gnève-
^eitt 1» Pliilolophieji- f Imanc dt pUiiànteur atitré , i r^oiiir la compagnie..
PIE
PIE
Mais s'opiniacrer aprcs la tacicurnicL- , quand il y a bcioin &c beau j«u tiVnU'
mer un beau propos -, quand les hommes le valent ; quand cela leflôctiroîc Â
rédilîcarion a une compagnie , c'eft un ftratagcme d'àne , ou pour le moins
le fait de gens envieux , contemuceurs SC aicogans. U y a ( difoic trcs-bieu
UoctAite ) cettatne faiibn , où le nlence vaut mieux aue le parler, & certeii»
^où le patl«r eft piéfécable au fiience : refte i let bien diicemef .
Flujieurs chojcs être mauvaifcs par U Jeul ahus des hommes, fir
de la vtlaniedc Crarès , Philofopkc Cynique, Chap. t^.
Toutes chofes font bonnes en leur ufage lé^ttme & ordonné par le fecrec
confeU de Dieu ; mais Ti^orance Se folie hamaine le méconnoiAâtit , fe les
neiul} par la perverHon d'icelles, nuifibles: puis leur en impute U faute autant
mal 1 propos , que le cliicn qui mord la pierre , au lieu de fe prendre A celui
qui l'en a bielFé. L'eau Si le feu font Ëlémens tant néceifaiies , qu'en ex*
crème dédain on les dépend aux coupables d'horribles forfaits. L'un en fâutear
de la vie» & miniflre de métiers inmib i 9e Tautre comme la grande pépinière
dcsvivans, &: qiufi leguéret de nrirnre.On ne(àufoir exclure le fexe féminin
Cxas une totale ruine du genre humain , dont il cd une eileuciâUe moitié
( jaçoit que lapopdeufenanon desEflènies» s'en pallk autrefois) aooobftanc
les hommes inrempérant & iagots dei béndficei du Créateur, on dît en
commun proverbe :
Le feu i la femmf , la eaux
Sont trois mau.x.
Que à les venms mêmes, ouvricrenicnt accommodés »proficenc j fi b auUdi;;
cendirHiéron Se Peolemée Philadelphe , très-dodles , & Siraton, fîh de Cor*
chage , avec Démocrate Luceurs excellens : Si les Crocodiles garaïuiiroient
l'E^pte des voleurs Ethiopiens » qui , les redoutant , ne s'c^oient aventurer
A la nage \ Se Ci c'eft louange que tirer utiUté de fes jurés eimemis , certaine-
ment le Thcbain Cratès commença bien i pbilofoplier béotiqueroent , c'eft*
à-dire , à la lourde , quand il noya fon argent , cir ce n'croit condamner
l'abus, ainçois indifcretemenc. punir la chofe innocente du vice d'auttui.
-Mioecre ne i^avoît encore » h nouveau Phiiofophe , anaché de» yeux leniiagp
qui t'empèchoit la vue de rindifféience des chofes externes , bonnes » oa
mauvaifes , fuivant l'ufage qu'on leur fait donner j Se avoir quant Se quant
une maigre opmion de ta Pnilofophie , lui prohibant ainli l'adminiftration
d'un pen d'argent , comme i quelque mauvaile méneg^f ou mot au rebonra
jamais le monde ne fe portera bien , que premier les Philofophes n'en ma-
nient les princip^tix affaires , ou que ceux qui les manient, ne philofophenr.
Tu craignois peut-ctre que ia contagion tie ton or ne la corrompu a U tin »
ne fâchant oue c'eft elle-même qui extirpe Se défait les vices» mieux que le
facré iMî , les fcrncns en Egypte. A la vcrité , fuppofc que norrc nature fût
^utemeoc Se ^plemeni ^mcaelie* cous ces moyeas (euieosiupecflttcoieac
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PIE PIE is$
à l'entretien d'icellej maïs puifque la moitié de nous étant cerreftre » requiert,
bon gic malgré fa proviiion propre Se pécuUère, celui ne philofophe acconi'
pfimeiit qui n'a feud da ciel « ta terre. L'efprit en nous répond au patron
de marine , le corps, au vai^au, 8c le monde, à une mer rempcnieufe,
en laquelle, ainti qu'en TOcéan , t^ui ne pourvoit à la nef & nocher enCem-
ble , ne faôs&it au métier 8c an^meritt tes titres que s'arroge ocdinaîreinent
Dame Philofbphie. Chez qndb riches (6 entre par-tout ) eufTes-ru trouvé
bouche à court, & le pain que ne portoient les fontaines? Qui t'eût fourre
(ratîs en été? Qui t'eut fourni de cocidien de lupins , Se entretenu ta vie de
'jrclopes ? Si la Êianinetie 8c fidnéanttfe de ton Diogene , n'e&t rencontré
plus (olides & céfiuans cerveaux que le tien ? Mais bien , permettons par
induit & privilège aux plus fpirituels , renoncer de point en point aux foucis
temporels , & vivre en toute franchife &c liberté , comme animaux facrés
aux Dieux. Eft-ce pourtant à dire qu'il faille , pour enrichir en vain la mer,
fruftrer la fociété humaine de ce qu'un charitable , hofpitable & libéral fau-
roit très-bien avaluer à fa patrie ? Il faut dire (^ue cette tant fainte amour du
pays, laquelle flamble au cœur des idiots , n'echauffoit aucunement ce Pro-
feâèur de fapience j témoin la fotte réponfe qu'il fit au grand Alexandre «
lui dcmanflanr s'il ne vouloir pas bien que fa ville fut reniifc - fn% ; (car ce
'Prince awic pris, Qc ruiné Thebes , en colère ) Qu'en eft-il befom,dii-il?
Psraveiuute un autre Alexandre la détmtroit ^ condamnant per-U cous fon^
dateurs do villes , qui n'ont hSM de les bâtir , pçoit qu'ils n'en elpéraiTent
pas une érernelle , &■ à j a m ils exempte de démolition, ^fais je ne m'cbahis, (ï
lui, homme fans regard, éleâion , ni choix , méprifoit tous bons offices SC
dcnmis $ car tels étoieni les Cyniaues , gens fans foin , diicrécion j ni coii'
iaenoei ainfi nommés â cauie de leur éhontement , & conrumélieufe mcdi-
fance. Ils enrroient pvtoQf comme chiens , abboyant le^ aftions de chacun,
& ne doutoient exercer en plein marché , ce que Ihonncteté naturelle
oblige aux plus épaiflès ténèbres de la nuit. Toutefois bien que les femmes »
fîgnamment Dames de qualité , ayent accoutumé en tels iftes , endurer
ijpeélateurs trop plus eniii<; que le*; hommes > fi eft ce qu'Hipparchi , Damoi-
lelle de riche maiion , énamourée de ce bolïix Befacier , le requit de mariage ;
9c fk laiflà mener par lui en coeur de jour , fous un porche fort hanté , où
il î'eûr (dépucelée i la vue de tour le monde , fans Zenon, qui étendant fon
réitre au aevaut, fit ombre à i abommacion de fbn Maître.
Paurqaoi on appelle V homme arbre renverje» Chap, i^,
Ccft-à-dire ,
la Mirv noirt êcU, & Uuvènsfa bùhwu.
Dit le bon compagnon Anacréon, de dit vrai en fe jouant j car les arbres
l'ilinHiteiit pas la i»cîiici> qui facent lluimpi» de ia tts» abreuvée di»
1/4 PIE PIE
dégjut des nues. Puis ils fe vuident par amonr en fcni'.les , fleurt 66
ftuits. Au contraire de Thomme , oui prend noarcuute par la bouche haut
élevée « 8e fe purge par les parties bafles. De U fourdit la raillerie de ceu<
qai l'anpiloient arbre renverié s*eh delTus defT^us ; à quoi n"ont fcrupuleufe-
mjnc regardé le? Mirsmorpliofîrtes : aurremenc ils n'euirent à tous a>upl
mué les cheveux eu rameaux , m les pieds en racines j mais tout aa itbooiSI
comme a fait Jovian Ponnn, homme tt»Bt en toutes tho&s, tcatisfetmatit
Adonis par ces vers ,
1Ii.fcrunt tlm crinesj riguitque capillus
Profca(4 in radUt ^ & infii^'uc c(Krfm*
Ccfl-à-dire,
La chevelure i la terre fe priut ,
.Faite racine > & le corps cronc devint.
jy aucuns gui apprirmt les lettres en Vidleffe, Chap, j 8,
«
Les Romains vantent leur graïul Nfaïc Citon le Genfeur , qui en h vieillell9
llpprinc les lettres Grecques; auquel les Kàuriens oppofent leur Superian,
qui n'appliqua fon efpnt nux bonnes difciplines avanr trente ans , néan-
moins ufant d'extrême ic uidomtable diligence , parvint entre les premiers
iSophiftes de fon temps. Eunape récite qu'a fe fervoit de pédagogue , voire
avec îcIIl fcvcritc , qu'on lui voyoic es mains les cicatrices des coups de fouet,
que lui-même s'étpti donnes en répétant à pac-foi fa leçon. Que dironS'nous
d'Euridice , Dame Efclavonne ? laquelle , ji mère d'ennm gcauidelets , s'en»
amoura de Técnde des bonnes lettres \ qui lui fuccéda fi bien » qu'en per«
pétuelle fouveoance de Ibnheurenle entceprîfe, elle confacra cette Epigcaiiuii^
aux Mufes.
^ImUiim «9A9«Vf ^mit^n f>^f
EUe^mèn i'enfans jà pareras j entreprit
Ues Itures 4f du «au U travaU non petit*
Ces exemples tt maints autres patéib , vieux ic modernes , prouveiic aflés
l'homme Ji'ctrc Jamais hors de faifon d'apprendre , & qu'if ne faut rien
défefpérer en matière de lettres , qu'à br^i cœur peu nuir le dcfavantaee
du temps ) que rien n'eft invincible au travail , pourvu qu'on ne fc. chacpuiU^
la peau. Car fi>ic vieil , Cak jeune , le labeur n'eft ingrat i aacon.
CmûîMaieatau prix de ms travaux.
Les Dieux mm ' font de leurs iieiu libéraux, • ' •
DomfiKt bien lépondtt Soctatç à celui qui loi demandiMC> dviml «omm» i)
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I
PIE PIE i;;
étoh , i! apprenoit encore îe jea du Lnc. 11 vaut mieux, dit-il , tard <|ue
jiznais. El le iage Solon 11- v.i iroic de vieillit en ap^^enant ^ quand il die:
Divtrfts obfirvaâotts fur la mer* CAap, 4^.
Tout amas ^eau avec latwur GOmp^nte reftagiiation , eft mer aut He*
breux ; comme celle de Tibenade > bien que ce ne foie qu'un l.ic fût par la
fleave Jourdm , rrnverCint Galilée. Salomon dédia au Temple de Hicrufa-
lem, pai im baci, un viiiicau, qui pour fon énorme grandeur, fur appelé
mer. Les Grecs èc les Larins entendent aufli , par une mer, contes cnofes
excelTtvemciu grandes; difanr ceux là <Sy«»S» , 5: ceux-ci Maria &
montes poiliceri. Chez eux-mêmes , toute l'eau falée par la main de Narure,
le comprend feus le nom de mer , qui n'ed qu'un corps, bien que largement
^panda , s'entretenanc vinblemenc , ou en cachette. Le pcincipal membre eft
l'Océ in j ainfî baprifc pour (x vîcefTè car^sv^ dcnoTe loger , vue
& fûm , couler : au(C courc-il bien plus haftivemenc que le relie , dont Tacite»
Livre fécond de iès Annales , a dtt : (^uaado violtntior uurù mon Octtam»
Sa place gît autour de la terre » quHI acolle & ferrilife , comme réjpotn ion
époufe , de fa^on que Neptune 5'en nomme wtnitin^ comme qui diroir wint
v>ft, ^pour y, c'eft-à-dire , mari de la terre. Cet Océan, entre l'Afrique fie
i'Elpo ne , l'enfonçant, par le décroît de Gibcattar, an mUieu de notte conci>
nent , fait moitié de la mer Méditerranée , Se devers Septentrion , pir canaux
fourerreinç, dégoûtant en l'Eurin, icHl'vc l'autre moitié. Et que ce propos
n'émerveille ceux qui pcnleiu toute l.i ivlc*ii:errance entrer pat Gibraltar, Se
n'être qu'un golfè Se regorgement de l'Océan Atlantique j car , pour l'alTuf
rance de telle opinion, il conviendroit néceflairement qu'elle communiquât
toute au reerodilTemeni ordinaire dudit Océan. Or , ell-il oculaire que la mer
Major , celle de Marmora , le décroit de Gallipoli, voire bonne part de l'A^
cMpelâgo, ne remontent jamus : ains , fans faire marée , defcendent perpé-
tuellemenc. Parquoi la conclafion eft irréfragable , qu'elles fourdcnt d'amonr.
jLe même Océan , tirant en Orient , alonge enc^ Ethiopie , Egypte Se Ara-
bie, un bras nommé la Mer Rouge > non pont coulent de terre , m d'eau »
teab de l'ancienne ville d*Ery thres , fondée par le Roy Ery thre , d'où les Grecs,
l'appelant î^uS^aT»» , ont trompé les I arins , qui ne prenoient garde qu'à la fîgni-
£atice primitive du mot, qui eil rubrum , eu tran^ois rouge. Quinte-Curce
en parle ainfi : Mon cerei qim a&ûturs ne eettore quUm. abhwmt à eéueris.
Ah F.ry thro Regeind'aum ejl nomen ^ propter quod i^nari ruhere aquas credunt.
Ce qu'il répète au commencement du dixième Livre. Outre cela, qualî au
coeur d' Alîe , croupit la mer Cafpe , autrement de Sala ,ou de Bachaa, fermée
à l'environ, quoiqu'on s*y fott autrefois abufifi} maU« attendu les grodes
rivières , qui , fans la croître , fe déchargent dedans , raifon nous force lut
aflîgaer fes chemins occultes j pat lefquels elle entre & fort à la dérobée, j
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ij^ P î E PIE
PIERRE BRISSON*, Sieur du Palais, Confeiller du Roi ic
fon Sénéchal de Fontenay le Comte , en Poitou , frère de Bar-
nabe Briflon , Préfidenr an Parlement de Paris , a écrit Hiftoîrc
& vrai Difcours des guerres civiles ès pays de Poitou , Aulnis,
autrement dit Rochciois , Xainconge & Angoiimois , depuis
Tannée mil cinq cens foixante-quatorze, jufques à l'Èdit de pa-
cification de l'année iS7^ i imprimée à Paris, in-^^. par Ja-
ques du Puys, I ^78. il a traduit du Latin d'Olonus, Portugais,
Évêque de Sylves & des Algarbes, Tlndruélion & nourriture du
Prince» départie en huit Livres; imprimée à Paris , in-foL
par Pierre THuilUer > 1 5 8 3 .
^ V07. La Croix ou Maine > & les noces , au même Article » Tom. II ,
f^. 159 âc tSÔ,
PIERRE BROHÉ , de Tournon fur le Rofne , a traduit des
▼ers Latins de Jean Sulpice , dit Verulan , en rime Fntnçoilè ^
r0pu(cale des bonnes Mœurs de bonnes contenances que dote
farder un jeune homme» tant à la table , qu\ulIotrsi imprimé à
yon » 117-8". par Macé Bonhomme^ 1 1 ^ 5* *•
*yof. La Croix vo Mams, 9c les nom , m même Actiele» Tom. H»
pag.
PIERRE BRUNET a fait un Livre de Tablature de Mao*
dorre, imprimé à Paris , par Adrian le Roy, 1 578.
PIERRE CAROLI , Dodeur en Théologie de l'Univerfité
de Paris , a écrit * Traité auquel ell montré que Ja Confeiïion
Sacramentale, dite vulgairement auriculaire , eft ac droit divin,
imprimé avec un autre Traité du même fujet , fait par René
Benoift, à Paris , imprimé /«'8**. par Séballien Nyvelle, i^Gj,
* 9^.^^'^'*''''^ Carou ) ainU nommé , fuivanc la coutume de mettre alors
au génitif les wMiif de U plupart des Gens de Lettres , étott un Dodeor de
Sorboone, qui , k caufe de fa liaifon avec Jacques le Fèvre d Etales, s'étant
rendu fafpea d'Hércfîç , quitta la France , dans rappréhenfion dctre arrêté ,
& fe rerira , en viron l aji i j 34, à Genève. U n'y fut pas long-temps , fans (è
brouiller avec i arct , Vîiec & Calvio , fes eccufem » vmSt d'Arianifme»
mfài d9 SebeUiaoiiÎDe, Surqootejfaqtéi^oiii «econdtmé en deux Synodes ,
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PIE PIE iÇj
l'un à Laufaone , l'autre à Berne , il retourna , quoiau il eût femme ôc cufans,
à la Religion Romaine , & , par reinremife du Cardinal de Tournon , obiiuc
du Pape des lettres d'abfoliition. Il tâcha enfuite de regagner dans l'efprît des
Catholiques la créance qu'il avoit perdue; il coiiipora des Livres de Contro-
yerfe , où il foutint la dot tri ne de l'EgUle) & » plein djî grandes efpcrances,
il fie lé yoyage dô Rome , où , s'il «n îvox. cnnie BèM , il tiH»unît.d«iis.an
ââpical. ( A^DE tA MOMMOYt),
PIERRE DE * CHANGY , Écuyer , a écrit Sommaire des
fingularieés des /èize premiers Livres de la naturelle Hiiloire de
Plffle, imprimé à Lyon , iff-ié. par Jean de Tournes, i^S^*
Inftroâton Chrétienne ppor femmes & filles mariées & k marier;
de la Paix (r union qu'elles doivent moyenner & entretenir en
mariage; imprimée à Poitiers , /n- 1 6. Tan i <;45. Indruélioh de'
la vertu d'humilité ; avec TÉpître de faint Bernard » touchant
le bon & fage Gouvernement d'une maifon: le tout imprimé
avec rinflitution de la femme Chrétienne, traduite <iu Latin de
Jean Loyà Vî vei , à Paris , in- 1 <> . par Pierre Ca veliat i f $ 7 â>
* Ce Pierre de Changi étoit Avocttan Parlement de Dijon. J ac<\\ies y^ow
fils , lui apporta de la Librairie du Seigneur de S. Anthoft , le Livre de Vives,
de l'injluution de la femme Chrétienne^ tant en fon enfance j ^ue mariage &
viduice'i aujjt Voffee du man., cjuHI tiradaïfît de' Latin en Frinçois. Outre ïex
Editions rapportées par du Verdicr&La Croix du Maine , il y en a une autre ,
iiï-S*. Pans , 154?, chez Kerver , fiite :iprcs l.t morr de Pierre (iç Charigi.
Lft Traduâion des llx Livres de Piine ie iNacuralifte fut publiée à Lyon par
Blatie de Changy , Curé d'Erpoîflès ».en Bourgogne , Bis de Pierre , long-
temps après la mort de fon père On apprend certe particularité par^UOl^tiCS
vers Latins, (juoi) trouve à 1^ tcte de la Twdi^^on de Vivès ;
! Mt tnifirum , aïthet , qui be!f^. ffocla gtffi , ■ \
. • fro Patriù , corpus dum juxfiii/c J^i'fif' ; , î ' . '
XI perottaae le nom de Changi , que Pierre portoit , t'roic ceiiii du Village 0,1
Jlameau de Chdn^y , q-,;i r'^ de la ParôilT':^ Marquifat d'P/poilTcs , au D.iil-
]iagc de Semut, çn Âuxou. Pierre de Chaiigi mourut en 1^43 , âi;c depuis^
ile (bîxante ans. ' r
• PIERRE CHARPENTIER, Jurilconfulte , a ccric Avcr-
tifTement Saint & Chrétien , touchant le porc des armes , traduit
iilBLfOl H.f RAN. rO/72. K.DU VeRD. Zo/7I.//7. Kk ^
ij^ PIE PÎE
de fon Latin ; imprimé à Paris, in-8°. par Federic Morcl & par
Sébaftien Nyvelle, 1575 *.
*Voy. La Caoïx DU Mai NE, noces>ài'ÂniclecbPuiiAB
Gharplntier ,Tom. Il, pag. 163 ^' i(Î4.
' PIERRE DE CHASTEAUNEUF , Gentiliiommc , Sei-
gneur dudic lieu , florilîcat du temps de Pcrceval Dorie , & de
les autres Contemporains. II fut d'un beau & fubtil efprit , tant
à écrire en rime Provençale , qu'en vers Latins , & n'a Fait que
des Syrucutés contre les Princes de fon temps , &: un Traité
intitulé Las largucjjas d* Amour , qu'il adreflà à la Roine Bca-
trix , quand elfe nie couronfnëe Roint de Naples. Un Auteur
digne de'foi; qùe'làmc Cezari écrit avoir lu , dit que ce Poëce
écai^t au Bois de Vallong^ne , venant de Roqucmarcinej vidter
le SëigQjeûr^ii Jieu » fût pris par <^elques larrons qui brt'^
gandoient les' paffans , & après Pavoir de'monté , & ôcé /on
argent , & dépouillé jufqaes à la chemifê, le vouloient tuer: le
Poëce les pria lui fiire cette grâce , d'ouir une Chanfon » qu'il
diroic avant que mourir , ce qu'ils firent. Il fe mit à chanter un
Chant fur fa îyrc qu'il fit pron1[3temcnt à la louange de ces bri-
gands , fi qu'ils furent contraints lui rendre fon argent, fon che-
val , & fcs accouilremensi û grand plaiiir.prmrenc-iU àia douceur
■ de fa poefie *. " '
* Tiré de Jean de Nocre-Dame > Ch.ip. 41.
PIERRE , ABBÉ DE CLUNY *. Le? Œuvres; du hnn &
ancien Perc Pierre, 'Abbé de Ciuny, Contemporain du vcncra-
ble Abbé faint Bernard , contre les Hérétiques de fon temps;
où fe voit la vraie Succefîion de Dodrmc , & Tradition de
J'Égiik Catlxjlique , depuis fa naiiïànce jufques à maintenant,
traduites du Latin de l'Auteur, en François, par Jehan Bru-
neaUi, Con(efller ifc 'Avocat 4u Roi , en l'Êledion Grenier
\ fel de Gyen ; imprimées à Paris , in-S*'. par GuiUaume de la
NoUe^ 1584.
, ^*!Pi«ffi«,idie/r VitÊirahUt de fancienno & iUoftre Mûfon de Mont-
boiilîer^e^ Attyet|pe ^rc ^eli^îouxi^duoi, êc devine Abbé & Général
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PIE P I E 4
<le Ton Ordre en iitz , âgt- pour loc» degrés de trente ans. 11 rétablit Ih
difcipliiie Moiuftique dans fon Ordre , 5r eut véritaWc mciu les vertus de fon
état , 1 huniiiitc , le dclînccrcnement , & le détachement des aftaircs du mouds.
Il ne fut pas toujqurs de l'avis de S. Bernard, Ion contetnpoiain. On ti fit
Livres de fes Lettres , & quelques axatts Ouvniges a0ez ct^^iem) mais dans
ler^iicls on trouve cîes ùhlcs , & une trop grande cccdulitc , ce quii Von doit
attribuer piuipc à l'ignorance duilècla» qu'à la foiblelTç de l'esprit de l'Au;
teur. Il mourut ijiinreiiient dans fim ,Ai>Daye , le 15 Décénipre 1157. Sà
mcmotre eft lionorce d'un culte public dans ion Ordre. Baillct , du s fcs f^es
des Saints , a donné une adcz bonne notice de Pieiie le Vcnrrahîc , à \i date
de iii mort. U polTédouia charittc l;vaiigéiique dans un degré cmincnr » ce fut
les perfccuta. — Voyez , dans le Tom. IV de la nouvelle Edition de U GauU
C^éùenne , la preuve des dates que noos' adoptons^ & <|tti ne font pas con-
formes à celles qui fooc commiiiwment emplôjéf».
PIERRE DE COLOIGNE , Miniftfe de la pr^ttndut
Religion réformée à M^z, a traduit d'Allemand enFrançois-j
Conformité & Accord , tant de l'iLcrirurc fàinte , que des
anciens & purs Dodcursdc l'Églifc , & de la Confeflion d'Auf-
bouff^ , bien entendue, touchant la Do^lrine de la fainte Cene
de notre Sticjnenr , pnr les Thcoloojcns de rUniverfjcé de Hcr-
dclber?. imprimée à Genève, par François Perriii ,
j<^GG. il a traduit aulli de rAllemand de Thomas Eraftiis , vraie
& droite intelligence de ces paroles de la fainte Cene de Jcfus-
ChriH;, ceci cft mon corps, &c. imprimée à Lyon , par
Jean d*Ogerolles , 1 5 (14.
■ PIKRRE CONSTANT, Langrois , a écrie en vers,- la Rçr
publique des Abeilles, commençant ainfi : ' ' ' V
j€ chante l'union , l'état ^auffl les il[t»ur* - '
" "' ' ■ De ces peuples aijlei[ j &c.
imprimée a Paris , ^-4*». par Gcrvaîs Mallot, 1582.
^ Vo) . La C k o j X pu M-A 1 n £ , â( les notes» au rocn^c .Anjcls^
Xoni. II , pag. 1^5.
PIERRE DE CORNU. Les Œuvres Poétiques de Pierre
Cornu , Dauphinois, contenant ^nocts , .Chanfons , Odes,
Kkij
i6o P I £ P I £
Difcours , Ëclogaes , StAneés , Épitaphes '& autrès diverfès
compofiùons , imprimées à Lyon , m«8^ par Jean Huguecan ,
1583.
* Il rtaqutr à Grenoble , ou ain environt » fut Confeiller aa Parlement •
de cette ville. Son volume de Poclies , qui parut en 1 5 8 5 , ne contient que des
produélions de f.i jeunelfe , S: beaucoup de ver-j amoureux , fonvent fort indc-
cens ,pour une DenioileUei,rfaf^/io d'Avignon , qu'il aiuiuit. Etant dans un âge
plus avancé , il rougit de ces Poc(îes , Se les défavouaen quelque forte. Colletée
dit qu'il publia un jufte volume de Quatrains moraux , dont I.i mcmoire fut
bientôt enlevelie. Voyez le Difcours de la Pocfie Morale , ^ag. 191.— Dans ,
fes Pocfies , On ne trouve pofni d'invention : toui leur ménte fe téàaxK i des
jeut de jg^Voy. la Biblioeh. Françoife de M. l'Abbé Gbajec, Tom. XIV,
p[g. 318:
PIERRE DE LA COSTE, Condomois, Doaeur en Théo-
logie , de l'Ordre des Frères Prêcheurs de la ville d*Agen,&
Prieur du Convcnt du même Ordre, en la ville de Bayonne
a écrit en trois Livres , Catholiques Expofitîons fur le Symbole
des Apocres, où font traités les plus principaux points &c plus
fignalcs MyfK-res de notre Foi , utiles à tous ayant charge
d'Ames , & ancres qui font profeffion de la parole de Dieu;
imprimées à Paris , în-S°, par Guillaume de la Noiie , 1^77»
î)çrmons(tn nombre vingt-quatre) iur rOiai/bn Dominicale,
font traités pluHeurs grands points utiles à tous Prédicateurs,
Curés & Vicaires , pour înftniire U peuple à prier- Dieu ^
imprimes à Paris , par Michel Sonnius , 1578. Quatre
Sermons fur la Salutation Angélique , 9Ù font traités pluHeurs
points utiles à tous Prédicateurs , Curés Se Vicaires , pour ins-
truire le peuple de Dieu , à célébrer les Louanges de la Vierge
Marie; imprimés à Paris, //j-S''. par Michel Sonnius, 1578.
Quatre Sermons fur l'Antienne Salve Ktgina , cfquels eft faite
mention des Louanges de la Vierge Marie: enfèmbic l'Invoca-
tion ^ ïnrercclTion des Saints ; imprimés \ Paris , //2-8°. par
Michel Sonnius , 1577. Douze Sermons fur le Cantique Virgi-
nal , dit Magwjiçat, efquels font traitées plufieurs belles matières
de la fainte Écriture , propres à tous Prédicateurs , pour prêcher
un Avcnt ; Guill. Chaudière , in-S**. i58i. .Dercription de
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PIE P 1 E Léi
rOriginc , fource, progrès Se fin des Uétéûts, & des diverfès
& mondtueufes bcccs lufcicées par le pere de menfonge de ce
dernier temps, m- 3^. Chaudière , i ^8 1. Tratcc des Peintures &
âges érigées es faints Temples & Églifc des Chrétiens , où
eil; montrce leur utilité , & le fruit que les fimples en recireil-
lent, avec Rcfutation des erreurs des Hérétiques de ce temps,
touchant cette matière; in-H^. Chaudière, t^Hi, De la Créa-
tion , ordre , &c excellence des Anges , & du Minillère auquel
ils font ordonnés pour le fecours & tuition de PÈglifc en
général, de chacun tidcic en parLiculicr, contre ropiaion des
fiéréciques modernes; i/i-8°. Chaudière ,1581.
* Les PP. Quctif Si Echard , pag. i6Z daTotne II de leur Bibliothc^ue Do'
mimcaine^ dlfent atte les Moguenocs Taflalfinèrenc , du c6cé de Poiners, ett
1 f 81 , ou 1 581. (M. DB I.A MOMNOYB }.
\ PIERRE DE COURCELm;'S,de Candes,en Touraine» a
écrit en on£e ehapitrei , h Rhétorique , imprimée à Paris,
i«-4<^. par Guill. le Noir , 1557. ^ traduit atifAen vers Fran-
çois, le Cantique des Cantiques de Salomon ; enfemble les
Lamentations de Jérémie le Prophète ;4mprimé àParis^M-i^*
par Robert £llienne ,1^60*.
^Voy. La Çr,oix du-Maini,^ les notes, an mot Antoine Fooqusun,'
Tom. 1 , pag. j8.
PIERRE COURTIN, Carme, de Pcrtuys en Provence, cV
Doéleur en la fainte Faculté de Théologie à Paris , a écrie
Sermons fur tous les Évangiles de chacun jour &l Fêtes de
Carême ; avec aucunes J^'pîtres des Dimanches jufqucs aux
Oélâves de Pâques, cnrcmblo un Sermon iuncbrc de la Palhoni
imprimés à Paris , in-li°. par Gilles Gourbin, 1 573. Six Sermons
êt Inilruâions £urs pour fîinèbres , «i; prêché au Convenc des
• Carmes de Tours » durant les Dimanches de Girème ; par les-
quels eil, mité tant de Porigine, progrès & ûn deThomme;
comme auffi de rîinmorcaîité de l'Ame; imprimés à Paris,
par Guillaume de la Noue, 1 577, La Viàoire de Vérité,
contre toutes Héiéfies, mcnfongcsj vices 6c abus de tous états.
i<5z PIE flE
contenant l'origine , grandeur, & admirables effets d*icclîe;
depuis la création jufques au dernier Jugement ; Iç tout déduit
parchapitres ou Sermons y par Pierre Çourdn, imprimé à Paris«
fit>8 ^. par Gilles fiey s j 1 5 84.
PIERRE DE CRESCENS Le Livre des prolits cliampè*
très & ruraux , touchant le labeur des champs , vignes 8c
jardins ; tranllaté du Latin de Mahre Pierre des Crefcens de
Boulofgne la Graflè^ imprimé à Paris , in'foL par Jean ficMichel
k Noir.
* LeSalmri , Ciiap. it ettal^iV. II de ies Awèrûmmidj Ttméh Mtffip
P'iero de' Crefcm{i Doitor di Legge e Cittadino di Bologna. Geuier , daus fa
Bibliothèque j au mor Petrus Cr esckntiensts , <Iir qnr> ce fur en i m H rjuc
cet Auteur, à imluncc de C-harles de Sicile, ctiivic de 1 Agriculture , eu
quoi il f« trompe énormcnient , n*y ayant eu nul Roi de Sicile, du nom de
Charles j depuis 1381, jufqii'à 1480, &c de plus craiu hors de doure que le
Charles , Roi de Sicile , qui engagea cet Auteur à écrire , n'eft autre que
Charles II , qui mourut l'an 1 509. L'Original de l'Ouvrage eft Laun., c'elt-à-
diie , i^peu-près Latin-Barbare. La Tradudtion Italienne , £dce vers l'an
I j 50 , eft au contraire eflîmce pour la di^ion , S>c mife au rang des Livres
del buon fuolo. On peut bien croire qu'il n'en eit pas de même de la Fran"
cotfe , ici mentionnée > d<mtle P. Labbe lappocte vok Embi^iw ^ imprimé
1544;, iiT'/i»^' (M* DE LA MoMNora ).
PIERRE DE CRIGNON DE DIEPPE a écrit en rime,
Célébration fur la mort de-Raoul U Jean Parmontiers-, Ireres ,
de Dieppe s defquels Jedk Crignon éioit Compagnon en hi
naW^tfon qu'ils firent ep l'Ifle Taprobane ; imprimée à Paris j|
' ^Voy. La Csiotsf bv Màimc, au mer Cmcnom , i la Ai de la lettre C,
Toia;.l« pag. itft.
PIERRE DE LÂ CROIX a traduit de Latin , Ëpître
Michel dieBay, Thëologien deLottvatn, traitant dç lHinion
des Etats dp Pays'^bas » in»prmiéè à Paris , par Antdme Hôute ;
* Voy. La Croix du Maine , les Jjoies , ^m, tnox F{£Ajif
/ C^<»I3( , To»>f n , ^ag.
» 1
4
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PIB P lE
PIERRE DAMIAN Admirable Difcours de Pierre Da-
mtan. Cardinal d'Oflîe, couchant l'heure de la more ; traduic
de Latin , par Jean Gucot, & contenu ès Méditations des Zela-»
teurs de piété ; imprimé à Paris.
' Le Cardinal Piene Damten , de ta famille de GR Om/ZI> de Ravenne »
en Latin Petrus Damam j en fous-encendam franr, voulut ctrc ainfi nommé,
pr reconnoiJàoce poui ce fxèce , qui lui avok iervi de pèm (M. db la
Monnoye).
^ 11 ctoic Âbbc do Monaftcce de Sainte-Ccoix d'Âvellane , ^tci ^' Engftbio ^
ou Gubio , dans le Duché d'Uiimn , lorfque le Pape Ectenne IX le m Car*
dînai & Evèque d'Oftie , en 10)7. Il fut depuis employé idivcrfeslcgatlons,
travaillai la reforme du Clergé de des Monaftères , qu'il chercha cependant
moins à inftruire , qu'à charger d'une quantité de petites prauques , dans leT-
quelles il s'écoic penuadé que coiiiîltoic la perfêâîon de 1 Etat. On a fies Ou-
vrages , raflcmblcs en 4 vol. in-fol. où on troMve beaucoup de myfticitc , &
quelque connoifTtnce de l'Hil^oire Ecclclîallique du onzicnie fu cle. Ce pieux
Cardxuji iiiuuiuc à i'^uu^a > le 15 teviiei 1073 > dam la ioua:ue - Uxièœe
année.
PIERRE DE DOMPMAPvTIN , Avocat en Parlement à
Paris , a écrie amiable Acculàdon & charitable Excufe des maux
ée événemens de la France , pour montrer que la paix £^
réunion des fujets n*eil moins néceiiàjre à l'État qu*ellç eft fou-
haitable à chacun. en particulier; & que nul ne peut avancer
la profpérité des cfao(ês prélèntes» qui ne fe (buviene & ne juge
doucement des pallHes; imprimée à Paris ^ iii*8?. par Robort le
Maignier, 157^*
PIERRE DORÉ , Doâeur en Théologie , de IX>rdre des
Frères Prêcheurs , a écrit plufieurs (Buvres , à favoir les Voies
de Paradis qu'a enfeignées notre Sauveur Jefus , en Ton Évan-
gUe , pour la réduéHon du pauvre pécheur ; imprimées à Lyon ,
iff-ié. par François Jufte , 1 537. L'Arbre de vie , appuyant les
beaux lys de la France , où font mis en lumière les hauts titres
d'honneur de la Croix de notre Rédempteur ; imprimé à Paris j
ï/i-8®. par Tcan Foucher, Le Livre des divins Bénéfices,
enfeisnant la manière de les rcconnoîrrc ; avec rinformarion de
bien vivre la Confolation des aiHigcs ^ ieion qu'il cil compris
2.^4 PIE PIE
au Plalmc 33 de Davitl , qui commence Bencd'tcam D&jmntiittf
imprime à Paris, in-S°. par Jean Ruelle , 1 544. Le Collège de
Sftpience, fondé en l'Uni verficé de Vertu , auquel sVft rendue
écolière Magdelene, & contient vingt- fcpt chapitres; imprime
à Paris , par Antoine Bonnemere ^ iS39* & depuis in-i^.
par Jean Ruelle, t$^S, Les Triomphes du Roi fans pair avec
rExcellencc de TÊgltiè, Ton ëpoufe , & leur noble lignée, félon
que David Tenfcigne au Pfalme 44 EruBavit, au long explique
en vingt chapitres; imprimés à Paris, in-iC. par Jean de
Brouiily, 1^48. L'Arche de TAlliance nouvelle & Teilamenc
de notre Sauveur Jefus - Chrift , contenant la Manne de
fon précieux corps , contre tous Sacramentaires Hérciiques;
imprimée à Paris, 1/2-8°^ par Jean Ruelle , 1 549. La Croix de
pénitence, enfeignant la forme de foi confefTcr , avec le cri du
pcnitent , contenu au Pfalme pcnircntial de David , qui com-
mence De pnjju/dis tlaniavi; imprimée à Paris , in- 16. par Jean
Ruelle^ ^545- Les Collations Royales, première & feconde
parties , contenant ]'£xpofition de deux Pfidines Davidiques, à
iàvoir des vingt-quatre & vtngt-fix j en l'un le Chevalier erranC
cherche fon bon chemin ; en l'autre le Chevalier hardi , fuie la
lumière qui le conduit; imprimées à Paris, in- 8**. par Jean
André , 1 546. La Confcrve de Grâce , requtfê par le Prophète
David, au Pfalme 1$ , qui commence Confervam^ Domine,
contenant TExpcfition dudic Pfalme ; avec un donx Chant con-
folatif de l'Ame fidèle , extrait de l'Ecriture faintc ; imprimée à
Paris, 'm-16. par Guillaume Cavcîlat , L'AdrclTe du
Péchenr , &cc. Cantiques dcchantc's à l'entrée du très-Chrétien
Roi Henri II & de la Roine, fa femme , en la ville de Paris ,
l'an 1548; avec la Sympathie & Accord des vjngt Lettres
Latines de l'Alphabet : plus Hymnes , Odes , Threnes ôc
Cantiques du raèmc Auccur • imprimes à Paris, in-iG. par Jean
Ruelle , audit an. Les Allumettes du Feu Divin pour faire ardre
les cœurs humains en l'Amour de Dieu ; où font déclarés les
princip^u^ Artiçles & Myflèrcs de fa palfîon 4ç notre Sauveur
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P I £ HIE t6s
Jefus-Chrid; iinpnihëesàXyon , in-jP, parPient deSomtèLudc^
& à Paris , m-i€. Le nouveau Tefiamenc d^Âmour » de notre
pere Jefus-Chrift , Ûgné dé fan fang : autrement fbn dentier
Sermon fait après la Cene , avec fa padion ; où font coniiicées
plufieurs Uéréùes] imprimé à Paris, par Jean Ruelle»
.1550. La PiTLine de Patience, avec le Miroir de Patience;
imprimée à Paris, m-i6. par Benoid Prevofl, il 50. L'Image
de Vertu , démontrant îa perfeft^ion & fainte vie de la bienheu-
reufe Vierge Marie , mere de Dieu , tant de l'ancien que dii
nouveau Tertament ; imprimé à Paris , par Jean Ruelle.
Les Soupirs de l'Ame fidèle , imprimés à Paris. L'Obfervance
de Religion Chrétienne , contenant rExpofition du Pfalmc
Davidique 38 , qui commence Dixi cujlodiani vias mens ; im-
primée à Reims j par Nicolas liac:quenois , i5$4* Dialogue de
Il JofBfication Chrétienne , entre notre Saiiveur Jefus-Chrift dt
la Samaritaine , imprimé à Paris , ii>- 16^. par. Jean RueUe>
1 5^4. La câefte Penlëe des Grâces Divines. arKnifées ^ bù Imc
dedarÀ les fépt Dons du iàint Elprit & k manière de lès
demander à Dieu \ imprimée k Paris , (/i-t ^. par Jean Ruelle ,
1^5^. LaDéploratîon de la vie humaine, avec la Difporition k
dignement recevoir le fàint Sacrement & mourir en bon Ca-
tholique; enfemble le Sermon funèbre fiût èsexeques de Mefliré
Phîîîppes Chabot, Amiral de France; imprimée à Paris , in-i6,
par Jean deBroully, t"^43. & par Edienne Groulleau , 1 5
La Vie & Mort Chrcnenne , extraites des Epitrcs de faint Paul ,
concenanc la Dodlrine !a plus néce(?àire \ un Chrétien de fa voir
& pratiquer , Livre didingué & parti par chapitres , comme on
voit à la table d'icclui ; imprimé à Reims , 1/2-8°. chez Nicolas
Bacquenois, I ^ 5 (). Le Cerf rpirituely &c. imprimé àParis. La Pâture
de la Brebis humaine , félon que Penfeigne le Roinl Prophète
David > au aa« PTalnie qui commence Donanus régit me ; avec
FAnatomie & mydique Defcription des membres & parties de
notre Seigneur Jefos-Chrift; imprimée à Paris « in^i€. par
lean Ruefle, 1 554- Didogue inftmâdre des Çhrériens , en le
BiBuoT. Fkav. Tool K Dv Vikd* Twiu xit, L 1
%i4 ?IZ PIE
Foi, Efperance » & Ainour de Dieu , oà font introduits Com&'
lius &raint Pierre devifanc; imprimé à Paris , ia-i6. par Jean-
RueUe. Ia Tourterdle de Viduné , contenant éoatc chapitres ,
cnfêignant les Veuves comment doivent vivre en leur état , &
les confolant en leurs adverfités ^ aufTi les Orphelins;, imprimée
à Reims , m- 16. par Nicolas Bacqucnois , i •> $7. Dialogue entre
le Samaritain & Dieu. La Vi<3oire de toutes Tribulations,
extraite de la fainte Ecriture & des Doéleurs de rEglifc; impri-
mée à Reims, in-iC. par Nicolas Bacqu en ois, l'J^S. Oraifon
Panégyrique, pleine de confolation , pour très-haut (S«l tres-
puiâànt Prince Claude de Lorraine , Duc de Guyft, décédé
V$Miêt 15S0 ; avec la douce Mufique Davidique , oam an
Cantique i a ^ , qui cooMnence In, convcnoidù Domnus capû^
vitatem, l»m ipi Remide fàlntatre contre les icrupules de coo-
fiience»; imprimé ii rPark v mr9^» par Jean de firoully » 1150;
Méditations de la Mtfft. Aotkahrin , contenant deux défenfèi
Catholiques, de la.«érité du faine Sacrement & digne Sacrifice
de l'Auûl f contre ceruins faux écrits foctis de li boutique des
Sacramentaires Calvinides y Hérétiques , rois au vent , & (èmés
par certains lieux de ce Royaume, au fcandale des fîdèle.s &
pufilles ; avec un Traité de Nature & Grâce; imprimé à Paris,
m-^^. par Sébaflien Nyvellc , 1568. Le fécond Livre des
Divms Bénéfices , où eft amplement expliqué le Pfalme Davi-
dique, 5ene^'c anima ma Domino; imprimé à Paris,
par Jean Ruelle, 1^6% L'Efpérance alTurée, imprimée à Paris.
Paflê Sdicairc ^ &c. Paradoxa Pétri DtauraU ad projiigandas
hmrtftt Où ^hk fasuli EpîfioUs StltSk ) Parifiis , «7-&a. cxcud,
Jommts dt BhmUy , t^j^j, jidùmâm pneeynurmk matti«e*f
tum fparfint eommanim m dtvt^ hcU Epifiolanm £n Ptfu/r
Api^^,pMrfioxrim Pttéum DtMmtan, X}oSknm nukpiÊà
Ordiais Ptm$catonis mfnf, PuriJUs, imWtfi, ùpui Jàtami
Jbimfliioe, f 557 . .
* Vot.La Gkoix Dv'Manii» les noces , à rArûcIe de Pujuti Doai »
' . I * j . . . . ■ •
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, P I E P I E 167
PIERRE EMOTTE , Doacur en Théologie de l'Univçrûié
de Paris, & Chanoine Théologflî à Laon , a écrit * Sermon^
& Exhortations Catholiques, fur toutes les Ppitres & Evan-
giles de chacun Dimanche de Tannée : Tome picmier, depuis
Je premier Dimanche de l'A vent jufqucs au jour &c Féte de la
fain*e Trinité ; ihiprimés à Paris , in-^^"". par G. Chaudière ,•
1582. Catholuu jiJci l^ro'cjjlo , prinmin utriufijuc Tcjîamcnti ^
dc'mdl SanBorum. Fûcrum , t^ui y i unis duobus Ecclcfix ftcuUs
fiùnurunt^ tefiimonns conjimuàa, digefta uv^. Libros , quorum
• primus^uii ûi Deî , Angehrum ^ San^tUm cogniddnm
cuîtumque perààâgu- comjIfUSS^,. S^isHi^its iU,hootifiétt['è .4}ii
^rga. iihm pnuûdtttM , prmd^mdtwm , jaft^canéta-^ mediijt
gue agit. TertUiSf de Saeramentis* Quanus^ dekvnûnis mnnfi
jfmistraBat, per P. Emom^DoSL Th€f4^itmj âfifV^/J^iff^ »
iB-H*, apud Mich* Sùitmimt « 57^^ r . L : : î : ' i.,'u.t.
fur reçu Doûeur en Théologie , en 1 571. il mourut ie i Août 1580. Se*
Sermons ne furent piibnés qu'après fa morr, Du Verc^icr ne cice que le pre-
mier vtJujne de les iicinioiïs fur les Epicres Evangiles des Dimanches. 11
parut un fécond ; en i $ 8 8 On publia auilî fes Sérmèns fuf )6s Eottces &:
Et^angtles daoomiîiun ^^cs Sntnrs , f ir U s f j r S."!rfemenS', éf> un Tolame,'
i j8» , & Us furent rciqapùmés>eoi li^o* YjojMjLAktWBi JU^lre dk
£Wi%«^ iViZVtfrrtf j pag. 74), * • r
PIERRE DE L'ENCRAU *, Evêque de Tombez , a traduit
en François , les Prières de Jean Loys Vives , intirulées en La-
tin : Excttûtiones anuni ia Dêum ^ inîprimées en Aviron ,
in-'è'*. par Pierre Roux, 1552. Geof&oy de Biiiy en a^ucauili
une autre verfion, . ' ■ ■.' . •
* Mefîîenrs <^e Sainte Marthe écrivent LancraV*. Il fut Evèque de
Lombçz , en 1 5^1 ^ amli ce fut avant que d'être Evèque qu'il publia la Trac
dnâion de Vivèi. V07. GaU. Ckri/l, Toau IH , £bL 477,'4*. , .
PIERRE ENOCS autrcmt-nt dit, DE LAMESCHîNîERE^
a écrit OpurcQÎes poétiques ,;ijTipriffiés £o-1J'**, p^fJa/:oh Stoeer,
1572. Xa Céocyre^ cooceaaiic cent diu^uaiice- un Sonnets^
z68 P I E PIE
Odes, Chanfons, Elégies, Bergeries; impthnéi à Lyon ^ j7M-4*.
par Barthélémy Honnorat ,15 7B.
' l a Croix du Maine (Tom. II, png. 19S) îenOTnme fîinplemenr PiERilE
x>£ LA MfiscHiNiEaE > Aipprimanc le nom de famille Ëi«oc> lu us lequel néan-
moins cet Auteur, longtemps après, fans y joindn>oeliii<b la Meschimibrb,
publia cinq cens Quatrains , intitulés Tableaux de la vit Sf de la more , par
M. Pierre Enoc G. La lettre A/. (Tgnifle Maure ; la lettre G.ùgmfie Genevois.
U étoic jeune , quand il fit fa Céocyre^ nom qu'il donnoic k Cà. maîtrefle , ri-
dicoleneac oomporé àe kmw 8e de , comine qui diioit Brvlt-eœur , pto^
aonçuic |u£i « Csa j & KSp * Û^» fff^*^ écrivoit encore plus iiK|i,C^e. Louis
JËnoc, Lodoicus Enocus ^ donc nous avons une Grammaire Grecque , ira primée
ian .1 5 it> ^ Genève yin-V*, écoit peut-être le pète de ce Pierre Enoc. Voyez
enéôce » noce , i PAidde dé HiiRosMi d'Avost, dans Là Groiz da Maine
Tom. l , pag. ^7) , & celle de l'Article de PttHJLl Iil Ut MwtanNUM-«
Tonu li , pag. ipS. ( M. de la Monmoye ].
. PIERRE D*£PINAC , Arohev«qiie de Lyon , Concilier da
Hoî en fou Confeil d'£taCy j|; prononcé la Harangue 4ttrnonr
du Clergé devant, le Roi féant en fcs Euts généraux , aflèmWés
à Blois , laquelle a été imprimée \ Paris , par Pierre
l'Huitlier , 1^77- Exhortation au peuple de fon Diocèfe , avec
le formulaire des Prières qui fe fonr tous les jours de la^/e marne;.
ÎB^rimée \ Lyon , ïa-id. par B. Rigaud , 1^83. Il a compofé
aaàî plufieurs doâes. 6c élégans Vérs^ dr entre autres une Satyre,
nonimprimés. *' ' ' • - ■
* Voy. La CjiiOxz ou Maivi ^ â( les noces « au même Article , Tom. II «
. -PIERRE DE i'ESNAUDIERE , Scribe* des Privilèges
d'e:.rUniye|)nté de Caen« a écrit^Ia I^onange & Recueil des
Hiftoires des bonnes , veftoeufes & ilkiftres ft^nmer^'iinpvtniés'
àPar»v m>8**y.]nir Frana»i& Regnaud ,1525' fun dt VEfnaw
d'un Opujculùm dû DmfiiMS^ & PnwùgfU ^omm $- imprcjf,
Pûtifiisj in*%^» , >'■ ' «iU.ii.-, i ..^ .j .\vr> . .. ;• . '
* Vof. -La Croix pw MAvm , &|esjiotetvM( mîmr Attfcle ,Tom. Il;
P,^g. 291. Le titre unique de S criée des Privilèges de l'Ua'tverfité ^ que lui.
dorment La Croix du Maine & du Verdrcr, pourroit ^aire concevoir nne
idée peu ivanUMCufe de fa aaifliuice ôc de ies taicns. Son père ctoit Genai<
Jmme ytL /apfdoif Pw» U Moamtr, Skur ét Lefmààtn, Phm» km
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PIE P I E 269
£is, ne reiint que cedemiec nom. Il fut fuccellîvemenc Maitre-ès-Arcs en
lUniverfité d* Caën , Notaire Juré , Greffier de la Cour des Privilège!
ApofVoliques , Bachelier ès Droits , Lkentié , DoâeiiP>Régenr , & deux tois
Reâeur.Il fefic recevoir Avocat, fe maria j puis , devenu veuf, il embrafïk
l'Eut EcdéfialUquc , & probablemenc Ceçuc l Ordre de taPtctctfe , puifqu'il
Ibt nommé 1 nue Cure > donc cependant u ne prit pas poflèffion. Il compila ,
6c écrivit de main , les titres des Droits 8c privilèges de rUaivedité ét
Cicn. Il Te vantait du talent d'écrire en fort beaux caradcres. On verra dans
les Unguici de Caën de M. Uuet , pag. 611, qu'outre les Ouvrages cités par
4n Veidier ', Pierre de Le&aiulietes arcMt compofé quelques eonee £ccîq i
qui piroillènc n'avoir point été pnbités.
PI£RR£ D*£SRAY *, deXroyes eoCbimpagne , a tranlitté
& compilé les poftilles & expoGtions des Êplcres & Évangilei
Dominicales, avec celles des Fèces folennelles, & auflî laPaâioii
& Réfurreélion de notreSauveur, premier & fécond volumes,
imprimés à Paris , in-fol. par Jean Mourand & Jean Gerlier^
1497. & depuis corrigées imprimées par Poncct le Preux,
15 «51. La Vie des Pères anciens , jadis demeurant ès grands
délerrs d'Egypte, Thebaide , Syrie , Méfopotamie , & autres;
compolce premièrement en Latin par faint Hiérome; imprimée
à Paris , m fol. par Jean Petit , fans date. Icem^ Génénlogîes,
Faus (Se Geilcs des Papes, compoles premièrement par Platine,
imprimés à Paris , in-fol, par Galiot du Pré , 1 $ 1 9. La Mer des
Chroniques & Miroir Htftoriat de France , extraie des Chroni»
^ues de Robert Guaguin ; de Guillaume de Malmcry , Chroni-
queur des Normands ; de Jean le Maire, d'Hugues Floriao ; de
Grégoire de Tours; de la Chronique de Bretagne , d'Antoine Sa*
betliCy du Chroniqueur de TaintDenys;. de Platine; de Sigeberc;
d'Ammonius , Moine; de Vincent deBeauvais; d*Odes, Abbé de
Cluny \ de Turptn; de Raphaël de Volaterie ; de Jean Froiflàrd;
d'Enguerrand; imprimée à Paris, in-foL en deux parties, par
Galiot du Pré , r & par Jaques Ny verd, ^530* Les Faits
&i Gefles du prenx Godefroy de Bouillon, & de Tes Chevaîeu-
reux Frères Bauldouyn & Eullache , iiTus de la noble lignée du
Chevalier au Cygne , avec leur Généalogie 9 Imprimés à Paris,
1/1-4°. par Jean Bonfons , fans date.
^ PunAi o'Ës^Y. La Crûix <iu Maine > au même Article, Tom. U4
170 PIE P I E
pig. 169 , écrit Desr AY. L'orthographe de Ton nom , à la tête <ie Tes Livref ^
eft Desrey, Se quelquefois Derrey. Nous avons parlé de quetques-uns do
foOttvragts , fous Ton Article, dans La Croix du Maine. Nous ajotneioiit »
i*. c[ue G Traduction des Faits & Gcjhs àt Godefroy de Bouillon , parai X
Pans , lettres Gothiques» in- fol. fans date \ puis, i»-4<*. en i <oo , dansU
mènift Vil!*» 8r enfin â Lyon, en 1585, 'ut-i%, 1*. qa*à U TfraaâlKm Fait^
foife du Fapàoulus Tempona»g par Pierre Farget , qut La Cioîx du Maine
appelle Sarget , Tom ïî , pag. ^14, & Fargbt , pag. 177, en faifant par
confcquenc deux Auteurs au lieu d'un , Defray a ajouté une continuation
juTau'en 1 5 oS^, qui panii dans l'Editioa de cette Tiada£tioii» à Peiis , 1 5 1
m-joi' . ■ /
PIERRE FABRI^ de Rouen , Oxtéét Meray , âîcficea
étm Livres le grand & vrai Art de pleine Rhétorique , pour
âégantement parler & compofer tant en proie «ju'en rime , ou-
au lieu qu*i] traite des termes & mots barbares , que celui qui
compofe doit éviter (comme fcroit, etitremêler des vocables
particuliers à un pays ^ & inconnus aiHeun ^ torcher le Latin ^
prendre mot pour autre aflèz' convenant en prolatipn , encre-^
m^ler du Latin parmi le François; expofer le Latin tout autre-
ment que n'eft fa fignification ) j'ai vu quelques exemples qui
m'ont donné du plaifir ; dont je ne veux fruftrer les Lecteurs
qui n'ont vu le Livre, aflez vieil, & imprimé à Paris, m-8°. par
Eftienne Caveillcr , 1*5 39. Je mettrai donc ici les exemples de*
fufdics vices Tun après Tautre, & pour le premier^ cç Rondcaii/
Johannet , qui prononce^ Poun<Ip
Apprcnc^ à dire Pourceau
Jve a&tspoim feel pour fiau ,
Et ne diSes feau pour feel ; : • . ;
Point ne faut dire un beau oyfel ^ - ' ^
Mais vous due:^ un bel oyfcau , . .
Johannes.
C'efl Bien dici un péché mortel ,
; . ! ^C^efi mal 4i3 un péché moneau ; , 1 »"
. ■ IKStf nmt heuu , chappeau , roujptau,
Smi dire bel, gfuppii^ rot^tU,
• II. ... : Johannes. * '
Pour lè iccond exemple, Huitaio»
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PIE P I E >7t
Ne fumes point vocabules Latines £
Ne pute^ point tel vocaiulijer
Fmu miger tn perpulchns tenant» ,
Mais cogite^ les via & termines ,
Pour dukorer votre trh^me éloque ;
Si mon prôcept ne Jèrve^ j je commines
' Vem fofhaùt, & que cAmim s'en moque.
Pour Te croilîènic, qui eft d'entremêler du Latin parmi le Fran-
cois. De ajtno nojhro hon9, mèUori & opttma^dehetms fàurc fttc»
Qui a bon âne il'eft bien écoré , c^f il apporte bon £Jx de ne*
more , &c. Pour te quatriime» qui eft d'expofèr le Ladn en autre
ièns & fignificacion.
Inttr natùf Cntce den natif»
MuSênm Mouillées
Nonfurrexit N'a point foé
Major Joanne Mailtre Jean
Baptijla. Le boiteax.
Omnia tempus hahenc j On n'y arten point de bien ,
Mundus , Caro j Demonia. Le monde n a ciare de moynes.
I! ne trouve pas bon auflî qu'on ufe de cet ancien mot, amé,
pour dire aime, duquel ufent néanmoins les Secrétaires du Roi
^uand lis mettent k notre Amé & Féal , lequel mot Féal cil un
âutre ancien mot qu'ils ont retenu , dequoi îe moqueroit encore
de pins fort ledit Fabri» s'il vivoiç» ne s'écanc lors pu concemr
de dire y
X)« vice de ce préjene di3 Qui ejt des envieux hamd » ^
L*on Je trewe fouvent blafmé Hemé , pour efire pris à Ptuâm g
Exempte dtun quidam » fà dBM Cç^ en^- rudement ^iimé ;
Tceîuy ffçff fus. èien nme, Onc ne s'en mejta mifire Alain»
Aiais il ne trouve pas maavais qu'à la fin de chacun vers on iifé
pour rimer d*un femblable cerme , comme vesbe tâif & pai&l^
fie nom de po(itif de comparatif, j&iemple»
Mon jour , Madame la médetine , Surnom.
J'ay des drogues de médecine , PraSiqne^
faicles par art de médeeiac Art.
JDmtfiutfnejejmsméltànt^ Fefée»
U a éeài auifi les Epicaphes duRoiLoys^ £^hVlMm: plus
f
xjt ? lE VIE
Traké, touchant le temps do maintenant , oû ifonc introduits
parlant eafemble onze Daines ; à favoir Naples, Venlfe , Rofiie»
Florence , Cennes , Mylan , France , Efpagne , Angleterre,
Flandre$, Autriche & TAâeur. Celui qui a le dernier avjgmenté
rÉpicome de la Bibliothèque de Gefner , s*eft grandemcnc abufé
en ce qu*il attribue la Rhétorique de cet Auteur, à Pierre du
Faur , Maître des Requêtes du Roi , qui a dodemenc ^crit en
Latin Semejirium lib. n*ayant égard au nom , au temps , à ia
qualité & proftffîoo diverfe des perfonnes, ni au genre di/fé*
rent d'écrire.
*Le vrai nom François de cet Auceur ^wit ii FivRE. Du Verdier, en
rapportant les exemples qu'il en a diét , y a commis quelques fituves , cooiM
4aitt te pnmuei vers , qrU fiût trop laâg 4*01» fjU^ , en li^
lehgBMiff 9*1 fteeoMs» foutd*
ta lien de dire I
Johannes , qui dites pOttcOcL
Pios le iècond exemple , il lit :
Ne (wpcs point Tvcabokt Utiftcs a
aa Uea 4e
Je padê d*aiiC|3es eodpçnts , qui ne méritent pas qu'on s'y arrête, rajouter^ idl
que RicKeîet , pag. xi de la Vcrfificaùon Francoife , n'.iuroit pas manqué,
s'il avoit connu Pierre le Fèvte , de le mettre dans la Uûe des Âuceois.qtti
ont cmveillé ioi nom Pocfie*. (M. db la Monvots),
4t II eo eft pailé dus le Bibtiodièque Françoife de M. FAbbé Goa|e( ,
TeiB» \, JfÊ^ font indiquées deuir Editions du Grand An de pUàm
Rhétorique , l'une de i j 1 1 , l'autre de J J } 9 , à Paris > chez Denis Janot ,
in-\ 1. en caraâères Gothiques , où fl eft dit que cet Ouvrage peut être utUe
pQor llntelfigence des «ncieiis Amènes Fitq^tt*
PIERRJE FARGET, de l'Ordre de S. Augullin & Doreur
en raintc Théologie, a tranflaté de I^atin en François , le Miroir
4ç la vie humaine compilé par un noble Doâeur ài. Évèque,
nomm^ Eodovaque , de la Naâoii d'Efpagne , & adrefle au
pape Paul 0 , eft intttttlé ledit livre 1 le Miroir de la via
]ittiiiaine *» pour autant qae tout ainfi comme aa Miroir maté*
nAt ^ duicfio voi( foi-même U, ks autres çhgièi laides U
belles
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PIE PIE 175
5)ellcs, & ce qui eft honni , fale ou honnête; ainfi^n ce Miroir
clair & nec, pourra tant l'EccIcfiadique , comme le mondain
Noble ou de quelque condition qu'il foie , voir les chofcs dou-
ces & amères , droites ou tortues, & aufîi ce qui eft en foi &c
en fa vie fortunée , & pareillement verra aux autres mortels
les choies qui font de louer & d'enfuivre , & qui fe doit repren-
dre & corriger. £c comme die Gdafîus , Pape , ils fbnc detftc
états par Icfquels' tout le monde eft régi & gouverné ; ^'eft ^
favok le temporel (k le ^rituel JSt'ipôiirtalit qu'ea génerfti
£ont ces denx étatf » l'Aiâ^r dece f réTcnifliim, a* vàmvi cbifl-
Hcomprendfe fen (Etfvre en étiùL Traités. Ai| |)|remier Traite,
contenant quarance-trois chapitres, dç l'état de toute la tem-
|ioraiité des Arts ficulicrs , en donnant ferme de vivre » aa
.commençant au plus haut.icat des mondotos , c'eil à favoir auac
Empereurs & Rois aiwàques les aûrncs Prihèes inférieurs , éc
finaWement dépendant jufques aux liergefs ; & âîiifi pourra uii
chacun voir la diverfué de la vie des hommes i^norcels j & la
vanité des arts & de l'occupation mondaine, & quel profit peuc
avoir l'amc , & quel lionneur temjiorel , prôfit ou dommage,
-quel labeur & péril efl rcfcondii fous telle vie, & des intérieu^^
}& invifibles misères & atîlictiuns qu'ils ont louôcf tes dés Ip Coiti-
ÀeaceAeiK.idu inonde y ies irommes cin^toilsr'ttWoçèM que
taattvaîsfjSelîèurs, & que fodtirent de jpor enJiliir^.Au ftc<md
Siivre » conis^iit trente chapitres « il ttfSlçtJl^fSt^iii.^^^
jque & fpîfttuiil'^ &.de la miuHèseirde invret encéliiirétac i I*-
.quel étât ^ft diAinfué en deux manièifbs , d'^ftikft^oîr , eh pufs
dÊcdéfiailiques & Réguliers, & traité cl*un chacun le principal
& nature, origination, & autorité de rinAitucion , & difTércaee
de la néceflîté , utilité , excellence & prérogative de leurs àguiV-
lons, labeurs & périls, comme s*y devront gouverner ; & com-
TOencc au plus haut , c'eft à f^ivoir aoi Chef de l'Eglife , le Pape,
lequel eft Chef de tous états & de toute la vje humaine exem-
})laire, &: miroir. Et en après il décrit tous les Etats de l'Eglife
À les Ordres , particulièrement à celle fin qu'un chacun facfac
BiBuôx^. Frav. Tom, F. Du Va&d. Toai, ///. Mm
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•174 'VIE PIE
élire de bkn vivre;' imprime en feuîîle , par Nicolas Philippier,
Marc Rcinh irdy DenrahourCjl'an mil quatre cent quatre-vingt-
deux , le vingtième jour d'Août.
* Le Livre traduit par cet Anc^ufrin , e!l le Spéculum vhd humant de Radt;ric ,
• Lvcqud dv: Z4inora, clans le Ruyaumc d-Léon 1| tut, pour la prjmiùre foi$>
.imfciiiié i Roniie * Itk^fol. l'an \^6%. }t ne comprends pas comment Rodéric,
U nom àz l'Auteur , a pu ctre défiguré jufqu'au point d'être changé eii
Roiou.îque. La Croix du Main : , qui n'a point connu cette Traduction ,_cn
rapporte pluH.nus autres > fanes j)ir Pierre Farget , iiiconiuies à du Verdies.
! Lesivariarions , fiitle nom de cer AueuHin, font rK>n>breufes. Le P. Labbe»
p4g. do fa Nova BiHioth. Manujcript. écrit PirixRB Farget j La Croix
du ^ime., F4.s^£r, o,u Permet, n'en demeuraut pas n^-uie là > comme oo
peatSroir aU mdjr jptE'aài Sarûet. (. M. oc la Monmoye L
* Voy; Là Croix po Maime , & Ie« notes , à l'Article de PiaURt
FsftGBT, ou Farget, Tom. Il , pag. 277. Nous ajouterons ici quelques se-
marqiies feulement toacKant le Miroir de la vie- kamainc j traduit par cet
^4cnvajn. Ce Livre fut. écrit en Luiiifu Âwinem SoMciû^ né , en 1414, 4
Sat^c? MarU de Nieya » dans le Diocèié de ^aoTie.^!! fut fucceffiveroayt
EV^qiié dOviédd , de Zaniora , de Calahdrta 8c de Palean%; ce quj a, donné
lieu à div'ersTîiBîiocrspfYC'; de faire de ceirtême Ecrivain pTuneurs Ecrivains
différons. Pipfper Marcbaud a relevé ces méprifei dans ion Lhciionnaire ,
Tom. II , pa^ 187, note A. Sancio mourut i Rome-, le 4 OAobre 1470
'( B'ihiiùth. Hija. Nie. /triton, ) A la tî:e de Ton Spéculum vUét hiunan*, public,
pour la première fois, i Rome, en 14(^8 , comme le dit M de laMonnofe»
Rodr^gae SsiKto preiid le titre à'Evêqnt de Calahorra , ancien Evêque de Zc'
• mora^ Cet Ouvrage a, été fréquemment réimpriaK depab \ ainfi l'Edition die
14^9 , citée par Lenglet, dans fes Tablettes Chronologiques (Tom.-ll ,p. 481)
mlexifte point , puiCaue l'Edicioii de 1 4(18 eft la première. Le Spéculum viu
*h»kdmi aVtNt été ècadtfir «ir François par 5afieit Mâcho , Auguftin , 5c imprimé
à Lyon i imfiL jea I477. Cinq ans après Pierre Farget en publia une Tra-
duâion nouvelle» imprimée par Nicolas Philippi j & Marc ReinJuxrdy j de
Stiasbourg. C'eft aînii qu'il ^ut lire, ces npms , défigurés paf du Verdier.
'Rodrigue Siuicio avôit 4ediéj(an Oavrâs^ Wpaoe Pauf II , & l'Emtrç Dédi*
catoire a ^lé nadiiiie-par JuUen Macbo, mais eue ne l'a poim été par Piene
.farget. ^ ...
PIERRE LE FEYRE , de rOrdrc de faint François %
Cofhfèfîcur de* Sœu^ -dé &ipce'.Clattè^ rti la cité d'Arras, a
^rit un Livre , cônreriant vingt- quacré chapitres , mticuîé la
Perle prédcufe Evangclîquc, & Tréfbr divin du Marchand
XÀbrétieaj fondée iur texte d*£vangile^ imprimée in-iG, à
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P^rîs,/par Vivant Gatither^t; auquel Uf» ^nt ^xHKfftu» left
vraies richeflps du peuple 4e. pieu» Se par le Maf^himil, «jpne
]e (kioc £(prit a écrit qu'il efl: allé en yoie.Iobgtaine ; a pof:ç4
aVeç foi Ton fac pïein de pécSfitfi^ii retdttrriefa «i) ià<iôa)(ii^f( au
^oûr de pleine Luno^ ycft, dit fain^ Hiéromc ; interpréter 6t
& vouloir être€l}tçB«jiiidtt..9cigji€ujr Jefus-Chrifl , Icqaçl -deif-
cendànc du dcl en terre , a chemine par voie très-longu6 , ,&
nous a apponé au (àchet de fon humanité , péçui\es de graves
bitns , à favoir tons îes tréfors de (apicnce ^ fci^ncc diwinç
en fon ame , &l en Ion corps le pnx djç npt.f^. fç4c4ï>)ption«
Et outre ce, nous a apporté rotces grâces , aides & dons
nécelîàires à tous , pour parvenir an porc tranquille de Pîiradisw
Defquelles il a fait avec grande fnpicnce la diilrihùcion , pre-
mièremcnc donnant par <oj-mcmc la rapience;'d( (ciçnce , Cft
prêchant l'Évangile du Rpy^urrie db Dieu , à h fin de laguellCi
Prédication , il ell retourné pa^ paf&pn , mt>rt 4( RérurrteSiori ;
^ fa maifon de Paradis » le; jo(ir de )4 lUnecqua^r^i^me , .qui
étotc pleine Lune*, écanr;idveatte la f^énNde dp temps quand
tonte vérité dévoie ^tre accomplie. £til(Ma:4iow a ju^téà /Se
ncbètét ce divi^ Mar<3h»Àd» |i^llat|l:|iWtiU^.Vpn|[.Uès«
pjccîcPflC de fon Ikng* :h ' • . , .
: ^ÇeCafdslier viVoft jrm Wtqiliev'dafeisîite lUdiu . ; m . i >
' PIERRE FORCAb£L , je l^ers , tdâenr ordinaire dit
Roi ès Machémaciqâes , ien l^Univerfité' dê P^lris , a écric'Ari«*
ifhmétiqtle , en laquelle Ibne cr^tées îqnatre'R'èg*tes brièves ^ qui
.contiennent les déHx cens quaràtiee' anciennes , & filu{ÎQur«
autres Règles pour IVixereite des fiowft>rès «entieft ,• par lefqucls
on peut faciîcmenc parvenir \ Ja connrtiffâiîte de TA^gèbrc;
imprimée a Paris, ir?^j^°. chez Gtniîalime CaVcllar , en Tan 155^.
Second Livre d'Arithmétique, auquel lont déclarées ^es Frac-
tions vulgnires , avec 4eurs déoionftr/kib^s par les quantités? •
continues & pf,e*rtièt"es caufes àeê élfaliUèfrisens de l'Algèbre';'
imprimé à Paris j fn,^^'. par Guillaume (^âvellat,,pn lan^jf 57. '
Troifième Livre de rArithmctique , auquel font ^ratLcCsrte*
M m ij
p>i:fii HitB
Aémonttntàoarêè «otites ' A>itii^^4ô ràcmcs » irer f«iuè«
pnitiqtie de l'^extraâîon «TkeDes : t ftfemble plufieurs Quefticms ^
kègle» & Démonflratiotu M4tllécnatK|qe&; «me te piropie fujet
de rAlgèbté ; mïprimé îtPàr»'/ ^1-4^. par ledit CavcHat, en '
Vin 1^58. Arirhmccique mtièrt & «abrégée , imprimée à Faris,
m-4°. cheZf Charles Perier ^•eii -l'an*'! ^iS^. Arkfamécique par
les Gtâs, diviféc cï* trqis Livres , de l'invention dudic Forca-
delp'mprimce à Paris, rn - 8**. par Guillaume CavcUat, en l'an:
1559, Il a tra-duit tes fii? prerriie-rs l ivres des Elemcns ou prin-
cipes de Gcorîicfrtie d'Euclide , ini prunes à Paris. Les feptiènie^
hui'jcme &nei]vièm<i Livres des tIémenïid'Kuclide, comprenant
toute la fcience des nombres , imprimés à Paris , in-i^^. par
Charles Periêr, 15(55. Deux Livres de Procîus, du mouvemenc,,
traduits &- 'commentas par le même 1 orcadel , imprimé» à.
lariSV '/K!f/^. pair Chartes iVtiep^/'t^ôv Le premier' Eiw
m^té par tédl« f otca^l^; imprimé pa^ ledit €ltaf]e& Féner,,
en Tan 115 Livre àfAfcknta^db,, des'Pdidsy qui audt
èft dit des chofes tocièailtes eti l^lHifiiidèy tradttk>'& commenté
pàrkditf Forcadelj W^itiblB'Cc qui trouve du Livre d'Eu«
clide^ du léger & du pcfantpmprimé h Paris, m-j{\ pap-Cbader
Perier, 156$. Ila^ Prstîquci 'de ia- Géométrie dX>ronce^ en^
laquelle t{\ compris Ynùgc du Quarté Géométrique & de plu-
Ce;urs a,utres .lnn:rumiçns fècvapt au môinie efïct ; enfen^ble la
Çn-anière de'bien niefurer roqte^ Tortcs* d^Plaots, & quantités
çorpor4]|es , avec les. Figures & Déwnilrations; imprimée à
Farisj t/iT:4°. |¥¥ Cilles Gourbin , en Tan 1.570. Deux Livres^
d'AuroHce-j l'un de la Sphère , ^ Tauire du Lever & coucher
^es Lcoilcs nopj erçantfts ; ei>fembJe le Livr<2 de Théodofe, des-
babifâtV>rtSr^ trajdw^ ipa;i MHiJ^oKà^ei, & imprimé; Ï FsLjis^
^fij4^v, p^r }^é^oipo4^M^rÀef,. 1 5^7*. (Lg Muftqy* d'Eipclidc^
ipiipi;i|n6kiFMis«Jw4tffI{>^ Omîtes Fcrier, if^7a *;
• ^Vôj.'La Croix do MAijfÉ»& ks^ hôtes, aa mot PutRiiï Forcadil,
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PIE f 1 E vjy
. PIERRE FRANCO » de Turneh en Provence , Cbirurgien
à Lau(anne, a écrie Traité des Hernies , contcnanc en cent cln^
qiMnfe-fix chapitres , une ample Déclaration de toutes les
•ipices d^hernies, & autres excellentes parties de la Chirurgie;,
allàvotc de Ja Pierre en la veflie , de la Cure des cataraâes de»
yeux & autres maladies; avec leurs eau Tes , fignes , nccidins,
anatomic des parties afîe(51ées & leur entière guéiilbQi.ijnprimé
à Lyoft^ par Thibaud Fayen^ x 56 1.
* Voy. La.CmI'ix MÀMi^ ar bt-aoMtyaa nèn» Acdcte-^Tom. II ^
jag. 181.
PIERRE FRIZON % Chanoine de notre Dame de Reims ^
a traduit de Thalien de Dom - Pierre de Loc4]Ues , Chanoine
Régulier de Latran , la Doârinc de bien mourir, contenue en^
trois chapitres 9 im^timée à Paris^io-ié.par Thomas Bruracn^
1584.
* Il pouvoit, Ibrrqu'il fit cette verfion , ctrc âgé de vingt ans au pin? , &
en avoir par conréquencqMatte-vingt-fept, lorfqu'U mourut en 16} 1. 11 cioi&
Doâear de Socbonne , Ch«n<Mne8c Grand-Pénitetieiet de l-G^Ufe de Reims
9 ^tjoit né dans ce Dioccfc ; il fut enfuite Grand-Maîtie du CoUè^ dt Nar-
varre à Paris. On a de lui la Vie de Henri de Sponcîe , Evêque de Pamiers ,
& l'Hiftoire des Cardinaux François , qu'il pubUa en i^ip , fou^ le titre de
Purpurata , coiatt laqaelle., en 1^ 5 1 , Etienne Balaze pabUa Ton ^nth
Fra[onius ,,où il a relevé un grand nombre de fautes de l' H'ijfoire des Cardinjux^
ce qu'il a fait encore iîan<; (on ffifîoire df< Papes d'Avignon. Baillet n'a point
£iit mention de V Anu-Fri:^onius , quoii^u ini|>riiué avaiu fon Caulog,ue de»
JmL (^».dk'la Mou mots).
* Mv-déla Momtoye. » eoo&ndu , dans fa Remarque fur cet Articfe ^
l'oncle ^ lé neveu. L'Ecrivain, dont il s'agit ici , Chanoine de TEglifc de
Reims, &c Doyen de cette même Ëgliie >en 1 5âo,futÂbbé de la Vairoy, en^
1 5 75 -ydc en I j 89 il fut élu Archevêque de Reims , maitil'fefiifftcette dignités
H y a heu de croire qu'il étoit moR' awanc m 97- H étok oncle de ce Pierre
Fri/ofUj dont parle M. de la Monnoye, & fut lequel on trouve des détails*
dans tHiâoke du Collège de Navarre j par Launoy , pag; S |j. Il fuâiibic d»'
«es dérdk ^ pourfike voir qoe Pkm Fis/on j^àooî ÏMmoy fait mendov^i
m*«BifM.)kmin qHeeelai de J?Asddé de.Dtty«fdiea
PIERRE GALANDIUS Orûfim fer le trépas du Hoi
ïrançois I^ faite ^iesieCdhadi^iSon Lnâeur.ÂK ProfiHèm;
178 P l E PIE
ès Lettres Latines , & par lui prononcée en Latin en FUniver-
ûté de Paris y le feptième jour de Mai 1^47» traduite en
François par Jean Martin , Parifien , Secrécaire du R. Cardinal
de Lenoncourc; imprimée à Paris ^ par Michd de Vaf-
cofan *.
* Voy. La Croix du Maine, &!e5 notes, i('AtticlePnm.iiBGAlÂN9t
4>tt G4ti.ANBtus,Toin. II,pag. z8i iSciSi.
En lad u Oraifon,
[Je di^Hreroîs bien q'ie vous vo ulullîez confîdérer quelle & combien psCante
eft la charge de radmimlUatton d'un Royaume , de quelles diificuUés elle fe
trouve enveloppwd, 8c i.qunte» cUverfi» calomnies ttâeftucocicé eft fujette ;
car ( i dire le vrai ) tous pcrfonnages qui pourroienc en m particulière palTer
leur âge fans rcprchenhoij , ne tauroient, en cells q;ii emnorre commande-
ment lut les autres , cvicei les détiaâions 6c tncilifances du peuple , um n'cft
certes àa tout fans caufe, eu é^rd i ce que , comme nous voyons plulîeun
go'.iverner aifément, avec les avirons, qiielque petir b.ure.Tu fur un: riviL-re
non impccueufe , après , s'ils etrayent â conduire un navire en la mer mal
f^iirée , fouventefois tombent en naufrage : ainfi peuvent faillir les Princes,
en Riiiniant des admîniftrations (1 confiifès , là oti, s'ils ctoient particuliers»
l'on nVn parleroir point , 5c n*auroic-on fea'cment le nu^inirs foitnçon de
leur mauvais rcginne. Mcme tout ainû que , quand les vsjits , pluies , Qc au-
tres dirpofittons <hi Ciel , ordonnées pour le ]»o(it des hoihities ^ viennent
en force immodcr 'e , nous voyons les arbres de pl;i(îeurs en ireccvolr dom-
mage , les bleJs vcrfer , les rrowpeaux des b!tes en foufFrir plufieurs incom-
mojjrés bien |;randes , voire |ufques A découvrir , ou ruiner les cabannes
diampèrres : amfi ne (ê fauroit bonnement faire que , fontenant un feul
homme la charge d'une fi pefantj maHè, divers accid?ns n'offenfent aucuns
fu'jszs qni en donnenr la coulpe ï celui qui gouverne. MaU ajourons encore i
ceci, qu'en (î grande licence déroutes choies, entre tant de ncheir.s , relie
puifTance, Ci fortes attrafbions de voluptés , & aiguillonnîmens d? convo.iti-»
fcs , il c(\. msrveilleufemcnt difficile de ne lâcher aucunefois la bride i (on
courage, Ôc n'obiir aux atFeâions de nature , lefqaelles mceirammenc nous
poienent ôc provoquent. Encore porte la vie illudre es mal ordinaire qoanc
loi , que jamais ne fauroit cacher un mal , s'il advient qu'elle en com*
merre , & qtie les plus excellentes vertus dont elle peut être parée , font
obfcurctes par des petites fautes légères » ou ( par aventure ) de nulle impor-
tance. Davantage nous faut penfer que comme , quand la met déborde*
ou <^uelque fleuve regorge db Coa canal * on prana Se ôte i chacun , fans
diflcrcnce , 8c fans rîen épargner , contrepointes , loudiers , lits, tapi(fcries,
vOtemens , & tous autres meubles , pour mettra au-devant de l'iropétuofité
des ondes : puis , en pareil , quvMilafisa brûle qut^lt^e miiifoo^ iioili tif9tt
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PIE PIE 17^
â bas la couverture , i ce que tout le <3emour.-!nt foîc fauve : ne plus , ne
moins , miand la ncceùicc nous force , eu gouvernant une grande Seigneurie,
afin qu;.' le corps univcrfel de la République fe préferve, les Princes iontcoii'
traintsdc faire .ilfL-z de chofcs, que pluluurs jugent dcraifonnabics. A cjnc
Caufe , les plus prudens doivent ditruiiulec de non voir beaucoup d'a(5les , que
font «itcunerois nos Princes, & en doivent excufer plulleurs, ou les prendre
ea la meilleure partie , ou de fait les attribuer non tant i leuis famés, qu'à ^
la grolTè charge dîs affaires qu'ils ont. Outre c jLi , ceux en qui apparoiuent
certains ûgnes de vertu, & une mclmacion naturelle A bien faire, nouobllauc
qu*ib n'aient la pt^rfeâaon tant exç[uife , que nous attnbiiom coutumière-
nient ai» plus Liges , fi foni-Us 4i^es cTecce aimés , konocés 8C CstYU de
nocce poiivoit , dcc ]
PIERRE DROIT-DE^GAILLARD, Avocat k la Cour de
Parlement à Paris ^ a écrit Méchpde qu'on doit tenir en la
Ledure de THiftoire, vrai miroir & exemplaire de notre vie»
où les principaux points des (cîences morales. & politiques,
reportés à la Loi de Dieu & accommodés aux mœurs de ce
tems, font contenus & illudrés de Fore beaux exemples ; imprimée
à Paris , par Pierre Càvcllat , i 579. Table Chronologi-
que & méthodique pour la ledure de toutes Hiftoires , conte-
nant fommairement l'ordre des temps , depuis la création du
monde jufques à préfent , les commcncemens , le progrés & la
fin des Monarchies , Royaumes & Républiques j imprimée à
Parii , par Martin le Jeune, I 577 *.
* Voy, T a Croix du Mainï , 3c les notes , au mot PiERKB Daovar
ȣ Gaillard, lum. II, pag. 170.
PiERRE GARCÎH , dit FERRANDE , a écrit le grand
Routier & pilotage de mer , ou cnfeigncnicnt pour encrer tant
ès ports , havres que autres lieux de la mer , tant des parties de
France, Bretagne, Efpagnc , Fîandres & hautes AllemagneSy
avec les dangers des ports , hivres , rivières des Régions lul-
dites ; enfemble les Jugemens d*01eron , fur le fait du navigage^
Imprimé à Poitiers, in-^^. par Enguilbert de Mamef, 1520.
* Voy. La Croix du Maine , au même Aiuck , Tom, U, pag. iSf.. .
PIERRE DE GARROS atradiiii enrime & langage Gafom^
«8« PIE PIE
fclon la vérité Hébraïque, les Pûîme^ de David , fous tel tkfeï
Plcaumes de David , virais , en rimc (Talcon , per Pey de Gar-
ros Laytorcz, imprimes à Thoiole, ui- 'û'\ pàr Jacques Coiumicz,
PIERRE GENTIEN, natif de Paris , étant amoureux d'une
Dame, compofa un Livre auquel il nomme quarante ou cin-
xjuance des plus belles Dames defbn temps; prenant occafion fui
un Tournoy, qu'il feint avoir été entrepris par ces Dîmes,
pour éprouver comme elles Ce porteroient au voyage d'outre
mer , ou elles dclihéroiciic aller. II y a grande apparence qu'il
véqttîc do temps de Philippes le Bel; &c, au plus tard , fous Phi*
lippe de Valois* Au commencement du règne duquel , ce Roi
lie ièmblartt d'entreprendre ta .gnerre pour -le recouvrement de
k Terre faime ; 6r onc puis il ne fc ût croifade pour le pays 4t
Surîç. U £t nQmms à la £n de ibn làvré,
^oy nom PUneCeruUiîg
Qui fuis loîé de ni iun j • '
■ fD<mt nus ne me puet deiour^
Il n'y a doute qu'il ne fût de la maîfbn des Genttens > tr^*
jancienne 1 Paris , car il blafonne Tes axmes^ teUes qufi ccuj^ àt
^tte f^miiie porcoient lors; à favoir^ - .
D'enclens guelhs & d'argent ,
Qui contre le SalcU rej fient ^
£c puis après î
. /ohannes kom' nûn pas antUa^
Que on apptdU Gtmitn ,
Portait tux armes ce éijoyent.
Ce Picrrcpcût bien être venu de l'un des deux frères qui furent tu
aidant à monter à cheval Philippe le BçT,furpris par les Flamands,
en la bataille donnée l'an 130 4 , a Mont'dePirenes, en Flandres:
defqucls la grande Chronique du : Ft fur U Roi de Ji près pris ,
fU'*à ^cim ^(k-jl..ùni firme, à.foini. £f ain^gts guUi jtur étrt
monii
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P I E
P I E i8i
monté à cheval , peut-t! voir occîr devant lui Mcjjîre Hue dz
Bouille, Chevalier y & deux Bourgeois de Paris, Pierre &Jû'JL'Cs
Genîicns , frcres , lesquels , pour le bien 0 fidéHré qui étaient en
eux , ctoienc toujours près le Roi. Et cet Auteur môme ne céle
pas en ce Livre, que Pierre Gentien ne fuc vaillant de fa per-
fonncj car il l'appelle Le plus vaillant de ci/l Royaume. Ce tour-
noy peut ûtre lu pour la niémoire d'aucuiicà familles de Paris /
plus que pour excellence du ftyle *,
* Tué 4e Fauchet , Cbap. 117 & detoier.
PIERRE GENTIL , de Vendôme , a écrit deoy véritables
Pifcours , Pun contenant le fàk entier de toute la guerre de
Malthe^ & Pautre déçUranc au vrai les chofes exploitées, tant
en l'année de PEmpeieuri qu'en celle du Turc & Vay vode au
pays d'Hongrie & terres circonvoifines ; avec le pourtrait &
defcripnon de la fortcrefTe &: ville de Zighet , fituée audit pays
d'Hongrie , & prife d*icelle , par le Turc; imprimés à Paris»
i/i- 8°. par Ja<jues du Puys, 1567,
PIERRE GIRINOT» do Pont faint Rainbert, en Foiés, k
* écrit Diicours fur l'éjoul^nce & triomphes ^ts pour la paix/
entre les Rois de France & dTfpagne , & mariages de la fiDo
de France, ^y^e le Roi Efpagnol , & de Madame Marguerite «
Duchefiè de Berry, avec le Duc de Savoie , Prince de Piémont,
&c. imprimé ^ Lyon , par Benoifl Rigaud & Jean Saugrain ,
1559. Le grand Souhait de la France, fur le dcfîré retour du
très-Chrétien Roi de France & de Pologne « imprime à Lyoïij
par fiSenojl^ iUgaud, isyS. :
PIERRE GODEFROY» Procureur du Roi au Ëailliage de
Carcaflbnne^a écrit Remontrance au Rdi Charles IX, par Qua<'
trains, imprimée à Paris /par Hutpeau » 15^9* Pc
j4moribus Dialogus , tribus. Libris difilnBus ; Petro Godçfredo
Carcaffonenfi y /. Procura tore Regio in fide, auélqref fxciifiit
ItUgduM, ittr'ié, apud Thcobaldum PaganifaVfif't££iL» Pjçtçi\
x8i P I E PIE
GodofrciVi , &c, j4nnotamtnta m traSûtus primi Librl JuJÎ'in,
Codicis de Hcrcticis. Ne S. Baptijina rtcretur. De ylpojidtis.
Ne mi ni iicere Jîgnum crucis ^ &c. Parifus , in 8°. apud Alatt.
Davldcm ^ ^55.5' Ejufdcm Notamcnta in procemlalia Jujîinîani
Codicis ; cxcuf. Liigd. in 'fol. apud Thcobaldum Paganum,
Ejufdcm Proverbwrurn Liber , Parifis , apud Carolum
Supkanum, 15559 in Epitomc Gefncriana Bibliotheca , faUo
ûttributus alit cutdam Petro Godofredo Remœo,
PIERRE GODliFROY, de Reims, Maître d'École à
Ville-franche , en Beaujolois , a écrit une Grammaire Latine-
Françoife , fous tel titre: Ifigoge in primas literas , cum Gallicâ
interprctattone ex AuSorihus opt.mis^ in gratiam puerorum collcS»
Lu^d. in-^^, apud Sibajiianum Gryphium ,
PIERRE LE COU X. Le Pfautier que compofa le
gîorieiix faint Hicrôme , à l'honneur de la glorieufe Vierge
Marie eft fait à la fimilitude du P/autier que compofa
David le Prophète Royal, contenant autant dePfeaumes; tranf-
laté de Latin en rime Françoife, par Pierre le Gouxi imprimé
à Paris , m-4°. par Antoine Verard.
* Ce Pfeaurier, que l'ignorance attribue ici i S. Jérôme, eft de S. Bon»-
vencure , &c par cojuéquent un Oiivr^e du cccizième ficcle , remps où i'oa
porta jufqtt*!' t*excè» la d<êvotion i Ift vierae Ce Pfeauner ne kiflt pa» d*ètre
imprimé en Latin 4 Paris , l'an 1^07, de dcdiéi Jeanne de fiootbon , ÂUwflê
preniicremenc de S. Jean de Poitiers , piis de Jouarre, avec flfpcobotiaa dc9
DoLtùuii-Rcgens de Sorbonne. (M. d£ la Monnoye).
PIERRE DE GRANB- SAIGNE, Avocat au Parlement
de Paris, a écrie Commentaire ou briève Explication fur fOr*
donnancc des ufures. Arrêt & Commiflîon pour 1 exécution
4*icel]e , imprimé à Paris , ia-S^ par Gervais MaiJoc » 1 573*
PIERRE GREGOIRE, Tholo&in, Doâear ès Droits civil
& canbn , premier Doâear & Leâeur en l'Univerfité de Tho^
lofe , puis de Cabors » 6f à préTenc Profèllèur & Doyen en
r^niveriité dii,Fontamoulfi»i ^ en Xx>rnûne ^ ^ écrit Aéponiè m
\
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PIE P I E
Confeil donné par Charles du Moulin » fiir la diiliiafîon de la
publication du Concile de Trente, en France, par laquelle e(l
montré que ledit, Concile ne déroge aucunement aux .privilèges
des Rois de France, ou de l'£gU(è Gallicane , & qu'il n'y a été
déduit aucune chofe qui en doive empêcher la publication;
imprimée à Lyon , in-iG. par Jean Pillchotte , 1584. Syntaxes
artis mirabilis , in Lïbros J'cptcni Digejlx ^ pcr quas de omm
rc propojiiâ , muhis & propè injimùs rationibus difputari aut
traSari , omniumque fummaria cognitio habcri poterit ; Auo-
tore Petro Grcgorio , 'J holofano , J. U. Doctore & in Academiâ
CadurccrifL pubiico juris civilis ProJeJJbre ^ LugJuiii , iti" 16»
txcttdtndum curavir Anton, Cryphius ^ 25 75. Syntaxeon ards
nùrûbilh , alter Tomus $ in quo ommtim /cUnttantm & ardum
tradita eft epitome , unit facèuàs ifiius arùt fiudiofus , dt omm-:
hus propofitis , pojpt mtionet & ornamatta rarifima proferre i
ÏMgd. in^i6, apud AnL Crypkhtm, t^SG* De juris >arte^
methodo , & préeciptis ; giiibusJu^Ures negothrum hypothefes
ad œquum bonumque facile reduciintur ; Lugdutti , in 16. apud
Cryphium , i£8o, Juris iuùverfi methodus parva ibidem , & ûk
todem Gryphio tumo t^Si, excuf Ejufdem Prxludia optin4
Jurifconfulti , probique Magijîratûs , in quibus traSantur The-^
midis flice quinque , Jufîitia , Eunomia , Pax , Horje , & Parca,
prout Juris tracïationi conventunt ; Lugdun. in-i6. apud Cry-
phium , t^8j. Syntagma Juris univcrfi aiquc Icgum penè omnium
geniiuniy & Kerumpublicarum pracipuarum^ in très partcsdigejlum ;
in quo divini fi' humant juris totius , naturaU , oc nova mctlwdo
pergraduSf ordineque, materia univerfalium u" Juigularium «-
rum^fimulque judkia explkamur , eodm P. Grcgorio Aucloreg
Lugduni, in-foL duobus tomis spud Cryphium , excuf. i^SXf
Commentarii tn/écundum , urmm , quartum, quintum , fextatn
^ fepùmutn Lihros SyniAxeoti artis mirabitis^ eodem'*P, Gregoritf
Attàore, nondhn ediâ^ & gui propediem ah fodtm Crypkio in
lueem protUkunt^
PI£IIRË GRINCOIHE i 4ic Yan^eoioi^ , autnmenc Mero
i84 PIE PIE
fotte, Hérauk d'Armes âu Duc de Lorraîne , a écrit notables
Enfeignemens , Adages & Proverbes , par Quatrains , imprimés
à Paris j par I rançois Regnaud , 1528. Les diverfes Fan-
tafics des hommes 6l des femmes , contenant plufieurs beaux
exemples, parrieen rime, & partie en profe ; imprimées à Paris,
in- 16. par Eftienne Groulleau, Les folles Entreprilcs qui
traitent de pluiicura choies morales , imprimées à Pans, i/z-8®.
iàns date. Les menus Propos deMere focce, rime y imprimés à
^arts /par PhtUppes le Noir. Les Vifions de Mère fotte , imprîp
înées à Paris» par Denys Janot, 1 534. Le Château d'Amours,
utile pour toutes 'choies honnêtes , imprimé à Paris» iit-S^ l'an
"1500. & depuis in- 12. par François Jufte , à Lyon. LaCom*
plainte de la Cité Chrétienne , ^te fur les Lamentations de
Hiérémie , imprimée à Paris, in-iG. par Pierre Bigc. Le BUfoil
• des Hérétiques, imprimé à Paris. Paraphraiè fur lesièpt Pfeau-
mes du Royal Prophète David , m rime ; imprimée à Paris ,
in- T ^. par Charles TAngelier , t «5 4 t . îî a mis toutes les Heures
de notre Dame, & Jcs Vigiles des morts , en rime Françoife,
imprimées avec le Lacui en marge » à Paris.» m-S**. par Antoine
Bonnemere, i5i|4*.
^ Voy. La Croix dît Ma t uà, 3t les Jioces , au moc Pfluis»
CaiNcoafi ,Tom. 1 , pag. 18 4 & fui v.
Aux notables Enfeignemens & Proverbes*
{ Fo{le ànonr efi muUiie tomme vtm t
*- De s'orr^w m vtM être contrainte ;
, ^. .. La vraie amour ne va jamais fans craintt^
, . . Et crainte va fans amour bien fouvent.
Bonté rejfemble à la palme , qui porte
Sien tard fon fruit ; mais U fma regard
* ''• Que c*ejl un fruit qu'on peut long-temps garier
' Sans fe corrompre, & tien loin on 1* porte.
• > ^ Peur & fe-urré tiennent l'homme en tutellt .*
Retiens leurs dus , apprendre les pourras ^
Quand peur te dit , mon amy tu mounnt , .
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PIE ' V lE %îs
Faifani plaifir à quelque créature ,
* S'U ejl ingrat , ii ejl pire qu'un chien ;
Lt thien conr^tt ceux qui lui font du iioif
l'incrat ejl lâche j ^ offwft maure. ]
PIERRE GROSNET a traduit de Latin , le Manuel ott
Promptuaire des vertus morales & intelleâuales , imprimé à
Paris, 1/1-8°. par Pierre Sergent. Plus , les Sentences & fingu-
liers Enfèignemcns du grand Poëte , Orateur & Philofophe
Scnèque, imprimées à Paris, . par Denys Janor. Plus, les
Mots dcrrés du grand & fage Caton , en rime j avec plufieurs
autres Compofitions auffi en rime & de fon invention , à favoir
Louange du nom du Roi François I; la Louange des femmes;
Befcription des villes & cités du Royaume de France ; Ada-
ges ; Proverbes & Dits moraux \ imprimés ii Paris , in^%\ par
.Denys Janoc *•
^ Voy. La Croix v>\j Mainb> & les notes , au même Article , Toi». II ,
pig. ae a87.
PIERRE GUIDO , de l'Ordre de faint François, du Con-
venu de Sauinur , a traduit du Latin de Révérend Pere Jcaii
Faber j Ëvêque de Vienne , Traités des misères & calamités de
la vie humaine; & du contemnemenc du monde ; plus une Dé-
clamation de la brièveté» înconftance & misère non moins de
la vie que des autres choies humaines , faite par Lilius Vincen*
cinspmprimés à F^ris , îii*8^. par SébaCben NyveUe> 1578.
PIERRE LE GUiLLARD \ Avocat à Caen , a écrit en
.▼ers, rEpénopogoncritrde, ou Louange des barbes nMiges*,im«
. primée à Caen , 10-4°. par Pierre le Chandelier. Plus» l'Epeno-
.petie> ou la Louange du jeu des dez> imprimée de même.
'Jetioov«LBGvtitAao » L'EoviitAao , L'EsevtuARD 9e l'Aicviliako.
Oiiiiepnic,Ji'ayMtpasULivf^ niicmner forces variations que par conjcfture,
Lamienne eft que , de ces quatre orthographes , ie Guill aw o e(\ celle dont
' nfbic l'Aïueur. Du Verdiec l'a rapportée celle qu'il l'a lue. La Croix du Maine ,
Tom. II , p. tS7t acconramé de varier , a'eft avifé de mettre une apoftrophe
entre la première & la féconde lettre du nom , afin q ro ure le Guillard ,
. «0 put iite l'JScvxLLâao. CoUetct , ayant la dans hn Croix da Maïae
iî6 V IR PIE
i'Egoill ARD , a cru que , pour mlsax c!<îcermi'T?r la prononciation , il falloit
éccire L'EscuiLtAHO , Se l'a amfi écrit , pag. 1 5 o#le Ion Dijcours de la Foëfa
ATora/e: car GvitiLAau , qui eftàUtnarge , & i.t GaiuahoÎ la table, fonr det
fautes ffimpieffioii. Quant i M> Htiec» qui a écrit, dans fes Origines de Caën^
l'AiGUiLiARD, il y a grande apparence que lui , qui eft fi ex^H: à citer , ne
dcant ici ni du Verdier , ni La Croix du Maine , n'a fu le nom de 1 Auteur ,
& 1« âcr« derOuvrage que par oui dire , & qo*«infi fon oc«Ule ctompée lui
a &k écrire l'Eguillard pour lb Gvillard , & Pogonérythrée ^ au liea
ê'Epe'nopogonéritkrée j mot bifarrement comporé fi%V«i.»r , louange y wmym ,
baràe ^ Sc i{**f«7«r , rouge. La Cruu du Maine 6c lui n'ont pas fu que çe
mîme Auteur avoic au0i fait l'Epenoptttk dlmamtfScâsmîVtm^iaiofOi^
du Je» des dq[. ( M. ta ix Monmoyi j, *
Ce fut en i$8o que parafent lès Qiurmcei 4 At /eM«(f« dtt BûAti
rouges 1 9u nu^His,
PIERRE HAfiERT, natif d'YAbuldim en Berry» frère de
Fnuiçois îhhwt , Valçc de Chambre ordinaire du Roi » fon
écrivain , puis Trefoner de iès m^as plaîfirs, a écrit en rime,
rinftitutton de Vertu , avec le moyen de prompcemenc 6c iàcf-
lemcnt apprendre en lettre Françoife , à bien lire , prononcer &
écrire; enfemble la manière de prier Dieu en coûtes Tes néceflitésî
imprimée à Paris, ifi*i6. Le Soulagement d'efprit » contenant
pluficurs belles Sentences & Hiftoires mémorables , en ordre
alphabétique , par lefquelles un chacun peut apprendre à bien
& vertueufcnient vivre. Plus \ç Miroir de vercu , contenant
pluficurs belles Hifloires & Sentences morales , en profe, auffi
mifcs par Alphabet. Plus, Inllrueiion de l'Arc d'Écriture, con--
tenant la manière de bien tailler la plume & la choifir ; enfem-
ble le gannivet, le papier, le parchemin , & i'cncrc &i autrès
^crecs dudit Art , avec aucuns Quatrains par ordre Alphabé-
tique f tant moraux que parlant de récriture , pour fèrvir
d*eiemp1es aux Maîtres qui exercent ledit Art ; enfemble
' moyen de compofer toutes fortes de miffives , avec la ponc-
tuation & accens de la langue Françoife x le tout par Pierre
Habert, Maître Écrivain à Paris, imprimé à Paris, îii-i^,
par Jean Ca veiller , 1^59 , & par Claude Micard , i^^J*
Pes Biep$ U utilité qu'apporte la paix, & de$ nu^ux provenais
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PIE P I E 187
de li guerre ; imprimés k Paris , m- 8^. pu Claude Mtcard^
^ Vov. La Caoi x po Mainb, & les notes » au niot Piekkk Habbkt,
Ton. Il , pag.
PIERRE HAMON, de Bloys, a mis en lumière , Alphabet
de rinvention & utilité des Lettres &c cara<5lères en diveilcs
écritures, imprime a Pans, m-^'\ par Lucas Breyer, 1^77*.
^Voy. La Croix su Maimi^ de les noces , au même Article, Tom. II>
pag. 288 8c 289.
PIERRE HASSARD , d'Armentieres , Médecin &: Chirur-
gien , a traduit de Latin , la grande, vraie & parfaite Chirurgie
de Philippe Auréole Théophrafte Paracelfê , comprife en deux
Livres , avec Annotations au marge , pour plus ample intelli-
f ence de PAuteuri imprimée en Anvers, i/i-S*^. par GuUkume
ylvius,i5é7.
PIERRE JULIEN, de Carpentras , a écrit îe vrai Chemin
fbrt court ^ expédient , pour apprendre à chanter toute forte .
de Muiique , impruné, Ôcc,
PIERRE DE SAINCT JULIEN, de k matTon de Balkure,
Doyen de rÉglife Cathédrale de ChâJon , a écrit de l'Origine
des vieux & premiers Bourguignons « & de l'Antiquité des
£tats de Bourgogne ; avec un Difcours des Antiquités de la
ville de Châlons /ur Saône ; enfemble un Recueil de ce qu'il a
été pofHble recouvrer des jadis Ëvéques & affaires des Églifès
dudît lieu de Châtons : plus Antiquités de Mafcon : Difcours
de l'ilhiflrc &r très-ancienne cité d'Aucun Augufk- & capitale
des Hcduois : Recueil de T Antiquité & cholci pius mémorables
de l'Abbaye &l ville de Tournus; imprimé à Paris , in-foL par
l^colas Chefneau. Gemelles ou pareilles , recueillies de divers
Auteurs tant Grecs , Latins que François ; imprimées à Lyon,
in-^'^. par Charles Pefnot, i 584. Deux Opufcules de Plutarque,
Tun de aon fe courroucer^ & l'autre de curiofité^ enfemble un
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iS8 P I E
PIE
un autre Opiifcule du môme Plutarque , auquel eddifputc, à
favoir fi les maladies de l'Ame tourmentent plus fort que celles
dis corps i traduits en Frapçois par Piçrre de Saint Julien , &c.
imprimés à Lyon, par Jean de Toumçs , 1 546. AçàPariSy
par Jaques Bogard , audit an
*yùf, La-Cs^oex qv Mainv , 6ç Us nocçs, au mcmc Ârdcjie ;
T0III.il, p«g.}£A«Ç|»|.
PIERR E LISET , premier Préfident en la Cour de Parle-
ment dt; Pans, a ecric Prati^^ue sSl Manière de procéder tant cti
Tinflruélion & décifîon des caufcs criminelles que civiles : plus U
Iprmç mî^nièrç d*informçr efdices çaufes civiles & criminelles;
imprimées \ Paris , in-S^ par Vincent Sercpnas , 1^5$. Pétri
iiiiefiiAivenùMontigetta, ufroquejur^ Confulti, prirni Prtefidis.
in/upremo Ai^io Frqffcomm ConfîJiorio^Abhatisûuc Çommimi^
tarïi S, yi^ns, ^dvf^rfùs fj^eudo-Evangtlicim Her^n Ltbri Jm-
Commentttrit ix $ duobus gxçujt volfmi^ihus ^ LutetM^ fii^4?i
âpud Pottcttum U Preux , 1551
^ Vdf, La Onotx 1^9 Maine , & les npces^ sut même Article, Tom. II ,
I». 191 ècx94» . >
PIERRE LE LOYER. LesiEuvres & Mélanges Po&iques
de Pierre le Loyer j iieur de la Broiîè , Angevin , à iàvoir les
Amours de Flore 9 contenant cent-un Sonnets, neuf Cfaanfons.
Stances en trois endruts ; Elégie à fa Dame ; cinq Odes ; fis
Idylei; Boccâge premier & fécond de l'art d'aimer ; ibixante-'
onze Sonnets Politiques ou Mélanges; vingt-ièpt £pigrammes;
Je Muet infcnfé. Comédie ; la Nephélococugie ou la Nuée des
Cocus , Comédie ; Folatries & Ébats de jeunefTè ; imprimés à
Paris, mil. par Abel i'Angelier , 1579 H avoit aiiparavant
mis en lumière une partie dcfdites Compositions iuus le titre
de Erotop€gmc ou PalTetcmps d'Amour, imprimé in- 8®. par.
ledit Angelier, 1576. *.
* Voy. La Caoi x ov Maims ^ & Içs aptes , au même Article , Topn. U ^
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P I E
Aux Sonnets.
[ Ma mire , de moi grojfe , un jour voulut apprenin ^
Des Dieux quel je Jeroy : un fils j dit ApoUintt
Une fille y dit Marx , nul des deux , dit Junon ;
J'étoy Hermaphrodite t alors quelle m'engendre,
2}rmMidant quelle fin ma vie devait prendre ,
Par le fer, dit la Déejje ; au gibet j Mars fehn;
Dedans l'onde j Phe'hus; & tout cela Clothon ,
Et fes févèrcs fixwrs ferme voulurent rendre,
Gfwwmt étun grkte un jour iuramtotae 6i*n fuUàa »
Mon épée coula, jàje tombai dejfus ;
Mon pied y cas fortuit y dans un rameau fie lit l
Ma. tète fe noya dedans un fieuve creux :
jibtfià mtû femme j homme , & md de tous les dmut «
Veau, le gUctyhftr fia le iout de ma fit.
Autre.
En mime lit étaient couchés deux fouis,
£*m Utargique , & Veattre Phr/n^tique «
Qui , etim remède admirable & oblique ,
Se fimt guéris l'un & l'autre de coups.
Le Phrénétiq , fe levant en courroux ,
Pour ta fuineur de Jôn mat qui te pique ,
De tous côtés frappe le Lciargique ,
Et vous l'ftrilU & dejfus &' dejjbus.
/iififi tiux coups j ô étrange merveille ,
Le LétargiquCj endormi , fe réveille ,
Guéri du mal qui l'aggravoit fi fort i
Et l'autre , épris de fureur & de rage^
Las de frapper t maue fon fier Cùurage j
Et, de trwaii, devient fwtte, & sTenàort,
Autre pour une More, Aux Dames.
Qu'ave{-vous maintenant , Dames , à rire au^fi >
Contemplant mon corps noir & ma léda ckanmf* *
Tetle que me vayej^ , telle m'a fait mUurt ,
More de nation & de couleur auffi.
Mais i quoi \ fij'ay mon corps d'un noir teint obfcurci ,
Vos mafques , vos toums , d^une mûre figure .
Fous rendent plus qu'à moy la face bien ohfcure ,
Sans jouësjfans menton , bouche, ne^ & fourci,
BiBUOT. Frah. lomu V. Du Vkrd. Tom x/x. O
9
3.^0 PIE PIE
Fanant découvre\'yous , <i% montrant votre face ,
Plus blanche que la mUm»» $f ét muBtangr^ê }
Ou bien, Dtunes^ cejfa[ d'aller tant m^jMi
Celle qui ^ ne cachant fon naturel yifage
Dejjus vos ma/ques j tient un pareil avantage ,
Et B» va pas amme au Us kommss abufiuu*
Aux Épigrammcs. D*un dérobant la Stnrue de Mercuie»
La nu 'a ce Dieu fuhtil , ce Dieu larron j Mercure ,
Qui prijide aux larrons , qui des larrons a cure,
^ms Us mutins d'un liuron Im^mime «iUt waéatit.
Lequel , plus fin que lui j voulant lors apparo&Tt^
L'emporta fur fon doSj & dit ^eafe gahant ,
Maint difcipU voit-on quifurpaffe fou mcuirt*
Vœu de Lays.
La (ameufe Lays , de Corinthe la fleur ^
Voyant Les ans flétrir fa vermeille couleur^
Jppeni , tf/nw Vimt , fwt mrmr iatu Mit titube»
Orj dit-elle en plorantj quenvieilUffe je fuis >
// ne faut plus mirmr , qu'tn toy je me cotUSm^ »
Car telle que j'étois , pUs eue jc /:c p^u.
Contre un grand Nez.
Si au Soleil oppofétu demenrfî ,
Jx Aq[ en haut , & entr* ouvert des detmy
TupeuxderattgauxpaffajulàdaiUnf»
Comme tut fmdrm, moiunt èomusUm Achtmi.
Sarh d'Ariftote.
La moitié de fa vie on emploie en dormant ^
£t,ea eett* mûtid, U riehe^aUment ,
£t le pauvre , ont leur fort rejjvmhlant l'un àtmum^
Panant^ ô Roi AttaU , & toy ^ Roi Lydien^
le mmiUau Ints ^ en grandeur & en bien. >
Lamoieidétjk vu eta ^aU à la titre»
Au Boccagc de TArt d'aimer.
Et fi tu VOIS quelle efl avare ^ cbuhc ,
Jlws par tor ployé fon «vcnt «m/m ^
Rien n'eff qui fait fi fuhtil ^fi fin^
Pokt CdksmUr^ tamme ^ u métal /ûA^
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PIE P
Certainement en Vàge d'or noas formes.
Par l'or j merveille ! Jmour ejî furmonu ^
L'or cakft l'heur ^ le nom ^ l'autorité ,
Et la noUefi & tn koimun aux hommes.
L'or peut forcrr roue un camp de Gendarmes
L'or a plus puijjant que les foudres £ enhaut.
Lu 4^prti ùmx & la luats monts ajfaut j
Moffipt les nochers & Ar darté des armes»
AJfe^ jécrife avait garde' fa fiile ,
Contre l'effort de mille & mille encor.
Si Jbpker tu t^t vtife par Vor^^
Fait amoureux de fa grâce gentille.
Vous y les mignons des filles de Parnaffe ^
Que donrc[-vous j fi n'avc:^ aucun bien
Pomr préfenter , qme M luth Çyitthisn >
Et un pauvre Art , qui rien ne vous amajffkf
Certes bien peu vos carmes on honore >
Bun peu vous fert d'avoir un Dieu au cœuff
Qmî ymt$ 4ebâti0t & vous mette e» ftsrw tt
Si vous n*ave^ de quoi donner e/Kort.
Que vienne Homère , ayant pour fa eonétite
Tant qt^i voudra j les Mufes & PÙka «
S'il n'ejl garni de dons , c'eftontAu,
Il «Jl chajje lui & toute fa Juht.
Mais crcye^-vous ^ue votre amie ejiime ^
Aa prix de Vw» ww^onner^' iwehtmuf
Non ^ non : les dons font bien plus alUchtmt
Que les beaux mot^ compris en votre rime»
Ne laifff[ pas toutejois de lui tendre ^
Pour l'attraper t vosfiUts etatteleux >
Avec le temps , leur cœur trop argueilleux ^
Sera rendu humble , traitable & tendre.
Avec U temps , le Taareau difficile ,
Vient Jtnts k joug , & endure la main ^
Avec le temp^ , Ir farouche Poulain
J^Jfouj le frein pouffe fa courfe agile.
- Qui efi phts môt.fwe Petut de la tnarinêf
Qui efl plus dur que le roc à toucher f
Et toufefoif l'eau qui lave un rocher ^
Par laps du temps j le confommt & U mine,
'. " 'Mmv nre0 peu la femme ^ttnefime.
L'une ch'lh a 1rs lettres appris ^ .\.-..' .
'■Et celle-là aimera vos écrits ,
Jè ploira à votre anùùé forte.
%9X PIE
P I E
L'une ejî indocîe y & vilaine & barèaft^
Et c(Ue-là ne Je peut pa$ dompter.
Que pariu ém f «'on hd dmt pré/hmr j
Pour a0ÔÊivir/pn appàit evart,
En la Nephdococugie.
DûM l'iûr ,càa0tiHmfimtius^ Le pauvre homme lui affimUf
A'li.vj voyons Je ifurcs paftS,
De-cà & de- là épais ,
Mille & mille fortes d*kommes î
Lci demeure arrête' y
JJars î'e milieu d'une EtiUt ,
Le Phdofophe crotté ,
Qui fait tontur fi panlt j
Et voulant t*autoriferj
Pour les autres déprifer ,
Difçourt fur le poil d'un Lièyrt ^
Ou Ut Imn* «Tmie ÇMvre»
Le Médecin ejl ici ,
Des èiens & d'argent farci ,
Pource que bien U devine
Sur la couleur de l'urine ^
Et plus fe voit riputé , ,
Que ieaueoup il a jué
D*homm«s deimn de jnorjiiie
Ihdau F'tnftmale éarqut,
De ce côté y le bravache
Ses pas mefure en manhaat.
Et de tmtfi va fâchant ;
Même fon chapeau le fâche.
Le point d'honneur II reçoit j
Et d'un feul mot il s'ojfenjej
Mais c'ejl contre ceux au'ilcnif
N'ofer fe mettre en défenfk*
LÀ le court tf an flatteur ,
Et fin diJbmdMeur,
Vend fa fumée » & (Bùmenu
L'acheteur de vaine atteiUe t
Là le fubtil mercadaiu.
Au gain efi prompt ^ ^dtnt.
Et falfifie j à fa gwfe ,
Ce qn'U vend de marchandift!
Là i ufurier j fans repos ^
Farmif€aiujufyiiesaux99'^ .
Le fore 6' l'ufarc crifcmble,
Lci font fiamher les rues ,
De leurs joyaux & atours.
Les femmes y qui font tOtqoufS
En leurs habits dijfolues.
Elles montrent leur tetin ,
Et mafquent leur face , afit
Que t Amant tranft leur ttMtht
Le tetln avant la bouche.
Et qu'il aille recevant
Le pla fir ttaimer, devant
Qu'il conçoive dedans l'ame
Combien l'Amour a de flamme.
Defà des Dames plus fines.
Peur iear graffejfe cacher.
On voit la rue empêcher.
Portant. des larges vafquines.
ÎÀ marchent à grttves pas.
Renforcées par le bas «
Celles qii; deux culs fupportent
Sous les robes qu elles portent ,
Defiueù l'un de ehmr, la autt
Leur fert à prendre déduit ^
l'autre , de laine & de bourre.
Autour leurs feljes embourrc*
De(à les Cpn/ttllm fint.
Qui de [fus leurs mules vont ,
Et traînent une grand' fiùte
D'hommes qui les follieUes
fis fe voient reJpeSés, ^
Et requis & bonrutés
Des plus grands , qui les fupphent.
Et qui /iwry favean me»kàm*
Lci y dedans le parquet ,
l' Avocat hautement tonitê^
Et de Jon dijert caquet
Tm le* dJpfipM» éif
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PIE P I E x^y
/fu pefant de l'or U vend Imttarit par ce moyen
6 a mcrc nourrice langue , ^(îl//* JJuIUhien ,
£t fiw9tm en fa karangmen Ditquel Hcmine non» thaut j
// ne dit rien que du vent , Que , de fa bouche éloquente ,
Et fes difcours vraifemblablt* Mille beaux propos fortoient »
iV(ff font guères véritables ^ Qui véritables n'étaient, ]
PIERRE MACICAUT, natîf de fnînr Chriftoflc , en Tou-
raine, a écrit Difcours funèbre , fur le décès du premier Prcfi-
denc de Grenoble, Meiïirc Jean Bellievre , fieur d'Hautefort &
Abbeaux; avec plufieurs Êpitaphes du défunt: cnfemble I*Orai-
fon prunoncéc à les obféques, par h . Mathunn Gautier, Piieur
des Jacobins de Grenot)Ie ^ imprimé à Lyon , par Benoiil Ri-
gaud,i584.
PiERRL^ iMADUR, Prêtre de la Compagnie du nom de
Jefus , a nnis de Latin en François, les dix Raifons pour lelquel-
Ics M. Emond Campian , de la Compagnie de Jefus , s*eft fàic
fort d'entreprendre U difpnte pour la Religion Catholique,
contre les Adveriaires d'ieelle, envoyées aux Régens, Éeuliers
des Univerfités d'Angleterre , Oxonie & Cantabrigiej imprimées
à Lyon y 'tn-i€, par Jean Pilichdttc, 1584.
PJERRE MARTYR \ Milannois Extrait du Recueil
des Ifies nouvellement trouvées en la grande Mer Océane, aa
temps du Roi d'Elpagnc Ferdinand & Elizabeth , fa femme;
fait premièrement en Latin par Pierre Martvr de M) lan, en
trois décadci de Livres. Item trois Narrauons , dont la première
eft de Cuba, la féconde de la Mer Océane, & la troifième de
la prié de Tbemtfttcao ; imprimé à Paris, m-^^. par Simoa
Golines, 1532.
» Rabelais , Chap. 5 1 du Livre V, l'appelle Piirrb Témoin , par rappoxt
-au mot Grec M«fr»{ \ Se , dans la circonftance où U en ùât mention , il vaiuiioir
autant qu'il l'eût appelé Faux Témoin. Vovez ce que j'en ai dit» pag. ft|4
du Tom. 11 de Baillée , in-^°. ( M. de la Monnoye ).
étoit originaire d'Anghierra,dan$ le MilanoiSj lut le bord Méridional
du Lac Majeur, êc naquit en 1 45 1 . 11 fe diftingua par S» ulens , & fut cfaoili
^ yat Ferdinand y,leCathoUqiM>Roi^Aitagoiidc de CaftUb,poiic veiller A
194 P ï E P I E
l'cducatioa tle fe$ enfàns. Il fut enfuice employé par ce Prince, dans les affâtret
d'Eue, Se envoyé AmbAlTadeur extraordinaire à Vcnife 4e en Egypte. De^
retour , îi vécue cranquilleinent, comblé de biens Se d'homèeniirs, & mouruc
vers l'an i i l'îge d'environ foinuue-dix ans. Le Livre <j\ic du Verdiet
annonce ici , a pour titre de Navtgationt , ttrns de novo rcpertis. IL 6iC
compofé far les prenim«.Mémoif»i 4e CldrKVophe Colomb y <c^ cew^oi
allèrent avec lui à la découverte de l'Amérique. 11 a auill donné une relatioa
de Ton AmbafTade d'Egypte , & un Recueil de Lettres , d'autaritpluj curieux»
^'elles conti,'ûnent touterHiftoite du temps de leur Auteur. Ondoie les re^
garder 'plutôt comme nne Hiftoire , en fwme de lettres, que comme une
correrpondance avec ceux auxquels elles font adretTces , dont fa plupart n'exîf-
roient plus an rempç rjne ces Lettres ont été écrites. Voy. les Mémoires de
Niceron , Tom. XXUl. ' • ' ' i '
Le Livre cité pat du Verdier , fou? \c titre d'Extrait du Recueil des
IJIes nouvdiement ftmtvées , &c. eft un Abugc des trois prem^îbes Détadei
de l'Ouvrage Lacin de Pierre Martvr , intitulé de novo Orbe. Les trois premiè-
res Décades furenr imprimées i Alcala , en i j jo ; 1 Patir, 'tn 1 5 }i ; &
l'Ouvrage entier, compolc de huit Décades , parut à Parts, «a ii|(>. Les
tibit Ndmtiûnsa foiritet i cer Extrait , ne font pas toiJifs tirées de "Piecxf
Martyr. La première ell extràite de À quatrième Décade, les deux autres ont
été écrites par Pierre Savorgnano de Forli. H avoir été envoyé , par le koï
d'Efpag;ie , auprès du Soudan de fia^ylone, eu 1 5 8 1 , 6c il n'arriva à Aiexan«
drie qu'au mois de Décembre de cette même année. Le Père Niceron s'eft
trompé , lorfqu'il a cité une Edition de fon Ambaffade , en 1 500 , De Lega*
tione Babyionicdy lùbri très , HifpaU j r çoo , ïn-fol. I,engl4t , dans fon Cata"
logue des infloriens ^ du qu'elle fut publiée à Madrid , en 1 5 1 1>. Les Lettres
de Pierre Marryr, fort curieufes pour THiftoirc de fon temps, & publiées, em
1536, à Atcala , étoletit dcvemies rrcs-rai-es : elles furent réimprimées, en
itfTO, par les foins de Charles Patin , i oui M. le Premier Prciident do
Lamoignon eVoft fait ptéfeotde ion Exemplaire, Elles s'étendent depuis l'aii
1 48(1 , jufqu'en 1 5 x 5 j & , comme on n'en coqooÎe point d'oiv dafe poift^,
fieure , on Tuppoie ^ue l'Aut^nr «aourut vers c« même Itemps^
PI£RR£ ;MART YR » Vermilîen Florentin *; Traité du
Sacrement de rEocharidie, compofé premièrement en Latin p«r
Pierre Martyr, & traduit en François j imprimé à Lyon»
in-iC. par Claude Ravot , Calv'mt(ju€, Dialogue des deux
Natures de Chrill: , traduit par Claude de Kerquifinen. Prière»
Chréticnne5 , par Pierre Martyr, traduites dfi Latin en Fràn»
^îs , imprimées à Lyon ,m'i6, ,
• ♦ PÎMm Marijrr r«mUa , (je m rarmiSt^ » mjim dit 4» Vndiêr V
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PIE P I E ly;
naquît à Florence , en 1 500 , &■ non en i^ao , comme on le lit dans Niceron,
ru erreur d'imprelfion. il pnc de bonne heure l'habit de Chanoine- Rcgui.er
Fiéfoli , devint célèbre par fa fcience & Ton talent diftinguc pour la chaire ,
qui le Bt regarder comme uti des plus fameux Prédicateurs de l'Italie. 11 croit
Ch;f 5c S-Lipi-rieur Gcnéril tle Ti Congrcgarion , lorfqu;; la kdluredc-; l ivres
de Zuingie Sf de fiucct l« détermina i paifef dans le^u: Cui^mumon. U em-
mena avec Un Bernardin Ochin , Généial desCapuciof , piSk à Zurich» de-
là à Bade , enfuite à Strasbourg « où il ipoula une jeune Rvlieieufe. En 1547»
fa réputation le fîr appel -r en Aneletterre ; il y palfa avec U femme , & fut
ProfelTeut dans l'Univerficé d'Oxford» jufqu'en m 5 { , qu'il revint à Zurich,
où il profeilà la Thioloeie jufqu'à £1 mort , en 1 5 t. Voy, dam 1m Mémoire*
de Nicen» • Tom, XXiUI » 1« Catalogue des Onms^es do Piecn Manyc
Vecmilio,
PIERRE MASSÉ» du Mans, Avocat , a écrit dc l'Impcflui^
& Tromperie des Diables , Devins , Ënchanteufs , Sorciers ,
Noiieurs d'égutllettes, ChevilIeurs/NecromftnçîeiiSy ChiroinaiH
tiens & autres qui par arc diabolique, arts inagiqQes>& fuptrfr
titions, abufcnt le peuple. C'ejl un h'en gros voUttl» îar%^, int^
prtm i à Paris , par Jtm Poupy ,1579*.
* Voy. La Croix du Mains, au même Article, Tom. Il, pag. 197.
PIERRE M ATHIEU *. Efter , Tragédie , en laquelle clt
repré(êntée la condition des Rois & Princes , fur le Théâtre de
Fortune , la Prudence de leur Confeil, lesdéfaftres qui Turvien-
rent par rorgueil , l'ambition , Tenvie & trahifon ; combien cft
odieulc la dcfohéifT'mce des Femmes ; finalement comme les
Roincs doivent amollir le courroux des Rovv , endttrci (ur l'op-
predion de leurs Sujets; prête à imprimer , &l eit entre ie^n^^s
de Jean Stratius.
, * Pierre Mathieu nanulr , ou à Salins , en Franche-Comté , comme le dit
la Bibliothèque Françoile M. l'Abbé Gjuiet , Tom. XII , p.ig. ï8o , ou,
luivant Impériali , cité dam les Mémoires ae Niceron , Tom. XXVI, fur
le; c mhn'; de l'AIface , de la Franch.' Comrc 5c de la Sullfe, & alors ce fut
à Poiemiu , Capitale des Etac^ de l'Ëvrque Prince de Balle. Les uns Se tes
mitres placent fa naïAanoe an mois de Décembre 1 5 1> 5. Ce qu il y ade certain,,
c'eft que Mathieu fc tjualitîe lui-même Franc - Comtois , Sequanus. U fû:
fes éttKÎes i l'Univerlltc de Valence , àtA\ il vint ct-îrcer la profeiGon d'Avo-
* car a L/oq, & il fut un des Députés que cette Ville envoya ï Henri IV^
Jwfqa'elle 6 fiMunitàfon Empke. Avant fae de vemc àl^yon , il fi» «yteltgip
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196 PIË PIE
temps Principal da Collège de Veroeil t ^ Piémont , où tt Compofa dewr
Tragédies , Clytemnejlrc Se EJlhcr j ici indiquée par du Verdier , & qui ne
furenc imprimées qu'en i jSp , après au'il eue refondu fa Tragédie àEJlhcr,
' & ^a*il en eoc compofé deœc pièces foncées , l'une , tom le titre de Fajlhi \
& 1 autre , fous le ritre ^Efiher^ oj^étAmiau llcoaipo&enfuite Tes TMaus»
eu Quatrains dr fa v\<- & de la mort j divirécS en OtOK Patàes » ftwilTlT do
cent Quatrains , Uuvrage qu'on lit encore:
. - . .tel iotka TaUcttes
Da Confciller Mathieu , l'Ouvrage cft de vaJeur ,
£c pietn <ic beaux diâons à réciter par coeur. S^anarelle , Aék. I, Se. I.
•Mathieu , s'apçliquant i l'Hiftoire , abandonna la Poclîe ^ Henri IV eue des
•bornés pour lot , Ini accorda le titre de Cmfeiller du Roi , Hiflonognphe de
France ; 8c, après la mort de Du Haillan yCniCio, i! eut la pcnfion attachée i
eecte place. Louis Xill mena Mathieu avec lui dans fes premières campagnes,
afin qu'il en écrivît plus exademenc lUiftoiie y il prie au lîéee de Montauban
lantaladiedoAtilniourûtàToulou&,k la Oâobre i^ii .agéiIeptèsdecin-
dBuanee-rept an?. Il avoir cpoufc, en 1600, une Demoifelle, nommée Louije
de Çrochere j âlle d'un Gentilhomme Florentin , dont ia mère éioic nièce du
Pafie Clément VII. Il en eut deux &\s6c deux filles. Son Htftoife , écrite d*un
'ftyle déplaifant , rapporte des faits Hneuliers & curieux. Voyez les Mémolrel
de Niceron , Tom. XXVI, la Bibl!ornt-c|ne Fr.itKjoîre âo M. l'Abbc (ioiijef ,
1 om. Xll , l'iiiftoire du Théacte bianijOis , loin, lii , ec les Mémoires de
I^nguedoc , par Catel , pag. 16^. — > Pierre Mathieu n'avoit guère que vin^t
ans , lorfquc du Verdier publia fa Bibliothèque (en 1584 ), & n'étoïc
connu que par fa Tragédie à'£Jihtr ^ laquelle même n'ctoir pas encore impri-"
mée. Il a publié quelques Ouvrages latins de Jurifprudence Canonique ,
fais il fc Hvra principalement à écrire l'Hiftolre de France. Il a compofé
eaucoup d'Ouvrages de ce genre, depuis 159} , jufqu'à fa mort. On en
trouvera le Catalogue dans les Mémoires de Niceron. Après fa mort , parut
ibn principal Ouvrage, mis au jour par Ion fils, i Paris, en 1^5 1 , en xvol.
in-^t fous le titre d'HiJloire de France > depids le commencement du ^^u« -
de François I , jufqu'à l'année i ^1 1 , l'onzième année du rèç^ne ds Louis XTlI,
Ce qui concerne Louis XIII, a été ajouté par l'éditeur. Cçtte Hiitoire mcritç
iTîtce lue par ceux qui veolnit connoître tout ce qui intérellê fur Henri IV,
narceque ce Prince , dont il éeoit HilWographe, avoir pris plaifir à l'inflruire
îui-mî-me de plufieurs particularité? ciirieures &c inrérefTanres. Mathieu avott
aufli donné en particulier la yic de S.LûutSy 1618 , irt-8°. & ÏHifloire de
Louis XI3 1 1 0 , ùf-fol. qui e(( affez eftimée. Il avoir écrir quelque* morceaux
de notre Hiftoire , tels que les Troubles de Fr.:nce j depuis i S'^Cy , jufqu'en
1 5 9t j les Guerres contre les Maifons de France & d'Bfpa^ne j depuis 1 5 1 5 »
jufqu'en 1598 ; les chofes mémotables advenues , dieputs 1598» jufquen
1^04. Le l^le de Mathieu eft mauvais » & chaîné decesfuperfloicés , qui » .
de fon tcmp; , p.iffoienr p?-jr des ornemens; mais OA le f^pfde jjXMQinft nii
HiAorienotdinauemçncmftfuic, yctidique*
^ ' PIERRE
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PIE PIE
KERRE ANDRÉ MATHIOL \ Voyez Awtoihb dû
PiNET , Je Air DES Mou UNS.
'Cet illudre Mcdeciii Siénois mourut l'an 1577, âgé de foixante<'dix«
fept ans, A Trente, où il dcmeuroit. II a écrit en Latin de favans Commen-
taires fut DiokonJc , des Confeils de Médecine , Se d'autres Ouvrages
eftimés. ( M. ob la Momnotb ).
PIERRE DE MAY, de Chaftellcraud , Sécrétai re du fieur
Préfidenc Purpum , Sénéchal de Saluées , a écrit les Triomphes
du Baptême de très-îUuftre Charles Emanoet , Prince de Pié-
motic, en Odes & Sonnets , vers Latins » Italiens & François»
avec Annotations; imprimés à Paris, M*, par Thomas Ri-
c2iard, 15^7,
PIERRE MEISSONIER , Médecin , demeurant à Lyon , a
traduit de Grec, les onze Livres de Denis * Halicarnaflecn , des
Antiquités Romaines ; tous prêts à imprimer.
^SaTraduââon Ats Antiquités Romaines y de Dçnys d'Halicarnaflè , n'a
f»oint paru. On ne la trouve , mî me manufcnce , oans aucune Bibliothèque»
elon le témoignage de deux Tradudl:eurs François de l'Hiftorien Grec , le P.
le Ja/ , Jéfuice j & i'Âbbé Bellanger. Ces deux verfions parurent prefque en
fflime temps : celle du Jéfaite en 1 7 1 i , & celle de f Abbé Taiitiée fuivante »
l'une & l'autce en 1 vol. in-^, M. BelUnger ne connue le travail du P. le
Jay qu'aprfç avoir fini le fîen; U , ayant remarqué beaucoup de fautes dans la
Tradu6liun du Jéfuite , il ne craignit point de publier celle qu'il avoir faite.
Le Public fembie avoir prononcé en fa faveur , au moins quant à Tetaditade.
On acciifj inc rne le P. le Jay d'avoir traduit fur des vetfions Latines î au lieu
2ue l'Abbc Bellanger a traduit fur le Grec. 11 a même pris foin de celever,danf
i Préface, grand nombre de raéprifes échappées à fon rival.
PIERRE MESSIE. Diverfes Leçons, &c. Voyez Ciaudi
PIERRE MICHAULT *, jadis Secréraîre du Comte de
Charrolois , fils du Duc de Bourgogne, a écrie un Livre, partie
en profe , partie en rime , intitulé le Dodrinal de Cour , divifé
endouzp chapitres, par lequel on peut être Clerc , fans aller à
Técole; imprimé à Genève , par Jaques Vivian , 1522.
avec privilège Apoftolique.
* Voy. LA Croix du Maine , & le s notes , àce mot,Tom. Il , p. 198 <?C i^Jt
BtSUOT. FRAN. Tome y. Dm V£RD. Tome, ill. Pp
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PIE PIE
PIERRE DE MIR AUMONT , Confciller du Roî en fa
Chambre du Tréfor , a écrit Mémoires Air l'Origine & InlUtu-
tion des Coors fouveraincs & autres Jurifdiâions fubalternes, .
enclb(ès dans l'ancien Palais Royal de Paris ; imprimés à Paris j
f fl- 8*>. par A bel TAngelier « ^ 5 8 4 *.
* Yùf, La Caoïa wt Maimi , & les notes > tu min» Arcide , Tom. II »
pag. joo.
P1ERR& DES MIREURS , Médecin » a écrit plufieurs
/ Sonnets, Odes & autres Compolitions
' A la ruîcedes vers Latins, faits par les trois lœiiTS Atij^oîTes , fur la more
de la Reine de Navarre , four de François 1 , il y » une vingtaine de vers
Latins de Pierre des Mireurs , traduits par lui-même en trente - quatre vers
François. Sou nom Latin ell Pcrrut Mlrarius. ( M, DB tA' Monnoye ).
PIERRE DE MONTCHAULT % Principal au Collège de
Troyes, a écrit en rime , Bergerie touchant la mort du Roi
Charles IX , & rheurcufe venue de Henri III, de fon Royaume
tie Pologne , en France; imprimée à Paris , par Jean de
Laflre, l'^'jS - Traité de l'humilirc , cnfcnible un Hymne de la
Nacivi(6 de Jcfus , imprimé à Pans , in-'é''. par Michel du Boys,
Il a traduit deux Hymnes du Poëte Prudence , fun de la Nativité,
de Jefus y & fautre de l'Apparition de Pétoille aux trois Rois ;
imprimés à Troyes ^ in%\ par Jean ^u Ruau ,1577. Le treizième
Xivre ou Supplément de l'Enéide de Virgile , fait par Mapheus
Vegius ; enlèmble le» Kptgrammes Seledes , attribuées audic
Virgile : le tout traduit en rime Françoife, par Pierre de Mou--
chaut, imprimé à Paris, Xiann- François, m-i^. par Claude
Micard, 1578. -
* Ce Pocte, appelé fHules denxffibfiotfaécaires, Montcbault, & par Dtt
Verdier , dans le Supplément à la première Edition de fa Bibliothèque y .
Moucha UT »qui étoit ion véritable nom ,a traduit , en mauvais vers François,
le piécenda treizième Livre de TCnéide, Ouvrage d'un Anonyme , imprimé
en 1 48 ) , oà font décrites les nocts, vraies ou nuflès , d'Enée & de Lavinie.
Le même Auteur crut rendre un fervice à la langue Françoife , en tradnifant
aulîî en vers quelques petits Poèmes Latins , des Epigtammes, & d'autres
Poëfies de divers Aaceors inconnus, attribués mal-â-propos à Virgile* Yoy»
h Biblîoih. Franç. de M. l'Abbé Gonjet» Tom. V> pag. ao^ & fuiv.
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PIE 1 I E 199
PIERRE MORExW, Tourangeois , a traduit du Grec de
Michel Pfell'js, Pocre & Philofophe, Prëcepceur de FEmpereur
Michel, furnonimc Parapinacccn , ou affame, environ l'an de
grâce i o 5 o, Traire , par Dialogue , de Pénergie ou opération des
Diable:» , avec les chapitres crcncc-croiliemc »k crctuc-iixicme
du quatrième Livre du tréfor de la Foi Catholique, de véné^
rable Nîœtas de Coloflès , en Aùe , efquels font déduits &
confùcés ks principaux articles des Hérétiques Manichéens*
Euchites , ou £ntboufiaftes ; imprimé à Paris , par GuilK
Chaudière, t%j€. Paternelles Remontrances U Exhortations ^
bien vivre & bien mourir , de fiafile Macedon , Empereur de
Conllantinoplc , à Léon le (âge, ion fils, par forme Acrofli-
chique, avec les Cantiques de Pâques dudit Léon & de Coni^
tantin , Ton fils & confort audit Empire; traduites de Pexemplaire
Grec , de la Librairie du Roi ; & de celle de Monfieur de faint
André , Chanoine de notre Dame de Paris , en François , par
Pierre Moreau ; imprimées à Paris, par Guill. Chaudière,
1 580. Nicctœ Choniatx niagni Logotkctœ fccrctorum , Jnjpecloris
& Judkis ydi y Prœfccli fhcri cubiculi ^ Tkcfduri Orthodoxes
fidci Lib. 5. priore<; quorum primo fccundo & tertio , jadis Chrif"
tianifrni fandamcntis , quarto /intearianas 44 Hcerefes, qutntoquc
Arianorum 6" Eunonuanorum deltria confutat. Ex Bibltothcca.
cîarijf. viri Domini Jo. à Sunuo Andrca. Faro Morcllo ,
Turonen/i , interprète j impreJJ] Lutetias, i/i-8*'. apud GiaUtntt
Chaudière ^ t^So*,
^ Voy. La Croix ou Maine , & les notes, au même Âcticle, Tom. II,
pag. )oo& ^01.
PIERRE NANNIUS *. Cinq Dialogifmes des Héroïnes, &c.
traduirs de Latin par Jean Millet. Voyez (Euvres Latines dudic
Nannius , en la Bibliothèque de Ge(her.
* Nannius y en Vlimatitl Nanninch , né à AIcmaer , en Hollande , en 1 500 ,
pafTa fa vie i profeiler U langue Latine & les Humanités i Louvain. Il écoic
Prèice & Chanotm d*Arns. Il mottnic 1 Louvain , au mou de JuiUec i j 5 7.
ja % bcAivoup çoQpofé d'Ottvi»gei de jUn^aotra 9ç do critique , beaucoup
Ppij
joo P I E PIE
fût de Traduâions du Grec en Latin , dont on peut voit le Catalogue dans
les Mémoires de Niceron, Tom. XXXVll. Les Dialogifmes , ici annoncéi^
panirenti Lomùo , i/ï-4°. em 5 4 1 , fous le titre de Dialoejfmi F Htromanm»
CesHéiDinesfomLqctèM, Siifiuine, Judith» Ag|iès«éCanuiM,Galatieiiiie»
PIERRE NEVELLET a écrie quelques Sonnées^ qui (è
voyent au livreindtitlé la Main $ ou (Euvics politiques faits fitc
la main deE/lienne Pafquier, Avocat aa Parlement de Paris,
. par Michel ,1584'.
' It éioic fib d'an Nsvclbt, Sieur ob Doscbbs, qui «roitéponft Jeiiuie
Pidioil « IcBur du célèbre Pierre Pithou. 11 i écrit en Latin la vie de François
Hurman , dont il publia , en i <îo} , \ Anu-rrihonïcn , réimprimé depuis en
i<>ié , il» tête des Opufcules des Uotmaos. Ses Epi^rammes » unt Latines
5|ue Ftan^tifes » far la main de P^quier , font imprimées 1 la fin da volume ,
intitulé (E«vr» mêlées d'btiennc Pâquier. Dans la dernière E Ution des Epures
de Cafauhon , il s'en trouve une toute Grecque , 1 Pierre Novelet, datée de
Geiieve , ie 14 Août i 591, Bayle , qui a parle de lui , dans la dernière note
for le mot Hotmam » écrit ^Ofihe, an lien de Dofches. Pour mot , fai préféré
de Dofches , parce que cette orthographe e!l: coritorme à celle de Loifel , daitt
la Vie de Pierre Pitliou, & de Nevelet mcmc, dans Ton Edition de VAntï-
Tfibomen, enforte que fi ce aie me Nevelet, dans fa Lettre , inférée parmi
celles de Pâquier , Tom. I, pag. ^66 , fe qualifie Stignow d'Ofche , c'eftune
▼anation qu'il faut attiUMier à Pâquier > ou aux Éliiears £» Lettres.
( M. DE LA MoNNOYE).
PIERRE DE NODE, Minime, a écrit en vingt-huit chapitres.
Déclam irion contre l'erreur exécrable des Maléficiers, Sorciers,
Enchanteurs , Magicien*;, Devins & femblables obfervateurs de
fuperftition \ lefquels pullulent maintenant couvcrtemenc en
France', à ce que recherche & punition d'iceux foit faite , fur
peine de rentrer en plus grands troubles que jamais : plus , les
Articles & erreurs touchant cette matière , condamnés à Paris,
par la Faculté de Théologie, en l'an 1398 j avec l'Épître ou
Préface faite à cette cenfure , par Maître JeanGerfon^ imprimée-
à Paris, m-S^. par Jean du Caùrroy, 1578.
PIERRE DE NOGEROLLES. Une Requête au langage,
contenant plullcurs belles merveillenfes & grandes Reccptcs',
feulement appropriées à Purilité des femmes & coniervaiion de
leur cas i avec plufieurs Balades couronnées ^ enchaînées &
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'PIE P I E 301
bacelées, Kyridcs , Couplets , Rondeaux, partie en rime
Françoifb, partie en langage Thololàin. Plus une Pronoflication
pour toujours &: h jamais, en rime : le tout fait &: baillé aux
Maîtres & mainceneurs de la gaie fcience de Rhétorique , au
Condlloire de la mailbn commune deThouloufc, par Maître
Pierre NogeroUes, Dofteur en ladite gaie Science j imprimée à
Thouloufe, par Jtm Damoifel.
PIERRE OLIVIER , Doreur en Tlic'oîogîe , après avoir
doctement & hautement traire de la connoifîiincc de Dieu & de
nous-mêmes , miroir & moyen de parvenir à icelle de nous-
mêmes , ahn de toujours nous humilier, &c de Dieu pour tou-
jours icelui glorifier, a pris occafion d'écrire un autre Livre de
îa gloire de Dieu, contenant douze chapitres^ imprimé àParisy
iii- L 6 par Guillaume le Noir , i «5 5 5.
PIERRE D'OUDECHl:RST, Doaeur es Loix , natif de
rilk en Flandres, a écrit en cent quatrevingt-dix neuf chapitres,
les Chroniques & Annales de Flandres *, contenant les héroï-
ques exploits des Foreftîers & Comtes de Flandres , & les^
fingularités & chofes mémorables y advenues depuis l'an de
notre Seigneur Jefus-Chnil 620 , jufqu'a l'an 1476 ; imprimées
en Anvers, par Chriftophle Plantin , /n-4**. l'an 1571.
^ Le nouvel Editeur de k Bibltothèqac Ilifiorique de France , I9)70 «-
dit qu'on prétend que Piene ^Ondegherft a £dc grand ufage du Recneil tna<«-
ntifcrir des Annquucs de Flandres , par Philippe Wiélandt , Prclîoeiu du
Coiifeil de Flandres. Il y a an Exemplaire de ce Manufcrir , diiis la Biblio-
ihcque de la Ville de Pans , avec des noces du favant Jean Godeiroy , auquel
il avoic appartenu. Wiélandr eft more Maître des Requêtes k Malines , en
1 1; t 9 ; cependant le Manufcrlt dont il s'agit s'étend jufqu'en i5i|0:aânû iï-
paroit qu'on y a fait des additions depuis la raorc de l'Âuteur,
PiERRE DE L'OSTAL , ficur d'Eflren , a écrit Difcours-
Philofophiques (en nombre dix-neuf) efquels ell amplement
traité de l'efTence de 1 Ame & de la vmu morale j imprimés à
Paris, par Jean Borel, 1575 *. ' * : '
* Voy. La Choix bv Maimb» te lesnoief > «x ttSèmt Acâcle , Xom. Il,
pag. i^tfr
yoL PIE • ■ PIE
JJifcours G. Des effets des trois facultés de F^lme, & des pcrtu»
bâtions , vrais furgcons de la partie fcnjudlc*
[ Le divers mouvement des globes ccleftes , dont notre ame eft une parcelle,
ieion le dire des Platoniciens ^ & les divcrles fonttions d'icelie nous ont ci-
deffos aflèz évidemment notilié ia diverltté de iês iàciilcés; mais pour ce qae
réclaircillèmenc de cene macière fcmble deficef une plus longue expofition,
tant de lame intelligente , que de fes deux autres parties vîcieufes , afin d'a-
voir par ce moyen , une plus abfolue notion de la forme & du fujec des
vertus, voire même des perrabations qui leoc contrarient dtieâement» & à
l'cnuKÏon defquelles toute vertueufe habitude ticfaue de couper broche , eu
tanr qu elle en efl congédiée de Nature , pour ces raifons dis-je , difcourons-
nou<> lut ceci le plus iuccinâemenc que faire fe pourra. Or tout amii qu une
nef expofée à la rage des vents ,eft auffi-t&t mt(è fans deffiis defiGnis , fi elle
n'eft conduite par la prudence de fon Typhis: ou comme l'on volt une cité
qui a toujours l'ennemi aux portes , ou troublée par la mmincrie d? la com-
mune , êrre à la fin mife en dcfolation , fon HeurUianc eut bouleverfé , C\
eUen'a d'aventure fon Camille , pourl'6ter d'alteres, ou fi elle n'ed fagemenc
rcg^; par les Magidracs qui font comme les aines de fon corps : ainlî feroit*
cepeudechofe cjuede nous,ii nous n'étions enrichis de la partie intelledueUe
de l'ame , & armés de la raifon , ne plus ne moins que d'une targe , pour
foutenir le choc des appétits qui furgeonnentdes deux parties paiTIonnées« &
qui nous tiennent en continuelles alntmes , cuiil.uu faire échouer notre n t-
vire contre le rocher de toute infortune : joint d'autre part que nos lens
extérieurs ftmblent mutuellement confpirer en notre ruine : & ce n*eft pas
taxa caufe fi le gcand Prince de Nature nous a fournis d'hellébore contre tel
mafde tcre , ne fe contentant pas de fuppléer en abondajice les chofes nécef-
faires pour la fubilentatîon de nos corps , ains nous ornant de cetcg ame
nnonale , comme- d'une Roine , i laquelle toutes les émotions corporelles
doivent défiirer tout honneur , & ployer fous le joug de fa fuperiniendance»
non pas toutefois en telle condition qu'elle les puil^ enricioment déraciner
de 1- nomme » fe contentant iiiuplement de rcirancHer leurs excès & défec-
mofités , qui s'jsfhoreeot.de nous égarer hors étt faocuei dn IVaiiSte devoir,
d'où vient qtt*ea l'exploit de tels delfeins la raiibn s'écarmouche fouventes-
fois , & nommément lorfqueles padions font en leur plus grande vigueur;
mais comme il n'y a poulain fi farouche qu'à la An un bon ipaquignon ne
range (bus le frein , ne fi forte place qui ne foit tntfe i fleur de terre par la
fageffe d'un vieux Capitaine expérimenté en l'Art militaire ; femblabiement
il n'va (t turbulente perrubation j ni appétit fi bouillant, dont la raifon (la-
quelle demeurant en 1 ainje , çontrggarde \q jugement , fe contregardant
mieux elle>même après ion opcratipu « çtant en cela diffemblable de l'hellé-
bore , lequel on jetre aprrs qu'il a achevé la cure & gucrifon ) dont la raifon ,
dis- je , ne vienne bijn a bout, le captivant à I3 fin (bus le joug de fadorouia-
fjpn, ja^oHiju'il fcmble maintefois intraitable : tellement <jue le meilieaC9lPX,??l
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PIE P I E }o3
Ijue nous ayons pour dinîpcr, alwtrre , & dliToadre nos pafïîoiis , ne plus ne
moins qu'une tlominanon tyrannique , c'ell d'avoir recours à la raiion , S(
nous propulcr cicvaiu les yeux l'intamie où tombent odiinaiiement ceux qui
fe font pulîllaninieinent latifés ahéier par les émotions padioanées) Sc en ce
lalfinc nous imiterons les Spartiates , ielqucls avoient anciennement accoii-
Tumé de montrer à leurs enfans leurs cfchves , les Ilots yvres , pour leur
faire avoir l'yvrognerie en détellation. Mais c'eft bien peu de cas d'être en*
tichis de raifon , n notre vokmté ntf réciproque aux projets d'icelle , de forCt
qu'il nous fan: foigneufemenl prendre garde qu'elles foijnc toujours alToclces;
car comme le bras droit a plus de force étant aide du gauche , ^ue lorlqu'il
*ft féal; ainfi U caifbn conjointe à la voloi^cé , roâtra plus «ifémieni no|
concupifceoœs , & quand nout (entons ^'elle veiut pi3Q4iiife &s effets , il ne
lui faur point conrcfter , car par ce moyen nous nout fendrions for-tables ave«
Cteliphun i'eicrimcur , lequel faiii}it à «ovf : d$ pied 6c regibboit contre fe
inuU , alors an'eUelut femMoit ckeitainet le mîeifx » &; parce que noua ne
pouvons pas li fiicileinent arrher.fin généreux chcrei;^ milieu de facowlèt
que quand il commence à fe mettre en lice, &r que ccTte fnTiiluudc fe peut
accommoder à nos appciits , ce n'&^ pas un /ncdiocre lignai de la prudence
de l'homme, que de leur faire ^te al»» qu'ibcommenctilt irS^allomer, Se i
làire nouveau ménage. Ainlî Scipion ayant fubjugué la grande Carihage » 6C
pris une pucelle d'excellente beauté , fiancée i Indibilis , aptes avoit Tu qu'elle
itoit ïffac d'une noble race Carthaginoife , s'abitint d elle, & augmenta fou
donaiie de fembbble iômme de deniers que Ton lui apportoit pour fa ran-
çon : ainfi Xenocrates fe contint de Phtyne , jpnjtain d'Athènes , combien
Îju'clle fûr parfiiremenr belle , Se q^u'ctant couchée nvcc lui , elle étaUt toutes
es mignardilcs , comnie ies baiiers , feA gracieux Touns i. fes chatouille-
«neas , êc mille aunes pecin ^hUndiieee; dotH feii Damesronc accoutumé de
charmer la continence des hqtTimes. Ainfi Philippe & Aniigonus, Rois de
Macédomc , ne voulurent point prendre vengeance de ceux qui failoient pro-
feflUon de les brocader en leuti communs devis. Ainfi Achilles , ad monefté
par la Déeffe Pallas , c'eft-à-dire , par la raifon , fe modéra, & ne dégaigna
point Ton cpée, combien qu'il fût ck-jà bien tranfporté de colère. Ainfi accoi-
fons-nous fouveatesfois la fureur de nos tuxurieufcs ou vindicatives a^cr
rions) que fi nous ne procédions par ce moyen , dles nous fecoîem d'ayentuie
broncher lùen lourdement , à caufe de la trop gfa#de licence que nous leur
aurions donnée dès le premier abord , & enfin nous viendroient donner de
telles atteintes , qu'il leur faudroic quitter la carrière , pour ouïs après courir
à biide abamie contre nous ; mais u t'hoiAme fe jette i. Vé»A de ùt faifon •
qu'il réfifte de première arrivés à la violence de fes appétits, il lutadvienr
dra comme aur Tî.^'tnins, lefquels ayant fîit une fois bonn'' réfiftance , &
puis vivement chargé de front à droit fil l'armce des Lacédémoniens , qui,
paniTant , fembloient inTÎncibles i force d'armes ,• |ftm«s depuis n'eurent de
pire contre eux à enfeignes déployées. 'QflM l*ilfaigne du nez , Sc qu'il perde
courage aux premiers ^aucs» que les peràdwcioas lui Tieiidrom à donner.
304 P I Ê PIE
il lui en bâtera comme k lin foldac puGIlanîmc , lâche &: poltron , lequel tout
anifi tôt qu'il voit fon ennemi mettre l'épée au vent poar lui coutrir fus,
tourne le dos lans coup fcnr , ni taire aucune rcfiftance , de forte qu'étant
talonné de près , il prend une fin honteafe 8c miférable. Plutarque en la vie
des Grecques , dit que Caius fe fentant trop colère &: violent en fa façon dû
dire , avoir tin f;rvircur nomme Licinius (ou félon le dire d'aucuns) Etycinusi
homme de boa entendement, qui avec une petite flûte, de laquelle les Mttr
liictens ont accoutumé de Conduire tout doucement la voix de nuiç en bu, 9f
de bas en haut , fe'tcnoic derricie fon Maître lorrqn'il haranguoit en pleûl
Sénat, ôc quand il fentoit que fa voix s'éclatoit un petit trop , & par oolèce»
fortoit hors de ton , il lui entonnoir un fon plus doux 6c plus gracieux , en le
retirant petit k petit de fon haut bcain, au fon duquel Cams modéroit fa
véhémence colérique. Mais à quel propos ceci, dira quelqu'un ? C'eftpour
monicer que tout Imfi que ce brave perfonnage avoit derrière foi fon fetvi-
tOir^tenant cette' flSttf, par ibqucUe il fe tempecoit, ou'auffi nouidevont
ordinairement avoir la raifon avec notts, qui fervit» P^jsolet , pour fon-
rier i nos oreilles , ôc par fes rons nous nous accoutumerons à accoifer la
ra»e forcenée de nos émotions, pour la miiigation defaueiles elle nous a été
tiamée de Dieu ', félon ^ue fes opéiaâoRsr journalières le démontrent à ceux
oui fe mettent en dj^voir de lui rendre obéiflance , comme nous voyons que
»t jadis Socrare , par la confefîion même dont il excufa les Phyfionomiftes
agabie , que lame nantie de railon oc luicepti
tueufe qualité , nous ferr de frein pour dontenir nos pallions : Sc que quiconr
que ne lui veut pomt prêter l'oreille, eft d'une nature perverle, laquelle
enfin conwrrira en un feu d'ire fendaine, en une amertume vindicative>
&en une aigreur intraitable, s'ofi^enfant de peu de chofe, chagrine, hargneufe,
bref femblable à 'me lame de fer tenue , foiblc &r qni fe perce à la moindre
gravure. Et l'cxpciience journalière nous notifie atiex qu'Âihc , Déeflède
mefchef, vient pouffer' la roue pouf filtre trébucher en totale ruine ceux qui
fe plaifent à fe veaurrer dans lé bourbier de leurs fales Sc déshonncres con-
cupifcences, craignant de compafTer leurs adions félon l'éqmète de raifon &
d*boimèteré! témoin m'en fera Sardanapate avec un nombre infim d*Empe-
teats efclaves de leurs vilaines alfi»£fcions. Ot louï ainfi que la partie intelli-
gente de l'efprit, fert de guidon nu ca-ps pour ie conduire fûremenr en cerre
pérégrination mondaine, pareillement le* deux autres l'empiéeent aux recs
d*an million de filcheries, le fujet Sc la fource des permbations qui le
mettent couru mièrement en aUrme , de forte qne l*homme peut du o c ttc
venu au comble de tout malheur , quand il fe gou%'erne nr le mouvemeiV
de fa fenfualité, laquelle ne s'évertue qu'à le faire détraquer du train de fei
bonnes & lonables conceptions , dequot même elle s*édievitle plus fouvent» •
étant le feul aconite dont l'ho.m me entaché, exécute mille deffeins indignes
de foi, & fait plufieuts trame* 9c momapolei conuanaotes à loute vertueule
habuiidei
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PIE P l Ç
habitude. Ce font doncque ces deux^ facultés de notre aine qi*i caufeiu que
laraifon a toujours, par manière de (dire» l'oreille ai» vent j Sc^Tori! à réchid-
euette , de peur qu'eues ne nous viennent furprendre 1 l'improviflei Et que
• deyiendroit un navire chancelant fur les vagues de la mer , & agité d'orale
& de tempête : en pourroit-on rien efpcrer qu'un piteux naufrage , fi il
n'ctoit régi par l'art de quelque prudent Pilote } Semblablement quei pour-
foit on attendre de nous, de nous , di$-je , aui fpmmes expofcs à b violence
de tant de paflîons? Pourrions nous maîtrifcr tant d'appétits bouillans, qui
pullulent en nous , fi nous ne faifions voile vers la raifon , ne plus ne moins
que devers un havre de feurté ? Sans doute nous pous pourrions bien àlfortit
au rofeau cru fur 1q rivage maritinie , lequel le vent plie à fon gié , tantôt
d'un côte , tantyt d.'un autre j car les perturbations humaines (defquelles la
fource primitive eft introduite , non pas née avec rhoirimc ) nous pouP
motions de l'ame fenfuelle , contrariantes à la raifou. D'icelles doncqùe eii
conftituons nous quatre principales , félon la, Dof^tine des Stoïcièi^s , favoit
eft la douleur , la crainte , la concupifcence , appelée par Dîogenes le Cyni-
que, retraite de tous maux, i?c la joie dcmqfurcc , acertiorant qiié|[bomm6
vraiment fage ne fe fenj; jaiwais époinçonné par les aiguillons de la ■premieré.
Or ces quatre perturbations font comme les fontaines ou les pépinières «i'uhe
infinité d'autres , dcfquelles nous fommes ordinairement moleftés : & qu'ainU
foit, envie , médifance , angoifc , deuil , misère , tribulation , gémiuement
5c défefpoir proviennent de la douleur; pare (Te , fétardife , troublemènt
d'efprit, hpjite & effroi, de la crainte i Plaifir , vanterie , de la joîe déme-
furée j courroux, rancune , difette,& fouhait de l'appétit défordonnc. La
définition de toutes lefquelles l'Orateur Romain très-doftemeni b;^ilUîe i Si
montré par conféquent les outiU dont nous pouvons coups^r broché à leut
forcenenc , voire reprenant le dire d'Epicure , qui opinoit que', pour remé-
dier aux paflîons , il falloir retiter l'efpric de tous âpres penfemens , il a
foutcnu qu'il n'y a cicn qui les amortilTe tant qu'avpir l'entendement tendd
â l'allidue cogitation des misères qui nous peuvent inquiéter en ce monde ,
afTurant davantage qu'il eft bien facile de fane tête aux aftauts de notre. fen-
fualiré, Se aux accidens qui nous furvifionent , après qu'elle nous.a men<}i
pu il lui a plu , fi nous pènfons à l'état ôc condition humaine , mêmfcment
aux affligions de cette vie , générales à un chacun : & cette méditation , dit-il,
ne nous plonge point en langueur, ains au contraire elle fait que nous n'y
loyons jamais , car celui <^ui penfe 4 la nature des chofes .confidéraiit d'autre
part l'imbcciUitc d\i gençe hnip^in , n'eft point atteint de perturbation queU
tonque , mats ïl ^s'i^çquitte lors du devoir d'un hontme bien advife, pourca
que , en conternptant l'état' h(imain , il fe prcpAre trois confolatioas , poul"
j'en fervit en fes adverfiiés : la première jeft , que tiès long-temps il a penfd
J3|BnoT. Fran. To/7z. F". Du Verd. 7"om. /J/. Qq
po6 P l E PIE
toûr encômbrUr lui pouvoir advenir , laquelle connJération a relie énermfr^
^u'ell« amortit le feu de tout martiiTou } la féconde , qu'il fait qu'il fauc
porcerpatiemment le fardeau d*infûrnme tierce , qu'il n'y a aucun mai aa
monde que la coulpe de quelque méfait , 6C qo'il n'y a pornc Ion de conlpe^
quand il nous fiirvienr une chofe , l'cvéncmcnr de laquelle niaos ne pouvons
Îngarder par notre uiduihie. Voilà Içs trois médecines que Cicéron ordonne
cei^ ^m bat toujours , Vfl'fbit «M p«ter , tntr Riifflbâl^ barbe , ne
lilof^ne moins qu un etiné^ capial , & qai fomriaqitimtlenifle Acheoi
•çcidens : que (j le dernier remède doit'Cir^ reçu entre c«nx qui foncpto*
fèlfion du Chndtaniftne , je m'en rappoÉte i ceux que le Ciel peut avok
comblé de plus grandes gtraces que mi»V,joiilt<|ttc ceu n6lbtt'd« tien poof
réclaiccillêattiit de notie matière : fealevReUr dirai -Je que Cicéron fuit en
ceci (comme en plufieurs atirres chof^s fia. rnce d'Ariftôte , te femble cn-
.tièrement approuver l'avis d'icclui , touchant la prédeûinacion. Mais, pour
^Épcéndre hos premières brifées , ^ toumei* le ni de motre difêaun vers les
perturbations, il noJùs icôrivient infifter quelque peu fur cette queftion , la-
quelle a été jadis mife fur le bureau par les Académiciens & Stoïciens , favoir
lâl , fi la raifon peut cocalemeni déraciner nos paifions, oubien H elle les
mpè^ Teulemenr ; Se ,.ptmt' ihicfor cndter les pmnts de ce distend , voice
afin que l'on en puilTe plus aifcment alîeoir fon jugement, nous produirons
Vme ou deux railons des piuj confidérables de cette difpuie , 6c qu'on allègue
F(>mmunément d'une patt & d'autre , poàtle feonen c'hacun de Ùi doârine.
fufs Stoïciens foutiennent forc1$C fecMé que la crainte, la cupidiré, la joie
& ta trifteffe ( lefquelles ils nomment maladies de l'efprit ) ne font point
oatuxeUes, ain^is connues d'une mauvaife opinion } car , difent-ils, il y ea
deex qui dépendent de' Toniiion dn bim i lant'piélent fiitnrj I tine
defquetles eft la joie natirp6cté»'8c émue ooôe iiieriice;f^iiliw,*ibte ùiaiiière
defouhaiter, que nous pouvons, à jufte tirre , appeler concupifcence. Or,
tout ainfi que ces deux premières pi^nnqnc leur détordre de trop grande opi-
(ê fondent fur une opinion de mal , en tant que cefte-cy eft une perfuafîon
d'un grand efclandre jà furvenu \ celle-là , de quelque futur méchef : d'où ils
veulent inférer que les perturbations peuvent être ^cilement retranchées ,
Topinioa fdiHite énint WmJ H^à donttttit » les At»démlciens iiién^ tlMit â plaî
quelles ne peuvent s'arracher, parce qu'elles prennent leur naiffânce avec lé
corps , & davantage que nature , par fa grancle providence , nous en a nécef^
fairement armés , pour faire roidir les vertus, lefquelles les peuvent à la fio
captiver fous le joue de Tame imeHigente, ce qu'Ahftote tient p6ùr irréfiraeir
ble , difant outre plus que le courroux fert d'aiguillon â la magnanimité. Et^
poux en dire ce qu'il nous en femble » nous emmons que les pallions ne fe
peotenc détaririer , Vu mcmement qu'elles font naturelles : toutefois Laâance
icertîore que les vices fonticempôcels, psrotf q|ié, ièlon fon affévération , le
«onvoitife n'a plus do lieu eh nous, alors que nous avons aflbuvi nos appétits
défiudonncs. Oc ou'auûi V^^^^^oi^ 06 nom aigaillonne ghu, quand aou$
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PIE P 4 ^ Î07
•vont atteint la cime d'honneur. Mais ce tint fîgnalépedibiilia^net'eft poilue
4'aventure appcrtjU, que comme die Ovide : ....
Tant plus a beu l'fr^ dropiqiu - " 'i , .
UM fh» la foif ie pi^ui, : ' î .- . n
Et d'autant plus fommes-nous friands d'honneur, que hoos {bmmcs honorés ;
& convoiteux , qnenons avons de chevance^ car, comme difoit ÂrcabanuS
àXerxcs , les hommes ne font jamais rafTafics de fortune , alors qu'elle leuf
4ic bien. Et qui eue iaauispenfc qtie ce ^rand Monarque Ljfdien , lequel s'edi-
moit k Phénix des noQunes ciiprofpériic , ayant toujoacs lèvent en pouppe,
fe voyant SeigneoT (d'une infimcéde nations, recevant tribut des Ioniens,
Eoliens &C Doriens: bref, crant comble de route félicité mondaine , qui eût,
<lis-je p limais penfe qu'il eût voulu j^ortec envie à raccroillement des Perfes?
CeMpîUai noi]$ )^iaii\ qa^iT'iôât feii jftimdartis'au Ven^ , qu'il convbqoa fei
AUttt, & qu'il foiMOjra un million d'Etrangers, pour dcfarçonner Cyrus de
fa monarchie. Q lî nr eflimc que Xcrxcs fe fur daigne évertuer d'envahir la
Grèce , lui qui icnoïc ious fa lubie^ion les Mcdcs , Perfes,, Hellefponiins ,
Baiftriens , Cafplena ,^&iabes » f^eniciens Lycieiis ; kvecW^âiAté' <i^ii<
— — ^ j I — — — y— 'I — - - f - 7 ^^iT, Ql . . f .
S.CçKnex que les vices ne font point rcmporels , outre ce qu'érdiniiremehr
nous voyons , que combien que le ciel nous ait élargi plus de biens, qifénous
n'<»iîons pas même fouhairer , ce néanmoins l'ambition & la convdiiife nOusf
tenaillent de plus en plus , voire nous font une cruelle guerre. Et difdns ,pour
bat rte le fisr tandis qu'il cl^ chaud , que lés Sroiçieits , caidaHÉ^àé^v^sf
Ihomme de ce que Nature lui a baillé , fe pîeuy«htàufl!i alTorrir avec ceux qut
tâchent d'ôtcr la crainte aux Cerfs , U félonie aux Lions , bu le venin au Bar
filîc. Que fi , félon le^dire des Médecins ^ |a joie a fon fîége en U race , le
courroux au fid » Jft.ân|voûtie an feie^ & % (^rainte au coeur , n'e((- il pas
plus facile de mettre l'homme jdç vie A rrcpas que d'arracher rien de fon
eAence , qui eft autant comme changer fa nature ? Davantage ne connoiifent-
ils pas Ûen que , biâni&lliilii'tjoas !ed vises od bahAic «MB lé» Vetx^ , i^ui
4piveni aéo^($»i)reaient' avoir les p.aflîons [k>mf, t^ièver«ne(plilf^* Jie mmns
qu'elles ont la raifon pour f m iv - <" ■: , fi c'eft une vertu ,"' de arer la rcne
à l'appétit charnel , fi c'eil une vertu de fe réprimer foi-tnème au plus fort
de, fa colère , ne irenfnit4^s néceffâifenënt que celui qui i^eft: |aiiMB» cmnf'
Jfm ni de coiicmajtiiMpdfiCdèmSltil^, '.eft tàlU id%fW9^^»p4^ Pouvons. >
nous , 1 jufte titre , appeler un homme vertueux, qui «ft deftitué de paf-^
fions, pour laçoh^bicion defquolles l'ufage de la vertu morale .eOLinditué ? A.
kyl^riil.Wiiiftfi^iAl y a polnir<&^1b!»lRoàU n'y a
même il n'y a vertu aucune où il n'y a vice aucun , en'tant'qu'içelle partici-
pant de la terre , à caufe de cette maffe corporelle, emprunte les patlîves émo-
tions , comme manoeuvres , pour agir > ÔC exercer fcs foiidkions , n'éunc point
Qqij ^
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308 P I È P I Ê
abotîiion de l'ame fenfuélle , ains plutôt le régime des afFeftions dcshônh^t^sr
d'icelle , l'aiguillon pour ririouire à une honncte habitude , teilemenc
qu'elle ne rclidc jamais où il n'y a point d'outil pour opérer. Par quoi nous
pouvons bien dire avec les Académiciens , que c'elt unechofe fort ridicule de
nous cuidet defpeftrer des perturbations j4e quoi non-feulement on ne pour-
roit jamais venir à bout, parce que la force & la vigueur de l'efprit confifte
en Ion perpctucl mouvement , 5c faut qu'il combatte alliduellement l'ame paf-
fionnée comme une hydre foifpnnant en glufieurs têtes j mais davantage,
d'autant que cela n'elt point ncceîTalre, ainçois aucontraire très-dommageable }
car tout ainfîque l'eau marccageiife, laquelle demeure coye fans ondoyer ni
çà ni 1.1 , eft fort trouble & mal faine , femblablement, l'efprit .affcrardi fera
du tout inutile, voire dcgcncrera dé fa nature', laquelle ell encline à un mou-
vement alliduel. : ïl ne raut-il pas toutesfois que la naifon fe comporte à la
façon de Lycûrgus , Roi âc Thrace , lequel fit douper les Vignes de fon pays ,
à l'occafion que le vin enyvroit , & elle fe doit bien garder de retrancher ce
qu'il peut,y avpir de profitable en la padîon, avec ce qu'il y a de dommageable;
mai? il ôft gxpcdienr qu'elle imite en cela le Prince de nature , qui nous a
enfpignc l'ufajj? Ats plantes & des arbres fruitiers , retranchant les rejetons
fup,ctnu(!, ^J.c 1^1 ti vantée qu'il y a d'utile j & ceux qui ont peurde s'enyvrer,
ne rcpaiiderir p*? lé'vin en terre, "m pareillenaent ceux qui redoutent la vio-
lence diis pallions ne lés doivent p.-is du tout déraciner, ains les tempèrent, ne
f>lus ne moins qu'on dompte les chevaux pour les garder de regimber. A tant
a çaifoi^ .n^itigera nos perturbations le mieux" qu'il lui fera poilible, fans les
I«iî|Ur c.r^tre.aflcunément , eu égard que la difpolition de la partie fenfuètle
eft , p^r jn,inicre de dire , comme une fertilité naturelle, & fortable à un champ
plant^ireux , leqiie\ foifonne en mauvaifes herbes , alors qu'il demeure en
fricKc par 1^ noncHaLince des Laboureurs , ce nonobftant il rapporte beaucoiip
de bons fruits après 'avoir été cultivé : êc l'homme fe voit fouillé d'une inh-
nitc de vices contagieux , lorfqu'il ne lailfe point tenir le gouvernail à la rai-
fon , coimnp , au contraire , il ne peut failljr \ exploiter ttiaintes vcrtueufes'
entreprifps^ s'il fe gouverne félon le ^noyvértent d iceller '"'f**
^"rPIER^lE'PAPARIN , de Montbrifon en Forefts , Évoque
& Seigheiir de Gap en Datïphiné , a paraphrafé en François^
odantc P/ijmes de David , avec (c fens Allégorique , félon la
vraie intelligence des Prophéties d'iccux: enfemble uneRemonn^
trance aUx Pafteuf s 'Chrétiens & Catholiques , traitant de la
confbmmaqoh. de ce monde , & du fecondl a^vcnement de notre
ncu^i7€^^V•Chri^l , imprimés à Paris if^j^^. pçir Nicolas'
Chefneaii, 1582 *; LtpMt'tfv
^f[^y^g.f.jfCROiX J>V MAiSEj^les notes, au même Article, Tora II,
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Ptfi ele:
PIË6.RÉ PASCHAL. S'il nTétdtt lôifible de mettre eo cette.
Bibliothèque Cous ceux qui;iè vwtent d!avair ^rît des Livrçs»
& qui veulenc qa*on les en croye ^(kns toutefois. qu'ils fallent-
voir aucun échantillon de ce qu*t]$ pi^qincttàîc »:qui doit être;
(à ce qu'ils difent ) monts &c merveilles. « .j.*aQginenterois le.
nombre des Auteurs de plus de la moitié; mais .mon deffcin
érnnt éloigné de cette intention , je n'y ai enregiflré flnon ceux:
dont j'ai vu les (Euvres., ne voulant avancer faux ti: f uf^polcs
faits à mon elcient, ne croire a crédit les propos que pluiicurs
avancent, fi Tcffec ne m'en eft bien apparent. Gar il s'en crouve
quelques-uns entre les mains defquels la vérité même feroic
fbupconnée : parquoi ne m'cnvoye qui voudra le Catalogue
fcul de fès Œuvres, ains me falîè voir icelles , autrement ne
penfe d'être va ici non plus qu'un (je pailèrai Ton jiom ibus.
filence ) lequel in*a baillé un grand ca^-nec fie inventaire âei
livres qu'il dit avoir compoies , n'ayant encore vingc-fept ana
|Nifl& y «n nombre de cinq cens vdumes ^ ornés des ^lus beaux
titres qu'on ûuroic oncque imaginer» &[jqm tient plus de.cen&
pages : chofe ridicule & incroyable, voirè impoffible: vu qiie la
vie de l'homme la plus longue ( à déduire les hesres eTquelks.
il faut que le corps prenne fa réfcâion & Ton repos, l'une à
manger, l'autre à dormir ) ne ferbit ballante , je ne dirai pasc
d'écrire, mais feulement de lire le quart de tant de volumes. Il
s'ert: bien trouvé un Marcus Varro ' Hclîuo *, lequel (an
témoignage d'Aulugelie , au chapitre dixième du troiiïémc
Livre des Nuits Attiques) étant entré en la douzième femaine
de les ans , à lavoir en l'an quatre-vingt-quatre de fon âge , Te
trouva lors avoir écrit feptance femaincs de Livres, qui font le.
nombre de quatre cens nonantc ; defquels il y en eut la plu»
grande partie qui fe perdirent, lorfque fes Bibliothèques .furent
pillMS .du temps de îa profcrtption fie exil : duquel Varro 'làin^
Âugttftin au fixiéme Livre de la Cité de Dieû, dit s'émerveillec
qu'ayant tant ^u , il aye eu le loifir d'écrire '& qu'ayant jtaiiK
écrit» à grande peine iê peut-il croise qu'il y (uihomnne.qui ay^
jio PIE PIE
ptt fane lire. Toucesfois û cela n*e(l da tout împodible , il feroit
encore plus paflàble & croyable que n'ed la multitude des
Volume? qu'un autre donne entendre avoir faits, prodigieufe
certes de la moitié plus , fe vantant d'avoir écrit huit cens volu-
mes , conrenant trente miile cayers , & a bien été fi éhonté que
de le publier par écrit , comme fi on dévoie applaudir a Ion
impudence, & les moins clairvoyans ne la fuflènt connoîcrc.
Quant à mot je penfe que tous les deux nom pas fait feulement
une Pcnode de ce qu'ils dîfcnt , & jufqu'a ce qu'ils m'auront
communiqué leurs (Euvres, ne faut qu'ils s'aLLtndcnt d'avuir
place ea cerae Bibliothèque , laquelle je ne veux farcir de telles
împoflures. G'eft pourquoi je leur m renvoyé leur Catalogue
avec «vis de le baïUer su fiear de la Croix , qui ne différera leur
donner lieu honocaMe en laiîeniie , comme il i«tcà plufieors^
dont les uns ne fiirent |cniaîs en nmnre , au moins s'ils le lÏHit»
n'ont rien écrit, (ûafi que InifQiême le conkSt » & je m'ailîire
bien que les antres ne pensèrent oncque à écrire , ou tra«
doire les Livres qu'il leur attribue. Ce qtt*il fiûc volontiersr
( crois-je ) afin de rendre Ton volume fins gros & ample. Mais
à quel propos (me dira-t-on) ameoé-je. cea ^ ayant à parler de
Pierre Pafcal , puifqu'on n'a rien vu de lui en François , ou s'il
n'a rien écrit , à quelle occafînn l'ai je mis ici? A quoi je répon-
drai qu'il n'y eit en rang d'Auteur , mais d'un pur abufeur du
monde, qui repaifïbit les gens de fumée au iieu de rôt , & qui
avec cela fut rirer de l'épargne dcroxe cens livres de gages par
chacun an , pour faire l'Hiftoire de France : & pour en donner
bonne éfpérance , femoit de petits billets portant ces mots , F.
TaJchaJu Uher quanus r&rum à Francis gcjhrum : jaçoit qu'il
a'en eât ptsiaîclèiileaient ù% feuillets lorfqu'il mourut. Dequoi
Adrian Tnniebus, Profêflènr Royal , qui n*avoit qoele tiers
de tels gages, faiciiqu*îi méritât tvois fins davantage, dépité de
voir la France ainfi baillée , fie une Satyre comre lui. J'en n va
à Paris au logis de la petite barpe, rue de la Harpe, tout ce qu'il
m aroic £ûteo (à vie, qui ne pallbit pas dn oa donie f«uilletsir
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PIE P lE jii
que s*en allant il ttvdirliifl& avec quelques harâes, ^ Ton hôte
.nomme Maugis , pour gage de la fommc de cinquante écus Col ,
qu'il lui devoit encore , de relie de dcpcnfe. Cependant le
bruit qu'il avoicicmé, « ààt câéfarer Tes loutoges par Ronfard Se
autres , qui s'attendoîent toujours tîc roir fortir en lumière une
belle & dode Hilloire digne de lui. Môme après Ton décès qui ad-
vint à Thoulou/e , on lui drefla un grand tpitaphe qui fe voie au
Cloître de l'Églifc faint Eflienne. De pareille cfpcrance nous a
entretenu par plufieurs années, le fieur Montaigne, Prcfident
aux Généraux des Aides à Montpellier, ayant promis une autre
Hiftoire de France, grande & accomplie de tous points , de
laquelle fait mention le fieur du Haillan, en la Préface de la
ùumc, fyas que depuis il en aye publié feulement un cayer j
qui me fait dire qu'il o*cn a pas Ikit pâme de ce qull a promis i
ou bien s*e(l trop Ait. attendre : s'il la tient gueres davantage
redufe » on peut bien dire quV>n ne la verra qu'ans Calendes
Grecques. Je le puis donç biefi accoupler avec Pafcal, duquel
(amfi que je préfume ) lûfl£hîm;dii Bellay a entendu parler , &
de tous ceux de fa forte, en un endroit d'une Êpttre traduite
du Latin d'Adrian Turnebe, fur un fiouveui moyen de ftire
ion profit de Técude des klim» ^ien vers iluvans :
// u fiuù^qtuJfutfçiB i fik M fih j Jiik mfnfi ^
Ecrire finement quelque petite ckofe^
Qui fente fon Firgde, & Cicéron aufft ;
Car jitu as des mou tant feulement fouet.
Tu feras bien groffti^ & bunbau j ce me fcmhUi
Si j par art , tu ne peux en accoupler enfembte
Quelque p<u i car ici, par un jpei'u ch^-d'otmrt^
^Jfe\ wiurûfmU ffaamrft itfcwmt»
Jt JK VOIX toutefci* fil onh fé^t imorimer } .
Car , ce qui eft commun y fe fait défejlimer^
Et la perfection de l'art ejl de ne faire,
jtins montrer ilédàîipuru que fait le vufgtun»
Même ce qià fera des autres imprimé.
Afin que tu en fois plus favant ejlimé ,
Il te le faut blâmer ; mais il te faut élire
Dtt kmun à propos , pour ut aiivrag^Sit^
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PIE E l £
Ft n'en faut pas beaucoup. Avec teïtes faveui^y
Récite hardiment aux Dames & Seigneurs j
Tu feras favant homme ^ & les grands pcijonna^es
Te feront du prêtas j ^ feras à leurs gages ' • •
Mais fi tu veux au jour quelque chofe éventer^
Il faut premièrement la fortune tenter^ , :
Seau y mettre ton nom, de peur du vitifirt
Q«*i0i et^ant eAottif porte au nom de fîm père ; ; '
Car , en celant ton nom , d'un chacun tu peux Heu • •
Sonder le jugement , fans qu'il te coûte rien ,
lymtuuu qme tels éâits vaguent fans «oanoiffànee^
Ainfiqu'enfahs trouvés , publiques de naijfance»
Mais ne faut pas aufji^fi tu les vois louer ,
Maifire^père & auteur ^ pour tiens les avouer.
Le plu sàr ttnttefois ferait en tout fe taire j ■
Et c'ejl un hcau métier ^ & fort facile à faire , .
Le faifant dextrement. Fay courir qu'entrepris- .
Tu as quelque Poème , & œuvre de haut pris j
Tout fouda 'in tu feras montré pami la nUe^ >
Et feras ejlimé de la tourbe civile.
Un v 'uux rufe de cour naguieres Je vantait^ '
Qae de ta RépahHqiie un 'éRfioursil traitoii '
Soudain il eut le hruit d'dvolr épuifé Rome y i . .. î
Et le ff avoir de Grèce j & qu'un Jîfavant k^mrkc
Que luy ne fe tr^çu^oU' JP^r-là il fè. pouffa y
Et aux pàù hauti h^ut^i dk 'PofitSi f*avah^a.
• Ayant ' mouché les Koès , avec t^le pratique « •
Et fi n'avoit rien fait touchant la Répuhli^ie^
Toutesfois cependant qu'il a été vivant j • ' '• * '
// a rwurry ce èYuit ^ qui le mit en avant , . ' '
Jufqu'à tant que la mort fa rufe eut découverte ^ '
Car on ne trouva rien en fan étude ouverte^
Auiijpar la feule mort ^ au jour fut révélé
Le fard^ dont il s'étoit Ji longuimâu idd,'" ' ' . ^'
(Quelque autre dit avoir entrepris un ouvrage
Des plus illufires noms qu'on life de notre âge j
Mt jà douT^e ou quinze ans nous de f oit par cet an y
Mais il accompUn fa promeffe plus tard
Que l'an du jugement. Toutefois ^ par fa rt^^ *
Des plus ambitieux l'efpérahce Ù abufe ^ * ' ^*
Car eeiae-là qui font plus èlè la gtptf* èavitilx ^
Le flattent à'l'envy j & tâchent , curietix.
De gagner quelque place en ce tant docle livre ,
^çor à tout Jamais leur biau nom faire vivrcy
;piE ^ïi M. 3
"' Ce trompeur y par fon art j irh-nche s* cjl tendu i ,'
.4 . } .'- • £f j'q/j jîicfice aux Rjy s chèrement a Vendu j
JVoyant en l'eau d'oubli les beaux noms , dont la gloire
t SI*!* / ^eroit , fans fes écrits ^ d'éternelle mémoire^ , .î ~ '[^j^'^t
* Car les P arches menteurs , faux , il furmontera i ^ • . ,
S|l^P t Et nul ( comme il promet ) ri'immhrtarijera ; ' *'* "'"^
.*é»tVi Mais il peindra le nc{ à tous j 6', pour fa peint - ilo iVâ'ty I«trt
. I. £)e les avoir trompés d'une ejpérance^vaint j [^Jf{('^ /ItibA i l'J
Dejfus un cheval blanc fes monjîres il fera
-TlWÛf Ob ^ ^'^ ' ^ '^'^ ^^-^ aux gages il fera,:- • -T^T.^'T*
' Cejl un gentil appas , pour les oifeaux atfraire ^ :
Ce que d'un autre dit le co^ttMart populairéi' ^ * '
3|li,)Sltôh}Ii< Qui par les £aiarets toui exprès lééiaiffoit ' flS *)J
Quatre lignes d'un Livre j iy outre nepaffpiti -, '-)J*^ ?î)»i!&'J>'.*
" ^vec un titre au front j qui fe donnoit la gloire
B 3 />Vrr<: le livre quart de la Frunçoife HUioirt» »
*a'-tr«.«.. donc'ques , je te piy ' ^ niera que'.cejlui-'cy ' > , i • v
* «ngliqC- fait des plus heureux, fans fedbnner foucy^ V . „
.X^^ l ( On Qld quatre livres pttttde q^tn ligati fairt, Jir: V.lWl . Ontl
JIO 70 1 al/ Q^' ^ '^'^^ '^^^'^ montré^ du^ vulgaire ^i^ioUbny D
lÔuUHia- Q^^P<>^rceladeFrançe eji ditl'Hflon^^^ jn^iHqm.'îO 3b
£f auquel pour tela on jait Beaucoup du bien r , " ' . -
Au rcflc je n'ai vu d'icelui Pafcal , autre chofe qu'une Oraifon
■bu Harangue en L^itin y par îui^pronortcéc au Sénat de VeniH;^,
cpncre les meurtriers de Jean ^^c Mauléqn i ipt aptrç (Jcs Ioix„
faite à Rome, lorsqu'il prit Ton degré droit , & quelques
"Épîtres Latines, écrites en fdn voyage d'Italie : le toùt rciPndî-
gnant à la vérité qu'il étoit cloquent & bon Orateur en Latin,
^ imprimé à Lyoo , .mT'a"- par Sébaftien Gryphiug , Pan mil
cinq cens quarante^huit : plus l'Eloge du Roi Henri IlVéçrit aufTi
gi latin , & impf'irap pif Vafcofan. L'Oraifo/i au^Sé-
pS^e Venife a ctc «induite ;en^ François par Pierre de Mayleon,
Prothonotaire d'LJrban , & l 'illoge par Lancelot de Carie, Evê-
que de Riez, comme j'ai dit çi dèv^ht.
)7\ . . : . I' ir I ..1. -j: . > •. : . ' '*
' >* ©li VetAeV , pTlartc, on cec^ndtbie tle^yarrort , >l*appell« MarcasVairo
.ift/^i^.JS»iitMomaàièrexl'cpitbèce ^ lil avbit^ atx mots Afarcwjf'.ronrDi^Ijoiof,
en lulique, Uhrorum Uclluo lui afiiroR paraoïuié ce. iiiBltt<»c.tfe Latin
r,n François \ mais 'a été à lui quelauc <jhofc ck bici^ ridicule , fi , fur
Vatron^ 'été'l»f)t)ôi<; *qu«U]tt^ part ZiA«)W Hellko , \\ i' txn que l«
liijaLiorjH.FRAN, Toin. F.Dv Verd. Tom. m. . R r
■ - "1
314 PIE PIE
motfeul Helluo pouvoit être le furnom <ic Varcon. — Voy. La Choix
Mainb , & les notes , au mot Pierhb Pascual» Tom. 11, pag. joj fie 504.
(M. DB iaMonkotb).
PIERRE PESSELŒRE , de Cimz Germain d'Auxerre, a
traduit en Frànçois^ un Traité de faint Jean Chryrodome , que
nul ii*eft ofiènré ûnon par foMéipe \ imprimé à Paris , m-^*
par Adam Saulnier , 1 5 43 .
PIERRE PICHOT, Me'decin , en la ville & cité de Botir-
deïiux , a écrit brief AvcrcifTèmcnt pour fe garder de pcile ,
colligé des Livres d'Hippocrates , GalcA &L autres anciens &
exceliens Auteurs i imprimé à Agen.
PIERRE * PITHOÙ Avocat au Parlemenc de Paris » t
écrit ks Mémoires des Comtes héréditaires; de Qiampagne &
Brie , imprimés Fans v«^4*» P^ Robert Eftiemie , 1 57a.
Généalogie étà Comtes. héré<Ûcaires de Ttoyes 6e Meaux , ou
de Champagne & Brie^iMpri qiée à Paris, eja table. Bref Recucii
des Evêqucs de Troyes , eh table.
4r Pin^KB PiTBoo ( Voy. ]!^A,Ckoix ov Mai^b. y & bs notes , « ntmii
Anicfe , Tom. II , pag. 3 o<; Ôc, ^07 ) moaciit le i** Novabbie i $ Il étoic
né a pareil joaf de Tannée 1 5 j?'; amR 'î vécnt cixK^ance-fept ans complets.
Depuis i^aedu Verdier eut piijEé fa Bibliothèque, Pierre Pithou imprimes
dent: Ouvrages; François : le premier eft indoué Kaipms y f&f kfyadU* il tft
prouvé qut Us Evites de France ont pu donner l'abfolution à Henri de
Bourbon j Rû; de France (Henri IV) I593, L' Auteur crut devcnr
fupi^éfei que cet Ouvrae|e croit iraduic dé Tltalien \ mais il fut composé en
Fr3Qçc>i9,ifie l'année fuivame tiadiuc «« luan. Kî^Kia pi^ia enfuite Imb
Tnirc de; Libertés de l'EgUfe GalUcaru jVzâs j i$-94, 'm-\x. Ouvrage
célèbre, réimprimé piufîeurs fois depuis. M. de Thon a fait le plus ^and
•éloge it Pierre Pithou ( Hift. Lib CX Vil ) ; " Des que j'appnr, dtt-il.b
m amorjàtxet iUoftseanu, pot» qui ienTayois sien de caché, àqiM |e.fiHlaiB
» part de mes crudcs & d? mes penfées , \t me fcnris reîïcment décoor:^ p
» que je fus tenté d'abandonner la conànuauon de mon Hiftoire «. La vie
*étwi⻥kàÈtmw4ié étaice par Jofia»MeKier, PapyreMii(Ki9Loy£el ,
Jcao^BotTin y«ac^mfBejitMr M; Gtofl«y. OnftmteMmmifkViÊetm^
fimm^- Pj^éfidcnr ca U Cour
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PIE PIE jix
des Aides à Parts , a écrit doâetfieilCy'Traîcé de la vocation &
manière de vme , à laquelle chacna eft appelé , divifé en deux
livres; imprimé à Paris , in-40. parFedericMprel, 15^1..^
depuis râmprinsé par Robert le Maignier , 1574. de
dtftingué par chapitres » ce qtt% ii*étoiénc nnparavant. Du
droîc ufage de. la Philofophie morale ,'àvec |a Doârine Çhrfr*
tienne. Livres trois , imprimé à Paris , i/t-S**. par Federic Morel^
15^2. Traité de rexcellence de l'Homme Chrétien & manière
de le connpicçei imprimé ia-8\ /ans nom d'imprimeur &. date.
Cédnmqiie — Fs tm.i ?la teasj^ Angolijînœiyin fummo tribu-
tàrumveSigaluimquctribunali Lutctics Parijiorum RegiiFatroni ^
pojlcà Prœjldis , Paraphrajîs in titulos Injiitutlonum Tmperialium
de Acl'ionihus , Exccptionib us , 5* intcrdiSis. Scholïis fcorsùm
margini é^ofids f PariJUs , t^^^^u.i^pn^^Qaljtomm.à JPratO^
1^48. ■'■ ■■ ■' \ ' . • . ;i ^
^Voy.L(k.CB.oix oo .Maiki » au même Ârcicle,Tom.U»iM^|07, ^
Au jpromtr Livre de la Vocàdon^
{Ce tnoc de Vocation tiré du Latin , figntfie C9 à quoi l'on ed^ppel^ , biaii
toutesfois d'autre éncrt»ie que le mot Vacation , François & vulgaire , (igiiitUnc
ia mamcce de vivce à Usuelle chjicun v;^aue. Car, ouccc, ce , nous e(l %nififS
fax ce iBoc de VocetioD t.texpcès yoalotr je piea>;Mn^>rm» à L'étaç ^ oondi«
non deyie , en laquelle nous fommes » copime ï icelle , par lui appelé^. Kt
pour en donner la définition , nous dirons que la Vocation de l'hotnine, h'eft
autre chofe finon la manière de vivre , à laquelle chacun, non par forcuoe»
mû» par cectaine pnmdence ^ Dieu , eft appelé , i la confervacion de l*o9*
dre , police , ^ gouvernement de la vie & fociété humaine. Tout ainfî qu'as
contraire , par ce mot de révocation eft fignifîé le contre-appel , ou pour
mieux dire , le rappel , de U manière de vivre, i laquelle l'on étoic auparavant
appelé, non plus fortuit que la vacation, nemoiiis4e]a^piCMridence de Dieu,
& à la confervirion aulîi de l'ordre, police, & gouvernement de la vie (S: fo-
ciété humaine. Maintenant convient favoir qu'il y a deux foctes de vocatioas
I une qui eft générale , Bc appaitîeiic ^alemei|t ,& indtfft^nunent â tQOS t
ftotre porricunàte , qui appartient diftinâemeiîtie lîSparéqient à un chacua.
L'une contemplative , & l'autre aAive , d'autant que l'homme créé pour
vivre , non comme les herbqs U les plantes , ne ^ême comme les bcces bçu*
•eft vivant fenfueUenient » mm félon la raifoâ ooUbqi^ en l'teiicemleineiic»
propre , partie à la fpéculation & contemplation , partie i l'aâion , c fl par-
tîcipaiic de deu]( vies ; l'une dciquelles |^ en U comempl^don des chofes diL
Rrij
tout réparées dU corps , i^Tautre enr^Ç^n^'icelai ; derqaelles nous tirons
cette divilion gc!K-iali; de l.i vocation , par laquelle nous commen(jOns , ap-
pelant rimé gcnciale & l'Autre parnculu re -, non c^ue tous rie' fàyons égale^-
ftient 8s en;géhéral appelés & propres autant à Tuiie <|u'i-r&biae:j tpa\s poui;
tfotant que cptcrjfoi^tTies itid^fEneaiinenc appelés k-céo^çf^nce , fj^^^^^
tion'&' contem^latioude Dieu , 6c tiiftincl.'men: & diffcreniinenr à l'adion
féloa U ditfcrence de chacune paccicuUèce vûçaùon,'Car tout aitiiï :qne ^(ê<
mémbreiaii-coM tÀni ibhxné/pimêU^mm^ .^ tléàxaiÊàk
t»»iM'e'rééi'i-ttli0^fiU, ifavoir â k confefVau<^4 du, corps en pn^r^}s(|90
étant tous pari;iculièrement deftinés chacun en notre manière de vivre, noilS
liji^lé i fa conno^-ài^aîlftour Se ùhtort avèclui,pouPa^rèstri4)a^ convoi ce
«régler chacun f-i vocàtiott^ manière de vivre parriciihere", feton l'oidre &
police à tous ocdooiié ^ac ^a^i^ eu laquelle git la feule vraie &c parfaite
règle de l»vte & foci^.Éîmain^, & laquelle fi une fois pouvoit bien
'entrer en nous, toutes Iqs vocations particulières qui appavrl i l'infti-
^ution Se réforWùtlon des mn:urs-<lç l'Ii innic , dont nous avons ct-aprcs à
traiter , cefferoient comme inutiles ce luperriues , àc ne feroit ncceffàice
d'en parler. Car qu^ befoin feroit-il de DoÛeqr^, Précepteurs, Magiflaiits,
ou Supérieurs , ou .lucre poftcc publique ou domeftiqne , fi l'erirendement
ou vie de l'homme ctoir ainii de foi par telle union ôc perfeâion en charité
êc amitié régie & gouvernée ? £unt bien véritable ce que dit Âriftoce , que
*lfè.<dt l'imicié , 'il nc(t befoin de fuftice -, pour autaiH qtie VàIBsè lift jiilnc^
iiVft diirre que, rendre i chacuti ce qui lui appartient, ce que l'on apperçoK
pàts' rapporter
•fommef app'elés , nous ne voulons connoître , obéir, ni aimer fînon nou«*
*mhnes , metrapc- tout notre coeut^ fiance'eii'tfoas,' c*e(Ni-4ire', en nocce
appartient. Pacquoi
réprimer & coiufenic cette foreur & outrecuidance de l'homiw pat Jpùb
ftécé^ , 6nfdgniân4ns , difciplihesvdAdMKS , ^magiftrats , ^bivM » pOW
& fupplice?,'& introduire lés vocations en diverfes fortes & manières gran-
dement nécenaircs pour l'indigence ^ infirmité de l'homme , & à lui ainfi
ordonnées , comme un exercice propre pour fe ranger à l'ordre Se poUce
déref la (îneolièce bonté de Dieu en(-
Vèi^ nron$ ; lë^d' combien que de fcii-m^mé (h tel eût été fon bon plaifirj
'éût'biàt pu p?r lui, fes Artgei, ou autrement, puvenier & adminiftrer
tootè^ chofes j ijoatefois il lui a plu raiit honorer 1 homme que de faire; par
lui > comihe fien îpftmmenr , fon dsavie; voulant ainft par manuel cmePt
iôduftr ie fie moyen dépÉtci à mi chaam ; (àon qu'il loi pUic , aan».tmtài m
f
i y*.
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PIE Pif; ,,7
lien iTamitié , afin que l'œil ne pftc £re ftoz vwjit , pu |a t^re aux pieds , je
n'ai ^ue fxiv: île vous , & ainlî des autres. Car autrement fi chacun eût été
.jfuâilaut pouf loi, Hc fe tut connu n'avoir beloin d'aucrui , i orgueil & fierçé
i^i^lH^iiune e(k telle , que Ton n'eût vu régner que dédain , mépris & a^pçf
i^àl^m, & confcqucinmcnt toute dillîpacioa .8( dé(b(dre de nature itf ^i6$!^
' ii ity fponde. Et voilà quant à la vocation gcncrale. Au regard des voçitîops
tfirTCU^res d'uff chacun , il convient favoir que toute vocation confîfte c«i
en olfice privé,-. c*ê((-4-dire, exercé par perfonnes privées : ou bien office
public (jxcrcé par perfonnes publiques. L'office privé confiée partie en office
. occononuquc , c'ell-à-dire , domeftique , comme en la conduite & gouver-
..nement de; femme , cnfans, maifon & famille ^ partie en autre otiice 8c
. muiièfe-de-vivre en j^énéw'âé perfonnes privées , comme font les arts mé-
caniques , Se métiers que nous déduirons ci-après. L'office public confifte
Êartie en rcgle^nent de l'intérieur, partie de l'extérieur , à favoir de l'état
, cclciiaili()ue pour régir l'imérieur & confcience des hommes , ôc en l'ctac
:foUciqpo.inftiKué pour la i^ÛiJSc tranquillité extérieure Se corporelle \ Il car
politique exercé partie fans armes , partie par armes. De toutes
. vocations d nous convient parUr fommaitement ôc par ordre, &c.
.1 avtc la Voâriiu Chntithne.
Or tont ce <)fiePUcp , appris 8e inftruit par fon Précepteur Socrates , a dit-
couru en plufîeurs lieux appartenant à cette Philofophie , At iftotc l'a fuccinc-
temenc & par un ordre Se difpofition ûnguhère , réduit en un œuvre, ayant
. «nfi faic K compofê on corps en fon enûer de plitfieurs membres diiperflîfe
. âc là par un grand «rrifice. Aucuns venus après lui , comme les Épicu-
riens , 5c les Stoïques , ont plus par étude de contredire , qu'autrement
(comme il eft vrai iemblable ) fuivi une autre forme de doârine, non tant
MT démonftndons cetcaiiiM, que par aucunes légères te (rivdes conjeâuies.
^ venus depuis,. cuidant cclaircir lefujet de cette Philofophie ( de
f fot'toi^efois populaire S< approchant du fcns commun) l'ont traitée par une
pc^fyis quelle manière de difputc ôc contention fophii^ique , argute ôC
'^fy}^9y ficé9 telle manière , qu'il fehible mieux qu'ils rayent voulu reculer
,& éloigner d.- la vue 5: connoifTlince des hommes, que non pas l'eu ap-
procher; l'ayant çnhn réduite jufques là , qu'au lieu de fervir a former SC
compofer les mœurs des hommes , elle n'a plus femblé fervir que d'un jeu
iÀ*^cpfne.( par manière dédire) & palfetemps, à gens vivant otieufement
.aux écoles, fans apporter autre profit. Cette manière de difpute Se conten-
"ÙQfi venue ça telle eiUme & opinion , que no^i contens nus hommes de
.l>voirainfittlllâ^mentadwcée içecœfdence morale, 9s font jufques à
l'appliquer àTécritute, mcuntUPliilofopiric avec la Théologie, c*e(V- à-dire,
Je ciel & la terre enfcmblement, avec telle erreur & confufion , qu'il ne faut
.fi^ecchcr aUieurs la caufe de coûtes les hcréfies, venues même de notre temps.
jiS PIE PIE
Car les aucnns & principaux Doâeats de rEglife, forçant de Técolede Pftto»
en laquelle ils avoienc crc nourris , dcféroicnc 1 f.i PhilofopKie beaucoup
plus qu'ils ne dévoient. Jadin , Martyr, venu i 1 Eglife des Chrétiens» ai
voulue lailTer Thabit de Philofo^e , qu'il portoit, foutenant quelaDoftrin»
de PlatOy écoh accoRdante à l%vangite. Clémem Alexandrin, Préceptcta
d'Oriçenc en même temps , appeloit Plaro , le Moyfe d'Athènes j Se Arno-
bius 1 ap^ioïc , pour même raifon , le Philofonhe Chrétien. Nous lifonsque
Porphynns dit quelquefois par rejpcoctie i Origene , qu'ayant flccoiitiiin£
<f avoir toujours Plato entre les mains , il l'avoit abandonne pour la doôrine
Chrétienne. Mais il efl à fouhaiter que ce reproche eût été bien véritable,
n'étant celui , qui, par la iedkurc de les Livres , ne puifle juger du contraire.
Temlliaii k cent caofe me fênible bien dire à propos que Ffuto éteic celui »
qui avoit afTaifonné la fauflè des hérifies. ^^^uj a-t-il de femblance ( dk i!)
entre le Philofophe ôc le Chrétien, entre le Difctple de Grèce Se le Difciple
du Ciel, entre l'ennemi & l'ami d'erreur,& entre celui qui regtate ia vérité »
& celui qui la ptefliiiaat en die ia vraie liqueur ? Si tn-ce qu'il n*a ftt tant
faire lui-même que de s'être pu garder de Tes embûches. Qui nous donna
' bien à tonnoirre que ce n'a cré fans i^rmd propos , que faint Paul admonef»
p>it il diligemment les ColoiUeus , tle bien prendre garde qu'ils ne fuflênt
fttfprit par Philofophie & vaine déception , lelon les traditions des lioirimes
& non félon Jefus-Chrift. Nous 1 cette caufc vonlinr rommnirement dif-
courir ce qui appartient à. cette Philofophie > nous Ibmmes en premier lien
pfoppfés traiter d'icelle le plus Amplement que fera poflîble > pour (a rendts
plus commune & familière qu'elle n'a été jufques ici i 8c avec ce nous fom-
me^ propofésde faire conférence de crrrc Philofophie avec la Dodrîne Chré-
.^enne , pour diftind^menc faire entendre les fins diverfes de chacune des
.état , & la difRfénce ^çaat e&es liieii entendues , t^ai^ Vm» te Ywn
pivtpxpfintUês^actv ■
Au ficattd Ltvrt*
Plato parlant de la nature de Phoninie, la compare au monftie mam Scella ^
le défais duc^uel il die rcfTemblcr à une Vierge , le milieu à un î yon , Se le
bas d'icelui a un cliicn aboyant. VnuUnt par là dire (félon l'opinion d'ao-
cnns) c|u*il y a trois ames ou fonctions & offices d'icelle en l'homme f car
èt (zvoir maintenant fi l'amc e(l une chofe diftinâe & féparée en plufîeutt
parties du corps , ou bit-u fi elle eft une même chofe indivifible de foi.
comme elle çft U circonférence > l'enlevure , & la concavité en une mémo
cliofe romàt 9ç cieufe, œU nMmporte tien. VUto, doncque vontanc di«t
qu'il y avmc nois ames , mctroit l'une Sc plus baflè d'icelle « au foye , vou-
lant dite que cellç étoit fcmblable au chien , ptompte & encline à toute
volupté^ comprenant par cette -ci, la vertu & force naturelle , par laquelle
l'homme prend fa nourriture flc onuflànce, 9c par laquelle il peot engendrer
auffi; l'autre Se moyenne étoic mife par lui au coeur, p.ntîe :iccomparce an
Lion » 4c en la4|ueUeg^lIèn( les paflions& a£»âions , comme lue ^ le coM-
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PIE PIE
fonx , la joie ôc trifteffe , refpérince & crainte , la haine , la miréricorde 9C
lêmblables } la derce 6c plus haute , en la tète , en laquelle conûfte Imcelli-
gence de Uraifon , la ménaoire & le jugement , & la conduire des mouvement
volontaires , aocomporée à bon droic a la Vier^ , comme étant la Partie b
plus entière & nette de tout l'homme. Mais Anftore divife l'ame de l'homme
en deux parties feulement : l'une raifonnable , ôc l'autre irraifonnable , appe-
laiK cette irtaifonnable , en laquelle nous avons mis la venu de la nourriture
& croiilànce, laqaelb «ft commune aux herbes , platUM , 9c toutes auttee
chofes ^ui germent 8c prennent nourriture , dont nous ne ferons maintenant
aune récit, d'autant que l'homme ne faitauciwe aâion veriueufe par icelle :
ht principale opécetion de eecie partie mtme étant danm le docmir, pendant
leQudl le.méyminr n'eft différent dn l>on. A l'occafioo de quai les Andea»
diioient ^ne la moitié du temps de la vie de l'homme , celui qui e(l heureux
n'eft en nen diftérent du miférable , £ ce n'eft à l'avemure qu'au moyen des
■wUioiei imaginatÎDM penfies des bons , leur ibmmetl Ibit plus donc
9c meilleur ^ue des antres. Cette partie irraifonnable , outre la venu de noue*
titure & croilTance, conlîftant encore en une autre partie, véritablement non
taifonnable de foi 9 mais néanmoins aucimement participante & calpablf de
li^ciifim^ qui eftk partie lènfiieUe, lépugnant de £oi àu fitfim^meistmH
•(£)is telle qu'elle peut être conduite 5c rangée A icelle , comme nous le voyons
j>ar expérience en celui qui s'abftient des vohiprcs, & celui qui ne s'en peut
abdenir , étant la raifon maîtreiTe en l'un , & en l'autre la volupté. Mais le
aaeiUeur fêta de dire que cette partie fenfœlle ait quelque niion en fiii » telle
^ue le fils obéifTant à la raifon du père, ou l'ami u'admoneftemeiit de l'amie
& pourtant dire que cette féconde partie de l ame eft double , l'une en la'
«luelie gît la raifon 6c jugement, comme eft l'entendement de l'homme ; de
lentie, celle qui n'a la raifon en foi, 6c toutefois eft participante d'icelley
con^me eft la fenfuelle. Voilà , quant i la partition de l'intérieur de l'homme,
nécelTaire â connoître , pour mieux entendre auilî la partition des vertus , les
imes étant en l'inteUig^nce & partie intériearc , en laoaelle nous avons dit
%tre la raifon , comme la fapienoe & la prudence j & (es auttes en la partie
iienfuelle 6c opération extérieure de l'homme , à favoir , la libéralité , la
ttométance, & autres proprement appelées morales , d'autam qu'elles s'ac-.
yjftent par bonnes mguts&coorumes. Cen» ma veulent A cette csuftle—t
oueIapi*aB par fes bonnes mœurs 8c oeuvres eittiMates, ne diÂm pas qa*il
foit (âge, accort & advifé, cela appartenant aux vertus intelledives ; mais
bien qu'il eft gracieux , libéral 6c môdéré, non plus que pour louer quelqu'un
pottc fba intelligence , connoiflânce ic mCon , Ton ne dit fas qu'il eft tem-
aété, ou confiant, mais bien qu'il eft fage 6c prudent , qui montre bien k;
dif&ence des vertus morales aux vertus mtelledhves. Les Platoniciens diftri»
bue m autrement les vertus , à lavoir en vertus , appelées par eux exempki-
ses , c'eft-à-dire , qui , comme idées , eilTent en une par&ire , vmffim 9t
immuable intelligence , 6c connoiflânce des chofes céleftes & humaines , |uf-
4|aes i eu avoif ks patéûtçs isiages fiffirciyarlofei en l'eateademem, Puk
PIE ME
•il vertus app^i .-es aullî par eux purgatoires , lerquelles purgent l'entendemôlif
de tout vice , & les vertus civiles, qui appartiennent à U vie ctvilc ôc focicté
liamaine. Mais nous laiflons cette divUion , & fuivons celle d'Ariilorej
comme celle qui nous lèmble plus propre 8c plus commode , & pour cequo
l'invention de Tes vertus purgatoires .iiiili nous femble mal chrétienne , attri-
buant aux forces humaines ce qui ne leur peut aucunement ajppaitenir. Pat*
<|uot nous difons , félon Arifbote , que la verti^ fe prend êt diflHfttteètt dtfwi
iortes , ruai appelée intelleélive , & l'autre morale. L'tntelleâive , ainfi
appelée , parce qu'elle gît en l'action de rcnrcndcment , &■ à caufe de ce
que la plupart elle s'engendre & augmente par les arts , fciences & diiciplines,
9c ftccand bdbtn de 1 expérience do remps. Et de cefté-cy Ariftote fe réferve
à paner, après avmr traité premier de la vertu mùt^é , gardant Ton ordre
accoutumé : â favoir , de procéder premicremenr par les chofes qui nous (bnr
plus proches , familières ôc connues , pour venir après a celles qui nous font
plus loiaMiae» & occtdtes. Mais , qnelquelrë^i q^^f fade , pôtir en pMiff
ailleurs , C\ ed-ce qu'il ne fait aucune mention d'icellcs , j'entends de dilléi
qui font les principales vertus intclleftive": , regardanr droitenient au Ciel*i
ôc l'adkion defqueiles fe rapporte du tout à 1 )îeu ; car jaçoit qu'eti nous naille
qoelqœ cOniïoifnincede'la lotde'Dieu, (3c an U raifon voye plu^urs tè^
moignages de lui en la nature , (î eft-ce que la c^nfufîon n'a été petite entre
les Philofophes , pour le regard de la connoiflànce d ic^'lui 5e de fa provi-
dence, comme il eft force , toute & quantefois que les cntendemens humains
ne font régis par la lumièrede l'Evangile. Tclleméitirqif^èdvieilne quelaPhiS
lofophie n'a7?nt eu qu'une fimple connoinance des rruvres extérieures de la loi ,
&au demeurant étantdu tout ignorante des prom Mies de Dieu, &: accompliile«
nent «ficeUés , n'a fu parler aucune cho(ê de la foi , & confiance en ieelui ,
^e^lécance en fon aide , de l'invocation 6e autres vertus intelleâives &chré*
ptwmt Udoârioe def^uellcs a été manifeftée pat la parole de Die<l.Sf:c^>''''<
trotfiéme lâvrç. .
On ne peut nier que les opérations, bonnes ou mauvaifes , nefbient volon-
taires en nous , & l'une & rantre procèdent de l'cleârion , laquelle eft franche'
ÔC en fa liberté : G que , faifant quelque chofe , nous la faifons» parce qu'aonfi
ttHÉi la vottkmt ; ou ne la fiufbns point , parce quë nous ne la votâom faiti'
abi[n.'Parquoi rhabinKle»engeridtée de nos œuvres , eft caùfe d'Stft iWftçàfi*
ou vicieux ; Se être vertueux , ou vicieux , eft cjufe de l'apparence vraie ou
^AulTe de la fin : conféquemnient , tant le bien que le mal faire dépend de^
nous y car tels iioas (ommet « qnelles' font nos habîcndes ( 6c quelr nous'
ftinmeè , telle eft la fin que lious mettons en nos oeuvres. Mais rhomme flf.
diroit volontiers caufe du bien , Sf rejettcroit la caufe dn mal hors de foi ,
& en i\nputefoit tiiute la faute à Nature, c'eft-à-dire j à Dieu mjcme , qui la
faîte tellë qb'eVèeft-, t'U potttâc-,'dii^é i ce propos iioiii2ie . en lapeabon^'
llejupltert ' .
V •' granit cas^ qat çc genre mofcçl ' *' " *
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PIE PIE >w'
Biajphèmeaiqfi notré D^e/ haute j
Mettant fur mmsl^crigine & la faute ^
Quand quel^iÊeiÊud àmy fe vient offrir.
Combien qu au yray , ce qui U fait fw^frit^
Contre U cours d< toute defiinee^
Efi fhlemeu fil $àiUkndfittée,
A quoi Platon accor<iaiit , die qu'il ne fauc qu'aucun, foie vieil , foit |eane «
dîfe, oa entende, en quelque maniète qnë C8 fott ,qae DieiifiMcÛcui6 da
mal > c'eft-i-dire , dépêché, coniine toâc piopM dfafeihle de i^ngoaHE
âlaTéricé, &C.J
PIERRE DE LA PRJMAUDAYE % Ecuyer, Sciçneur
dudit lieu & de la Barrée, Gentilhomme de la Chambre de Mon-
seigneur, frère du Roi, a écrit Académie Françoiië|. divifêc
en dix-huic joainées , Â la jourâée par chapitres ; en làquefie
4 jeunes Gentilshommes Angevins , font introduits fous noms
Hébrieux , à fàvoir Afer, Amana , Aram , AcHitob ; difcouranc
élégamment & traitant en h prcfence de leurs percs & de leur
inftitureur , de l'inflitution des mœurs, de de ce qui concerne,
le bien & heureufement vivre en tous états & conditions , par
les préceptes de la Doflrine , & les exemples de la vie des
anciens Sages, & Hommes illuftres; imprimée à Pans , in-fol.
par Guillaume Chaudicre, i $77. Suite de l'Académie Françoife,
en laquelle il ell traité de l'homme , & comme par une Hifloîçe:
naturels du corps & de Tame ^ efl: difcoom de la création»
matièfe » compofinon , ferme , nature » utilité & ufage de
toutes lès parties du bâtiment humain $ & des cainiês naturelles
de toutes aidions 9 & des vertus & des vices : & fmgutière*
ment de la nature, puifTànces , œuvres & immortalité de l'Amis;
imprimée à Paris, in- fol, par Guillaume Chaudière , 1580.7
Quatrains Confoiatoires du (ieur de laPnmiudaye» imprimés
à Paris » par Pierre fHuiUier.
^ n Mt Ang^m » im Ovmg» fin nèt^bitu ofU'dii'Piiblie^ lotfii«Sli»
. JPIERRil DEL4]li^É£ * on RAMUè^^de^Ve^dois^^
Profcflèur ficXcâeur du Rot» en Eloquence de Pliiloibphie » à'
BiBUOTB. Frav. Tbm. Do Vaiio» Tbm* x//» S s
■
PIE f-tÇ
Paris, a écrit Harangue touchant ce qu'ont fait les Députés de
runiverfitc de Pans envers le Roi, faite premièrement en Latin
par ledit Ramus & par lui rnèmè mift en François ; imprimée
à Paris, m-S**. par André^ Wechcl , 1 557. Ayertifièmens fur la
réformaeion de TUniverficé^ Baris, a» -flLoi; imprimés à Paris»
iiL-8<^4 par Attiré ^fiàui ,^61,. Lal)k|le4ti^i|e t comprife en
Jeux Libres y kiiprimée à Paris., ùhuf^. par André Wechel»
<«5 5$. faîte premièrement en Latin, & far lui-mcme traduite en
François; depuis àugmenrée d*un Traité de l'exercice & prati-
que, lion-feuiemcnc. de la Logique , mais des^autres arts &
fciences , pour en tifcr le vrai fruit & utilité;. imprimée à Paris ^
par Guillaume Au vray , 1^577. Préface fur le proëme des Ma-
thématiques, àlaRoinc mere du Roi, imprimée à Pari^, ///-ii^.
par André Wecbe], i ■566. Remontrance de Pierre delà Ramce,
faite au Confeil privé , en la Chambre du Louvre > le 18 Jan-
vier i«5^7, touchant la Profeflîon Royale en Mathématique
imprimée à Paris , in- 8^, par André Wechel, il 67. La Gram-
maire Françoife>, avec une Préface à la Roinc mere , imprimée
à Paris, par André Wcchel , i^Cyj. Traité de l'Art
Militaire, &lc. Voyez Pierre Poisson. Ses Livrjes Latins- font
dénombrés en TEpitome de la Bibliothèque de Gefhef> EdiÛQO
r^Si ; d6ilr defquels ^ (avoir , Ik/Ututionis Dî'aUSSke , M
jiiiflotdicat Amiàadvàfiones ont. été !'Coiaclamnest:|^af = Arrêt
donné par k Pete des Lettres ^François premièrjdtt viniit trè$r
Chrétien, Roi de France^ prononcé le vingc-fixtéme d( M4rs
r5'43 , dôdtta CôniNir ftVnfbît.
* Nous ajouterons ici i ce que nous avons dit de cet Ecrivàîn , d«i$ ttù$
Rmnuques fur La CraFtz'dtt Maîné,^ Thnu 11 , p:i 1 1 & faW. qu'il étoit né
en 1 ) 1 5 ; ainfi il n'avoic que cinquanfe-fept ans, quand il fut tue î,e Livre ,
dont prie du Verdier , intitulé de l'An MiUfavre , «a mai dclienc. C'eft
rOnvnge , écrit en Latin p^r lUmtu , tÊe MUitiâ L Csfaris, fur fo VnanlèM'
donc G%r*fwiHit:'la^MfiHVt; U fur criaduic eii
Ramu; l'avoir compoie , i l'occalîon des Commentaires dé CcCir , .qu'il^
cxpbquoit. il avoir auffi compofé en I^ùn ^i^a niPipe oçcafion, un ^'''''j*
fur jtes mxun des GauIoîs , qui tndittt CB f «ttiçois par MÏgIigI da
CMoMb. '
.11.' ' . V ' .. . ' i . : '.-1 j -,
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PIE PIE
' tFRANÇOIS , |nr Ii gnee de Di«a , Roi d» Ffimce k'toas cém qiii ces
pr^fentes Lettres , verront; Salât. Comme entre les autres ^^rnndes follicitudcs
Que nous avons toujours eues de bien ordonner & ccabhi la chofe publique
: i4e notre Royaume , nous ayons mis toure la peints que podible nous a été
, de l'accroître & enridiir de coures bonnes Lettres 8c foiences i Tlionneiir 8c
Sloire de Notre Seigneur, Se au filur des homme<;. Ft pui<; n'.i ■ç;ueres advettis
u trouble advenu à notre chete & bien aimée Hlle l'umverfuc de Paris»'!
: caoiè de deux lims&tcs par Maître Pierre Ramas , inciralés l*afi Hm&ffike
Jnflitutioncs » & rature , AnfioteËes Admmadverfiones, Et des procès te
différends qui croient pendans en norre Cour de Parlement , audit lieu entre
elle Sx. ledit Raoïos , pour raifon deldits Livres « Nous les eulfions évoqués i
flotis, pour fimmakiremenc & proitipteftient y pourvoir. Et i cette 'fin eeXr
fions ordonne que Maître Antoine de Govea qui s'ctnit préfenté ï impu-
Sner & débattre leftlics Livres , & ledit Ram us qui les foutenoit & dcfen-
oit , éliroieni & nommeroient de chacun côté deux bons & notables
peribnnages oonnoiflant U» fatigues Grecque 9c Latine , Ikvans firexpérï*
mentés en Philofopliie 9c ^oe nous élirions Se nommerions un cinquième,
pour vificer leftii's Livres , ouis lefdits de Govea 5c Ramus en leurs difputcs
.Ac débats, àc fur-tout nous donner leur avis. Suivant laquelle notre Ordon<
nance eût ledit 4fe Govea élu fioÉilbé"Mattf(f9iecie Oanés-A: François
de Vicomercat. Et ledit Ramus, lifeltiedib Jean Quentin, Dodeur en décret,
fie Jean de Bomonr, Doéleur en médecine. Et nous pour le cinquième euf-
iîons nommé & ordonne nocre ch.'r bien amé Maître Jean de Salignac,
jpodeur en Théoloôe. Pudovant lefquels lefdics deGoreaSe Rarnus enflent
été ouis en leur difptire & débats , jufques à ce que pour entrerainpre l'.if-
.faire iceluïRamus, fe feroit porté pout appelant defdits Cenfeurs j donc
jmHm avérât, eufliom décerné nos Lettres à notre Pcevftc de P»m ou fots
Lieutenant , poidf contraindre lefdits de Govea & Ramus i parfaire leurs
difputes, afin que par lefdits Cenfeurs nous fût donné ledit avi<;, nonohftant
.iedic appel Se autres appellations quelconques , fuivant lefquelies nos lettres
riftnflêncterdtts de Govea & Ramus de tech;;f comparu pardçv^nt^lefîUcs Gert'
lÔnOL Et voyant par icelui Ramus que lefdits Livres ne fèpouircoilënt routenir»
«Ût déclaré n'en vouloir plus difpurer , & qu'il les foamettoit" à la cenfure
fufdits. Et,conimd l'on y vouloit procéder, lefdirs Quentin & de Bomont,
;2*nttiqKèsl'autfe, on^m declMé ne s'en vouloir plus entremMirejan moyen
de quoi e&t icelui Ramus éré fommé & requis d'en élire & nommer deux
«utrcs , ce qu'il n'eût voulu faire , & fe fut du tout fournis aux trois autres
jielfus nommés » lefquels . après avoir le rout vu ficconfidéré, euffent été
-'kl*avis que ledit Ramus avoit été téméraire, arrogant fie'impàdent d'avt^lc
céprouvé & condamné le train & art de locique , reçu de toutes nations , que
lui-m&me ignoroit \ 8c que , parce qu'en fon Livre des Animadverfions , il
ceprenoit Ariflote , étoit évidemment connue Se manifèftée fon ignorance ,
1 taiw onUl arak «aaisife téhaaé , de anc qoTil blimoîc plofieurs chofes , qui
)i4 PIE 'P I E
fonr bonnes véritables , Si rrtettoir fus h Ariilote plufieurs chofes à quoi îl
ne penfa oacqaes. £( eii fomme ne contenoic fondic Livre des Animadvec-
fioos que tons menfon^es , mie immire de médire , tellement qu'il leur
tèahiok être le grand bien & ptofic des leRies & fciences qae ledit Livre fût
4o tout fupprimc , femblablemenr l'anrre , delTus dit , intitulé Diatecîlcé
fnfiutaioncs , comme contenant auili pluiteurs chofes £wilès & éiranses.
Sivoir, fiûfons que , vu pat nous ledit ayis, & eu foc œ autre avu de <wlir*
béranon avec plufieurs favans & notables perfonnii^ 9 étant lez , nous avons
condamné, fupr>rimc & aboli , condamnons , fupprimons de ribolifîbns lefdits
deux Livres, 1 un inciiulé Diaieclica Jnfittutianes t &c i autre Artfioteliçt Ani'
maéwififMtSi & avons £ut& fàUbns inhibitious&rdéfèiiiês à coos Imprimeurs
& Libraires de notre Royaume , pays , terres & feigneuries , & 4 tous autres
nos Sujors , de quelque crar ^ condition qu'ils foienr , qu'ils n'aycnr plus à
en iaipiunci , ou taire imprunei aucuns , ne pubiiei , vendte , ne; dcblter
en notredit Royaume , pays & feigneuries , fous peine de conâfcation del^
dits livtcs ^ de punition corporelle , foit qu'ils foient imprimes en iceux nos
Royaume , pays , terres & feigneuries , ou autres lieux n'étanc de noire obéif-
fance : & feniblablemenr audic Ramus de ne plus lue fefdics Livres , ne les
faire écrire , ou copier, publier , ne femer en aucune manière, ne lire en
Dialeftiqtie , ne philo fopnie , en quelcrue manière que ce foit , fans notre
expcelle permilBoni aulIi de ne plus ulei de telles mcdi Tances & inveâives
contre Anftoieyine autres Auteurs anciens, re^us & approuvés, ne contre
notcedite fille rUniverfîté, fuppftn «fi^Ue, font les peines que deifus. Si
donnons en mandement, & commettons par ces préfenres A notredit Prévôt
de ^aris, ou i fon Lieucenant . coniéryaceut des privilèges par nous de nos
pr^décelfeuts Rois donnés U. oâcovés i nortedtie fille rUniverfité , que nome
préfent Jugement 5c Ordonnance il mette , oufaffe mettre \ due 9t endèce
ext'curion , fclon fa forme & teneur; & à ce faire foufftir & obéir, contraigne
te faifo coacraindre tous ceux qu'il appartiendra , 6c pource feront à contrain*
4re par toutes vovs Ae manières dues tfe raîlbnnables, nonobftut oppofitiont,
ou appellations quelconques , pour lefquelles ne voulons ctre diflFéré ; &
pource qu'il eft befoin faire notirïer no^dires défenfes en plufTeurç îieux de
no^re Royaume, terres ik feieneuries , afin de les faire oblerver , ijous vou-
lons qu'au vsimw.dlcellesi tait feus te Icel Rofai ^ ou figné par collairion
pat l'un de no? amés & fcaux Notaires & Secréraires , foit ai outéL- foi c imme
aupcéfeotOriginal. Mandons en omre A mu'; nos autres Jufticiers & Otliciers,
a diactttt d'eux, fî comme x lui apparucadf a , que nofdites défenfes & it»-
jonâionsils fiiflènt, '«Uàt^ec en procédant par eUx contre les tnfnûeuzs
d'icelles , fi aucuns en y a , par les peines ci-de(fu5 indiftcî, & autres qtt%
verront Sue i faire par taiibnj en témob de ee , nous avons fait: m^ttie
notft Icel l-cisrdtlt$ Prélences, Dpçné â Parts » ledkième fonr de Mars , Paa
de Grâce mit cinq cens quaranse-tiiNS, &de notre règne le rren-ième. Ainfi
figné fur le re-)H , p.ir le Roi , vous préfencDeliciMlîllîi0> & iiis«Uéea^gEaad
kei iux doubiâ queue de cire jaiiae. J
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PIE P I E 3iy
PIERRE REBUFFE ^ icdt des Annotations Latines 6c
Françoifes , pour l'intelligence des lieux plus diâcil«s des Edits
& Ordonnances des Rois de Francevdepuis Tan 1226 jufques
à 1573 , divifées en cinq Livrer , donc le premier eft de U
Jufticc & ce qui en dépend : le kcond , des Droits Royaux,
Domaine & Finance: le troifiéme , de la Guerre & de la No-
blefTe: le quatrième, des Chofes politiques & civiles, à favoir
de la Police des villes , des Ncg^oces & Contrats qui fc traitent
entre les hommes , enfemble des Privilèges: le cinquie'me , des
Chofes Eccléûafliques & ce qui en dépend , auxquels Edits fonC
ajoutés les Arrêts des Cours Iboveraines, fur là vérification,
déclaration êc modification d'icdies ] imprimées à Lyon , m-fii»
à la Salamandre , 1573. Voy. fes (Éuvres Latines en l'Epitome
de la Bibliothèque de Gefher *.
Voy. La Choix dv Maine , &c les noies , au même Âmcie, ToauUi
pag. j 13 & 514,
PIERRE DE LA RIVEY, Champenois, a traduit d'Italien,
le fccond & dernier Livre des facéticufes nuits , du Seigneur
Jean François Straparole , contenant plulieurs belles Fables &
plaifans Enigmes , racontées par dix Damoifelles & quelques
Gentilshommes, imprimées à Fans, in 16 par Abei TAngeiier,
1576. Deux Livres de Philofophie Fabulcufc ; le premier pris
des Dilcours d'Ange Firenzuola florentin , par lequel, ibus le
lèns Allégorie de plufîeurs belles Fables , eft montrée l'envie ,
malice & trahilbn c^aucuhs Courtifàns : le iêcond^ eicraic des
Trairà de Sandcbar Indien , Philorophe moral » traitant fbus
pareilles Allégories de i*Âmicié & chofes ièmblables; traduits
d'Italien & imprimés à Paris , in-iS, par Abel 2*Angelier, i$77«
Six Comédies à l'imitation des anciens Grecs , Latins & moder*
nes Italiens ; à favoir le Laquais, hi Veuve, les Efprits , le Mor-
fondu , les Jaloux, les Ecoliers ; imprimées à Paris » 10-12. par
Abel TAngelier , 1579. L'Inftitution morale du Seigneur Ale-
xandre Piccolomini , Gentilhomme Sienois , traduite de Xulcan
'^i6 PIE PIE
en François par Piérre de h Rivey ; imprimée à Boris, fa»4^*
par Abel TAfigeiier
^ Vojr. La Choix do Mais ■ , 8cl«siiotes , ta mot PiBi.ai mI^amitat»
PIERRE RIVRAIN^ Vandomois , a traduit du <;itc de
faint JeanChryfolloiiiè, en nmeFrançoifë , Exhortation à prier
Dieu , avec 7a Louange de parfaite Oraifon , & autres (Suvies;
imprimée à Paris» par E(Uenn» GrouUeau » i ^47>
KERRE DE LA ROCHE , Sainâongeois , a traduit du
«Grec d*Afitoiiie Vakt, en vers François» Chant funèbre fur
le trépas de'Meâire Jean de Voyer, Chevalier <ie TOrdredu
Rot» Vicomte de Paulmy , &e. imprimé avec le tombeau dudic
Sieur» fait en plu(ieurs langues» % Paris « in-^"*. pai Jeanfiienné»
PIERRE DE RONSARD » Gentilhomme Vandomois » fils
de Meffire Loys de Ronfard » Chevalier Seigneur de la PoiA
lonntere » a été le premier qui a enrichi notre langue des
Grecques & Latines dépouilles, C'eft pourquoi on Tappelle le
Pindare François.» ou bien Homère Gaulois. De manière que
félon le proverbe qui xourolt de Philon » Juif» qui étoit tel i
On peut aufS bien dire de loi ,
Ou bien Homère Grec, écrivant , Ron/ardije ,
fil» Mat lUta/ird François ^ tn ^fmtimt, Bmérifit
Car de quelle-gravicé a-Cril chanté Tes Hymnes , plusdodes que
ceux dXjrphée » & fa Frandade , autant ou plus grave que
niiade d'Homère? Avec quelle grâce a-t-il accommoidé ce que
de plus beau il % tiré, des Grecs « autres Auteurs ? Ds
combien de mots propres» i& comparatlbns fiogulières & belles
a-t-il t;nrichi notre langue ? Pourroit-on trouver de plus belles
dcfcfiptions que les fieHnes ? Non ceruinement , car il repré^
loue fi naïvement par lès vers » à refprit de ^elui qui lit lia
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PIE TIE jxj
chofes qu'il décrit, qu'il fcmblc qu'on les voie & qu*on y foit,
Bret c'ell le premier Pocte de ce liecle , &l fi orcrai bien allûrer
à la vérité qu'il n'y a eu de Ton ternes Poëce Latin , Italien ne
François^, qui aye mietur &ît qtie lui , (bit Bargttus, i'Ariofle,
Taflô ^ & Ebrtas qui cîeimciic les premiers rangs des modernes «
& tefqueb ne lui fanroient 6ttr ni emponer cet honneur. Et
Barcas le cooicflè aiiffi en un endroit de ùl féconde femaine, par
ces vers,
£ Wiv ce grand Rttnfard ,^ui, pour tmtrfa Frmu ^
Le Grec & le Latin dépouUie d'éioquente ^
Et d'un efprit hardi manie heureujement
Toute forte de vers, dejlyle & <t argument.
Le même Ronfard en témoigné autant de foi au Difcours contre
. Furcune^ à Odec de Colligny , difanc aiofi :
// n*y avoir Fr.incois j tant fât-il hïen appris^
Qui n'honorât mes chants, & qui n'en fût épris j . .
Car tous ceux qu'en mon art les meilleurs on ejlifne^
( S'ils ne portent au cceur une envieuji Smt)
Jufies confejjeront ( écrire je le puis )
Qu 'avecque grand travail j tout le premier jt fiùi j
Qui de àrhe cmidait les Mu/is en la Franu ^
Et premier mejuré leurs pas à ma cadance ;
Si qu'en lieu du langage & Romain & Grége^^
Premier les fis parler le langage François j
Tmtt kanfy , m 'oppofasu à la tottrèe tgHoranti*
Tant plus r//c critHt , plus elle étoit ardente
De déchirer mon nom ; & plus me diffamoh ,
Plus , d'un courage ardent j ma vertu s'allumoit
Oomre te populaire , imkant mite elufes y
Dedans les Livres Grecs divinement enclofes.
Je fis des mots nouveaux , je rejlauray les vieuX^
Bien peu me Jbuciant du vulgaire envieux j
Médijknt, igntmint , fui deptds a fmteontt
De mes ven^ qu'au premier il me toumoit à hanse» .
Tonflei Tes (Ouvres ont été imprimées à Paris , par prufieurs
fyisi frt-4^. i/i-i6c & dernièrement in-foL chez Gabriel Buon :
9e en l'édition iaite in-i6, font rédigées en fept Tomes ycfqueis
eft CQDtenu tout ce qui s'enfuie : an pfcmier Xone^premièie
5i8 PIE PIE '
parric des Amours de CalTandre, commentée par Muret : féconde
. partie des Amours de Marie, divifee en deux Livres, dont le
premier eft commenté patRemy Belleau : les Amours d*£ury-
medon & de Caliirée : h Chance à la Marguerite & unique
perle de France la Roine de Navarre : Sonnets & Madrigals
pour Aillée : Je Printemps à là Cœur d'Ailrce : Sonnets pour
Hélène, en deux Livres : les Amours diverfes, & Sonnets^ à
pcrfonnesdiverfes: Amour logé: Chanfon. Au deuxiémcTome,
les Odes en cinq livres ; le premier en a vingt-deux, le (ècond
quarante , le troifiéme crente*quatre » le quatrième quarante*
Sx,èch cinquième trente-fix. Au troifiéme Tome, deux Livres
de Poèmes , î (avoir au premier , Complainte à la Roine mere
du Roi : Difcours à Monfieur le Duc de Savoy e : Difcours à
Charles Cardinal de Lorraine : autre à Jean du Thier, Sdgneur
de fieaU' regard : Epitre à Ambroife de la Porte , Parifien : la
Grenouille à Remy fielleau : Profopopée de Loys de Ronfard ,
pcre de l'Auteur : TAIouette : le Frellon à Remy Belleau : Dif-
cours contre Fortune, à Odet , Cardinal de Chafl-jlîon : les lOes
Fortunées , à Marc Antoine de Muret : Gayctcs en nombre
quatre; le Hous: Difcours à P. l'iifcot. Seigneur de Qany : Dif-
cours au Cardinal de Chaftillon , à Chriflophîe de Choifeul : le
Fourmy à R, Beîleau: Epître à Charles, Cardinal de Lorraine:
Exhortation au camp du Roi Henri II , pour bien combattre le
Sur de la bataille : Exhortation pour la paix : h Paix au Roi
^ enri II ; la bien- venue d* Anne de Montmorency , Connétable
de France: à Jean de Morel, Gentilhomme Anibrunois:
^ Voyage d'Hercuçil ? Difçours à Qdec , Cardinal ^ (Millon:
TExceliaice de l'Efprit de Thomme , à Madame » l prèfenc
Koint de Navarre -! Paradoxe , que les mains fervent plus aux
liommes que la rwCan • Réponfe aux vers du Roi Charles IX ,
myoyéB à Ronfard : autre Réponfe à autres vers du même Roi,
envoyés pour réplique audit Ronfard : Vers récités fur le
Théâtre à la fin de la Comédie repré/èntée à Fontainebleau .*
Stances j^tyriques pour ufk banquet : Xr^duâioa de quelques
autres
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PIE P I E 329
autres EpigrammcsGrec^i kir laGcnilTedcMyron: Traduclion de
quelques autres iipigrammcs Grecs. Au fécond Livre des Poè-
mes, la Harangue que ficMonricur le Duc de Guy (e, auxfoldats
de Metz, le jour qu'il penfoic avoir TafFaut : à Charles, Car-
dinal de Lorraine: Chant de Lye(îe , au Roi: Epître à Charles
de Piiîclcu Evcquc de Condon : les Armes , à Jean Brinon : A
Jean de la Perufïè : la ChaCTe .• Elégie au fieur Belot : le Chat:
les paroles que poiivoic dire Calypfo voyant partir Uiyflè de
foit Ifle : le Satyre : la Salade : Dîfcours d^un Amoureux déièfr
pété de Ton compagnon qui le conlble , & d*Amour qut
le reprend; Difcours à Pierre du Lac*: le Soucy du Jardin:
Le Pin : le Rodîgnol : Ep!tr6 à Caflàftdre : TOmbre du
Cheval : Difcours à Maître JuHan Chauveau : Hylas , à Jeaa
Patente : Elégie : Gayetés it : Vœu d'un V'ignemn , à
Bacchus i Vœu d*un pécheur aux Nayades : Epigramme de
Palladas , Poète Grec : autre tire du même : Epitaphcs di-
vers , à flivoir le Tombeau du Roi Charles IX : Tombeau de
Marguerite de France, Duchefîè de Savoye; enfemble celui du
Roi François I , & de Meffieurs fes cnfans: Epitaphes de Fran-
çois de Bourbon , Comte d*Anguyen : Proropopée de feu Fran-
çois de Lorraine , Duc de Guyfe : Epiraphe de feu Monficur
d'Anncbaut : Kpiraphc du feu Roc Challeigncr , Seigneur de
la Roche Voie : Epitaphc d'Anne Duc de Montmorency,
Pair, & Connétable de France: Epitaphe du jeune laChaftreji
Seigneur de Scillac : Ëpitaphe de Philippes de Commines:
Epitaphe de Anufe , Dame de Teligny : Epitaphe d'André
Blondet , Lyonnois , Seigneur de Koqucncourt : Epitaphe de
Loyfe de Mailly , Abelïè de Caen & du Liz : autre de Claude
de rAubefpine , Secrétaire des coromandemens , en forme de
Complainte contre Ja mort : autre de vertueufê & honnête
Dame Françoife de Vieil- Pont, AbelTe de Poifly : autre de feue
Damoiftlle Anne de l'Efrat , Angevine : antre fur le trépas
d'Adrian Turncbe: autre de Jean de la Perufe : autre d'Albert,
Joueur de Luth du Roi : autre de Courte, chienne du Koi Char-
* •
9}9U0TH. Fran. Tom. F. Du Ve rj>« Tom» iix* T c
î
les IX : Dialogue de Beaumont ; Lévrier du Roi Charles IX , &
Charon. Au quatrième Tome , cinq Difcours ; trente cinq
Jilcgics ; une Invcéhve: les Eclogucs en nombre cinq : le Cyclope
amoureux : iMalca; ades , Combats &: Cartels fats à Pans, 6e.
AU Carneval de Fontainebleau. Au cinquième Tome, les Hym-
nes y à fnvok de r£ternité ; de Henri II de ce nom , Roi de
.France : de Calays & Zethes : de la Joftice ; des Démons : de
Charles , Cardinal de Lorraine : du Ciel : des Alires : iiir la
Viâoîre obtenue à Monconcour , par Moofèigneur d*Anjou , à
préiènc Roi de France : de la Philolbphte : de Polluic & de
Ca(tor : Hercule Chrétien : du Printemps : de l'Eté : de TAu-
fonne : de THyver: de TOr: de fiacchus : de la Mort; Ode
Sapphique : Vers Sapphiqucs. Au fixiénie Tome : Difcours des
- Misères de ce temps , à la Roine , mere du Roi : Continuation
' defdifts Difco-irs : Inflitution pour l'Adolcfcence du Roi très-
Chrcticn Ciiarles IX : Difcours à Guill. des Autels: Difcours ^
. Xoys des Mafures : Remontrance au peuple de France: Réponlè
t aux injures & calomnies de je ne fais quels Préditans & Mini{^
' très de Genève; avec une Epîtrc en profe, à un Prédicant , &
• deux Epigrammes Latins : THydre défait, h îa louange deMon-
. feigneur le Duc d Anjou, frère du Roi; à préfentRot de France:
..prière à Dieu , pour la Victoire: les Elcmcns ennemis dtl Hydre:
.Paraphralè do TcDtum, Au fepciéme Tome , les «quatre pre*
miniers livres de ta Franctade.
■ * Voy. La Groix do Maihë, & lesAoces, au mot PiHaRE Ronsard,
iTom. II ^pig. f Imw-
iSentences^ Gomparaiibns & autres fleurs, extraites des (Euvres
de P. de Ronfard.
Ao Difcours b Charles, Gard, de Lorraine,
Toute mauvaife caufe , avec art bien plaidci,
Mftj plus que le ion droit , fouvau rteommâmlé^
Au même.
* i . Peu d'honntur cft refâ ^
i^imidfarUgirêiÊiSàgMurkp^keJldéffi^
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PIE PIE
Au même.
Jinji Us gros taureaux vo(U iaiourant lu plaine^
Ainfi les gras montons , au dos portent la lame ,
Ai^h mouche à miel ,mfon petit ejiuy >
Travaiile, m fi mort j pont U/rqfit i'mnù,
Aa DUcours à Jean du Ttiier.
Le peuple , qui toiyours ne cejje d 'epier
Les vice» des Seigneurs ,&4etet décrite ,
Et fe plaît en cela , car de la chofe f ïtte
Par les grands hiea ou nud» le peuple ^ la trompette^
Att même.
Car toai Pamir moadain , quelque chofe qu'on [affe^
Jamais ferme n'arrête à la troifume race ;
Ains fuit comme la baie» alors qu'au mois d'EJlc^
Le grain , bien loin du van , parmy L 'aux eji jeté.
Au DiTcours contre Fartuoe.
L'îa^adeaee -nourrît l'hotmeur & les Etats >
L'impudence nourrit les criards Avocats ,
Nourrit les Courtifans , entretient les Gendarmes ;
L'impudence atfourfkai fisst les tmiUam amas ^ .
Dont on fe puijfe mdert mime à celui qui veut
Parvenir à la Cour ^ oà la vertu ne peut
Pour yertu fe montrer , fi l'impudence forte
A Pktâs des grands Seigneurs fur le dos ntla porte^.
En un autre Difcours 3t Odifc Coiligny,
Comme un arbre plante' fur des monts folitaires ,
Battu diver feinent de deux vents tout contraires ^
L'un le Jo^^ji/le defÀjât l'autre de re^ef
Le refoufflt de là, les femlles de fon chef
Volent de tous côtés y qui fuf,yi'r.n terre ondoyé ^
Caché dejfous un roc , le Pajicur s'en ejffme :
Ou comme on voit les bleds efpeffement plaïuù
Branler au mois de May leurs tuyaux eveosés^
Deçà delà pliés fous le vent de \éphirCf
OÙ fous l'AJire moueux : l'un à gauche Us vire.
L'autre lu fot0e à dextre j ^ ffiiiges en o»am ^
]^foi^ésmartiirfi^okij[eiu vuvtaty
}}i PIE PIE
Ou comme un tourbillon) qui , chajfé du tonnerre ^
Premier en Rmofon vient baliser la terre ^
Puis venteux & poudreux s'élance dans fa mer j
Et fait l'un deffus l'autre horriblement armer
LesfiotSi qui maintenant aux Etoiles s'égalent,
Matntettont jufyu*au fonds de farine dévalent , -
Avecques un grand hru'it pejle-mejle fuyans j
Bojfés J voûtés , courbés J écumans & bn^ans ;
L'un fe voûte devant ^ faiare fe'eourhe arrière ^
L'autre roule à côté : vrefqu'en telle nuznUre
S'ébranle notre vie j G' rien n'ejî en ce lieu
Ferme f fmon l'amour que nous portons à Dieu^
Lequel eji plus certain j que n'ejl pas FàlGanee
Des grands Seigneurs mondains , tous pleins de é^OMt»
On ait (jue Jupiter , devant le fcuil de l huis
JDe l'Olympe là haut a fait mettre deux muis ,
Vun tout eùmblé de hiens , l'autre de maux : fa dextre
Verfe le bien au. monde j & le mal la feneflre
Montrant que pour un bien il donne mille maux ^
Et pour un fcul plaifir cinq cens mille travaux.
Mais y ainfi qu'un rocher oppofe au vent fa tête^
Et fes pieds endurcis aux flots de la temple ^
Il faut contre Fortune oppofer la vertu ,
Et plus avoir bon coeur , tant plus on ejî battu.
En une Epître à Charles Cardinal de Lorraine.
C'cfl peu de cas ( Prélat ) de cet honneur mondain^
Qui J plutôt que le vent^ du Jour au lendemain
S'enfttyt^ & longuement ne fcjourne nojire hojle ;
Car un jour nous le donne , & l'autre Jour nous l'qfie,
A la bien-venue d'Anne de Montmorency.
Qff'He doit appeler, pendant qu'il vie iàj
Un homme bienheureux , ni malheureux aufJ7 :
Toutçà bas efl douteux : la feule heure dernière
Parfait notre bonheur , ou bien notre misère*
Tel fleurit aujoutd'hui j qui demain flétrira ;
Tel flétrit aujourd'hui) qui demain fleurira.
La fortune gouverne^ &j en tournant fa roue.
Rit de notre confeit ^ & de nos faits fe Joue,
Rien n'y fert la raifon^ ny la force du catur,
Noblefje , ny parens , riche (fe^ ny faveur ,
Ny même la vertu j ny la philofophie.
Qui s'arme enfin famr : Ja fortune é^e
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PIE PIE
Les humaines raifons j & fans avoir lie
Sa force à nos confeUs , les efcarkoiàUe anpté^
Force qui n'a jamais notre plainte écoutée ^
£tqui dompte un chacun ^ & n'efl jamais dom^t»
Au Poëme du Chat«
Dieu efipar-'Wuti par-tout fe méfie Dieu^
Commencement j la fin & le milieu
De ce qui vitj & dont l'ame efi enclofe
Par-tout , & tient en vi^ueurunue chofsj
Comme notre ame infuje dans nos corps»
Jà dt s long-temps les membres feraient mortS
De ce grand Tout j fi cette ame divi/ie
Ne fi mUoit par toute ia machine ,
Luy donnant vie & force & mouvement \
Car de tout efire elle eft commencement.
Des Elémens & de cette ame infufe
Nousfommes nés : le corps mortel j qui s'ufi
Par tuiit de temps , des Elémens efl fait :
De Dieu vient l'ame ^ & comme il ejl parfait,
L'ame ejl parfaite, in»auekable» immorteUa »
Comme venant ^ume ^etw€ lamelle :
L'ame n'a donc commencement ^ ny bout ,
Car la partie enfuit tonfiours le tout.
Par ia vertu de cette ante mêlée
Tourne le Ciel à la voûte étoilée ,
La mer ondoyé, & la terre produit
Par les fuifonsj herbes , feuilles & fruit :
Je dy la terre, heureufe part du monde,
^f^r^ bénigne, ù gros tetins féconde.
Au large fcin : de-là tous animaux ,
Im empbunis , les efquadrons des eaux :
D^là , £eUeuu, ceux qui ont pour r^peâro.
Ou le rocher, ou le bois folitairey
Vivent &font, & même Us métaux ,
Les diamns, ruHs Orientaux,
, Perles, fapkirs, ont delà leur cjfence ,
Et par telle ame ils ont force & puifjance ,
Qui plus , qui moins , félon qu'ils en font pleins :
.Autant en efi de nous , pauvres humaisu.
Ne vois-tu pas que la fainte Judée^
Sur toute terre ejl plus recommandée ,
Pour apparoijlre en elle des eJhrits ,
Rempâs de Dieu , de Prcfheûe épris f
5i4 P I E PIE
Les régions , i'air & le corps y fervent »
Qm Vûm fùM M m cutps confervtnt ;
Car d'autant plus que bien faia eft le corpi^
L'ame fe montre ^& reluit par dehors.
Or, comme on rait qu'entre les hvnaus naijfent
Jugiars, Devins & Prophètes ^ qiàlaiffitit
Un témoignage à la pojlénté
Qu'ils ont vécu pleins de Divinité i
Et comme on voit naître icy Sifylkt
Par les tnupeaux des femmes wmites :
Ainf. vclt-on Prophètes de nos maux
Et de nos biens , naître des animaux >
Qui te futur par fiants mous prédifent ,
Et les mortd» ti^^nent & advi/aiu
A'inJî le veut ce grand père de tous ,
Qui de fa grâce a toujours foin de aous,
Dt4à fonit r£«oic ét P Augura
MvfugÊU tui^tstttt qui par fon vêlfyitn
De l'avenir le prompt événtment y
tUcvj de Dieu » & Ditu jamms ne ment.
En smt mmfoM €9 èM Dwi iiàtis emoyt
Le coq , la poule ^ & le canard & l'oye ,
Qui vont montrant d'unfgaenonohfcur^
Soie fe baignant j ou chantant le futur.
Herbes & fleurs , & les arbrts qui &eiff«tii»
En nos jardins Prophètes apparoiffent :
Mien ejt l'exemple j & par mcy je leffty :
Enten i'hiftoire > & je te diray vray.
Au Pocmc de la Sauile.
L'homme élevé aux honneurs inutiles
Semble un Colojfe , attetchi it ckaniles j,
ferré de gonds ^ de barres, ft d» tkaoti
Par le vfagc d s'enfle de courroux ,
X Re^réfentant Jupiur^tm Neptune.
Là flasU €i^urt étmme la Commtm»,
D'or e/trickie & d'ea^urpar dehors ;
Mais ^ epiand on voit le dedans du gnmd Cùrpt
H'étre que plâtre & argUle paiflrie,
jiiors chacun eoimoft la moe^fuerii.
Et déformais le Colojj'e p'ipeur y
Pour fa hauteur j ne fait feulement peur
' Qu'au flmple fat j & non â l'homme fage
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F I E
PI E
Le Poème âts Armes
Quiconque a U premier des Enfers déterré
Le fer , était Brinon, iay-mime èiênftmé:
Lh) rricme avo'n ^ et croy-je ^ occis f.-'r. proplft^ft^
Tut fa propre fatur^ tué fa propre mère ;
iMy-même avait, au foir^ à fort hôte étranger ^
Dejjus la table offert fes enfans à manger j
£t ne croyait c]u\iu Ciel Us Dieux euffcnr p'^ffaott^
( Car il n'en croyolt point) de punir fon oticnfe.
Que lesj&chs wrés à km ârou fint kmh
Sur les Jteeles ék fer > fwsu^ Its glands fecoués
Des chcnes nourrijjters , 6* ejuand fa douce feine
PaiJJoit le peuple oîffpar les foras fans peine.
Et quand dans les ndj/eauxj jufquà la rivtfl^»
Les hommes tiroient l'eau dans le creux de leurs maîfU»
Alors on n'attachoit (pour les rendre plus sûrf<)
Des portes aux maifbnsj aux portes des ferrures :
Et lors on n'oyoit point te mot de Tiat é Mien :
Tous vivaient en commun j car tous n'avoient qa'onHen
De ce que l'un vaii/oitj l'autre en avait envie ^ ,
£t tous d'accord paJfQieni heureufement la vie,
Mais fi tofl que le fer par malheur fia trouvé.
Qu'au fond de fes rognons Platon avait cn-^vr
Par tant d'ejpaces d'ans là bas dejfous Ui terre.
Au jour^ avecques luy^ la difcorde & la guerre
Et le meurtre fortit y & fortirent dehors
Ces mots de Tué y Affommc j Çf mille horribles mont-
Le monde alors fut plein de crime & de diffame ,
Le ma/y machina la poifon à fa femme >
L'oncle occit fon neveu j & le frère la fètMr^
Et l'hôte ne fut pas de fon hôte bien feur.
Les peuples effrayés de l'horreur des batailles
Flanquèrent Ivars Gtés de foffe S/demuraHles ;
Car le peuple qui fiu parles bois efpandu ,
De crainte , en un monceau , s'était delà rendu. .
Les plus forts exerçaient juflice par Us armes ,
Le monde rmrerfS n*oyoit que hs alarmes
Tonner de tous cotés j & l'un à l'autre Mars
Tout fanglant forcener au milieu des foldars.
Les Céans ferpens-pu\ fur les Dieux ^erduBfdhftM^
Les Lapithes armés les Centaures occirent :
. Thebe à cent vor:cs vit fc.s deux Princes tués , ^
Et TrçyeàfieuT des champs fes Ptrgames rués.
P lE
PIE
Qui pis ejl j des humains Us races trop cruelles j
N'ont fait tant feulement roidir en alumelles
Le ftrtn long battu ; mtùs du grand Jupiter
Ont ofé par le fer le tonnerre imiter ,
Et imucr fa foudre j en du fer entonnée ^
Sien d'une autre fafon que ne fit Salmonde,
Ils ont fondu premier l'homicide métai^
Souffle d'une Furie au brader infernal j
Que vomit Phlegeton : ils ont mis en la fonte
Le fin , la peur ^ Vharrwr^^ tin & la flame prompte ,
jP/t ;i Jl puanteur : Us ont aprh cherché
Le fouffre cjue Nature avait a part caché
Dans les veines de l'eau : puis le long des mur au les
D'une eftable porchère , ûu dedans les emn^^
D'une grotte retente , ou d'un mont reculé j
Us font allés chercher le falpcjlre gelé ;
Puis poudroyant en un ces drogues éloignées ^
Au penferées mortels ^'fatis peur y les ont coites
D.:ns le Chaos d'un hron-^c , & l'ont fait dégOl^tr
Une balle , qui bruit fi haut au dejhger^
Qui court ^ tofl par l'air, que la terre en chancelle j
Que l'Enfer s'en crevaffe, & prend clarté nouvelle ^
Que la mer en treffaut , & la voûte des deux ^ ^
En craque fanfj fe rompt deffous le pied des. Dieux,
> De quel genre de mon éunt diffie cet hommt j
Qitf premier inventa le fer qui nous confbmme »
Et qui premièrement le Canon pertuifa j
pt fortir de fa gorge un tel foudre avifa f
Et fitf vit y fans pleurer , routr en tant de fortes ^
Parmy l'air , tant de bras & tant de têtes mortes f
Ny la foif de Tantal , ny la rou d'Ixion
Ne fujfirounc là bas à Ja punition \
Ny le vautour ieçat, dont la griffe cruetlf
Pince de Promcthé la poitrine immortelle ,
Par luy y comme jadis y on ne voit plus d'Heôlors ,
D'Achilles y ny d' Ajax y hé Dieu ! car les plus forts
Sont aujourd'hui hachés d'un poltron en cachette j
j4 coups de harquehufe y ou à coups de moufquette.
Au temps qu'on batadloit fans fraude , main à main ^
On eonnoiffoit au fait celuy qui était plein
De peur y ou d'affurance y & ne vouloit-on croire
Que Thcrfite au combat méritât tant de gloire
Qu Achille en méritait ; mais Therfîte aujourd'hui
fift AthUle de loin^ & triomphe de luy*
PourfBoy^
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P I E
P I E
Pourquoyt hommes chétif s , avc^vous tant d'envie ^
A grands cmçw de etmtm^ ^Mamretr votre vu}
y ous moure^i affh^ tojl. Si vous penfeiç^ là bat
Avoir autant qu'icy de plaijtrs & d' ébats ,
V ous êtes bien trompés. Bien que Ironique fille
De Cérès en foit Roy ne » en tud temps la fattàUe
N'y coupe 1(1 maiffon, ny aux coteaux voiftns
Jamais Bacchus n'y fait verdeler fes raifins ^
Héias ! mais à l*entour la ntort pâle y demeure ,
Toi^imrs un peuple grejle autour d'un lac y plâff* >
Ayant la peau brûlée & les cheveux cendreux j
Le vif âge plombé ^ les yeux mornes & creux:
Là vous Jerei punis de VOS fosou méchantes ,
Carlàhas vos emuui ^ay vos Urnes tnmdumtu »
Du jugement d'Eac ne vous pourront garder ^
Ify tant foit peu de Dieu la dextre retarder.
O forame » esluy qui j Hen loin de la guerre»
Cultive en longue pat* ^ujim die fa terre»
Et qui jamais au lit ne fe volt étonrur
D'ouir au point du jour la trompette former ;
Qm ne fiât f«c/ mot c'efl qme Ceargue , Camifade» .
Sentinelle J Diane y Efcarmotichc , Embufcade »
Mais qui J plein de repos j en la grife faifon ,
Attend au coin du feu la mort en fa maifon ,
Afin qu'il ait les yenx dtU des mains de fa fille»
Et qu'il foit mis en terre auprès de fa famille »
Non auprès d'une haye» ou dedans un foffé»
Ayant dtiM «mp de pUmh le corps osttnpvci.
Mais que dy-je^ Brinon f qui n'auroit la mûuir$
Du métal & du fer j jadis mife en lumière f
Et qui ne fe ferait brufquement avifé ^
Enfondata U canon » defavçir pertuyfe.
Et Savoir acéré l'alumelle trente »
Tu ru m'euffes donné ni dague ^ ni épée y
( Car le fer n'eufi ufage ) 6* «e m'euffes j Brinon ,
Donné ny pifiolet j rouet » ny canon.
Toutefois je plains tant du commun le dommage.
Que je voudroy ( croy moy ) que celuy qui l'ufagt
Trouva premier du fer j n'eût jamais été ne.
Et n'avoir eu de dons ; car Dieu n'eût dAourné
Son vif âge de nous ^ & la paix violée
N'eût point abandonné la terre defolée.
Pour r envoler là haut y laiffant le monde iey
S' entrepiller , navrer & tuer fans mercy.
33» P I E PIE
Au quatrième Livre des Odes. Ode x v 1 1.
Pourquoy^ chétif Laboureur ,
TrembleS'tu d'un Emperttw,
Qui dok bientôt j legèrg miÂrt^
Des morts accroître U nombn f
Ne faïs-tu qu'à tout chacun
Le port d'Enfer ejl commun^
Et qu'un» àm» ImpirmU
Aujfitôt là bas dévale y
Di7iis le bateau de Charon ^
Que l'ame d'uti Bûcheron ?
Cokntge^ eoupear de tent :
Ces grands foudres de la guerre^
Non plus que toy j n'iront pas j
Armés d'un pla/lron , là bas j
Comme Us atloient aux batailles :
Leurs ianus it imr ^oc j
Comme à toy vaudra ton foc'
Le bon juge Rhadamantt ^
'Affeuré y nes'épatveattt
Non plus de voir un hamois
Là bas i qu'un levier de bois t
Ou voir une foqucnie ,
Qar'ww robe bien garnie 3
Ou qu'un riche accouflrement
D'un Roy mort pompeufement»
ODE xxTiii. A MelindeS. Gelais.
Toujours ne tempefte enragée
Contre fes bords la mer JÉgée j
£t toufîours l'orage cruel
Des veiîts^ommeun fcuâre^groaie^
■Elochant fa voûte du monde
D'unfouffiemènt continuel.
ly émail enfieurïffent les pleines ;
Maintenant l'Eté boit les veines
D'ide ga:^ouiilante en ruiffeaux»
Nous ai^j Melin ,quinejà
Immortels j mais fragiles hommes^
Suivant cet ordre ^ il ne faut pas
Tàujhurs l'hyver des neiges blanches Que notre ire foie immortelle j
Des pins tt'enfaritte Us kranckt»...
Et du haut Apennin tou/tours
La grefle le dos ne martelUg ■
Ettoiifiours la glace étemeUe
Des fleuves nebHde ie cours.
Toufîours ne durent orgueilleufkt
Les Pyramides fpurcilleufes ;
' Contre la feulx d» tempo ^alHfitutP}
Aufji ne doit l'ire felmae j
Qui de fon fiel nous empoifonne^
Durer toufîours dedans un cceur.
Rien fous le Citi ferme ne ém s
Telles lo'ix la fage Nature
Arrêta en ce monde j alors
Que Pyrrhe efpandou fur la terre
Nos Ayeux > connus d*une pierre
S'amoUffant en nouveaux corps.
Maintenant une trijle pluye^
D'un mr Uamoyeutt nous enttuye i
MuiMientmt les Afau JuuMMm
Éa/atifeuu fkgemtnt €OHtre elle
■La raifon par jujle compas.
N'as-tu point vu aux vers d'Homère,
Lorfque plus turdoÊtt Éolèro
Achilla, enfloit contre fon Bjoy»
Que P allas i la fage guerrière ^
Xuy appant les cheveux derrière ,
■Tout grommelant, Vartita coy f
fa dague il avoit tirée ,
Pour tuer l'héritier d'Atrée j
Tant If courroux l'aiguiilonnoit ,
Sans elle ,qui, dans fon navire y
L* envoya digérer fon ire ,
Dont tout le fiel lui bouiilonnoit»
■ Combien de fois ce Péléide
Aefefa les prions tTAtride
Pour appointer? combien cncor
De prifonntères Lesbiennes j
Et de Cités Mycéniennes ,
Mi umHÊttdâ'diwaas & ^orf
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P I E
Tandis Hulor armoit la rage ,
L'iawff, & k Troyen orage
Càtttre les Grecs , & d'une pare
D*un grand caillou frcijfa la porte ;
De i' autre part^ du fçu qu'il porte
JHfia U foudn en leur rempart.
De quelque côte' qu'il fe tourne ^
Bellone autour de lui ft'journe ^
FoijoMt couler Xaatc tout roux
Du fang de* Grées ,qiù par la plaiM
Enduroienc y Innoccns , la peine
De ce dommageable courroux.
O monde heureux ! fi Prométhée
D'argile en fet doigts retitée »
Le cxur ne nous avoU formé ,
Le trempant en l'eau Stjfgieaae
Et «n la rage Lyiienne
jyun emel ûon affamé.
Certainement la vierge Afirée
N*eât point quitté notre contrée^
Et lesjoudres tomies du Gel
N'eujfent accable' les montagnes ;
Toufiours fnfffnt par !fs campagnes
Gliffcs les doux ruijjcaux de miel.
Le cheval s m milieu des guerres «
TTeât point ronflé y ny les tonnerres
Des canons n'eujfent point fonné^
l^y fur Us bornes des provinces
le choc armé de deux grands Prmees
JV'râf point le Pafleur étonné.
Oa n'eût point emmuré les villes.
Pour crainte des guerres civilejs ,
Xfy des étranges légions ,
J^y le couirc de Pharfalle
Jf'eâe heurté tant d'os d'Italie j
ify tant de vmdà morions.
L'ire caufe que les batailles
Jufquau fond rafent les murailles
De maint Palais audacieux ,
£t que les buiffoM ^ les herbe*
S'égmeru fur Us tours fuperbes
Qui Jouloient voifintr les CieuM,
. L'ire caufe des tragédies
ùtvwtddànmmhâgêtt
PIE 1î?
Des JRoff j treml^aas Jqus le d^uiger ,
Mt que les exéerailes mires
Prefentem les fils à leur* pères
Sur la table pour les rjianger.
L'ire j qui trouble le cour^nge »
Ne diffère -ptHnt de krage
Des vieux Caretes forcenés >
Ny des chajirer de Dyndintène j
Quand , en hunant j eiU les mène
Au Jon du huis efpoinfonnéf, ,
L'Ire j qui les hommes ma/tî^^
Changeant la raifo/t en manie ,
Rien qu'un remors ne Jait fentir ,
Btptfurtout fruit ne nous sparts ^
* Apres que fan ardeur efi mt^tC »
Sinon un trijle repentir.
Las ! ce moriflre^ ce monfire d'ire
Contré toysi^fcrfa d'écrire.
Et m' élança tout irrité .
Quand d'un vers cnficllé d'Iambes
yomijfoy les aigres flambe^
De mon courage dépité.
Pource qu'à tort on me fit croire.
Qu'en fraudant le prix de ma gloire,
Tn arois mal parlé de moy ,
Et que J d'une longue rifee ,
Mon œuvre y par toy méprifée,
- JVe frvit que de farce au Roy,
Mais ore , Metm, fus tu nies ,
En tant d'honnêtes comp^rgnies,
N'avoir médit de mon labeur.
Et quêta bouche le confeffe.
Devant moy-mime je délakffè
Ce dépit y qui m'ardoit le cœur.
Chatouillévrayment d'un grand aijij
r advoèrmorudutolttUtM^
Qui me ctt^tmois^ &dsiMHr
Crever ceux qui, par une envie.
Troublant le repos de ma vie,
~ SanÙMM^ mv fimpleffk dmûnitàlr»
Dreffant k notre amitié neuwe
- Z^n autel ^ i'at refît le fleuve y
Qui des parjures n'a puié ,
'■ ' ^ l^ouhfy, ny le ternes mime.
y Vf
J40 P I * P i E
Ny la rancucur, ny la mort llème , Et nOmmohn h France peint
Ne dénoueront notre amitié. De l'un fcs amus, & tncore
Carj d'une amour diffimulce , De l'autre la vermeille Aurore
Ma fay ne fera point voilée j Emprunte le fard de/on teint,
I>e fiue.nfages artifan , Bien qut fm des fib é€ Joc^e ,
Croyant ftulement que tu n'ufes^ La nuit , fous le portail (tAdr^t
Vers tes amis , du doubles rufes ' ' Et Tydé ^ enflés de courroux,
Dontfedesuifeuncourtifan. D' une main horriblement dure ,
Ne penfe donc qui U temps hrife Poarnnpeûtéeeaitverture ,
Vaccord de tuttm foy promifcj Se fuffent martelés de coups.
Bien qu'en courroux l'ai-je parfcùt ^ Toutefois après ces alarmes j
Souvent une mauvaife caufe \ -: ' Amis jurés prindrent les armes ^
Contraire à fiindtàrt , eaufi . •> Et ^un ponr l'autre s'employa , •
Secrètement un bon effet. Quand devant Thèbcs le Prophète ,
Les lii natffent étherbes puantes, Fif englouty dans fa charrette ,
Les rofes d'épineufes plantes , Tout armé, Phtm effroya,
'-t '. -, ...^ ■ ■
Au premiec Livre des Amours.
• ^ , V ' Vivant qu'Amour j du chaos ocieux j
, Ouvrît le fein, qui couvoit la lumière,
' ' Avec la terre , avec l'onde première , .
Sans art a fhu forme éttùentitwMitJe$ Geiix,
' .... AinfTmon tout erro'u fédltleux ^ ' ^ '
Dans le giron de ma lourde matiért%'
Sans are , fans forme j & fans fgiat entière ,
Alors qu'Amour le P^ffa de /fiJ^Wf^^i;.,: * >
' i^^ffù feul rendît mon ejjence parfaite ;
, Il nu (tonna m vte tr teponftnr»
li anima mes penfers de fa flame j , . ^ ^
Et de fon branle en ordre fit mouvoir
fuivis du globe de mon amc ,
-ni \ r, V ' Gommentaire de Muripp^^';'
tes Poètes , comme Orphée , Hcfiocie , Ovide & antres , dlfent que , devant
que le le Ciel, le feu , l'air » 1'^ & la terre fa&nt faits , les femences & le9
formes, de toutes ces chofes-U ^ienK mèlén'Be confondit en nne lonide ,
obloue , pefante 6c immobile maflè, qu'ils nomment Chaos» De cette madè,
aînfi que dit Orphée , Amouf fortit le premier , lequel par après fépara le?
r tues- du Chaos ^ aûjçnant à chacune d'icelles fon lieu propre, & donnant
chacun fa fonne ; aiafi dit nooe Anteor qne fim efpcit écoir momç 8c
afToupi dan» Iba cont, fans ferme & laoïivainent aucun, auparavant
^a'iliutaiiioiiieax^ 4e ^ ce fa^Ânaoïir pnniier dém&la cette coofiifioa.
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PIE " PIE }4i
9e qui lui donna vie & moavemenr. Ce qa*il dît îcî de TAmoar , ^uant i la
réparation des parties du Chaos , il le dit , en un antre lict , de la Paix , parce
que Amour y Paix & Amitié fcpremienc quelquefois l'un pour l'autre j d'oè
eft que C^re Théodoce» en un iWogne Grec , nommé rAmicii binnie , die.
de 1 Aminé cela mime que noui dîfom ici de l' Amour. Du Chaos ] Chaos »*
en Grec , fîgnifîe confiiuoiii Oàeaxi U prend Ocieaz pour ce qne les Latins
difent/rttfrj. Ovide,
iViec quicq^uam , ntji pondus incrSj congejlaqut ebdem^
Non benè fanaarum difiordiafimioa renm»
• Qtâ coawntla latmère. ] Qui œnoitla lomiète encblcw Autfimm umt. ] Ceft-
il-dire , toutes les parties de mon efpm étmenc milées & confondues. Jkuu
U giron de ma lourde matière. ] Dans mon corps.
Et de fôn hranU en ordre fit mouvoir
Les pas fuivis du globe de mon ame. ]
C'eft-i-diie, & doima le premier mouvement à mon ame. On pburroic ici
^^oter fi t'ame a mouvement, ou non > & , fi elle en a , quel il eft y car Platon
rient que l'ame e(l principe de mouvement , & qu'elle-mcme eft un mouve-
ment perpétuel. Anftote confefiè bien qu'aux chofes animccs elle eft principe
de mouvement, mais qife toiuefbb elle ne fe meut aucunement de foi»
snîme , uns feulement par accident , & avec le corps , comme le namonniet
avec le navire. Qiwlques hommes de favoir s'efforcent les accorder , difant
le mot de mouvement fe prendre autrement en l'un , & autrement en l'autre.
Le globe de fon ame. ] Parce que, combien que l ame étant incorporelle , ne
peut avoir figure ne ronde , ne qoaxrée, ni antres , fi eft-ce qu'elle a affinité
avec le rond \ car le mouvement du rond fe retourne en foi-mcme , fî fait
auûi le mouvement de lame , fi mouvement le faut appeler. Pour cncendrô
ceci , confidcrons que 1 œil voit bien toute autre chofe , mais il ne peut pas
VoirToi-mème \ parainfi fou mouvement» c'eft-à-dire, fon aâion ne retourne
pas en foi , ains s'étend feulement aux autres chofes. Mais l'ame, non-feule-
mentpeut entendre la narure des autres chofes , ains aulli fa nature même,
qiueftttn^tid argument pour riramortalité. Dé'U eft-cc que S. Denis , au
Çremier Livre des noms divins , dit le mouvement de Tame être ctrculier.
forre Auteut dit , Les pas Juyvlsl Pourçe qu'au mouvement du rond , toutes
les parties s'entiefuivcnt ^ comme très-bien démontre Ariftote , au Livre des
Qiieftions méchaniques , qui, i cette cauiê» dit le cercle être principe des
jnerveilles:
Ctfie beauté j de mes yeux adorée ^
5 Qui me fiiit vivre entre mille rre'pas j
CoupioU mes cAie/is & pourjuivoit mes fos j
Âlnfi quAdon Cyprinê ia dorée.
Quand uni rome^envain énamourée^
Aii\fi. qw mcy , dn yermèil dtfe* iras ^
541 P I £ PIE
En les kûjknt, tay entier à ktt
Une liquew de pourpre colorée.
* La terre adonc , qui tfoigneufe , re^ut
Ce Jang divin j fertilement connut ,
Pareille au fang , une rouge fleurette^
Et toût aia/î que d'Hélène naquit
La fieur qui d'elle un beau Jurnom acquit ,
Du mm Cajfandre > eUet ettt nom Cajfandretu, '
Cefie beauté. ] Il caconce comment aiiifi qa'U alloic cbaflèr un cerf, fa Dame »
qui le fuivoic , fuc piquée d'une iooc^9 9c que 4a fang qui fi>rac (ondaiii»-
mcnt de foti bras , fuf foudainement engendrée une fleur , qui eut nom
CaiTandrecce. Ainji quAdon.'^Torxt aioll que Venus fuivoit Adonis allant
à Ift chaflè. Ainfi qu'Aém, ] 11 a die Adon pour Adonis , par fyncope.
Çyprme] Véoiis. la dorée] h bette. Ainfi TappeUcMit lei Gïeci jpptj, ott
mtMicf^-
Mimnerme,
Homère,
Virgile ,
Jupiter hic peucis : at non Fenus aitreaeoiier*
Pauca referc. ......
Quand une ronce envain énamourée.] Ainfi Théocrite die que le fanglier , pat
ÎBÎ AdomsfatnuHrteUemeot blefle, étoic «moufeux de la bttuite d'icend.
^ne liqueur. 1 U ne veut pas dire bonnemenc que ce fût fane , mais une ti-
queur refïenÏDlanre à fang, ou à tour le moins un fr.ng céleîte & divin , tel
Îiue Homère ie du coulât des Dieux , ioclqu'ils font bleiïcs. Tel que fuc le
ang de Viaas, bleflee par Diomedes. £e tout ainfi qu'Hiteiie. 1 Pline dit que
la fleur , nommée par les Latins Innula naquit des larmes d Hélène , d'où
eft que les Qcecs l'appelleac Uelenium, Aiuiî dk-oo que le Lys oaquic du laie
de Jonon.
PIERRE SALA, Ecuycr, a traduit de rime Romande , en
en rime Françoife, le Roman de TrifUa U Ja belle Roine
Yfeulte».
^ J'ai vtt ttQ très-ample èc très-ancien Manufcrit , en vélin , du Roman de
TnAan , non pas en rime Romande » mais en vieille profe Françoife , à la fin
duquel il étoit dit qu'i/ avoir ététranjlaté de Latin par le noble ChevûBer d*jit^
gleterre Luces , Seigneur du Chattl de Granr près Salehihcs ; 8r comme ce
yoliune , outre les ùxa de JùSuaôc de l^nceioc, concenoir encore ÏHifioirê
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f
PIE P I E 345
iâ S. Craal , un autre Tranflateur dit y avoir cravaillc , par ordre du Roî
Henxi d Angleterre , &: y avoir employé cinq 4ns après MeHire Luces> ajou-
einc qoe Mtùre {^mtitr Mappe était , je me fen de 6$ termes , /« proprt
Auteur de Lanctlot. Mais je crains que ceci ne foie pas autremciit exaft,
parce qu'il y eft enfuue parle de Roberc Borroti , fans ipt ciRcr quelle part il
aeueà ces Ouvrages, & que Gautier Mappe n'ait été que i laiiudcur Ânglois
du Roman Ladn , c*eft4<diie , Italien de Lancelor. — Voyez , touchant ce
K08BRT BoRRON &: Gautier Matpe , le mot Lancelot, à la fin de U
lettre L , Tom. iV, pag. 646. Quant à Pierre Sala , fa prétendue Traduékioii,
ici meocionnce ,eft , non pas en rime Françoife , niais en profe , & n'a jamail
imprimée. Le Manufcrit que j'en ai vu e(l divifé en vingt-cinq Chapitres ,
^ ne conrienr q t fSetiilkcs , donc le premier confifte en ce Pcologue dv
tingt-dcttx veri :
Voor oliâr; Sin, m conuBiodcacitt
Qu'il vom a pin ne faire , «i MttmtM
DcJas mon nez afTïfcs mes lunettes ,
Pour déchiffrer lettres, que n'ai to nettcf »
On vkU Trifiao , qu'il vous plue me baiHuy'
Qui m*n (bnvMK Je nnii bien fim beiUet^
Car tes lettres en (Soient tfFacécs,
£t les marges du parcbemin calTées >
Ce aooobfUnc , j'ai tant faic« trait à uaif,
Qne VMi en ni ce Livre ici cstnic.
Qui eommeuce t Omme le beau Triilia»-
* Etatit un jour , en un granJ triftc ahan ,
Sculet aux champs , penfant comme forcooe '
lie mvcilloic, fi f«i(ôit>il fort une.
De ce pcnferviot première nailTancet
Que Lancelot eut >!e lui connoilTaooe »
Comment orrez ci-aprcs raconter ,
Quand vous plaira , Sire , de l'éfiOM«r|'
£t néanmoiot que ce Toit Ecrh Tatn,
U vous plaira d'cxculcr iT^rivain ,
Voue Sala , très humble eu votre chambre.
Qui vous fcquictc que de lui vous temembic»
Cet Ecrie n*ell que la premiixe Parne du Roman,' 8c ne fait^as la quaniitne*
Partie du gros volume que )*ai ci-deffus dit avoir vu. Sala n y prend point le
nom de Pierre j ni auxre nom de baptême ; il ne s'y qur^Ufic pas non plus
Ecttyer^ mais Ecrivain Je la Chambre du Roit que je croii ctic Ciiaiies Vill ,
ou Louis XII , par ordre daqael il £ûfoic une nouvelle copie de ce Roman ,
d'après une ancienne, ufée de vieilleffe, comme il le donne \ cnrcnLlrc,
mal conditionnée. Voyez La Croix ou Maina» «a mot j*An Maugin»
Tom. 1 , p. 54j^ ( M. Mommoyb ).
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^44 P I E PIE
PIERRE SALIÂT \ a trâdait les neuf livies de THidoife
de Hérodote d*Ha1icariiaflê> Prince & premier des Hifloriogra-
phes Grecs , intitulés du nom des Mufes \ avec un Recueil de
George Getnift , die Plethon , des chofes advenues depuis la
journée de Mantinée ; imprimés à Paris , in-fol, par Edienne
Groulleau , & in-iè. par Claude Micard, 1575. Il avoit traduit
auflî auparavant d'une Déclam arion Latine , TEntrée de Jeunefîe
en la maifon d'fîonneur, déclamation , contenant la manière de
bien inllruire les cnflins dès leur commencement j imprimée à
Paris, in-8". par bimon de Colinez , & à Lyon , in-iG, par
Olivier Arnoullet , 1538. L'Oraifqn que fit Crifpe Salufte,
contre M. Tulles Ciceron,&rOrailon dudit Ciceron, reponbve
à celle de Saluile ^ avec deux autres Otairpas dudic Salufte à
Jules CxÙLT, afin de redreflèr la République Romaine, tradiû*
tes par Pierre Saliat ] imprimées à Paris , par Simon de
Colinez, 1^37. Un Opufcule d*Ariftote, du monde ; autre
Qpufcule de Philon» Juif, du monde , & le Songe de Scipion,
de Ciceron : le tout traduit en François par ledit Saliat , & im-
primé à Lyon, m-4'*. par Pierre deTouis, 1^3*
^Voj. La Croix pu Maxne , & les notçs , fur cet Acdde, Tom. II»
PIERRE SANTERRE , Poitevin , a mis en mufique les
cent Cinquante Pfalmes dç David, imprimés à Poitiers, par Ni*
colas Logerois j I 567.
^ PIERRE SAVONNE dit TALON, , natif d'Avignon , a
écrit TArithmétique en laquelle font contenues plufieurs Règles
briàves & fubtiles , pour les trafiques de plufieurs pays; av^Ia
différence des poids , aunages & monnoies de chacun de/Hits
lieux , alliage des métaux ncceflàires pour tous Maîtres de
monnoie , Orfèvres & Changeurs j avec le fait & maniement
des changes & banques qui fe font journellement à Lyon & par
les places accoutumées, comme Flandres, Angleterre, Efpagne,
Italie 6c aut^res lieux ^ im|;rimçe à Paris , 1/2-4°. par Nicolas du
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PIE P I E 34;
Cbemin, t^6^. Inftnidion & manière de tenir Livres de raifon
ots de comptes par parties doubles; avec le moyen de drclfer
carnet, pour le virement & rencontre des parties , qui Te font
aux foires ès paiemens de Lyon & autres lieux; impriniee a
Paris, rn-40. pour Chriftophle Plantin d'Anvers, i<,Cj. Inftruc-
tion & manière de trouver le compte du toifage de Lyon, pour
fervir k tous maîtres Maflbns , Toifcurs & autres qui font bâtir
maifons & autres édifices à l'ufagc de ladite toile ,^ qui eft de
fcpt pieds & demi , 6l vaut en hauteur & largeur, c*clt-à-dire,
longueur, cinquante. fix pieds trois pouces , qu'on dit toile
rante : Je pied de douze pouces & le pouce de douze Iigoes,^& eft
ladite Inftruaion départie en dix tables ; imprimée l Lyon , in-fol.
par Jean de Tournes. Inftruaion de l'Ordre Militaire , traitant
de bataillons carrés d'hommes; Lyon , de l'Imprimerie
de Thibaud Ancelin, 1583. Second Livre de Tlnftruûion de
POrdre Militaire , traitant de bataillons carrés de terrem , pnfe
fur le calcul qu'il a fiiit des compagnies de foldats que les Capi-
taines mènent en guerre» pour les Élire marcher par ordre;
commençant à cent hommes , deux cens hommes , contmuanc
de cent hommes en cent hommes , jufques au nombre de Hx
mille j premièrement de trois hommes pour rang, cinq, fept,
neuf & onze, félon le nombre de loldars, pour puis après les
mettre en bataille carrée de tcrrcin, en coupant les rângs en
autant de parties que befoin fera, &c. imprimé de même. •
PIERRE SOR£L% Chartraîn, a écritPoëûes, imprimées à
Paris , f»:4*** par Gabriel Biion » 1 5 éé. •
♦ Voy. lA Cmoxx du. JUmsïï, m mîme, Article, Tem II , {Mg. }
PIERRE DE SURE, Lyonnois,Cclcftiti du Convent d'A-
vignon , a é»it le Voyage fpîrituel du Pèlerin de Sainte Mère
•r%life Romaiâe , faint Pierre de Luxembourg , jadis illuitril-
iime Cardinal , avec fa vie ; imprimé ea Avignon , i«-8**. par
Imberc Parmentier, i
v PIÇRRE S ^lDodeur en .ThicJogle^, a écrit la
BiBJLioT. Frah. Toot. K Du Verd, Tom. m. X x
34^ T I E
P I E
Manière de fliire Te(lâment très-fâîutaîre , imprîmée à Pany,
m-8°. par Regnaud Chaudière, fans cUcc. Voyez fes (Euvrcs
Latines en la 13ibiiuclièque de Gefner.
'J'ai dit fur B.iillet , pag 4:^^ du Tom. , nue le nom Frinçoi"; fie
Petruj Sutor ccait Pierre le Sueur*; mais j'ai ccc depuis amdpftc M. l'Abbé
ie Clerc , qvie> daiis le pcivilège donaé Tan 1 5 f4 pour Timpreffion du pede
Livre de Petrus Sutor, de Poceftau Ecclejîét in acculas, l'Auteur eft nommé
Maître Pierre Cûuflurler, Docleur en Théologie , & Prieur delà Chartreufedt
Notre-Dame du Parc , au Comté du Maint* Ea bon Ladn cependant Sttior
a'eft pM un. GmufUr, ou , fitivaite le moc d'ufiigr» m Tamur^ voaùA in»
Cméoiuikr, (M.ss i;aMokmotb).
4r Ce mc*ine Âateai « îûx. quelques Ecrit» Pbli£mî(]iw« cootte EsiTme Sc
IftcqtMs b Fèvce. U raourot le i& iuut ij.
PIERJRE TOLET , Médecm, habitant à Lyon » a. écrier
Paradoxe de la faculté du Vinaigre, contrer les-Ecrits des moder-
nes ^ où pluHeurs chofes fbnc démontrées non éloignées de lj(
vérité ; imprimé à Lyon, in-V^. par Jea» de Tournes , 1 549^
il a- traduit audi en François la Chirurgie de Paulus ^gineca ,
Auteur Grec, qui efl le fixiéme Livre de fes (Euvres ; avec un^
Opufcule deGalien , des tumctîrs outre le courtîmier de narure:
plus urv autre Opu feule dudit Galicn , ào. la nmaiere de curer,
par 'ab(lraâion de , & par rungfues , rcvulllon , cornettes-
& fcarifîcation : le tout imprimé à Lyon, par Efliennc Dolec,
T'540. à Paris, par Charles l'Angelier, & encore à Lyon, par
Jean de iournes, 1^52. Traite de l'adirufable verm »k accom-
nliflèment des facultés y pour la fanté & çonfervation du corps
numaiii-, de la radnc nouTdle de llnde-de Mechtoacan , pro*
premene nonimée Rhaîndice ; écrit premiéreinenc en Latiir par
Marcel Donat^. MédeciiiMantiian ^ imprimé à Lyon par
Michel Jove, 1571 \.
^ Vof»LA.C»oiz:svMAi]ir, 8e:let notes*,. ^ mlnftt- Article^ Tom. Il»
PIERRE TREDEHAKy Angevin, a tradbtc en- nme
çi»l(^».Théagesv ou de la Sapience« Dialogue de Platon ; impri*'
mé à Lyoa V m-^^* parr CJiacléB^PelbDt , i ^ les q^uatre
Digitizod by GoOglc
P I Ë P I E 547
premiers Livres de PEnéide de Virgile , mis en vers Héroïques
François ; imprimes à Genève, in 8^. par Abel Rivery, i 574.
Les Bucoliques tk Ccorgiqucs de Virgile , traduites en vers
François, avec la Vie du Poëte , &:c. imprimées à Genève , Latin*
François, m-8*. par Baptifte Pignereul , i «jSo *.
' * Voy. La Croix do Maine, Se les notes, au root PitaRE T&edghah,'
Tom. II a pag. I je, & UBibUodi. Fsm^aife M M. TAbbé Goujet, Tom, Y>
PIERRE TRUEUX , Berruicr , a traduit de Latin , la Fleur
des Aphoritmes d'Hippocratea , éf. Commentaires d» Galîen^
imprimée à Paris , m<« t ^. par Jean -Ruelle , 1 5 6 4.
PIERRE TURREL, Philofophe & Aftrologue, Redeur des
Ecoles de Dijon , a écrit en François, le Période, c*efl:-à-dire,
la fin du monde; contenant la difpofirion des chofes tsrreftres
parla vcrcu «ik influence des corps célelles ; imprime à Lyon,
1 5 3 1 . Fatale PrevilTon par les Adres & difpoGtion d*icelle , fu^
fa Région de Jupiter, matntenanc appelée' Bourgogne , pour
Pan -I y & pour plufieurs uioées fubi^quences ; imprimée à
Lyon *•
^Vàf* La Caoïx i>V M^jnb , Ôc \ps noces , tn mèmç AmcW, Tom. II ,
Mg. «17 Hefaiv.
PIERRE CLEREAU. Chanfons fpintueUes à quatre par-
ties , par Pierre Clerean, Nicolas du Chemin.
PIERRE ViiRNEY, Doaeur en Médecine, de Semur en
Auxois , a traduit de Latin, les Préfages du Divin Hippocrates,
Auteur Grec , divifés en trois parties ; avec la proteftatiort
& ferment que ledit Hippocrates faifoic faire à Tes difciples; im-
primes à Lyon , in-H°. paf Pierre de Sainte Lucie, 1539. &par
Eftienne Dolet , I ^42.
PIERRE VIDAL , Tholofain , a recueilli , & d'Italien fait
Brançoifes , les principales Lettres des fept Livres de Méfier
Ciodiu 'i oiomei| Gçnt^Uxoinmç Siepois^çoni^iiaac maints beaux
Xsij
548 PIE PJE
difcours tous pleins d'efprit, de douceur 8e de ëo^tine j fmpri-
mées à Paris, par GiHcsRobinoc, 1 572-
PIERRE VIEL *, Do(5leur en Théologie , de la Faculté de
Paris , a écrit Traité du mal , qui par la Smionic advient en U
Chrétienté & contient vingt-trois chapitres , ou amplement
^ifco^iru de tout ce qiii concerne la Simonie; imprime à Paris,
in 8". par Nicolas Chcfneau , 1576. Il a traduit auffi l'Hiftoire
du Schifme , blarphêmes, erreurs, facriléges, homicides, tnwC-
%es' autres impiétés des Donatians } écrite premiièremeoc e»
jifiiafiR ,'pftr Opcat;; EvèqiieMilevitain , çpVirbfirandiiSeil^neaiP
380 , impriimie à- Pans^ «a-'S^. pan^FederJe MDieK^ x^f4*
£i|ccchirme ^ ou InOxudtipn Chré^iennn^ , par IVl Pierf«' Vjel,.
lX>âeur en ïhéologie -, imprimé à Paris » m- 8°. chez Jean Dal»
lier, 1^%. Il a traduit de Latin, les Vies de'plufieurs Saints,
contenues p^rmi les trois Tomes de VHiftoîre de la vie, & more
ii^ce'iut» impcimées à Ffiis ^ ût-fiL pajr.Kiçoîas Çhefiieau»
. * Il . QQtta^ daiif k Société 4" Collège 4tt l^vm-, eh tf^o.,, 7 fiirreçit
Docteur en 1 5 4-', & mourut en 1 5 îJz. C'eft tout ce que rtous apprend Launoy
( JiiJi.^CoU. I^àv.Dàg. 75 j ) de là vie de Pierre Viel. Il l'appelle Thcoiogus
^tirnust virdUiJ^mà paupereatis,.
PIERRE DE * VILLARS, premièrement Evéqire de Mire-
poix , maintenant Archevêque de Vienne, a fait un hrefRecueiï
do UDbdrine Chrétienne, & Catéchifine extraie d*autrcs fem-
blables, principalement d«cekii de Rome, & traduit en Fraiw-
^ois,poi] réti;e eofèign é parl^ Curés & Mtltret d' EcoMu Diocèfè
d£yienne,aiixenfap$ ^ulfiiiit jfoiis leur çliarge ; imprimé ÏLyon^.
par MiphelJove , 157^. ïnfittiitia .P^rochorum qtue mo^
^OLcitumque mSacramcnt^^ admiaifirimdisi aliisqiu rébus Jpiri-
tual'tbus traâandis obfcrvanduni eornpUcIûuTf à Peera dt f^illars
jifcliiepij'copo f^iemtnfi con/aigta^ Lugduni^ '""^y** excud» Ja^
Qobus Rouffinus, icnS.*,
'S'' ■.' wlj , » ..»'p <- ; '•
♦ Pljcrfe dè Vîllah naqiiit i'Lvdn', le ) N%s * 54J« M n'avoir pas encore
Schev^ fon cours fie Thcologie , lorrqu'il fut nommi-, en- » J7< , ^ l'Evcdi*
de; Mico^iis , . vacant ^ar U ^déoùâion jk. ioa. oode,,^^ fe nommage aulU -
i ' • '
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P.I£ PIE 3(49
■ PUrrt de Filiars j 6c <\m fut fait Archevêque de Vienne. Cec Archevêché
fut encore cédé , vers 1584, pir ^on oncle , à Pierre de ViUars , donr il efl: ici
2ucftion, 6c il mourut le iJi Aoac 1613 , fclon Ion Epitaphe , rapportée .par
aunoy , éam foa Hifioire du Collège de Navarre , 8c par les Frères Satnce>
Marche ( Gûll. Chrljl. Tom. 1 , pag. 814.) On a pris 1 oncle pour le neveu ,
<]^uan4 on a placé l'a more en 1591. Les Écrivains de fon temps ont loué (bl
pieté &: fon lavoir. Ourre fes Ouvrages , cires par du Verdier , il publia , en
1 59<> , à Lyon , quelques Traites fur la Simonie , fur la résidence des Bcnc-
ficiers Eccléfiaftiques , les fondations , les célébrations de mariage , les
devoirs d'un Médecin, les blafphcmes , &c.^ On en parle comme d'un Pcé<
dicateur célèbre , mùs fes Semons n'ont point été imprimés»
<
^ PiiiRRE VIREX*, d'Orbes, en Savoie, Mniftrc à Genève,
puis à Lyon, en l'an t^^z, a ccricdela vraie & Faufîè Religion,
Touchant les vœirx & les fcmicns li<:itcs & iUiciccs ; & notant-
menc coutliaru les vœux de perpétuelle continence, & les vœux
d'anachôme & d'exécration 6l ks facrifices d'horties humaines,
^fcide fexcommtinicitioft en toutes Religions; imprimé kGt*
nève , ÎM-B^ par Jeai» River y , i ^60. Iivfhriiâîon Cfarétienne
en U Doâriive de fa Loi & de l'£iangile^& en l'a vraie PhtloB-
fophif de Théologie , tant naturelles que fiipematordles de»
Chrétiens; & en la contemplation du temple des images &
oeuvres de la Providence de Diea ,en tout Tonivers; &en l'Hif^
toiie de I a. création & châte & réparation du genre humain i
le toticdtvîféen trois voîumes , imprimé à Genève, in-fol. par
Jean Rivery, i$<>4. Des Clefs de TEglife , & de PAdminif^
tration de !i parole de Dieu &: èc, Sacremens , félon l'urage*
de l'Er^lifc, imprimé à Genève , par /ean Riverv, 156^4.
ExpofKicm familière , faite par Dialogues , fur le Symbole des'
Apôtres , coiitenafit les articles de la For, & de la Religiorr
Chrétienne ; imprimée à Genève ^ il 43. Difputations Chré-'
tiennes en manière de devis, divifées par Dialogues: le premier
intitule l'Alchimie du Purgatoire; le fécond l'Office des Morts :'
troifiéme, Anniver(àires: quatrième, PAdoleftencedelaMeflè;:
ebqniémey les Enfers : fiiâéme,Ie IU<|uift<cant m pace dir Ptir-^
gatoire; imprimées à Genève , iji^S^. par Jean Girard , i ^44:.
Seconde. & croifiéme parties des Difputacîons Clire»eanes';»
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jjo PIE PIE
Imprimées de m^me. Dialogues du Délbrdre qui eft à prâent
au monde , & des caufès d'icelui , & du moyen pour y remédier;
defquels Tordre & le titre e(l , ^e Monde a ]*£mpire; le Monde
.difforme ; la Mécamorphofe ; la Réformacion ; imprimés à Ge*
nève> M 45. Petit Traité de Tufage de la Salutation
Angélique. & de l'origHie des Chappcîets; imprimé à Genève,
in-iC. Vin I •)4'5. De la vertu & ufage du Miniflére de îa parole
de Dieu & des Sacremens dépendans d'icelle \ & des différends
qui font en la Chrétienté à caufe d'icelle ; imprimé à Genève,
fn-8''. l'an 1548. De la fource & de la différence & convenance
de la vieille & nouvelle Idolâtrie, & des vraies & fauffes Images
& Reliques, & du feul & vrai Médiateur; imprime ci Genève,
par Jean Girard , iSS%' Sommaire des principaux points de U
Religion Chrétienne & des abus & erreurs contraires à iceux ;
imprimé à Laufanne, fji-i£. par Jean Rîvery , Trois
Livres des principaux points qui iônt aujourd*but en différend »
touchant la fainte Cene de Jçfus-Chrift & la Mefle ; & de la
Ré/blutioQ d'ioeux ; imprimés à Lyon , par Claude Sen*
necon, i$^5« L'Intérim, fait par Dialogues: le premier intitulé
les Monnoyeurs: le fécond , les Transformateurs: letroifiéme»
les Libertins : quatrième, les Perfccuteurs: cinquième « les Edits;
(ixiéme , les Modérés ; imprimé à Lyon , par Claude
Senneton , M ^5. Réponfc aux Queftions propofécs par Jean
Ropitel , Minime, aux Minières de TEglife réformée ; avec les
autres Qucitions propofces à lui & à lès compagnons , fuivane
la teneur des ficnnes ; imprimée à Lyon, m- 8°. par Claude
Senneton , i^^V Inflitution des Heures Canoniques & des
temps déterminés aux Prières des Chréiiens, imprimée a Lyon,
w-S®. par Jean Saugrain , 15^4. De ia Providence Divjne, cou-
chant tous les états du monde, & cous les biens & les maux qui
' y peuvent advenir & adviennenc ordinairement par la volonté
de Dieu » Dialogues quatorze \ imprimé à Lyon , m-8<*. par
Claude Senneton , 15^5* De l'Autorité & perfection de la
Poârine des iaintes Rcriturea^ d( da M>DÎft^ d'icçlfe^ U dfi
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PIE P I U j/i
mis & faux Paileurs ^ ÎRiprimé à Lyoa , ui-S*. par Claude
Senneton, i^C^,
* V07. La Croix wi Maimb » & les tfocea > >n noc PifRus Vimn
Tom. II , pa^. 5 54 & 115. Du Vetdier a omif ife mettre à la fin deduqur
Anide » fiuvanc £1 coutume^ les mots CalviniqM, ou Cm/utc*
PIERRE DYVOLtE , Doreur en Théologie , de KOrdre
de faint Dominique , a écrit I n!l ru Plions & Sermons pour tous
les jours du Carême, entre lefquels y en a cinq de Pénitence y
de la ConfelTion & de fes parties ^ avec quatre autres des
tentations & alîàuts que reçoit l'homme nouvellement confirmé
en grâce : & quelques Fragmens d*autres Sermons fur les fepC
Pfalmes Pénitenciaux , rcdijrcs en forme de lieux communs , &
par lui-mcme prêches &c prononcés à Chartres ; imprimes \
Paris, par Nicolas Chtfneau , r^yé. Dfx Sermons de la
fàinte Akffe & Cérémonies d'icelle , prononcés à Chartres j
imprimés à Paris , in- 8°. pa-r Nicolas Chclncau , i $8i^
Plus , Pape IV de ce nom *. Bulle 00 Mandement pour fa
punition & correéîion de? féditieu* , rebelles , homicides &
autres quelconques coupables de mort , mife de Latin en Fran-
çois par Traduéleur dont le nom m'cfl incertain ; imprimée à
Parisj par Guillaume Ny verd , i 1. Bulle fur rcxemption de
toutes décimes , en faveur des Prélats qui affifteront au faint
Concile ^encrai de Trente; traduite aufTi de Latin en François^
imprinice à Paris, par Guillaume Ny vcrd, 1561.-
. * Pie IV, ou Jean Ange Medichino , né i Milan , en 1 4<>9 , éa Bernarditf
Medidiiiio , fe ptésendoic de U m&me auàùm que lei Mé^sn de Floienoe;^
nittC Cardinal en 1 5 49 , & élu Pape le 1 5 Décembre 1 5 5 9. Le Pape Paul IV^
fon prédételîeur , le traita peu Êivorablemenc ; aullî , pendant fon Pontificat,
itaita-c-il de mciue les Caraffts j neveux de Paul IV, Il vit rerminerls Con-
cile de Trente , qu'il avoir concintté malgré loi. Rome loi éoit plufiean de Ce»
embeHiiTemens , dont quelques-uns portent fon nomi entr 'autres, la Porta Pia^^
Il s'occupa particulièrement de la grandeur Se de rélcvarion de fa famille^
ii eil vrai qvie S. Charles Boromcc , fon neveu , uia dignement de fes bien-
Ëûts. Ce Pape noaracKe 9 Décembre 1 5<$^5 , âgé de foixanre^feptaMc, fut la'
fin de la Hxième année de fon Pontificat. Sa Bulle , en faveur des Evcques
i§u aliiftàceoc m Çooàle d6Tceate> eftdu fceaiici Mais 15^1. Cene fuc^
)ji P L A PLE
qu'après «voir éré élevé m Pontificat qu'il prit le nom Se les arraet des
dicis , qui ne dédaignèrent pas de le rccoi : ou e , lociqu'iUle viiencà poctéo
de les lervir. Voy. de Thou , Hiji. Lib. XXVI.
PLATON *. Foyc^ Loys le Roy, Eftienne Dolet , Blaift
de Vigcnere , Maturin Heret , Bonavenc. des Periers , François
Hotoman , Pierre Tredehan , Antoine du Verdier, Jean A.Mar-
tin de Lefpel » Fhîlibm du Val j Jean le Mafle , Simon Va^
lambeit
♦ PlâWn naquit i Athènes vers 419 avant Jefus-Chrift. 11 comptoir det
Rois parmi Tes Ayeux ,& fa mère ctoitdu fang de Selon. Un elîàini d'Abeilles
qui fe repofa fur fes lèvres, daiis Ton enfance , comme il dormoit , fut un
prcfage de fon éloquence douce Se ravidante. Il eut Socrate pour Maître .
voyagea de bonne heure en Italie , converfa avec les Philofoplies Pitbagori-
ciens , ficachera tort cher les Livr?? cit! Pf'rirroricien Philolaiis de Cro'one ,
dont il fe fervit utilemejiC pour coiiipoier ion Timée ; il all.i euluite en
Egypte , avec un convoi d'huiles , pour que le profit qu'il feroit fur cette
denrée le dcdommageâc des frais du voyage. On prétend que c'eft là qu'il
trouva ôc lut les Livres de Moyfe > où il prit des idces h juives de Dieu Se de
la cccation. Nous ne dirons rien ni de fesditfctples » ni de fes di^rens Oavn^
ges , connus de tout le monde , Se far lefquels les Savans de nos jours s*exer«
cent de manière à leur donner un nouvel éclat. N'ouï nous conrenrerons de
citer ici Quintilien i fon fujet : P/atoncm quis dubitct cjje Phdûfophorum prâf .
eipttam j f «o multàm elo^ueiuU fi traxiffi Gcero fatnur^fitt MumiM
tyjerendl ,Jivc etoquendi facuiute j dlvlnâ quàdam & Homericâ :muhàf^ «ffint
/uprà profam orationem , & quam pcdejlrcm Grtci vocant , furalt ^ ut ntïhi , non
hominU ingeniOf/cd qttodam D*lJUo videatur Oraculo injlruàus. U mourut
Âgé de qi|«fre-f ingt-tin ans. S. Augaftin dit qa'il véciir dans le ^tibat. Tmis
les Auteurs les plus anciens rendent juiHce à la régularité de fes moeurs , &
l'amour Plaroniqiie a ronjourç éré rct^.irdc comme Tinclinirion îi pî-is cbi^Vg
& la piuii Jciin:'jri'ike. La vwacitc de ies expieillonSy l cuergie de ion liyie,
peat-ecre la force de Ton arrachement pour quelques>ans de fes difeiples
voris j ont Joniié liçu àqiielq-.ies dérrackeurs de jerer fur lui le foupçon d'utt
vice trop odieux , pour qu'un Philofophe* û edimç de U»tx t^mps» S^ il cfti-
paabls y ait jamais pu s'y ;d>andouncr.
» 11 ne s'eft point trouvé jufau'ici de Tradudcur François de tous les
Ouvrages de Ptacon , & plus di^citement encore , quand cette Ttadu^ioii
lèroic achevée ^ «*ço i|»ttvetotc>iiai|Iinpiii|kear* ( pa 1;^ Momnoys). •
PLESSIS (LE) Gentilhomme de la maifon du Comte d*A»
ranj^tradujtljgs quatre premier^ î-iv'çs tiw^ JEtiu^ucs d'Arjllote^
(oncenant
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PLU PLU )S)
contenant l'Intelligence de la Philofophie morale ; imprimes à
Paris , ///-4®. chez Michel Vafcofan , Tan 1 5 53. Le Tradudeur,
en ion Epitre, oucie autres bons propos 6l fentences, écrit ce qui
s'enfuit:
( Car , bien que je ne fois fi ignorant que je veuille dire que les exercices
tant honorables de la volicrie , de la challè Se des chevaux , ne Coienc requis
à un Prince , fieft-ce qtie Dîea me garde d'avouer c(ae ce foie le métier , ni
I cra: de celui en qui nature a jeté fi profondes racines d'une magnanimité,
qui eft ne à voler , non pas les oifeaux , ains le cœur des hommes j A courre ,
lancer, ni prendre les cerfs, mais les Villes & Châteaux , a gouverner Se ma-
nier , non pas les chiens , ni les chevaux , ains les Communautés Se Répu>
bliqnc" ; à compter, non pas les poulains, mais les furies d'un peuple irrite Sc
rebelle , voire à fe vaincre & gagner foi-mcnie > elquels points git le plus
randde ion état, fans qu'il faille croire que, bien piquer un cheval , bondir,
embrtder» avoir bonne tenue, bonne main , bien paier b greue, les camares
Siciliennes , rroufTe-queues Se faquarelles, foienr le comble du mérler de la
euerte , encore qu'il foit ncceflîàire pour elle de les favoit. Mais cette faut^
II cruelle du temps préfent eft venue , parce qu'aucuns fe font perfuadés les
oiièaux & les chiens être le piîncipal ofhcc des Princes , qui tout au contraire
leur doivent fervir feulement , lorfqu'ils font las d'exécuter les chofes de
leur métier , de padè-cemps & plaifir , 6c les vertus de l ame doivent cnre eti
leur eTprit les premières imjpciroées , de lUèr de celles du corps comme d'exer-
cice joyeux.
PLUTARQUE *. Tzi nommé particulièrement les Œuvres
de Plutarque de Chéronnéey en Jaques Âmyoc , qui les a toutes
traduites de Grec en François ; à raifon de quoi je n'en ferai ici
autre memion , finon de renvoyer le Leâeur à George de
Selve» Cjftude deSeyiîèl» Eftîenne Pafquier» Pierre de Sain(
.Julien^ Arnaud Pafquet, Lazare de Bayf , Geoffroy Tori , De-
nys Sauvage , Bernard de Girard , Jean Colin , Jean Lode ,
Adrvin de la Fiance ci-devant mentionnés , Jefquels en ont auffi
chacun traduit quelque chofe. Et dire que le renom de cet ex-
cellent Anteur Grec (qui fut Précepteur de l'Empereur Trajan)
s'eft rendu immortel, & vivra tant que Je monde lera en être,
avec telle &: fi grande gloire & admiration de quiconque le lit,
que les plus Doifles cfliment ordinairement que fi jamais il ad-
venoit par cas ou néceffitéjquc tous les Livres du monde fulîènt
^jBLioT«. FjiA». Tom» KDu Ver». Tom, ifi> Y y
JJ4 PO G PO G
brûlés ou perdus ( ôtant toujours de ce nombre 1^ faints Ecrits)
& qu'il en fallût conferver un tant feulement , ce fcroit Plutarquc '
feul , auquel on donncroit cet avantatz;c , comme à celui, qui ,
pour fa rareté accomplillemenc , pour roic rendre tolerable \ii
defîr qu'on auroic des autres, & faire cedèr le deuil dit befptn
qu'on (ôufl&iroic pouc la perte du relie : eu égard que, en îcclut»
on voit avec THmotre tant Grecque que Latine > une agréable
abondance dVxemples , & ientences poëûques , & un amas
trè5-profi(^e des Iciences'Matbématîques , deFhtloibphîe , &
en fomme de tout ce qu'oit fiuiroic ioduker de bonnes & loua-
bles difciplines, qui y font tellement dî(pofees , qu'il femble à
celui qui les lit,^ qu^on les y ait inférées autant pour la nécef-
fîté , que pour le pro6t de celui qui les lit , & pour rornemenc
du Livre. C'eft pourquoi aufll Théodore Gaza, Grec de Nation,
d'érudition fingulicre & digne de l'ancienne Grèce , étant
quelquefois enquis par lès familiers amis , qui le voyoient fi f^)rt
affedionné à l'étude qu'il en oublioic toute autre chofe , quel
Auteur il choifiroit entre tous , s*il étoic réduit "k ce point de
pouvoir n*en retenir qu'un tout feul , répondit qu*il éliroic
Plutarquc , pource qu'il n'y en a pas un qui foit fi profitable ou
fi déleclable enfêmble à lire que lui.
* Plucaïque , de Chéronée , en Béocic , inlpiic par U caiibn U plus faine
& k mieux aclairéc , a compof^ des Ouvrages qui feront uôler & ^céiUes
anxhoaunes de cous les (îècles Se détoures les nations. Oaccoitqtt*itmoiinit
environ l'an 1 40 de Jefus-Chcift » âg^ de plus de foixanc»- <Ux ans , fous le
ïègne d'Ântonin le Pieux.
POGE FLORENTIN Les Facéties * de Poge Florentin,
' tranflatces en François , imprimées à Lyon , m-4°. par Olivier
Arnoullet , & depuis in-i^. par Jean Saugrain, fous-lc titre de
Contes facétieux , 1 5 ^8. & encore à Paris.
• Poggio Bracciolinî , ne à Terra Nova , dans le Territoire de Florence ,
en m!?o, mo'irnr Secrétaire de cetre Ville de h République , en 1459,
â^c ùl* pccs de <.pacrc-vingc ans. Les Facctics du Pogc lui otic donné plus de
rq>ucanon que tous Tes autres Oavragcs. Le nommé Julien des AugidliflS »
& an Anonyme plus anden, les ont trednttes en Fnnfois» mais ne lés onr
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P O G POG jxjr
^«oiuounbienemeiuiBes. L'Original Latin comient 173 Cojires, tcduîts
a 7j , oans une verfion imprimée l'an 1711,1 Am!>ercîanj , fut le mérite de
laquelle 011 peut voir ma noce , au mot Julien du âugustims , daiu La
Croix dtt Mitne, Tonu II , p^. 10. Il faot voir fur le Poge , pag. ti $ ^In
Tom. II de Bailler, une note atnple â:ciuieiliè»^«K Sttfe dMCtauMi
ies circoalboces. (Ai. de ia Mommoyb^.
* Chacun juge fuivant fon goCit. M. de la Monnoye nous dit que les
Fac<ti£S du Poge ont plus contribue ?. fa rcpurarion qti'aucun autre de les Ou^
vrages ; cependant il cft conftant que ce Recucii de Contes ell licencieux à
l'excès dans beaucoup d'endroits , fouvenc même obfcène. Ce feroic donc
établir fa réputation fur un foudcitient honrciix & peu folidc. Ne vaut-il pas
mieux la rapporter aux emplois qu'il a remplis avec ditlindion, ï la Cour de
Rome , fuus plufîeurs Pontificats de fuite ; aux découvertes importantes qu'il
ftfidies de piuHeuts Ouvrages anciens qu'il a eu le bonheur de retrouver, tets
que cetix de Quintilien ,les Livres de Cicéron de Finîhus & Leg'ibus j Ammian ,
Marceilui & quelques autres j  fes propres Compofiticas , unt Uil^oriqiies
3tte montes, & aux fervices qu'il a rendus à fa patrie ? Voyez le« Mémoires
e Niçeron , Tom. IX. Au refte le Recueil des Contes du Poge , imprimé en
Latin , fous le titre de Facetu ^ a fouvcnr été pillé , fans qu'on lui en air fait
l»onneur. C'eft de lui qu'eft cité le Coûte de ï Anneau de JJaru Carvel , qu'on
retroave dans Rabelais, TAriofte, les cenr Nouvelles nouvelles , Malefpini «
la Fontaine, &c. &c. &:c. C'ell la 1)3' des Faeetlts dtt Poge, Edition de
Milan, i47t, i/t-8°. quieft la plus ample. Nous en avons deux Tradu(5brons
Fran^oiii». La uremiére , donc parle au Vecdier , qui parut en 1 5 j 8 , & fut
imprimée pluueurs fins depuis , poarroic bien hxe celle que La Croix da
Maine attribue à Julien des Âugudins, quoique M, de la Monnoye foup-
çonne qu'elle eft différente, La féconde, pir M. Diirand , avec des réflexions ,
Âmfterdatn ,1711 1. Celle-ci neconnenc qu une petite partie des Contes
du Poge. Ce Livre, |>lein d*obltémtés , a été fon déené par GeAier, qui le
juge digne d'ccre noyc , d'être brulc ; O^us lurpljfimum j & aquîs uiccndloque
dign'tjfimum ; par l'Abbé Tritbt^irsc, qui ne le croit pas digne d'être cité dans
fon Traité des Ecrivains célebies , ab iUuJir'uan Vtrorum Cctalogo merità
eenfiàmu rej^ellendum ; mais le bon Moine Jacques -PliiUppe de Bergame »
Conrinuatenr de Trithcmc , appelle les Contes du Poge, un très-beau Livre,
Pukherrimus Liber. Les mœurs du Poge avoicnt été fort déréglées Quoiqu'il
eût d'abord eœbrafl*é l'Etat Eccléfiadique , il vivoic aflêz pnbliqaemeiK arec
une fîUe , dont il eut trois fils. Il en parle dans une Lettre Latine mamifcriiie ,
citée par Sallengre ( Afân. de Lutcrdt. Tom. II , première Partie , pag. 9. )
Le Cardinal Julien de Saint- An^e lui reprochoic "d'avoir des enfans, ce qui
w. n'eft pas permis i uti Ecdéfiaftique \ & detesavoir » iànsâae marié , ce qui
M ne convenoit pas même k un Laie. <— le peux répondre dix le Poge , que
»> j'ai des enfans , ce qui convient très-bien aux Laïcs , & que je les ai, lans
*^ cire marié , ce qui eft Tufage cooftamment obfervé par les EcclcfuIUques
Vyij
«
}S6 POI POI '
w depuis la création du monde ». Pojfum refpondcrc hahere ftUos mt y quoi
Ln'ii is expedh , & fine uxore , qui ejl mos Clericorum , ab orbis exordio obfer'
valus. Il fe nuiu a 5 4 ans j & cpoufa une fort belle fille , qui n'avoit que 17
«ns, donc il eut beaucoup d'enfâns. Il fa voit affez de bons Contes, pour ne
pas îç;aorer le danger qu'il couroit ; mais il croir niT.irr , p-ir l.i bonne édu-
cation la vertu de fa femme. Je laquelle il fait le ^lus grand é\op , dans
une Lettre maimfcrite , au même Cardinal Julien d« S. Ange ( citéeattflijMUt
Sallengrc , ubi fuprà ) difanc que « Dieu liiiavoic &it bien plus de grâces qu il
» ne nicrltoit , en lui ayant fait rencontrer une femme aurtî propre ^ ion re-
»> pos qu'à fon bonheur >». In hàç uxore ita confuluit quieù met 3 iia esregih
fatisfecit, ut nihil venitàs fit quoi ut «â ofi^liàs nqtùntm. Ceux qui leront
curieux de détails lur la vie du Poge , fur les Ouvrages , & fut les erreurs de
divers Auteurs à fon fujet , trouveront ce dérail dans troi? Mcinoires inie-
refîans delà première Partie duTom. Il des Mém. de Littérature de Sallengre.
POICTOU (Le Comte de) daigna bien faire honneur à la
poëfic en langue Provençale i car , outre qu'il écoit lavant aux
Sciences- libérales , encore prenoit-il plaifir à avoir en fa Cour
les plus favans Poètes qu'il pouvoit trouver , leiquels il hono-
roit & prifoit, leur affign^nt bons & fuffifans gages ^ & fi les
provoyoit des plus beaux (k honorables offices de fa Cour,
d*entre lefqucls Peyre Milhon , Gentilhomme de Bsicou , fût
fon premier Maicie d'Hôtel « <]tti a fait une Chanfon à la
louange d*one Dame de Poitou , de la maifon de Montaguc , qui
fe commence ,
En laquelle îl dit qu'après long travail il aura jouiiliince d'à*
mours* Bernard Marchyz fût fon Chambellan ; il it &it une
Chanfon à la louange d'une Damoîfelle de la maifon des Re-
qutdons de Provence , & fê commence»
TàiU es ma J}<mna eadttroKyda,
En laquelle dit qu'il a fi bien doucement chance, qu'il l'a évei^*
lée. Peyre de Valieras fiic fon Valet Trenchanc » qui a chanté
pottrKogere-> noble Dame, belle & vertueufè, de la maifon
de Saint Se vérin , iflùe de France , k Kaples ; Tune de &s Chan*
fons^ dit ainfi :
Sol qu'aïs autres es placer ^
' Et àmy grand dejf laienfa.
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P O I P O I 357
Et) laquelle il die qu'il eft ne fous telle planecce, qu'il ne fera
jamais que trifte & dcpkifanc. Ozil de Cadars fut un de fes
Ecuyers ; il a fait l'Arr di: bien aimer , & a chante à la louange
d^'une ha'itc Prlncclle d'Angleterre , nièce du Comte de Poitou,
de laquelle ( ainli que tel étoic le bruit ) il reçut des fewurs
incroyables j & pour faire croire le. contraire , il w:cette
Chanfon.
File a fon cor tant hault , qu'ella mej^rcia,
So que Ion tenen grandprés ^ehmiwur- • . .
En laquelle il dit qu'il ne fc tauc jà tant eftimer. Louîs Emcryc,
fut fieur de Rocheforc en Poitou , avoit été rfn des principaux
Secrétaires du Roi d'Arragon. Pour feur rapport il s étoïc
retiré vers le Comte de Poitou qui ki bailk place , & état de
Secrétaire : il fut amoureux d'uné Dame de Provence de a
maifon des Comres de Forcalquier, nommée Florence, ^ la
louange de laqucUe il fit plufieurs Chanfons, Punc dcfqueUcs fc
commence,
Kafcunjourm'eshm^onnuiy*d^»inAa.t ,
Hugc» , Gemilliiinme de Dompicrre'. fon Valet de Ch.n,brc ,
foc «nmitciix dWDame de Provence, de la maifon de Roque-
fîicilh . nonunlé Beatrix d'Agoult , les autres 1 ont nommée
Ajoute tfAgoBlt . i la louanie de laquelle il a Éw pIufieuB
Chanfons. une que i'<n «i lue , le commence, , i
•Tos temps amourmy ten entai fa^on, ■ ; '
En^ qu'aquel mal, dont s'a doTmys.
Guilhem Bouchard fiit auffi de fes Valets de Chambre amou-
«UX de DameTyburge de Laynccî noble maifon de Iro-
vence , à k louange de laquelle il .ht pluûeurs Chaniuns , l une
iè commence 9 -
En vùusyeu ay meJJa . .. , ■
( Seguent ma promejfa ) ■
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5J« P O I P O I
Gyraudon lou Roulx , fut un des Gentilshommes de ia maîion ,
amoureux de Dame Albe Floce , g:entil-femtnc de Provence , a.
la Jouange de laquelle il fie cette Chaalon^
Aras faubray s* a gcs de Corte[ia
En yov domnn ^tfi timéi Pekat,
Americ de S.irlac , autre Gentilhomme de Ta mailon , chanta à
la louange d'uiic Dame d'honneur de laComtefîè, qui étoit de
la maifbn de Fontepay , nommée Guillaume » de laquelle il fut
amoureux^ àc fie plufieors belles Chaoibns i ià louange ; vrai
^ qii!U lÀ. adredbttt k JaXomtefl^» l\ne delqudles fe corn-
t Gai, t fins tkagun engan ,
Mff^ fif*aquà cmaquijlat Ammn ,
Auray en pax fuferfiU mas doulours ^
li non iny yaç plagnen j, ny rencuran.
Guilhcm 4^5 Amalrics, fut Gentilhomme Provençal, amoureux
d'tîne Dame de Naples , de la maifon d*Arcuiïîa de Capro,
Conue d*Hautcmure , à laquelle il envoya faire Tes meiï'ages
d'amour par l'ArondelIe qui la réveilloit tous les matins, & ne la
liHiîyjt dormir, ;i.]a louange de laquelle il fît plufieurs Chanfons
Belles & pJaiTantçs^ ^^rhcmc une à l'ArondelIe, & quelques
ÇhfUitSjfpirittiels,' & c'elt je commencement d*un Chant,
; ' Pi€U d4 mou cfpcranj'a^ ( ma forfa ^ t vert ut ,
^ fay qu'y eu non Jley contraria ta ley para e fifita
En ttmps i'adveifitat jOuaDd l'ennemy m'eiAaMiM
Jb my confélka <t*fi>n tfiugaat de vert ut.
Il fit un autre Chant à la louange d<e Robert , Roi de Sicile &
dç Naples, Comte de Provence , de xettc teneur ,
Lou Segnour Dieu c*exau(e j e toujours ty defenda
■ ■ Als malvays jours troublas : e ty mande ftcours
. ' ' Doderoui , alqual lou pobU hafon ntOttrs,
Après Dier qtu t'a fach ^ grand vencedour ty renda,
Lou Segnour que t'a fach tes pre^u'ierd! entendu t - ■
Fajfa flûurir ton nom tos temps nuy s en tas cours ^
Pues quejlu veyre en pas: de tous jours lots hng cours ^
^ftt^imhotu d'afnmtfc à fmn ^ mt W '^l^
POL POt iS9
Loas uns tn kavàtsfitrs^ autres en gronda Armada »
En Th»fMJ»n u^UttSi tn kau^as tranjîtorias
Si fi\an totalement ^ e y han efperanfa :
May s tu auras de Dieu, d' cxcellentas vulorias^
E um ton poMe awrafa vpUoatat- arauuU
A toitjowr roA^fr^r tmt àffegaranjk,
FyftoUeta , autre GendlhoaiiiM de fit Cotir , adrcdà fts Chanibns
à Dàme Sance , de la auùron de ViUeneufre, en Provence , & à
une autre de la maifon deChandieu, en Dànpfainé^ une autre k
une Gentil-femme de Grymaud deÇennes , & à une autre de
la mairon de Chaflillon & de Brancas, & d'Ëfparron de Pro-
vence ; à toutes lefquelles & à la couple finale d*icelles defire
avoir une Colombe deSurie , femblable h celle de Mahomet,
pour l'envoyer faire Tes mefîàges. Tom ces Poërc^ ci-defTus
nommes, fioriiloient d'un même temps dudic Comte de Poitou,
dont ceux qui furent à fa Cour , décédèrent cmpoifonnés des
eaux & fontaines par les lépreux du pays , pat liEi,piati<|ue des
Juifs *. . ; •
♦ Tiré de Jean de Notre-Dame, Chap. 59.
Un Morne de P O LL î G N Y ( duquel je n*ai pu trouver
autrement le nom) a faiL un Roman lur Boëcc , que Pondit
de Confolation ( j'ufc de Ton langage) àPimitation dudic iioece^
& finie ainfi: ' ... !
Van mil trois censjtx avec trente ^
Le demîn joar de May prene:^ ,
Si f^aure-^ quand h fin meneu^ • • ' • • •
JFuc ce Remanc à PoUigny j - ■ . .
I}ont le Frire eji de FûlI/gny ,
Ç^€f HonMueniimea mis»-^» '
£ft en îa Librairie de la fi^e en Forez. ^
*IVnir bien entendiecec Article , il fàn« fofolr'qae dtf Cange , pag. cxoi
desftclM ninaircs cie fou Glo(l<iire Bas-LaCtn , diteuMTnuiudion manufcniV,
en profc iTançoife , de la Canjotation de Boëce jWlv Jean de Langres , Tra-
ila^tion depuis rimée par Renaur de Loden» , Jacobin , ^ui ^utotà parie
aisdl?,,ibt I > Col; it d« Mafta&ncque j eu a^^AiTy- 't •
Mais «7 bien tcg^rJj reftrifC y
Duquel r«a puct nbvli Âs Ùea cnUé » ' '
}6o P O L P O L
Que an frère prcfclicur fifl , .
Qai le Livre mouit bien d^dairc.
fol, 54, lout à la hn , s'en explique bien plus au long , en ce? douze vcrsj
Se vous voulez favoir l'année «
Et la ville 8cla joutaée.
Que le F^e pailHI s'eoteÉtt
L'an mil coc & Ci . 8r cfonn ,
Le (larrain jour de MarsprcDCZ^
£t faurez quant à fin menez»
lut cils Romcns a Polotgné ,
DobC li Frires t'eft poa Idnginié*
Qni le Romcnt en rime a mis*'
• •' Pieu gitA au Frère fcî arnti,
Qni rc petit Romr ni a fnir ,
}^[ Il p.i:joiii[ to'jr loii mcftiir.
l-adate de 1 5 3 <> > legarde le temps de la Traduction faire eu profu ÀPoloi^tié
c*«ft4'dire , â PoHgni , par pù l'oit voit «(ne do Vetdier non - feulement s*eft
trompé, liur-] , fur la foi d'un Manufcrit peu correfV , il a fait, contre la
règle , rimer Foitgni , au heu de Poioigné , avec vou ioingnie ^ mais encore,
lorfqu'il a mal-à-propos attribue au Moine, Traauâeur de Boece en profe,
la Tnuluâionpoftérieuteineiit faite de cette profe en vers , par Frère Rcnaut
de T oncns , qu'il n'a connu r[ne foii'; le npm de MoM9 dt PoUgnt , peffiud^
cet endroit de fou texte corrompu ;
&i C^iMin ^aand à fin mené»
^ Fut ce Romanf à Pollignjr, '
Dont le Frire «ft 4e VaX^ay,
que cet Onm^ , achevé à Po%ni, étoic d'dn Moine né i Poltgni. Cet On*
vra^^e , que j'ai prouvé avoir été en profe, étoit afïurément de ce Jean ^ <]ilit
ne a Langres , fur T-icohin sn Couve:it de Poligni , où il acheva , en 1 jjtf ,
cette Traduâion ae Boc-ce , <!x de - la , à caufe de fon réjour à Poligni , oîk
peut-être il avoit fair pf(^flion , foc appelé U Maine de Poligni. Sa profe ,
que Frère Renaut de Louens , fon contemporain , témoigne avoir trouvée
tore bonne , fut depuis traitée de mouit rude , cotnme je l'ai remarqué au uiQt
Jean »i Cis, fur La Croix du Maine , Tom. I , pag. 477 , ce qui ne doit
pas furprendre , parce que l'Auteur , à qui elle a paru telle , ccrivoit plus de
cent ans après I^rère Renaur. Quant à la prérendue ancienne Tradud:ion Ano-
ojrroe en vers , mentionnée, pag. 741 du Tom. 11 des Memoires^ de l'AcA-
.^^mt d» BMUs-Lettres j M» rauonet , dans fon ample 6c cmienft DH&r-
tacion, alléguée au motBi^UHET Latin , afait voir qu'elle étoit précifémenc
la même que celle de Renaut de Louens , & que M. Galland , qui avoit
diAineuc l'une de i'jiacre . nç s'écoii pas donné le foin dç les confécef exaâe^
P O L P O L 3^1
]BCIIC»On peur donc compter quatre anciennesTracîuâ:îons , en vers, de TOti-
vrage de Bocce ; la première , de Jean de Meun ( encore n'eft-elle en vers
3ue pour les Mètres de Bocce , elle eft en profe pour fes profes ) j la féconde*
e Frère Reaauc de Louens ^ la troilième, de Jean de Cis, 9c la quatrième »
de l'Anonyme qui vivoit fous Charles Vil. Les verfions en profe font au
nombre de trois , favoir , celle de Jean de Langres , nommé, par Les raifons
que j'ai dites , /« Momc de Polignî ; celle de Malaflis , & celle de l'Abbé de
Cerifîers. Les PP. Qoétîf & Eclurd , dans la Bibliothèque des Ecrivains de
leur Ordre , n'ont connu ni le Moine de Poligni, ni Rcnaut de Louens , leurs
Coiifrcxes , fous auelque nom & fuinom que ce foit. ( Ils ont connu Renauc
de- Louens , fons le nom de GaiÛeimîtt , iii6), J ajoute i ceci que > par £f
L -lr ilrie de la Bajlie ^ que dte du Verdier, il faut entendre \^ Bibliothèque de
Mejfieurs d'Urfé j en Forc{ , au Château de l'Âhbane. Ceft ainfi qu écrit ce
Mot le P. Jacob , pag. 6j i de fon Traué des Bibliothèques. La Bduc cil pouz-,
tant le mot d*u£ige ( M. db i a Mommoyi), *
'(cPajotttecaî aux Remarques de M. de la Monnoye fur cet Atcide» i^qoe
Samuel Engel , dans fa Biblioth. Se/eS^fftma, cite une ancienne Edition ùt
Confolation de la Phtlofophie ^ par Bocce, en vers François, fans date d'année,
ai de lieu , qui poutroit bien être celle dont parle ici du Verdier j i". que
M. de la Monnoye a eu nifon de dire » dans une de Tes Remarques , i l'ATr.
de Jean CLOPiN£L,Tom. 111, pag. J95 , que la Traduction en vers de cet
Ouvrage de Bocce, que du Verdier croyoïr n'avoir iamn!*; h.c imprimée,
ï'avou été j en 1494 , à Paris, in-foL 11 autoïc pu duc aulii qu elle 1 avoii ce;: ,
même dès 1483 j inrfoL à Lyon. Voyes Maittairs > AmuU, Typograph,
Tom. I, pag. 441 & 57|.
POLYBE , Auteur Grec *. Voyeï Lots Metcret.
* Polybc , né à Megalopolis , en Arcadie , i un des plus judicieux & dc«
plus exœllens Hilloriens que la Grèce ait produits, fut envoyé, par la Répu-
blique des Achécns , AmbalTadeur à Rome , où il contrafta une étroite amirié^
avec Lelius 8c Scipion \ il accompagna nicme celui-ci au ficge deNumance »
& c'eftà fou retour qu'il écrivit, a Rome, cette belle Hitloire , dont il ne
nous refte que les cinq premiers Livres , deqitanuite dont elle étoit compofée»
avec des extraits de quelques endroits des autres. Nicolas Perror, Archevêque
de Siponro , au Royaume de Naples , traduilic ces cinq Livres en Latin , &
les publia , par ordre du Pape Nicolas V. Outre la Traduûion , indiquée ici
par da Verdier , l'infatigable Traduâeur du Ryer en donna une verdon Frao*
^oife , qui fut imprimée pour la première fois à Paris , en i 5, in-fol. Miis
ehe ell totnbce d^ns l'oubli , & l'on ne connoît plus que la bonne TraduOtioM
qu'en a donnée Dom Vincent ThutlUer ,* Bénâiâin , imprimée en 6 vol.
1/7-4°. »vic Us &vans Commentaires du Chtfralier Foiaçd. On croit que
Polybe mourut dans fa patrie , âgé de qiiane-vingc-dei» ^s » environ cenc
vingt-doux ans avant Jefus-Chtift.
Biblioth. Fraw. Tom, V. Du Verd. Tom. ///. Zz
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'^6% P O L P O M
POLIDORK Vergile '.Voyez François de Bellefohest.
Je de!"-'crois que quelcun vonlnt prendre le loifir de tourner cn
notre langue ion Ualloire d'Angkcerre
' Du Verdier écrit ici Vergilt , conformément 1 l'Auteur , nommé toujours
dans fes Livres Polydjrus Ferg:Iius. Le même tiii Vercîier cepen !înr , au
5ropre endroit de l Article tic Bclletoicft , où il renvoie , éciit tolydore
Irgile t i Toocafion du Traité Je Inventorii^us nnun j traduit en François. La
Croix (in Maine n'a pas éaïc autrement^ 6c cet ufage n'a pas dîfconcinaé.
{"M. DE LA MoNNOYli ),
* Polydore Virî^ile niquir A Uihin , mnis on ne fait pas pofîriveiTicnc la
date de la naiiiancc. U paiia en Anglcierte , au commencement du feizicme
éèds^ fous le xègne de Louis VIL Les bénéfices qu'il y obdnt , l'y filèrent
jufqu'en 1550, qae , trouvaiu fort agi , Se defîrant reroLuner dans fi patrie,
Edouard VI lui en accorda ia permillion , & la grâce d'y jouir des bénéfices
qu'il polîcdoic en Angleterre , en le difpenfant de la rcfidence. ( Rymer ,
TdiD. VI, Part. 111, pag. lyi ). 11 recounu doncàUrbin, où il mourut ctiK|
«ns après. Dans les Lettres d'Edouard , qui font en Anglois , le nom de cet
Auteur e(l écrit PêlydotusVirgUius. Il a compofc un aflezgrand nombre d'Où-
"vrages, en beau I^tin. Mats ceux qui lui onr procuré Te plus de célébrité ,
iônt le Traité de Inventorihu Renun ,Sc fon Hijtoire d'Angleterre. Ce dernier
Ouvrage , écrit en Latin , comme le précédent , eîl pKi'; eftimé par le ftyle
que par l'exaâitudc des faics, & l'ofi cendroii aujourd'hui peu de/etvice aux
Lettres , en prenant la peine de Ir traduire en INancob. Non-ftulenient il
<onnoi(Ioit mal l'Hidoire ancienne d'Angleterre ; il elt même très-fautif fiir
l'Hiftoire de Henri VIII , fous le i^ne duquel il éccivoic. Ceft ce quidtMina
lieu à l'Epigraminc fiuvaiue :
yirgilii duo font , tdttr Maro , tu Polydorê
On prétend qu'une des fi>oeces de ion ioexaûitude vient de ce qu'il ijpiMOtt
TAnglois i chofe furprenante dans un homme qui vécut plus de quarante ant
en Aneleterre , & qui en écrivoit l'Hiftoire ! C'ell cependant le témoignage
d'un Auteur Ajiglois : Maxime enavtt Polydorus in dejinbendis temporibus
Htnrki Vlll ; nom prêter qubd linguA nojlrates prorshs ignarus , pfurimaeonm
temponm ne^iri habuit aecejfe. rlurima etiam , ut Mari a Regind grattant
promptïus demerer't pojfet j Jcripflffii , non fine causd , perhibetur. i Whear , de
MetLlegend. Hijl. Sed. 30. ) Un trouvera ce jugement confirméjpar NiceUbn
( EngL Hifi. Uhrar. ) & par les divers nêmoignages qu'a t^Iemblés Pope
BloiMC ( Ct^ttr, aUà, jtutor, pag. 45 1,
FOMFONE DE BELLIEVRE , Confeiller du Roi en fon
Conièil d*£uc !. Harangue du £eur de JBelIime^ Amhai&dcwf
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p o N P O N
pour U' Majefté du Roi de France « aux Seigneurs des treize
Cantons des Suitiès , fur les guerres de France , recommencées
Tan i5éS. Seconde Harangue dudîtfieur, faite aux Seigneui^
des Ligues des SuifTès , les deux Contenues au yolume des Ha^
tangues militaires de Bksllefôreft.
* Pompone de Bcliievre , fils de Claude de fiellievre , Premier-Picfulenc
tu Parlement de Grenoble , naquit i Lyon, en i $19; fut d'abord CotiiêUlec
au Sonar de Chamberry, enfuite Sur-Intendant des Finances, vers l'an M75,
& Prcitdent au Parlement de Paris , où il far reçu !e 8 Avril 1 5 76 , & réligna
cette place» en i$8o, à Barnabe Brifibn, qui en paya foixantc mille livres,
& vendit la charge d' Avocat-Général quarante mille livres. Sur quoi Loy(èl
( Opufc. pag. 54Z ) obferve que ce fut la première fois que les Offices du.
Parquet furent vendus â prix d'argent. Bellievre rendit à l'ttat des fervices
imporcans ; & , après avoir été employé en diverfes Ambafîades, U fat fiût
Chancelier de France par Henri IV, en 1599. Il mourut te 9 Septeinbn
itfoT, âge de foixonte-dix-huit ans. 11 avoir ea de Marie Prunier, fa femme,
quatorze enfans , ttois fils & onse filles. Le dernier de cette illuftce famille ,
Frefnier>Préfidenc a« Parietnent de Pat» » monmc fans poftértté le i ) Mare
r^57.— Le Chancelier de France, donc il eftqoeftion dans cet Article , difoic
que « les François ne remuent les bras que quand ils ont de l'eau j ufqu'au col |
1* que Tédifice d'un auflî grand Etat ne peut ctre foutenu fur des chenevortes»
1» mais qu'il y fàttt cb bons piliers. —En notre Cour , ajontoit'il , les efpé*
M tances font piilêi pour des afTurances , puifqu'on s'y pcopofe toutes chofes
•> faciles \ au(Tî ceux qui font de bonnes diracaltés a'éviieiK pas la calomnies.
Vojr. Longueruana i pag. xZ6.
PONS DE BRUËIL j Poëtc Provençal , mit par écrit un Traité
intitulé De las amours enrab'tadas de Andrieu de franfa , duquel
André de Franfe ( qui mourut par trop aimer ) le Roman a été
perdu.
PONTUS DE TYARD , Ma&onnoîs , Seigneur «Te Bifly,
maintenant Ëvèque de CliAlonsr Ar Saon«i^ i écrit (Suvres
poëtiques ; aifavoir trois Livres des Erreurs amoureufés ; unT
Livre des vers Lyriques; un Recueil de Ces nouvelles (Suvres
poëtiqnes; imprimés à Paris, in- 4°. par Galice du Pré, i$73#-
Ses Erreurs amoureufès avoient été imprimées in-?^°, par Jean
deTournes , 1^49. Solitaire premier, ou Profe des Mufe^, de
k Fureur poétique; avec quelques vers liyriques fur la fin|
}64 P O N P O N
imprimé à Lyon > in-fol. par Jean de Tournes , x$5^* Solitaire
iêcond, ou Profe desMufes, & de laFureur poétique, avec quelques
vers Lyriques fu r la fin ; imprimé à Lyon , m-8 °. par Jean de Tour-
nes, 1 552. Difcoursdu temps, de Tan & de fes parties, imprimé
à Lyon, par Jean de Tournes, 15 «5 6. & à Paris, in-foL
Mantice ou Difcours de la vérité de divination par Aftrologie,
imprimé à Lyon, i/7-4°. par Jean delournes , 1^5^. L'Uni-
vers, ou Difcours des parties, & de la nature du Monde,
imprimé à Lyon, /n-4®. par Jean de Tournes, 1557. En ce
Livre il y a quelques pages prifcs & tournées mot à mot de
Philon, Juif, en Ion Livre du Monde , &: depuis, le mCme l'yard
Tayanc revu augmente, l'a fait réimprimer lous tel titre: deux
Diicours de la Nature du monde ^ & de fes parties ; aflàvolr Je
premier Curieux » craicanc des chofes naturelles ; & le fécond
Curieux des intelleâuellesj imprimés à Paris, 1/2-4°. parMamerc
Patiflon, 1578. Jaques David du Perron y a mis un avant-
Difeours. Il a traduit d'Italien , Léon Hébreu , de TAmour, Dia^
logues, imprimé à Lyon, in^S^ par Jean de Tournes» i5$i«
Denis Sauvage » fieur du Parc , en a fait prefqu'en un même
temps , une autre Verfion. Ephemtridcs o3ava! fphcrœ , Jiu
TabcUce Diaria Ortûs , Occajûs , & meditationis cali illufi
trium fitUamm mcrranttum , pro univtrfâ Galliâ, & his ngio^
nibus quœ poîum Boream cîevatum habcnt à ad 50, gr,
j4iicIore Ponto Tyarâto Biffîano ; Lugduni in-fn!. apud Joann,
Horncs/ium y i^6z. Ponti Tyardei , ad Pet. Ronjardum de cŒ"
hjlibus Ajlcrifnùs Pocmaùum ,* Fartfiïs , in-^°. apud CaUotum
à Prato, 1573 *.
VoY. La Croix do Maihi y & les notes, M même Acdcle > Tom. 11 »
pag. i^C & 537. '
Au fécond Curieux.
[ L'homme continue fa vie â mode des Elcnicns & des pierres , ctanr , croitTant
ic yalténnt, 8e miianc condiiaenemenr ; il eft rivanr comme les métaux ,
d'un efprit vital caché î 5C fi rérpric vital des métaux eft caché , je m'en rap-
porte i l'immortel & vain travail des Alcliimiftes. Davanuge l'homme eft
vivant avec les plantes, d'une vie vcgctaavci avec les aninaux» d'une vie
Qigitizod by GoOglc
P O N P O N 36J
£*n(înve & mouvante ; avec les întèllîgences fcparées , de vie raifonnable, ou
inceUeduelle, Se avec 1« gtand moteur» de vie divine & éiernelie. Pource
di£»t TrinKgifle llioinine être toat en tout ; car il « en fo» une oemines
paidances , avec lefquelles comprenant de recherchant tout , elle Te fait loitty
oufemblable à tout ^ & parla capacité de fon infînie appréhenfton , approclie
de celle grande éternelle paiiTance , que nous appelons Dieu. Ajoucerai-je
roim que la partie de l'homme , appelé le fens , fe compare i la Terre ,
^ imagination a l'Eau » b naifiui i TAir , l'emendemenc au Feu , ou à la fubftance
éthéree>& lintelligence au Ciel, ou à fon inorcur ? Vraiment l'admirable
rencontre des ELémens , Scie voiûnage fccourabie d'un à 1 autre^foutieut e»
iNUEue « à mon avis » cecte mafle mondaine El^entaire. Et auffi les- quatre
Humeurs complexionnaîres , comparée* aux Elcmens , font jugée» ctre etk
l'hotnme de telle proportion , que la mélancolie eft une partie ; la colt ie ^
deux j la pituite,' quatre , &c le fang^huit» teliemenc que de cette tempctaturc
vient la unté y & de la diftempérie les maladies- diverlè* « feton que divei^
lement fe difproportionnent les humeurs. Mais, pour dire proprement quelles
parties de l'homme font plus pertinemment comparables aux Elcinens, ce
ibnc les icns extérieurs^ car l'œil , comme il eft lumineux, ne iaiiant foa
office fans Inmière , eft tapportable au Feu ^ l'oreille , i TAir , qui , frappé Se
bruyant, fe rend i l'ouïe j Podeur 8c le goût , à l'Eau ( car en l'humide tcfide
la laveur & le Heurer ) à fivoir , le goût , par la qualité des humeurs Huantes
êc plus corporelles , ou matérielles j car , combien que vous mettiez en lar
bouche une chofe (èche , l'humeilt de la bouche toute&>is l'humeâe , Se de-
là vient le eoût , comme l'odorer ou fleurer vient Hes exhahtions humides ,
telles que (ont celles d'où s'engendrent les nuéc^. L'aitoachement eH comparé
k la Terre. Ce néanmoins toutes ces panies fendiives ne fetoient'officîemes r
làns une certaine &calcé ignée , & ce diveifement. En la vue , la chaleur
Smdè les raiz , & les accompagne jnfqu'à la lumière, pour lui donner vigueur
attirer , ou recevoir l'image de i objet préfenté. Pour aider a l'ouïe , la
chalenr pénétre jufqu en l'air plus liquide. Pour k fens du nesr, elle peAPepar
l'air pur , jufqu'aux exhalations homides , defqueHes Tair eft épaifli. Et pour
le goût , elle pénètre fufqu'à l'humeuE plus matérielle. Les os en l'hommfr.
ibnt ce que les pierres au grand monde , d'où prend fource la fable de Deii-
calioo. fc Fyrra , jetant les piertes den^re le dos : auili les os ont vie au eorps-
humain , comme les pierres en la tetre. Ce qui émeut quelques anciens , de
penfer les pierres avoir des ames Se vertus fecrerres ronrre les venins & les
liiuliom, 6c qu'elles croient puiliantes de donner la force , la grâce, la fagefle,
la longue vie , les richefiès , le don de divination , de prophétie , de fanté ,
^ nutres tels effets , outre lefquels eft apparente la puiffàncc cachce de l'Ai-
mant , & de l'Ambre . attirant ceftuy le rétu , & celui le fer. D'où il femble
<^ue les os Se les pierres vivent, puifqu'ils croi(Tènt. Même que les os humdnf,.
ainfi que les pierres , font pleins de pluHeurs vertus Se rares facultés. Vous»
avez louvenance de ce qui efl écrit d'un os du pied droit de Pyrrhus , Roi-
d'Epiie, & que les Médedns aiTurem que la poudre faite de» os humains p
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36é P O N P O N
avaiée av:c «lu vin rouge pat les dyfîeint'riqaes , r»rrcrc le riiix de lang. Mais
n'ill-ce chofe admirable que rEpilcpiie ^ iiul futncninv: caduque & de S»
* ' Jean , fotr guérie par un brenvage de^vin , ou d'oxymcl , avec lâ raclure dtt
t^'ll , ou crance humain ? L'on tient ce remcde pour alTurc , pourvu que 1»
raclure , ou poudre , qui fe doit donner à l'homme , foit d'un teft féminia «
& que celle qui fe prépare pour la femme , foit du crance d'un homme. ÏM
os (dit Hiéromnine ) a'Héhfée font honorés en nos-iâcrés Livres de plu»ad»
mirable faculcc , is: ceux qui refirent des fainrs Marrv'rs , élus de Dieu , foui
le nom de vcncrables reliques , ont fait tant de miraculeux effets , que la Na>
cure 8c les lunirels y perdent le fem & la raifon. Âuflî ( reprit le Curieux )
ne les voulois-je alUguer i ce propos , auquel il me fumt d'ajouter que ces
vertus, propres aux pierres 6c aux os, prouvent aiïczqueles unes & les autres
ne font dépourvues de tàculté vitale : opinion recevable , & de laquelle tour
. ineonvéntenc peut être réfolu , puifque tes Philo(b{}lies ont éècm dUvecTe»
ibrces de vie , lelon les effences &c efpèces 4e chofes vivances , comme Anges,
Hommes , Animaux , Plaines , Pierres , mcmûljs MeMux , auxcjuels lonc
poinparables les humeurs au corps humain. Car, aiiih qu'à la génération
des métaux , anfli i la génération des humeurs (difent les Aftrologues ) fer<«
vent les afpcdh des Ecoiles , la conrrerencontre de leurs raiz, la force & in-
fluence de qu Laïque particiilicre Planète , Sc la vertu enî^cndrame : puis la
chaleur naturelle oui les cuit, les purihç , Se réduit en propre Se pcculiaiie
ferme , en laquelle chacune a v|e , comme les mémoxen la leur. Les demi'
minéraux, marchefîtcs, f?c autres de tel ordre , entrent en comparaifon avec
les vaifleaux inteflins de l'homme , qui ne font ni ch.iir , ni os. Encore
pourrois-j s étendre que les eaux intérieures de la terre , les cavernes fpiri-
teufes Se venreufes , les madères 9e liqueurs d'où tes pierres s'endurciflênc »
les vifcoficcs bitumlneufes , font en l'homme les veines qui reçoivent le
jfang, les artères qui reçoivent l'efprit , le cerveau , la mouelle , la falive , Sç
diveriès humeurs vifqueufes , crafTes Se corrompues ^ defquelles il e(V plein»
La citait eft comparable aux plantes en fa vertu végétative , prenant nourcv<>'
tnreâCaccroilTbment^car, tout aind qu'une plante coupée recro-:, fe rejoint,
pu reprmd , autfi fait la chair. £ft-ce pas chofe étrange c^e l'homme eft
capable de lontes les nusurs, afièdions , voix Se autres aâums toits let
animaux ? Qud. dégoifement d'oifeau , tant fredonnement diminué foie-il ,
n'avons-nous vu contrefaire? Quel bruit horrible d'hurlement ne peut l'homin*'
exprimer ? Quelle voix d'autre animal peut ctfe hauirée, ou baillée plus extrê-
mement , ou plttsàaommandement? Quel poi(lonn*eftr reçu pour compagnon
«tt unGlauce^ un nageur Delien,ttn SqplUséSejonicn, 8c le MateiorNéa-
folitain , qui , en un jour , eft allé & revenu nageant d'ifchia à Porezzo , 1-
entrée du golfe de Naples ? ou bien Colan , furnommé Poilfdn , natif de
Catanta , en Sicile , qui , comme en un bain , pâr ébat ordiuMre , allotc
nageant par la mer , depuis Galette jufqu'en Sicile? Quel Singe ne Ct voit être
VanHC'i en foubreG.nrs & volti Temens par l'homme bien difpos ? Qui n'a VU
^'humam artmcc avo^c contrefait ie yc^er dfti QUeaux, cineryeillâs dç ceacoi)-
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P O N P O N 367
rrer une nouvelle efpcce , fencîant l'air , ainfi qu'eux ? A l'îî eft-il arrête au Pé-
njpate <|ue l'elpèce humaine counenc en foi , par puiliance , ou capacité , les
«liverfes tucaces des animaux , ce qui a ton Âciftote de Juger , en fa Phyfio-
niomie , les mœurs des hommes , âla re0èmblatice & ngure qu'ils en rcpic-
lentenr , fî Ion les membres , couleurs , ou actions. Opinion peu cloignce de
la P)ihagoneuney Tuivie d'Empcdode , Plotm, Numcnie, & autres Sedilles»
qui affirmoiem qae l'ame humaine , dépoaiUée de fa robe corporelle » fe
revt tulr de la figure «Tun animal , duquel elle avoir imicé les moeurs au cours
de fou humains vie , au !.ips de laquelle , par diverfes aûions , l'honmie fe
conforme aux divers genres d'animaux j car, en enfance & première jeunelfe»
que fa raifon n*eft encore exercée au difcoitrir , par Tarne végécaavc , il fe
craîne & gliflê fur la rerre avec les reptiles. En l'âge viril , par les penfiées^c
imrïffin nion? , il eft un ncn plus clevc f'c ferme , cnetninant a"ec les aiiimaux
terteihcjs. iMais en vieillcirc , que les imaginations , les penfées l'cxpé-
nence des chofes lui ont poli la raifon , par l'ame concentjpladve Se fpccula-
tive , il s'élève de rerre , & vole avec les oifeaux. Ceci feioit peu , fi Li lellem-
blance nerrouvoir lien rm Ciel , où le moucon terieftrc rccoiinoît fon AfVre
le mouron ccleftc , le caureau , le tautcau , iJc le Scorpiuu , le Scorpion. Donc
l'homme , ainlî qu'un autre monde , reçoit communication de tous les Cieux,
& participe des puilfances de toutes les intelligentes, tellement que, félon
les Académiques , l'ame defcendant <j^ ba$ , prend de Saturne la raciocina-
rion , l'intelligence ôc la fpéculation ; de Jupiter , l'aâion j de Mars , l'ire
& l'ardeur de courage y de Vénus , la concupifcence 5c mouvement du deHr^
de Mercure , l'apprchenfion & la pcrfpicacitc d'interpréter Se découvrir (es
conceptions difertementj du SoleiU lopinion 6c l'imagination du favoir ^ de
hk Lune » la vecm engendrante , raccroiflêment , ou au^nencarion nufférielle
da corps, qui eft, comme j'ai die, de qualité des Elémens, & rapponé avec eux
en mille fîngn!ières& fubtilescomparaifons.Quelques autres Anciens ont penfé
oue l'homme naillànc empruntoit de la Lune, le corps \ du Soleil, l'eiptic^
oc Mercure , rentendement } de Vénus, Uconcupifcenoe^de Mais, le lang ^
de Jupiter , le defir, 8c Thumettr, de Saturne. Le Zodiaque » lieu id \ car, en-
tre lui & l'homme , il y a un merveilleux confentement, par fymp.irliie , du
mouton célefte » à la tête ^ du taureau , au col ^ des Jumeaux , aux bras «.S: aux
épaules j du Cancre, à la poitrine^ du Lion , anx'Aancs i de la Vierge, au
ventre > des Balances , aux fefTeS) du Scorpion, aux aines Ôc parries cachées -y
du Sagittaire, aux cuifTes; du Capricorne , aux genoux ; du Verfeau , aux
jambes, des PoifTons aux pieds , obfervance tellemejit reconnue par 1 cxpé-
nenoe des Chirurgiens, Médecins , qu'ib n'applicment jamais le fer aux Par-
ties , defqiielles le Siçne eft occupé par la Lune. Joint qu'il fcrrihle cjne les
animiux de.<; fipnrc; ainfî accommodcc'; aux parties du corps humam , ayenc
plus de iorce de celle partie , comme k mouton de la tcte , & le taureau du
col. Quant aux humeurs , Saturne convient à la mélancolie, d^où le mêla»-
colique eft dit Saturnien , ponrce qu'il fe dclefte aux œuvres Saturniennes,
comme jgt<dooàs$ imaginarions ^ ^iitadcs » coficempladons » Se les icuabl»*
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6^^'^ PO N P O N
bles. Jupirer convient au fang, à refprit humîcîe ôc chaud , & , par fLiûe de
faifon , â U vie y de laquelle le fang e(t Ixégc plus exprès : au teiU , le jovial
eft tniiable & betiin. Mars convient à la colèce , comme tout igné , cha-
leuceux & bouillant : d'où le Martial fait alfez preuve de toutes fes violentes
& ardentes opérations. Le Soleil convient i la complexiou inêlce du fang de
Jupiter , & ae la colère de Mais , Ôc tempère fon Solaire , pour le poudèr
tux oeavres 8c entreptifes illaftres. Vénus s'accommode à l'hamidiié chaleo-
fenle & i la colère , conduifant le vénérien i la volaptéde Ton nom, fi te
▼oifinage du Soleil, félon l'iificée difpoHcion Ailronoinique , ne corrige Se
^edZche cette ciuude & humide inclination. Mercure eft approprié à l'e{jpric
tien Se fubtil, prompt i tout} mais, à cau(ê de Ton inconftanoe, dimcile
d'ctie oomuià Icsii. Aa refte, nnl o'igpote combien la Lune peut fur l'hu-
mide , phlegmatique & pituiteux. La curiofité de rechercher en ce petit
monde une reifemblance univerfelle» avoit connue la diviiîon des Signes du
Zodiaque , divifésen «juatte Mroaifes , pour â chacun des quatre Elémens en
approprier trois , l'unamfî que commencement , l'autre ainu qu'état , ou con-
lîftance , &: le rier<; , comme fin de l'Elcmenr ; car au Mouron e[\ le commen-
cement du teu , au Lion ion état , au Sagittaire la lui. Aa I avireau eft le
commencement de la Tecie , i la Vierge fon état , Se au Capricorne fa fin.
Aux Jumeaux eft le commencement de l'Air , aux B.ilances fa coiinllance , &
à Aauarius faiin. Au Cancre eft le commencement de l'Eau , au Scorpion fa
eonluUnce , & fa fin aux Poiflbns. Mais , comme ces douze fignes aiofi
funs s'approprient aux quatre Elémens de l'univers , audi font-ils appliquée
aux quatre hamcur<;, vrais Elémens dti petit monde, l'homme. Ainfi donc
fhttinain entendement comprend le commencement , l'ctre de la fin de toutes
dnCt* Elémentaires , qui font, ou qui feront , & eft loge danslatèce, com-
parable au Ciel Etoile ^ tant pour fa rondeur , que pour fes lumièces 9c
organes. Vraiment m'enrrerenanr quelquefois de la reftemblance de ces deux
Mondes , il me vint en penfée que la volonté en l'homme peut être comparée
an premier Ciel , neuvuit tous les aunes. Le Cîet Etoïlé leMéfeme an fctf
mier mobile , s'il y en a un fur lui > lesdegrâliles chofes créaDles, on engen-.
drables par lui & parles Planètes , 8^ ce premier mobile exécute le miniftere,
& par fon mouvement en admuuihe l'omce. Davantage les Sphères inférieu-
tes clb&Seat au premier mobile , Ce le fuirent , comme la vobnté meut
tontes les afTeélions. La clarté montre bien le chemin à l'ceil, toutefois ne le
irt^Me pAs : l'entendement aullî monrre les voies à la volonté , Se la volonté,
adminiùranc fes opérations , les choiiit , 6e y ordonne. Car , quoi que fatTent
les membres , ils cèdent Se obéiflênt an mouvement volontaife. Je remets
en mémoire , comme un fil tire l'autre , que les fepr Planètes font accommo-
dées à l'homme : à favoir, trois pour la conduite cieî 2é):ion<; , Se quatre pour
la confervation du corps. Des trois qui embefogncnt nos actions , Mercure
a charge de la fantaifie Se diligente perfpicacité d'exécutetl Vénns, du defir-
& dcl.(îkation de l'exécution , & Mars , de l'impétueux mouvement de cou-
j^ge, qui, au hafiitd, £j^c i'opécauon foccunée. Qui exécutera jam^s rien.
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PRE PRE ^69
fans Taroir ftM taat fok p^tt'oar la fanratfîe ? Qui s'y embefegheroît » fans
«jueique plaiiïr que l'on prrnd a l'cruvrc ? Et quel fucccs olergit-on attendlre, .
u<le vif courage l'on ne naTacdoic, fous efpcrance que fortune bienheurera ?
Réiliâc les quarre Planètes «qui conférWnffle corps > defquaUqs le^léil eft'Ia
foiKce vitale, aflîfe dans le ccrtir. Jupitct reg.irde 1a \v.ir;i niinirelle &: fan-
gume au toie, fiége, dii'ent aucuns , de l'Amour; Saturne , la puiil'apce'
dtÉlSbiltlW te^flfeêHVahie , par la miélancolie fiibU la Lun« eft pour l'àc-:'
CfoilRiiQaat 4i( décrullTèmenr. On ajoute que Sawrne gouverne les qcqU1«,
principalement la droite ; carie propre du baturnienj c'ell d'ouir beaucoup, 3Cf
ruminer les choCes ouïes, pour , après longue conddcration , s'enrichurde^
prudence. On lui a^ccibuç la râtelle vaiiTeau & recepudé dé rh^nicw^
l'edre 8c giéUncoUîiue.'Jiipiier gouverne Tautre oreul^,,'p(ùir dohii^ ^C€fm'i
plilfcmcnr ?x la fapience commencée par Saturne. Mars gouverne les rems,
QUI ioiit de chaude ôc fecht; qualité, 4 l'opinion de quelques-uns ;combica.
# Jéf mét lés àwUiâra^«fiSib 1^ fën énMtt
Ûàeoc i lui , auquel l'on <loi]LQ<j|'4|aeI(]èt ^ud pour (a chaleur tiuJ^îmo^vÀ.
radicale. Le Soleil gouverne le cœur , fi^ge , comme j'ai dit , & commence-
jnent de vie j & l'œil ilroir , Si la moelle , qui elt un fécond fang blanchi
fÊt concpâion, ea figue de quoi Içs ieunef animant ont ta xn^iHle rofige ,
& de couleur fanguine, &, félon qu'ils avaJicent d'âge , elle fe va toujour»-
blaïKliuraïu. Vénus gouverne la bouche , fiègc du baifer , figne & gage'
4'Aniourj Se les membres, qui fervent i la génération • pcÏACij^emenc
l^Âchine , ou l'épine du dos , cane pource ciu'elle ferc ( félon ToflMon <àÊf:.
quelcnics Philofophes naturels ) de canal A î.i feinencc , que pouroe qu'en
elle le fyit «ne Uiifon de plufieurs os , d'où elle fetnbk un n^â^iftire liei%
«T unrm^ii^^ corpi. Auflî VimU, (^'ûi^^itèkmm
bleifietici^s efprits air cHtpt , éft'repréfenrc par cetrç conjondkion d'os'„(ié<&'é^
à Venus , à laquelle les reins , pource qu'ils logent l'humiditc radicale , qui
lui eft proprement en charge . font plu " '
arge , font plus raiibnnablement appropriés qu'à!
lis langue !^cotntà6y^Smi'9é^mt6 i &r;
'ffnfi <^e iàl^ilÀèi^ , Mercure , difficile *â Voir au Ciel , 'fidt' toutefois fon
cours d'une prompte vîtelfe , ?c fes influences de grande efficace : audî la lan-"
racions « il ttt»immm»Sè fiSains poUr rbsftitett te prompalndddes œuvre»
fubtiles Se manuelles. La Lun0#ft dédiée au' gouvernement de Tctil droit,
comme croient aucuns , & du cerveau , &c étend fa piulfance fur les iiumeurs
& les poultnons , qui rafraîchidenc ôc éventent les inllamnutions du cqpuc. ]
f MSSî^LÇ Xi^SçSgiWi Epîtrcs
^eque ^^nariméies i/»*8^; par Guillaume Chaudière; 1 583 \
'hi.L- ^ r^^ :;'/ ^^' '- V xut. l;-^ i.:2. 't h r. ]>. yj- . • . .
*Vo7..tA Choix do MjM||B|Hip |H|».#liMwH^ l>i>Bf CTiMWM»»
^çur DE P^^$4ç, Tpm,I,pag.;^74. liviïi^*
Man.
^jo P R. I - P 'RO
PRIMASiUS ^ ^pofioku» jTmt.Iib^ Epîtiei.S. f^iM»!. V«yj»
JjBAN D£ GAieVY.
* It écoit EvcquCL<l'Adn|iPQce, Afrique, au (Ixièine fîècl^. Il fe trouva^
en 5 5 5 , au cinquième Concile General , tenu à ConlUncinopLe. On ,a de lui
un Çoii^mem^ce fur les, EpiCiiïf $ de. S. Pa^l & fur l' Appcalype , & l'qn yoit
Livres , contre leshéréfîes, mais cec Ouvrage» pé*?. Son Commentaire fur
les Epines de S. Paul eft extrait de S. Ambroife , de S. Jérôme, de S. Au-
l^ftin t ôcc. &c. C eil le feu! de fes. Ouvrages qui ait été traduit en François.
Jean de Gaicny.
Il feinblè que ces deux Bibliogi-aplies , iaind 'qiiè M.' de la MQnnoye,'tnenç
eh'queUjùè doute s'il faut dire Caigny , Gasvby, Gagné , ou GANAYjmaif
ce nom eft écrit Gaigny » dans le Manufcrit de la Traduâion qui fe trouve
à la BibliodiSque da Roi , & <pië' cite Mbiicfim<:6à ( SSlÉMh: Bimf/kecarum ,
. PROBA ' Î^ALCONIA *. Voyci . Richard le Blanc';
Fai^i>ovx DU Prat. ' •
' EUe vivote encore au commencement dq cinquième ûècle. (M. de la
* Klalgré I^au^<^i(é d^Ifidof ^ de Sevi içnnyrft
aans un Maniifcric.di) j[|ixicme ii^-cle,'ciié p^r Moacfau^ii.it' Diar. Tpfl, ) éc^
contre l'opinion commune, le Savant Fonranim a prouve ^ dans le 'fe^çindl»
Livré <le fes,^«ig|<ù<J^;<^W(?r/tf j i^npiunc-eç ^n 170!^ , qu^l^roia Fâlcoma^
oont 'il s'agit 'ia't n*a nén de pômninn avéé j4nicia FattQntft , femme do
Probus Amcius ^ ni avec Valeria Proha > femme du Procoriful Adelpliias,
froia Falconia écrivit f«s,C<BMar/otts l'Empire.id'Hoaoriu^^gar j^a(jpqifenc
l'an 393.' ' ■^■y 'r .
- PROCLE *:VdVteEiuVnïEr, E$T.WiiAttE2. . ;■
. •* Occlus cïe Lycie, appelé Z>Wt>c«#j Î3iifcl»le de-^ifeii ,Phit6fo|>tieff»'
ronicien , Chef de l'Ecole d'Athènes , qui fucfifloit encore de fon temps,'
<:'eli-à-d»e , vers la fin du cinquième fiècle , eut Marni de Naples pour Dif-
dple 9t fnocpâèaf dam le o^e emploi. U fbc Gra^nmalfien PJulofophe ,
Stirième habite PhyfîéieA-ll éçtiv^tv dk Comgi'enrays.'fnr H^^
t^ffode , fur la République derPlaton. On dit qu'il renonvela ie j^W/Maif.
d'^rchimede avec lequel il mit le feu aux vailleaux de Vitaiien . qui allié»
aeéit OitMlftHltiMpte j 'ftui'-l'Etn'pïa VAiiafbfé L Klè Wloforlie Payes
écrivit conne U Religioa Chcécieiue. |w& le Crtmftwiriiw lui tépondiç pir
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une Apoldgijâ IbUde^ ^Uisliaa«|teillQl' proaysi /que , quoique fort habUp
dans la LitrératuiB Grecque , il faifoit preuve d'ignorance , & mcme d'cxcra-
vagance, dans touc cequ il avançoir contre les Chrétiens. On croit que Piodiu
fttourut à Athènes , âgé de foixante-qum»e aus. • . • • .i ...
.1. fiftOCOPlUS : . Voye£.<iruiLLA0M& Pae Amir^ . ' ^ ,iV ^
* Procope y die di^acée , çfiiPaielii^e ,.<!>f^ur ic'SK)phi(le , foiis l'É'mpîra
de Juftinien ,fe fit une répuutioa bctIbiim.jMtc fon ftvfe , & par fcs Ecrits. \\
fut Secrétaire de Bélifaire , qu'il accompagna en Ane , en Afrique & erj
Î^*M* » dans toute/» les guerres que ce General iîc pendant le règne de Jufti-
nien , Se il éerivir dleûx Livres de la &ùerre des Perjh. , dçux de Ta Çuerre dic^
V zndaUs y quatre de celle contre les Goths. Ces Ouvrages eflimés font partie
de l'Hilloire Bizaiitine , & oi^r été iniprimcs , J.l'iipptiitierie Rojrj^^, en
\66x , en Grec ,.avec la verfion Latine du P. Maltret, Jéfuite. On atcctbae
â ce même F^rèbope une IXx^dw Anudote de Jutboieo te de l'impécitrico
Théodora, fon époufe, dont il r.ipporte des chofes horribles , demt-meque
de ^élilâire. .Suitjâs cegard^ cette Hilloire fecrette con}aie<une fiâion atroce .
& une fatiré criielle ^s mêmes perfonnes qu'U avoit accabtéps^ &%qxo^,
Cctré Hîrfoire fectette fut également imprimée àu Louvvè^tfWf M|.l*-n>cO(l|
«roit cependant été décoré du titre de Sénateur , & aroit reçu de grande?
récorapenfes de Judinien j il fut roètnc; Pi^éfedtde CpnfUipciao^le^ Il mou^i^ç
5f*.» agi de plus de foixante anf.* . " \ ' '
PflOSPER , Evêqué de Rhci^c \ Deiia'VieCoMWijpbttrel
Livres trois. Voyez Js^tr -BouniLâir>t' ^ nu. i .'I v.... .. f
'S. Profper, que let itiéitlebrs Cr!tiqueiX?è<ïiw>»;"'«vic'le P. Sirmoild»
n'avoir été ni Evèque de Regiô , dans le Modehôis', ni de R3ez,en Provence
n'eft pas non dIus Auteur des trois Livres dè là Fit'Çoitteiiipiaùve » attribué»
i Julien Pbmere , Prêtre A^caîri , par GeniUii^V^r0iR^<«oiiMmporain> & par
S. Ifîdore de Sévillé. On héTah pas précflftrtatattewnipfc dftlft mOW. Baroniii»
dit que ce futran46<î *: {M: tofc tA'MWl*(m V-^'' ■ ' ^^'"'^
* C'eft le Profper d'Amiiraine , le célcbfe défenfeur de la Grâce de Jefus-
Chrift, qui acompofé le beau Pocme contre les //T^rarj , c'eft-à-dire , contre
Itt^eBtttfMu dfe la tîrace ,dout M. le Maîtid deSaty k<JonKé1jiie HdleiTra^
fJ^é^èji vejîs Frajîçw » f^ç dont .Nf'. ^a^j^Jti^ s1e{^;fecyi/i ytil^çpiç .
dans fon Pocine de" la Çjype. Du Verclier r^n lui attribuant' lis Livres de'U
Vie Contemplfitivi , né,Uit* que fùiyrè Ço^binî^ ^connn^'aiife de ^n temp*
V5lîtèAan,'Llr.JXVlH a#fl)n à/mropoh^t] ^iajlàcfeîiaih>(tffi4e'Pi»fptt
d'Aquifaine i l'an 4^4 , dit que (a^ci^ncç&r G/agelîe ^uidQjjnèf cnt. j;>çî^ucpup
de crédit aupïès dd Pape' Léort.l,ljui le hr Evcque de Rei^io,5: il lui attribue
le$ LivfM de la. 4^è^c(UHeM^làùvu VdpiaiûU ïal^]a»k prabobk. lus k iQwp»,
Aaaij
57* P R Ô <P U B
la morr de -S. Ptofpet, b ffittf i' tftft iftff . ( Vôy. ât/k tin. dâ lÀ FnoÊti ^
Tom. II , pag. 377. ) On a une Edition des Epigrammes de S. Profper, qui
porte pour titre , Traité de la Fie contemplative 6- humaine j touchant les jept
J^ertus. On ne fauroit dire ce qui a déterminé r£<.Uteur à donner uiv pareil
titie à ce Recueil. Ce n eft point là le Traité de la Fie Contemplative , wnÊkr
en trois Livres , dont parle ici du Verdier. Ces trois Livres font certainement
d'un Prêtre nommé Pomére, qui les compofa vers l'an 490.. (/^ic/. pag. 401).'
Làrradition , qui attribue cer Ouvrage à S. \*Ttfpet y remonte- au ttuidème-
lîècle , & plufieurs Conciles l'ont cité comme étant de S. Profper. Mail , ouciB-
le ftyle diffus & abond.inr de ce Traité , bien différent de l'éloquence forte*
6c ferrée de S. Profper , le P. Sirmoad a dcmoncré (ju'ii ccoic de Poméce-'
l^pp. àii S.Profp.Opera ). *• '
• PRGSPER CALANIUS. Voyez Jeaw jGasvaoT. * '
PRUDENT LE CHOYSELAT, Procureur dû Roi & de
Roine^ à Sezanne a. écrit Difcours (Sconomique , nothmoÊid'
jjtile que récréatif ^. montrant Goimne paf le ménagement de:
poulles de eiiK( ctDa'livjr^fKMir une fols employées y Von peut'
tirer par an quatre mil cinq cetis: livres de profit honnête ; îm*»
primé k Paris, in - 8^. par Nicolas Chcfneau , 1571- Ayant lu-
ce Livret &c m'étant plu en la Icâure pour Tavoir trouvé de
bonne grâce & bdle invention , je me fuis mis à faire l'Epi^
gramme fuivant à lalouaoge del'Ajutwir^ u • . . ii2>i -.ijL
' .1!' rhomme prudent j a ménager ^fiif^l mth *. •::qWl,.2 * \
i . : Dijon talent tire honnête profit \ , îrovr/<T
i ■ . • • ' t^fmdm^.ett^fagejfe confit^ - ' m o rio" c r ilVn
^ Sur t9m jund^mérxagtrs a le prisi, . vi^rm/I f îiJÎtiX i
i.ù .H' Il fait comment ( fn^is deîduit^&comprif')u ' • 'lî 2
Par an on double unctfomme cin<j fotjt.^, [ . ■ . j '^upuiS
. , , Sans a ue d'ufure on Joit Jôumis aux làix^
fijt Dôk, ,a ecHt lii^htfîâtie^jit Styfe MSciaire,- obieFvé e«ilk à
Ç^'/ip X^^ntnit HW^^- ^A'^/ ^
"•^^ PÏSfei. VIRdïL. * MARO: Fbjf( Louis des Marurâi^
Robert &t Axitoio^ kphevaliçc^B. Aiieau>.fcr/and de J3«»j.
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PUB PUB
PjBiTe de Monchau , Richard le Blanc « Guillaume Michel ,.per
fftvitn de Sùag/dw, }o»çhm du Bellay , Pierre Xredehaik
'^Virgile, fe premier des PoctetLarint, naquit à Andés, daiu le Territoire de
anroue, le i j O^bre de l'an 70, avant Jeftis-Chrift , &: monrutàBrindcs,
en Calabre, âgé de cinquante-un ans. Son corps fut porté â Naples , où l'on
tdK enobre ièc leftes de fim tombeam On donne dé temps i autres de nou«
velles Traductions de Virgile , foit en profe , foit en vers , &: il eft à croire
que les deuùéces ^ fuoiSSeai- t'emportent toujoucs fiû celles qiti ont
précédé.
FVBIWS ' SYKVS MIMUS *. Pbyq les Sentences de ce
, Poète , en celles des Lyriques & Comiques Grecs , tournées ea
François & imprirtees à Paris»
. ' Mimus^ eft ici un nom d» profeition, parce que ce Pocte monioit fur la*
Ichtt , ic ]r déclamoit fes vers , appelés Mimes ,é\x Cztc/uim^. Les Mime*
étant un€ ifâitailion , une repcéfehiation Coittiquedes nxsius 0c des aâioilf
des hommes , on a donné le nom de Mimes zutl fentences ettraites des
farces que Tes J^mc^saphescotnpo^ienc^'oui'lfe divetafiçment tourenfem-
ble & pour^inftraâion di> Pabfic. £a'iM«inenfe St k ^ixtt attible Edicbi»
' des Mi/rtcs de PubliusSyrus, corhine Pa fort bien remarque l'exaél Jean-Albert
Fabrice , elt celle qu'on trouve î !n (uite des G£uvr&$ cle Muret, de l'Editioft
'd'ingolftad, 1599 , ou de Lciplick , 1^71. LeS Verfions Françoifes ^ qni en-
<Mic été faifts att< léiiEièifte itèclé » mentionnées ici par dn Veidier , lônt trèe-
; riAuv iife$..G)rn en peut jUger par le rtot Publius^ qine'Chatles Fontaine , on'
'des Tradii£teur$ de cts' Mimes y a rendu par P^uMlan , ce aiii n'eft pourmrtt
Sas n ridicule qUe le nom CUtus j rendu par C/irt^vc^ pour la commodité de
. . t-tlme > en cet endioit d^iine Epîctie Moialè dé Jean Boochet s
N^':- rud p4s AleitnJre ,, <]uitroovc
En fj fureur frn chef ami Clirouve ? (M. dtia Monnotî).
^ Ce Poète Mimiiff/e vivoit quelque 4c ans avant Jefus-Chrift , & étoit
eomempocMn de Céfar., qui lui accorda fa faveur. IM'emporta fur tous fes-
eoncanens & même ifur le fameux tabetîtts , Chevalier Romain , Minîe'
'eenAne lui-, qai n'ofa plus part^irre. La Morale de fes Mimes cft excellenre.
Oireii peut juger pat l'eitime- qu'en a faite La-Biuicre j il a fondu , daiis fes
Cata^tëres, la plupart des (êntences qui nous refont de Publias Sjms.-
PUBL. OVID. NASO. J^oye^ François Habert , O^avieii^
de SaTngelais^ Michel d'Amboife , Barth. Aneau , Clémeot Ma-
rot, CSarléS'Fbncaine^ Cafvy de là Fontaine ^ EAieniie Fdroi^
dèl , Antome dé Coter**.
^ Voy, ci-dclfus le mot O v fc£ , pag. 16},
*
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' PUBL. CORN. TACITUS. Foyer Filienne de la Planche,
Claude Faufchet de Blaife Vigenere , Ùàude GuilJomet, Frao»
îçois Douynec
^ Voj.lts noces fur le inor Cormelios Tacitus ,Tom. III , p.418 Sc^tfi
PUBL. TEREN. AF. Première Comédie de Terence , inti-
tulée TAndrie, mîfe en rime Françoife par Traduâeur inconnu ;
imprimée à Lyon , par Thibaud Payen. Jean Antoine de
Bayf a traduit l'Eunuque & rHeaucontimorumenos ; Jean Bour<-
lier a traduit toutes les lix Comédies de Terence , en profè
Françoife , ic Ciiarles Ellieaae a traduit auIE TAndrie en proie
Françoife.
* •
^Publias Taemius j4feri Efclave , né â Catthaee, prît le nom de fon
maîcre Publius Terentius Lucanujj Sénateur , qui l'anVaiichic > à .caufe de fes
tateiu. Ces mêmes iakns loi acqiureni ramirié des perfonnages de Rome les
plus diftingucs , eox^mun • de Lélius & de Scipion , ce oui ;^voic fait dire
que ces illuftres Romains raidoientdans la compontion de les pièces. Des Cix
qui nous ceileiu , le Phormion ôc ÏHécyre ont été traduites , ou imitées
«Apollodoce , ancien Comique Grec» les autres , lâvotr, VjinMeime^VEif
[futqite. j V Hcautonttmortanenos les Âdelphes j font imitées de Ménandie»
V.' Eunuque eft, de toutes fes pièces , celle qui eut le plus de fuccès. Il fbrtit de
; jElome , âgé de tcente-un ans , pour aller voyager en Grèce , d'autres difeoc
• f n'Afie , 6c il monruf de chagrin dans le Peloponnèie > d^àvoir [>erda fes
balots, ou étoient , à ce que l'on dit , cent luiir Comédies , qu'il avoit tra-
duirez de Mcnandre. Il mourut environ i < n m s avant l'Ère Chrétienne. La
pucecé du ftyle , la beauté , l'élcgance 6l la netterc de l'élocution rendroiic
toujours précieufes les Comédies de Térence aux amateurs de ta belle Lati-
iiitc. T :i meilleure Tradudlon de Térence feroir inconteftablement celle de
Madame Dacier , fi M. l'Abbé le Monnier ne nous en avoir donné une nou-
velle , qui , à bien des égards , peut le difputer à celle de cette femme favante.
P. BLANCHART, Maître d'iicole à Laon, en Laonnois, a
compofé Calendrier perpétuel, imprimé à Paris, par Jean ic
Clerc, 1 58 r. ' ' '
P. DE MANCHICOUR, de Tours, a mis en mufique que|-
.jques Chan fons , imprimées à Paris , par Pierre Artaignaiit.
II.,.., , ■ , ,
P. SAPET a écrit en profe , les Enthoii^iarmes ou Eprifès
amoiireures , en nombre vingt-ttois, imprimés à Paris , w^jB**,
par Jean Dallîer^ I) 55.
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p. s. TURNEBE fils d'Adrian Torncbe , a écrit Traité de
la nature, caufes , formes & cfFets dca Cometcs « imprimé à -
Paris , i/ir 8f pap Luc^ Brey er ,1577.
' Etienne Turncbe , 01s du célèbre Adrien , ne vowlant pa^ fe déclaref'
nettement Aurcir He ce Tri?}?/ des Ccmcccs j fit mettre au bas du titre P. S. -
Tumch. ce qui caula de i obicuiuc. On çomprenoic bien que Turneb. ^îgni-
lîoâ Twmèb», mais on ne ponvoic faire ca4(er avec ce nom let deux leccies
P. S. qui préccdoient , n'y ayant wcjL Jurnèbc connu , dont le nom propre
{àt Pierre-Simon , Paul-Sébajlïen j 0\1 tel nom double, cammcncinr , l'un
par P, l'aucie par DaJis cet embarras, Du Verdier a ie^>tLicncc du boime
foi le nom tel qu'il Ta tconvé, ne s'imagtnant pas qu'o^ eue voulu mettre au
bas d'un titre François deux lettres initiales , avec le mot Turneb. par ahrct;c' ,
Ëaur indiquer q ie ce Livre avoir crc fait per Stephanum Turnebum. Cet
rienne Turncoc ecuic Confeiilec au Parlemeuc de Paris. ( M. oa
MoNNOYl),
P. VANAELST, Flamand , a écrit en François , Règles
générales d^Architcd^cure , iur les cinq manières d*édifices j à;
Savoir Tufcan , Dorique , Ionique , Corinthien , & Compolite \.
ftvcc les Exemples des Amiquites , lefquelles la plupart concor-'
dent à'U doârine de Vitrûve; imprimées en Anvers, in-foL
LIVRES D'AUTEURS INCERTAINS.
Louahgès* & EecommandatiQns àc fa PAIX , estraîtet de.
PiEcricure (aintè , im primées à Paris ,'1563.
PANDARNASSUS *, Roman , intitulé autrement, le très-i
bloquent PandarnafTiis, fils du vaillaqt Galimafîùe, c^ui fut tranP,
porte en Facrie par Oberon , lequel y fit de belles vaillances,
puis fut amène à. Paris par Ton pere GalimaiTue , là où il une
concluions publiques , 6c du triomphe qui lui fut fait après
lès difpotatîons ; imprimé à Lyon , in- 8**. par Olivier Arnoulletr
'i' C'eft une iTrinvaife imitation. du Gargantua de Kabelais.
. PANËG«yRiC des Pamoif^lles de Paris , fur les neuf Mu lies,
fait en vers & impcimé à Lyoa ^ par hsok de Xounic»,
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j7« P P
PARADOXE contre les Lettres % tn^rlmé à Lyon »
|Nir Je«i de Tournes, 1)45.
' Ortenfio Lando , Mi! mois , fit imprimer, en M44 , ^ tyon , rrentt
Paradoxes Italiens , dans le troifième aefquels il a piccendu prouver Ckê
mcglio Jia l'ejferc ignorante che iotto^, ( M. de ia Mqnkoyb ).
* Amli le tameux Jean-Jacques Rouileau u cit pas le premier qui ait fouf
tenu ce Paradox^. ^Voj. Cmarlu Estichmb , Jorn. 111 > pa|^« %.yi ^ fnnr^
PARADIS du Pape Jules , Dialogue *^ Ctnfuri,
' L'Original de ce Dialogue , entre S. Pierre & Jule ll ,eû enprofe Latine.
Ceft une pièce fatiriane , imprimée p non pas , comme dit Rîyer , en 1 5 1 a ,
temps auquel Jule vtroic encore , maùau plutôt fat la fin de 1 5 1 4 , ou au \
commencement de 1515, peu de temps après la mprt de ce Pape, l e Pocce
Faufte , i qui on fit l'honneur d'attribuer ce Dialogue , n'auroit pas manque,
wûn 8c étourdi comme il éfoit , de le reconnoître pour lien , s*tl en avoir été
véritablement l'Âuceur. Il n'étoit pas capable d'une telle oompofitjDn > elle
ctoitplus digne d'Erafme , foirpar le ftyle , foit par le roitr. Aufîî en fur- il,
très-fortement, & , je peiife , anêz Juftement accufé , quoiau'il l'air toujours
liaticemept dé&voa^. Il i'en eft Êdrplnfiettrs Edîctons. CeQe qui fe^rtouve^i
oae, I ^3 du Recueil PafijftUlorum j imprimé l'an 1 544 * E/eutheroppii j c'eft-
a-dire , à Bâle , eft inrirtik'e Ju/h/s Exclu fus , p.arce que ce P,ipe y ef> d'nhorrl
ceprcfentc la clef a la main , tachanc d ouviu la porte du Païadi:» , uui lui c4
Le PARANGON des Chanfons de divers Muljciens, Livres
dix- iïuit , imprimé à Lyon , par Jaquej Moderne,
Le grand PARDON & plenière RémifTion pour Coûtas |ier«
fpnnes & durant à perpémiré ; imprjmé.à Gietjèyej p«)r Ac^m
& Jcaa JEUwî, 15 50. Çutf^uri, ! , ; ' ^ '
PARFAITE Amitié de deux ynis «nans; & fdtîlité
^tt'oQ peut cirer de fts cmipnîs \ impriniée à Lyoi) , in-x 6. pap
7c«n 4'Ogieffolks, x$^o.
PARIS ÔL.h belle Vienne, Roman, • '
£xipofiti6ns& Cofitemptatîons Ibf les fepc PAROLES quç
notre Seîgiiear Jelûs-Clirift dk <n la Qroix , 'exciraîtds des
Poseurs VKms ^ V^fjîC^, «vçç Addi^onf ep marges împri»
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p p J77
mées l Paris , m- 4**. par Chrcftien Wechci, 1 53$ : là oii l'Au-
teur au prologue, écrit ces paroles dorées :
[ L'Arbre de la Croix , auquel croient affiches les membres de Jefus-Chrifl;
mourant , fut aulTî la chaire du Maîcre le monde enfeignatit. Et tout ainû
.que le Ctgne , étant près de fa mort , chante plus mélodieufemcnt qu'il n« fit
onques jour de fa vie j pareillement notre RcJenipteur a monte en cecce
chaire de fa Croix, afin que les plu5 excellentes dodrines de vêtru bonnes
inceurs il femât 6c plantât en fon Eglife » à laquelle il prélîde » pour plus am-
plement Teniloûriner en la voie de lalur , lufqu'â la coniommacion du
fiècle. Et poqxce «UiôitSi Bernard, en. la Croix a écé ouverte la bouche de
.Jefas-Chnft, auquel font oonienos tons les uéibrs de iapience Se de fcieuce.)
Les PAROLES mémorables encre Jefus-Clirid & le pé-
cheur, qui e(l un Dialogue contemplatif , pour l'attirer à fon
amour, pleines d'inflruâion falutaire; avec la manière de iavoùr
fe bien conièflèr ; imprimées à Lyon , . in. 8 ^. par Romain Morin.
Le PASQUIL de la Cour , compofé par Maître Pierre de
Cugniercs reflufcicé S jadis Avocat ài Parlement ; imprimé à
Paris , 1 5^1. Câ/vriu^£fe.
' V07. LaCaoix du Maine, & les notes , au mot Pierre na
CoGNitUBS , Tom. II, pag. i6y ôc finv. — La hardiefle avec laquelle Piork»
de Cugnieres parla en 1519 > a fait employer fon nom, lociqu'oiï.a \aaifl'
débiter que^ue remontrance hardie. ( M. oa la Momnote ). , ^ '
Le PASSETEMPS «k tout homme , & de toute femme , en
Hfiiie; imprimé ^ Paris ^ par Antoine Verard *.
» *
* Antoine Vérard imprima ce Livre l'an 1 505, wz-4'. Guillaume Alekbén
efl r Auteur. V07. La CrOhc 00 Maimi , an mot OutLLAViia' Alixie ,
Tom. 1 , p^. }04 & fuiv. ,
Le PASSETEMPS & Songe du Trifte, en Rime ; imprimé
^ Paris , tA-S . par Jean Longis , i ^ ^o.
PASSETEMPS honnccc , recueilli des faits & propos de
pluHeurs Princes , Philofophes &l hommes fignalcs ; pour
récréer toute bonne compagnie j à Paris, in-iC, pat £manutl
Richard, 1579.
BiBLiOTH. F RAN, Tomc V. Du V^RD. Jo/nc X//. B bb
37» p P
LePASSETÊMPS de la fortune des Dcz,d*unc autre bien plus "
gaillarde invention que n*eft celle de Laurens TErprit , par un
ancien Auteur François, dont le nom m'ell incertain : car pour
trouver ia iortunc , i] ne met qu'un icul renvoi â l'Empereur,
au Comte de Savoye , au Roi d'Aragon , au (îeur de Mylan»
au Roi d'Andeterre , au Comte de Venus , au Duc de Bour-
bonnoisj au Duc d'Anjou , au Roi d'Hongrie , au Souldam, au
Duc d'Auftiiche , au Roi d'Efpagne , au Roi de Sicile , au Roi
jât Chypre , au Roi de Tunis , au Roi de Damas , au Roi de
Bolmarin , au Seigneur de Coucy & au Duc de Bavière , cha^
cun defcjucls répond par un DiAique François far la demande
. de la chofc qu'on veut favoir; imprimé à Pans » rn-x^« par
Nicolas Buffet*
PATHELIN, ou Maître Pierre Pathcîia, farce 'i avec le
Blaibfi & Loyer des faufïès amours ; imprimé à Paris , in- 8^»
par Simon Volbe» ic depuis m->ié. par Eflicnoe Groulleau»
1564. Ce Livre a été traduit de François en Latin , fous tU
titxe,x,PathdinttS , CanuUia, ultàs veterator, è Gallkâ linguâ ta
.Ltttmam traduQa ptr AUxandrum Comùbvtam } Pmfiis, in-S^»
''^tpud'ShtanemColiimàm, '54J«
' Il &UC écrite PATttiM \ parce que ce mot ne vienr m de«^ , ni
.TAorifte rwaêm^ mais du Bas-Latin PaJIa j de U Wte , d'où on a fait le verbe
appâter , dans la fîgnî^cation d'attirer j par des manières flatcetifcç , comme
par un appas , pour taiie tomber dans te piège. Cette pièce paroit avoir été
luceda lemps de Louis XI. U eft dit dans le Commentmn de Rabelais ,
p^. t%6 du T Mil 1 , que Reuchlin, a\i rapport de Gefner , pa^. 598 de fa
BUCtothèque , imprunce t'àn i <; 45 , A Zunch , traduitk en Lattn cette Farce ,
& qu'il la mdainr fous le faux nom à'AUxander Conrûbertus. Je ne trouve
tien de tel dans Gefitec. Il lapporte limplement cette pièce de Reuchlin , fous ,
le titte de Progyrrmafmata îamhis trimetris firipta j &: TEdition que j'en ai
vue , d'Haguenau , i/»-4*'. chez Tliomas Aufelme , 1 j 1 9 , ne lui donne poinc
dTenti» mir* Gefner ne fiôr non t^usauaine mention é^AUxanéer Comùkntiaw
Ceft Simiér ^ qni » dût ans Wfins , en * parÛ le premier. U efl pourtant vrai
^oc, de deux mauvaifes petites Comédies Latines de Reuchlin, celle dont
Mtle GeT'er,, intitulée frogymnapunta^^^L^ quoiqu'avec de grands dé^-
lèniens , imitée de ^telin , ce oui a donné lieai Melclnor Adam de due y.
d*apci& Métancltthoa» ^ Reodiua vËfit FMan^dlUmn» gknam candkt
Digitizod by GoOglc
1 p
falis. Mais ce fel , li ie faut avouer , s'eft bien afFutli dai»s le Latin. Cette
'Comédie , avec les changemeas qu'y fit Reuchlin , fut jouée , pour la pre'
rnière fois , le 51 Janvier 1497, au Pilais de l'Evèque de Vormes , Jean
d'Alboars^ , fon Pattoi». Le I arin A\4lt\'rtnder Cannihertus eft vciui fjnîn?!
ans aprcs. J ai vu la premicrc Làicioa cjia en tut ^ice, £«-24. i aii 1511, ehe^
Guillaume Eudace , en Gothique , fur vc-Ln. Le titre eft l auHims, àliàs Vc-
terator, La didion en efl fort aii-delTu<; de l.i p.:)rccL; Je Reachlin , je dlroi?
.que le François y eft exat^emeni rendu , fi ce n'ccoU que te Lraducieur s'ed
avifï d'iatroduice dans la pièce un petfounagc de foa invention , fous le
nom de Comicits, qui , fans ctre ni oui , ni vu , fetconye par-tout , |uge de
tout, & fait avec tom l:s autres Ac\:-ir-; , un 1} parte perpétuel. Simon de
Colines te réimprima ivs-S". paar François Etiedae» ea t j4|r La pièc» con**
tient plus dft ijoo teis, avHev que £èUe<iie lbeiidilin:Btt coonrienvlr peÎNë
aooo. Du Cai^, dans fon GlolTaite La^n-Bacbace , détive le mot Patelin
de Fatarinus , parce que les HcrctiqUeS , nemmés fatarins ^ Pacal'ms ^ Pa-
urtns ôc Pauiins , indjAifoiept par leur^ belles paroles tes Fi«ièles en erteur \
Erymologie qui pourra trouver Tes partifans. Je ne. répète point ce qu'au mot
GoiLLAUMB Alexis, )'ai die , touchant Chivusavv ^ui a cru que PattUn
étoit le nomdaPocte, Auteur de la Farce. Toutescestémarques, & plufienrt
auQtes, écrites de ma main , au-devant de mon ExempLuie de rEdiiion in-^"*,
fans date, chez k veuve de Jean Bonfbns » ayant été communiquées k TEdi'
tcur du Patelta de ift^-i ont été' employées, fans ma participation , dans
une Préface , où l'on me prrre des e\']''rc flî.in^ qui ne four de moi « non
plus que les notes j inicfces dans le cuips du Livre , au bas d^s pages. ( M. os
tiA MOKMOYB ). • ^ .
Le nouveau PATF^ELIN , autfc iàrce« fïMfie à l'imicatioa de
la pcécédence i imprm^ à Paris
' Cette Farce du Nouveau Paelîn 1 ttois perfonrt âges , P'acelln ^ fe PtUtt»-
Ce ie Prêtre t fuivie d'une autre , inrimléc k Tejlament de Patelin, à quatre
^rfonnages. Patelin^ GtùUemette^ VJpothiaùre , àt Mejfire }twii U Curé i
om été imprimées , 'wV, i Parb,.£nn date , Se fans nom de UAxmn , qui
ii*eft autre que le nomnii Jean de S. Denys, parce qu'il eft dit au bas du
ncte qu'on les vend rue neuve Nerf- Dame, à l'Enfeîgne S. Nicolas ^ Se que
toiles etoient la demeure & l'enieigne de «e Librairè. Ces deux^Farces fout
deax.niauvûfes imitations du pcemier Pacelin , furent la jlemière. De no»
jours on a mieux fait : on a donné le goût moderne à l'ancien Parelin , d'une
ihanière qu'on peut le comparer à une Chanfon , dont , quoiqu'on ait changé-
les paroles , & qu'on les ait mifes en profe , on n a pas uiiTc de garder l'air.
L'efprii de la pièce a été en eifet confervé Tont'ca l'adrclTe , en ajoucaac
peu de cloCc au ruier, i^'en faire, en trois ÂdeS «One Comédîe cégttliÂCC »
^n'agas déplu. (M..usLitMoMi(OYJ^* • ...
Bbbîj
Digiii^uu L>y Google
j«o p ' p
Les Epkres de S, PAUL , glofccs &tranflatées en François,
imprimées à Paris , par Michel le Noir, 1^21 *.
' Il ne parok dans aucun des Ouvrages (jue nous avons de Richard Simon ,
3 ail. ait en aucune connoiflânoe de FEditioa ici rapportée de» EpUns
'. Pû»L ( M, DE & A MOMNOYE ).
Difcours des PAYS félon !eQr fituation , tvec les Mœurs »
Xoix & Cérémonies d'iceux; imprimé à Lyon , în*i£. par Jean
de Tournes ,1552*.
' Ceft la Tcaduaioa du Livre de Joamm Boâmu Mawa , d* Mwiha
éCetuim. V07. Jban BoHàMt.Tom. IV, p. 1 5 54* (M. di la Mohmot a^i
■;' Le PLLERliVAGE de l'Ame, tranflaté de Lâtm en François,
imprimé à Paris, par Michel le Noir, 15 21.
Le PliLPIRINAGE tpirituel de l'Ame , divifé en quatre
voies priruipales & plufieurs fcnticrs , imprimé à Pans ,
par Renaud Chaudière. « •
Le Roman des P£LëRINS , de la vie humaine , Rime. Il
finie ainii:
' ' ' Cy fine h Rnmant du Moine
JDes Peleiijiî de vu humaine, &c,
' Livre de la Compagnie des PÉNITENS , contenant TOrdre
de recevoir un Novice ; Matines de la Vierge Marie ; TOffice
du Dimanche, Lundi & Jeudi; l'Office du Mardi & Vendredi;
rOffice du Mercredi 6c Samedi , Pnnie , Sexce , Tierce ; None;
Vêpres & Complies de Notre Dame : Mutation de l'Office do
PAvenc: Pfàlmes des degrés : Pfalmes pénieenciaox : l'Office des
Moft's : les Offices des 'Mercredi , Jeudi & Vendredi Saint:
Hymnes de Tannée.: Commmémoration des Dimanches &des
Sidnts ; imprimé \ Lyon , in-i par Eftiénne Dolec, x $ 4a
' Dolet dirott qu'il, n'avoic point imprimé de Livre pius mile que ceIitl>U l
il entendoit pUa Inarauf* (M. ob la MoN^ioyi -
PERCEFOREST; Roman , fix volumes «.
' ' Tai va les iîs volumes de Peccefoxe(U , mr^Qi. i jiS , reliéi en ctoii.
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p p )8i
M. le Dttchat , fur le fécond Livre de Rabelais , pag. t j i » cite une Edition
de ce Roman , in-%°. en 6 volumes , & ajoute , fur la foi du Livre , inri-
ruic Tocfin des Majjacres > que c'écoù une des leâures ordinaires qu'on fai- '
Ibità Charles IX , par ocdre de Gacherioe de Médicis, ce qui u a gucret de
mifemblance. (M.db la Mommotb).
PERCEVAL le Gàlois *, Roman en rime, écrit à la main
fur parchemio » en k librairie du Capitaine Sala , à Lyon.
*Voy. dansLx Croix du Mainb , Tom. Il, â la fin des lecrces M»
pag. 1 41 , & N , pag. 1 9<> , les mots Mbmessier Se NfiNHlstiiu Le Roman
de Perceval , mis de rime en profe , fuc imprime à Paris , w-jUl Tan 1550 9
chez Jean Loi^, en leoce Gothique. (M. ns laMohmotb).
PERLES d*£flîce , recudlltes de Tuifint créfor des cent cin-
quante Plaintes de David , traduites d^Italten en ftances Fran-
çoifes , de huit vers chacune ftance } imprimées »i-8*« par Jean
deLaon^ i577«
PHILANIRE *, Tragédie Françoifc, imprimée à Paris,
i/i-8°. par Nicolas Bonfons, 1577.
♦ C'eft une Tragédie de Claude Rouillet ^ on Roiffi'f j compofce d'abord
en Larin , 6c publiée depuis en François. La Croix du Maine ( Tom. I ,
pag. 149 ) pane d'une Edirion Françoife de Tannée CeUe donc parlô
du Verdier ne parut qu'après la morr de l'Aureur, s'il cft vrai , comme le
penfe l'Auteur de h Dihlïothèque des Auteurs de Bouraogne , que RouUlet
ttiouruc vers 1575. i-a pièce eft en cinq A^s, eu vers libres» avec des
Chœurs.
Kiftoirc ou Roman des Amours de PHILIPPE , Dauphin de
France, & d*Angeline Loria , Damoifefle Sicilienne , compofée
en ancien langage Normand , en quatre Livres diftingués par
chapitres \ étoit en la Librairie de feu Monfieur le Cotuiécable»
Anne de Montmorency , écrit en main.
PHILIPPES de Madian , autrement dit , le Chevalier à
Pelprevier blanc « Roman , imprimé à Paris , 1/1-4**. . .
Le Roman de PIERRE de Provence, & la belle Mague-
Ibnne.
•
ÏAt Sentence de PIL ATE , oonc» Jefiis-Càriil notre Saaveut;
imprimée à ïiyon » par Jean Stranus*
La POLICE mifc fur la famine & afîlucnce des pauvres , qui
fe trouvèrent l'an 1^31 ,en l i ville de Lyon , par les Citoyens
d*icclle, laquelle Police y a été depuis entretenue & obfervéc;
imprimée à Lyon , par Sébaftien Griphius , 1539.
Déclaration du droiç de légitime fucceffion, fur le Royaume
de ^OUTUGAL % appartenant à U Roine mere du Roi très*»
Chrétien, Catherine de Médicis; avec U Répon(ê auxconfulta-
tions fur ce faites , tant par les Do(f^curs des Univerflcés de
Boulogne la GraÏÏè & Pavic, pour Catherine , DucIk ^c de Bra-
gance, que de ceux de Pcrufe, pour Raynuce Fernele, Prince
de Parme, & Michel ab Aguira , Doâeur Boulognoîs , pour
Phiiippes d'Autriche , Roi de Cadille , Léon & Grenade ; cn-
fcmble la défenfe coerre les impolturcs & calomnie d'Antoine
Ncbfilîè, pour l'ulurpacion du Royaume de Navarre, &l Dif-
cpurs véritable du relie des illégitimes détentions dudit CaHil-
ioa, tant fur la ntaifoa & couroonci de France , qu'ancres Prinm
François , notatnmenr de» Royaumet d'Aragon , VaJenœ de
pays de. Catalogne, avec la Duché de Guddfes, Ûr 1er Prince»
de Loriaioe ». AiiccHC IV. TBL ûnprmté^en Anvers, ia-8^
Tan 158a.
* Ce Livre eft de Pierre Bellay ^ JmfçonftUte Touloufain^ car c'eft ainfi
«t*U-fiMictipUqper les mot* éicnti.fiicb fin. 4e cet Ankie»^. Bt» J»,Tk.^
CM.
* Ceci ne doic erre regarde que comme tmt^njeâure } car ?î«fce Belbf^
le Jurifconfulte , ctott de Montauban , ^ non de Touloufe , grand ennemi
des Ligueurs, & zélé RoyaUlle, qu'Henri IV ik Avocat*Géoérai du Parier
nient oe Tooloufe , pour fe réoompenfer de lidéHc^.
Le Roman de PONTUS , fils du Roi de Galice.
lie PORTULAN, contenant la deihipdcm tant des nets de
' Ponent , depuis le d^otr de Gibraltar ^ jufques à ia Cluniè 9 ça
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Flandres , que de la mer méditerranéen induit d'Italien ; im^
primé en Avignon « m«4*. par Pierre Roiu, 1577.
Livre des POSTES , pour aller par toute U France^ Italie j
Efpagne, Allemagne, &:c. traduit d'italien.
La PRAGMATIQUE Sanâion, contenant les Décrets du
Concile national de TEglife Gallicane , ailèmblée en la ville de
Bourges, au Règne de Charles VII , avec le Concordant d'iceîle
encre le Roi François I & le Pape LeonXy imprimée àParis,
par Abel i'Angclier^ 1561.
Traité de la PREDESTINATION, cômment c'eft que Diea
veut que tous foienc fauvés^ & que le làlut vienc de la pure grâce
de Dieu , & la damnation de la pure malice de l'hommei imprimé
en Anvers , par Dyrick Uriman , 1)59.
Demandes à iMaitre Jean Calvin , fur la PREDESTINA-
TION , avec les Contrariétés qui fe trouvent en la Doârine de
Maitie Jean Calvin; imprimées de même.
Le Livre des neuf PREUX ^ & de leurs Triomphes, imprimé
à Paris, ior-foi. par Michel le Noir, 1 507.
* Favyn , pag. \6Î6 de Con Théâtre d'honneur & de Chevalerie j rapporte en
œt ordre les noms de ces neuf Preux : Jofue', Gédéon , Samfon , David,
JiâJUu iiétluéh » JUxtmdrek Grande Jules Céfar, Charlemagne 8c Godefhy
dtt BmâUoiu ( M. OB LA Momnoyb ).
PRliiRES dont on ufe comrauncmenc en TEglile de Genève,
Cmfuré,
Les PRIERES & Oraifons des Saints Pères , Patriarches ,
Prophètes, Juges, Rois , Hommes & Femmes illuilres de l'an-
cien & nouveau Tertamenc; avec une Expoiition dii Symbole
des Apôtres , & les Précations de Maître Jean Ferc, Do6leur
en Théologie à Magonce; traduites de Latin * : plus une l^xpo-
iîtion fur VOraifon Dominicale, félon la vérité Hébraïque,
virée en fept parties fuivant les Tcpt de la femaine ^âc la
584 p ^
manière de connoître par queiles gcn'^.ou par quelles chofes;
l'on contrevient au Saint Décalogue, & comme l'on fatisfiiit à -
icdui i imprimées à Lyon , par Jean Martin , 1560.
' Le Tradu£beut François de ces Prières efl Nicolas BACQurvoîs. Voyeï
à cet Article La Croix du M \!nf lesnotes.Tom.H f pag. iSyAilArt.
Jean Fere, Tom. IV, pag. 415. ( M. de laMonnoye).
La PRISON d'Amours laquelle traite de l'amour de Le-
riano & Laureole , à la louange des Dames ; traduite d'Efpagnol,
6c imprimée à Paris , par Galiot du Prc , 15 26. & depuis
Efpagnol-François , à Colonnes , par Gilles Corrozet , 1 560.
' Amours eft là pour Jmour^ l'Original Efpagnol ayant pour titre Carcel de
Jmorj ôc la Tradudion Italienne que Lelio de Manftedi eu a faite , Carc«r
d'jimjre. C'eft , en cjuelque langue (jue ce foiç, uqe tïèf-cnnttycufe leôttc«.
( M. OE LA MOMMOTB ).
PRIVILÈGES des Foires de Lyon , & leur Antiquité, avec
celles de Brie & Champagne ; & les Confirmations d'icclks , paf
fept Rois de France , depuis Phiîippcs de Valois , imprimes à
Lyon, m-g". par Pierre Fradin, 1560.
PROBLEMES d'Ariftotc & autres Philofophes & Médecins,
félon la compofitton du corps humain; avec ceux de A. Zimara,
traduits de Grec, imprimés à Paris , in-i6. par Thomas Beloç,
te PROCÈS de Moyre & Belial , Auteur incertain.
Deux Plaidoyers d*cntre Monfieur PROCÈS appelant de la
Sentence de Monfieur le Sénéchal de Raifon , ou fon Lieute-
nant au lieu de Concorde , d'une part ; & Monfieur de Bon-
accord intimé d'autre ; par lefquels il appert de Tutilite de
Procès , & de la misère d'icclui^ imprimés à l'ans , in - 8^. par
Nicolas Chefneau , i ) ^o.
PROMPTUAIRE des Médailles des plus renommées pcp-
fotincs qui ont çté 4çpttis le çonuncnçemçnt di| monde ; avec
brièvG
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briève Defcription de leurs vîet dt fkitsi .imp*iffl€ à Lyon»
in- 8^. par Guillaume Rovillc*.
* Antoine Âugudiii, dans ibit Dialoglu des JHédailUs, tà moque <ie c«
Livre avec raifoii. • .
Les PROPOS fabulet» moralifés , extraies de pluiîcurs Au-
teurs » tant Grecs que Lmîqs ; tmphsués à Lyon , m*x par Jean
Saugrain, i51^-
PROTESTATION de la Foi , avec fept Confidétations ,
imprîméeàPaiîs. *
PROTHOCOLE des Notaires , Tabellions , Greffiers , Scr-
gens & autres Praticiens de Cour Layc , contenant la manière
de rédiger pvir écrit tous contrats , infbrumens , partages , in-
ventaires , comptes, commitjions , rapports , demandes , aéles,'
exploits de Juflicc; avec le Guidon des Notaires &l Secrétaires j
imprimé à Paris , m- 1 6. par Maurice Melhicr, 1553.
Les cent dnquante PSALMËS du Royal Prophète David ,
féduics Cil (brme de Prières , où font déclarées les ceuvres , ver-
tus , louange & puifTknce de Jefus-Chtill ; imprimés à Lyon ,
par Jean d'OgecolleSy 15^0*' '
Le PSAULTIER ;ivec lès Glofes , impriàié à Pari^ , m-4<'.
pur Antoine Verard , fans date
La PUCE *, qui efl un Recueil de divers Poèmes Grecs,
Latins 6i. François, compoies par plufieurs do<:les Perfonnages,
aux grands jours tenus à Poitiers, en faveur des Dames des Ro-
ches ; imprimée à Paris, in-j^ '. par Abel l'Angelier, i 5 20.
^ Aux grands Jours de Poitiers 9 1 5 7p » dans une de ces ailêmblées galantes
de Poëces 8c de Savwis , qui (ê cenoiw chez^ WD^nic* des Roches , on ap«
perçut une puce fur le fein de TaiiTudble & fpicituelle , mais inretinbie
Catherine des Roches. Pâquier fit le j>remier des veis fur la hardiefTe & le
bonheur de cette Puce trop fortunée. Âullîrôt tous les hc^ux cfpàts du
Royanme > panni lefqoels on compcoic les perfonnages les plus graves , 9e
qoelques^uiis mème^entr'eux conhir u c t \ms les plus hautes d^niiés> ficent 9
BauoTB. F&AH. Tom, V. Do Vud. Tom. zxi* Ccc
3S(5 P P
à l'envi , des vers Grecs, Latins , François , îralienç ^ Efo^igno!? fur ce fujeu
Jamais Puce ne fuc plus célébrée , &c u alluma une dimaginations Pocfl-
^tWf. Mais f •voueni que , dans le grand nombte de pièces compofécs à cette
occafioa » oeux , ou trob valoienc tout au plus la peine d'îtrc confcrvrcs,
pour donner l'idée feulement de la galanterie de lenrs Aureurs , que laO«
douce la beauté du fein de la Demoilelle des Roches ccoit bien capable d'aeîr»
mer , £uis le fi^un de ta puce. Le Recnal de ces différentes Pocliei> furw*'
prtmë^en i^i^^in-j^T.Si non en 1 5x0, commele dicdnVecdieclLib tmM
^alemem dans les Œuvres de Pâiqtuer.-
Le PURGATOIRE des mauvais Maris, "iivec l'Enfer des
mauvaifcs Femmes , & \c Purgatoire des Joueurs de dei &
carces ^ imprimé à Lyon , io-ié. par Barnabé Chauilàrd.
Le PU Y ' du ibuverain Amour , tenu par kDéeflePalîàs,
avec Tordre du niipcial banquet fût à rhonneur d'un des fien»
enlâns ^ mis en ordre , par celui qui porte pour devi(è,en fam
nom tourné, le yhu Frtlude'/m^nmé k Rouen» in-E^. par KW
colas de Bourge», 1 543.
' Le moc Fuv k ptend ici dans te mîine ûm que quand on dîrtè Puy ^
Rouen j par où ron entend en liea élevé , une aâbane , ou un théâtre , du
Grec vt^^ufy comme je l'ai fait voir au mor Giibbrt le FèvRE » Biblioth. de
La Croix duMaine ,Tom. i,p. i8x. Amfi le Fi^ du Jouvctam Amour fignifie
leThéitre , où ron'difpute» où Ton examine , où Ton juge par quelle vde
on peut parvenir i ce qu'on appelle le fonvexain Amour. Quanc a l'A urcaf
du Livre, voye? Ihid. Ptprre Duval , pag. jj! , dont TAnar^ramme eft
le vrai perdu j ou viai prciudc. J'obfetvede plus que le Libraue , nomme ict
Kieolas de Bourges j eft appelé Nia^ dà Barges par La Croix du Maine ^
au même Article de Pierrh Duval que k Caille , qui , i la Table de
fon Livre , indique un Nicolas de Barbes ^ tin Nicolas de Bruges j ne teiient
f:ependanc i la page i i8 , où il xeuvoie, que Nicoias de Bruges^ (vM. dRJ-*
MoNNoirJi)*
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î87
QUE.
Q UENS p* A N J O U , que Fauchet eftiim «cre Clittles ,
F/ere du Roi Sanc Louis , depuis Rot de Sicile ; Prince gtiHard
cnik jettneflè, & volontaire, atnfi qu'on peuc voir en l'Hiftoire
du Seigneur de Joinville , il a fait dt oonipofé plufîeurs Chaa-
ions *.
* Voy. Vavchit , Cfaap. 76.
QUENS DE BRETAIGNE , lequel ledit Fauchet ne douté
être Pierre furnomraé Mauclerc, a compofé des Jeux partis : il
demande à Bernard de !a Ferté , lequel vaut mieux ou de
proue(Iè ou de iargclFe? Bernard répond que prouefîè fans lar-»
geHè efl fbibleilè : & pource que le Comte de Bretaigneq'endl
aaccord , ils sVn rapportent au Comte d^Anjou :
Qu'en tous biens a mis fon penfe»
Lequel je ne fais douce être Charles, frère de faint Louis. Dç
ce C^omte de Brecaigne faïc mention le jeu parti , en la feptième
Chanfon ; & le fait parler avec Gaccs Brûlez : lui demandant fi
ayant loyaumenc aimé une Dame , & il s'apperçoive qu'elle
veuille le trahir, s'il doit attendre, ou la guerpir *.
♦ Voyez Fauchet , Chap. ^i, & La Croix du Maine , au mocPiERUt
MAVctmc, Tom. II , pag. 198.
LE QUENS DE LA MARCHE. Ce Comte de la Marche
vivoit du temps du fufdit , & compofa pluficurs Chanfons, en
Fune dcfquellcs il die, en rubflance,que la première fois qu'il vit
la Dame , il oublia de la ikluer ; & ne fut merveille s'il fe trouva
lors ébahi *, car il ne (è conialla pou à iôn cœur « qu'elle avoic
pris , & onques pfiis ne la recouvra. Il nomme s'amie, Biaux
doux Rubis ; car tout ainfi (dit-il ) que c*eft la meillettré pierre
des précieufes: auflî eft-elle le miroir des autres Dames;. £n U
dixième Cbanlbn 11 die ^ Que Lanceloc n'aima tant (a Genenie^
Cccij
j88 Q U E -QUI
qu'il eft comme le VâîfTèau cinglant en mer , ne fâchant eh
arriver; que Ta Dame padè toutes autres , comme un beau bou«
ton de rofcs épanouies *.
QUENTIN R ABINEAU , Religieux de FOrdre des Frerefl
Mneurs de l'Obfervance , demeurant à Rouen , au Couvent
dudit Ordre , a écrit de rexcellence & fûnteté du pur & faine
Vierge Joieph , époux de la très-digne mcre de Dieu , la Vierge
honorée; imprimé à Rouen » m-4^.^par Martin Morin devant
QUINTUS « CURTIUS *. Quinte Curce, Hiftoriographe ,
des Geftes d'Alexandre, tranlkté en François; on ne fait point
Mr qui , car le Traduâeur ne s^eft point nommé ; imprimé ^
Paris , in-fol. par Jaques le Meilier » 1 5 30*
* On die en François Quinie-Cui te , ne f.ùfant qu'un mot de deux. Si l'on
j ajoutoic Rufiu y il faudroic , en crois mots fcparés , dire Qutntus Curjùa
fLufus. L'opinion la plus vraifembl.iWe ell de le prendre pour le Rhéteur,
■infi nommé dans la liile qu'AchiHe Scacc nous a confervée de ceux donc
fâifoic mention Suétone , en (on Livre ék clans Rhetonèas, Il fecoic rrès-
jpo0ible ..cela fuppofé , qu'ayant trente ans , lorfquc Tibèn mourut, il eûr
▼écu jufqu.i l'an de Jefus Chrift 70, fous Vefpauen , 6c au-delà. Ceux qii
le font n<iU[c à Vienne en Dauphiné r anciennement dite Fïeme des AÙo-
èrogesy expliquent de lai ce que Juvénal , Sat. 7, die do Rhéteur Rufus , que
fes Ecoliers appeloient , i caufe de Ton éloquence , le Ciçeron Jtilobroge.
La Tradudion de Quinrc-Ciirce , ici mentionnée » (èmblable^ peur- crre^
celle donc le Manukru le trouve dans la Bibliothcque du Roi, & ailleurs »
#ft .^rUFremenè diuis l'oubli. A peine mèinê celle «le l^ol» Scguiec & du
fîeurde les Fargucs font-elles connues , ^: c'eft tout ce que peut £ùre'€eU#
de Vaugelasque de fe maintenir. (M. de la Mo^noye ).
♦ Un critique hardi , &c qui penfoit fingulièrement, l'Abbc de LongucTue,
traite aiïez mal cer Auteur : " L'Hiftoire de Qumte-Curce. , dit-if, eft un
)» Romin. C'eft un ignorant , qui iie'iàtt'fii Géographie, ni Chronologie , &
» un Grammairien , qui ne s'efl foiicié que de pbratcs. Il a écrit au cinquième
w ^c au (îxîème fiècle. Si on difoit que fa T irinirc n'eft pas de ces fiècles-lâ
n je demandcrois li celle de Sulpice Scvctc paioïc de celui auquel il a vécu
Ce que l'on peut dire , c'eft <^ue Quinte-Curce a affedé par-tour dé ît Gàwê
on ^le éligfuic te Henri, qu'il cowt apsis i^rpric, de qu'il ^anwlw à mi
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QUI QUI J89
{>erfeéHon minucieiife, que n om jam.iis chêrchce les bons Ecrivains. Ce-
pendant Judc-Lipfe Se Jacques Dupuy lui ont donné les plus grands éloges ,
le le mettent au premier rang ptrmi les Hidoriens Latins. On ignore le cempf
où Quinte- Cuite a vécu. Les uns le placent fous Augufte , d'autres fous
Claude , fous Vefpalien, fous Trajan. 11 y en a qui le prétexidenc couc-â-faic
moderne , que le nom de Q, Cmias eft fuppofé , Se que fon Hifbiie ii*eft
qu'un Roman imaginé par un Italien , il y » trots oa quatre cens ans ( Vof»
BoDiN, Afech. Hijl. Cap. x , & les Lettres de Patin , pag. ^6 do la première
Edition); mais Wagenleil a réfute cette opinion ( Pcra lubrorum Juvenilium^
Tom. IV, pag 178 Il eft vrai que les Ëcrivaîns , qu'on nomme ^nàens g
li*pnt point parlé de Q. Curce , mais il en eil mention dans le Polycratkon de
Jes'i Salisbury, <jui vivoit dans le douzième ficelé, Se dans pliificnrs antres
/'iucoufs du treizième. W^agcnfeil ajoute aue M. Ivlagliubcdu lui a montre
dans la Bibliothèque de Medicis un Manaurrit de Q. Cfurce, de 700 ans d*aiH
liqviiré, ce qui contredit formellement ce qu'on lit dans le Scaligerana j que
tous Us Manufcrits de Q. Curce font nouveaux. On a perdu les deux preniiers
lines de cet Hiftorien : ils ont été fuppléés par dinérens Auteurs. Ceux qui
ie trouvent dans les plus anciennes Editions , depuis celle de fiafle, 154^9
f^rit de Chriftophe Bruno , Moine de Bavière. Dans l'Edition de Lyon , de
J^i j , on infera d'autres Supplcmens des deux Livres perdus. Jean MalTony
néré dn célèbre Papire M^n , les xvdt troovés dans la BtUiothèque éi
S. Viâor : il en ignoroit TAttteur. Mais Scaliger découvrit qu'ils étoienr dt
Frail^ois Pétrarque { Colomiez , Bibiioth. Choijie j pag. 157 ). Freinshémitis
Subha Q. Curce , & y joignit des Supplcmens^ qu'il compofa avec beaucoup
e fom , en 1^40. Ces Supptémens oUt écé adoptés par les Editeurs poftc
rieurs. Vaugelas ne tes a point traduits» mais du Ryer les traduifît en Fran-*
çois , Se les plaça à la tcte de la Tradudîon de Vaugelas. Pour achever de
parler des divers Supplémens de Q. Curce , il en parut de [Chriftophle
Cellarius , en 1688 , & de Chrétien Junkerus , en 1700. On peut conful-
ter fur ces divet» Supplcmens la ^Uîoihèqiu Latùu de Fabciaui» Lib. il g
Cap. 17.
QUINT. HORAT. FLACCUS \ Us (Euviw de Q. Ho-
race Fîacce , Venufin , contenant Odes , Lîvrcs quatre; Epodes,
Livre un ; Hymne féculaire ; Satyres , Livres deux ; Epîires ,
Livres deux ; Art Poétique ; traduites en vers François , par
Luc de la Porte. Voy. François Uabsrt , Jaques F£I.sti£II,
Jaques Mondot.
* Les Poëiies d'Horace ont fait fon clo^^e dep-iis qu'elles exiftent
répondent de l'eftime Sc de l'admiration de cous les lîècles. Ce Pliiioiupac
aimable , le plus excellent Poète Lyrique Latin, le plus fage & le meilleui:
Attaque, l'un des plus beaoi géoiei 1 fis un des plus judt^w CBitiquesdi&
390 QUI QUI
fièclc d'Augufte , né k Vcnufe ( Venofa , dans le Royaume de Naples)
Ibixanre-crois ans avant l'Ère Chrétienne , en faveur à la Cour d'AuguIle,
«mi d' Agrippa , d'AHnius Pollion , de Virpile , Se de Mécène , le favori d'Au-
gufte ; laii'î nmhirion , ne cherchant qu'à )ouir des douceurs d'une vie tratt-
3 aille , dins un écac médiocre , mourut âgé de cinquante-fept ans. U fecoil
îdicite do compter les Editions de lès doviages , les Tnandioiis , & Ici
Commentaires en nmies les langues que l'on en a beat,
QUINT. FLORENS SEPTIM. TERTULLIANUS Le
Lfvre Apologétique , ou Défenfe des Chréricrns , contre les
Infidèles & Payeiis , par Florens Tercullien , Dodcur ancien en
TEglife primitive & Chrétienne^ traduit de Latin en François,
imprimé à Lyon , par Jean Saugrain , 1564. Livre àe Florens
TertolUen ^ aux Martyrs étant en prîfon pour la Foi de Jelbs^
Chrift. Item àScapula, Préfideot & Gouverneur de Gtfthage,
qui perfêcutoîc lâ Chrétiens ; traduits de même , imprimés
fii-8^. par ledit Saugrain , 15^5. Défenfes contre lesHéréti«-
quc5 , &c. Voyez Audebert Macer£. De ia Couronne dit
Soldat. Voyez ledit Macéré.
* QaûtOLT Septimus Florens Tenul/îanus naquit , dans U fécond fiède , â
Cartfaûe , êc monnit très-âgé , vers l'an xi6. M. du FoJBItf, de Port-Royal,
n donné, fous le nom du lîeur de ia Motte j une excellente vie de TertuUien.
£ile a été imprimée » ïa-S". à Lyon » 1 691. Nous y renvoyons ceux qui vou*
dtone avoir des détails exads fnr liTie&^les Ecrits de Tertnllien. On a publié
à Venife , en i74<» , une bonne Edition de fcs Œuvres , in-fol. avec des notes
nçceffaires, à caufe de l'obfcurité de fon ftyle , toujours fentenrieux , & ce-
pendant très - énergique. U a une force , une véhémence , une rapidité qui
entraîne ceux de fes LeAenrs qui le conçoivent. Ses expretGons ibnt du bon
fîôcle fj !:i ririnitc. On voit cju'il s'éroit nourri de U leéVtire des meilleurs
Auteurs dans tous les genres , mais fa conftrutflion eft Africaine , & , à pro-
prement dire, il parle Grec en Latin , ce qui lui vient de l'habitude où il
étoit de lite continuellement les Autears Grecs. Nous n'avons rien qu'on
puifTe lire de lui en François, que fou Jro'nî;f'rique j par Louis Giry , encore
commfQc«-t-il à vieilUr. Bal£ic, dans une de les Lettres â Rijgiult, qui venoic
de donner une Edirion é» (Eimes de Tertnllien , camAéruè aflez platTam-
inent le ftyle de cet Ecrivain , lorfqu'il dit : « Tour épineux & tout trifte
». qu'il eft , i! ne me paroît point défagréable y j'ai trouvé dans fes Ecrits
7) cette lumière natve ^ donc il eft parlé (Uns un ancien Pocte , & je regarde
m avec entant de plaifir ftt obfcncitéf » que celle de i*Ebeiaebien aetsi 8ç
m bien ireveOléeiw
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Q Q 39»
LJf^&MS D'AUTEURS INCERTAINS.
14 QUATERNAIRE de Saint Thomas » autrement dîc,les
^acre choies , imprimé fans date, nom ni lieu
' Ce Qaëternairt eft apparemment rOpufcule inntttlé liber de vinutibus &
t'ttUs t numéro qimemario procèdent { mais on ne CKOÎI pas qu'il Ibic d»fainf
TIUMIUS. ( M< 0« &A MOMMOVB }.
Les QUINZE Joies dn Mariage imprimées à Lyon, ^^'4*^
par Olivier Amoullet, fans date.
'On peur v<Mr ma fcinar<|ii9 adèz ample , touchant ce livre , daoi Itf
Muteguaia « paj^ 107 & 1 oS du Tom. I. ( M. bb tik MotmoTB ).r
Le QUADRAGESIMAL > rpiricod, on k Salade du Ca^
lême ; a(&voîr des flves fiices , poix pa^ » la purée y la Lam-'
proye , le (àffian , les oranges s les pruneaux , le» figues » lei^
amandes , le miel , le pain , les échaudés , le vin blanc & rouge,
TYpocras, les Invités au dîner , les Cuifiniers^ les Serviteur»
à cable, les Chambrières (èrvanc de blanches nappes, ferviettes,
pots & vai Telle , les Grâces après diner , le Luth ou Harpe , i»
Dragée , Pâques flories , les grands Faigues \ imprimé à Paris^
in-â^^. par Jean Sainél Dcnys ,152/*
^Ce rii^icLilL- petit Ouvrage fur, chof:- furnrenante! réimprime, avec l'Ap^
piobacion de deux Dodbeurs de la FacuUé , à Paris , l'an i jéj^dans un temps
où l'on dévoie être beaucoup plus éclairé ^u'on ne Tétoic 44 antaupanayancr
lorfque le Livre fut, pour la première fois, imprimé. Âuflî Henri Ecienno'
n'a-c-il pas manqué , Chap. 37 de fon Apola^ïe d'Hérodote ^ dr'en donnée dee*
Exuaits , pour divertu fes Leâeurs. (M. de la. Monnoyb).
QUESTIONS naturelles , Qucftions morale? , Quertions-
d'amour , &c. imprimées à Lyon , par Gabriel Coder. .
. QUESTIONS Enigmatiquesy dec imprimées à tyon> par
Beooiil Rigaud*
39*
RAM.
RaMBAULD D'ORENGE, fieur de Cortefon , Poëtc
Frovençal , vîvoic dîi temps de TEnipereur Frédéric II du nom,
it portoic, en fès armoiries , de gueulles à l'étoile à feize rayons
dVgenc 6c en pied d!or , à un cornet d*aziir. Pétrarque £ût
mention de lui en Ton Triomphe d'Amour *.
' ^Voj. JsAïf ot Notm-DaIci, Chap. 15.
RAMBAULD DE VACHIERAS fut fils d'un Chevalier
de Provence , fîeur de Vachieres, audit pays , hnn Poète Pro-
vençal, 6l Comique, i'c tint long-temps avec ]e Pnnce d'Oren-
ge qui lui fit de grands biens & faveurs , avança fa poëGe , & le
fit connoftre & prïfer aux plus grands de Cour, qui pre-
nolent plaifir à la rime Provençale. Quelque temps après , 6c
environ l'an 1118 , ie retira au Marquis de Mont^errat Moflin
Bonifàd , avec lequel il demeura long-temps , & là fiit furprîs
de Tamour de fieatrix , fœur du Marquis , qui fût mariée à
Henri du Caret , à la louange de laquelle il trouva de £6it
lx)nnes Chanfons, la nommant, par nom fecret, mon beau Che-
valier. Chacun favôit bien que Beatrix lui portoit bonne affec-
tion ; mai«; comme Princefîc très-prudente , pour ne donner
Toiipcon à Ion mari , s'en déporta totalement: , & Rambaud,
meu de fureur poétique , fit une Chanfon convenable à (on fait,
en divers lan8;ages, que tout; ainfi qu'elle avoic changé d'opi-
nion 5 de même il a change de langages. Le premier couplet, en
langue Pigven*yalc , dit , y4ras quand vcy vcrdcidr. Le fecond
couplet, qui' efl en langue Tufcane, dit ainfi , Ifon qudchc btn
«on ho» La troifième en Fnmçois die ainfi, SdU ipuccDam
eAere. La quatrième en Galcoç , die ainfi , Dauna^ y tu my rend
û Bous, Et la cinquième en Espagnol die ainfi, Mas tant temo
vutfbro pltttQ* Et le couplet final eft entremêlé defdites dnq
langues. Le Marquis allant en la Romanieyaccompagné de Bau-
doin»
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*
R A o R A O 191*
dolii » Comte defJandres', Henry, Côrate de Saine Paul > &l
Louis, Duc de Savoie, qui s*étoient croiies conere lesSarrazîns,
& Remond, Marquis & Comte de Provence, mena avec lui
Rambaud , & le fit Chevalier, & tous ces Princes & Seigneurs
renrichirenc de grandes Seigneuries , & même l'Empereur
Frédéric II du nom , en la préfènce duquel il avoir fouvenc
chanté & récité pludeurs de Tes Chanfbns , pour le grand plaiflr
qu*il prenoit en îi rime Provençale , auquel i! donna le gouver-
nemenc de Salonic , qu'il avoit gagné fur Jcs Sarrazins , là où
il mourut^ en l'an iiiC^ , encore de bon âge. Il a fait un Traité
intitulé Lous plours ddSc^lt^ en rime, auquel il écrit la félicité
que Dieu donna à l'homme & à la femme, quand il les colloqua
en Paradis, & les maux qui en font provenus, pour avoir tranf-
greflë fes cominandcmens. Le Monge de Moiuiiujour découpe
ce Traité, & le rejette tant loing , difànt que ce ibnt raifons
réprouvées de tous , & que ce Rambaud étoit fol & tranfporté
de fbn fens. Pétrarque toutefois foie mention de lui *.
RAOUL LE FE VRE , Chapelain de Philippe , Duc de
Bourgogne, a écrit le Recueil des Hiftoîres Troyennes , où eft
contenu la Généalogie de Satume> de Jupiter, fon fils, avec
leurs geÛes ; les proue(!cs d'Hercule; la manière comme
CroifitTroye par deux fois; la réédification foice par le Roi Priam^
de finalement la totale defbruâion d'icelle, fiuwe par les Grecs;
imprimé à Paris, par I}enys7anot,:x53i^
^Vo/.La Croix du Maimb, 9ck^mte», «êum VUùVt u fiuiyna;
Tom. II, pag. &: j4^.
RAOUL G ALTERE*. L'Antechrift , où font contenues
cinq Homélies ou Sermons ; écrit premièrement en Latin par
Rodolphus Galcherus de Zurich , & traduit en François ; im-
prime à Lyon , par Nicolas Barbier , 1 5 «5 9 Cnlvimque.
*Ce Raoul Gaherc eft Roddyhe GualteruSj SuilTe, ne à Zurich, Gendte
de Zuiogle , ProfeiTeur en Théologie i Zurich , qui mourut , en 1 58^ , âgé
le foixame-fépc «m, U a £û îles GomnMnmMi for 1* Bible.
BimoT. Frait. lomc K Du Vxrp. Tom zxu Ddd
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R A Ô R A O
RAOUL DE HOUOANC , qm vivoit en l'an 1220 , i
compofc en rime , le Roman des Aelles, & un Fabliau ou conte
fait à plaifir^ Tous un feas moral , & intitulé la Voie ou Songe
d^enfcr , qui efl: en fomme le chemin que trouvent ceux qui
cherchent la Cour du Seigneur d'enfer *.
* Voy. La Croix dv Maims , dcles immcs , «1 mêmè Aidcle> ToulU^
j)ag. 34<ï 8C 347.
, RAOUL DE MONTIFIQUET * a e'crit en rime, le Gui^
don & Gouvernement des gens mariés, imprimé à Lyon , /«-H*,
pzr Olivier ArnouUet , fans date. Éxpofition fur TOraifoii
Pominicale, en profe» imprimée à Paris ^ in- 1^. par Pierre
Gautier, 154$.
* 11 en eft parié daiw le Supplément Latin , aa mor RAPULfRUS o»
MoNTiFiQUET. Voy. Suppl, Blhlïoth. Gtfn. Tom. Vi , pag. iii,
RAOUL DU MONTVËRD a écrit premièremeMeaUtin,
puis en François , les Fleurs- & (ccrets de Médecine ^ imprimés
à Lyon , par Olivier Arnoullet ; avec îa Phyfique des mois,
pour gens malades , commençant à Janvier, & iïniiiaiit à J^é»
membre : enlcmble la petixe Alliologie des Bergiers.
RAOUL DE PRÊULLES * a trandaté les vingt- deux
Livres de faine Auguftin , de la Cité de Dieu , ■& a dédié ladite
Traduâion au Roi de France Charles le Quint ; imprimes à
Abhe ville , in- fol par Jean do Pré & Pierre Gérard , i4B6* &
depuis à Paris , auffi in^fol, par Calrot du Ppé, 1 53 1.
* C'eft RAotJt nrPkËStPS qu'il faur écrire. Voy. La Caoïrot^M'Allll^
$C les notes, au même Article, Tom. II, pag. 34<>-& luiv.
RAOUL SURGUIN , Seigneur de BeHe^Croisc , premier
& ancien Avocat cîu Roî , à Angers, a écrit un Traité contre
ccrraincs Rernoorranccs faites \ la première af?èmhlce des États
tenus à Angers, le 14 0(5lobrc 1560 ^imprimé à Paris, iff-S"^
par Nicolas Chclneau ,1562*.
*Vov. LA.CaiOix Do llLà2»t.^Ur |és-aote»»au mime Anicie»Tom*I||.
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RAY Jl E M 19/
RAYMOND FILLIOLI , DQ^eur Régent en Médecine, en
Tuniverficé de Cahors '» a éctic Traité des plaies faites - {«ir
arqueboulkdes A. tous bâtons à ftu , cptitenanc la vraie- Cure
d'icelles par remèdes fecrets , & h.ei{reu(èinent expériniesitési
ijnpriiiiésàParis9iih>8?.-par Henry le Blé > 1)78. • >
RAYMOND SKROND. Thcologic naturelle , &c. Voyez
Jean Maki in. Le Livie dci Créatures, V oyez MrcHiiL de
Montaigne.
REMOND BERENGUIER , Comte de Provence , Si de
Forcalquitr , fils de lldefons, Roi d'Arragon , Comie Mar-
quis de Provence , IfTu de cette noble & iiluflre fami'le des
Berenguiers d'Arragon , fut bon Pocte Provençal , amateur
des gens de favoir &: mûmc de ceux qui ccrivoicnt en notre
langue i^rovciHyalc , fut Prince plein d'humanité , bcnin , &l
mifcricordieux^il fut il heureux^qoe tant qu'il fut en règne apr^
le décès de ibn pere IIdefi>ns ^ il acquît bfûioçoup de pays >_p)us
par fa prudence que par armes ; époufa Béatrix , fcetir de Tho*
mas » Comte de Savoye , Princelle autant fage que belle &
vertueufe , à la louange de laquelle plufieurs de nos Poëreai
Provençaux firent: une infinité de Chanfons, de Sons & Sonnets
qu'ils lui adrefiôient , defquels elle réputoit cela à un très- grand
honneur^ & poucrécompenfe les enrichit d'armes , de chévauz,
de draps, & d'argent. Ce Conite eut d'elle quatre belles filles,
fages &i vcrtiicufes, toutes mariées, par une grande f'-'iciré ,à des
Rois Souverains Princes , par le moyen & indullric d'un fage
Pèlerin qui fut un long- temps Gouverneur de fon hôtel , la pre-
Diière , nommée Marguerite, fut mariée à faint Louis , Roi dç
France; la deuxième Helyonne , ou Eléonore, à Henri III du
nom ; les autres écrivent à Edoard , Roi d'Angleterre ; la troi-
(jème , Sance , a Richard d'Angleterre , & depuis Roi de?,
Romains -, & k quatrième , Béatrix , qui fût par U tqÀamcnt dt|
pere , déclarée liéricière de Provence > mariée \ Charles , frerç .
de f;ûat Lopis, .Rot de France , qui fut depuis couronné Roi.
' Dddij
il £ M REM
dcNaples , & des àcax Sicilles. Le Monge des Ides d*Or &
£ûae Cezari ont écrit que tant que ce bon Prince fiie en vie , '
kmaia n'en iut trouvé Mn qui portât plus de faveurs aux Poëcet
Provençaux , ne duquel les Provençaux & foient trouvé plus
heureux y ne moirts chargés de tailles ^ Jamais ne furent con-i
traîats payer aucuns impôts Toltes, quipes p au Adanpns ( que
nous difons levées de deniers , quiltes ou emprunts) trépaflà
fort jeunc> âgé de quarante-fepc ans, en Tan 1245. Le Monge
de Montmajour médifant de lui , à bon droit le nomme en ft
Chanfon , Vïnconflant Cathalan, lequel, pour avoir cru trop
légèrement les rhédifans (qu'il nomme îns mafias Goullas j
& ennuie de fu Cour, donna cono^é au Fclerin) qu'on nommoic
Le Kometto ) qui tant heureufemenc & faintement conduifoit
les affaires de Ton hôtel, & qui fut caufe que fes 4 filles furent
mariées à des Rois. 11 le nomme aufîî le Prince ingrat ôi fans
raifon. Dante t^ic ample mention de ce Poète. «
* Voy. La Croix ou Mainb, & les notes, au mot Raimond ôerrenger,
rom. II , pag. 341.
REMONU FERAUD, Gentilhomme Provençal , avoit été
toute (à vie ampureux , & vrai courtifan , fuivant la Cour des
Princes , & bon Poëce Provençal. La Roine Marte, illùe de la
maifon d*Hongrie , hmxAt de Charles II du nom ^ Rd de
Kaples , Comte de Provence , le retînt à Ion fèrvice , parce
qu'il écrivoit fort bien & doâement en langue Provençale,
àinfî qu'on peut voir en la vie d*Andronic , fils du Roi d*Hon-
frie, furnommc faint Honnoré de Lérin^ , par lui traduite du
atin p mile en rime Provençale , à la requête de ladite Roine '
d'Hongrie, à laquelle il dédia TCEEuvre, en Tan 1300. En récom-
penfe duquel elle lui fit avoir un Prioré dépendant du Monaf-
tére de lame Honnoré, en l'Ifle de Lérins, en Provence. On ne
trouve qu'il aye rien écrit d'Amours ; car , pour ne donner mau-
vais exemple k la jeuneffè, il le mit au feu, & en lai lîànc cette
vie, prit îa cofucmplarive , & fe rendit Religieux audit Monaf^
tèrc de iaïut Hunnure ^ reçut de grandes faveurs de Robert^
•
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REM R E M
Roi de Naples, Comte de Provence, du temps qu'il étoit Duc
de Calâbre. Car voyant que ce Prince, en fa jeunelTe, prenoïc
platiir anx lettres , à connoitre les nombres ^ les dimenfions, âc
les proportions & mefores , pour bien entendre Tart de b&tir de
ibrcifier» faire ponts', on machines nécefliiires à la guerre >
qu'il &VOÎC de la géométrie « arcliiteâure» & qu'il étoit Prince
bénin y aimant Dieu, après qu*il fut couronné Roi de Sicile,
£t plufîeurs rimes à fa louange. L'an de Ton trépas fè trouve
aux régi Ares dudic Monadère, qui fut environ le temps que
deiTus \
* Vojr. Jbah i>£ Notili*Damb , Chap. 5 u
REMOND JOURDAN fut des Vicomtes de faint Antoine
en Quercynois, homme de grande dexcente, courtois, bciu ,
▼aillant aux armes , large Se libéral , bon Poëte en toutes langues
vulgaires , fe déleâanc plus à la poefîe Provençale , qu*en nulle
* autre, comme étant la plus commune de ce temps , en laquelle
toutes nations fè déledoient à écrire , le vint retirer en Pro->
vence, au fervice de Rcmond Berenguier, (ils d'Ildefbns II da
nom , Roi d*Artagon , Comte de Provence , duquel il fut gran-*
dément aimé & prifé , & de tous les Gentilshommes de /à
Cour , fut amoureux de Mabille de Ries , noble Dame de Pro*
vence , k la louange de laquelle il fit plufieurà Chanfons , fans
qu*elle le voulût jamais aimer, ne moins en faire femblanr,
pour ne donner foupçon à fon mari : le Vicomte cranc allé à
l'expédition de la guerre qu'on avoic drcfTéc contre le Comté
Remond de ïhouloufe, fut rapporté àMabile, qu'il avoit été
tué, dont de douleur elle prit la mort, le Vicomte étant de
retour , ayant entendu la mort de cette Dame, i'uminrtalili
d*une belle & grande llatuc de inatbre,en forme de Coloflè,
qu'il fit mettre dans l'Eglifc du Monaftère deMonimajour, oik
il fe rendit Religieux, £ là demeura à la vie contemplative,
fans fùire une feule rime , ne chanfon. Il compofa un Traité
intitulé Lou fantaumary de las donnas^ ilorîilbis du (emps de
REM HEM
^uilhem Adhemar , & décéd* âa temps que TEvèque de Cn-
zeran , Legac d*Avignon , pour Innocent Pape III du nom , fit
démolir le Château du Pont de Sorgue , qai étoic du. Comte
Remond de Thouloufe^ accule d'Héréfie, environ Tan iiq6,
parce que plufiours des gens dudic Comte de Thouloufe»
€*ëtoienc retirés là^ fai(anc pluHeurs bdgandages
^ Vpf. JlAN Dl NoTRB'DAMfi, Clup. 10.
■ R£Mir BELLÇAUy excellent Poëce François 6c ^onfommé
en la langue Grecque , autrefois Précepteur de' Monfîeur le
Marquis d*£lbenf , a £iit de doâes Gimmencairès fur la
ièconde partie des Amours de Pierre de Ronfard ; imprimés
par diverfes fois, chez Gabriel Buon , avec les (Eu vies du
même Ronfard. Ode Paflorale fur le trépas de Joachim du Bçl>
lay , imprimée par Robert Eltienne, z<^6o. La Bergerie. Les
Échanges ou les Gemmes &( Pierres prccicufes. Eclogues tierces
&L autres Poëfies. Il a traduit les Odes d'Anacréon Teien, Poëcc
Grec : l'Ecclefufte de Salomon & plufieurs autres chofcs impri-
mées, toutes en un volume, rn-ia. à Paris , par Mamert Pa-
tifTon & Robert le Maignier , fous le titre (Euvre de Remy
Bellcau. Il a écnc aulll un Pocme intitult; l'Innocence prifon-
tiière , & un autre nommé la Vérité fùitive \ imprimé hors du
volume de Ces (Euvres , & qui ont été traduits en vers latins ^
par Florent Chreftten \
* Voy. La Croix vu Maimi, &les noces » au mîmQ Article,
TcMii. II , pog. j 5 1 8ç fuiv.
R£NAUD DE BEAUNE , premièrement Évêque de Mon-
de, Chancelier de Monfieur le Doc d'Anjou , fils & frère de
Roi. Remontrance du Clergé de France , faite au Roi , par
Meffire Renaud de Beaune, Archevêque de Bourges , Primat
d'Aquitaine , aflifté de Mefllieurs les Révérendiffimes Êvèques
de Bazas & Noyon , & autres Députés dudit Clergé , à Fon-
tainebleau , le 17 Juillet 1582 , imprimée audit an. Sermon
funèbre par lui prononcé le 6 Déceml^re 1)83 j en r£gUiê
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R £ N
R£ N
laifiee Catherine du Val des Ecoliers « ï, Paris , aux obféques de
Me(fîre René de Birague , Cardinal» Chancelier de France; im-
primé par Gilles Beys. Il a anfli fàic & prononcé IcSermon
funèbre aux obfeques de très-illuftre Prince François, Doc
^Âhjoa , &c. fils ic frère de Roi ; imprimé à Paris \
^ Vof, La Choix do Maiiii , 8e les noces p an même Aiticle> Tora. Ui'
pag. 354&fiiiv.
RENAUD GREBAN ' a compofé quelques (Suvrcs en
rimeFnuiçoifê; que j*ai vues autrefois. Autres deux Greban^ fes
lireres , ont a\iifi hit plufieurs Rimes.
. 'Dn Verdier fc trompe, lotl<{ae» outre les cfeioz Guébans , AanouL.
&S1M0V , il en fuppofe un troifîc'me, nomme RtNAuo. Ce Revacd n'eft
autre qu Arnaud, ou Arnoul Greban. Voy. La Croix du Maine , &c
les noies « aux moi» Aiuiom ëc Simon Gabsam , Tom. I , pag. 5 «Se 5 ç;,
ic Tom. II f psg, 408 éc 409. ( M. PB LA MONNOYS).
• RENAULT DE SABUEIL ( MÔnfegneur ) ed fort eflimé
par 1* Auteur du Roman Guillaume de Dole , qui parle de lut
aînlî:
Guiot y en fa Bible , nomme Robert de Sabueil entre les Pimcctf
& Seigneurs > fès Bienfaiteurs
. ^TivédeFandiety Cluip.
RENÉ BENOIST^ Angevin , Dbéteiir Régent en k Faculté
de Théologie à Paris, maintenant Curé de faînt EuHadie/ a
écrit plufieurs Livres & Traites, defSpiels'Void le Catalogue»
T)es bons vers celuy de Sabueit
Alonfeignor Renault luy fouvlent.
11 fe trouve de lui une Chanfon^ commençant.
Jà de chanter en ma vie Les ! j'ai dit par rrfa foûej
Ne quier^ mais avoir courage : Ce ffai de voir grant outragt 3
Ams veU ntkie p^amors mocà^p Mts à twm euer pr^ emne
Porfere fin grant doauige* îyejlre legier & volage.
400 R E N R E N
La manière de connoître fâliitairemeat Jefiis-Chrili, en laquelle
ouvertement, par TexprcfTe parole de Dieu, le marque des Hy-
pocrites , Pfaarificfls 9 Hérétiques , &c tous autres ^ufTcment.
sattribuanc la connoîflànce de l'écernelle & célefle vérité , eft
décelé & rabatu ; ordonnée en cinq Livres , didingués par cha-
pitres & imprimés à P:ir!s , !n-^°. par Guillaume Guillard &
Amaulry Warencorc , j<^6i. HomcHe de la Nativité de Jefus-
Ciirid, en laquelle elt clairement montré TOfficc du vrai Chré-
tien; imprimée par Claude Frem y, à Paris, i^t^. Maniiefte
& nécefTaire probation de l*Adoration de Jefus-Chrirt: Dieu &
homme , en l'Hoilie ùcrce , tant en la MefTe , qu'en tout autre
lieu, auquel elle ed préfentée aux Chrétiens , & principalement
ès Procédons q|ie mnt^ conformément à la parole de Dieu , les
▼rais Chrétiens , le jour de la Fête du (àint Sacrement ; impr»*
mée à Paris , par Guillaume Chaudière , 1 5^2. Réponiè
à quelques Remontrances faites à la Roine « mère du Roi , par
ceux qui fe difenc perfêcutés pour la parole de Dieu , à Mei-
lleurs les Ré vérendiflimes Prélats de France , affemblés à Poifly^
' pour la Religion, en ]*an 1^61 ; imprimée à^Paris, m-4*». par
Guillaume Guillard & Amaulry Warcncore» 1562. Le Triom-
phe & excellente Vidoire de la Foi, par le moyen de ta véritable
& toute puifTante parole de Dieu ; imprimé h Paris , .rj-H^. par
Kicolas Chefneau, 15^2. Claire prohacion de la nécclTaire man*
ducation de la fubftancielle & réale humanité de Jefus-Chrift,
vrai Dieu &c vrai homme , au faint Sacrement de l'Autel,
contenant plu fleurs autorités de !a fainte Écriture & des anciens
Doéleurs de rJEglife; imprimée a Paris, r;7-8°.par Nie. Chefneau,
15^1. Epître Omfolatoire auxHabitans de la Ville de Nantes^
affligés de pefte , imprimée à Paris / par Nicolas Cbefheau ,
2 564. Traité des Dîmes , auquel clairement eft montré^ que de
tout droit & raifon , tous Chrétiens font tenus de payer les
Dîmes, prémices & oblarions ans Pafteurs de TEglifê; au (H
que tceuz Payeurs , par tout droit , font tenus & obligés de
bailler d( adminiftrer les chofes (pirituelics & divines à ceux
defquçU
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R E N R E N 40Ï
dcfquels ils reçoivent les Dîmes ^ autres cliofcs temporelles;
imprimé à Paris, /«-S^. par Nicolas Chcfneau, i '^64. Un Traité
des Images des Chrcriens , & du vrai iifage d'icellcs ; imprimé à
Paris , par Nicolas Chefncau , i $64. Les Lamentations & pleurs
d'Origene, efquellcs efl montre le danger qui efl: en k fréquen-
tation & familiarue des l-icretiqucs , ùl le mA qu'encourent
«eux qui les favorifent ^ traduites du Latin du même Origene , fie
imprimées à Paris » par Nicolas Chefneau , 1 563. Eptcre à Jea^
Calvin, pour lui remontrer qu'il répugnç ^ la parole de Dieu^
en ce qu'il a écrit des Images; des CÀrénoos; «v^ec un chrétien
Averttllèinenc à lui-mâme , <le' té réunir à TEglife Catholique
& Komaine ; imprimée à Paris ^ m-S°; par Nicolas Chefneau,
x{^4. Diicours du Miracle ^es Ardents du temps de Louis le
Magnanime, fils de Philippes, Roi de France; avec un petit
.Traité des Proceflions des ChrécienA^ -imprimé à Paris, /ii-8**,
par Thomas Bclot , 15^4. Admoniuon charitable aux fincères
Catholiques^ de ne révoquer ou détourner en quelque manière
que ce foie du faint propos & affe<51îQn de la Religion votive,
ceux ou celles qu'ils voycnt y afpirer ; comme aufîi ceujc qui s'y
Tentent appcl<b de Ditu , de demeurer coni^ans & fe préparer à
toutes tentations &" affliiïlions du monde , toujours ennemi de
Dieu &L de fon pur fer vice ^impr. à Pans , .par Jean i'ofkcl.
Réfutation d'un Livret divulgué au nom de Jean de rEfpine,
«uqucl violentant & détorquanc rËcritiir0 fainte , îl blafphème
le faint Sacrifice £vahgélique , ^CLViiIgaireipfilit la hitfXfi Mtdti
imprimée à Paria, in -8^. par Gniluum^.iCllRttdiere , 15^^.
Traité du faint leûne du Carême^ on ileft^démoittré .icelui être
de rinflitution de Jefus^ChriŒ & Commandement de Dieu;
avec la troifième Epkre à Calvin, Be«e>j tous autres parâfans
de fa feâe, en laquelle de point en point, & ppel^c de mot\
mot, cil réponduià £6 qu'il écrit en (on Inftitutibn contre le
Jeune 5 difcrétion des viandes & abflinence du Carême ; imprime
'à Paris, m-8'*. par Guillaume Chaudière, 1566. Premier LivrQ
- : BiBUOT. FsÀ|f . Jom. y. Du V£RD. ToOL IJI. j& 6 e
401 R E N R E N'
de la Communion des Saints, &c. imprimé à Paris , par Guil-
laume Chaudière , 1565. Avertifîèment à l'Homme Chrétien,
de la Vénération & Adoration de l'Hollie facréc , contre les
feébires; traduit des Écrits Latins de Maître J. Michel , Dodeur
de Paris, Chanoine de Con/lances ; imprimé à Paris , par
<7fiillaikiine Chaudière , 1567. Catéchifiiie ou Inftntûion popu-
laire 9 &c. imprimé à Paris , par Guillaume Chaudière , t%6^
Infliraâion pour cous Ëtats, &c. imprimée à Paris , par Nicolas
Chefiieau^ i^€4. Traité de l'Autorité des Conciles, imprimé
I Paris, par Nicolas Ghefneau, t^€€. Exhortation Chrétienne
-aux fidèles & élus de Dieu , 'dé baitaîller par tous moyens podl-
1)168» pour ie grand Seigneur contre TAntcchrift; imprimée à
■ Paris, par Guillaume Chaudière, i^6C. Averciflèment
par lequel aifémerit tous troubles & différends , tant touchant îa
Croix de Gaftine , de laquelle y a fi f^rande altercation en la
ville de Paris, que autres concernant la Religion , feront allou-
pis & ôtés; imprime par Thomas Beilot , 1572- à ce Livre fut
faite une Réponle par quelque Miniftre anonyme, que l'on a
vue imprimée. Diflours en forme de Dialogue , ou Hilluire
tragique , en laquelle cil: nliVement dépeinte & décrite la four-
ce , origifie , caufe & progrés des troubles , partialités &
•bfférehds qui durait ertcWe aujQMrâ'hui,measfar Luther , Cal-
vin' & leurs conjurés*^ 'partifan^ contre FEgHiè Catholique;
^radùtt du Lacin de Révérend Pere Gutlkune Lindan , Ëvèque
(AllemaïKl ; irifip^iftié-à Parisf,'4A^8<*. par Guillaamt ChanUcre»
■ î Î70. AntitfaèAl des Bulles du , Vicaire de JeTus-Chrift»
& des Hugûen^*,- touchant la Rémiliion des péchés ,.&3C.
imprimé à Paris, par Nicolas Chefneau, ii$<Sé.Diicoiirsiùqiiei
efl clairement rriontré que quand il y a queftion touchant la
Foi Religion CHrétienil(e , it faut en demander la réfolution
aux Pallcurs de î'Eglife Catholique', & s'arrêter à leur dcrcr-
"mination faite en Concile gineraljoù Dieu a{Cfte toujours à fon
■E^Iifè; imprimé à Paris, in-i6. par Nicolas Chefneau , 1573.
Dikours Kéfolution de TUfiue^ &c. imprimé à Paris, par
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RE:N h en 4û|
)9kclilsCfiefneau Manlèrci de fe préparer à la Solcnntti^
de la Nativité de Jefus-Chrifl « traduit des Écrits de S. Augudin ;
à Paris, par. Guillaume Chaudière, i^^^. Averdflèmeot du
temps de» Mkitftres ^ de des iruica des Doàtmes nouvelles,
fiz-4°. par Guillaume Chaudière, 1^66, ÇxhoHia^îfm auxFfUiH
çois & principalement Parifiens , de recevoir hiimainehicnt les
Religieux de 4'Ordre de faint François , en la Célébration de
leur Chapitre général, 6c £leâîon d*ua Mtniilre général ,
aflîgnée en la ville de Paris , pour Tannée i579,;^nxJours&aux
oélaves de Pentecôte ; imprimée ;i Paris, par Nice las Cfaefneau,
I«j79. Première Remontrance aux K-elit^ictifcs proLîTes , qui
ont été réduites & débauchées , fous prétexte d'une liberté
ÉvangéJique,. ^ liciccmariage ; imprimée à Paris, m-8". par
Nicolas Chefneau , i<)6<,. Seconde Remontrance aux mêmes,
&c. Traité montrant qu'il fauc dire la Meile en Latin , in-H^,
ptf ;Giiilla»iiie Chaudière , 1565. lExhortation Chrétieainç potiri
bgt»Uar:qomr< rAiitechfiî[l»'r&fr.imphiiiéeàpàrîs« m^8^. pat.
Chaudière , 1 56 5. La Manière de Uiéh 'de fallitaireoefic & 000-
feilèr; avec la'Corrci^oR de taCoh&(B6ii.dr Maniai Mafbrier»
Chanoine dâl^nlr^ncier do Paris^à:Parisi^^8^<.par.Gttilladme
Guiyardec , Thosmas Bélot , 1565. Traiii&duSaîîrififieBvangé-
Uqne de^k'fainte McfTe , &c. à Paris , par Chefiieau , 1^6^.
Réporife pour la Medè à une Damoifelle/ &c. imprimée itt>S^»
par Guillaume Chaudière, i^é^. Traité auquel e(î montré que
la Confcfnon facramenrale, dite vulgairement auriculaire, e(\ de
droit divin, imprimé avec un autre Traité de Maître Pierre
Chroli, fur mcme matière, à Paris, in^H^. par Sébaftien Ny-
vèlle, 1^67. Keponfe à ceux qui appellent Idolâtras ses Chré-
tiens & vrais Adorateurs , en laquelle efl montré que c'eft
qu'Adoratioii , a qui cil duc Adoration ; &i quelle diîJerence il.
y a^ntre l'Adoration des créatures & h yraiç fouvcraine quii
eft due à Dieu, fevie ment j imprimée M^* par GMiAaiôChiaif*-
dîere., t^6p DiCêoutS' du fbnd(sn|efit du Purgatoire apnès cette
vie 'f des Indulgençes , Fardons^ & de Sarfsftâion ;troifième par* *
£ecij
404 R £ N KEN
tte (ifrPénieênce; împrîmë VPms, uz^SV par Nicolas Ckefneaii;
i^é^. Çatécheles, ou Infbruâions» couchant les poincs à pré-
ifent-oontroverfés eiila Religibèi, accommodées aux Evangiles
d'un chacan joardu Cacéme^ prOpofêescn Sermons , en PEglife
Ikint Euilache, Tan i $73 > pour ceux qui ont étémal inflruits
& catccbîfés , par les Hérétiques ; imprimées <n-i 6. pariNicolas
Chefneau, f 574. Catéchefe » & Indruâion touchant les orne^
mens, vêtemens , & parures des Femmes Chrétiennes ; avec
un autre Catechefc de la pénitence ; un Avcrtilfement de faint
Augijlbn , de I:i manière de f.nre pénitence, ^ une Exhortation
de (amt Ambroile, a vraie pénitence : plus une inllrudion de
la femme mariée : le tout imprime in-i6. par Nicolas Chcfncau,
1<Î74 1 xhortacion Catéchiliiquc du Mariage , en laquelle eft
enlcignc ce qu'il faut faire pour le marier heureufement avec la
gt'ace dç Dieu ; imprimée à Paris, m- 8". par Jean Poftel.Caté»
chèCt ^ ou manière' de iÀlQtatremenc prier Dieu avec dévodon
2r fruit rplrituel; 'lo' tout kl accommodé aux prières publiqoes
extracirdinaires / £iites à Paris es années M 74 & M 75 »
diverfès EgHfes -, imprimé in - 8^. par Jean Poupyi x57l«
Catholique Difcburs des chandelles , torches , & autre u(ag« du
t«u en la profelfion de la Foi & de la Religion Chrétienne , o&
eA fpécUlemenc traité des chandelles que portent procedionnel-
lement les Chrétiens le jour & fête dt la Purification de la glo*
rieufe Vierge Marie , mère de Dieu; imprimé à Paris, par
Jean Ponpy i«;-^<;. Le grand Ordinaire, ou Inftruiî^ion com-
mune des Chrétiens , auquel font contenus & en feignes les
principaux fondcmcns de la Religion Chrétienne , pour falutai-
remenc vivre en l'obrcrvancc des Commandemens de Dieu , &
tenir le chemin de falut , avec trois Traités fort utiles à ceux
<^ui défirent vivre chastement , tant en Religion, que dehors ;
imprimé.à.Par&:ln-3^ par Guillaume de la Noue , i$8o. Médi*'
cations Cath^ifti^Ofs y utiles à toutes perfonnes dévotes^ pour
profiter cin la leçon dtà Livre , ^dte> anciennement Gréniyiu
CAngh Et plufieurs particulier' Traités , efqutk il eft difcoum
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A' EN HeN 4of
des chofts les plus néceilàire»^ tous Chrétiens , mais principa-
kflient à tous Religieui & Religieu(ès; imprimées ^ Paris ,m-/ô/.
par Nicolas CheAieau, i^8z. Dévotes Oraifons , qui peuvent
être dites utilement par tous bons Chrétiens , pour obtenir de
Dieu fa grâce en toutes chofes, qui ibnt comme un formulaire
journal desfaintes prières , en toutes occurrences , à toutes per-
fonnes de tous états ; irnpriméesà Paris w-itf. par Guillaume de
la Noue, i«)82. Manuel des Chre'riens qui veulent profiter en
Touye des Sermons & Prédications ; comme au fTi des Prédica-
teurs qui défirent prôcher félon l'intention & intelligence de
TEglife Catholique, contenant les Epîtres & Evangiles desfaints
Dimanches & principales Fctes de Tannée , accompagnée cha-
cune d'un Sommaire au commencement , & d'une Oraifon à la'
fin ; irpprimé à P âris , in-iC. par Guillaume de la Noue, 1582.
Trailé de la prédication & ou y e de la parole de Dieu. L'Ecdé-
fiafte , ou prêcheur de Salomon , avec briève explication &
Scbolies^ pour ïe bien & inftruâion du fimplc peuple , & audi
des Pafteurs & prêcheurs ; imprimé à Paris » ia-t6, par Guil-
laume de la Noue, 1582. Traité des Caufes des maléfices ^
ibrtiléges 6c. cnchantemens ; avec un fragment extrait d*un plus'
ample Traité de la Magie repréhenfîble , & des Magiciens
contenant dix'-neuf Chapitres) imprimé avec le Livre de Pierre'
Mâcé fur cette matière , li Paris , ih-S*». par Jean Poupy, 1 579.
Exhortation au peuple de tonte la France , & principalement à
ceux de Paris , les avertiflànc de prier Dieu pour le Roi rrès-
Chrétien & les Etats afièmblés à Bloys ; le tout étant accom-
modé au Cantique que firent les Anges à la Nativité de notre
Seigneur; imprimée à Paris. Epîtres & Evangiles des Dimanches
& autres principales Fctes , exposées par Scholies & familières
explications ; imprimées à Paris parmi les trois volumes de la
Vie des Saints, chez Nicolas Chefneau. Divers Opuiculés, con-
tenus au (ècond Tolume de la Vie des Saints^ à favoir^ des Jours
des Rogations , ou les litanies, en huit Chapitres. De la nécef-
' faire teconnoiflance de Dieu par Dîmes ^ Prémices > Sacrifices > -
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4o^ R E N R E N
Oblations , Chapitres 14 , avec la Prophétie de Malachias. Les 3.
Epîtres Catholiques de S. Jean, Apôtre, avec Argumcns&' Scho-
Jies ; enfembîe les deux de S. Pierre & celle de S. Jiide , aufîî avec
Argumens & Scholies. Sermon de Ste. Catherine, prononcé au
Monalîère de Montmartre. Sommaire de tout POfîicedc laV igiJc
de Nocl • enfembie de laFête S. Etienne. Plus de la Fête S. Pierre,
& du jour des 0(51aves de S. Pierre & S. P.iul , avec Schoiics
Expofitions félon les quatre lins del'Eglife, à lavoir, Littéral,
Allégorique , Moral & An^gorique. Du bâtiment des Temples
materiets , pour Texercicc & profèflîpii de la Religion, à l'hon*
iieur & «xalcation du (aint nom de Dka. Difcours montrant par;
l'Ecriture iainte & expreiïç parole de Dieu , que Dieu , remet-
tant par fa grâce la coalpe du pécbé , il ne remet pas toujours la
peine entièrement, ains veut que l'homme lui fatisfanè.Cequ'eft
le fondement de fatisfaâion , croifième partie de Pénitence ; des
Indulgences , ou Pardons , & du Purgatoire après cette vie ,
contenu au troifième Tome de l'Hifloire.dela Vie des Saints, il
avoit fait imprimer une Bible en François , avec Préface, Ar-
umcns & Annotations; mais les Docteurs - Théologiens de
orbonne l'ont cenfuree, pour autantqu'iis n'approuvent point,
que les faints Livres de la Bible loient mis en langue vulgaire , \
pource auffi qu'il avoic pris aucunes d'icelles Annotations fur les,
Exemplaires des Bibles traduites par les Minilb es de Genève ,
& dit en fa Préface que les Hérétiques, parmi Jcurs propos «
{peuvent dire quelque chofe de bon. Modus toUenda Rtligtonis
difiordht, cerfus ac neciffarius y Fanfiis , apud NicoîaumChefi
ntau y t^6x* jiràculi S0cr0 Facûltatis Thtologm Parifunfis ,
nrcà dogmata Relfgîonis Chrifianm controverfa , Panfiis , apud
Cuill. GuUlardf <5^4< Tnàatus de Indulgenfiijf , &c*Parifiis, .
tfud ÇuilUimum Guillardt '5^^* Panopiia C^tholicorum ad*
versés omnes nunç vigentes hjcnfesy &c. apud Nicolaun Çh^
mau f Z56'6'. Ad pios 0 ca$holicos Scotos impict Gcnevmfis ■
faSianis Minifirorum truculcntâ atijuc fatmkâ barbarie & fi"
roç'iUUc 4îv€iC4tos & oppnffos pro Jidci ^ rdigionis anùqutt ,
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R E N R E N 407
foUus faîutaris & vera , profefjîonc fcmpcr rctincndâ , Jimplex &
catholica Cohortatio ; Fanjiis , apud Nicolaum Chcfneau ,
tSSi \
^ Voy. La Croix do Mainb^ de les uoces , au moc RcNi fi£MOUT
Tom. II , pag. j 5 9 & foiv.
RENÉ DE BIRACUE % Miîanois , Chevalier, première-
ment Préfidenc pour Je Roi au louvcrain Sénac de Pjcmoat ,
puis Gouverneur & Lieutenant-Général pour Sa Majeftc en la
ville de Lyon , & de4k appeléà l'Office de Chancelier de France,
&9 aprèsMe décès de Madame fa femme, créé Cardinal par le
Pape Grégoire XIII , a prononcé plufieurs Harangues en ma^
tiére d'£tat , & faits de grande importance , defquelies celle
qu'il fît en Taflemblée des Etats tenus à Bloys Tan 1 577, qui e(l
fore fuccinde, & néanmoins de grand poids , a été imprimée à
Paris audit an. II décéda en Novembre i $83 , âgé de j€ ans ,
j&iiit; enterré à Sainte Catherine du Val des Écoliers , avec fâ
femme , à laquelle il avoitâit élever unaâèz magnifique tombeau.
* Voy. La Ckoh ou Maimi» & les noces, au inème Ardde, T]oni. II«
pag. 3<î) & fuiv.
RENÉ BRETONNÎAU, Médcnn , natif de Vernanrcs,en
Anjou , a écrit en vers la Génération de l'homme & k Temple
de l*anie, avec autres œuvres Poétiques , extraites de Ton Efcu-
lape,à favoir, de la Conception de l'homme & de la ftérilité , des
caufes d'icelle &: de fa curacion. La Fabrique de l'œil. Le cœur
s8c le foleil du petit montlc , ou il y a u» ample jUiicours des
Pouls ^ du Ris. Le I oye , ou le Temple de nature humaine.
Le Pbrénétique , & fa cure. Le Mélancolique » & f^ curé* La
■Pierre , & & cure. La Colique , & cure. Les Gouttes des hé-
morroïdes , & leuf çore. La décoration & embefliflèment de la
fiice, des dents & ^es mains , avec on ample Difcours fur le(^
-dites mains. Le Singe , imprimé- à Paris ^ fa-4?. par Abd l'An-
fèlier , 1583 *. , .
♦ Voy. La Cnotx sv Matmi, & les notes > irArode de
•BaBTOKMATA.V f XOIII. llj pag.
i
4oS R E N R E N
RENÉ CHOPIN , Avocat au Parlement de Paris , a mis par
ccric, Oraifon pour le Cfcrgc de France , prononcée par René
Chopin , plaidant publiquement au Parlement de Paris , tou-
chant les réachepts Feudaux prétendus fur les Terres Eccléfiaf-
tiques j imprimée à Paris , m- 4°* par Nicolas Cheineau , i ^80.
Renati Chopini , Andcgaiu J. C. «î/ in. Curiâ Parijicn» ciujarum
Patroni de Lcgihus Andium Mitnicipalibus Libri très , iianquc
prœvius TraclaLus de fumnûs Gallicarum ConfuctudinumKegulis }
Parifiis , iti'fol. apud Nicol. Cliefncûu , i §8t. Ejiifdem de Saa^
Pol'iciâ Foratfi Libri très f Parijiis , apad Nkoimm Chef-
neau , 2577. Item de Privilegiis Rufiicorum Lihritres , iff»4*«
apud Nicolaum Chcjncau , 1575 *.
^Voy. 1,4 Cikois 09 Mainb > les notes, ««mfcme Anidè ,
pag. |6tfft|tf7«
RENË DEDRAIN , natif de Nantes , Avocat au Si^gePré'
iidial de Cahors , en Quercy» a écrit des Commentaires Latins
ibr les Ordonnances du Rot Charles IX # imprimé à Paris >
iff-8?. par Pierre l'Hiiillier , 1 571*
RENÉ FAME , Notaire & Secrétaire du Roi » a traduit les
Ibpt Livres des divines Incitations de Laâance Firmian contre
les Gentils & Idolâtres; imprimés à Paris, in-fol. par Gatiot du
Pré le Eftienoe Roilèt^ ^ 544> & ^ Lyon, in-xC, par Jean de
Tournes, 1555.
RENÉ DES FREUX Religieux de l'Ordre S. Benoît , a
qcrit une briève Réponfe aux quatre exécrables Articles contre
la Meflè , publiés par un Auteur inconnu ; imprimée à Paris p^r
Nicolas Chefneau , 1 561. II a traduit du Latin de Jacques No-
guer , Doâeur en Théologie , Doyen de Vienne , en Autriche ,
les Marques & Enfeignes pour connoitre la vraie EgHIè de
Jefus-Chrid d'avec ta&uflè, que les Hérétiques iè Argent » dî-
virées en deux Livrer ; imprimées ^»-8^ ^ P^s, par Nîcolai
i^hefheau,
Cao|x 9V Maimi» T<Mn*II, pag. j^S » nomme mal 11 Faïux^
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R E N R £ N 409
ttswi ocs Frjvx. m. rAbU le Cktc , qui a va la Tradnftion du Livre de
Jaques NogujBr , imprimée l'an 1^65,3 Avignon , die qu'au bas de l'Epîtro
Dcdicatoire , à Louis de Brezc, Evcque de Menux , le nom du TraduilVeur
e(l écrit DES Freux, ôc ne douce pouit que le nuin Iran^ois du Jcfuite
Jndtcas Fn^us Canota^ ^ frèce peut-ècie du Béoédiâin, ne ^ André
des Freux, ou de Ffeie[, (M. os la Monhoyi ). •
. RENÉ HËRPIN*. Au nom ftfppofe de cedui ci, Jean Bodin
t écrit une Apologie pour ik République , contre Auger Ferric;r
& autres \ imprimée à Parisi^/n-S^. par Jacques du Puys,
de laquelle j*ai cranlcrit ici ce qui s'enfuit.
* Vojr. La Caoïz du Maimb » de les notes , fur c» Arade , Tom. Il,
[ Ces propos fcroient bons à quelques Scoïques impa(IIbles,oaenla Républl'
que Idéale de Platon; mais au temps auquel nous fommes , celui qui louftre
une contumclie^pac fa patience , incite les autres à triompher de la honte,
comme il eft advenu à Bodin , lequel , ayant la plume en nuin , s*il eût cé-
pondu au premier qui s'eft acraclic à lui , il eût fermé la bouche aux autres,
Wais , quand les uns ont vu fa nonchalance , les autres l'ont plus hardiment
aflailli. JoiiU aulU que la loi de Nature permet la julle dcfenfe , quand on eft
o^nfé. Combien qu'il eft mal-aifé de s'en acquitter en Ton |»ropre fait , 9C
crois que , pour cerrc caufo, nos pères ont fagement ordonne que pcrfonne
ne fût reçu à plaider fa propre caufc , comme il ccoit anciennement ^ & eft
encore permis tnvkàStaa pays , parce qu'il eft mal-aifé que celm qui dé-
fend fonhonneut (qui eft plus cher que les biens & la vie ) ne foie tranfporté
de nafTîons violentes , ou bien qu'il ne foit contraint de faire beaucoup de
choies , c^a'on ne peut dire fans rougir de honte , & principalement quand il
eft queftton de Ilionneur, qui fe rtaiie auctement qae les Anciens ne fâi'
foieiK. Car, quand la licence de médite 9 de laquelle ufoient les PoëcesSc
• joueurs de farces , en nommant un chacun , qui s'appeloit *fy»7m »Mf*»ftm , pour
les querelles qui en avenoient, fut défendue fur grandes peines rigourcu-
£es , chacun fe gardoit bien d'écrire contre Thonneur de petfonnc j inais
quand il fut queflion de défendre la religion contre les Athéiftes , ou la Ré-
publique contre les opprefleurs d'icelle , la piété envers Dieu d'uh cùtc.j 6c
ramonr de la patrie en l'antre , a toujours excnfô les hommes jaloux d«
l'honneur de Dieu & du bien public. Car, comme difoit Thcor»hrafte , il eft
bien difficile que l'homme de bien s'ablUenne de médire , parlant des mé-
chans , comme fotu les Ecrits d'Ori^cne contre Celfus E|>icurien , de Jofeph
Hébrieu contre Appion,de S. Cyrille, BaHle , Grégoire Nananaene, Se
Nicephore CalUfte contre Julian r^mperedr , furnommé l'Apoftat , (5^: contre
Porphyre 6c Procle , d'Epiphanius contre toutes les fedes de fon temps , qui
put ufc d'un ftyle aigre tN: piquant. Les Apologies de TcrtuUian , de Juflin
BiBLioT. Frav. Tom, IIL Du V^rd. Tom, iii, F f f
4IO R E N R E N
êc 4*Arhénagoras l'Orateur , font beaucoup plus douces. Qaanc «n Ecriti
des premiers Auteurs , ils étoient comme laints Sc inviolables \ car mcrTO ^
quand i! afîvim Zov!: d'écrire an \.\vtc contre l'honneur d'Honière , inti-
tulé ^iym o'fvif— , pour cette caule ieulemenc » il fut précipité du haut de la
toche ScTcconicle. Et jaçoitque plufieurs trouvoient fes tepréhenfions knié»
en queli|iMS lailbns , fi e(l-cc qu'il fut trouvé ineuccdGAfe d'attenter i un tel
perlonnage , qui érott à rou? le^ Peuples & Princes comme un Patron d'hon-
neur. El mcme l^iaton » voulant clorrc la porte de ia Cité à Homère , parce
311 il parloir des Dieux , i ton avis, trop inrévéïemmenr , fi elt<e qu*il loi
omie une couronne , & l'honore de parfums. De quoi néanmoins Denis
d'Halicarnace , îndtgné , ne s'eft: pu tenir de répondre a Platon, qu'on efhmoit
alors comme an Dicu,&: s'en excufe envers Pompée : toutefois il ne fortpomt
des termes d'honneur, non plus que Platon , écrivant de la Cyropédie de
Xénophon ; ni Xcnoplion , corrigjaiu Platon fous la perfonne de Cyrus ,
ja^oit ^ue l'un « jaloux de l'iionneur de l autre , ne fe foient aucunement
nommes en leurs Ecrits , éunt contraires en opinions , hormis qu'ils com-
bactcnenr i. qui feroit plus d'honneur à Socrate , leur maître j cat Ils MaSires
éroient toujours honorés comme pères. En quoi les Hébticux font fi religieux.
Que jamais ils ne parlent de leurs Anciens , qu'ils ne metrenr cenepréÊtce
dlionnenr , de laquelle nfenc les Rois > en parlant de leurs pères , i lavoir ,
Leur mcmoire fait béntie j ou Qu*U foit en paix. Ce que les Grecs ont gardé
fort lont^aemenr , 5: mCme le premier article àn ferment d'Hippocrate porte
c^u'ils tiendroient leurs maîtres comme leurs pères , &i. leurs enfans comme
leurs frères , pour les nourrir , entretenir & enfeigner gratiiitemenr , avec
exécration à c îit qui contreviendroit au ferment, le premier qui violâtes
loix & relii;ion d iionneur fut Ariftote , lequel a érc blâme de cous les Acadé-
miciens , cl'avoir non - feulement repris (on maître à tort , ains encore de
favoir fouvenr calomnie; car, quanta tous les anciens Philofophes & L^^-
fiî-ciirs , il n-' les a piî cp.utrncs. Et, en s'excufmt , il dit : ♦«a»!, yl^ «^«r!^«
^' »*tiSt^ti*t, Encore cela fe failoit en traitant quelque fcience.
' Mais il s*eft trouvé pea d'hommes qui nem pris le fujer de nlire Livres pour
inveébiver , comme fît le Pocce Cwinuch contre fon difciple Apoflonius»
Auretir des Argonautiques , pour fon ingeaiicade^ quia été fuivi d'Ovide
in ibin, ■ *
En un autre endroit de la mémt Apologie^
Car , quand vous dites que vous êtes Mathématicien , vous npus promettez
que vous êtes bon Arithméricien , non pas feulement pour chiAer , ce que
font bien les Marchands eri leurs houtiqucs , mais aufllî pour favoir accom-
moder les nombres à toutes quantités commenftirahfes , mcmemenr pour
les raifons que les Mathématiciens appellent iffiirm^. Et fi faut favoir la vi^ie
théorie des nombres. Il faut auflî bien entendre la Géométrie , la Géodefie,
l'Optique , la Citoptique , l'Allrologie , qui n'ef^ pas faire des nativités
( que ceux mêmes qui ne iavtac ôen des vraies Mathématiques ne font que
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R I C 411
trop ) mais la vraie fcience Jes mouretnens c^îedes , des afpeds 8c grandeurs
dâs Planètes Ôc Etoiles tixes , de la proponion qu'elles ont entre elles Se avec
k cene,*& de la diftance d'ie^les au centre da monde , 8c leur force 8c
vertu , qui cft , comme difoit Platon , p^k «'M*^ , c'cft-à-dire , un abîme.
de ions. VoiU ce qu'einpocte U qiuUcé de Matbcmaticien, &c.]
RENÉ DE L'ORME, Gentilhomme Breton, a tiré& imité
du (icond Livre de la Hiérufalem de Torquato Taflb, les Amours
d'OIiode & Sophronte , non encore imprimées , & dont le
commencement efl: tel : \
RENÉ MACÉ, Religieux du Monaftèrc de la TrinitéàVen-
dôme , a écrie deux Livres en rime , intitulés Le bon Prince*
Au Roi très-Chrétien François I de œ nom; non imprimé *.
*VùYn La Cho» »9 MAiMi,ftle*nons,.M aièin» Anido»TotmIIp»
-RENË, Comte de Sanzay. Harangue du Seigneur Comte
de Sanzay devant le Piape Paul IV^ contre les calomnies qu'on
mettoic fus au Roi de France. Harangue du même Comte de
Sanzay , Ambafladeur pour le Roi , vers le Roi de Portugal f
après le fac fait par les François de Tlflc de Madère , îa met*
Athlantîque. îcclîes deux Harangues , contenues au volum^dcs
Milîuires de Beilefbrell.
RICHARD DE BARBEZIEUX > Sieur dudtt lieu , Poète
Provençal , fiit aroouieu^ d'm Oentil-lêmoie de Provence »
nommco Claire de Berio,. fille du iiéur d'Entrtvenes , laquelle
fe rendit ReUgienfe au Mpnaftère de la Celle ^ près BrignoUe ^
où , p4ii «près , étant décédée , il ^'énamoura d'une Damoifelle
4e U maUgn 4e FoBttve$« fitun Traité intitulé Loiis Guizardous
Fffij
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4ri R I c R I C
d'Amours. Pétrarque s*e(i aidé de plufiéurs tnots de ce PoStei
lequel mourut J'an 1383 *.
* Voy. La Choix sq Maimb , & les nons , «a mime Article» Tom* U »
RICHARD LE BLANC a traduit en rimeFrançoire les neuf
Eglogues , après la première , des Bucoliques de Publie Virgile
Maron, Prince des Poëres Latins, laquelle première avoit été
traduite par Clément Marot*. Plus les quatre Livres des Géor-
giques du nicme Virgile; imprimées à Paris, rn-S". par Charles
&L Arnoul les Angeliers. Les deux Livres d'Héfiode , Pocce
Grec , intitulés les (Euvres & les Jours , traduits en rimeFran-
çoiTc par Richard îc Blanc; imprimes à Lyon , par Jean
de Tournes, 1547. Au premier Livre, Héfiode enfeigne la
manière de bien vivre, & fuivre les mœurs de vie civile' &
honnête ; il excite les hommes à duement obfèrver Juftice j &
Baille les préceptes nécel^dres pour inftituer le régime de vie
^ertuenfe. Âu iècond Livre , îl décrit l'Ârt de l'Agriculture » &
perfuade qu*i] convient labourer; car oifiveté efl ibuvenc caufe
dé plufiéurs maux, & di0icileraent Thonime ocieux fc peutcon*
tenir qu'il ne faffe quelque mal. Pour cette cw(c, Héfiode non-' ^
^lem^nfi 9 .voulu bailler le» préceptes de garder & honorer
jnflicc , mais aufîî de labourer , & ufe en ce fufdit Œuvre de
plufiéurs belles &é!égantes dtftriptions. Opufcule fur le Myîlcre
de notre foi, coUigé des Carmes de Virgile , réduits en ordre
par Proba Falconia , femme bien recommandée en la Poëfie,
approuvée de S. Hiérôme , traduit en François par Richard le
Blanc ; iniprimc a Paris , m-î^. par liobeit Alalîeliii , 1553.
L'Hifloire de Tancredus , prife des vers Latins de Philippe Bé-
roalde ; traduite en François par ledit le Blanc ^ Ac imprimée de
fiième. H a traduit aufli en proie le Dialogue de S. Jean Chry-
fodome ,'de la Dignité Sacerdotale ;> imprimé à Paris par Ro-
bert Maflèlin, 1-553 Ies-«xi Livres de Hie'rome Cardanas-»
Médecin Milannois , intitulés de lafubtiliré & fubtiles inven-
tions ; enfemble les caufes occukcs > & laifons d'icelles ; imprlr
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R I C R I C 413
mes à Paris , m - 4°. chez Charles l'Angclicr , 1556. Or cft
fubtilité ( die Cardan) quelque définition & rairon,par laquelle
les choies lenfibles difficilement font comprifes parlcsfens, & les
chofes intelligibles par l'intcllccft , ou entendement. Et après.
Subtilité donc confifte en trois chofes, en fubllances, accidens
& reprérentations. Cardes chofes defquelles cft quelque feiencc,
aucunes ibnt , les autres non , mais elles fèmblent ccre, &c.
* Marot avoic craduic la première fiucohquc de Virgile, Pvichard le Blanc
tiadttifit les neof autres. Ilencendoit aflëz bien fbn Auteur, nudstl manquoic
de fioûc. Sa verfification eft dure Se bien moins coulante que celle de Maror,
quu tâchoit d'imiter 11 dédia cet Ouvrage h Marguerite de France , fœur de
Henri II , qui aimoit les Savans* les procéjgeoic , ôc ccoïc fore Itbcrale à leur
égard. Cttie TsadoâEion , en vers de dix f^mbes , parut en mil cinq oenscim
quance-cinq. Le mcme Auteur avoir donne, en mil cinq cens cinquante-quatre,
une Traduction Je TElcgie d'OviHe du Noyer, de Nuce ^ envers Alexandrins ,
adrclTée par une lettre en vers à Madcmoiielle Frani^oifc d'Ouarris. A la fuite
des Bucoliques, donc nous avons parle , eil une Tradudion des Géorgiques,
aufn en vers François. Ces diffcrenres Traductions furent rcimprimces en
I j 74 & eu 1578. Il paroît que ce Ricliard le Blanc avoit enfeignc les fielles-
Lenres dans quelque Collège de lUhtverfité de Pans. H fe montre par-rottt
bon François , trè*-affligé des troubles qui agiioient fa patrie ; il fe plaint de
ce que les malheurs du temps , & les maux qaecaufoienc les hércfies, l'em-
pccnoienc de fe livrer à U Tradudlion dp Saintes Ecritures. On fait qu'il étoic
alors dif&ile de traduire en langue vulgaire les Livres faints , (bit en profe» ,
foie en vers , fans encourir le foupçon de l'héréHe. Voy. la Biblioth. Fiançoife
de M. l'Abbc Goujet, Ton», Y, pag. 55 & fuiv. Tom. VI, pag. 94 1 &
.Tom, VII , pag. 14.
RICHARD DU BUC, Doreur en fainte Théologie , Re*
ligicux de l'Ordre des Frères Mineurs , a écrit Dévot Traité ,
compile du Livre de UGenèfc, du vingt-huitième Chapitre juf^
qu'à la fin dodit Livre , comprenant I exercice de la vie active
& contemplative , Ibas la figure da mariage de Jacob , & fa
génération , auquel cfl démontré à tous ecats ( comme en un
miroir ) la voie & manière comme un chacun ft dok régir &
gouverner félon Con état & vacation» Et ibnt en ce Traité Ikm!*
fièrement expofé:ï plulieurs lieux difficiles de la fàinte Hcricure ;
imprimé à Paris , ill^8^ obez Jean Bignon 6l Pierre Sergent ,
414 H I C R I C
RICHARD, iumommé Ccear de Lyon , qui fût €\s de
Henri, Roi d*Anglet€rrc , & élu Empereur des Romains , en
fa jeuneiie, fréquentant la Cour de Remond Bercnguier, Comte
de Provence y dernier du nom, fut furp ris de Tamourdeléo-
nore, ou Hélionne, l'une des quatre filles dudic Comte de Pro-
vence , laquelle depuis il époufa. Pendant qu'il y étoit , il oyoït
fouvent réciter plufieurs belles Chanfons anx Poëtcs Provençaux
qui étoient à lafuice du Comte , en quoi il prenoit un lingulier
plaifir , & , pour la douceur de la langue , padôir le temps à ri-
mer, & fe déleéloic à lire leurs beaux Romans. Quelques années
après , étant allé outre mer, pour la conquête de laTcrre-Saince,
avec S. Loys , Roi de France , autres Princes , à Ton retour ^
lîiC fait prifonnîer ; pendant fon eroprifonneroent , ût quelques
Chanfons, quil adrellà k BéutVL, Comteflè & héritière de Pro-
vence , fcBur de ladite HéJionne , k plaignant de ce que (es
Barons & Gentilhommcs le laiflbient fi longuement en capti-
yuéfya payer ià rançon, di&ntainfi au Second Couplet d*iceîle:
Or fachan ben mas koms , 4 met Barons ,
^nglcç^ » Normans , Peyravins , t Gafiotu^
Qu'y eu non ay iafi paur« compagiton ,
Que per mtr hu Uù/i' m prejoiu
le Monge des Ifles d'Or dit que Richard avoit fait kfiiitef
Cfaanfons , fe plaignant plutôt de ce qu'il étoit privé des beaux
yeux de la Prince^ Hélionne , que non point de ià captivité «
& dit encore, avec S. Ce z a ri, que les Eleâeurs de l'Empire
lurent difcordans de Télire £mpereur , à Tiniligation d'Alexan-
dre, Pape quatrième du nom. Son trépas le trouve aux Chro-
niques d'Angleterre. Le Monge de Montmajour nomme ce Roi
Richard Couard. Quelqu'un a écrit que l'Infante Lconorc lui
envoya un beau Roman, en rime Provençale, des Amours de
Blandin de Cornaille , & de Guilhen de Myrcmas , des beaux
faits d'armes qu'ils firent , l'un pou r la btlle Bryande, & l'autre
pour la belle Irlande , Dames d'incomparable beauté *.
^ Voy. La Ciloiz ou Maine , & les notes , au mcme Arâcie» Toœ. II »
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R I C R I C 41/
RICHARD CRASSOT a mis les et Pfalmcs de David en
Mufique, à quatre Parties; imprimées touc^enaovolumem-ié.
avec là lectre au long de tous kfdics ffalmes ^ iraprimés à Ge^
nève.
RICHARD RENVOISY, Maître des Enfiins de chœur de
la Sainte Chapelle à Dijon, a mis en Mufique,à quatre Parties,
ks Odes d'Anacréon % imprimées à Paris, par Jeccre Françoife,
par Richard Breton.
« L'opinion de M. le Ptéfident Bouhier» pag. xli & xtn de (on Hljîolre
des Commencareurs de la Cnunimr J,; Bourgogne ^ eft que la Traduction d'Âna^
créon,en vers François, pat Jean Bcgac , mort Prcûdent au même Parlement^
ïan 1571, eft celle que Richard Renvoify mit en mufiquc ; car , dit-il, An^
toine du Verdier , qui eu parle en deux enJroits de (x Bibliothèque, con-
Yienc, au mot Anacreon, que cette Ttadu4±ion, dont il ne connoiflbic [>as
TAttCear, étoit diffcrenie de celle de Remi Belleau. Le refte de la Remarque*
nous apprend que , comme Renvoify étoit Maître des Enfans de Choeur de
1^ Sainte Chapelle de Dijon, fa rropliore ftcquentarion avec fes jeunes Elrvesi
le hi tomber dans un crime, pour lequel il nu condamné au feu, le 6 i>i\u9
s j 8^ (M. 91 tA MoMNOYl).
RICHARD ROUSSAT, Médecin , Chanoine de Langres ,a
icrit Livre de TEcac & mutation des temps , prouvant: par aato-
lite de TEcricurc Sainte j & pur raifons Alkrologales, la iin du
monde être prochaine ; imprimé à Lyon , inr%^, , chez Guil-^
Isuime Rovîllc , 1550*.
♦ li ccou oncle de Jean Roussat, donc ii eft parle , daus La CB.tHM
JRT Maine , Tom» I, p. 5 It 5 .
■ RICHARD DE VASSEBOURG , Archidiacre de Verdun,
«n Lorraine a écrit en François , en deux volume»» It» Anc^
quités de la Gaule Belgique , Royaume de France , Aoftnii3e&
Lorraine ; avec l'origine des Duchés & Comt^ de l'ancienne
Àr moderne Brabant, Tongre , Ardenne » Haynaud , Moadane»
Lotreich , Flandres, Lorraine > Barrois , Luxembourg, Lou-
vain , Vaudemond , Jbinville , Naniur , Chiny, & autres Prin-
cipautés, &c. le tout compris (bus les Vies des Evéques de
Verdun , en Lorraine ; avec un Abrégé des Vies des Papes ,
R o B n O B
Empereurs , Rois & Princes , depuis Jults Ccfar jufqu à notre
temps ; imprimé à Paris, in-fol. par François Giraud , 1 549 •
* Voy. La Croix nu Maine , & les notes, aa mot RicB4A.9 dS Vas-
6EBOURO , Tom. il , pag. 579 & j8c.
I10I3ERT DE I3ALSAC , Seigneur d'Antraigues & de
S. Amand , ès montaignes d'Auvergne, Confliiler & Cham-
bellan du Roi en fon Confeil , &c Sénéchal au pays d'Agcnez
& de Gafcogne , a écrit , la Ntf des Batailles , .où ell démontré
Vjordra 6c train qu'un Prince , ou Chef de guerre doit cenir, qui
veut conquctcr un pays , ou paficr & craverfcr les pays des en*
nemis. Plus, le chemin pour aller à l'Hopical , iraprimç àP^ns»
i/2-4°. par Philippe le Noir , 1525*.
* Robert de Balfae étoic le troitîème fils de Jean de Baliâc , Seigneur
c^Encragues , donc il continua la poftéritc mafculine , le premier de fe$ deux
flinés éianc mort fans alliance ; 5c le fécond n'ayant eu qu'un fils , qui moarac
fans enfanç. Robert de Balfac fut aime de Louis XL II cpoufa le } Octobre
1 474 , Antoinerre de Caftelnau , dont U eut trois fils & trois filles. 11 mourut
vers 1^ 1 50 j. Son Teftamenteft du f Mai de cette même année. Son fils
aîné avoic époofé Anne Mallet , fille de l'Amiral Mallet de Graville , fa cou-
fine-germaine, aprch l'avoir enlevée. L'Amiral voulut déshériter fa fille j mais
le Pneut des Ccleftins de Marcoulîis obtint la grâce de la fille & du gendre,
en les préCentant à TAmiral , un Vendredi Saint , dans Vinftant où celiu*a
alloir adorer la Croix. C'eft cette Anne Mallet , qui portoit pour devife Chante^
fleure j avec ces mors Mufits nutum Lacrymas fortuna , comme je l'ai re-
mAfquc dans ma note iur La Croix du Maine , à l'Art. d'ANNE db GaAViLti»
ROBERT ET ANTOINE LE CHEVALIER
D'AGN£AUX, ftèrcs , de Vire , en Normandie, ont traduit
nouvellement y de Latin en François, les Œuvres de Virgilo
Maron , imprimées à Paris, 'm-^°, chez Thomas Perier , t ^89.*.
*Voy.LA Croix du Maine, ^ les notes » aux mocsRoBERTÔc Antoins
i.t Chivaliir , Tpm.I, pag. 3a,&TomII, pag. 580& jSi.
ROBERT CIBOLLE *. Quelques Livres de cet Auteur, en
François , que j'avois colligcs • enlcmblc de pUifiCurs autres de
ft^nblablp npm^ ^oberc^me fo^it l)or$ dç la mémoire^ donc je nç
• Ips
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R O B R O B 417
Ibi Al pu mettre îd ,pour autant que rimprimeur a perda le cahier
oà je les avoii écrits de ma main.
* Vov.La Croix do Maine, ôc les notes, à l'Art, de Robert Cibollb,
Ton. 11, fiag. |f 1 8c ^tx,
K0BEK1 KSTIENNIl. Ce rare perronnagc en favoir, in-
duflrie & diligence au fàic de rimprimerie , laquelle il a telle-
ment polie , qu'en excellence de caraâères , U en bonne de
lincèie correâàoo , devançant tous les paflës , il n'y a aucun des
préCens ( j*en excepte Cod fik Henry ) qui Tait égalé , a eii tant
d'heur de naître lorfque le grand & invaincu François I dii
nom ,1 Tuteur des Mufcs & de leurs nourriilbiiSy a manié les
rênes de cette puifTante Monarchie des Gaules ; fous la Majeflé
duquel , en titre d'Imprimeur Royal a fait voir le jour à
maint bel ouvrage , tant Grec, que Latin ; de quoi , entre au--
tre? , fait foi Ton Thcfaums Latînœ l'mguœ , pour lequel tous
gens d'étude lui demeureront h jamais obligés. Que \\ , au mi-
lieu de Ton cours, il n'eût été arrccé par je ne fais quelle humeur,
lui faifant changer propos , il eut parfait fa carrière en France
avec los immortel. Il a écrit plufieurs Livres touchant la Gram-
maire , efquels, pour l'interprétation du Latin , il entremêle de
diéUonsFrançoifes,& en outre un Dictionnaire Latin-François^
& un autre François-Latin , & quelques Traduâions de Latin
en Franç<»s \ les titres desquelles œuvres je ne puis mettre ici
particulièrement, le cahier 011 ils dtolen^ ayant lté égaré par
rimprimeur*.
* Voy. La Croix du Mai ne j Ôc les notes , au rncme Amcie,
Ton. U , pag. 189 184.
ROBERT GARNIER . Lieutenant-Général Criminel au
Siège Préfîdial & Sénéchauflee du Maine , fur tous les genres
dePoemes ,a choifi le Tragique, pour s'y adonner entièrement,
auquel il a fi doâement de gravement écrit , qu'il furpeflè tous
ceuxquis*én font voulu mêler; voire femblene céder aux Grecs»
klquels il a imités ^ mais fi bien , que « s'ils étôient vivans» on ne
BIBU0TB.F&A1I. Touk^.Du VxRD.Tboiexx/* Ggg
4i8 ROB ROB
fauroit juger s'ils auroient emprunté de luî, ou lui d*eux.LesTft»
gcdies quejufqu'ici ilamifcs en lumière, font : Porcie,Hippoîite;
Cornclte ; Marc-Antoine; la Troade ; Ântigone , ou la Piété ;
Bradamant ; Sedechie , ou les Juifves , toutes imprimées en un
volume m- II. à Paris , par Mamert PatifTon , Il :^.voic
écrit , étant Ecolier en l'Univerfité de Tholofe , quelques (Eu-
vres Poétiques, intitulées: Plaintes Amoureufes de R. Garnier,
Manceau , contenant Elégies, Sonnets, Epîtres , Chanfons.
Plus, deux Eglogues ; la première apprêtée pour reLÎter devant
le Roi ; & la féconde récitée en la ville de Tholofe devant la
Majcflc du Roi f impiimces à Tholofe , m-4°. par Jaques Colo-
mkx, 1565. L'Hymne de la Monarchie, imprimée à Paris >
111-4'* par Gabriel Buon , 1567*»
* Voy. La Croix du M^jne^ les notes, au m2me Article >Tom« 11^
Sentences tirées des Tragédies de Robert Garnier. En la Forciev
[ O combien roulent d'acçidtns Les Roys craignent plus fe* menaces ^
Des Cieu» fur les chofes humaines , Que les durs Lakourears ne font»
De combien d'effets difcordans Et le foudre ejl fouveru aux plau$^
Ont-ils leurs influences pleines f . Quifemoncaignentplusle ffiMm
Apres les grandeurs incertaines Les édifices orgueilleux^
On fe tourmente vmttemau; ■ Fcifinaia là Cicf de iean tiuss
Car j comme elles rienm/tt fiadaùuâ^ Ont tant plus le chef foureUlnx^
Biles s'en vont foudainemtKt* Battu d'ordinaires tempêtes ,
Notre courte félicité Qu 'ils eicvenc pius haut les crcjles^
Coule & reeoule vagabonde t Et les Aquilons ftaieux
Comme un galHon agité Ne battent guires que les fejîes
JDes vagues contraires de l'onde» Des rochers plus audacieux*
Celui qui , volage ^fe fonde Mais Us cafés des PaftotmoKX
Sur un fi douteux fondement j Qui s'applM'^en^totttre terré ^
Semble qu'en l'arène inféconde N*ont pew de^ foudres efl'ivaux , •
// entrcvrenne un bâtiment, Ny des vents que l'hyver dejjerre >
La fortune n'outrage pas Jupin M ierw /m tomurrt
Volontiers les perfonnes hgffis^ Contre les humides vallons i
Elle n'appefantit fes bras Et les arbres n'ont jamais guerre
Que fur les plus illu/lres races. Contre les roides Aquilons * â'f»
. . « • • Pour un temps la méfaits
Dmunft/U UnpMtuM à wix jui Us ont faits ^
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R O B R O B 419
Et mtme dlrri'it-on y \o\ant .vi: la fordrc
A leurs mauvais dejjeuis ne je montre importune ,
Que Us Dieux Jimt pour eux, mais ils le font exprès^
En rHippolice.
jlmotw 0 un ferpent , unferpent voîrement.
Qui dtùau notre fein giijfefi iimcmatt.
Qu'à peine le fent-on ; mais JiVon ne prend garde
De Iu\ houcher l'entrée , & tant /bit peu l'oa UUtU^
Bientôt prives d'ejpoir de toute guarijon >
Nom aurom motftfiutg irt/%âf ée Jk poifon;
Et alors ( /r.r.'f trop ) cc^nourons notre fiuÈê
D'avoir fou^crt entrer mm bctc J: cattte.
Ceux ^ui font compagnons à faire un acle infâme j
Sont compagnons aufji pour en recevoir blâme»
Il ejl aifc d'entrer dans ie paie jejour j
La porte y efi ouverte ru clofl nuicl j ne jour i
Mais qui veut re^ffcrzir de h falle profonde ^
Pomr avoir de rechej la clarté de ce momie «
S* vidn U Ji twaUle ,U/i totffmeitte en vtàn^
Et toujours Ji verra tnm^ de fin d^ein.
Le mal qu'un autre fait , n'eji pas caufe valable
De nous faire à l'envi commettre un mai femblabie»
Le vicie ne doit peu. les hommes iatker
De le prendre à patron y afin de l'inûter.
Le bruit du populaire erre le plus fouvent ,
Louant un vicieux j au iieu d'un bien vivant,
MeAs qmmque r^oien queiqu'tm éedesfutnneiir ^
A graad peine qu'Ùfiit Hen kerdy requ^ettr,
La promejfe obliger ne doir , Cejl fe decepvolr feulement
Quand elle ejl faite contre droite Que promettre , & fujl-ce en ferment^
Et celui n'offenfe , parjure , Quand on engage fa parole
Qui refufe le don promis .D'autre ehofe qu'on ne cuidoU j
Oà il s' efi librement fiurr^iî , Si c'efi promeffe elle fe doit
Si c'tfi de tonunatre une infure. Appeler promejfe frivoie,
£n laCornélie. -
// n'y a foy qui dure entre ceux qui commandent.
Egaux en quelque lieu, toujours ils Je débandent j,
lis fi rompent toujours , & n'a jamais été
Entre Roysamtpe^mms ferme fidétdt
Ggg Jj
4LO R O B R O B .
■ Les Dieux ne veulent point qu aucun aille faifant
Ce que , Ity étant fait , luy ferait déplaifant,
•Ils vetdentqut l'on juge un autre par foy-mcmCt
Et j comme nous ferons ^ qu'on nous fafje dcmcnU*
Et, à la vérité y cejè la raifon qu'ainfi
Qu*on eft traité de mas, noas le foyons aujfi j
Car ce n'ejl pas affh^ de s'étendre bien loin^
De courir C univers de l'un à l'autre coin ,
Tenir toute la terre à notre main fujette,
Ei voir fias mime joug l'Ethiope & le Gete,
Celuy commande plus , qui vit j du JUn content»
Et qui va fes defirs par la raifon domptant ,
QiUj Itourreau de Joy^même^ après l'or ne foupire^
Qui ne conveke point m outrageux Empire»
Notre félicite' nefl aux pojfejjions.
Elle eft de commander à nos affeàions,
D'embraJJer la vertu , de ne cacher un vice
Aufinàée Pefhmash ,4Mt U frtmt mus pdB^k»
L'ire des bons Dieux excitée ^
EJl parcffeufe à nous punir ;
S ouvent la peme méritée
Se garde atat raees à venir i
Mais d'autant qu'ils l'ont retenue,
P rompu à pardon»^ nos péchés,
jyoiUanej^ fe morurent fâchés ^
Qmad notre oj^en/e continue»
Plus paumt on porte mie éarefortmu.
Quand on voit qu'elle tomhe à tout ehaaat commune^
Et rien tant ne confote en un piteux efmoy j
Que voir un autre en même, & pire état quefoy.
En Mare Antoine.
Ils ont à tonte choff une fin ordonnée ;
Toute grandeur du monde eft par eux terminée :
L'une têt , tautre tardt/àon comme ii leurpltA,
Et pcrfonne ne peut enfraindrc leur Arr'-r.
Mais à nous qui fubjeàs de ieurs volontés fommes ,
A nous j poivres mortels , à nous, langoureux hommes^
N'eft connu ce defiin , vivons-, ne favons
Combien , ne comment vivre au monde nous devons*
Si ne faut-il pourtant d'un défefpoir fe paître ,
Et fe rendre chétif ^ auparavant que l'hre*
Il faut bien efpérer jufques au dernier point.
Et faut que d«ft0tf le mal ne ntanepointi
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ROB
R O B
Car rien tant ne tourmenté tut homme en fa msèrt j
Que Je repréfenter fa fortune profpère.
JDcs hommes i'umuic doit être toujours une j
Sans braitfier, variMt avecque la fortune.
Qui toujours fc dîp'acc , & onques nevouérait
Arrêter con/lamment fa. boule en un endroit,
Auffi faut recevoir , comme chofe ufagèrt^
Les révoeoMet Meas qu'elle prête lé^re «
Et ne jVw ajfurer t ni fonder fon e/poir^
Comme dejjfus un hlen qui ne puijfe décheoir;
Au ama&e penfcr que rien n'ejl de durée j
Fàr* ta JhiU vtnu , notre kôtejffè affurée ,
Nous modérant de forte en la profpérité^
Que ne fcyons troublés d'une infélicité ^
Quand fir nous dU arri¥tt ^ prtmutt trop d'aifi
De la bonne fortune, entwy de la maajraijht,
J,e fih h pdnc peut fjuff'rir fon propre pire
En un commun Royaume, & le frère fon frère i
Tant cet ardent defir de eontmander eft grande
Et tant de jaloufle en nos coeurs il épandî
On permettra plutôt aimer celle qu'on aîme i
Que d» ammuniquer au facré diadème.
TouU ehoji on renverfe , €t tout droit on itt^i
Amitié y parentelle , & n'y a rien fî faint , ■
Qu'on n'aUle violera ,pourfe rendre feul maître ,
£tn*auui fmn ^mmem , poitfyu qu'on le puifft Uni
Les affaires gumUn t
Et fur-tout les combats fuccedent journal ter s j
Taruôt bien , tantôt mal. Et bien que la fortune
Es chùfts ie ee moaée ait fa force eonamate^
QkV/t modère tout , faffe tout , que tout fiât
Attaché, maniable, au tour de fin rouet.
Si notts femble pt^ttam que plus elU s*aàoniU «
Qu nul autre txtfdtt, au métier ds BeUmw^
Et que là fa faveur, muable comme vent ,
Avec plus de pouvoir , fe montre plus fouvent.
jyoà vient qu'on wit toigoars ceux qui , en leur jcunc^
Y ont eu de l'honneur , te perdre en leurvieiiteffè,
Cpmhcrnu^ df nudfju'uri , qui n'efl point belliqueux^
Et qui fera depuis vaincu d 'un moindre qu'eux.
Fmune que l'on eraint, qa^on détefie & adore ^
N'ejl qu'un événement dont la caufe on ignore t
Encore bien fo-avent la caufe on apperfoit ,
"Mais i'ejffet Je daouvrc autre qu'on ru penfhit»
R O B R O B
AuJ/î qui fouffre m crime être fait par autruy^
S'ii U peut mpecker , offeqfe autant que It^,
En la Troade. *
L'ame fut de ccluy michantemuu kardiit ^
Hardie à notre mal^ "*
Qui vogua le premier fur la miraffmfdie
Et (on fol inégal,
{'un frcjle vaij^
Qui d'un frcjîe vaiffeau raclant des ondes bUtU$
Les larges champs moiieux ,
JVtf craint des Aquilons Us haleines émaes j
Ny des Autans pefleux;
Qui j méprifant la mort , fu dtjfù^ ÇWnpeLgMf^
Et prodigue de joy ,
Atat nnùffons préféra d une hffh^f çampagM
Un élément fins foy j
Et j d'un cours inçertai/f ,fur des Eaux paffagéres ^
Sa terre aiandoamuit «
Alla , pour le ppc^ , an* mrcs ému^ères «
Leurs rives moijffhnnant.
Quelle crainte de mort defcendit dans fes mouclLcs
Qui le peujl effrayer 9
Qui a fans peur , vit enfler la £a¥itédes vaUes «
Et les flots ahayer f , •
Qui vu les rocs battus d'écunuu/is tempêtes^
Les AJlres menafans ,
Et d'Eplre les monts , aux JourctUa^is têtts ^
De foudres rougiffans f
Qui vit les Caphare:[ , & les ra^es de Scylle ^
Qitt wt Charybde auprès ,
Enjon ventre engloutir les ondes de ^içiie^
Pour les vomir après ?
fSans catt/« Jupiter la terrt a fepoféê
D*Ufie vagueufe mer ,
Si ips hardis mortels , de l'une à Vautn or/f j
Font leurs vaijjeaux ramer.
Qu'hwreux furent jadis , qu'heureux furent nos pèttt
En leur temps bienheureux j
Qnd de voir, Nautonnters ^les rives Congères
Ne furent dejireux:
Ain» ^avance francs & étfémm wtMitUtt »
Les pefles de ce temps ^
Ptdfihles, labouroiem leurs terres patemellet^
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a O B R O B 41}
On M cognoijfoit tors la httmUtâ PUUuUt,
Onon 3 ny 1rs feux ,
Les Jepi jeux redoutes des pieureufes Hyadcs ^
Les ChartOH j ne fis Hcatfs.
Z^^^e & Aquilon étaient fans nom €ntwe ^
Vénus & les Jumeaux «
Aflres j que le nocher j pâle de crainte j adore ,
rlamkaufurjesite^eûux.
TSfiys rcnt.T premier la poij^nnsnfc pimns
Avec le ^Is d'EJon^
PoÊtr oUtf éépomler une rive lobmdm
, De Ja riche toifon.
Pms notre beau Paris j de voiles & de fumet ^
Fendit l'onde à fon tour;
Miûs, em Htu de toifon , il apporta iesfiuuua
D'une adultère amour.
La Grèce repajfa la mir acheminée t
Apportant le brandon^
Qtd i^ent d'e^mber Troye , & tardtMT oèJUtUk
Du feu de Ci^dinu
En l'Ântigone*
Toute principauté en repos fe maintient ,
Quand on rend à chacun ce mû lui appartient»
Il fiut le vicieux punir de fon offenje ,
£t que l'homme de bien le Prince récompenfe,
La peine & le loyer font les deux fondement j
Les deux fermes pilliers de tous gouvememens»
Le grand Dieu , qui le Ciel & la Terre a formé ^
Des hommes a les loix aux Jieanes conformé ,
Qu'a nous enjoint garder, eomm teêse fabttairui
Et celles rejeter qui /««r ferons contraires»
Ifulles loix de Tyrans ne doivent avoir lieu ,
Que l'on voit contredire aux préceptes de Dieu.
Tel forfait grièvement, qui forfaire ne penfe :
La plupart des délits fe fait par imprudence.
Communément un Roy ne f^ ait que ce qui plaît ,
Que chofe de fon goût ^ car ie rejie on lui tait,
Jl ne faut la perfonne^ ains la chofe pefer.
Et filon fu*^ tam ^ jpnniret ou r^i^er, J
ROBERT GOBIN, Maitfe^Ârts » Lkencîé en Décret,
Doyen de Chrétienté de Laigny fur Mune^au Diocèfe de Paris,
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ROB R O B
Avocat en Cour d*EgIife, a écrit, partie en profe , partie en
rime, les Loups ravîffans, autrement Doârinal Moral j imprimé
à Paris , 1^-4°. par Antoine Vérard ,1505*.
* Voy. La Croix ov Maims» & les notes , à l'Anidade Robb» Goiiir;
.Tom.II , pag. 588.
ROBERT GUAGUIN , Général de l'Ordre de la Sainte
Trinité, a traduit , du Latin des Commentaires de Jules Céfar,
des Batailles & Conquêtes faites par Ccfir aux pays de Gaule;
imprimées à Paris, i/i^/. par Antoine Vérard, 1488 , & depuis
par François Renaud , in-fol. 1-5 3 7. Il a écrit en rime le Paflè-
temps d'oinvcte ' , du temps qu'il et oit à Londres , en Ambaf-
fade , avec très-ma^anime Seigneur 1 rançois de Luxembourg,
pour le Roi de France « en Pan i^6^ j imprimé à Isatis , in- 16,
âtudate,
* La Gxon du Maine dit que le Pocme , intitulé ic Pajfc-temps d'ojjïveté^
lie Rcibert Gaguin fut compoféen 1489, & imprimé i Paris , Tan i;45,
—Voy. La Croix ovMains^ &lesaote9,jui|nime Aradei Tom. 11»
pag. J89& 390.
^ ROBLRT PREVOST a traduit de Latin, Epître Apologé-.
tique de Didier Erafme de Rotcrodam , à Révérend Père &
illuftre Prince Chnllophle^ Evêque de Bâle, touchant la défenle
de manger chair, &: autres femblables conflitutions; imprimée à
Lyon, en Pan i%Ci , fans nom d'Imprimeur. II a mis auflî une
Epiere au-devant de la Traduaion de i'Htlloire , ou C ommen-
taires de Jeaa Seldran , par lui ( crois-je ) faits en François *.
♦Vbj. LA Croix du Mains, ^ ies nQtes, au mpt Robirt {.e P&evost,
Tom.lI,pa^. 1,1,
ROBERT DE REIMS •/ ancien Poète , qui vivoit avant
Fan i30Q^ a fût des Antithères d'Amour , difant ;
' Qtà hun veut amour décrira ^
Amours eft & maie & Amum.
Le plus * mcfurable enyvre , *attrempe;
Et U plus Jagc * embriconne, ^^oit, ren4
Lu wiprifonnc:^ délivre j anloMn , Tient
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R O B R O B 41J
Chacun fet mourir & vh're\
£t à chacun louit & donc.
E foie & fdge eji amors.
Vie & mort j joye & dolors.
Amours efl large &' avère ,
S'ejl qui U -voir en rurayc.
Amour eft douce & amen
A cel'i qui h'ien Veffaye. ,
Amours ejl marqflre & mère :
Primes bat & puis repaye.
Fi dl qui plus le compère ,
C'ejl dl qui mdns s'en ejhutyt.
Amours va par aventure :
Chacun y perd & gaagne.
Par outrage & par mefure j
Sane ' chacun & ' mehagne, ' guérit.
Etirs & mejadventure > * leod ftiopiae.
Sont tqfiors en fa compaigne.
Pour c\Jl rSifor.s & droiture ,
Que chacuns s'en lot & plaignit.
Souvent rît & fiuvene pleure >
Qui bien aime en fin courage*
Bien & mal Itqucurent Jeure y
Son ^neu quierc à' fou damage.
Et Je H biens ù ésmture ,
De tant a il aivtmtaige :
Que li biens d'une feule heure ^
Les maux d 'un un ' ajjoage. *fouUge,
La Chieure dit fans faintijc
D' amors ejl la deffinaïlle ^
De ce que U en devife ^
Qu'enjt le trunft-tm fans faille.
Car eil qui aim>ars jujlife ,
Et qui pour U* fe travaille , * COQMUIKtE»
• ^ Ne porroit en nulle guife ,
Le grain eueilûr fins Ut paille,
* Tiré de Fauchet , Chap. 19.
ROBERT SENALIS, Evoque d'Avranches. J*ai vu quel-
ques Livres àc cet Auteur qui ont étc traduit»; en François,
dont je ne ne puis mettre ici les titres, d'autant que i'imprimcui:
Fran. Tom, K Du V£ROi Tom. m» }i h h
4x^ R O B ROC
a perdu le cayer ils ^toienc » ce qui fera (eppléé en une £6»
conde édition *.
* Voy. La Choix o v Mainb , 8c ki notei, an mot Robbut»
£vèque de Vence , Tom. II , pag. 391 8e 59 j*
ROBERT DU SOUCHEY a tranflaté les deux Livres de
Divination, de Marc Tulle Ciceron * ; imprimés à Paris,
à renlèigne du Phénix , prés le Collège de Rein» » en Tan
' L'Abbc Régnier des Marais en donna une nativelîe Traduôion , l'an
1704, fort eilunée. il ne connoiiToit pas celle-ci , ayant» au commeoceinent
de (à Préface , dit avec beaucoup de fccuritc qu'avant lui per(bnne n'avoit .
cradaic en Ftançois les deux LivRS de là DivinatiM, { M. 01 laMonmoti)»
ROBERT DU TRIEZ, de Lillç en Flandres, a écrit les
Rulês., fîneflcs & Impoftures des Ëfprits malins ; (Euvre fort
utile & déleâable pour un chacun , à cauié de la variée dea
chofès étranges y contenues en iceloi^ imprimées àCambray,
ia-4«. par Nicolas Cambray » 1 5 63.
HOCCO BENEDETTÏ. Difcours des triomphes faits par
Ja Séfcniifime Seigneurie de Venife , à l'Entrée heureufe de
Henri de Valois III de ce nom , très- Chrétien Roi de France
de Pologne j tant en Italien par Meflèr Rocco Benedetti,
puis traduits en François , imprimé à Lyon , par Michel Jove»
1584.
ROCH LE BAILUF , Sieur de la Rivière, Médecin ordi-
•aire du Roi , a écrit Sommaire Traité Apologétique , fervantde
défenfe aux calomnies que les Doâeors en la Faculté de Méde-
cinej à Paris, lui ontimpoféesj déduifantlcs principes deschofe^
avec quelques préceptes de Médecine , & la néceflîté de l'Ait ,
figne en icetle , quieficonnoitrela vertu de chaque chofe pariêa
propres marques, avec exemple ; imprimé à Paris, Tan
1578. Difcours fur la fignification de la Comète apparue en Oc-
cident au fignc du Sagittaire, le 10 Novembre 1577; imprimé
à Rennes par Julien du Clos. Le Demonfbrion de Roch le BaiUif
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ROC R O G 417
Edelphe , Médecin Spàgiric , auquel font conrenuf troh cens
Aphorifines Laâns & François , fommaire vérhablc de la Doc*
trîne Paracelfique, extraite de lui, en la plu parc, par ledit Baillif;
imprimé à Rennes, m-4". par Pierre le 13ret, 1578. Premier
Traité de Thomme en ton eflcntieHe Anatomie; avecles £lé«
mens , & ce qui eft en eux ; de Tes maladies , Médecine , &
ablolus remèdes ès teintures d*or , corail, Antimoine, & mâgiC'
tere des Pcrîes , &c de leur extradion ; imprimé à Paris, m-8°.
par Abel l'Angelicr, i"j8o. Traite du remède contre la peile ,
Charbon & Piuréfie ; à Paris , par Abel PAngelicr,
1580
* Voy. La Croix do Maine» Se les notes , au moc Roc le Baillt»
Tom. I , pag. 393 & ^94.
ROCHES ( Les Dames des ) de Poitiers, mere & fille. Voy.
Madelaine NfiVEU & Catherine de Fraoonnbt *•
* Voy. La Croix ou Maine , de Icî m)rc$ , aux mots Catherini des
Roches , Tom. 1, pag. 101 , ôc Madelaine Neveu , Tom. U , pag. 71
À fuir. ■
ROGER BACON *. Miroir d'Alchimis , &c. traduit en
François.
* Ce favant Cordelier Anglois fut, daiis fon ficelé , un prodige d'crudi-
don , dans l'Adronomie , la Chimie & les Machv-matiques , connoiflânces
donc on peut te regarder comme Tinvemeur. Il reconnue des eneuR palpai
bles dans la manière de comprer !cs reinps , >?c il propofa , en t iSy, au Pape
Clémenc IV, la réfocmacion du Calendrier, il décrivit les cftecs de la cham-
1>ce oblcttte, êc tontes tes efpdces de miroirs , propres à croilir , on à diminuer
les objets ; de-U à la connoidance des Lunettes & du Télefcope, il n'y avoic
qu'un pas. Il ne dut pa? lui hte difEcile de faire les expériences du Miroir
arient. On prccciid auili que , dans Tes travaux Chimiques , il découvrit U
pondre à canon , dont cependant on rapporte tHnvention i Bettold Sclivarts,
Cordelier Allemand , contemporain de Roger Bacon , ou qui V(.'cut peu
après lui. Il ne fut pas moins habile dms la Médecine. Enfin il avoit un génie
propre i trouver les Arts, s'ils n'eulfent déjà été connus en grande partie.
Tant de lalms, fupérieurs à ceux de fon ficelé , lai fulcîtèrenc des envieux»
ui l'accuscrenr de Maj^ie ?îon General le fii m rtre en prifon , ùm doute
ans le voyage qu'il Bt à Rome. U fut allez heureux pour faire comprendre i
ùm Générât qu'il n'y avok cîen qae de naturel dans toutes fes conooiflànces i
Hhhij
4i8 R O L R O L
il lui rendit fa liberté , & il revint en Angletetre , où il mourut â Oxfotd ,
avec la foiblelfe de foa fiècle ^ de ccoice aveuglément à f Âtlcoiogie Judi-
ciaire. On trouvera fur la vie Se kss ficnts de Roeer Bacon on Article tris-
étendu & trcs-curieux, dans le premier Tome de la Biographie Britannique.
Il t!l .lîTiz nngiilier que la dat; ae la naîfTànced.» cet homme c:!:t-iic foir plus
connue cnie celle ds fa mort. U uaquit en 1114, ni:iis on varie beaucoup fut
Tannée dans laque'le il mourut. Ceux qui placent fa mort avant Tan 1 aça ,
le trompent cerr.iiiijir.L-ii: ; m li ■ il y en a qui foutieiinCiU .lu'il vécut jufqu'en
1194 i & c'cCt l'opinion du lavant Editeur de l'O.ivrage ae Bacon , demeucé
long-temps Manufcrit, connu fous le titre d Opus Majus j 6c qui na ént
imprimé qa*en 17 a*
ROLAND BETHOLAUD a mis en François, & par ordre,
les Règles do Droit Civil ^ Canon y &vec on, petit CoinineR<*
taire \ imprimé à Paris , in-^". par la veuve de Nicolas Buflèt»
Deux Egiogues fur le tombeau de Salmonius Macrinus k
Scevole de Sainte-Marthe; avec qiielque.s Sonnets, £pigrammes
& autres Compofitions ; imprimées à Bourges , in-)i**, par Jean
Hantet , 1^58, Rolandi Bttolandi Lemovicis Jurijcon, SaligttO'
tum & Bcnevtnùittorutn Sencchalii ac Judîcis ordinarii Hodoe-
PORICUM ^ in quo Synefti Hymni très ^ iifdtm numcris Latinè
rcdditi : Lyrici aUi , Epîgrammata , Fanera , Elcgi , Epijlolce ,
feu Sylvœ , Phalcucii ^ Nomica (juœdam contintaturi Luuàa,
ûfud Fcdcr. Morellum, isi^"
E G L O G U E.
MENALCAS, TITYKB.
[ Puifque feuls en ce hors nous nous fommei tOMS dtUX .
D'aventure trouves ^ il eji bon jji tu veax^
Mon Tityre , qu'affis fous l'épaijfe coudretie.
Qui fe joint à l'ormeau , nous enflions la maftat
Pour chanter nos amours ^ & celles qui nous <Ntf
f^ravg la tn/iejfc j & le deuil fur le front*
TTrllas ! une autre douleur^ itâtcoup plus arnuyeufi.
M'efface de l'tjprk la rrijlejfe amoureufe.
MEN. Ton Marfye ecorché ne te tormente pas.
TTT. De Marfye écorché je fais éien peu de cas j
Et d'autres de long-temps ont revengé Pupitre ^
QiK mtfa quelquefois Jôn anûtU ^«ujftre*.
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C'tjl un< autre douleur qui fait qu'ores j'ap^an
Ma flûte Je hùn cour aux faunes & à, Pan,
Je te difois un jour que ia. woix enrouée
De Marfye écorché fut tout ainjt louée
Par Macrin, qui l'ouyt ^ qu'un Ji Jot meneoit.
Mi'na/que , et Maerin j qiù aaguères étott
L'honneur de mon Loudun^ par la Parque ravit ^
Dedans l'air y en mourant , a foupiré fa vie.
Pourquoy y s'il le jouvunl de Jes bdies Chanfons ^
Ménaique ^ en ma faveur , fcry rehruyre les fons
De ta voix lamentable y & ta fiùte nouvelle :
Fajfe lajienne plus ( s' elle peut ) imator telle.
Tu ne feras tout feul à venger de touify.
Et de l'Enfer hydeux Macrin enfev^»
Le favant Ltonic y emploie fa peine j
■El je fuis ajjure que la divine veine
De mon Roger ayméà Maerin ne faut pas ,
Dont il a le premier entendu le trépas.
Cher Macnrij de ma part tu auras à cette heur*
Ces larn.cs j que pour toy miférable je pleure^
Et ces vers douloureux j que mes jujles regrets
Font voir derrière nous j grave's dans le Cyprc^.
O Ciel J père de toui yii vous j ondes coulantes^
Dont toute chofe naît ; toy , des ames vivantes.
Air finin , fetd auteur ; Terre j mère eUs corps j
Prenr( ces petits vers ; & fî les hommes morts >
Leur premier fentiment , comme nous^ ont encore p
Envoyé^ à Macrin ce peu dont Je l'honore»
£t tcy J mon cher Macrin j Ji encore tu fens ,
Sû'tnfemen! rfi^oCmf , ce que font Us vivais ,
Si au monde niedicur quelque part ia pîuà biUe
Dans le Ciel éternel a ton anu éternelle
Regarde de bon œil ces miens humbles f redons y
Que tuas J les ayant, quelquefois trouvé bons,
AMatit longue que belle ayant vécu ta vie ^
Voyre autant qu'honorable & feure de l'envii 3
Tu fais pleurer les yeux des Bergers larmoyant ,
iVoA moins que Ji la Parque , en la fleur de tes ans.
Te coppant le filet , t'eût coppé l'e/pérance
D'être , comme on te voie , des premiers de la Fra/KC-
Les Nymphes t'ont pleure à l'envy des neuf Saurs- '
( Les cQudres 6" les eaux en témoignent les pleurs )
Quand ton fils ,Ji jetant fur ton corps pitoyable^
Difm Us Geute cruels ^ & Jiyker tçiqpMê
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D'un trop lâche forfait. Le fimpU pqfioureau
A 3 fans guide j lâché par lits champs te troupeau»
Le troupeau ^fe plaignant ^ a ta mort regretté*.
Sans que de tout le jour il ait l'herbe goujléc y
Ny touche tant foit peu la liqueur des nujjeaux.
Les e'paijfes forêts , les fauvages coupamx
Des plus horribles monts hautement retent^eM ^
Ou même les Lions de Carthûoe rii^yi(rent
Pour le deuil de ta mort, Macnn , tu favois bien
Aecotipier en nos champs te Tygre Arménien »
En Inormncur de Bacchus j renouveler fa danfs^
Ses Thiafes v!neux , & recouvrir fa lance
De feuillars tout autour. Macrin , tu nous montfois ^
Pour tron^fer nos ennuys ^ d'affembler à la voix
( Alors que des Bergers la fortune fe joue)
Les tuyaux de Sicile^ & ceux-là de Mantoue,
Ta nos biffe ianguit d^un féjour parejfenx
Ny ta race, ny moy , tu Macrin , ne tous cerne
Que la Mufe appelait à boire en Hypocrène ^
Les meilleures liqueurs de la fainte fontaine, ■
Pmar nota donner courage , après tnmr chanté >
Tu nous récompenfois du loyer mérité.
Comme la grappe honore une vi^ne tortiffe ,
Et la vigne un ormeau , ic iroupeau la geniffè >
Et les bleds le beau champ ; ainjî^ qnntM tu vivais ,
Tu fus l'honneur dts tiens ^ & l'honneur de nosbois»
^rès eue le cifeau de la Parque meurtrière
TSkt fait perdre 3 en mourant j notre belle lunùin^
Palès quitta nos champs ia^êt qu'ApolÙKU
En lieu d'orge femé maintenant le fillou
Jette l'ayeneron , & la Fogere druë ,
Za malheureufe y vraye f &la trifle feguë;
En lieu de violette , & de rouge Narcis ^
De Paquerertf hlanchf , 6* de rafe & de LyS ^
La rofe j le chardon ^ la grofciile & l'ortie
Tiennent de nos jardins la meiileure partie ,
Pafloureaux cmf-rjrrc:; les fr^r.idinesdefleutts
Sur la terre feme^ les flairantes odeurs,
EUve\ un tomieau â MaeiiUf qui fàuhaiu
Qucj pour l'amour de luy, ûUe dufe fiii fatu.
Et que fus le tombeau l'on engrave cecy :
Je , Macrin »fi^s bien mort ru mourras auj^:
Car Mien ht -^â^ ^ ^ Outrageufe
Zhrien uam^afievl tlut yerwMrmçaittjfi,
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Adieu donque^ Macrin, Apollon perruquier
Te fait un beau préfent de Codtur du Laurier ,
Les Faunes ont cueilli tout ce qu'Us pouvaient prendre
De meilleur pour t'offrir j de l*ûrére le frtàtunin j
Du froment efpigé lés grains & 'c ruyau.
Paies verfe du lait fur ton facré tombeau.
Les Nymphes du miel roux, & Flore des guiriandet»
Encore des neuf Sceurs un honneur tu demander.
Chère ame , le plus grand qu elles puijpnt donner
Aux hommes , qui font morts , des vers pour réfonner
Dont Iw temj^e âtvin ^ fw kwr harpe ttivoire^
De Macrin Loudunoîs l'immortelle mÙMÛre*
Les MuffS favent bien combien tu méritas
De Lauriers verdoyant , alors que tu chantas
La mort de Gelmds, de vobe Sicilîeme ,
Si bien qu'elles ploroient ta fortune & la ^e$me»
Elles le favent bien , car dejfus Hélicon
On n*entend que fonnerla gloire de ton nom.
Mime quand noue dormons au fond d'une VolUo^
Ou dans une caverne à l'écart recelée ,
£lles Joufflent dans nous je ne fais quelle ardeur ^ ,
Qitt nous fait Jî petits rechanter la grandeur
D'un berger Jî /avant, & fa chajle compagne.
Qu'entre /er bienheureux ores il accompagne
Macrin j nous te chantons en nos hautes fore^,
Oà le Faa, le Bouleau , le China ^ ^ le Cypre^, .
La brehh £• le bceuf , & la chèvre barbue
'Surpaient de leurs cris la hauteur de la,nue y
Car plutôt le poiffon dans la terre naîtra.
Le liom dan» Ut mer , h doux miel coulera
D'un arbre venimeux ; pefle-mejle brouillée
Toute faifon aura la htmière troublée,
€}u Plfyver donnera mue large moiffôn , - ,
. Et l'Olive en EJlé cueillera le Gafcon » ,
l'.-ittfomne fe fardant de l'émail de la prée ,
lit le gay Ké nouveau de la grappe pourprée.
Cela viendra premier, mon Macrin , que no»,ims
Ceffent onq de cha/ircr à l'accord de ma voix.
MEN. Fourfuy dottcquc ^ Tiryre , & retourne dejpeçdre
Ta fl&te de l'ormeau j , content de la rendre y
Hmdde, bmffie la tête j afin que déformai* '^i^
U entende fonner Macrin y mieux que jamais, ; "
Pan aujfi ne veut pas que ta verte jeunejfc j , , ^^yy
Ceffed€ Ufomier ,pourfmeÊm€ trijlejfe^ _ , r
«fiA ROL KOI
Et quand tu la maries à ta fainte ckanfon ,
« // n:t fcmhle , écouumt ruccord d'un (l doux fvn^ '
Qwtf j la^c du labeur ^ je dors fur les fieurettes ,
Bmhrajfant^ autts en VMn,m€s amottrs iendrelettef ^
Ou qu'au mois U pàu ekaud^ quand ji/iùs tdUri %
Je hois dans un rutffeau qui rraverfe U pré y
Une onde argentelctic j & que j'oy U murmure
De reau ^ qù ne peut voir deffkher ta verdan.
O bienheureux Berger ^ dont la voix fait fi bien
De ton heureux Macrin U ton Chalcidten :
Tu feras en fon lieUj mime j'ofe bien dire
Que Macrin ^ de fon gré , donne l'ktrhe à Tîiyre :
Toutefois je veux bien , en faîfant mon devoir ^
Etendre à fon honneur tout mon humble pouvoir ;
Mais je voudrais avoir k miel mime d'Hymcte ,
Qui cûuloit de la bouche àce doSe Pcête,
Macrin cnierveillé va là haut regardant
Le fouralkux Olympe & U Soleil ardent , .
Ayant deffbus fes pieds les afires&les mus.
De- là vient que f à-bas les fore\ ehevdues ,
Et le rejîe des champs , & les Satyres nus ,
I.es Fans & les Bergers , & les Faunes cornus
L'air rempRjfent de joie , avecques les Nàiades »
Qui frrcr: de leurs eaux , fe mêlant aux DriadtSm
Le loup ne jau point peur à la fimple brebis ^
Ify le cerf ne craint point qu'il fe voye furpris
Dans les du veneur^ qià le laîffe fotdere
Librement 5 comme il veut ^ aux campagnes eshattre»
Les tertres , les rochers^ & les bocages verds ^
Pour Vamovr de Macrin j retenûjfent des vers»
Echo 3 comme elle peut., de fa langue nouée ^
Dit qu'on garde à Macrin une fête chomm^e ,
Car Macrin eji un Dieu. Tityre j c'efi u.i Duu.
O Dieu , foys-nous heureux ! voky dansée èedu Seu
J'c'lvï quatre autels ^ deux à toy , deux encore
A Phebus y car autant l'un que l'autre f honore.
Tu auras de lait frais deux houles e'cumans.
Et deux pots d'huile gras de ma part tonsUsans,
Sur-tout du bon Bacchus la liqueur favourakle^
Ejouijfant nos cceurs à ta fete honorable y
&un vin nottveau Anjou le NeBar fefpandny.
Puis danfant ^ par les inains Corydon je prendray'^
Qui contrefera Pan , avec A Iphefîhe'e ,
Trépignant comme nous dcjjus i ' herbe foulée.
JVSwt
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Nous te ferons des veeuX , tout ainfi qu'à Bacchus » ■ , ,
Tout ait\fiquà Cérh j quand nous irons tous nuds >
Humblement tewymt la terre envirottuée j
d'avoir encor une fertile année ;
Car^ tant que le Dauphin en la mer fe plaira^
Et tant que U fangUer kt
VEfié chaud les epu » tAfOomne Ia ttudangCt »
Macrin, les paRoureaux chanteront ta louange. *
TYT. H ne /fais quel préfent je te puijfe donner ,
Pour avoir Jt bien fait twt ékvwr de fwmtr^ . ^
Car j'ai moins de plaifir au doux bruit de l'haleine j
Dont Zéphire , au Printemps , nsus évente la pUùnt
Et ne fuis point fi aife à entendre frapper - %
Des flou remré/kyvaiu Its rw«s de la mer «
Ny d'ouyr murmurer la rivière cnulé:
Sur la terre pierreufe au coeur d'une vallée.
jaSlf, Je te donne premier ee petit ehaltmeau j
Qui m'apprit à enanurf à t ombre d'un Ormeau^ *
Et fl m'apprit encor ton amour Galatkée. '] \
TTT. Prens ma Jiûte pour toy , c^r tu l'as méritée i
Ihtmeu l'eut ^tmur^^Smms'Corydon^
m'eajk Héritier, mai* je i^en fie uà'd^} • .
ROLAND PIERRE , Avocat w Siège Préfidial de Mcaux ,
a craduic de Grec en Fraocob un OpurcuTe de Théodorit j £v6*
qae de Cyr, intitulé. De la Nature de l'homme , avec l'expoli-^
tion des lieux les plus obfcurs & difficiles y impr. à Paris , tn-^V
II y en a une autre verfîon , faite par Antoine du Bus. EpiffnU
du(t , una Q. C'iceroms ad Q. Ciccroncm frûtrem,dc mtmnc bcne
gerenda Proviticice , Rolandi Fctreti J. C. Commcntariis illuj^
tratce. Ejujdcm Pecrcii Notœ ad quoddam TrpoXtyofzmv Phiîonrs ,
de Officia Judicis ; Farifiis ^ in-^^ , apud Andr, U^tchclu'n , i 5 f^^.
ROLAND PIETRE, Avocat en la Cour de Parlement h
Paris, a écrit , Confidcrations Politiques, Livre premier, con-
tenant neuf Chapitres j imprimjç^ à Pari$ , par Robert
Eftienne, 1^66*. ..,
. >i'yoy.LACiioixi>T; Maine, au mbne Article, Tom. n,pîig. f 95 ^59^*
ROOLLET DE GASSIN *,Gentilhomme de Provence , du
Château.de Gaffinj alfis au rivage du Golfe de Grimaud , Poète»
BiBUOT. Frait* Jo/n* F. Du VEao. Tom, ///• H i
4H "^Q O R O O
Orateur & Hiftorkîfi , & vaîllarkt aux armes , fut , par le moyew
de fes grâces & vertus fingulieresen U Poefie , le bien- venu ecr-
tre les plus Grands , ik mcaïc dos Geos ^*£gJi/e non-obdant
qu'il écrivoic oomtt leur» vioes ; mais it* ibucenoic (èfiuemeiK
Uat parti contre rôpnrida des Albigeois Vaodogs de Lyon
h doârine deî<|ae]savçtt cours die cetcais»Oii ac MUÂt aucune
expédkion de gueiie •contre le» Vandoi» , mi «ôncre les Tou*
cbaiiis> ou aucres^emmiris de r£g4i& « iim^ny fôc appelé des>
premiers aux efcaritiouches^ pour raifca- de quoi il foc eùkaé &
pôfé de tous. Il Bit bien vu & aimé du Comte de Provence , &
employé. {MUT kiài^réduâion dea-membres^ de fa. Comté d&
Provence , contre les rcbeHcs du pays, qui ne fe-vouloient ran-
ger à Ton ohéifTimce , ne ]m prérer hommage étant élevé-
ain.fi en htiut degr^ , la fortune ne permit point le laidcr pafTer ,
fans lui faire fentir de fa. variété j. car , en une atlcmblée qtn
fit en la Ville de MompeHiÊT , où il fe trouva il fut furpris-
tellemenc de l'amour d'une Gentil- femme , de la maifon de Mon-
taubaf¥, nommée Kjxende , ou Richilde , qu'il fut contraint
ptiUiet toocea-fes bonne» & honnêtes aélions ^ & ^la louange:
d^keUe |^|tlunèu^^ , defquelles'il'ltiî fit prélènt ;»mai»
elle^comEmei£Hdj|e')&A^^ ^e moqpadë luLLe^eoa s*eun^
coiicie ton opmibnr ^ apperçu dr •cette tromperelle « en prît te(
dédaiit. en foo çam-r^^* de&reiirPoêêiqiie^ fit an- Chanr
tous vempIi'dBS ingpaiittides de fa Dame -^tt ne ^ pouvant pliit>
lionnâcefaenc vet^p contre elle , abandonna le monde , û Ce
rendit Môiae enîiiiiSifonAQère^' Avignon ,. le plus ait((ère qtt*if
fut trouver ^ fans avoir communiqué cet étrange changement \
aucun de fès prirent éif arrris , Idfrpîé^s, neîe'Vtïyanr pîns marcher
par la Ville, furent ébahis d\ivr)ir otïi-dtre qn'il s'éroit rendu-
Momc , fans quli fc voulût montrera eux. Les nouvdles de ce
nouveau Religieux parvindrent tôt aux oreilles de l'Evct^ue de
CniLtiOv Jors Lçgat d'Avii^mon , imhm il fuc graiidemcnc chahi,
& le viiu vtfircr au Munrûterc , où ce fUint Herniitc i'c montra
à Joi (kui à viiâg»; découvert ^ lui remontrant qu'il eut plus Sût
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àe^vvkt au faist F&rft dttJl«nMl^& à riglife /«n ««.temps
furbuleoc Su calamiceiix contre les ennemis dKelIe^, <}MeJNW
où il étoic ; que quand Sa Saiiuee« en fimic >n ei rie » tL y poarr
voiroit , & le récompenO^oit do qiiisji^ htm\s»Bà(kc. & <Jv»
gniré. Le Poere lui remontra que lui , ne perfbnoe Re doit Crre
ébahi de fi fà'mt &^ dclrhcrc propos^ &l que S. AuguAin l'avoit
xiinfi admonellé , en ibnge , de vivre, & finir le refte de £a vie
fous fa règle , au reftc qu'il étoit humble ierviteur de Sa Sain-
teté. Pendant que cci propos fe tenoient , voici arriver un Cou-
nCT , aveç mémoires aux- fins d'avoir ta collition de la Prcpofi-
turc des Pignans , vacante par le déccs du demiur poflTelièur ,
^ui fût dès-]oiSQSrte âe conférée audiLt Raouk > Ia<iuelle il ac-
cepta « & femercia Ut Légat Ai Fape , pat .commandemenc Se
difpenfe duquel ilibftic inèoncîiicBC d« Monifl^ey prit poflèf-
6011 d'icelle, & en obtinr cmStnamn dq-Cqimst'de Provence ,
eomme étant de fa foodladaii ^^oflactoo « i^tira ;& quand
il étoic employé , ou pour îcs affaires du Comte de Provonq!^
ou pour les affiûr«s de l^figtife, il y faifoic fon deveîr.
* C'eft le même que La Ccoî;^ d» Mtbe ( TÇ*W. U., fig. iMaM
Raoul de Gassin , <}ue Jm» dc Noin-pa|iie,0iM^.ii4»éàrvi{Umi»
ou ROOLLST OE GasSIN. ' _ ' ' • ' ' ' ^ • ^
ROSTANG , Berenguier , Genûlboii^ de M9iMSfi,3, 6u
de fon temps e/bmé fort bon Po^e Provençal ^ fut grand ani
& familier de Foulques de Villaret, grand Commandeur de fainc
Gilles, h la louange duquel il fît plufieiirs ChaAi'qnsen rime Pro-
vençale , & fut amoureux d'une Dame de Pioycnce fort âgée ,
& très-experte en forcclleries ^ ioit à mixtionner les drogues ,
à ublervcr les jours, & à donner breuvages arnatoires. Il n'y
avoitfimple en la Colline d'Any ^ &l en toutes \ts montagnes de
Provençe , dentelle n'eût connoifîànce. EH'e lui donna un' breu-
vage , je nt dirai pas amoureux ^ mois mofdftcèj; ddntil devint
transporté de. ibn fcns & de. Ja piiié ^u-cm ont Ikmâû-
felle de la matfbn de Cy&o , de Genaesi', qn» fn teàole loraià
M^rCbiUe, laquellQ ayant ftmitiaiiîtié «{ne la Focte ,. pour uine
11 ij
+j« KO s "RO S
Chanfon «voit faite k Ta louange » le remît ea fon boi^ ftiis
& entendement par un fouverain breuvage & antidote qu'elle
lui donna, dont le Poëte, reconnoiffant ce bien, l'immonalifii
par un bon nombre de Chanions ^ & en devint amoureux -, &
défaifTant cette Magicienne , retint la Genevoife , qu*étoit une
fort fage Damoifelle , belle , vertueufe & bien apprife à la Poë-
lîe ; mais elle ne fe voulant attendre aux prières & pourfuite du
Poëce j il en fut dépiteux , & âc un Chant qui commence :
^furlafin-^ sidit ;
y* autres veçe^ ô I^ieus jujles yenïayns ^
' - • Qi'tlt* a/m€<H^flia dur que ic» IXaJprc*
jE quycu non pôdi efchivar fa rudejfa ,
. Ftn^es { au mens) qu'en aquejlûus ajayres
j ^ . ' . Ella non ïaya mgrai j ny dur , ny afprc j
■ Mtàs myfiÊL deuffa eataat qu*«. de belkfféu
Ne fâchant que faire, pour un honnête dédain , fe voulut rendre
de l'Ordre des Templiers, cuidant avoir quelque faveur de Foul-
'-ques d|Q Villaret; mab cela lui Servit de bien peu , & ne le vouluc-
*on ravoir , en -haine de quoi i publia un Traité , intitulé
la faifa vfda, dtis Templiers, Et néanmoins ( ainfi que i*a écrit .
'Saint-Cezari ) fut ônren témoin' contre eux; de, pour avoir
fàufTement dépoie, r^rdit fbn iens , par une punition divine »
& trépallà Tan 131$, du temps que Philippe , Roi de France >
' & Clément VI du nom , Pape , qui réfidoit en Avignon , pour-
fuivoienc îefdits Templiers. Le Monge de Moncmajour appelle
• ce Poëce l alfa Garentia , qui iignifie Faux témoin , en langue
* Provençale *. •
■
*Voy..jBAiij»^NoT]iipDAiiB,Cluip.i8.
: ROSTÀN DE BIGNOSC , Provençal , Chifurgien Juré à
- Paris, a revtt do augmenté ^'avec Ambroiîê Paré , l'Anatomie
: wiiverreUe du corps humain , par ledit Paré ; imprimée à Paris»
w «0-8^ par ie«i le Rayer, s 5 ^ i •
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RUP RUT 4J7
RXJPERT , Abbé. Des divins Offices *. &c Yoyei Imam
BocriiiLOK.
* Ruperr , Abbé de Dttttz > fur le Rhin , né en Flaadrei , ûvanc Bénëdiâîn
du douzième fijclc , a compofé planeurs Ouvrages que l'on a réunis c'c impri-
més à Pans , en 1 vol. in-foL ié}8. Le principal eft le Traité d< Qffictis^
dont la Traduction eft ici annoncée. La date de £i mort n eft point conftance**
Deux Manufcnts de l'Abbaye de Liège , de trois cens ans d'antiqaité, la piai-'
cent en 1 1 1- j les Hil^oriens cependant la mettent fous l' m t i j 5 , & cette'
dernière dnte fe trouve dans fon £pitaphe , rapportée pat Dom Martcnne.
Voyes Ntfl. Un, it la Fwut » Tom. XI , pag. 417 ). Mais cette Epiuphe
eft d'une nuun léccnt»* Qnant à Tâge où il mourut y ce ne peut ÎKe i qua-
rante-quitre ans , car il avoir reçu In Prttrife vers l'an 1 100 , même après
s en ècie défendu long-temps par humiiuc. (Mabillon, Annal, B<n<d,Tom,V,
Îag. }oi. ) Son Traité des £yin$ OJSUces eft le premier de tous Tes Oa^iag^
1 y travailloir dès l'an 1 1 1 1 j mais il ne le publia que vers 1 i lë. Les uns ont
prétendu enlever cet Ouvrage à l'Abbé Rupert : les autres ont cru y apperce-
voir des erreurs fur l'Euch.uirtie, & Bellarmin lui-même l'en a accufc. Mais'
Rupett a ccc crcs-bien défendu fur ces deux points. On trouvera , tant fur cet
objet , qn c fui fa vie & Tes Eoits» dss détails ttès-iiiiéidlàns» dans le Tom. XI
de YHijL Luc, de la France.
RUTEBEUF fût un Meneftrct , duquel on trouve pluficurs
Fabliaux ( c*eft-à-dirc. Contes de plaifir, & nouvelles ) mis en
rime; & encore des pîaînces de la Terre-Sainte , adrefTécs an
Roi S. Louis , le Comte de Poitiers , &c la Noblefîè de France ,
pour recourir Mefïîre Geoftroi de Sargines , vaillant Chevalier,
qui la défendoit à Ton pouvoir. La plainte d'Ancciu de l'Iflc eft
au(£ dudic Rutebeuf , de laquelle ce Couplet me icmbie boa:
Toujîours deut un preud* homme yivr* i
Se mon eut. fans ne favoir.
S'il fut mors, il deSt revivre s
I Ce- Joi: hlen chacun favoïr. * Guivara^ en It*-
Mes mors efl plus fière que * Hiùvre lieii^ett un iéipen^
* Et fi plaine de mon favoir. tel <iae celai d'iia
Qse de bons le fîege délivre j quarrier des annes
Et am mauvais lai^e vie tevcir, de Milao.
U A £iit en vers la vie de (îdme Eliiâbeth de Turînge, qu*il pré-
fcnta àliabel, Roine de Navarre. Il femble qu*il a auffifait le Dit
des Ordres de Paris , auquel ^ parlant ainû des aveugles» qu«
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43.a. RUT RUT,
nuÊS appelons Qwi|ZO-«iftg.li Il Me &k ftMif çonner qK cmt
qat S. Louis premièr«menc y amafla , ne furent CbevaHers »
comme l'on penfe , airvsquelquesfauvses gpns^aurcelluy-cy kt
Zi Ro:x :: m -s en un repaire, Li une fâche, h autre bote ,
JAes je ne Jai pas porquoi fnrt^ Se fe donnent maiiaefecofi ^
Trots cent timifUf ton à to», Qk'i/ n'y aimtqiu hrée&tât t
Parmi Parif va €0 tir. paare^ Ju feux y prem , ç» n^fi pasion^
Tote jor ne fnent (te Braire j L'ordre fera brûlée tote ^
trois cens qui ne yoiem: gâte. S'aura li Roix plus à refaire.
Par le même Opufculc , li monfre que ceux du Val-des-Ecoîicri
Ibuloyenc mendier , & que les Guiilemjns (ce font l(s Bianman-
tcaux ) furent: premièrement reclus. C'cft lui ( à mon avis ) qui
a £iit le Fabluu du Ckiç , iequel ne pouv;int pcrfuacier à une
Pâme , qui n'étoic des plus fages , qu'elle pouiroic voler fans
$iUs & plumiîs , la b^r^nt pour lui faire le bçc , & mantm nuç^
pour faire Ibftir les plumes , lui attacha fi avant fa ^ispn ,
qu'elle gcrpia (difbit U Dame) dedans fon vpntre «l'empéchm
tellemeoc dç voler, qu'à peine poiivoit-cHe voir fps pieds ^ tm
U ventre lui étoic cru. Je ne fais douce que Fabel n'aie donn^
oçcafîon à Bocace faire la dixième Nouvelle àp la npiiviémç
Journée de Ton Décaméron. Il cfi a pnçore fait un autre de la
femme d'un Ecuyer, laquelle ayant donn^ affignation à fon
Curé de l'aller troux^cr en un petit bois voifin , fon mari étant
venu contre Ion efpérance , elle l'envoya coucher de bonne
lieure , difânt vouloir veiller tard pour achever fa toile. Puis, 1^
fencant endormi, elle vint trouver fon Curé , avec lequel dc-^
meuranc trop longuement , & le mari , ne la fentant point cou-
ichée près de foi , demanda où tUe ccoic. La Chambnere lui
«Kc qu'elle veilloit che^ fa voifine. Le mari , courropcé , fi
lève , $c vint chercher çhez fès yoifînes ; mais oysnt dire
qu'elle n'y avoit point été » it s^en retourne tout fîtri^uz. La
Blimt» qui favoic knd paflêr le long du bob y & la menacer
avec le Pritre, sTen ncouma^enfà maifbn, là où étant accueillis
ifmfospif^ foy^mgri, ^ l'j^^eloît F^tjiîii qa'ellf venoic
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R R 4^9
4*mc k CaU , «lie ne lui répondit mot : <:e qu*ay«nt mis le
mari en plus grande colère, comme en, fe tatiàot.^ elle eon-
feflat ce qu*il difoit , voeknt Lui couper les cheveux , cfle lui
éit qu'étarrt groffe , on l'avoît confcilice d'alîejr fur le minuit
faire trois tours à l'emour du Monllicr , en difant trois pate-
nôtres vpuis, fans mot dire ^ faire avec le talon une foflt: , la-
quelle fe trouvant ouverte au bout de trois jours , ce fcroit un
fils, & fi elle étoit clofc y ce ferait une fille , échappant par
ce moyen à la colère de fon mari. Rutebeut le plaiioit f^ort en
équivoques ^ &l pour ce, au^ dic d'Hypucrifie il veut que fon
mom vienne Kuàw Se de Bœuf. If marié plur deux fi)b ; &
combien qu^l eAc peii de biens ^il prit ( dit il ) f^mme qui n'étoie
ne gente y ne belle. Aufli Dieu Vvfoït hk compagnon de Job f
lui ayant ote touc-à<<aiip ce qu'il avoir y avec Fceil dèiue^donc
M voyoit le mieux. Il adrsfiè fa Complainte au Comte de Poi^
fiers & de Toufeuiê (ce fut Alphoas , irèrcT^e S. Louis) qui lui
^onnoic volontiers. Rutebeufa vécu longuement, & lepkisiôâi'
h règne de S.- Louis. Toucefoîsy par un de lès (SuvreSy. iliàiii-
hïç qa'if foie venu jufqu'à Fan x^xo %
H AVIEHES (Le Seignenr de| An^moitf , é tctéét d*£l^
pragnol les grandes & adtmirables Merveilles ^jadie découverte»
au Duché de Bourgogne, près la Villed'Antan^par le Seigneur
Dom Nicole de Gautieris ^ GeaâlhommeËlpagnol^mçrimée»
^ Rouen ,^ . » ^S^f* ^
R.DE VILLARET, de Cai&es^écrit la PoUxeite, Livres 2^
contenant Sonnets , Elégies , CBanfons , Eglogues. Pies l'Yde^
sine f Livrer 2 f prèis^ à» ioipriaief ^ cbea Jeaif &racius ^ Lyom •
B. DE LA GRISE*'» traduit d'Ëfpagnol le Livre de^
Marc Aurèle, imprimé à Paris , par GaKot du Pre , 1 53 5 ,in^/.
Stpuis ût-t^. iPatraduit auffi d'Iulîen en François la Pénitence
d-Amour« en^laquefle ibnt pluiieurs per/bafions éc réponfes très»
tttilea pouc cwx ^ violenc cooverleff hoantoacot ftvec.le»
440 R R,
'Dames ; & les occafîons que les Dames doivent fiiir de complaire
par trop aux pourchats des hommes , & imporcunkés qui leur
ibnt hkes, Ubas couleur de fervice, dont elles fe trouvent ou
trompées , ou infâmes de leur honneur ; împriméeà Lyon, m-s^.
à la marque derkarus^en fan i)37*
4k Le nom de cet Auteur eft Riiii BB&TAVTf Sieur m ia Grise » Secré'
tatre du Cardinal Gabriel de Gramons-Nayatce , qui mourat AcdieTéque d»
Touloufe ,h 2.6 Mais 1554.
LIVRES D'AUTEURS ANONYMES,
Le RASOIR des Rafés , Recueil auquel eft traité de la
tonfure des Prêtres ; imprimé à Lyon , 1 Cdvmtqtte.
Bref RECUEIL de la rubn:ançc& principal Fondement delà
Dodrine Evangélique. Ccnjurc,
Bref RECUEIL d*aucunsLieux * £>rt n^^ûres» pour mettre
fk confiance en Dieu. Ccnfun,
^ Le mot lieux appttenunçnt veitt di|» ici Ptffûgu ét fEçrktn,
RECUEIL de pIuHeurs paflages de la Sainte Ecriture , £d-
Unt à la déclaration de TOraifon Dominicale , des articles de
. la Foi & des dix Commandement de la Loi ^ avec le Recueil des
OfEces des Chrétiens,
Le REFUGE des Chrétiens, compofé fur les dix Comman-
démens de Dieu ^ imprimé à Lyon ^ in-^^. par Jean Mofnier^
1540.
REGIME de Vivre & confèrvation du corps humain , au-
quel eft amplement difcouru des cfiofes naturelles , & de tous
vivres qui font communément en ufage; avec plufieurs rcceptes
bien approuvées: le tout recueilli des bons Auteurs, tant an-
ciens que modernes^ imprimé à Paris, par Vinçeat Ser«-
tcnas , 1561.
Le REGIME de Santé , tranflaté de Latin en François * ;
avee
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avec l«s Glofes de Mattre ÂmiiM de ViHMiufre; il»{iritté 1^
Paris, par Philippes le Noir.
* C'eft ce qu'on appelle vnlguremenc VEeoit de Salenu/
Le R£GiSTR£ des ans palfés, oir Fardeau dc^ têmp9 % qui
efl un Epicome du Livre Ckrpmca Chronicorum , depuis \%
création du monde jufqucs àTan i $5 ft, imprimé à Paris, uffoL
par Galiot du Pré , 1552.
' Je croiï qtie c'eft le Fafciculus Temporum , traduit en Françoi"? par Pierre
f argec , Augu(lin. Voyez , à la fin de la lettre F , Tom. lli, pag, 695 , le inor
Fascicvu, 9c les notes, à l'Article de Pierre Fercet, dans la Croix oif
MAntB»TciiD« II, p^. &77 0e 178. (M. »i la Momiova ).
Maître REGNARD & ]>afflf Herfanc \ Traité otHe )
toutes perfbnnes, contenant les cautelles & finelfês quefaifbk
ledit Maicre Regnard; avec plufieurs beaux exemptes fur les
cautelles dudic Maître Regnard j imprimé à Lyon, itt-^. pu
Olivier Amoullet , 15 a8.
' Jean TenclTax , qui en «ft l'Auteur » écrîvok en 14^-, connue il psroîc
par les Chapitres 18, îo , r o , f^c. I "Edition que j'en ai vue , eft de Paris g
chez Michel le Noir , 1 5 1 (>. 11 eft en rime , à la BibUochique du Roi,
M Kftmilfcrit 1 30S , rapporté , pag. a88 delà JVby» BfMotàÊuiiàm^feHfitor*
du P. Labbe. Le même , audl en rime , eft rapporrc , pag. i^da Cacdo^W
de Madame l.t Princeffe , où il eft dit que c'eft un Ouvrage de Tan 1190 ,
par où l'on ^eut juger (jue c'eft , de toutes manières , unOurrage tcès^Se-
senr de eeiiu de Jean Teneffâx. ( M. n la Monhotb ).
La REGLE des Frères &l Sœurs du tiers Ordre Saint
François, vivant en commun; imprimée à Paris , ia-i^. par
Jean Janot . fans date.
Traité fur la matière desRELEVFMI'^NS , fclon les Ordon-
nances , Droit & Coutumes de France , contenant la manière
comment en Chancellerie de France font les lettres de relief,
chacun jour expédiées , de eft divifê en trois parties. En la
première eft traité du Mineur » & en combien de manières il
peut être deceu , & reftitué ; en quel temps Ton peut pourfuîvre
la caffiition des contrats. £n la féconde*, de la reftitution des
Majeurs. Et en la troiliéme^ font examinés en communauté
' QiBLiOT. F&AN. TottL Dv \wD»Tonu III. Kkk
44^ H . R
quelques articles concernant la reftitution des Mineurs & Ma-
jeurs par indivis j imprimé en Avignon, in-i6, par François
Tachet, 1549.
Traité de la REMISSION des péchés , Juftification , Pé-
nitence & bonnes (Euvres , recueilli de la Sainte Ecriture,
contre Us erreurs de ce temps, imprimé en Avignon, 1/1-16. par
Pierre Roux, i')66.
REMONTRANCE à tous ÉUCs , par laquelle eft en bref
démontré la foi & innocence des vrais Chrétiens, Les abus
auxquels font advenus leurs ennemis & perfecuceurs , & le
jugement que Dieu en fera; imprimée à Paris, 1560.
Cûlvinique,
REMONTRANCE à Monfieur le Chancefier de France»
faite par quelques Gentilshommes ecrangers , qui ont autrefois
Jhanté en France , fur la réduâion des habits & port des draps
de foie , fuivant l'Ordonnance du Roi Charles IX imprimée
à Lyon, 15^1.
La REMONTRANCE de h vertu infupérable, & des ùaks
inedimables de la Foi Chrétienne.
Livre intitulé REPOS de Cuers. EcrU en main.
La REQUETE des Maris ombrageux , courtbatus , boucqui-
ncux , farouches, trop triftcs , penfifs & défolés. Item, pluficurs
forr^cs de Ballades en divers hinga^es , Chant Royal & autres
différentes Rimes , dirigées aux Mefheurs , & mainteneurs de
la gaie fcience de Rcthorique de Thouloufe , au mois de Mai ,
auquel par lefdits ficurs s'adjugent les fleurs d or & d'argent aux
mieux difant ; imprimée a ihouloufe, m-g**. par Gafton Rcco-
leyne, 1533.
La REQUÊTE faite & baiJIcc par les Dames de Thouloufe,
aux Maîtres & xMaintencurs de la gaie fcience de Rhétorique,
au mois de Mai, qu'ils adjugent les fleurs d'or 6l d argent,. aux
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R R 44i
mieùx difanc; avec plufielirs (brtes de rinitt en divers langages
& fiir divers piupos, compofêes par lefdités Dames ; imprimée
à Thoiiloufè, fans date. £e font les Dames qui ont iâit
icelles compafitions , nommées Catherine Fontaine , Françoife
Marrie y Claude Ligoiine , Efclarmonde Spinete , Andicta Fef-
xhaira , Bemarde Deupi , Johane Perle « & aacres.
Rondeau de Françoife Marrie*
Xncontre Dieu quelques hommes infâmes
Kculent défendre à nous j pour être femmtM^
Voit l'Evangile & les beaux propos faints ; ^
Mais ne font-ils d'entendement mal faints j
■ Dignes en font Je nprwhes & Uafmes,
Ne vaut-il plus de lire mille rames
De films écrits , qui refont corps & âmes,
Qu'un de ces comptes , qui font fales & vains
Eweomre Diâm,
Donc je vous prie j mes bonnes fœurs 6" dames j
Qu'au Heu du jeu des cartes , ou des dames ^
' Tenie\ fouvent ^Evangile en vos mains.
En le lifant , vous prendre^ esbats maints j
£tn€fere:( chofes qui foient ùifames
Encontre Dieu.
Rondeau de Catherine Fontaine que le peut lire à double fêns,
en avant , en arrière , en haut, en bas , ligne à ligne , à demi
vers ou à vers entiers.
Qui rimes faià , Jl efifot& maudit »
Grand tos aequien ; Qw point ne f^ait rimer.
Moult ejl parfait. Qui des rlmcurs médit ^
Qui tel art fert ; Il efi fort à blâmer ;
Plujîeurs biens pert Qui rimes veut aimer ^
. Qripam-it'en JfMt , Fenueuxfera di3 ;
Rimeur expert Trop eJl à déprimer , •
Grandement plaît. Qui des nmeurs médit.
De la bragarde indigente y Rondeau de Claude Lignoune*,
^ au langage de Thouloufe.
Sec quin hrague notre ven^ine Le eardc col de fin velous
Am laupalandre d'oufiadine . Que U crub'is tout a l'efquiae*
. JS$ ta OHM 4e, dÔMOS eenluts ' . JUt margots a de fede fine
Kkkij
444 R R
Mt la gOiintUt Dieu fap qulne. N'avem aur ^ btat , pa ny fariné
S)ous foms plus longue quel\^ talous A qui que hc fan las doulous.
Sec. ' Trop monta de dous efcalous :
Màis qiuuu ma mfiÊ^ttfmxnt farm. mm» ma. Rêi^
Le RESOLU en mariage, en rime, traitant & démonerant
la proueffe âe réfiftaace qu'oncca & onc de prérenc les femmes
contre les hommes 6: principalement contre les puiflàncs & forts,
imprinit Lyon , ia-^, par Olivier AmouUet.
KÊPONSEaux Remontrances faites k l'Emperettr Charles V,
par aucun de fcs fujets , fur la reditution du Royaume de Na-
varre & Duché de Mylan \ imprimée à Paris, ia*8^ par Nicolas
l'Héritier, 1^42,
RÉPONSE de bonne & mauvaife Fortune , par quatrains;
c'eft prefque un môme argument de paflètemps de la Fortune
des dea; imprimée à Paris, ia-i6. par Nicolas fionfbns, 1*57^.
Bonne AËPONS£ à tous propos , où eft contenu grand
nombre de Proverbes & Sentences joyeuics , traduite d'Italien
& réduite par ordre alphabétique; imprimée à Paris, in-ié. par
GaliotduPré^ 1548.
Merveilleufe & miraculeufe REVELATION de l'état
de l'autre monde , laquelle par divine difpen(àtîon a été
démontrée à rinllruâion & cautelle de tous dévots & fidèles
Catholiques , aHn de prcconnoître ce qu'on doit craindre ou
efpérer après le décès de la vie préfènte , imprimée à Paris,
iff-S**. par Guichard Soquand , fans date.
Traité du défordonné appétit des RICHESSES mondaines,
imprimé à Lyon , m- 8'* par Guido Malinlan.
REYNIER LE RENARD ' , Hiftoire tiès-joyeuft & récréa-
tive » contenant Ibiicante-dix chapitres , imprimé en deux lan-
gages, François & bas Allemand, en Anvers, in- 8°. par
ChriAoplile Plantin , i
^ Ne l'ayant pgÎM vu » |e conjtftaie que c'eft unt Edtôon fdioofelét da
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a R 44^
Român de MaftrtRoMfd&dê Dame Herfam j ct-deflîii fyéààé, car je ne
penfe pas qu'il cappon aa Muvtau Kcmud de Jaquemats Giclée. (M. oa
lA Monnoye).
Déploration de tous les prifes de ROME , depuis la fondation
^'iceîlc , flîite par Romulus jufqiics à la dernière prifc des Efpa-
gnols , qui a ctc la plus cruelle que coûtes autres ' , imprimée à
Parb, in-Joi, par Jean Longis , i saB.
^ Cet Ouvrage les décrit & les rapporte au nombre de Cix : la première , par
Brenaus , Capiraine de^ Cnuîdi'; , I an 5^4 de la fondation de la Ville ; la
fècotide , pat Aiaric , Roi des Godis , i an de Jefus-Clinll 4 1 o j la ttoifième,
ar Genfecic, Roi des Vandales , en 45 5 > la quatrième , par Odoacre , Roi
es Hcrulc; , en 47(îj la cinquième, par Totila , Roi des Goths , en 54^;
lanxième &c dernière , en 1427, par les Efpagnols & Allemands , oue com-
âMUuioît Charles de Bourbon, pour lEmpeceux Charles-Quiac. (M.OBLA
MoNNora).
La Deftrudion de RONCE VAUX , en rime (ce fut en
778 ) écrite en mam en ma Librairie»
Dédu6>ion du fomptueux ordre, plaifans fpeLlaclcs & magni-
fiques théâtres drcfTés par les Citoyens de la ville de ROUEN,
à î'Entrce de la facrée Majefté du très-Chrctien Roi Henri II,
leur fouverain Seigneur , & de très-iîluftre PrincefTe Catherine
de Medicis , fa femme, qui fut ès jours premier & dcijxicme
d*Odobre 1 550; avec les pourtraits & figures defdits triomphes;
imprimée à Rouen , m-4°. par Robert & Jean du Gord ,15$!.
Le nombre des ROIS Chrétiens, en nombre dix huit, com-
pris l'Empereur , contenant leurs cris d'armes & portancchacuQ
fa claufc & devife. Rtme. . >
ROMANS.
Noos n'avons eu aucun Livre en nôtre langue , fmon depuis
lè temps db Roi Philippe Augude , auquel on commfii^idV
écrira an kngage qui- lôrs «voie cours, qui. a, été corrigé pÂ
cane qui peniànt bien (aire » nous om ôté (ouc ce qui éloit
j|f anqai > &: les Livres de ce temps-là. lie concenoieiit que les
44^ R R
MJfteffcs de kur fièdc; & en outre quelques Fables; IcsGauIoU
ayant retenu cela de la Grèce qui a été la nourricière d icelles.
Mais depuis la guerre des Anglois , notre langue devint plus
polie & commença d'accroître: & après , Charles V, dit le Sage,
fit traduire une partie des bons Auteurs Latins (ainfi qu'on dit)
& lors les vieux Romans furent mis en profe , qu'il eût ete
meilleur avoir laiffé en leur vieille Rime : re!!c<^ bourdes 6l men-
fonges feroicnt plt's tnicrahîes en cette forme de Pocfie , & y
pourroit-on rcconnoitre quelques mots, anciens, que la fréquenta-
tion du Latin & vulgaire Italien nous a fait abandonner. Quant
a ce mot de Roman & de fon origine , il n'y a homme qui en
aye mieux difcouru que Claude Fauchée qui en a fait un Livre,
où il ne Uiiîe rien à dire de ce qui s'en peut, par une recherche
non moins curicufe que belle & louable. Car auparavant la plu*
part de ceux qui avoiént te mot de Romun à la bouche, ne
favoient Torigine d'icelui. Un Auteur Italien en parle comme
s-enfuit :
[ " lo non neghero , che il Ronuiizo , non fia imitarionô d'atti gjrandi e
» illuftri , c degni dell' Epica Poefia. Ma cercamcme la voce è ftrameta , è
» corne nclhi tjvclla Spagnuola , cofi credo , che iiella Provenrale figmhchi
« il volgar idioma , pcrochè in Hifpagna , & in Provenza con le Colonie de
M Romani la lingua elTendofi tanto dkffatk , e talmente , che Romanamente
•1 vi fi parlava , jpoîche l'una e i'alcra pane occiipatono , & h ibicaronvi Bat-
» bare nacioni : la favclla romanache vi rimafc , bL-n che in î^rin parte con-
» taminaca, e guaïU pur comme piu regoiata , e piu leggiadra délia Gothica ,
•».e âflV Alavtc» lor natia , s'ingeguarono elle dappcenoere , e di tcnere, e
MRomanzo la chiamavano , c in quella Scriveano. La-onde, percioche non
i, prima d'altrô , che de htû , c de gli aniori <\c Cavalien in ral favella d»
» loro il trattb , le compoûtioni fatte incorno * cjueiU materia» Roman» tt
M difloo, Quefti medefima voce in Italia paffi> «. ]
Quelques autres, mêmeHotoman , en difcnt (comme en payant)
ce qui leur en femble. Mais Fauchct a frappé au hut , & fi
bien dénoué cette difficulté , qu'il n'eft befoin de s*en Inftniire
davantage^ de parce que c'eA une matière de rare connoilfimce,
£c digne d*étre fué des François, je tranlcrirai ici le quatrième
Chapitre de fondit Livre. 1a langue Romance n'étoît p» It
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R R 447
pareLatîne/ains Gàùlotfe corrompue ^'par la longue poffeinon &
ièfgneuric des Romains : que !a plupart des hommes , habîtans
depuis la rivière dj Meufè jufques aux monts des Alpes & cîes
Pyrénées, parloicnr. Car la France que Luitprand, au chapitre
-fix du premier Livre de Ton Hifboire , appelle Romaine , com-
prenoit feulement jufques à laLoire. Et pour montrer que parler
Roman, ne s'entendoic pas au temps jadis pour parler Latin,
je m'aiderai de ces vers pris du Roman d'Alexandre , compoic
par gens vivuns environ l'an 1x50 , ious Louis ic Jeune, Koi
de France.
La vercéde l'HïJloir' fi corn' li Roix la fie ,
Un Clers de Cha/leaudun ^ Lambert li Cors l'efcr'u j
Qttt de Latin ta * trefi, & «a Ruman la mit. * prai tk^
Il faut donc ciirc que Latin & Roman tufTent différens, puifque
cetiû-ct cire do Latin une HiHoire , pour là mettre Roman. VL
eft vnû que ces vers (ont faits plus de trois cens ans après
Charles le Grand. £t qu^aîniî ne fott t qu*on entendoit, il y a
huit cens ans , que parler RufHc Romain fût le langage com-
mun des Habitans de deçà Meufe , il ne faut que lire ce qu'«
écrit Guitard en Ton Hifloire de la Diicorde des enfans de
l'Empereur Louis le Débonnaire , advenue en Tan huit cens
quarante-un. Car fàifant mention de Louis Roi de Germanie
& de Charles le Chauve , fon frerc. Roi de France , Wertricnnc
ou Occidentale ( c'elt-à-dire , de ce qui efl entre Meufe Se
Loire ) il dit que les deux Rois voulant afïiîrer ceux qui le*
avoicnt fuivis, que cette alliance fcroit perpétuelle , ils parlè-
rent chacun aux gens de fon pais (c'eil le mot dont ledit
Guicard ulc (a lavoir Louis Roi de Germanie aux irançoi*
Wedriens ( qui fuivoient ledit Charles ) en langue Romaine
(c'eft-à-dire k- RnfUquc ) & -Charles i cetuc de Loub (cgui
étoiem'Âudrafiens» Allemands > Saxons, & , autres Hahkans
de-là le Rhin) en langue Theutonique , qui e(l la.Théotilque
du Concile de Tours, ou , comme j'ai dit , Thiotfe. Les parole»
4u Serment que Charles fit en langue Romaine^ furent telles.
4
44» R
âînfi qiie je les ai prifes d'un Livre écrit il y a plus de cinq;
cens ans.
[ «< Pn> don amur 8c pro Chriftîan pobb & noftro common falaamenc <H(I
» di en avant inqu.int des favir &c podir me dunat fi falvareio cift naeon fradtC'
t» Karlo Se in adjudba , & in cadhuiu cofa fi com hom pce dreit fon fradM
» fal var diit luo auid il un aicre fi facec. Ec abludlter nul plaid nuJi(]Uaai paiulni
M que mecn vol cift meon £ndce Karle in danno fie.
Et le Peuple de Weftrie répond en même langage:
»» Si Lodhuvîgs fagrament que fon firadre Karle jnrar confervat, 6c Karias-
n meo fendr , de luo part non io (tanic. Si io rccuniar non line pois nao
I» nuls cui eo teramar inc pois in nolla ûudha contia Lodhiivig nonli iiier «.]
Or ne peut-on dire que la langue de ces fermens ( laquelle
GuiLard appcllt; Romaine ) km vraiment Romaine , j'entends
Latine , mais plutôt pareille à celle donc ufenc à pn&iènt Ie$.
Provençaux , Cathales , ou ceux de Languedoc Et il appert par
les Livres compofés en langue Latine do temps de Charles h
Chauve^ qu*il y a grande difierence entre ce Serment de ce<|tt*ils«
tenoient lors pour Latîn^ Il &ucdonc néceflàirement conclure que
cettjB langue Romaine entendue par les.ioldat5 du Roi Chirle»
le Chauve, étoic cette ruflique Romaine, en laquelle Charles
le Grand vouloit que les Omélies prèchées aux Ëglifès, fuflènti
tranflatées , afin d'être entendues par les (impies gens , comme
leur langue maternelle , aux Prônes & Sermons ; ainfi qu'il eft
aifé à deviner ou jtiger. il refte maintenant, llivoir pourquoi
cette langue Romame Ruilique a été ch^.fTée outre Loire , dc-I^Ï
le Rofne &£. la Garonne ; ce que je confeile librement ne pou*
voir affurcr par témoignages certains. Car qui feroit cetui-la
tant haidi , de feulement promettre pouvoir tirer la vérité d'un
fi profond abyfmcj que celui où rignorance Se nonchalance de
iêpc ou huit censjns l'a précipitée ? Toutefois j*en dirai bien des
oauiès & raifonsy fingn vraies , k tout le moins vraîfemblablcif
£t s'il eft loifiUe de deviner, & les conjednres ont lieu en cette
matière , conmeje.crois qu'elles doivent avoir, je foucicns qnt
le partajit des ennns de l'Empereur Louis Débonnaire , apposni
une
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R R 449
line grande mutation en l'État de France : & non-fculemciic
fépara leurs fujcts, mais encore rumpic toute Pancienne focictc,
que Içs François & Gaulois dcmeurans deçà la Mcufe , avoienc
«vecceux de delà , pour les grandes guerres que les frères,,
enâns dudtt - Empereur Déboqoaire , eurent les uns contre
les autres, & ]efi}uelles après k mort de prefque toute. k
hobleflè, tuée en la bataille deFoncenay , grandement altérèrent
les alliances , que les Seigneurs vivans fous un fi florinànc £m-
/pire, prenoienc auflîtôc loin que près. Car durant le règne de
Pépin , Charles le Grand « 6t Louis fon 6Is : TAullrazien , Saxon,
Baviérien , Allemand, qui fe marioit en Wcftrie, Bourgogne,
Italie, Septim.inie, qui ell Languedoc , ou en Aquitaine, ne
craignoïc point de perdre Tes hcrirages, ainfi qu'il ell porté par
un article de la divifîon que Charles le Grand fit de les Royau-
mes entre lès enfans. Là où depuis Charles le Chauve , ihk que
la claufe &: article fufdits eu(Tcnc été oubliés en rappointeinent
fait l'an huit cens quarante-trois , entre les tfois tj eres, enfans
dudit Débonnaire ^ ou pour quelque autre raifon que nous n*a^
vons point trouvée écrite , il n'y eut plus d'eipérance de &
rejoindre:, chacun voulant avoir un Roi de.ibo langage. Voilà
pourquoi les Auftrafiens n'eurent agréable ledit Charles le
Chauve, quand il voulut prendre le Royaume de Lothaire fon
neveu , mort (ans enfins légitimes ne les Wcrtriens , Charles
le Gras i '& encore moins Arnoul , quand ils s cfForcèren,t de les
gouverner durant la minorité de Charles Je fimple: voulant,
ainfi que j*ai dit , chacun être commandé par un homme de fa
langue. Ce qui apparut bien évidemment, quand la famille de
Pépin vint à f-aillir au Royaume de Germanie i d'autant que les
Italiens firentKoi Berangcr ; les Saxons , Henri le Fauconnier, &
quelque temps après les Weilriens, Hugues Capet , marris de ce
que Charles Duc de Lorraine, fentoit trop iun Allemand. (Des.
Romans.) Cette dernière réparation deCapec, fuccaufcj & à
nion.avis , apporta pn plus grand changement, vdr^ û j'olè
4ife« doubla la langue Romance. Car fon entreprife étant iuivie
BuBLioT. Frav, Tom. III. Du Ver d. Tonu jii. L 1 1
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4s<* R R
de plufieurs autres Seigneurs , gouvernant les grands Comtés
^ Duchés , ik fe moncrèrenc non pas Rois , car ils n^tvoienc
l'autofké acquife de fi longue main, que Hugues Capet,venu d'un
grand'pere ôc. d*un grand onde Rois, mais ufiirpateuis de tout
droits Royaux , tenant Cour à part, battant monnoîe, & ne fe
tendans fujcts qu'à tel iervice qu'il leur plaifoic ûîre à ce Rot,
auffi nouveau en fa dignité, qu'eux-mêmes qui l*avoîeiit (bpporté
contre Tap parent héritier de la Couronne , pour avoir part au
butin, plutôt que pour afièâion qu'ils lui portafiènt, ou defir
de rcfonner les abus lors regnans. De manière qu'ils ne Te
{<>ncicrfnt beaucoup de hanter la Cour de ce nouveau Roi , ne
le parronner fur Tes mœurs , & encore moins Tu ivre Ton langage ,
qui à la fin ne (ê trouva de plus grande étendue que Ibn domaine,
raccourci par ces Harpies. Car ledit Hugues Capet &c R obert, Ton
fils , ne jouiffoient d'aucune ville de marque , fors d'Orléans ,
Paris 6l Laon ; pourcc que les autres avoienc leurs Comtes , &
les Provinces des Ducs , qui cenoienc grand territoire. Comme
Richard , Seigneur de toute Normandie : Hébert qui étoii
Comte de Meauz & Troyes, c'eft-à-dire , de Brie & Champa-
gne : Thiebault , Comte de Chartres » Blois & Tours.: Gutlûiu-*
me , Duc de Guyenne , & Comte de Poitou: Geoffroy» Comte
d'Anjou : lefquels depuis s'accrurent grandement , pouroe que
ceux de Chartres joignirent à leur Domaine , Champagne &
Brie, par ufurpation: ceux de Normandie, Angleterre: la mai-
fon d'Anjou , Touraine. Tellement que l'on vit en France de
belles Cours & magnifiques, tout à un même temps. Car le
Comte d'Anjou cpoufa l'héritière d'Angleterre &l Normandie.
Le Duc de Guyenne avoit les hommages d'Auvergne, Limolin,
d'An^oulmois, Agenois, & de toute l'Aquitaine. Le Comte de
ampagnc , Brie , & tout ce qui écoit depuis l'embouchure de
la rivière de Marne dans celle de Seine , jufques vers la Lor-
latne: & de là retournant à Sens. Les Bcrangers, toute la Pro-
vence, Languedoc & Cathalongne. Ce qui donna nccafion aux
Poètes & Hommes ingénieux ^ qui en ce temps4à voalurent
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écrire, ufer de h langue de'ces Rokekcs» {»dur davam^ koir
complaire , & montrer qu'ils n*avoienc que âîre d'emprunter
aucune chofe de leurs voifins. Ce fût lors » aînfi que)e peivik»
qti*ccrire en Roman , commença d avoir lieu , de que les Con-
téor & Jugléor, ou Jongleurs, Trouverres & Chanterres»
coururcTO par les Cours de ces Prince*, pour rédicr ou chanter
leurs Contes fans rime , Cbanfons ëf autres Inventions poéti-
ques : ufant du Romain ruilique ainfi que du langage entenda
par plus de gens , encore qu'il leur échappât allez de mots de
leur terroir. De là vient que Ton trouve tant de Livres de
divers diâledes, Limofin , Vallon ou François , & Provençal,
portant Je nom de Roman ; voLiLmt les Poètes donner à ccmnoî-
treparce titre, que leur (Euvre ou langage n'étoit pas Latin
ou Roman Grammatic, ains Romain vulgaire. Ce que je devine,
çaTtaiAtrement je ne vcax tMrtt oncciioft tant obfcure , par un
paflàge d'iHi^Livre compofê CAvîreti Pa» 1 417 cMi 28 , par Huon
deMeri, qui die au commenceoient d^Koiaan inumlé leTouF-
aoyfflemd'Antechrid:
If^eft jMS oy/èax , ûtnsfu èm mapÊ^
Zi trouverrc qui fa bouche euvre
Pot bonne œuvre conter & dire,
Mki» ki èUà tnme phnn ^d'irt.
Quant d n'a de maure popU
Jo/iveu:[ femond & point
Mon caer de dire aucun biau £t,
. iMbw n'ay de quoy , cartOM^ dbg'
:• i. , , ' ^ors ce que de nouvel «(vient*
Mais au Trouveor h'ien av'itnt ^
S'il /fait aventure nouvelle j
Qu'il ft^c tant ^ que la. nowtttê
Par-tout s'efpande & par-tout aille ,
f j, ■ / £c ^ue /on ff-os François détailU
.• \:\' ; \. ■ ^^''S^-VWre plus dcLice.
, . ; -Por et nui langue ay délice ,
... Quicomjuem'entienneà* tre^U^é^ *0liuecutd4
Pii:.r d're mon nouvel penfi.
Ce ^ros Ffançois déuîUé me iemblô devoir être pris pour lo
LUij
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4S% A *l ,
flomui 6c plus poli lanfi;age , dont lesTrouverres, Jugléors , Se
Aaties ci-dcfrus nommes , ufoient pli» que le commun. Car H&>
bert dit au Roman des fepc fages ,
Mottk voUmùtrt mptmroUs
- Si je m'en poou aunmeure
Quen bons Romans pëujjfè mcttrê
Une ' Efioirc * auqucs ancienne* .
Et puis quelques vers après il ajoute,
li bons Moines de home vU
De llauu-Sdvc l'Ahele
I V - A l'EJloire renouvelléc ,
Par M latin ta ordenée ,
Hcbers la * vient en Romans tnre»
Et dds Romans un L'ivre faire:
El nom & en la révérence
>Ki(loi{«.
• Veut.
X Ce Louis doic
kue le père 4e $•
lanii , «a
IM Roy fil Phelipe de Frauec
^ Xtfeif doix toM kir*
Et puis encore quelque peu après,
Pors 'amor encommenceray
VEfiaire , & emomaneeray , ^c»
Qui eil à dire, je mettrai en François. Que fi qucicun pen(e
que le Roman ne fût qu'en rime , je lut réponds qu'il y avott
auffi des Romans fans rime & en proie. Car en la vie de Charles
le Grand , mile en François avant Tan mil deux cens , à la
requête d*Yoland , Comteflè de faint Paul, iisur de Baudouin^
Comte de Hainau » fumommé le Baftiflèur, au quatrième livre
PAuteur ditainfiy '
[ Baudoin , Comte ie Ibinaa , trouva à Sens » en Bontgogne , la vie d»
Charlemagne > 6c moaraittU<kmiui i (kfœuf Yolaiifl»Coince(re de S. Paal»
m'a prié que fe la mette en Roman fans rime , parce que rr! fe délirera
Roman qui dcl Laùn n'eut cucc , & pat le Roman fera mieix gardée.
Maintes gens en ont ouy conter & chanter , «ail n'eft-ce menfonge non ce^
qu'ils en dient 6c chantent cil Coiiteor ne cil Jugleor. Noz COnKf tfmeS-
n'en eft vrais : tôt ell meni'onge ce qu'ils dienc. J
Ce parler Roman étoit lors prb pour langage , maintenant
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•4]ppdé François le plus poli , témoin et veià âttiAomaxi û*Âkxvi^
'dre, 4e iacompofitioo Lambert lijCor»;
Fk^M comme Fraitmis^ itfoi * ' parler Roman* ' '■ * Seeiir-
]Ec les SomiTes le penfeDe èncore ; car de dire. Te fais
jbien parler François^ Us 'di(eht |e ùss bien parler Rocnari. £c jè
dirois volontiers qiie le parler.Bbman fut pîus particulier àParià
. & lieux voiilns , qu'autres \ car au Roman d'Alexandre; cûm<^
pofé par le Clerc Simon , en racontant les peuples divers qui
ïbrtirent de 6abylone« aprè^ la confiiiion advenue en bâtillanc
la tour, il dit, . . — . '
Li enfans fe départent j // * plere en fu doîatu , *
* Et li autre devient Mefopotaaùens ,
li autre fu Torquois , li tuttrg Mlimitans*
Et puis queilques vers après ,
Li autre fu Romains à autre Tofctuiu * .
Et encore depuis , "
L'autre fu Efpetn^nos j & s' autre fu NomunU^
Li autre -Erupeis & parla bien Romans )
li autre fu Franfois ,& li autre Normans.
LclqucU Erupeis ou Erupers, je prens pour ceux du pays d*Hn-
rcpoi^ , qui n*a point de limite .certain^ (inon qu'à Paris nous
difons 'que le «quartier devers Midî''da dé ftî'nivëffîté eft en
Hurepofs^ Et "néàntmoins près de Meaux & Joerre 3 y a un
têmnr appelé Hurépois, comme audî quelque' cihdroîtvoîCn de
Moncfeau*fault- Yonne. Que fi aucun veut dire ^ue Sihion
prend le mot Erupeis pour Srépttus , |e'répohd9 qiij^il parleroie
trop généralement , ayant noifaimé tant de peiipltfs'^ticuliers.
Je ne iûis pas d'opinion que Hurepois ait pris ion nonî du venê
Eurus , puifqu*il fè trouve & à 1 Orient & au Midi de Paris.
ÎVIais j'ajouterai bien, qu'à Paris quand l'on veut dire qu'une
façon de faire n'efl gueres civile , on ule de ces rnots , c'eft du
pays oo quartier de Hurepois: ce que d'autres difent , celà fenC
ioa Écolier JUlUo* Comme fi nos Aois demourgns du.çôté que
4f 4 R a
noas appelons Cité & -Viile , à favoir tu Pakis^ à S. Martin-,
au Louvre , près S. Gcrvâis, S. Paul , 6c Tournclles, ii^Wîc
habités par nos llois eufîcnt plus façonne les lLI>icans de cet
endroit de Paris, & que celui de l'Univerfité fiic moins civil,
pour n'être pas tant fiante de Courtifans; ce ^ui lui auroit plus
fait retenir le langage Ruf^ic Romain. Que les Erupcrs , Era-
peis , Hurepois, ou Herupois faïïètit fujets dlcs Rois de France»
■ II en appert au Roman (le Bertain , compofé par le Roi Adeoez ,
Rivant du temps di) B^ Xquïs, QÙilsfofitAoaHnés avec ceux
qui accompagnèrent Charles le Crand cohtréjes Sajcons. Car
parlanje deSaxe, il dit^ , *
j4prcs l'ot Gu'nhekiiu qui * ainç n'tmia franfois ^ * Onc.
Cil fu fiis Ji^lmMie morne fit de grand * iafêis, * Orgueil,
Car tien cuida conquierre France & * Qlenois > , . •OfWaair
dujfnpûtgnQts «S* Bo'^r<^ori^nf '& n.rmjn<i & Enghis *
JuJ'qu'à Cûl&gnr fa. , la II fii mauii àefrots. l
Longuement tint Saffoigne qu'ins nus n 'i mil * defmf *piSa&^
Mes puis ju rcconqulfc par Francs & par ThîoisZ" ' * '* ' *-
jIu {Êtonftcrre jure U haron Herupois . ... .'.i
Et jUanan Ù Eu wage Rraban^on Ardjcaoix,
Quant à l'ctymoîogie & fignification de ce motHurqjois, voici
ce que j'en ai trouve dans le Ronwn de la Conqiicre d'outre
mer. Parlant d'un Héîias , qui fut Té i*2h€valicr nu Cy gne , nourri
avec fès frcrcs dans un bois, fans jamais avoir vu autre homme
qu'un }Icrnute, qui les vèt^oit de feuilles & éc^rces couiues de
Til.il dit, •
T. "îî . . f 'j f<V<^çr s'en tourne qui or rtcn Maliifimf^ ■ . ' [. '
^ l'lh€r/n^.l^e vint.Jiid<itx & àurefe^. . .. ^
5t du siême Hclias :
Kelusejloit com^ Lens V Ours'^cnk::cne:^ , ■'Lwp.
î- ^ Xes ongles gratis & Ion»j ks *^ cevmis^nxt^ ^ ' •'EBcâiflitéf.
lauJU kurepecn'ert pas-JbttyfiatlatHi» ' '] *Cfie«inci
Puis il en dit autant d^s pauvres gen^ , IcfijUels «yailt perdu
leurs ckcvayjc &t biens , fmvoicnc à pied en ce voyage d'outre
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«er^ les aotres Chéiwns; ItMt oondmGs parfiene rHecmite:
La puiffU^ voir tant via[ irmt depktu^, ■
£t umu grtmét karU à tcM * hurtpe^» * Chefs.
De forte que le pays de-Hurepois pôurrok avoir pris fbn aom
de ce que les Habitans pbrtoient leurs chcVbtiîC tiroirs Ôe hériflés
comme poil de Sanglier, la rête duquel -en^-venetie s^sippelle
Hure. De Hurepé donc vient par fyricopc Hupé , qui tii une
toufîb de plumes levées, qu'une efpèce de coqs jK>r c fus la tête':
&: encore Houpe , ce floc de foie ou de fil noué qur jadis ft
mcttoit au iommec des chapeaux & bonnets des hommes plus
honorables; non-feulement Rois, Piinccs & Centilshommes,
mais encore Cardinaux , Evéques & Doéleurs. Donc pollible
vient le proverbe, Abbatre l'orgueil des plus houpés, quand
c'écoiene clercs : ou hupés , quand c*étoienç geiis -de guerre
portant plumes. Tant y a q^e 'les'andens Sicsimriens, defquels
autre part j*ai montré que foint v«eniQS-ks François , portoteift
leurs cheveux noues fus k tâte. I^e hiot Hurepé -pour poH
levé & mal peigné , dure encore en la bouche d'aucunes femmes
de Paris, en môme fîgnification que le Latin arreSa coma. Mm
tout ceci fera dit pour 'réveiller refprit'de quelàin / lequel poi^
fibîe rencontrfcra d'autres endroits d*Autcirrs plus exprès &
clairs que cenx-cî par moi ^Jlc^-ués. Les Efpagnols suffi ont
gardé ce mot de Roman , apptlarit Romancé Callcllano , leur
langage commun, & dont ils ufent en la compofition ou rranf-
lation des Livres. Je ne puis oublier queGtovan Habtilla Giralcfi
en Tes difcours, pcnfe que les Romans ont pris leurs noms de
Keims; pource que le Livre que Turpin, Lvêque de cette viJlç,
a fait de la vie & gedes de' Charles le ëï-and , a plus àbiiné de
fujec aux Trou verres. Comme' fi le mot Rxymançé ven'oit dip
^Rhemenfis» Et Pigna, un autre it|itien , allègue cette Tai/bn aa
livre qu'il a fait de Torigine des 'Romans; ajot/éatit* què.lÀ
'Annales étoienc ainfi appeiée<s; & '<i^^, âé^ms d'aurrék homme^
rcnt ainfi leurs Contes fabuleux , Ctf quî^a Ûïp sppç\c]^ Romafia
les femblables poëfîcs. Mais il fiuit ^doimér à ces étnasgas
*
s'ils choppent éh pays''éfoignc' de leur connoinince , étaijC les
Komans une forte de poclie Gauloife ou Françoile. Quant uu
Vallon ou Gallon , j'cflime que c'eil un moyen & nouveau
langage , né depuis Châfies le Gf^nd , ainfi appelé parce qu'il
fcntoir phi s le Gaulois que Thioîs; Içquel toutefois on ne laifîa
•d'appelltr Romain , pourcc qu'il appro(.huit plus du Romain
que du Thiois ou Fran^ojs Germain. Ce dialeâe^ c'cft-à-dirc ^
propriété & dîverfîcé :de langage , ayant trouvé des Çours
,jiches.^ comme celles d€^(.Q>)Qtes de Flandres , d'Artois ^, de
fî^nsM, de Xpuyai»:, l^f^natf ^lâégt & Braba^, a donné ocçai*
ûûà pen&r que ce fût une ^tre çianîère de parler François,
^ais ia maifon de Hugues Capet^ ayant régné longuement, &
peu à peu joint à la Couronne les grandes terres^ jadis occupées
j>ar des Seigneurs particuliers, a quant & quant éteint deçà
Loire la langue Romance, ou Romaine Ruftiquc, pareille à
celle du. ferment dcffus écrit , qui s'y paHoit , ainfi que j'ai dit,
du temps de Tlimpcrcuf Charles le Grand ; la bannifTànt aux
Cours plus éloignées vers Italie, Provence, Languedoc, Gaf-
congne, & partie d'Aquitaine, qui approche de Garonne: tout
ainfi que le Vallon fe retira outre les nvières de Somme &l de
Jyleufe: laiifaiu un iaiigage moyen à ceux qui demeurèrent entre
jes Tfiontagnes d'Auvergne &t:es rivières^ (fepuis appielé Fran-
fçois, pource que les Rois portant le nom de France le pàrblent.
Jufquesici Fauchet a ^ifconru amplement des Romans; mainte*
jnant jç .viens à les omettre u>us de rang çi-après *. , ^
'ROMANS vieux & nouveaux. '•
*Ama4îs ; Apolloilius ; A'fexandre le Grand ; Artusdefiretaigne;
Quatre fils Aymon ; Baudouyn , Comte de Flandres , qui épou/à
,Ie Diable; Berinus ; Beufues de Hantonc & la belle Jofienne;
Gharleraagne; Clamades 4^ belle Clercmonde; Le Chevalier
,de la-Cro!x; Le Chevalier ; Doolin deiMayence; Ficrabras; FIq-
^mont, jfils de ?yîataquas , V/ui; d'tAlbanie ; Florent &: Lyon;
^lorei^t <k.,lji t)ellç:,j/iiiDde,.i lprimont Falfcroiei Gaiiichaut
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Rouffillom; Geofroy à lagnnd dent; Qgîan, fib de Gauvin;
Cuerin Me(quiD| Gaprin de Monglave; Guilkume de Palerne;
Guy dp Warvich; Cyron le Courtois^ Heélor deTroye ; Huon
deBoardeaux; Jean de Paris; Petit Jean de Saintrc ; Jourdan
de Blavesjlfaye le Triflc; Lanceloc du lac; Mabrian ; Maugis
d'Aygrcmont ; Mcliadus de Leonois ; Melufine ; Merlin , deux
volumes; Milles & Amis; Margant le géant; Le preux Mer-
viiT, fils d'Oger le Danois; Oger le Danois ; Olivier de Caftille;
Palladion ou Hiiîoirc Palladienne ; Palmerin d'Olive; Pandar-
naffus ; Paris & la belle Vienne ; Perceforeil , fix volumes;
Perceval le Gallois ; PhHippes de Madian , autrement dit ic
Chevalier à refpervicr blanc ; Pierre de Provence ^ la beUe
Maguelonne^ Poncus ,fils du Roi de Galice; Primaléon de Grèce*
Robert ie Diable^ Roland PAtnoureux; Roland Furieux ; Richard
fm piBttr f Due de ll^ormandie î Le$ (çpt fagçs de Rome ; Sîn-
graal ; Syperis de Vîneaux &.dj» (es diz-fept fils ; Théfêus de
Coioigne ; Triftan de Léonnois; Les trois fils de Roi ; Chroni-
que de Turpin , de la conquête deTrebizonde, faite par RemiM4
de Monuubaii i Valencin & Orfon ; Urbain le méconnu.
* f , Chap. 4 du Liv. I de la Langot 9c Pvëfie FiaaçoiT^f
Bxau^oT. FaAVi Tem. t^, Dv Vbro. Tom* iir, M m m
43*
S AL
Saint • SALVIAN. * Voyez NicotAs DE Bauj-
IKEMONT.
• Quoique , de fon temps , S;^vt«n , dans les éiog.es qu'on en a faits , aie
été quahiîe Saint Se Bitnkeurtux, fuivane le commun ulage d» donner alo»
ce ritre aux E\tcques& aux Prêtres, on ne s'eft pourtant pas accoutume dans
la fuite à dire ni Saint SliIvIcu , ni le Bienheureux Salvien. Il doit être aufli
/tmpUmenc appelé Prêtre. C'ell: le titre qu'il i'eft lou/outs donné , & il ne
hxxK voira s'anîter à b Ptéfiwo des Liines dt lu Protidencéj (or ce qu'elle elfc
adreHÎêe en ces termes à Salonius, Evcque de Vienne : Sancio Epifcopo Sa.'
lonio i Salvianus Eplfcopus Salutem in Domino , parce qu'en effet , quoique
cette adtelFc ait été confervce dans toutes les Editions, même danscefie de
M. Baluze , on fait néanmoim qu'elle toi ^tott foti fufpefte , & la vérité
eft qii'elb paroît ciuicrement podiche, n'y ayant rien , dans la Prcface donc
elle eft fuivic , qui touche Salomus , ni près, ni loin. On voit , paç. 8j8 da
Tom. m de la ColUaion donnée Tan 17^4 par les PP. Bénédiains Map»
tenne 8c Durand, in-foLi Paris, que c*eft Grégoire Corrarb, mal nommé
dans rEificioii ConraraicuSj qui, au r:ïronr du Concile de Bàle ( vers 1457)
apporta de Suitfe en Italie les Uvies de Salvien de la Providence : Revolve
lmo$ LaSantii > Cypriam . . . ( Ce font les ternses de Conafo , dans loi»
Eptcre i Cécile de Gonzagae , Religieufe , fille de Jean-François de Gonza-'
guc, Miriiiis de N4inroae ) Salviani quoque , cujus Librcfde Providentid Dei
i Conaito Bcjîlecnfi rediens , de Germanorum ergajiuiïs in Italiam devortavu
Ce Corraro, ou , comme on le nommoit alors , Corarh , étoîr un n obleVé>
n'ricn , donr la fAmill: fub'îdc encore , hoinn-.e de Lettres , connu par ce
qn en ont dit Pic 11 , Tortdlius^le P«^e , Gytaldus» &c. U mourut l'ai» 1465»
(M. DE LA MoNNOVe).
* Salvien , ne d-i parens illuflrcs, ccahlis dans les environs de Cologne ,
ou de Trêves , moumt vers Tan 484. Son ftylc , quoiqu'on n'y trou"?e pa»
ronces les grâces les finciTes ds la bcîlî Lariniré , a cependant di la force
& de l'clegance , & psrfuade. Selon M. de TiUemont , S. Salvian étoii né '
vers Tan {90 $ ainfi tV vécue fixe vieux. Il Ce maria de bonne heure f mais , de
concert avec fa feinme, ils renoncèrent aux plaifîrs du mariage, T>:)nr vivre
dans l'état de cliaftstc, à TimiraticMî de plufî.-urs Chrérietis de C2 Cihd: , gui
croyoïent approcher jpar-4â davantage d© la Perfieition CluJiienne. Salvian
embraflâ enfuire U vie Monaftique^ On croit que ce fut â Lérins. Il vint 1
Marfeille vers l'an 417, & y fut ordonne Prêrr .\ On ^ crn Ion ^tempî qu'il
«tvnit Cf.- Fv'qiiî. Ce qui a dann? lieu i cette méprife , elV un patfige de
Gcoiuic / xr. lî/uji. ) ipi , parLuu des ilomcUôS de Salvian , compofé»
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SAM S A ?
pour l'indruttion des Evêques , Se que notis n'avons plus , ù f.rr de ces mors
Epifcopts facLus \ quelques Copiftes onc écrie Epijcofus facius : de -là on a
cru que SftWim «voie été Evèque de Marfeille. Cette erreur s eil glidée dans
(on Livre firla Prwidencc j comme l'a remarqué M. de la Moniioye ; mais
on eft bien convaincu aujourd'hui qu'il ne fut Hvcque, m de Marfc lle , ni
d'aucun autre iieu. ^ Voy. H^. Liu. de la France^ 1 om. ii , & GalL Chnjl.
féconde EdidoR » Tom. I » CoL |. ) P* -Bonnet de FOracoire a publié
une bonne verlîon Françoife de toutes les (Kuvres de Salvian , Patls , 1700,
2 vol. in-ii. T e plu^ conficîcrable tie T^^s 0!ivr^'.:;e? , ef^ jfon TcaiXié lu
Providence j tloat il y a eu plulicuià I laduwtiùJii 1 lariynitrs.
SAMUEL DU LYS. Sous ce npm fuppofé, Simon Goulard
exprime en vers François, Difcours écrits en vers Grecs , par
Grégoire Nafienzene , Evôquc & Dodeiir en Tiglife primitive,
fous l'Empire de Valcncinian, contre les difîblutions des femmes
fardées , & trop pompeufcment attifées. Plus les Regrets 6l
dciirs du même Grégoire Nailenz-ene; imprimci Vàh 1574.
SAPPHO LESBIENNE «. Voyez fes Sentences parmiccllcs
des Poètes Lyriques Grecs, traduites en François. ^
* Elle vivoir quelque fîx cens ans avant Jefus-CUrift. Il ne no-.i? rcf^e d'elle
cien d'entier que deux Epigrammes , l'une de deux vers , l'autre de quatre j
Se 'deux Odes eti vers , appelées de fen nom Sapphiqucs , Tune â Vénus »
l'aocBei ane belle, poarqiu elle rnoorok d'anour (M. ps la Mohmoyb)»
^ La Sapho la plus connue, celle â qui on attribue l'invention du vers
Saphique , étoit de Mitylène , dans rUle de Lesbos. Il a cxifté une autre
Sapho , qui écoit d'Erèfe , Se qu'Athence dit être celle qu'aima Phaon. Les
Fcag^ens qui nous refient ibus le nom de Sapho , ioQC de Sapho de Myti-
line. Ses PocHes .1 ii inbles lui méritèrent , de la part de la Grèce entière , le
iîirnom de dixième Mufe. Cette femme célèbre reflènrit viveir»ent la p.ilTîon
de l'Amour , l'exprima de même. On en peut fiiger par les deux feules
CMes qui foient venues jufqu'i nous , fur-tout par celle que Longtn rap-
porte dans fon Traité du Sublime j que Boileau { Traite' du Sublime t
Chap. VIII ) a (i fupéneucemenc rendue en vers François , Se qui coounence
par çe vers :
Heottoa {dide-toi , feiir.loîlbdefiiiifiR t
Lengin fait remniiiier le fublime qtii iègne4lans cette Ode. « AinH , dit-il,
« quand Sapho veut exprinier les fureurs de l'Amour , elle ramafTe de tous
t) côtés les accidens qui fuivent Se accompagnent en effet cette pallion. Mais
it oû (on »keflè panntinnncipidement , c'eft à ohoifir , de tous ots acddens »
m- am. jqni aasquent luvan^gi» JjcbqU.iSc i» nobiioe jde l'anonr^ JU.i Jmcii
Mmmij
A V s A V
» lier tout cela enfemble ■». On rt voulu fiirèim ctimeà Saphode fonattadi*^
ment pour plufieurs belles femmes j mais le témoignage d'Alcce , & de
beaneoup d'aucres Anciens , qui l'appellent chajle & vertueufc yàovt au moins*
balancer , s'il ne les détruit pas touc-à-fait , les bruits injurieux à fa réputa-
tion. Denis d'Halicainalle nous a confetvé ï Hymne à f^éntu^ &C Longia
TOda dont j'ai parle ci-deflus. M. Moutonnet de CUixfonds, Se- M;-deSaiir
▼igny viennent de faire revivre lesacceos divinf de cette dixième Mufe: le
premier , dans une Tradudion- élégante Se correcte , en profe , jointe à la
Tradudtion d'Anaaéon, de Bion& Mofchu$,& de pluûettts awtses motceai»
choifis de Ganik-, deXibole , d'Horace, Sec en i voL m-S». avec des Oor
vures , à Paphos ( Pïtfis) chez le Boucher, 1771. fec^d , dans une Tri-
duâion charmante en vers , faifant partie du premier volume du Pamû ffedes
Dames , Paris , 1 77 j , chez Ruauit. On ne iàuroit trop multiplier les exccllens
modèles de l'Antiquité , fur-toàc dans un fiècle où u foceurda bel-efprit, &
le froid poiibn de la Pbiloiophie nouvelle étouffent le bon goût , tuent Iff
génie , énervent la vraie fcience , corrompent ^ abolifTenf tous les principes ,
& dcvâftent de plus en plus les champs lertiles de rElokjuence , delà Poiifie",
de la Liiiéiacuce en déioiuttaiic les Mt$ Iborces ^ui Ibient proprés- à les'
&cciltrer.
' S A VARIC DE MAUtEOK, ftr Gentîniommci Angîois de
nation, laqué! s'étant nus du parti du Roi de France , fut auMiA
prudcnr, vaillant renommé aux armes en fait de guerre , que
Chevalier de fon temps » Amateur d«s Geiis do6les. Tous les
Poëtcs écrivant de ce temps, tant en Latio que Provençal , fe
retiroicnc à lui , qui les recevoic de bon cœur , îcs cncrcccnoit,:
& leur faifoit de beaux prcfens On ne trouve point par écrit
aucun ficur , ainfi que i*ont cent le Monge dfs Iflesd'Or, &
faine Cézari, qui ait montré une plus ouverte libéralité envers-
Jes Poètes, que ce Mauléon : car il étoic favant aux lettres &
lîbcral; & ii les Poètes de fon temps lui ont dorwîé beaucoup dt
louanges , ceux qui font venus après eux, lui eit ont attribué
davantage. £t au contraire, quelques excellentes & rares vertus
qui reluifoient en lui , le Monge de Montmajour » flâiu des
Poëces Provençaux « s'èft eflkyé en une couple <fe fa Chanfon,
les obicurcfr, difant alnfi: Savane de Maoléon qui fc mêle de
cfaanter, il vaudsoit mieux qu'il tint fecrettts les Chanfons».
attendu que tout ce qu'il fak & compofe ne vaut rien, & a
beibin d*une bonne gloiè, tant oblcure 6l âcheufe edià rime.
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s A U S A X 4($i
il faut donc conclure j ainfi que la vérité eft telle » & que fcS
(Euvres le démontrent, qu*il écrivoît doâement , & en haut &
grave rtyle. Fut amonreiix d*une gentilfemme du pays d'Aqui-
taine, de ia maifon d'Arprcmonc , aucuns écrivent de Levy,
d'incomparable prudence , fageiîc, & vertu excellente de fon
temps f foit à la Poëfie ^ à la Mufique , & en autres fciences &:
vertus fîngulières , qu*il époufà, & mena en Provence , quand
il fut vifitcr le Comte de Provence , laquelle peu de cemps après
trépaflà, & s énamoura d'une autre gentilfemme de Provence,
de h mai/bn de Glandevës, à la louange de laquelle fît pluiieuré
bonnes Chanibns , en Tune delquelles fe plaignant d'elle, dit,
qu'il auroit p^Iutôt ployé un gros arbre, entendant d'un chêne
qui porte le gland en a^lufîon de Ton fumom, que le caur d'elle^
ainfi qu'il le démontre en ces vers ici ,
O cor ingrat t mde è ine:[orable ,
Plus dur cent fes a plegar qu'un gros Anbfi ^ •
Coura aura fin vers my ta crudeliai i
Quelques années après elle fut marice \ un Gentrlhonlmc de
Provence, de la mailon des Baulx, iils de Hugues des Baulx, &
de Dame Beralle , Vicomte de Marfeille. Et SaTaric s'en rer>
^ tourna en Fraiice , oii il mourut en quelque guerre au fècours
du Roi de France ; mais nul de ceux qui écrivent de lui , ne met
point quand ce fiit. Semble bien que le Monge des Ifles d'Or
en paiËnC , £t que fut du temps dudit Remond , Comte de
iProveiice *•
* Vof . JiAN 01 NoT&i^Am , Cli^ &9 & f s.
SAUVEUR ÂCCAURRÂT , natif d'Usés en Languedoc^
% traduit fes fept Livres 'de Seneque , traitant des bieniktts^
imprimés à Paris, m-S?. par Effienne GrouUeau, 15^1.
SAXON GRAMMAIRIEN Kurangues de Saxon Gram-
mairien,rectidlUesdeqàinMlJvie$desHt(h>iresdei)attnen^^
«dres eu François le contenues «u volume de» Harangues mili-
taires de âeOefbreft.
GetttlAofisn filndevi a vécu jo%*à Tau i ipi ^ ou 1 194* Son Ayk i
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46z. S C E S C E
quoique cxrrèmement cloiî;n" r^e ! > ittircrc qu'on lui ;irriihuc, marque fie
l'érudition , 6c c'ell ce qai lui a tau donner le furiiom de Grammairien , que
j'interprète ici Humanijle. Du refte fa proie & les vers ne ibnt qu'un jargon
ibnyeiu immellîgible. ( M. ds ia Mokmoye^
< ^ L'Ecrivain , connu fous le nom de Saxon Grammairien , croie de Sceland,
en Dannemarcic. Il y naquit en 1 1 50 , Se vécut 2ii-ilcU de i 1 o { . Son IHJtoire
de Dannemarck s'étend jurqu'â 1 1 8(>. 11 y a infcié beaucoup de vers alTe^
mauvais , & fa proie ne Taur guère rmeux.
SCEVOLE DE SAINTE MARTHE , Loudunois, Thré-
foricr-Gciicral de France, en la charge & gcncralicé de Poitiers,
La connoiffance , familiaricc & amitié que jc me luii. acquifc de
ce dodc Perfonnage , lorfque de bonne aventure tous deux
nous fommes trouvés logés à rHôcellerie de l'Ange , rue de la
Hudiette à Paris , là venus pour un même etfèc , à (avoir de
prêter le ferment devant les Sieurs tenans la Chambre des
Comptes; lui pour Ton OfSce de TréCorier-Général ^ moî pour
celui de ContrôIeur^Général en la Charge de Lyon. Et qui
plus efl la fufiifânce & grande domine donc il pourvu \
bien écrire, & à dire encore mieux, tout cela dis -je U les
autres tn6nies graœs. per^fc^s <qoc Dieu lui a départies »
m'inciteroicnt volontiers à faire ici un bel Eloge de îuî, fî je
ne me fcntois trop foible pour entreprendre, conduire & ame-
ner un tel prix-fait , au faîte des louanges donc il ert digne,
lefquellcs fe découvrant à plein par fes (EF.uvre<; , qui louent
affez d'elles-mêmes l'Ouvrier , je ne ferai que les nommer. Elles
contiennent donc: les Formes. Le Palingene , l'Amour &: les
Kpigrammcs. Divers Sonnets. Mctamorphofcs Chrétiennes;
imprimé àPkris j^in-S**. par Federic Mord , & depuis
par Manect Patiflon, 1 579. Xa' Sauterelle , imprimée furJa fin
idu Livre des Poefies de Jean de ta Perufe, 1556. Hymne fur
TAvanctnanage do Rim -Charles ÎX , -impriiAé * par Eisdtiric
More! , 1 570. Il aifait^è^ priûnenc^^ttAt'léRoi tjTès-Çhréûca
Henri III , \ prcfcnt ré|^:nânc , '^b^'llom ^e tous les Tréiîoiicw-
Généraux de France élus , & autres Officiers Aippriaiés'-par
l^^dit dernier , ûyie foft^ Nlev^dode^fi" di&rti^^iiafiaii^ par lui
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continuée deux' beuBe^'diâiwirf •. êt. €t bttttv icQUbéft «que Sa Ma*
Î'efté qui eft le mieux (|r<àfie db feit Royaume, & qui fe connok
e mieux en élQ4iiçnçe . n'avoir onç en fi. vie oui mieux
parler. Aii reftç-'ji^ii^.W é« fb^ .pciiÔM^ons ctoicnç rophifmes
ou non , tant y a que-(ie ccmt ce kquo^il cçncluoit n*a rien
été accordé ne fair , & h irohiité & meure délibération da
Prince eft demeurée depuis jufques à préfene irréfcagable.
. Ses (Surres Latines.
Scavoîa SatAmàTthmî Pi^\ça .poj(ûph.riiJi^^ Canttca»
Sylvarum , Lihri a. Épigrammatum , ^ Itibcr t Ç^rminum di"
vcrji gentris , Liiigr i. Lurctia in-W^-, t»tad, J^cdmctis Morellus,
*S75* P^Jotroph'iôi , Jiyt de puerorum cducattont \ Libri duo
prions. Kdiquos Lihros nondùm u4uBor abjolvit ; Porifùs , i/i-
8°. ap;id Momertiim Paîiffonn'wtn , i^8o. Hicracofophion
Sive dt P<c Accipitriaria , Libn ttes^ ^ Farijîis in-^°» cxcud*.
Mamcrius Pùtijfonuis , ^5^-?- ' "
* Le Pocme Huracojhphion j quoiqu'iinpiritné » ta fuite des* Pocfies lati-
nes de Scévole de Saimer Manche , n'eft pas de lui , tox» de Jacques de Thoit.
Voy. La Croix dv MautB > 4^ 1«S no.t^s , au mol ScSVOU 91 SaiMCTE
Marthe , Tom. 11 , pag. ,400 & Aiiv. ( M, oi- la Monmoyi ).
L'Argument du Livre du Zodiaque de k vie, paV Marcel
Palîngene x Poëté Latin.
[ /(f veux maints beaux di/cours divcrjiment tcmt^
Et, toujours ne veux pas arrêter mon mvire
En tta mime courant ; mtûs ma.aetiaqfirà.
Celle par où le vent mes voiles poufftttia # ,
Allant de lieu en lieu j & faïfant nav'i^&f^e ■
Tantôt en haute mer , tantôt prcs du nvage.
Stèien ^ue quflfaefMSfe^httckatay de près-'
De nature & des Cleux les plus divins fîcrcts ^
Mon dcjjei/i toutefois , 6' ma jin principale ^
C*efi dt. tramr icL la {cuoct. morale j
Pour remettre ie* mmrs.pius, bfmnéte» & fânu > i
Fn ce Temps corrompu totalenteat éteint*^ • ' '
ht tâcher doucement à rendre'confolée ' '.-i
L'urne qui di grands mots ejl fouvcnt affolée* * *
La Mufe ne J aurait choifir plus beau traité ^
JNe ^ui fou mtÉtut fituu à fil vapaité^
s CE 5 CE
Que di parlef étsmum s gmefiàna haawfi
fivtiU* des efpr'as la force vigoureufe ;
EÛe rend l'homme faae j & encore qu'il n'eue
D'efpru non plus qu'un âne , ^ encore qu'il fût
Un amé, un igiwrant , fujet k gourmtm&fer^
F.t au fale appétit de 1' v J; paillard'tfe ,
Sujet fi boire trop , & de cœur envieu^f >
Cauteleux , menfonger , & bref tùat nmaoe,
EU« feulé pourra > chajfant le vice b^anu.
En la meilleure voye acheminer fon ame ;
^Ue haujfe en honneur les hommes lef pluf bas^
Bti* rend fuffifam i tenir des Etats j
^onr oôtiéàre en privé les chofes domefliques ,
Ou pour guider le frein des grandes Républiques,
Ny le teint de vermeil & de blanc coloré ,
îiy un bel eùi riant, rty un hem cluf défi j
ffy toutes Us beautés du monde les plus belles ,
Qui égalent aux Dieux performes mortelles^
-^e peuvent plaire , tant qu'un ejpru revêtu
J}e feùnteté , de mauersy de groee & de vertu,
Combien eJlimr(-vous qu'une pure innocence
'Apporte de repos j faijfant qu'un homme penfi
Que la faveur du Ciel jamais ne lui défaut f
Si l'on parle en fecret , de bien peu lui m ehout.
Et s'il ejl adjourné , f n affeuré courage
p'un Jltge, ny d'm Roy , ne çraipe point le vifage,
te médian au «ofii^A&flt ^ ttùgours en horreur^ '
<Qu'on ne découvre m four fin aime &fon erreur.
Et quand il oit tonner j il craint que la tempête^.
Four les maux qu'il a faits , n'efcarhouute Ja tête»
Si l'on parle en fecret , lors il dit à pàrt foy , "
Mon Dieu, ces gens icy tiennent propos de moy ,
Ils difputent entre eux combien ma faute efi grande !
Et Jl Le Magijlrat d'aventure le mande ,
// doute s* 'ilhat ou fuira le danger »
/iuqurl fa pauvre vie irait là fi ranger.
Bref, les Dieux, ont voulu qu'une peur éternelle
Soit des homtnes m/ekans une jufte bmtrrelle j
Car un homme pervers, eneorqu*on penfira
Quelquefois , à le voir, que joyeux il fera ,
Si eft'ii agité , non moins que l'ifie ronde.
Des Aquilons battue au beau uûlieu de l'onde ,
Ou que le Montgibel j quand , Je f:n hr.is puiffoHt^
Pyra&mon forge au feu U foudre £upiJlant,
s c e :. s c e 4*/ ;.
JDois-Je donques p/utêe chanter tes tminkU Treye j
Qui des Soldats Grégeois furent la riche proye^
Pour la folle pitié qu'Us turent de léger ,
Crt^mt m f^mx JimèUmt'd'un Sinon menfonger /
Ou tes malheurs Thébains , ou , d'un flatteur tnnga^e^
Donner À un Corbeau d'un Phémx le plumage ; .j'
Ou remplumer DédaU j & décrire en mes vers
Des hommes & des Dieux tes changemens Hms;,
Mt par. un vain difcours d'inutiles merveUtes^
Des hommes de loijîr repaître les oreitfe f
Dois-je chanter l'Amour des hommes & des JJieifjfj
Ou > ce qui efl eneàr* beoMoup plus odieux ,
Profaner leurs faints noms par écrits impudiques ?
Que n'avons-nous ofc? nous les faifcns lubriques :
Le vice rcgne au Ciel y & par nos beaux écrits
Là y&nrem du mari Vadultere efl furprls.
O trop grande' vfr^ongne ! fjl-ce la fainte o^rande^
Efi-ct le jujle honneur que le Ciel nous demande ?
Eft-ce en telle façon que les IXeux immortels
Sont honorés de vaux , & d'encens , & d'âutiflt f
Qu eft-ce que faujfement les hommes ne controuyeut ^
Afin que le moyen plus librement ils trouvent
De pécher à leur aife ,& leurs fautes €OU¥rir,
Et de leurs méchans faits l'infamie amoindrir f . , ' ' '.
O tourbe d'Ecrivains , trop Indigne d'e'crire y . -. . . \
Qu'on ne purgerait pas de coûte une Aniii^rCj - - ■ •• *.
On parle à vous ity. Fous n'épargna^aueuHt , : . . i
Et par votre médire offenfe:^ un cfi^nnjn. >
Faut-il donc s'étonner fi ce même tonnerre
Sur vos têtes auffi jufiemeni fe defferreî
Dites à quelle fie mât if jour vous vàtbl[ f
Si ce n'ejl que pour vous ^ucùnfi vous travaillei, . . -
f^ous ne mérïtex donc que louange on vous don^e»
Car celui.qui, Jans plus y à fon profit s'adonne ,
Sans avoir aucun foin de fecourir autruy ,
^ïùis plutôt fe riant de le voir en ennuy ,
Pourvu que cependant a foi-mcme li profite.
D'une éête le nom à bon dnût il mmees^
Donqucs l! cft requis d'écriri^ tcHemnr ,
Qu 'on puiJJe profiter j de peur que Ju/lement
Le leSeur, noyant lu que toute ehojevaiaes . , .
Plaigne ^ comme perdus , & fon temps , &Jk ptklé*
Déejfe , qui tene:^ le mont à deux fommets ^
A qui j'ay mes beaux ans voué pour tout jamais i
BiBLiOTH Fran. Tome y.Dv Wekd. Tome jjj. Nnn
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466: . s C Ë S C £
Si j'ûfe , moy piût , demander chofe grandi^
Un œuvre qui fou tel icy je vous demande j
Ou me gardc}^ au mains de fournir de j^of lert
De f «oy imMtkffptr le p^re «ut Bfùturt»
Et gardei que f-^ukan , en fa fureur encore ,
JDcfraudànt mon labeur j mes écrits ne dévore»
At»x divers Sonnets xliv.
Que tu es , innocence ^ une vaine vertu !
Je penfoLs ^ pauvre moy , que, t' ayant bien ferv'u »
Pajfitrerois mes biens j mon honneur 6* ma vie «
Poùr triompher du vice à mes pieds abattu i
Mais Je vois que J'ai fait un trefor d'un fe^A,
Aveuglé de i erreur qm la feunefje lie ^
Et connais combien c'efi une e'trange fattâ
De penfer aller droit en un fiede îortu.
Non que j 'aye regret j vu que La. vertu penfe
Bflre JiuU de foy la jufte rdcwtpenfe ^
De voir couler fans jruit mes honnêtes Ir h jrs ;
Mais que des bons l'honneur & les biens or. engage.
Pour couvrir des milchans la honte & le dommage ,
N**^-et pas pour nuuuUne & U temps & les mmunf
Aux Poëmes. Compaisilbn du Poëce au Financier.
'Mon Garraut j qui es favori Les vers à l'amour font duifà/u^
De la Mufe qui m'a nourri^ Et ces beaux écus bien lui/ans
Folie ferait la fantaijit En amour font trop nécejjaires.
De celui qui penfer voaêvit Tous deux également ont foin
Que fuivre enfemble on ne paurrmt D'étendre leur renom plus loin^
La Finance & la Poejîf. Rrndûnt la France décorée
Tel homme ne connouroit pas De leurs Jupcrbes monumens j
L'union de ces deux états , L*utt de fomptueux bâtïmens ,
Qui J de tous points, efl Jî parfaite j Et l'aufc d'cchs de Jurrr.
Qu'on peut voir affè^ clairement L'un efl prompt à compter l' argent p
SymMifir entiiremeM L'autre n'efl pas maùu diligent
Le Financier $f U Pwte. A nombrer des vert Ut î
Tous deux font fubtils & adroits' , Bref, ils ne digèrent tous deux ,
L'un de l'efprit, l'autre des doigts ^ Sinon que l'un efi fbaffreteax.
L'un & Fautre fes plaifirs aime ; L'autre fi èaigne «« Fi^ondâna.
Tous deux fuivent d'un foin pareil^ Kous donc , mon Garraut , qui fuhMmt
L'un Phébus , l'autre le Soleil^ L'un & l'autre ^fznous pouvons
Qui n'efl qu'une Déité même. Les umpérer tous deux enfènible ,
Tous deux fe récréent aux foms^ De Fune & Fttutre -extrÂmié
L'un d'écuSy l'autre de ch.7nfons j Tirons ri-^Jlncrlcé
Deux (hofes d'effets non contraires» A ^ut le vrai bonheur s'affemile*
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^ C I
s E B 467
Aux £pigraiiiine9«..
VI.
Sien que vous aye^ un époax
Patient , débonnaire & doitx s
Sans fin vous êtes «a quatUe,
Et n'ave\ me heure ie tîen,
Pourquoy vous fdche^-vous j U Mft^
A celui quiae vont fait non f
VIL
Jeeonfejpt Bien, comme votis j
tout les Poaes font fous i
Maïs puïfque Poète vous n'êtes i
Tous les fous ntfwt pas Poètes. \
SCIPION DE ROGRE5 a écrie co vers François , Difcoars
fur la Chrétienne & louable Encreprife de haut & puiflànt
Prince Cbaries de Lorraine , Marquis du Maine « contre le
grand Turc ^ en Tan 15 72; imprimé à Paris» m-4**. par Denys
du Fré» audit an.
SEBASTIEN BRAND. Les Regnards traverfant les pérîl-
leufcs voies des folles fiances du monde ' ; tiré des vers Latjns dp
Sébaftien " Brand , en rime*, imprimé à Pa(i$ » itirfoL Oin$ date;
« CePbeaie n'eft point du tout de Scbafticn Brand j U eft de Jean Boucher,
Ïii, en 1 500 , le mit entre les mains d'Antoine Vcrard, pour l'imprimer,
elui-ci , dans U crainte qu'en y mettant un nom aufli peu connu que 1 ctoic
alors téxààtJtmBaudmt» leilvce n^lûeditf i k vtace, y mit U nom d»
Sébaflien Brand» ttt qu'on U voie d«Dis le titre qu'en rapporte ici du Verdier.
On peut voir , au mot Jean Bouchet, dans La Croix du Maine ,.les fuites
qu'eut ce procédé. Scbaftien Braud, ou Titio j nom Latin , fynonyme d*
rAUMiand , étmc de Stxasboiug , oik il moantt l'an 1 5 »o. On tioii:f e fa vie ,
& le Catalogue de Tes Ouvrages, dans Molchîor Adam, » Toow des J«ri^.
ft)/7yâ/f«. (M. DH LA MoNNOVE).
* Sébaftien Bmnd naqnit i f?rrasbonrs; , en 1458 , 8cr mourut le x
I fil. On tiouvira dans La Croix du Maine , à l'Article de JiAi» BooohtT,
Tom. I , pag. 459 *f foiv. des détails fur l'Ouvrage attribué ici i Sébaftien
Brand. Un autre Ouvraj^e , qui eft en effet de Scbaftien Brand , ceO la l^ef
des Fous. Cet Ouvrage fur publié d'abord en Allemand, en 1494» enluite ea
l^tin, en i4<)7 , traduit par Jacques Locher. Il fiit nds en »0« François la
même année par un Anonyme, imprimé , w-4*'. à Paris, puis en profe ,
par Jean Dogerollcs , vers l'an 1500. On l'a traduit auiT^ en Anglois & en
Ramand. Voyez a-delTu*, p. 149, l Article de la Gmwk Nef dès Fous^ Se les
deux noces. U 7a une étiue d'inpidSoin d»iv U 6coiide » où on lie /
Nnn ij
I
SEB S E B
SÉBASTIEN COLIN , Médecin à Fontcnay le Comte en
Poitou , a écrit un Livre , de TOrdre & régime qu'on doit gar-
der 6l tenir en h cure des fièvres , contenant trcnte-fept chapi-
tres , dont le dernier efl fingulier à traiter les caufes & remèdes
des fièvres Peftilcntiales. Plus un Dialogue contenant les caufes ,
jugement , couleurs & HypolUfes des urines, lefquelles âdvien-
nenc le plus fouvent à ceux qui ont la fièvre : le tout imprime
à Poitiers , i«-8". par Enguilbert de Marnef, i^^S. Plus , il a
traduit de Grec en François , le onzième Livre d'Alciandre
Traillian , traitant des Gouttes avec une briève Batpofition
d'aucuns mûts , pour fàcilenieiit entendre l'Auteur ; enfèmble
% Pratiqué & méthode de guérir les Gouttes , écrite par Maître
' Antoine le Gaynier » traduite de Latin : le tout imprimé à Poi-
tiers , par Enguilbert de Mamef/i 5^7 \
* Voy. La Croix ou Maine > & les notes , au mcme Article , Tom. II >
SEBASTIEN MAMEROT, de Frixons Chantre & Cha-
\noine de PEglife faint Edienne de Troyes , &l Chappdain de
iMonfienr Louis de la Val , fieur de Chaftillon en Veoddoîs &
-de Gael , a compilé & écrit compendieulèmenc les PalTages
;d'outre mer, faits par les François ; imprimés k Paris^ in-fjL par
Michel le Noir , t$ 2S.
* • An lien de fHxons » d^aitcres Ufent Frixone ; f aimeroii mletiz Un SoîjB^
'.€C Vendelo'is. Dans rendroit audl où il eft dit que ce Livre fuc imprime par
Miche! !e Noir , 1518,1! faut lire 1 508 , ou 1 5 1 8 * , cet Imprimeur étant
jiiioct le 19 Septembre 15x0,, comme le marque foii Epitaplie» rapportée,
, paç. 6^ du Traité de la Caille , de la Liènûrie dt Faris. On a rfiinoiœ det
Rois Charles VI , Charles VII , Je Louis XI , du mcme Scbaftien Mamcror,
contenue dans la feconile P-xrùc l.i (Chronique hAaiôiiâeaas^inrfol» i Puis,
chez Antoine Vctard. [ M. ut la iMonnoye ).
* La conjedure de M. de la Monnoye eft jufte : l'Ouvrage de Mamerot
' (ut imprimé , non en 1518, comme le dit du Verdier , mais en i ^ 1 8 , in-foL
â Paris , chez le Noir. 11 avoir même été tir [Mme , ^«-4*. dc-s l'année précé-
dente, il ell lingutier que Ménage ne comiùt point ce Livre, lorfqu'il écri'
«vit fi>n Hifioire de Sablée en'i 58} , Ôc que celui ^ui lui indiqua un palTage
du livre de Mamerot» doojc Ménage w Unn , ignocSt qu'il Bit imprimé*
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s E B S £ D 46^
Il ne le cite que d'après un Manufcritt qui nous apprend que ilfiBMacmr(cac
c'eft ainfi c^n'i] le nomme) avoir commencé cette Hiftoire à Troye,en 1471»
6c l'avoii hnie à Viarron , en 1474 , à la pcièie de M. Loys de Laval , Sà'
gneur de ChatUlon ^ en Feadelais , Gomer/uiar de Champagne ^ donc Mameroc
fe dit Chapelain. Au milieu de cette Hiftoire , les Copiées ont inféré un
autre Ouvrage de Mameroc , qui eft une Defcription de la Terre-Sainre. Il
n'eucrepric ce dernier Ouvrage qu'en 1488 j aptes fon recour du voyage qu li
fie i la Terre-Sainte & en Egypte; ainfi il ne doic pas ivct confondu avec fon
Hijloire des P affliges d' Outre-mer ^ qu'il avoir finie quatorze ans auparavant.
M. l'Âbbé le ficéof a remarqué le premier cette confiifion , & en a averti ,
^8 (ba Mémoîie (br ks Cwoniques Mamiûennes ( Mém. de VAcad. des
BeiieS'Letrtes jTcÊa,XX,, pag.149 Se Aiiv.) On verra aullî, dans le Mé-
moire que j'indique , qu'il n'y a rien de Mameror dms ta féconde Partie des
Chroniques Martiniennes , Se que Mametot n'a m compofé, ni traduit nen
àe ce qui s'y txonve fur Clurlet VI , Chailas VU, & Loois XI , en quoi
pfefque cous nos BiUiographes fe lônc mépds»
SÉBASTIEN MUNSTER. Cofinographie ' univerfelle *,
&c. Voyez Ces (Suvres Latines en Gefher.
* Sa CûfmognfhU { dit BcxUn » Chao. 4 de ik Méthode) devoir plut6c êm
«tticoïée CermMiogn^hia. (M. db la Monnotb).
* Il croit né à Ingelheim , dans le Palatinat, en 1489. Il fe fitCordelier;
mais , ayant embrauc le T urhcranifme, il quitta l'habit Religieux en 1 5 29 , &
fe réfugia à Bafle , où il paiia fa vie à enfeigner les Belles-Lettres âc les lan-
gues favantes.Uy moi^rut en 1 5 $ 1 , âgé de 5 î ans. C'^coii ^ i homme fîmple ,
que la lecture des Ouvrages du î luher fcduifît , & auq A on n'a pu repro-
cher que les pallions reulfent dccerminc à quitter la Religion ou il croît né.
Il vécut dans la plus grande rcgubrité, conftammenc appliqué à l'étude,
£ms aucune efpèœ d'ambition , quoique fa réputation roc u bien éabfie»
qu'on l'appelle encore le Strahon Sc Vl'fJriis de l'Allemagne.
S£BASTI£N SëRLIO Arcbiceâure. Voyez JiAir
* Sébaftien Serlio écoît de Boulogne. François I le fît venir en France, où
il l'employa à plufieurs conrtrudions. Il mourut au fervice de ce Prince. Ses
Livres d' Archaeàure font eftimés. Guillaume t'ilandrter , plus connu fous le
nom de fhihaider^ Savant illuftie» de ChatiUon-iiti-Setne , a été un de fes
diictples.^
SEDULIE , Poëce Chrétien *. Voycr qaélqoes Hymaes des,
(îens, traduits par G. le Fevre.
• *C4&ts Cét&às, 00 Câà&u Stdidius^V^im Ecoflôb» &€élM>iePoâe
479 S.ER SEV
tarin ^ cinquicine i\cck , Auteur d'un PocWc l adn , vndtulé Pafchak
Carmen, qui coiuienc l'Hucoire de la Vie & des Miracles de Jefus-Cbrift.
Sigeberc le qualifie Evêque fans preuve , car les deux doublet Acrollieliti
H«xainè(f es aux lettres initiales & finales defquels on lie Sedul'uts JntlJles^
ne tirent pas à confcquence , & le mot Antijlts n'y doit pas pins ctre pris à
la lettre, que celui à^Abbc, aujoucd'hui commun parmi nous aux moindres
EcclétMftiques.
SERAPHIN DE FERMO ^ Opufcules fpintuclks , imprU
inées à Paris , &c.
» 11 croie Clunoine de S. Jean de Latrau , & ccrivoit en 1570. Son Expli-
cation de ÏApocalypfc , ayant paru, en Italien , à Vettife , fiit «adm» en
tatîa, & imprimée i«-8^ i Anvers , en i $ 8 1. (M. ni la Mowmoti ).
SELVE ( DE ) ( fon nom propre m'cft încertaîii) ' , frcfc d«
ku le premier Préfident de Sel va, Sccrieaîrc de très-hsate Prin-
ceflè Jeanne d'ÀIbfct, Roine de Navarre, a traduit du Latin de
George Bochanan , Jcphté , Tragédie , imprimée à Paris. U y
eô a uaè autre Tiradùâion ^te par Florent Chredicn.
» Les deux fières de Selve avoienc tous deux nom Jean , & c'eft le fièi»
dtt premier Préfident qui eft vérinblement Auteur du Traité de Bcncjlcio,
comme le marque le Mémoire dté pat Baylc , au moc Sblv* > Icctre 0»
(M. DE LA MoNNOYE).
SEVERE SULPICE*. Epitome de la Bible. Voyez Jbam
Fille AU.
* Gennadlus , Prctre de Marfeille , du fixicme ficcle, dans fon Catalogue
des Hommes Illulres ^ parlant de Sévère Sulpice, le nomme Scverus Presbyter
cognomento Sulpicius \ Grégoire de Tours le nomme de même*, mais comme
Sulpke , dans ladreffe de deux de fes Lettres, veMSufykius devant Severus ,
l'ulage pour Sulpice Sévère a prévalu en François \ car , en 1 itm , on lu & aa
dit ptelûue toujours S<yerus Sulpicius. Il étoit d Aauitamc , comme il 1 arrête
Ibcmettementlm même dans le premier de fes Dialogues . Chap. xo. 11 avoir
été marié : après la mort de fa femme , il fe mit fous la difcipUne de S. Martin de
Tours , & il entra dans l'Etat Eccîcfiaftique. l! a écrit un Abrégé de I Hiftoite
fftjloire du Afonde ; il l'cinporre même fur Laftance , (^ui quelquefois eft j»"'^
élégant , aulU pur , mais u ell pas toujours égal. On ignore Tannée de »
Mtflmee de SMn Sulpice > mois conune S. Paulin de Noie, ion ami ianm^
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s E V S E V 471
H'ir, daiK la première de Tes Lettres, qu'il ctoîc déjà dans un âge avance ,
iorlque Sévère ctoit encore à la fleur de Ton âge , & que Paulin , né ei> ? u ,
ou 5 54, eft mort, en ^3 1 ,d roixance-dix-huic ans, on peuc placer la uaulancâ
ib Scvère Snlpiceveisi'anfSo^il n'auroit donc eu que quarante ans en 4x0,
aniice où communément on fixe la dace de fa morr, ce qui ne s'accorde point
avec Gennade, qui le fait vivre fon vieux. 11 ne fut jamais EvC-aue , Se on
ne Ta cra que iur la foi c!e Gttiberr Gembloors , qai » plus de fit nècles aprt^
la mort de Sévère Sulpice , l'a confondu avccS,SiUpice, Evèque deBouiges,
dans le fîxième licclei ^ peut-être n'eft-cc que par une faite de cette mc-
prife que Scvère a été placé comme Saint dans les Légendes : auUi les BoUan-
diftes ii'om - ik ol2 prononcer fur la Sainteté de Supice Sévère ( JSa SS.
Januar, 1 9 , pag. 9^8. ) Quels que foicm les éloges qu'on a laits de fon fiyle^
il faut pourtant convenir qu'il n'a guère d'autre mérite que d'ctre plus pur
que celui des autres Ecrivains de fon fiècle i ôc c'eftle jugement qu'en a porté
Scaliger ( t'pijl. )o\.) L'HÎAoiie écrire par cet Auteur contient bien des dé*
taîls pucrilcs , adoptes avec la plus aveugle crédulité > mais elle offie quelques
faits importans » qui ne fe trouvent point ailleurs. Le goût de cet Auteur pour
le merveilleux , ôc Ton extrême crédulité , fe manifeftcnt encore plus dans
1k Fie de S. Martin , 8c dans fes Dia/ogues y qui ont auili la Vie de 5. Martin
pour objet. Ses Livres eurent un grand fucccs , & il s'applaudit avec aiïezde
complaifance , dans fes Dialogues , de la joie qu'avoient fes Libraires, du
prompt débit , & de la cherté de fes Ouvrages {Dial. \ , Cap. 1 6.) Bxid^it€S
Âjkn^hs vuU, quhd nihil ab his qutftuariàs haberetur, . . . nUùl fvwi^tdàs > nihîl
cariàs vendereutr. L'Hifloire de Sulpice Sévère a été traduite, en François > par
Jean Filleau , en 1564, i/i 8°. Du Veidier en a parlé. (Voyez Tom. iV,
pag. 415,1 TArticle de Jban FiitxAO , & ^eft ce qu'il appelle ici Epitame
de la Bible.) J a|outetat q'ue cetre mcmeXraduâionfutde nouveau pubiiéo
en Kîi^j , i Rouen , In-ii. parle P. B:?iddri , Dominicain, & annoncée
comme une Traducdon nouvelle) mais il u y a de nouveau que des Remar'
qnes » &: la Tradnâion de 1* F^énce de rAutent» que FiUeaa «voicomife.
Louis Givry a donnéoneTiadiiâioaFEaiifoiftdea <Eiiviesd« Sévère Sulpice»
en 1 65 9 , i/j-i 1.
' S£VERIN CORNET. Chanfons Françoifes , mifcs en Mn-
fique à cinq , fix & huit parties , par Sevcrin Cornet , Maître
des enfàns de la grande Ëgliiè d*Anvers \ imprimées par ChiK?»
tophle Plantin «1581.
SëVERIN D£ LUBAC» Mathématicien, à Romans, m
Dauphiné > a ]uftemenc calculé & écrit Tables montrant la
Ibmme d'argent que doit avoir un chacun enfant, par droit de
l^itime^ & ce^ depuis deux eoÊuis jufqties à vingts n'excédatt
47^ s I B SIM
la valeur du bien dix cens mille livres; noh-fiiulement profitables
&c nécefTaires à Gens ProFefTèurs , mais à tous antres; imprimées
à Lyon , " . par Benoill Rigaud » 1 5 7 5 .
SIfiERT LOUVËMBORCH » licencié h Loix , demeurant
en Cologne , a tranflate en François, les (Économiques d'AriA-
Cote y imprimées à Lyon, îji-i^. par François Jufk » fans date.
SIMON BOURGOIN, Valet de Chambre du Iloi, a corn-
pofé en rime gofFe &c mauvais termes , l'Erpinctte du jeune
Prince conquérant le Royaume de bonne renommée ; imprimée
à Paris, in-fol. par Jean Petit, 1514' & a traduit du Grec de
Lucian , un Livre intitulé des vraies Narrations , lequel récite
chefes admirables » vues par Lucian , navigant au Ciel , en h
Mer, & en la Terre ; avec TOraifon ou Déclamation dudit Lu-
cian, contre calomnie; imprimé à Lyon, in-S^. par Gilles &
Jacques Huguetan, 1540. L'Homme jufte & THomme mort-
el un , avec le Jugement de TAme dévote, & l'eiécution de la
Sentence: le tour par pcrfonnages, en nombre quatre-vingt-
deux ; imprimé à Pans , i/ï-g*. par Antoine Ycrard , i $ 80
* Voy. L A Caotz ov Mains , 8c les nom , an mcme Acdde » Tom. II »
pag. ^06 6c 407.
SIMON BOUQUET, Citoyen de Paris, a ordonne' & def-
figné par charge de Meffieurs les Echcvins de la ville , & en
après décrit l'Ordre & Triomphes faits à l'Entrée du très-
Chrétien Roi Charles IX, & de très-illuftre Princeflè Elizabeth
d'Autriche, fon cpoufe, dans Paris, 1571 : & du Couronne-
ment d icelie Roine ; imprimé avec les figures dcfdits Triom-
phes & devifes, portraites & taillées par Olivier Codoré,à
Pans, in-^''. chez Denis du Pré , 1572.
SIMON BRUNEL a traduit |dc Latin, Défenfe pour le Rot
tiès-Chrctien François I du nom, à rencontre des injures &
détradions de Jacques Omphatius j imprimée à Paris, m-4«. par
Robert Eilienne, 154^,
SIMON
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SIM S r M 47;
SIMON FONTAINE , de TOrdrc de S. François , Doaeuc
en Théologie à Paris , a écrit en dix - huit Livres , Hiftoire Ca-
tholique de notre temps , touchant l'état de la Religion Chré-
tienne , contre l'Hilloire de Jean Sleydan ; imprimée à Paris,
/n-H'^. puis en Anvers, par Jean Sceeirius, 1558^ & encore à
Paris , par Guillaume Julian , 1^62*.
Voy. LjlCbjoix. du Majmb, te les ooces.» m mhat Aiàclà , Tom. U ».
pug. 408.
SIMON GORLIER, Muficîea, aécritunLivre de Tabula-
ture de flûtes d'Allemand , imprimé à Lyon par lui-même j>.
i", 58. Plus , premier Livre de Tabulature d'Erpinettc , conte-
nant Motets, Fantâfies y Chanfons, Madrigales & Gaillardes ;.
imprimé à Lyon, m- 4". par ledit Gorlier , i^^o. Livre de
Tabulature de Guitcrne, imprimé de même. Livre de Tabuiaîure
de Cirtre, imprime de même. Livre de Muiicj^ue a cj^^uauc ou tmq,
parties, en cinq volumes , imprimé à Lyon.
SIMON GOULARD, de Senlys , a écrit en vers François,.
Imitations Chrétiennes; Odes douze. Suite des Imitations Chré-
tiennes , contenant deux Livres de Sonnets , le premier en a
cent , &ù le fccond quatre- vingt- dix- fept ; imprimées avec lc«
Poëmes Chrétiens de J3. de Montmeia , 1574. Sonnets Chré-
tiens, accommodas à la muiicjue d'OfUnJu liony & Bertrand,
k quatre parties , imprimés , &c. U a enrichi les (Èuvres morale»
& mêlée» de Plutaxque » de Pl^éfàces générales, de Sommaires
au commencement des Traîtà^ 6t d'Annotations en marge , qui
moncrenc Tartifice & la fuite des DîTcotirs de rAutcur ^ tmpn*
' mes avec lerdites (Euvres, infiL par François Eflicnhe , i ^ S 2.
Annotations fcrvant de Commentaire , fur la Semaine du Heur
du Berças, imprimées premièrement à Genève , in- 16, puis à
Paris , & in- 16, Deux Livres de Théodoric , Evêque de
(^yr, ancien Dodleur de l'Eglife, touchant la Providence de
Dieu, contre les Epicurcs & Athéiîles ; avec deux autres Livres
du même Auteur , l'un de k Providence Divine , l'autre dabut
BiBLiOT. Fran. Tom, y. Du Yard« Tom. 11 u Ooo
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474 SIM SIM
de la vie humaine & du dernier Jugement , impr. i/z-8". à Lyon,
Jean Lertonc , 1 578. La Chronique de Jean Carion, augmentc'e
par Phil. Mclanchthon & Gafpar Peucer, impr. en deux tomes,
in-Z'*, Hiftoire de Portugal , contenant les Èncreprifes , Navi-
gations & Gefte» mémorables des Fortugalois, tant en Sa
conquête des Indes Orientales par eux découvertes, qu'es guer-
res d'Afi'îque & autres exploits depuis l'an mil quatre cens
nonante-fix , jufques^à Tan mil cinq cens lèptante-huit , fous
Emanuel I , Jean III , &Sébailien I du nom } comprife en vingt
TJvres , dont les douze premiers font traduits du Latin de
Hiérome Oforius » £vêque de Sylves Algarve , les huit Aiivans
pris de Lopez de Caftanede & d'autres Hiftoires; avec un Dif-
cours d'j Traducteur , du fruit qu'on peut recueillir de la ledure
de cette Hiftoire i imprimée în-fol. par François Perrin , i i .
Les Devins, ou Commentaire des principales fortes de Divina-
tions ; diQingué en quinze Livres , traduits du Latin de Gafpar
Peucer; imprimés en Anvers, m-4''. i')84 *.
* Voy. La C n o i x du àLÂi»^, & les notes, an même Anide»
Tom. li , pag. 4 1 o c< fuiv.
STMON CRYNÉE * a écrit la Vie de Jean Ecolampade,
traduire de Lacm en François , & contenue en un Livre m-ié.
intitulé Hilloirc des Vies & Faits de trois excellents Perfonna-
gcs, imprimée à Lyon, par Jean Saugrain , 1561. Ccnfun,
♦ Simon Grinée, en Larin Cry n.tus ^ & en Allemand G^yn^rj naquit au
Village de Veringen ,en Suabe , en 1493 , enfcigna les langues &c les Belles-
Lettre* en ditfîfrentes Villes d'Allemagne, & fe fixa enfin à Bâle , où il laiflâ
des defcendans , ipk iê diftinguèrent dans la Répul>li<)ue des Lettres. Il nioi*>
rut à Bâle , le premier Aoftt 1)41. U a douw k pitmiète fidicioa de l'^/nM-
gcjlc de Ptolornée , en Grec.
SIMON DF HESDIN , Maître en Thc'ologie, Religieux
des Hofpitaners de faint Jean de Hiéruflilem , a tranflaté en vieil
kngage Françoiç, les fept premiers Livres de Valcre le Grand,
imprimés avec les Glofts dudit Tranflateur, à Lyon , rn-/o/. par
Matthieu Huiz, 1 4^ ^. y font ajoutés les trois derniers Livres,
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SIM S I M 47/
affavoif le huitième ^ neuvième & dixième du die Valere» de U
TxaiUlation de Nicolas de Goneflè » avec les Glqfes *.
*Vof» La Choix dv Maini» &ktaiotet, àrAtt. Nicolas obConhu»!»
Tom. II, pig.
SIMON DE MAILLÉ , Archevêque de Tours , a écrit
dévodettx f»ecit Difcours adrefflS an Peuple de Touraine, pour
Texhorter à Famour & crainte de Dieu , par la conlîdéracion de
la nort naturelle : firle Remède de ne tomber en Tèternelle» par
le moyen de l'Oraifon. Aufli la façon & manière que nous de-
vons tenir en priant j imprimé à Paris , in-i6, par P, THuilier,
1574. £x Lihris D. Baftlii , Archupijcopi Cafartat in Cappa-
docia , Concionts de vita & moribttS %^ Simconis Magîjhi ac
Logothetœ induflriâ feUBct , Lat'ina fada à Simone à ÂJ aille ,
j4n h. Turonenjî, gracè & laûnè } FariJUs , iit-8*», apud GuiL
Mordlium ^ i^^8
*Voy. La Croix ov Maims. tt les notes , an juime Aciide,Tora.lI,
SIMON DE MONTHIERS , Avocat au Parlement de
Rouen , a traduit élégamment les deux premiers Livres de Pau!
Aemyle, Chanoine de Notre Dame de Paris , de THiftoire de
France i imprimés in-^'*, à Paris , par Michel Varcofan , e ) $6.
SIMON DE MOURELLES , a écrit Lettres envoyées de
Vttorbe au Seigneur d*Arimi>aut , ion bon frère d'armes &
féal ami , contenant le voyage de Monlieur de Vaudcmonc:
«nfemble la Prife de Rome & les aflauts \ eUe donnés. Audi
les calamités dans icelte exercées par fes ennemis ^avec la more
de Charles, Duç de Bourbon & ladite prife \ imprimées îiv-S^
fans date & nom de lieu ni dlmprimear*
SIMON NERAULT, Doâeuren Théologie, a compofS
un Livre intitulé le Flagice de Pefte > trutant des fîgnes indi-
catifs de pefte , des caulb provocativcs d'icelle \ les moyens
pour empêcher Tes efTets & malice par voie naturelle & fpirin
Oooij
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47^ SIM S I M
nielle; de fa dilatation & du pouvoir qu'elle a d'infeâer; im-
primé à Poiriers in^^^. par Jaques Houcbet., 1 530 *,
, ^ Jmii 'fiodchet en pade, EpStae 74.
SIMON D£ PROVENCHIERES , Langrois , Médecin k
Sens , a traduit de Latin^ la Chirurgie de M. Jacques HolHer,
Doâeor-en Médecine de la Faculté de Paris, contenant quatorze
chapitres; imprimée àParis , m-i 6. par Charles Macé , 1 576. L»a
Chirurgie de Fcrnel , trandatcc de Latin èc enrichie de brièves
Annotations & d'une Méthode .Chirurgique par ledit Proven-
chieres; imprimée à Paris, ia-^i^. par Guillaume Chaudière ,
1579. Lettre envoyée h. M. Arnoul, Doyen de Sens, & grand
Vicaire du R. Cardinal de Pellevc , par Simon de Provenchie-
res , Médecin , failant mention d'un enfant confcrvc en la
matrice j par l!elî>aco £le vingt-huit iins imprimée à Lyon^
1582*.
* Voy. La Caoïx^su Maim£« Ç^les notes , «a mcm« Âc(ick« Tom. 11^
a>-ig. 415-
SIMON SYLVIUS, dit DE LA HAYE, Valet de Cham-
bre d'illullrc rniiceflc Marguerite de France , Roine de Navarre,
a traduit de Latin , le Commentaire de Marfile Ficin , Florentin,
fur le banquet d'Amour de Platon ; imjprimé.à'Poitiers,,
^ar JEnguilbeit de Marnef, 1556.
SIMON VALLAxMBERT , natif d^Avàlon , en la Duché
de Bourgogne., Médecin , a écrit Méditation de i'Orairon des
C hrcticns^ en profe , prifc xîu Livre de Pafque, dit autrcmtnc
le Trépas dti Fidèles; avec ^un "Sommaire difcours à la fin des
^principaux points dudit Pafque.; imprimée à Paris , în 8^. par
^GuerouId'Sibere , fans diite. £pitaphes de Monfêigneur le Doc
d'Orléans , en Latin ,'Grec François ; imprimées à Paris , rn-
8**. par Chreftien ^echel , 154^. De la Conduite du fait de
'Chirurgie, en 'proie, imprimée à Paris., ut2^* par'Vafcorsin,
1518. Cinq Livres de la manière de nourrir & gouverner les
ofcnéns dès leur naiflàncc: le , premier .contenant la nanièce. do
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SIM S I M 477
luex) choifîr une Nourrice : le deuxième , Tlndru^ion de la Sage-
femme des acconchées^ & de Ja Nourrice, au gouvernement de
.r£nânt nouveau né: le troificme , la manière de nourrir fii
gouverner i'Enfant avant que le fevrer : le quatrième, la ma-
nière de nourrir & gouverner TEnfant après qu'il cft fevrc : 1«
cinquième, la manière de guérir les mn!adies des Enfans; im-
primes à Poitiers , in-^^. par les de Marncfs & Bouchets , frere<;,
1565. De l'Obéiifancc qu'on doit à Jullice, & la Patience qu'il
•convient avoir quand on eft condamné à tort , Livre de Platon ,
intitulé Crito , tourné de Grec en François par ledit Vallam-
bert,*S<: imprimé à Paris, /n-B*^. par Olivici MaiUr d , 1542. Le ^
même Dialogue Criro a été auîTi traduit en François par Pierre
du Val, Evèque de Secs, jmprimé in-H^, par Vafcolan , 1 547.
Hifioria it vitâ & rébus gejiis M. T. Ciceronis M, fiUi à
Simone Vallamhtnc Baduo Avûîlonmfi^ AuSbn.; Parifiis , in-
.8^ apadSimanem CoUnaimy ^545. Simonis yaUambem Epi^
^grammatum Somnia , Lugdum^ in*S^ ûpud Theoh. Paganum»
SIMON YERREPÉ Manuel de rDaarotion , extrait d<y
Maints Rerca ^c tiodeurs» âc mis cn.tr.ès'^bcl ordre par Simoa
Verrepé » traduit de Latin en Fnmçob juur J. ,B. imprimé à
Xyon ^ w>nÇ. par Michel Jo ve , x < 73.
* Il eft appelé Simon Vtrrepk, Prfctre de BdflMm , p:.g. 1 \ € d«rla BiUioeJi,
-Sacrée do Giiillaiime Gazet. Aubert \ç Mire le nomme Simon Vereptus, Il
^écrivit des Livres de dcvorion , &c hr aurtî des Oavrap<;s de Grammaire. Son
Abrégé de la Gran^mauc de Deipàmeic tut fort eîlimé , & adopte, pour
l'inftruékion publique dans les Pays-Bas. Simon Vcrrepc fut quelque temps
Diredeur du Couvent du Thabor , à Malînes. C'ell \v.\ Ci .1 . ent de Châ-
Jioineilès de S. ÂU£u(Un. 11 en fur chalTc . diu-a^c iâs guerres dç ^çligion »
'& f« iBoîs-^JDuc , il nj>cuu;^c ci} HAX ^Ï/^' Méçhân* Toin. 1 ,
SIMpN'VIGOR, pfciîueremcnt Chanoine TOplogal dp
rKotreDame déjFaris, Cure de fÀint Paul en ladite ville, puis
^Prédicateur du Rpi ^^Evé^ucï à^ N«li^iuie> a icrie Or^^^i^
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47^ s I M SIM
funèbre par lui prononcée tux Obféques de très-haute PrinccfTe
Madame £Iizabeth de France , Ruine des Efpagnes , en VEghfe
notre Dame de Paris, le 25 Octobre 1 568, imprimée par Claude'
Fremy , audit an. Sermons & Prédications Chrétiennes & Ca-
tholiques pour tnii^ les jours du Carême & Ferie de Pâques,
recueillis fidèleinenc par un doélc Perfonnage, félon qu'elles ont
été prononcées à Paris en rEglife faint Eftienne du mont, par
ledit feu, de bonne mémoire, Vigor , revues par Maître Jean
Chrifli , Dodeur en k Faculté de Théologie , à Paris , Théo-
logal h Nantes, & imprimées à Paris , par Nicolas CheP-
neau , 1 5 77* Sermons ic Prédicatiôiis Chrétiennes du fzmt
Sacrement de TAutd » accommodées pour tous les jours des
Oâaves de la Féte-Dieu , recueillies de même , lèlon qu'elles
ont été par lui prononcées ^ imprimées à Paris , fii-8^. par Nie.
Chefiieauj 1579 *•
^ V07. La Croix i>o Maini t <fc les notes , an mhne Aiôcls , Tom. Il*
SIMPHÔRIËN CHAMPIER, aevalier, Doâeur Régent
en Médecine , en l'Univerfité de Pavie , Seigneur de laFaverge,
premier Médecin du Duc de Lorraine » a écrit * la Nef des
Princes , avec plufieurs Enièignemens profita.bIes à toutes ma«
nières de gens, pour connotcre à bien vivre & mourir; impri»
mée à Paris, in- 8**. par Michel le Noir, 1^15. La Déclaration
du Ciel & du monde & des merveilles de la terre , fituation ,
Pvoyaumcs &. Provinces d'icelle; imprimée de même. Le Doc^rt-
nal du Père de famille à Ton enfant, imprimé à Paris,
fans nom d'Imprimeur. Dialogue de la Cure du Phlegmon , oh
font introduits dcvifantPhlegmnniarroi , Philochirurgus & Mo-
téorus, imprimé à Lyon, tn-é''' par Pierre de fainte Lucie,
iàns date. Le Miroir des Apothicaires , auquel eft montré
comment îls errent communément en plufieurs lîmples niédéci^
nés, contre Pintention des Grecs & par hi Aufle intelligence des
Auteurs Arabes ^ lelquels ont fitlfifié' la Doârine* dei Grecs.
Plus las Lunettes des Chirurgiens : le tout in^rinié à Lyon , ifi^
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SIM S I M 479
8**. fans nom <î*Imprîmcur & fans date. Les Prophéties , Dus 6c
Varicinacions des Sibylles, tranflatées de Grec en Latin , par
Ladance Firmian, & mifes en rirtie Frani^oife par ledit Cham*
pier > avec G}mmencaires d*icelui Champier j dédiées à très«
illuftre Prificeflè Anne de France , Dacheflè de Bourbon &
d* Auvergne ; imprimées (ans nom d*Imprimeur ni dace.
La Vie & lés Gedes du preux •& vaîUanc Chevalier Giptcaine
Bayard , Dauphinois , cootenant plufieurs Viâoires par lui
faites ès règnes des Rois de France , Charles VIII , Louis XII,
& François i du nom, tant en Italie, Naples & Picardie, qu'au-
tres Pays & Régions; imprimée à Lyon & à Paris, 1/1-4^. Du
Royaume des Allobroges , dit long-temps après Bourgogne
ou Viennois , avec l'Antiquité & origine de l'ancienne Cité
Métropolitaine ôl primace des Alîohr(};::^cs Vicm^c lur le Rofne;
imprimé à Lyon , i«-8". fans date. Police lubfidiaire à celle
quafi infinie multitude de pauvres que la ville de Lyon nourrit ;
imprimée à Lyon, 153 1. La Nef des Dames vertucuiCi , vkc.
U a fait des Additions fur le Guidon en François , imprimées
ftveq^ledit Guidon ; imprimées à Lyon , par Conllancin Fradin, '
i)20« Voyez le Catalogue de fes (Eovies Latines qui font en
grand nombre en rËpitome de la BibliOtbique de Gefner , & en
notre fupplément.
^ Voy. t A Croix du Mainb, &: les noces» fttt ttioc Symphoricm Cram-
riER , Tom. II, pag. 417 & Aiiv. — Je citeiai îd l'Anecdote fuivaiue, qui
ie trouve Hans les Recueils de M. Falconct , quoiqu'elle n'ait qu'un rap-
forc iiidiïe<fl i Symphorien Champier : ** fialuze m'a dit que M. B^ihzani un
••jour lui fit voir une Edition Gothique d'nn Ouvrage de Symphorioir
M Champier, fur l'Hifloire de France , in-4*. ( fans doute celui q n 3 pour
•• titre le Triomphe de Louis XU ^ Lyon, 1509 , ) où il y a voit à la
m tèœ deux vers Latins , fiàrs à Toccaiion de la Ligue de Csunbfai contie le»
«Véninei»:
Fhr'shur itJjurfltis ^ rarfa; Tfr prats VMgsntti
Aritabic iioiutitr , prophûi rtmtuit putudes.
Dans cette Edition, il y avoit Coiiert^ ta lieu de Coluber. Belizani fit voir
le Uvfe, en 1 71 , temps de la guerre; de Hollande , i M. Colbert , tt voulue
lui faire regarder ces vers comme une prédtâion de ce qui arrivoit alors aux
HolUndoi»^ jnaiikMiaiftiej Iwwpe fcliide» n'en fi. point k dupe.
48o SOF SOF
SOFREY CALIGNON Maure des Requêtes du Roi de
Navarre , a écrit plufieurs Poëmeshon imprimés * ; lut en ayant
été tiré dès raabis une Saiyro k mol depuis baillée , icetle fera,
inférée ici tôue du long.
* Sofre^ eft une corruption 4u."onî d& Ccolfrldus , Abbé de S. iHerre de
Vermoût, en Angleterre , mort i Langres le 1 5 Septembre 71 <f. Vlndexé»-
De Thou dit So/ro! , l'Abbé Châtelain, Souffroi. On prononce apparemment
Soffrei en Dsuph:.' ( c'e!> h prononciation qu'on a retenue, comme U
meillcute.) Lt l'ttiidenc de Thou a Lut i cloge de Calignon , qu'il dit êtte
mort, dans facinquante-fepticme année, eni6û6 (à Paris). Il étoit Prcfidenc
à la Chambre de l'Edir de Grenoble , & Chancelier de Navarre. C'eft lui qui
travailla le plus à drefTer l'Ëdit de Nantes j la Satire q^'il fît contre les Dames»
ne fe trouve plus ciue dans du Verdiet. Elle n'eft pas omI verfifiée pour le-
temps. Il manque des vers en plils d'un endroit. Le P.. le Long , n**. 847} de
fa Bibitoth. mjlor. <U Frame , rapporte un Ouvrage mannfcrit de Calignon ,
& , n". 8111 , lui en attribue, par conjedure, un , imprmié ( 11 a pour liue
VH'^oire des chofis plus nmariptables «atmmts tn Fremet h aimées rjS 7, is9t
& ifSfi , par S. C.) en i j 90 , J« 8". Il rapporte auJTi , n°. 14109 , la rie de
Soffroi CiUlonon j pai: Gui- Aliatd, iari&» à Gsenoble «. ( M, oe la»
MoNNOY E ).
^heJour/iald' Henri Iff^Tom, lU, dit que " SoftVey Calignon, Chancelier
I» de Navarb, excellent eiprit en toar,mottruc Proreftanti jtf ans & quelques
n mois, i Pati», an mois dèSejptembre 1606 ». Il avoir commencé par etr*^
Miniftie, & attache au fervice ae M. de Lefdiguieres. 11 eut grande part i
la confiance d Henri IV, & dreffa TEdit do Nantes avec Jacques -Augufte.
de Thon UHiftorien. U' laifla an fib Confeiller an Parlement de Grenoble.
Dans un Mïnuff rit de ÏHtftoire de M. dè Thou , qui cft à la Bibliothèque
du Roi , on !''■ H".i(Ie7. loneno»; adfiirions fur la vie r!e Calignon , qu'on a miles,
eu notes , dans la I laduciioii i raiii,oiit; , a i.i tin du XXXVI' Livre de cette
Hiftoice. On y yoir que Calignon laifTa deux His , & que fa femme mourur
pende temps après lui. Il ctoir un des plus anciens^ dcsi l'.iç innmesamis de
M. de Thou. Le P. le Long xioU pas heureux dans fa conje<Ùure , quand il
antîbae i Calignon VHifivit des chofes remarquables ^ en ijSj, âôc. C*eft:
une des pièces le* plife vfDlèntès-en faveur des Guifes , contre Henri III. U
n'y a- même aucune apparence que ce foit l'Ouvrage de Calignon , 7c!r Pro-
telUnt, comme l'a remarqué M. de Fontette , dans fa nouvelle tditioa de ia.
B'éGMh» Sifior, dt la Prmi»; Tom. Il , pug. 331. La niéprire du P. le Long^^
iè retiDUve dans la nouvellq Edition du Catalogue dta HÎflorwis de Lengler,
Quant à l'Ouvrage manufcrit que \'i P. !e L on^^ attribue aniJî à Calignon ,il
a pour titre , Journal des Guerres jauci p^r rma^ois tic Bonne, Vue de Ixp
é(^iUresj.depiû^ JjJj»iMfyH*ea ,^gar ^offipft i^fiattffMi j Che^alur 4»
i
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s O F S O F 4S1
Na^'arre. W n'a point cd imprimé , & ÊiiToît aatrefôif prrit tll Mimwfn*'''*f
Colberc U eft aujourd'hui à la Bibliothèque du Aoi.
Le M^ris des Dunes. ,
SATYRE.
[ Trioh[ j c'eft un abus des hommes de mtrtâgé
De vouloir adoucir j par un doré langage ,
La rigueur d'une ingrate , & , d'un g^rniljhmyt
Lutjf prêcher doucement l'amoureuje maxy*
OndSà^ fnmethé^ dedans fa maht fiMk^
La femme patronna d*wie gluante argile;
L' argile s'fndurc'it aux rayons éthéres
D 'un midy bluettanc de mille traits dores ;
Et4d femme yqui tient de fa fatale fouroe «
Devient dure^ revefchej & crudU , & rebount»
Plus elle voie m acur brûler de 'pa£ûms ,
Et t' allumer au nu^ de fes perf^ons.
Itefiyrai que , du temps de la faifon dofti^ ,
L'on voyou la vertu /eukment adorée j
Que les Dieux habitaient en ce monde nouveau ^ ^
Qite t Amour ne pwuH fty trouffe» nyfiambeemî
Mais j fans faire feneir fa cruelle pointure ,
Se gttïdoit lihrfmem fous Jas loix de nature.
Jl efi yray j dis-jc ^ alors que la Mufe fsrvoit
D*efcort aux éunoureux , èf celuy qui favuk
, Découvrir doucement fa pajfi m enclnfe
En l'écoU d' Amour profitoït quelque ch»fe l
Meus, depuis que le temps , Jrm vol pré<^rité ^
De cefiècle premier feuilkt Vuuégnti^
Et qu'au Jîecle d'airain f avarice rauUléè
Altéra des humaina let poitrine foutlUe ,
Iji vcrtK i'tmota^ & ht troupe de* Viuae^
La foy , la piété s'éclipfa de nos yeux ,
£t^ dans le plus touffu des forets hériffées^
S'écarta le troupeau des Mufes offenses.
, Dn u!son'neUiifiif &la fucrée voix
Des Poètes ne put ^fous fes nombrufes loix ^
Fléchir la cruauté de ces rude* maîtrejfes , - ' ^
Qw ne tifpem pUt^^Jmen-A-nts trifie^.
Au Geu de proprement fa langue fe^onner^^
Il faut tant feukment avofr de ^uei donner^
Car U prix efi tn prix j & la fiScohe acérée
ZyAmmffJB^heàiujim-éntfe vwffi eufittte,
Bf BtxoTB. Fr A V. Tom, V, Vjird. Twil, nu P pp
s o F S O
Jlns ûu fond J^une haurji t Ou l'or" /t'r-welarU ^
J}aru les glus recamés j fa iumèrc rcptmi,
IMik tu hamccoru j de-là pnMat ramorce »
Et les phUtrésjeerug 4* /« Jterke force.
Qui charme , qui contraint , qui feule fait fentif
• jiux femmes l'éguillon de l'amoureux deftr.
LuUharitts ^Homhkim wmmant Cytherée ,
L'appellent feulement Cyprlne la dorée ,
Car dorés font fes traits , 6" doré fon flambteUi
Doréfon Cupidon, doré fon bandeau ,
Pour montrer qtie tttr/iiU ptut en la fantaifit
Delà femme engraver Vamoureufe furie.
Qui dit , pour sexcufer , que le Père des Dieux,
SmiU tn pluye d'or s'efl rendu précieux ,
Que /« prix d'un pr^^, d'une o ffrandt /koét*
Plus que l'affeclionj aux cé/ffhs agréer
Et que fi l'or fléchit fa libre volonté ,
Qit'élie approche en ceia de la Dbniùié,
Dans les champs amoureux où la vague jfiêeOlldA
Du Nil Egyptien fait déborder fin onde,
L*Jmage de Memnon , ouvrage indujlrieux ^.
Mavit d'éionnement les plus ingénieux.
Cette Idole ejl muette ^ & de lourde matière J
Mtùsfi tôt que Phébus , retraçant fa carrière j
Mmû fvrtHorifon, It touche 4e fes rai^^
L'Image dans le Ciel fait pénétrer Jk VêiX, , '
A cette Idole-là j'accompate la femme.
DécouvreT^-iuy cent fois le tourment de votre ame ^
Ver fer dix milie plem , faites mille fit^nx
j^cciifej fr ^cûure j mt'ri de vas dcfrs^
Prie\ , x iu/./'r rc- y elle fera muette^ ^
Déiaigiicufc u farouche k votre htaiMe te^uefiem-
Mais fi quelque joyau , dépouille du Levant, x
Quelque perle Enthrée, ou quelque diamant
Brille devant lesyatx de ces belles cruelles ' ,'
Fimsleivm^Mlerde'^vué^dkâ^' .
Aux eeuvres de Cyprïs facilement ployer .
£t faire en un hejhln office de prier.
Les Poètes />:cres ^ âom la gioire éternelle ,
S*tft fi.iy <: dans le Ciel une férue nouv^t^t
Dontfefprit agité d'une divine ardeur
De ce fepm trompeur çnt célébré l'honneur,. ■ ■
Divins X rares cerveaux , tréforiers de mémoire y
s OF
S O F
Qui , pour un peu d*hortneur j leurs biens tmt méfnfU j
iie fe virau jamais d'Amour favonj^s.
Témoin m'en fait celui qui facra fur la rive '-
De [on Loyre Angevin la pâliffante olive ,
Et cduy y qui , f. îbinx faup'ira fts ardeurs y
Que la Sorguc naquit du crïjlal de fes pleurs. •
Témoin le Voniomois, & nulle ornes gentilles ,
Qui y déployant les traits de leurs plumes fubÙltSf
De ces vaines beautés ont paré leurs écrits^
Si n'en ont à la fin remporté m^ris.
Il ejl vrayt mon Triol^j f«« uugàurs tnvnMieê .
Ne leur fait faire joug à l'amoureux fervÙÊ t
Et graaùtement les Dames quelquefois '
Z>'ivt pauvre Jirvitenr mit voulu faire choix, ' - ^ '
Mais tout ainfi qu'on wût nne ionve agitée
De la rage d'Amour , courir par la vallée j
Tantôt gagner le haut des coteaux henjfés j
Ores tracer les he&s de fenHes tapais .*
Une fuite de loups , d'une Importune vrcffc ^ "•- • ■•
La muguette , la fuit , la talonne & la prejfe
Par les bois ^ par les champs , pais enfin haraffés , ' -
Se couchent pareffiux , endormis & lajfés,
La rage bouillonnante en fa poitrine fière
Ne ta laijfe endormir^ nyeUler la paupière ^ '
Aau9cyemt ajfoupirhttt* iWfedeUi^i '*
Cho^ le plus hideux & Hffaume it tous ,
Affouv'tt jhn ardeur j & d'une urtade foaple " •
L'cveiiie, le careffe , & avec luy fe couple ;
jiinfi la femme ingrate s& fsi iwlr déf*^ '
A fcs perfeclions les ccturs facrifiés ,
De miUeJerviteurs que fa douceur attiré ,
Si elle aime par choix , elle choifit le pin,
Aujfttôt que V Avril de ma jeune feàjôm ■
La joué me frifa d'une blonde toifon ,
Quelque Dame connut unejecrette envie
D^ia ta dmi, mâftriene de ma vit,
NTaffi^ettit aux rM[ de fes perft^om.
Et déroba la clef de mes afffcHons.
J'avois pour concurrent un vieillard jroid&pâlc.
Qui jà tenait le pté tUins la-lkarque fatale ; | -
De Jhn œil cathemux d[fll!!oit un ruijfeau, » • ' ,
La roupie coulant lui glaçait le cerveau ^
Son anps éto 'u femblàble à une anatomie «
Son injage an taUtnn tttm €^hujgnpkl/is
4S4 ^' ^ F"
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. De fnUsfiUotmi^ & ftmblo'a j ainfi beau ,
Un fantaftic efpr'u échappé étta^tau^
Un fonge frénétic > une ombre folUaire,
Et le modèle vrai d'une affreuje chimère.
Payant devant mes yeux cette idole de mort j
Et mey dPénan eôujeime , gaillard & fort ,
Qui avais l'avantage , & qu! , fait en adrtffi^
Jloir en dextérité j ou force de jeuneffe ,
XitWe en ce métier ^ en tout le furpajfo 'is ,
Sinon qu'il avait plus d'écus que /« n*eam*»
Je pris opinion de voir favorifée
Mon attù^UfiàelU « & lafietme moquée :
Mais las ! tout au ftbowrs je nu vis mi^^i»
Et ce bel Adonis en mon lieu carejfé.
Je fus au dc'fefpoir, & ennuyé de vivre.
Pour a£ranchir l'efprit de Jon hôte délivre ,
^implorais le deftint& la Parque & le fort ^
Pour m'ôur de ce monde ^ & nu donner ut nUfg»
Mais er^n la faveur de quelque bon Génie
Dt etsMfins propos me vint fiamr Vmyt z
Xt^lî^rtpast vn ta atndition >
D'etrcjplus que les Dieux ^ vuide de pafjlon»
Ne Jfois-tu d'Apollon la peine infortunée^
Qd i vet^ant mkraffer la fille de Pénit >
Jeune ^ have Sf gentil j népoufa qu'un loofier jt
Et trempe dans le Ciel encore à marier f
Ht vois-tu eTautre part , fans égard de mérites^
i^'Erieine la belle , & l'une des Charités »
Epoufent à l'envi un forgeron boiteux ,
Jm hutte f la riféç & la fable des Dieux f
Ne ffals-tu, le malkenr é* èe Romain Jœonde ,
Qui de beauté parât la merveille du monde ?
N'e f^aïs-tu les erreurs du * Prince des Lombards t
Si les Dieux font fujcts à fembiahies ha-^ards ^
Si Us Reys vam etmmt cette horrafque dure ,
Es-ru plus que les Roys , fî!s atnci de nature ?
A tant fe teut le Dieu ,& ^ d'un vol incertain^
Me déroba Po^et de fon Idole vain.
Or, Triolsjj'enay vuqui, d'uteatttneÉnamètt»
Avaient Pefprit à gauche , & Vame traverfiire)^
Qui j valides de çaur^fe jouant de l'Amour,
Changent ék vdùntés Sx nùUefIds le jour.
Leur caur efi inconfiant > légère efi leurpeitf&ip
Commê untfpMmttH à toits ve/tt* ^ancésp
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Et qui s'en va tournant à volte du cerveau ,
Comme dedans les flots le débile rofeau.
Autant que le nuroirj dans /k gimu foRtj
Refoit d'imprejjlons j que notre fantaifie
Font errer & làj& nous montre au-dedans
. 1/ objet qui n'y efi pas j & trompe notre /èns j
Autant dans leurs efprits ces cervelles wlûgt*
Forgent d'affcclions , & figurent d'images ,
Qui naijfent & s'en vont, if renaiffeat aitifi
Vcmbf* dans k vàn d'an nùnir éUtûnei,
Tantôt vous les verre^ de vous ne faire eomptsi
Tantôt fe repentir ^ tantôt l'ire (es dompte^
Si de vos pajjions elles prennent puU ,
LamiAsdn^^qfionmahUeHt» amSâùé,
Comme le papillon j aux ai'cs étoiléeSy
Caché dejjous les lys aux robes étnaUlées^
Du jeune chajferot va décevant les pas ^
Quipenfe les taùfs &fine les tient j>as :
Le délicat enfant ^ d*une démarche folle ,
S'approche^ & étendant le papdion s'envole.
Ou eomme on veit pana- hors des efpics crefie^
Un liivre roy dément, fiénd* tous cofte^^t
Et tromper de fa fuite en courfes ondoyantes s
JDes lévriers décoi^lés les meutes aboyantes ^
QsifeîakntltarpmfadSt & futaqutmt des dêou,
N' 'arrachent que le poil j & remâchent lis vents j
Le lièvre gagne aux pieds plus vue qu'un tonnerre ^
Et les lévriers honteux donnent du ne\ en terre S
Ainfi OH voit les traits plmns de légèreté
Des Dames que je peins de cette (Qualité
Qui , après longuement avoir étéj'ervies «
Et de mUlafifets martyrije Us vies 9
Après avoir tiré plaifir de leur tourmsof^
Au lieu de leur donner enfin allégement ,
Au lieu d'avoir pitié de itur cerveau malade,
iyamtntr& ék marul»d^tmedimn trwadst
Se moquent de leur mal, & renvcyent ces fins^
Payés d'un je ne puis , oa d'an retirei^Otis»
Quand le Père Océan des cruches éfVU^U»
A coup fa débourder nùHê pm/êu netofdUs,
Et qu on va fitr les monts vaguer de toutes parts ^
Ply fur pfyj flots fur flots ^ Us orages épars ^
Deûtaim refléfiul és thtanmii mnce ,
Pwuduhoiiîmti.niayhripanrUjmtM*^
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S*acoJla de fa fcrrm: , & tous denx aux' yeux clos
Les pierres ont femu' j de leur mère les os ,
Des foliées cauioux , & dt majfe pejame
Les hommes font ijfus de nature confiMttt*
De-ià poujfé naquit fur l'orage marin
Afpre , rude j fans poids j gommeleufe & légère ,
Se trouva pow ce fmt la plus apte matière.
Il ejl vray que Jouvent ^ d'une feinte douceur t
Leur mielleux appdt attire notre coeur ^
Comme de lear odeur les Panthères attirent
Les fimples animaux , & après les déchirent ;
Ou comme le pefckeur , qui affeuble fa tête
De la peau d'une chèvre ^ ^ puis Ja ligne jette ,
Bout tirer amorcé i'Efcarc à tkamefon ,
Amoureux de la chèvre ,& le mettre en prlfons
Ainji le plus fouvent ces crtielles harpies
Mafquent leurs trahifons 4e mUU eumrtoijits ,
Semblables à la chèvre^ oMipic pt'dtes n*oik
Ky f.i k^rf't au menton, ny les cornes au front ;
Car c 'eji pour leur mary doru la cite s'appelle
Un Panaffe fourché k ta pointe fumeile.
Tu m! d:n:s j Triais ^ qu'il s'en peut rencontrer
Parmjf tant de milliers quelque douce à traiter^
Et Je coafeffenty par erreur de nature
Qu^on en pourroit trouver quelcune à l*advetttufe i
Mais j quand elle ferait un miroir de douceur^
Telle bonté ne peut appwter que malheur.
Riante dans Ntmière , R^h» , àu Pénélope ,
Dont l'une la Pkrygie arma contre l'Europe^
Et fil du fang Grégeois & du fang des Troymt
Par dix ans ondoyer les murs Neptuniens !
L'outres pomme tkomteur empreint dans le fifige»
JTit errer fon mary pendu dejfus l'orage^
Et fa flotter en mer y Vefpace de dix aas^
Sa èarqueKaaphragère j à faiandon des veuts»
Bref ^ TrioU^choSfis-la Pénélope y ou Hélène ^
Tu n'fn auras jamais que défaflre & que peine.
On du que les chevaux, qui refoulent après
La trace f«e U huve aura marché de frais ,
Prcndent des pajlurons la jointure étourdie y
Et tombent chancelons d'une chùte engourdie,
^ujfi l'homme ennobli d'un généreux efprit ,
Qui s'abandonne enproye à Ut femme qu'il fih^
Dev'mufot iffiupî^^ & ft^ amie ak^Ue^
s O P s O P 4»7
D'i/n etourdijjement enfin efi fuhvertk.
Si touicfoiSf Triais j la Dame que tu fers t
Four qui denûireauHt nt m'envoyas des vers ^
Eft honnête j gentUle , & belle , & bien apfr^e *
Et d'un pareil amour en amour favorife ,
Adore-la , fers-la , garde fo'igncufement
Le tréfor que le Gel mm donne rarement.
Mais f lorfque tu verras fon amour éventée
Se glacer peu-à-peu j qiùitc-moy ce Proihce ^
Lttijfe-moy edne ingrate & fi moèUîe/^
Et f «« ta voile Jtngle au port de liberté':
Si lu ne peux Jî lojl voir libre, depeffre'e ^.
' Du licol amoureux ton ame enchevejirée >
Implore le ftcours des neuf divines Setars ,
JEt trompe Jur le luth l'ennuy de tes ardeurs j, , î
Compofe-moy des vers qui te feront reluire
A la pqfiérité. S fais-tu pas que la lyre
A pouvoir d' adoucir la chaleur que tu fensf
Hé ! n* as-tu. jamais vu la gue'nfon étrange
Du Faucheur Tarentin^ piqué de la Phalange
Qtie te venin agite j & jiûlement le fin
De la mufique peut d^per ce poifon f
"Telles font Us chdnfons des lavantes puceUes j,
{^ui ciûu^cnt d'amour les vives ctmcciîcs.
Donques toy^ mon Triols^ qui as eu cet homunr
D'être aimé d^ Apollon, & d'être bon fonneur.
D'avoir vu mille ftÀs^ fous les tardes ferrées
Lu Mufes qui Uilhîent à cofles agrafées
ZyasHKrpSÛUhurdanfe J & en mille façons
Entonné les accens de leurs belles chanjons :■
Si Vénus envers toy ^ farouche cruelle,
ChaJfe~moy par les^ vers thamear ^ te marttiUi.
Malheureux efi l'ouvrier^ qui n'a ni le pouvoir^
Ny le moyen d*ufer de fon propre favoir. j
. SOPHOCLE *. Voy. Jean Awt. de Bayf.
♦ Sophocle , Pocte Tragiqnc crlcbre, né à Ath?neç ( d'autreç dlfer.t ; Co-
ISne, Boarg de L'Âttujae, dim nommé Sophile , Maître de Forge ) 45/5 ans
avant Jefus'Chrift , étoïc contemporain de P'criclès, avec lequel il commanda
les armées de ta Rcpablique, où il fe fi^ala dant f^ufieurs combats. Il con»-
pofa cent vingt-trois Tragédies j dont vingt-troi» remportèrent le prix. 11 ne
aotts lefte plus que fepc de ces Tragédies , que l'on regarde comme autant
cheM'œavtes. C«ft le plus éléeant , le plus noble Ae le pin accompli dèti
•iiciei»PojH«sTngiqiies.GdJedetts pikcf ^'Udlnioirte£li»>dtt'w«iîf«;
48» s O R S O R
à Colonne. Il la compofa dans un Ègt tti«-avancé , lorfque fesenfans préten-
doient qu'il n'éroit plus en ctnr de gouverner fes afFaires domeftiques, & le vou-
loiencÊùre interdite. Pour prouver que fon efprit nétoit point ttfbiWi , il l«
i l'aremblée de U République fon Œ£^ à Coiomu ; elle en fut enchanté» ,
Se conferva à cet heureux génie tous fes droits , que l'ivance de fes fils vou-
loir lui enlever. Valère Maxime ^ T iv. VIII . Chap. 8, nous dit auc Jophon ,
£is de Sophocle , fit mention, dam l Epitaphe de fou pète, de VŒmà
Colonne, comme de la plus belle produétion de Vefptit humain , cependant
Sophocle donnoit l.t prc'fcruiu-c .1 icn Jndgone, ^ ne vo-.iloit pa-î^qu'on dit
autre chofe, dans fou Eloge Funèbre, finon qu'il ctoit ï Auteur d' AMigonc
Ariftote , qui n'étoit pas volontieis de Yvns det tattei , donne b préférence
à V<Edipe Tyran, U mouiuC de joie, âgé de près de cent ni s de ce qo une
de fes pièces, qui avoit long-temps balancé les fuffragcs du l>ublic , lesavou
enfin cempoctés. 11 avoit eu les paflîons vives dans fa jeunefle i Valèie
.«Maxime en rappocte un trait, liv, IV, Chap. ? ; mais il aen corm , à
en juger par la réponfe qu'il fait fiiire au mcmc Sophocle , auquel on de-
mandoit h les plaifîr^ de l'amour lui étoient encore agréables à un âge de j 4
avancé : Dû meliora ^ inquitl lihenter enim ifttnc tanquam ex aiujuâ furiosd ^
minationeprofugi. — Svùdu parle d*on fécond Sophocle , Pocte Tragique .
petit fils (la premier, qui compofa quaOUMeTwgédie», fctempOttt buu toi»
le prix , il compofa aulfi des Elcgies.
SORDEL ftit Poëte Mantuan , qui furpaffa en Poëde Pro-
vençale, Calvc, Folquet de Marfeille , Lantranc Cygalle,
Perceval Doria, & autres Poètes Genevois, & Tufcans , qui,
toutefois pour la douceur de la langue Provençale, s*y font plu-
tôt dclcdés,qu'cn la leur propre maternelle. Ce Poëte fut homme
iludieux, & grand rechercheur de toutes chofcs. U a fâitplil-
fieurs Chanfons, non d*amour,car il ne s*en trouve tuciioe, mtîs
en Philofophic. Rcmond Bercnguier dernier Ai nom. Comte
de Provence , tn fes derniers jours , le prit à fon fcmcc , étant
de Pâge de quinze ans^ pour l'eicelleflce de fa Poëfie , & de tes
belles Inventions , atnfi que le Tcdte Kenre de Chaftcaurieuf,
•Poëte Prorttiçal II a M des Sjrrveniés en rime Provençale , &
ent'autres un , auquel 9 taxe & reprend tous les Princes de la
Chrétienté , fait en ibnae de Chant funèbre , fur la mort de
Blacas , OentUlioniBe Provençal » qui étoit aul^ Poète , &
commence ,
Piagneruol S en Blakas en aquejl leagier fou,
M cor triji, e irac , e ea ay i>ea Raion, ^
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s OR S O R 48^
En laquelle il dit que le dommsge de la mort de Blachas, eft
fi grand qu'il ne fait moyen pour le reftaurer , fors qu'en lai
^tant le cœur, en donner à manger premièrement à l'Empe-
reur, s'il veut vaincre les Mylannois ^ le Pape qui lui làic fi
mortelle guerre. Que fi le Roi de France en mange , recouvrera
Caftille , mais parce qu'il e(ï jeune , qu*il Ce garde bien que la
Roine, fa merc, ne le voye, attendu qu'il n*ore rien faire fans
ellCi Que le Roi d'Angleterre en mange tant qu'il voudra, pour
avoir meilleur courage à recouvrer les terres que le Roi de
France Jui occupe- Qu'il e(l befoin que le Roi de Çaflille en
mange pour deux , attendu qu'il avuic deux Royaumes, def-
quels il a perdu un, & qu'il mange du cœur à rcquoi , afin que
l'autre Roi ne lui donne baftonnades. Que le Roi d'Arragon en
peut manger, afin qu*il recouvre Thomieur qù'îl perdit k Milan,
& à Marfeille, lorfqu'il les voulut prendre par force. Que le
Roi de Navarre en mange à fuffilànce , attendu qu'il valoit plus
quand il ésott Comte , que ores qu'il eft fait Roi , afin que de
haut il ne tombe en bas. Qu'il eft befoin au Comte deToulooiè
d'en manger, fi tant eft qu'il aye /buvenance des terres qu'il
fouloit tenir, & de celles qu'il pnffcde ores. Finalement que le
Comte de Provence en mange , s'il a fouvenance quand il fut
déshérité de fon Royaume de Sicile, & des Vêpres Siciliennes ^
que s'il échappe de fes durs afJàuts, il fera befoin qu'il mange
du cœur pour le grand fais qu'il ioucicnt Ce Syruentez fut fait
peu après que Jean Prochite, vécu en haUt de Cordelicr, fiffla à
l'oreille des Princes , de mettre à mort tons les Frahçms étant
au Royaume de Sicile , en l'année taSi. Outre ces (Euvres , il
a laiffé par écrit un Traité intitulé Lou Progrès j c avanfiment
dds Rcys (Tjirragon en la Comtatdt Pravenfi^ en profe Pro-
vençale. Il a traduit La fi'u/mi dd Drech , de Latin en profc
Provençale , tous lefquels Traités furent mis en la Librairie du
Mon a (1ère de Laverne en Provence , ainfi que difcnc le Mongn
4es liles d'Or , & faint Cezari. . '
* Voy. JiAN DB Notre-Daui , CKap. 4^.
BiBwoTH. FaAH, Xoou f^.Dv VfiaD.ro0i. ///. Q q q
490 s O T SOT'
SOTADES *. Voyez Tes Sentences en celles des Poètes Grecs
Lyriques & Comiques, traduites par Gcofroy Linocier.
* Sorades naquit â Maronée , Ville de Thrace ( Marogna , dans fa Rom^
nie ). Il vécut environ i6o am avant l'Ère Chcccienne , ôc fut un Pocce
kicif » impudent , facîrique i l'excès , qrnique même dans fes exprelCbns, i
un poitu que l'on n'ofoic fe vanter d'avoir lu la pluparr de fes Écries. Il in-
venta une fone de vers ïambes rétrogrades, auxquels il donn:i fou nom , 6c
qu'on ctoii obligé de lire à rebours , pour eu comprendre ic km. Volaœttaa
{Aathnifoiog, Lib; XIX) cite pouc exemple ces deux veut
Scandere te fiût koe decus eximium^
En commençant par le (îernicr mot du Difliqne , on retrouve un atirre Dilli-
^ue , dont le fens eft tout contraire. Ën un mot Sotades fut l'Arétin de fon
•emps , mais on ne le craignit pas aotmc, & il n'eut pas une fin aafli tran*
Îuille , cas Ptotomée Philadelphe , contre lequel il «voit ole éadm» le-lk eo^
îrmec daiis.iiacoftre-.de pbmb» & jeter â la mer,.,
SPËRON SPERONE Les Dialogues de Mefnrc Spcro»
Sperone ^ Italien ^ traduits en François par Claude Gruger^
ffliprimés à Paris « chez VincencSercenas» 1)52»
* Voici ce qu'on lit dans l'Epitaphe de cet Auteur , i là Cathédrale de?
Padoue : Mejfcre Sperone Speroni deili Alvaroci Filofofo e Cavalier Paduano
aacque nel' 1 500 aÙi \ i Aprilc » mori nel 1588 d, ^ Gtugnû. Par confcquent
ILétoit dans fa quatre-vii^neuvième année. Il pvoiêfla la Philofophie dans
fa jeuneiïè, & fur enfuire employé dans les affaires publiques , où il fe dif-
tingua. Ses Ouvrages ne donnent pas une grande idée de fon érudition , mais
sis pcooveuc qu'il pofledoit bien la langue Italienne. Vitcorio RolC , dans
l'éloge <l*Octavio Pancirola, dit que Speroni ne lifoit que tes Livres les moîna
eftîmés & les moin^ connus , difanr pour raifon qu'il en tiroit ce qui lui plai-
lôir , pour inférer dans fes Ouvrages , fans que l'on s'en a|>pet^ût , au lieuque
•'il s'amttfoie à feuilleter les Auteurs célèbres , fes plagiats ièsoient «offit^
découverts. Ses Dialogues ont érc imprimés plufieuts fois. Parmi fes Difcours»
on en voir un fur l'obi ii^tion où font les mères d'allairer leurs cnfms , im-
primé k Milan , 1 6<J4 , //j-n. à la fuite du Dialogue DcHm. Cura tanugiuiie^
Voy. les Méndtes de Nicesoit » Tom. XXXIX.
Att Dialogue des^Langues, où font Entceparfeufr^ Bembo^
Laxare» le Gnirttfan , l'Ecolier» Lafcar « Feree.
[Las. Et pour cette caufe je vous dis que faimerois mieux favoir parter
comme faitoic G ioeion» que d'être le Pape Clément. Cour. Et moi je con-
MB beaucoup d'hommes qui ponc èa« médiocieiiieiic Seigpeur»» ièroieot
biyitizûO by GoOglc
^ O T - S O T 491
«onreni d'être mum. Je ne dis pourtant que |e foi» de ceux U ; mais }e db
iien, poifqac le défaut provient de mon peu d'efpric , que je ne vois point
pour (Quelle caufe l'homme puifTe à bon droit tant ex:îlr( r !a langue Grecque
aeLaane t^ue^ pour le défît de les favoit^ii doive mepulei ics mitres 6c cou-
ronnes: car s'il croie ainll , ce feroic plus grande dignité être le fommelier
ou cuiftnier de Dcmofthène , & de Ciceron , y\c d erre Empereur ou Pape.
Bém. Ne penl'ez pas que le Seigneur Lazare deiîre feulcaiejit lalajijgue Latine
de Ciceron «qui, i lui & aux autm Romains, écoit commune , aint avec le*
TTiors Latins , il en fouhaice l'éloquence & la fapience , qui à lui feulemeilC fi*-
xent oéculitres. Er lesquelles doivent erre de tant plus répiuces excellentes
parderTus toute digmtc mondaine » comme elles fautent par deifus la hauteur
«les Principautés , ou par fucceffion ou par femme , Ih où monte notre ame •
non point avec d'autres ailes que celles de Ton efprit & de fon induftrie. De
nia part je fais oeuau prixde ces grands Perfonnages , fi efl ce que je ne chan-
fou Ciceron j i la ftudieufe diligence duquel Rome fût plus obligée qu'aux
viâoires de CéCn. Et partant fat dit Ae dis encore que j'ai en plus grande
ef^imc 5c admiration la langue de Cicéion aue l'Empire d'Augufte. A cette
je parlerai maintenant des louanges ae cette langue , non tant pour
fatisnuse au defir de ce bon Gentilhomme , que pource que j'y fuis obligé j
mais lâ où vous êtes , cen*eft pas nûfon qu'un autre en parle devant vous, 8c
OUI feroit autrement , donncroir injure à la langue , & fi feroit nommé au-
dacieux. BEM. Pour plulieurs raifons , cet office de louer la langue Latine
vous eft dû, tant pour itre ordonné â l'enfeigner publiquement, que pource
que vous renez plus fon parti que moi , qui ne l'eftime pas tant que de vou-
P®*^ elle, déprifer le vulgaire Tufcan ; & , qui plus ell , je iie l'ai prc-
• j^" * Marquifat : au contraire vous l'avez mife au-delTus de l'Em-
pire de tout le monde îc'eft donc i vous i ta louer ; car , en ce fâifant, vous
ferez agréable à la langue , à laquelle & votre nom & votre renommée font
grandement tenus._ LAZ. Puifque vous le voulez , je l'exalterai , fous condi-
Î^Ss"!?"* P*^""** quant 5c quant blâmer le vulgaire, fans qu'il vous loiurne
afacnetie BEM. J'en fuiscontenr , pourvu oue la condition foit commune.
Se que , quand vous le blâmerez , je la puille défendre. COUR. Et, pour
ma part , je veux que , quand vous direz quelque chofe que je n'entendrai
pomt , en interrompant le propos , je puiflè vous prier de me l'éclaitcir. LAZ.
J'en fuis content, & , fans Êiire plus long proême, pour mon commencement
l^dis qu^encore que noits foyons , en beaucoup de manières, diflérens des
Mies brutes , fi eft-ce que U principale caufe qui nous éloigne d'elles , c'eft
quen parlant ëe écrivant , no» communiquons Tnn âTanixe nosaffèâions,
<:e que les bêtes ne peuvent faire. S'il eft donc ainfi «-celili-U qui mieux par-
lera & écrira , fera plus purifié du brutal. Par ce moyen , quiconque defire
«9» pacnitemenc homme , doit eu toutes fortes « étudier à te renclre parfait
491 s O T SOT
à bien parler Se écrire , Sc celui qui le poUffâ faire , à bonne ralfon fe nom-
mera tel entre les hommes que les hommes font entre les bêtes. Cette vertu
de bien parler & bien écrire » les Grecs & Latins fe la font quafi également
appcopciee : de-li vient que leuis langues font venues à tel point , que feules,
entre toures les au"res du monde , Te font par leur excellence aliénées des
baibares & des créatures irraifonnables} aulli , entre les Poctes vulgaires , il
B*y en a pas un féal qui , au jugement des doâes , fe puifTè appaseUler I
Vugile êc Hoflièn \ ni , enne 1k Oiateon , un i Démofthène , ooOcesMk
Louez, tant que vous voudrez, Pétrarque &c Bocace, fi n'aurez- vous la
iiardiellè de les égaler aux Antiques , ni, les faifaut inférieurs , les en appro-
cher de trop près : au contraire » vous les en ctouverea fi loin , que n'oieres
les nommtjr avec eux. Troiivera-t-oii en aucune autre langue un feul qui foie
leur pair ? Quant à moi , je ne fuis jamais C\ trifte , ou infortuné , que je ne
me fente tout réjoui, en lifant leurs vers & leurs oraifons. Tous autres plai»
firs , f^tes, feux , chanlbns 6c inftrumens ne me font rien au regard de cellui-
ci feul , pource que les autres font les recréations du corps , Se ccflui-ci eft
de l'ame : de-li vient que d'autant que l'intelled eft plus noble que le feo-
lîsel» de tant eft ta déteâation plus grande & agréable qve celle des aimées
COUR. Je crois bien ce que vous dites » & lois d'opinion que l'exœlleiw»
de quelque laneue rjue ce foit , ne doit être arguée , m blâmée de nul homme,
plutôt je crois , la nature des chofes étant décrite, avoir vertu d immuer le
corps ic l'efprit de qui les lit. fiEMB. Ce n'eft pas cela, ains la faconde e(t
feule ou principale occafîon de faire en nous ces mervtiilleux effets. Qu'il foie
vrai , lifez Vii^ile en langue vulgaire , Homère en Latin , & Boccace en
François , vous verrez qu'ih ne feront pas ces miracles. Le Seigneur Lazaifr
St vrai donc» quand il met ès langues la propriété de tels eœts , non pe»
qu'il prouve par cette Tienne raifon qu'on ne doive apprendre autre langui
2ue la Latine & la Grecque i car û notre langue n'eft pour le préfent douée
S fi nobles petibn nages , fi n*eft-il pas impomble qu'elle n'en ait quelquefei»
de peu moins excellens que Virgile & Homère. Je veux dire que foienr rels
en notre commune langue nue ces autres en Grec &: Larin. T AZ. T orfque
notre vulgaire aura fes Cicciuui , fes Virgiles , ics Hotncres ti>L les Uémof-
riiènes , adonc je la dirai digne d'être apprifc, commemainiienant le (bncl&
Grecque !.ï I rttine^ mais cela jamais n'adviendra , pourautant que la lan-
gue ne le peut foulFrir, étant barbare , & incapable de nombres ôc d&déco-
latîon , teUement que fi ces quatre-ci mêmes renaiHôient , & que , avec
Pefpritft la nitme induftrie qu'ils obfervoiene , en otantft po«ti/ane, il»,
venoîent à parler & écrire vulgairement , ils ne fe pourroient rendre digne»
de la louange qa'iLs ont. Ne voye^vous cette pauvre langue manquer en dé»
ctinaifbn de nom , les verbes fims conjugaifons 6c fans participes » 6c ùaut vor^
cune bonne propriété ? Et mériroiremenr, commeainH foit que j'aiâ enr',-nda
|iar ceux qui la fuivenr, que Ca propre pcrfeéiion confiftc en l'cloignement
4tt Latin , qui a toutes fes parties d'oraifon entières & parfaites ^ 6c quand
fauxds* fiuue de taitons, pont k Uâner ^ oe fienpienuef comneoceiiitiiK»
biyitizûO by GoOglc
SOT S.OT 49J
^uî eft de s'émanciper de la Latine, eft raifon affcz démontrant fa tk-prava-
uon. Quoi plus? Elle mf^nrre eit fa face avoir pris fon origine & fon accroif-
fement des Etrangers , 6c de (.eux ^'iincioileraenc qui firent plus d'ennui aux
Romains , à (avoir , des François Ôc des Ptovençaitt, desquels non-feulemcnc
nous font dérivés les noms, verbes & adverbes, mais encore l'Art Oratoire
Se Poétique. OTupetbe langage! Nommez-le comme vous voudrez, poucva
que vous le nommiez Italien } car il eft venu d*outre mer , 8c de de-Û hs AL-
fes» qui rcparertt l'Italie de la France. AnfC n*eft-ce point propremenc m
rançois à le glorifier qu'ils en foient les inventeurs & augmemateurs , ains
procède de ce que » depuis le dccUu de l'Empire de Rome , jufques à huv,
il n*eft venu en Italie aucune nation û barbare ae unt ptivée d'mimanice »
comme les Huns , les Goths, les Wandales& autres, qui , eu cuife de tro-
phées , n'y aient lai(!c quelque nom , ou quelque verbe, des plus cxcellens
qu'ils euflenr. Dirons-nous donc qu'en parlant vulgairement, il nous puille
^cre des Ciccrons &c des Virgilcs <f En bonne foi, fi cette langue croit,
d*crraiif:;LTe , f rire Homeftique de la Latine , tant s'en faur que je le confelfalîc ,
que mcme /enek diroispas» étant une indivife confulion de toutes les bar*
Iràries du monde. Je prie Dieu qu'en ce chaos il envoyé encore ià difcorde» .
pour réparer les termes l'un 4*avec rauixe , & les envoyer chacun en fa pro»
pre région , afin que finalement cette pauvre Italienne demeure en fon pre-
mier idiome , par lequel ne fut moins révérée des autres Provinces, que
crainte pour fes armes. J'ai bien peu lu en ces tertres vulgaires , & fi me fem*
ble avoir afiêz gagné en la perte dételle étude, pource qu'il eft meilleur le»
ignorer que les (avoir, Se lî vous dis plus que toutes les fois que, par moa
malheur, je les ai vues , autant de fois ai- je eu moinnême pleuré nott»
misive, peitlânt en moi quelle jadis fur notre langue , Se quelle eft xaaii»» -
tenant celle pat laquelle nous parlons &: écrivons. Er puis nous ne verron»
jamais des Virgiies & Ciccrons Tufcaus. Vrai eft que Mores & Turcs peu-
vent bien avoir en leur langue de tela Ciccrons & Vîijgîles zpoucce, le di»»
fe , que , parlant une fois à un mien ami » qui eucendoïc fort bien la langue
Arabefque, if me dit qu'Avîncenne avoit compofé beaucoup d'oeuvres , que
l'on leconnoilfoit fiennes, non tant pour l'invention qui y ctoit , que pour
Ion ftyle , avec lequel il Daffoit de oien loin tous lés autres qui ccrivoîenc
en cerre langue, excepté (eulemenr celui de l'Alcoran. Parainfi donc, comme
par quelque raifon , Avicenne feroit nommé le Cicéton des Arabes. Je con-
ièflè devoir venir , voire que plutôt eft déjà né , êi peut-être mort,^notre vul-
gaire Virgile i mais je dis, Je à bonne caufe, qœ tel Virgile eft-un Virgile
peint , Se que le bon &: vrai Virgile que l'homme ( en iaifiant les chofes inu-
tiles à part) devtoit embtalfer , c'eft celui qui a la langue Latine , comme
Homère a la Grecque. Si donc nous fù£on$ autremenr, nous ibmmes de
rion que les Ultramoncains , lefquels exaltent Se révèrent entière-
ment notre langue Latine , s'y emploviinr de tout leur efprit, lequel , s'il
étoit tel en eux que le defu , je me fais certain que la traiice (Se l'Allemagne
yroduiroiem force Vigiles» £( nom » qiii lai buaam indigène* » pu I»
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coulpe de notre pen <Ie fugemenr, & I notre vergc^ne, de tant Ibmmes*
nous loin de l'honorer , que nous cherchons par rous moyens , cv"rn-!Tn«
gens iéditieux , de la clulfcr de Ton pays , Ôc en fon lieu y tneccte ceite-cy »
ae laquelle (pour ne dire pis ) le pays & le nom font inconnas. COURT* Il
me femble. Seigneur Ltusaie, que vos raifons tendent à fin de faire qu'on ne
parle jamais vulgairement , ce qui ne fe p;uc faire , finon que l'on édiHir une
nouvelle Ville, où ne demeuraifenc que Gens Lettrés , 6c où l'on ne parlât
que Latin ; car» en Boulogne , qui ne parlèrent de langage commun , ne lëfott
point entendu , <?c fcmbleroit erre un pèlerin contreraifant , fans propos > le
Cicôron entre les Aitifins. I.AZ, Au contraire , je veux que comme, aux
gtemers des riches, il y a du grain de toute forte, comme orge, mil, fro-
ment, «Toine , 8c antres fortes de bleds , de partie defqueu les hommes
mangent, ?c d'autre partie les bîces du logis , aulll que Ton parle diverfe-
ment ores Latin Se ores vulgaire , où ^ quand il en ei\ befoin. Si rhomme
va en lieu public , on aux vulages , ou s'il e(l en fa maifon avec le commun ,
avec fes voifins, ou fes ferviteurs , qu'il parle fon vulgaire. Se non autre-
ment; mais aux Ecoles de doârine , entre les S.ivans , la où nous pouvons Sc
devons être hommes , que nos propos foient humains , c'eft-à-dire , Latins.
Autant en foit-il de l'écritore , laquelle fera tendue vulgaire par la néceflité ,
& Latine par les chofes d'éleâion , mèmemenc quand nous écrirons quel-
que chofe pour l'honneur , que difficilement nous peut donner la langue qui
eft ncc a pris croilTance avec notre calamité , ôc qui ucaninoins le con-
ferve à notre ruine. BEMB. Vous accufez trop âprement cette innocente
langue , qui femble vous être plus en haine , que vous n'aimez 'i î irine&
la Grecque , tellement qu'au lieu que nous avez promis de loiici pnncipa'
lement ces deux , & quelquefois , avenant le cas , vitupérer laTufcane , vous
aMx fait tout le contraire ; car vous n'avez loué les «feux , combien qu'ayez
âprement blafonné cefte-cy , voire à grand tort , vu qu'elle n'efl point Ci
barbare , ni tant pauvre de nombre & d'harmonie que vous nous l'avez dé-
peinte. Et ponttani fi ion ort^ne fut an commen^menr barbare , feia-r-elle
point par la longueur de quatre ou cinq cens ans devenue habitante d'Italie ?
Si fera fi iuitremenr les Romains même, qui , après être chalTcs de Phrygie,
vinrent habiter ce pays , eulfent etc barbares , ôc leurs jerfonnes , leurs
mours 8c leur langue feroient barbares. La France , ritalie-, b.Gc^, Sc
toute autre province , pour douce & humaine qu'elle foit, pourroit erre nom-
mée barbare , fi l'origine des choies ctoit fuffafante pour leur donner cene
vilûne dénomînanon. Je confeflê donc notre langue matenaêUe ttn un cer-
tain raflêmblenient non confus , ains réclé de pliiiieurs 8c divetfes voix»
nom* 5f verbes , ik antres parties d'oraifon , lefquelles au commencement
furent femées en halte par ccranges& diverfes nations , Sc puis par la douce
& artificielle diligence de nos prédéceflëurs , nnnaflZes en un fon , une fermo
êc un ordre tellement compolé , qu*îl$ en forgèrent cette langue , qui main-
tenant nous c(ï propre , Sc non d'iiUfn , imirant en cela notre mère Nature,
laquelle, avec les quatre Elcmcus , fort divers entr'eux pour leur qualité ^
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SOT S O T 4M
îeur a/Cctte, nous a fairs 5c formes pîus parfaits & plus nobles , que ne
font les Eîemciis mêmes. Péri uadez - vous , Seigneur Lazare , que vous
>o)cz 1 empire , la dignité , les riche^Tes , le* doctrines , & finalement les
hommes en la puidance des écraneecs , enforie que ce foie quafi chofe im*
polfible de les en tirer. Voyant tcUe chofe , ne voudnez-vous point vivre ,
communiquer ) étudier^ m parlée, vous, m vos ensuis î Ou li plutôt , en
lailTant toute chofe au loin , vous poiletiez Latin > ou bien en telle manièn»
que ceux en la puidance defquels vous feriez eombé ne vous puflent cnten^
dre , ou fi vous parleriez , enforte que chacun vou5 enrendît & fit réponfe.
il a donc quelquefois été force en Italie de parler vulgairement j mais , par
Incceffion'Ai temps ( comme Ton die en ptovecbe ) Ijiomme a fait de né-
eeffité vertu , donnant par les Italiens art Se indultrie i leur langue ^ car ^
comme au commencement du montre îes homme? Te dcfendoient cie<; hc-res
fauyages, en les tuyant , quelquctoii les maut Iculcment , <ïc marntenaiic
paflàne plna outre pour notre pcofic& hoa|ieiir, en figne de domination v
nous fununcs vctus de tcurs |>eaux:aullî au commencement nous parlions'
langage vulgaire , atîn feulement d'être enteniJus de ceux qui dominoient»
ÔC à cette heure nous parlons & écrivons vulg. m ement pour k mémoise d*
0Otte nom. Je ne nie pas toutefois- qu'il ne fut meilleur de parier Latin ,
mab Cl eft-ce qu'il eûtctc meilleur que les Etrangers n'eufTenr pris , ne détruit
Htalie, & que lEmpire du Rome eût toujours duré. Qu'ell-il donc défaire»,
étant attttemenr advenu ? Voabns-nons demenier muets , & ne parler
qa'd ce que Ciccron & Virgile renairtenc? U eft certain que les logis, les
temples , les delTins , m h ^ difîces modernes , ni pareillement les portraits
que l'on fait ès métaux, marbres, «2c autres choies, ne font compataolcs aux
antiques i devons-nous pourtant demeurer dans le bois ? Ne devons-nous ni
bâtir , ni peindre , ni enç;r!ivcr , ni encore facriher à Dieu, ni l'adorer? Sei-
gneur Lazaie , mon ami , il fufKt à l'homme de faire ce qu'il peut, fedoit
contenter de Ces £»fce$. Je confeille donc Ôc admoneile chacun d'apprendr»
les langues Grecque & Larine , les embralfer, pour, avec l'aide d'icelles»
étudier 1 fc faire immortel; mais Dieu n'a. pas donné à tons rj^^.lement l'ef-
prit Se le temps de ce faire. Je vous dirai plus j tel peut être a qui ni nature»,
ni rindnftrie ne défûllent t ce néanmoins » par ti toree des Planète», il fera,
plus enclin en un mîme fujet 5c en une matière à mieux écrire & parler Ton
vulgaire que Latin. Que doir fitre celui ! î ' Qu'il ne foit ainfî , prenez les
Œuvres Latines de Pétrarque oc ac Bocace,(îc les appareillez à leur vulgaire,
VOQSlttgetezquTil n'en e(b point de pires en Latin , ni de meiltenies en Tu£^
can. Donc , pour rcfolution , je vous confeille , Seigneur Lazare , que vous
écriviez & parliez. Latin> comme celui qui mieux y parle & écrit qu'en vul-
«ûe. Ec i vous mon. Gèntîlfaomme , a qui , ou la fuite de U«Gour , om
nacKnarioo de-vocse naiflànce eontraint.de ùâm autrement», je vous, dènner
antre confeil , pource que , fi vouf me'croyez , non-feulement vous ne vîvrer
point fans honneur , mais encore de tant plus exalté , quand mieux vou»
|criiez.â5 parknsK bion.Xu£can. A. tout lenmiiitt tel Ûaz-mat encEeIe«uHf
49^ SOT S O T
mun. An conrrairc , fi vous écrivez parlez mal Lactn , vous f?rez en vîl
prix , tant entre les incioâiesque lesfavans.Que réloqueiice donc du Seigneur
Laïaip ne vous perfuade point plutôt à devenir muet , qu'à ne compoust M
vulgaire ; car la ptoCt , aufli-bien c^ue les vers de notre moderne langue , n*s
en quelques fujcrç non giicre moms de nombres , n'c-ll guère moinî ca-
pable d otuemens que la Grecque , ou Latine : les vers ont leurs pieds , leurs
coaleurs 9c leacs nombres ; la profe fa Haidité d'onufon , fes figures Se (es
éloquences de parler, fes répétitîont, fes diverfitcs , fes complexions &
autres telles propriétés , au moyen defquelles il n'y a peui-ître pas tel éloi-
gnexnenc & contrariété des langues , comme vous croyez , pource que , fi les
mots {ont différens » TardSce de les compofer 8e aecoâcrer eft pareille en la
Tufcane qu'en la Latine. Si le Seigneur Lazare me nioit telle cnofe , je lui
^manderois d'où proccderoit cela , que les Nouvelles Bocace ne fonc
fontes également belles , ni les Sonnets de Pétrarque ne font au(fi tous pai'*
ùks, Ceft chofe cenaine qu'il lui feroic force de dite que nulle orai(o»»
ou rime , en Tufcan, ne feroit plus ou moins belle l'une qne Tautre, & pac
conféaueni Scrapliin , égal i Pétrarque j ou bien il confeiferoic qu'il fe uouve
entce les oompofitions vulgaires aucunes plus ou moins élégantes fie ornée*
3ue les antres, ce qui ne ù pourroit faire, Celles étoient du tout frutfarces
e l'Art Oratoire & Poétique. LÂZ. J'ai nie que la moderne langue ait nom-
bre, dccoratiott, ni confonance, & fi le nie encore , non par exucnence que
fen ajre , ains par raifon^; car Thonime qui ne faura quec'eft ae fonner du
tambourin , ni de la trompette , en l'oyant fonner une fois , le peu de plaific
qu'il y prendra, lui fera juger tels inftrumens n'erre projpres pour faire mu-
«quc , ou fonner un bai. Aulîî quand par moi-mcme j écoute & fonne ces
mots valgûres par chacun de leur fon lepacé de l'arc , fans que fe lesdifpole
«urrement, je peux aifémenr comprendre quel plaifir ils peuvent amener aux
oreilles de ceux qui écouteur les profes & les rimes qui en fonc faites. Vrai
eft que chacun n'a pas ce jugement, ains feulement ceux aiû font accoutumés
de baller an fon des luths Se violons. U me fouvieni qu'enuir un jour à Ve-
nife,où étoient arrivés quelques navires de Turcs, j'ouys on la moyenne
d'icelles un bimt de plufieurs inftrumens î mais , de ma vie, je n ouys , que je
fâche , un fon plus déplatfant tc ennuyeux , 8e toutefois ceux qui noient
ufitcs à la douceur & délices d'Italie, trouvoient que c'ctoit une fronce mu-
bourîns, ou plutôt de arquehufes ôc fauconneaux , qui étourdit le cerveau,
eniôrce cju'il n'eft plus capable de cscevoit contentement dos autres plus
délicats inftnimens, ni s'en aider. Pour eette caufe , celui qui n*a le temps ,
ou le pouvoir de fonner î» luths & violons de la Latine , fe doit plutôt tenir
oifit, que mettre la main aux tambours & cloches communes, prenant l'exem-
ple de Pallas, laquelle , pour ne fe contrefaire la face , en jouant de U flûte
f tt'elle avoix inventée . la jecta ay loin , & lui fut plus louable Téloigner de
Sol m
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SOT S O T 45»7
ftl , ti9 ^giMRt l'approcher f» boadié , <)u'U M Ai> ptfoliubSvè'MaAfiivU
feclMilUr Se foiuier,car il en perdir ta' p«âà. A-^è ^ i^dus dkw^^Ktotffti*
gneur , que nos premiers Tufcans furertt don train rs de parler nirifi , pour ne
EaiFer leur vie en lîlence , & que nous , leurs fucceifeurs , avons ùu vertu ci«
i feree d'antrait fe 1» coafeflë , naii ttm violence donne beaninup plot
gratT-^c jrloire â autrui , qu'elle ne nous amène de vertu. Ce fut honneur à nof
prédëceireuts d'être fages en kur misère j niai* ce nous hl ime & injure ,
maintenant que nous tommes Ubret , de recevoir &: conlecvcr longueincm le
perpétuel témoignage de ilocre vergogne , ATifttit-AîBkHneMt le Murrir, ains
aulli le décorer , vu que cette viiluaire lan^^ue n'eft autre chofe qu'un indice
• démonftraiif de lafetvitnde des Italiens. Ùnelois la Républiqbt> de Vetufe»
menant guerre, A; lui dé£dUant deniers pour pajrer les Soldât^, les VeAitiAtii
{ comme Vittt dit ) fiitoilt fiûre grande quantité de ilionnoie d& cuii' , Coi/géê-
au coin de 5. Marc, 8c avec cela fonrinr-^nr h (^nerre , & furent viélorieuXi
Ce leur fut grande fapience de faire amli j toutefois Ci , en temps de paix , ila
eullènc donné coon i cette monnoie > M tft^&llDMt de foilr eft ^MiMWi belltf
S: de meilleur cuir , telle fapience eût été convertie en avaticè. Or çi » 0
quelqu'un , par le mcpriç qu'il feroit d'or 5c J'nrf^enr , faifoit tréfor de cuir,
ne feroit-il point toi: Cela cil certain que oui. A nous auttes donc, iquielb
défailli le tréfor Latin, notre calamité a fait prévoyance de vulgaire mon-
novc , 1 1 q ienc encore nous a été befoin de dépenfer avec le coiiimiin peuple^
qui n'eu connoîi point d'aaire ^ mais venant le temps de recouvrer nos ri"
cneflèa perdaes, u confervons^nous encore ce vulgaire , & dahsies feewtsdo
» notre tme» oà nom foulions fetrer l'or & l'argent <lc R > ne , nous donnons
lieu aux reliques de toute la batbarie univcrfclle. COUH. U me femble ,
Seigneur Lazare , que cela n'eft Dour louer ta langue Latine , ni vitupérer la
vulgaire , c'eft- ptuiAi lamenter la ruine dltalie , chofe aoffi peu â frapoâ
que profitable , & , quipis eft, vous n'en parlez point volontiers. LAZ.Vouj
eft-ifavis que le blâme de cette !snn;iie fou petit, quand je ronjoins (amùf-
fance à la ii;ihu£lion de rEmpirc- v3c da nom Latin, ôc l'on accroiHèment aU
défaut de notre efprit ? Pour me faire plaifir , VOUS ne me donneras looanBe
en cette forrc. COUR. Cela me femble plus mervcnie qnc hWmh , car cène •
chofe doit être grande , de laquelle l'homme ne peut parler , en taifant la
mine de Rome , qui fut le chef du monde. Qu'il Ibit vrai : prenons le cas
que , non les Etrangers , mais les Grecs l'aient détruite» 8c que toujours de-
puis les Italiens aient parlé Athénien , dépriferez - vous pourtant h langue
Attique , pour être conjointe à notre fervitude } LAZ. S'il fut ainfi advenu»
l'Italie eût plutftt éré réfermée oue gitée , & , pour cette eanft > tant s*en
faut que J'eulTe blâmé la ruine de l'Empire , qu'au contraire j'euffe loué Dieu
de l'avoir voulu orner de lanf^aoe convenil^lc à fa dignité, COUR. Eft ce
donc plus grand dommage d'avoir perdu la langue que U liberté? LAZ. Oui
vraiment, d'autant qu'en quelque éut que foit l'homme, foit franc ou ferf,
il eft toujours homme , & lî ne dure point plus que l'Iiomine ; mais la langue
BiBUOTH f Tome K. Un Vxrd. Taau Jii» K r r
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4^8 s O T SOT
Ijatine à poutoirde 6ift Us hommes Dieux , & , de mortels que nous fom»
mes , immortels par renommée. Qu'ainfi foit , l'Empire de Rome qui s'écoic
étendu pac-tout ell pàii.» ce néamuoins la inéii)oice de fa grandeur , coa-
ÎTervée èt Hiftoires de SUlafte êc Tite'IiTe » 4ttnra i coofour*. Antam s'en
peutîl diiede l'Lmpire, Sr 4e la langue des Gfeci* COUR. Je cwa tfM cette
vertu , de rendre L . hr^mmes mémorables , ne procède de ces Hiftoîres Grec-
ques ÔC LAtines y pour être Grecques ^ Latines , aiiis pource que ce font Hif-
totfes fimptemenc , lefqoelles , en quelqqg propriété (qu'elles foienc écdtee t
font. toujours témoins du temps , lumières de la vérité , vie de la mémoire»
maîtrcfles de la vie d aurrui , Se renouvcllemenc de l'Antiquité. LAZ. 11 cft
vrai que cette vertu n'eil point pour la propriccc de l'Hilloirc Grecque ou La-
tine» ni qu'une ancre langi» n'en fuie participante ; aufli toutes les Hilloint
Grecques & Latines n'ont pas eu tel |nivi!Lc;c feulement ; ccUes-li l'ont eu,
qui ont été attiiîcicllement compofces par quelques cloqueus hommes , écaiu
ces deas langues en leur perfeAion. COUR. Encore n^tends-je point hiea
en quoi conlifte la fuavite de la langue» fc des paroles Latines , Ac I ennajeux
batbarifme des vulgair s. Pirquoi , en vous confeïïànt librement mon isno-
xance , je dis que grande quantité de noms 6c de participes Latins , avecleoc
étrange prononcianon » me fonnem le plus fouvent en la (2te un fe ne fab
quel Tîcneux fiergamafque : aufli font quelques temps des verbes , lefquels
rudes fons , s'il s'en rrouvoit des pareils en vuli^aire , on ne daigncroir pro-
férer en notre Cour. LAZA. Je vous avertis, aïoii Gentilhomme , que la
eonfiftorialc aatorité n'eft noinc juge compctant du (on Se des accens de la
langue Latine, & partant fi quelquefois la langue Latine femble tenir du
Bergamalque » fi n'cIVce pas à dire qu'elle le foie» & lî ne devez plus vous
^merveUler de tel jugement, puifque vousavezln en Ovide» que le Roi Midas
donna plus de louanee au bruiffement des cannes de Pan » qtt*4 la douce mé-
lodie de la Harpe d'Apollon. COUR. Bien donc , je fuis content de confeffer
tpCen cel cas mes oreilles font plutôt alinines que humaines, pourvu que
TOUS me diâez pour queflecaufevous appelés Mufîqoe de Harquebulës » les
nombres Si le; confonances des oraifons îc vers de notre langue , vu que nos
Muficiens (à iaprofeflîon dorqnel? Tbarmonie efi: fu jette ) font peu ibuvenc
de Chanfons , ou Motets , que la iectie n'en ioit ou un Sonnet, ou une Chan-
ton vulgaire. Cela me donne évidente conjeâure que nos vers font d'eux-
mcmes pleins de mélodie. LAZ. L'harmonie mudcale , & celîe des profes
£c vers» a'eil pas (comme peut-être vous penfex ) une même chofe : il y a
scande didKieace » 6c fâchez que l'on fût auifi-biMi de la mufique fur un
Kyrie t ou an SanSks j comme fur mots vulgaiies » 8e » de cette harmonie ,
route oreille en général peut faire jugement ; car, to«t aînfi que la faveur
eft en la bouche » les couleurs aux yeux , & les odeurs au nez, ajilli eH le fou
aux oreilles , lerquelles» deleiir naturel, 9c (ans aucune étude , peuvent^-
cilement difccmer l'agréable du mal plaifant. Mais les nombres & l'harmo-
nie desoraiions 5r des vers T itins n'en autre cliofe qu'une nrrifîcîelle difpo-
iltioa de , par ic^^ l^lkbes deiq^ueis , ieion la bxicvcic » ou longueur
biyitizûO by GoOglc
SOT S O- T 49?
d'iceux , nailTent auainï nombres ï que nous appelons pieds , moyennant
lefquels le vers, ou i orairon, chemine par tnefure , du comnmncement juf-
qu à la fin. Et font ces |^ds de dtveifes jnaaières , fàiiânt leurs pas lonss 8C'
coures , pefans Se foudains , chacim è ià mode. C'eil un bel arc de les ailcm-
bler , en force qu'ils ne difcordent point, ains que l'un ik l'autre .S»: tous en»,
fcmble foienc conformes au fujet j car aucuns pieds font pcculiets a aucunes
madères » parmi lefquels aucuns meilleurs , anatns pires s'accompagnent en
leur voyage ; &r quand quelqu'un d'aventure les y conjoint, fans avoir égard
à la nature d'iceux ôc des chofes dont il veut parier , l'es vers Hc fes oraifons.
aatflènt boiteux» on ne les devroit point nourrir. Par ainû les ofeiltes comf
mîmes ne ibnt capables de cette bonne mélodie , ni des autres curromj^ues
ne fe peuvent ou doivent former les termes de la langue vulgaire. Et s'il ctoic
ainli , qqe l'homme , en faiiant ion oraifon, nefe fouvint , ou ne fe fouciâc
mdesipondéM>mdesdaâiles,atdestn»chéM,niattl&ii»anape
pour conclulîon , de nulle fimae de pieds , d'où procède U fègl» de l'oraifon,
je ne pourroi? dire pour quelle caufe la profe eu fu jette aux nombres. Cer-
Uincmeuc cette nouvelle bcte de vulgaire profe , ou elle eft iaiis pieds ôc
gUlIânte comme une coulenvre , ou elle a ceux qiû , en leur efpèce , fonc
contraires à la Grecque & Latine. Par conféqucnt , on ne devroit faire
fcience , ni art, d'un tel animal , qui eft comme un monltre de nature» &
venu contre la coutume & intention de tout bon entendement. Toutefois je
confelTeque les vers, formés de onze fyllabes , ne femblent pas ctreprivés
de quantité , pourcequc îà les Tyllabes ont leur Heu, &: font leur office de
pieds f mais de ceux que l'on fait, à la vobnté , btiets & longs , je ne dirois
jamais que leur fe&ct«rflkt droit, (inon que Monfeigneur Bembodit les rimeri
être l'appui des vers qui les fouiiennent , & les font cheminer droit , ce qui
ne me lembic pourtant véritable -, car j'ai oui dire que les rimes font plutôt
les chaînes du Sonnet, ou de la Chanfon , qu'elles ne font leurs pieds, ou
leurs mains. Or fuis-je eoocenc que Ton ctife que j'ai d'une certaine brié«
veré , eu égard i ce qui s'en pourroit dire , combien qu'il y en ait affez pour
le relped de votre requête , & peut-ctre trop pour la prcfence de Monfei-
gneur , oui connok mieux que moi la dcfeduolué de cette langue , & le peut
mieux déclarer. BEMfi. Je ne veux maintenant difputer avec vous la caufe
de ces nombres , ne ce qui en eft , ni pareillement fi la profe en a fa part
comme les vecs , & eu quelle forte elle l'a ^ car coûtes ces chofes font aflèe
fiwîles i voir, & fi fonc tort loin du propos , j'aime mieux approuver ce qu'en
avez dit , non tant poucœ qu'il foit vrai , qu'à caufe de ce qui s'en enfuit. Je
vous dis donc cette langue moderne, bien qu'elle foir pliK vieille qu'autre-
ment , n ette encore qu'un petit & délicat fion , lequel n ayant j. grande peine
fîori, comment antoît-il porté le fruit qu'il doit fiuire? Si e(bce que ce n'cft par le
défaur de fa nature , étant aulll apte d'engendrer que les autres , ains en eft la
coulpe i ceux qui l'ont eu en leur garde , fans le cultiver à fuâifancc,le laif-
iam, comme une plante fauvage , envieilLii £c quafi mourir. «ntt même
iléwic oà il commença deM-même à a^tm, 9c ne l'ont daigné aicofer ai
joa s O T SOT
abreuver , ni même efTirreT ce? hayes éptnîufes qui lui faifoient ombre.
Ccoycz que fi les antique^i Romains çulTenc ccc aulfi nédigensi cultiver leur
Latin , bcfqtt'il commeoçoit à pauflèr (es re|crom , il ne fôc en fi peu de
temps devenu û grand j mais eax, comme bons Laboureurs, l'amchèrent
pfemièrement d'un lieu fauvage , poar fe le f.ure domeftiqvic • pui<; , afin
qu'il portât plutôt fes fruits qu'il fuirent plus beaux «je inctiieurs, en
cmondanc les iontiles bnnctia, ils y entèrent quelques ereifes , fubrilemenc
prifes du Grec , qu'ils s'appliquèrent foudaliKinen: en forte , «Se les rendi-
rent fi femblLibles au tronc , que maintenant ils ne femblent point adoptifs ,
ains 4iacurels : de-ià bourgeonnèrent, fleurirent & fruâiâèrent ces belles
couleurs d'éloquence , avec ces aouAtsta fie ce bel «cdee que iftnc vous exlMu^
fez , Icfquelles font ordinsircmenr produites pat toutes lai>gues , non rint
parleur naturel , que fecounies 4« l'acctâce d'aittnii, dont nous avons exem-
pie ^ en ce que , par l>Bfc^;iiBineiitdff ThiifioMC » iie Gorgias , Se de Tliéo-
dore y le nombre eû: né , & qnHficme lui a iSnalemenc donné per feâioii. Si
donc les Grecs & Latins , plus curieux de la culture de teor langue , que
nous de la nôtre , n'ont trouve en icelle ni la quantité » ni la grâce , linon
avec leMemps , & après grands travaux , nous devons «dns émwveiller fi, ce
qui nous Aiâiroit en notre bnguc , nous eft encore défaillant. Si ne doit-Ott
pour tel argument h déprifer comme vile 6c de néant. Il eft vrai que la La-
tine eft d'alTcz meilleure j imu> combien il nous feroit meilleur de dire^ elle
fut , Se toutefois bien qi^cUe l'ait été par le pafle , Se foit encore , û vieiH
drat-il peur-ctte un remps que la vuleiire (cm douée d'autant plus grande
excellence comme maintenant , elle n'eill point comparable i la Grecque poer
le péa dè wom Bc de grâce qui eft cti elle en ce. tcmps-d. Lorfqae naiflbit ts
Latitie , la GtecKfBe étoic gçrande : parquoi fi vos lailbne avoient lieu > na»
prédéceiïeurs ne dévoient laifîer prendre racine à one nonvelle langue : au-
tant pouvons-nous dire de la Grecque au regard de l'Hcbraïque , 6c par ainlt
«n peat coockiie, iyomSw», q«e Ce mooàdffM doit «voir qu «ne feule laittiie
pour écrire 6c parler. De-là vieodroit qu'en penfant feulement arguer ta lan-
gue Tufc*ane , afin de l'exrirp'-r , movennanr vos raifons , Irars du monde ,
iroos parleriez auin conrie la Grecque la Latine, & non-fenlemeni conne
les langues du nMMide» mais auflr contre Dieu, qui a voulu par fon imiMis^
ble ordonnance , qne nitUe chofe créée ne dure }>erpitiiellement , ainî que
d'heuie i autre leur état fe ciiange ores en augmentation , oces en diminu-
tion , Infqu'â ce qu'une fim moc fiaiffe» fans jamais plus A cenouveler. Vous
me dites , noae ungiie asf£te tl«p h fixmer la perfWhot , 8c fe réponds hrc
vrai : mais fi eft-ce que tel retardement ne doit faire accroire être imptifTîble
S|a eiie devienne parfaite : plutôt nous peut alFurer que , dès4ors qu'elle nous
era acqutfe , noua en louinmi plus long temps ; car nature veut qiK rarbn
qui bientôt croît, llcurit , & porte fruit, foit bientôt vieil & meure , 8c an
contraire que celui dure par longues années , lequel aura éré lonir - temps i
fiÙSV (es ram^ux. Notre langue donc , en gardant la perfeciion , pour
mfit été pinfieucs ans cbetchéc 5e defiree , (éra peut-être femèbbib
i ancpnt liMBmes , iefi|ueb * de tant plus il» ibm diificiles à appret»-
biyitizûO by GoOglc
SOT SOT SOI
in tes l«tnet , plus difficilement elles Itut fintent <le h.mëinoiieV oa
bien il fliut dire qu'elle eft ccmoin t!e norre vergogne , étant venue en
Italie par la cuiae du pays j uu plutôt qu'elle e(l tcmoignage de notre bon
cœur t (iiiigeooe le Iage(re > pource que^orame £nce , venant 49 Ttoy» «a;
Italie , ^noie ï honneur de Uillèc , en éciic» à on txofhéa qii'il avok,
drellèr , ces mocs » qui difoienr U erre les armes de ceux qui avoienC;
vaincu Ton pays ^ ao^ ne nous peuc-ii tomnec i honte d'avoir quel^M choié'
«n Italie , qoe noos «vons piife des maint de cem qm aoas avoient 6té la
Uberté. Finalemeni , quand je voudrois être inaUn , |e dirois que , comme le
Soleil levant doit plutâc ?rre idolurr tics hommes que le coucli.iiit , anilt
que les langues Grecque £x Laniic ioni jointes a leur Occident , (S: n ^ trc plus
laitues , mais iènlemest papier U enae» Se partant de la difficoltc ^ui eft à
les proférer, ditcvli' par mon exemple j car, quant ^ vous , il ne vous eft
loilible de parier Larm en autres termes que de ceux de Cicéron , leliemenc
aue quand vous parler, ou écrivez Latin, ce n'eft autre choie que le même
iicéion, tcanfcrit plutôt de papier en autre , qoe de fujec en antre , en quoi
non vous fcul péchez, niais auQl moi. Se maints autres, plus grands & meil-
leurs Latins que moi. Toutefois tel pcché n'cd du tout iinligae d'exculê » ne
fe pouvant fiure autrement. Or je ne dis pas que le peu que j'ai dit couirei
la langue Latine , au profit de la vulgaire , foit véritable } cir feavendoia feule-
menr montrer .1 c^ui voudrois preiufre la cauff de cette nouvelle Inn^ue ,
oui! ne acmeutetoïc lans dcfenle , vu que le cœur ni les arotes ne lui «ic-
laiUent , pour fe défendre d'aoccoû CÔU&T. Je pcifi» grandement notre
langue vulgaire , je dis la Tufeane , afin qu'at:cun ne penfe t^ue je tlife le
vulgaire de toute l'Italie , m k moderne Tufcane , accoutumée au vuigait»
du jourd'hui , ains la vieille , en bquelle Pétrarque & Boccace ont Ci douce»
ment parlé; car Dante iîentoicbeeucoup plosfon Lombart que leTufcan ; & Il
où il parie Tnfcan, ileft beaucoup plus pavfan que citadin : c'cf^ doncdecclle-
Hjqueje parle, & qoe je confeiUe d'apprendre , pource qu encore qu'elle ne.
ibic vcnoeè fit vrde per^âion. Ci s'en tant approchée, qu'il «eue pes de
mnps , anquel , arrivée , je ne doute point qu'elle n'atteigne â la petfèâwnde
la langue Larioefic Grecqiie. CC">U. Ni fe veux donc h'cn écrire en Iraîien, efl-il
belom que je retourne i nai(re n l uicau l Non pas renaître, mau ctuuier la
langoe ; car qndcpOBlôtt'il eft meilleur prendre naiâkncc en Lombardie qu'à
Florence, pource qne la manière de parler Tufcan eft pour le )ourd'hui tant
contraire aux règles és la vraie langue , qu'il eà plus dooim^able naîae
en icette que denoMi COUR. Un homme ne peut donc ttte Tnfcan par an-.
êc par Mtnie i BEM. Dificilemem lè peot - il être i car , par, longneitt 4^
tempi, l'ttfage eft quafi converti en nature , qui eft du tout contraire à
Varr. Ainfi celui qui ell né I ufcan en apprendra mieux la langue que celui
qui , dès lôn enfince , a tonfottrs , en parlant , perverti te vrHiangage.
C(")UR. Difficilement vous puis-je répondre, n'étant né Tufcan , Se n"ayanc>
épie la langue Er routefoi»; il me lembîe que le vulc^^.ire Tufcan du Jonvri hai
ie conforme plu^ i Bouacc t^uc ne iaïc Beigamaïquâ. C'eA pourquoi il uxî
fo% s O T SOT
femble quft le MiUnnois, aui jamais n'auroit parlé le Lombard, «{iprendroic
j^Uts aifcmenc les règles de la langue Tufcane , que ne feroir le F!orenrin , à
caufe de Ton pays ; mais de due qu'il foit né Lombacd & en ait loujoucspaclé
le langage jufqu à huy » & que demain matin il p«cle Se écrive mieux ea
Tufcan, &plus facilemenr que le Tufcan même, je ne le puis croire : au-
trement, pour parler la Litigue Grecque 5c Latine, il eût été jadis meilleur
naiirc £fpagnol que Romain , ou Macédonien qu'Athénien. BEM. Non pas
eda , non $ car » an temps de la langue Grecque & Latine , elles écoient puce*
& nettes en toures perionnes , & ne leur nuifoir en rien la barbarie des au-
tres langues , tellement que le populaire pariott auili bien entre les lieux
Enblics , que faifoient les dodbesen leurs Académies. Que cela foit vrai , nous
£»ns que Théophralle, qui fur l'un des Hambeaux de l'Eloquence Grecque,
étant en Athènes, fur à fa parole juge Etranger par une pauvre Villageoife.
COUR. Je n'entends point moi comment cela fe peut faire > mais A vous
^ux-je bien dire que ,c*ilftUoit que j'apptilTe quelque langue, j'aimetois
mieux apprendre la Gtecque & la Latine y que la vulgaire y car il me faflic
de ravoir apportée avec moi du berceau , fans aurremem la chercher main-
tenaju parmi les vers des Auteurs Tufcans. BEM. En taiiant ainit , vous pac
lez à la volée , non pas avec tatfon , pource qu'Italie n'a aucune autre langue
rcgice que (.'.Me dont nous parlons. COUR. A tout le moins je pourrai dire
mon intention en cette langue , & , au lieu du temps que j'empioirois à en-
file'rles termes de l'une & de l'autre , je le mettrai i trouver les conceptions
de mon ame , d les difpoièr , car la vie de récrimie en dérive : auili m'eft-
il avis que mal aifément nous nous pouvons accourumer i interpréter les
conceptions de notre ame avec la langue Tufcane , ou Latine » ou telle auiie
que ce (bit , laquelle nous apprenons en li£int feulement » Se non en parlant
les uns avec les autres. Je ne dis pas pourtant que l'on doive écrire en Pa-
douan , ni en Bergamafque , mais je veux que , de toutes les langues d'Ira-
lie, nous puiilions faite un amas de paroles , & en faire une mamère de
|iarler i tel nfage que bon nous fembwra , tes accommocUnt fi bien , que le
nom ne difcorde du verbe , ne l'adjeûif du fubftantif, laquelle règle fe peut
apprendre en trois joure ^ non p:is ès Ecoles Grammairiennes , mais parmi
les Cours des Princes , entre ies Gentilhommes ; non avec ennuyeufe étude ,
ainsen jouant & riant, avec le plaifir&r récréation , tant des difciples, que des
f récepteurs. BEM. Ce feroirun liTrandbien, fi telle manière d'crude fumfoit à
homme pour faire chofe digne de louange & de merveille; mais la caufe en
éft trop légère , pour le rendre éternel par renommée : fi eft<e pourtant que »
^il fe pouvoii'hure , le nondïre des bons 6c louables Ecrivains en augmen-
leroit beancoup en peu do temps. Il sd donc befoin , mon Genrilliomme , i
celui qui veut être trouvé dedans les mains , ôc parmi les juches des hom-
mes, tenir, par long efpace de temps , pied à boulle en fon étude. Et oui-
conque defire, après fa mort , reviv re en la mémoire des hommes , il doit
acquérir telle réfurreé^ion par fueur de trembler fouvent , &c fouffrii faim &
foif, & veiller , tandis que les autres mangent dorment. COUR.Xont cela
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SOT SOT jo}
Jie pourroit Cuu grande difficulté le cendre louable. A qaoi fuffira le bitil
parer ? Que vous en feruble , Seigneur Lazare ? Quant à moi , je fuis content,
pour U diîpuce qui ell entre mon Seigneur Bembo de moi, que votre Sentence
f mette fin. LAZ. Jeue&roh jamais cela ^ car je defite que les déftnfeors de
telle langue roienrtoujourkdilcocdans ,afin que telles didentions civiles foienc
la ruine d'icelle , comme l'on voit ruiner les règnes divifés. COUR. Âi<lez-
mot donc contre l'opinion de Monfîeur. £t iî vous n'y ctcs induit de k vérité
que vous devez aimer 8c honorer fur toute cfaofe , au moins que ce foie I
caufe de la haine que vous portez à cette vulgaire langue , Je laquelle , Ci
vous êtes vidk>rieux, vous aurez vaincu le principal dcfenieur qu'elle ait pour le
joord'hui, pourceque fur fon jugcnicnc chacun choifit argument de la prendre
8c pratiquer. LAZ. Combartez enfemblement , afin que de ces mêmes armes
que voti5 employez contre la Latine & la Grecque , votre vulgaire foit férue
doébrinc , defquelles je fuis Ci fort combami , que je ne connois point eti moi
de plus forte guerre, païquoi voyant qu'il ne fe veut bander avec moi pour
me défendre , vous , Seigneur Ecolier , qui nous avez écouté, je vous prie »
fi vous avez quelques armes defqncllcs me puifHcz aider , les tirer hors en
ma faveur j car , puifque ce combat nei\ point mortel , vous y pouvez en-
trer fans crainte , vous rangeant de quel coté qu'il vous plaira , & principa-
lementdu mien , qui vous en ai requis , vu l'honneur qui vous pourra venir
d'être vaincu d'un II digne advcrfaire. L'KCOL. Monfieur, ce que je n'ai
parlé jufqu'a ptéfent , provient de ce que je ne favois que dite , pour n'avoir
fait proFeffion ès langues , & me fumaàx ^écouter avec efpéianee & defir
d'apprendre. A cette cau£e , £ vous avez quelque combat i £ure pour dé-
fendre votre opinion , je vous confeille de combattre fans moi , qui ne vous
puis aider : auui eH-ce le meilleur que vous combattiez feul , que d être ac-
compagné d'un homme qui , par inexpérience étt armes , le rerire , dés
que les premiers coups fc ruent , en vous donnant occadon de crainte & de
niite. COUR. Si , avec rout cela , vous me pouvez aider , aidez-moi, je vou»
prie j j'entends, pourvu que telle queftion ne vous foit en mépris, comme
chofe vile , & de fi peu de valeur, que voulodiez dédaigner d'entrer en qe
camp avec nous. L'ECOL. Comment, penfez-vous que je ne daignalfe parler
de ce dequoiMonfeigneucfiembo a parlé maintenant , Se une autrefois mon
Précepteur Peret avec le Seigmur Laicar , non moins doâemem qu'élégam-
ment ? Je ferois trop dédaigneux , fi je le iàvois faire ; mais quoi , je fais
peu de route chofe , 6c nen des langues , comme celui qui , de Grec-
que, à peine coimoit les Lettres, ôc de LaLarine , tant leulement allez pour
me faire enrendre les Livres de la Philofophie d'ArilVote , lefquels , feloxi
que j'en ai entendu dire 1 îTue Lazare , font plus barbares que Latins : du
vukaire, jen'en dis mot, poutce que de tels langages je n'y fus jamais rien»
le.u AVas jamais defir de les apprendre , fors que monPadouaa» pour l'iitr
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s OT SOT
"teHigence 4ta(^ael » depaif le lait de ma nourrice , }e n*ai eo aatie maître qoe
•le commun. COUR. Pour le moins il fi uira que vous dlfîezce qu'en avex
appris de Perer 8c de Lafcar , qui en ont pari-- , comme vous dites , fi do^e-
nient. L ECOL. J'en ai trop peu appris en un jour au regard de l'infinité des
- éhofes qui appartiennent à cette matière ; car alors il ne m'écoie point avis
qii- ccli f'n digne d'aj^pretKÎre. RFM A,u moins dites-en ce peu qui vousen
elt demeure en la mémoire : ce me iecachore agréable de l'entendre. L'EC«
:Je le ferai , puifqu'il Vous plaît , car j'aime mieux être- réputé ignorant, en
yons difiint ce que )e ne iâis pas , quq, fâcheux , en dcdaiçnanr ces ptiéies »
qoi me dulTent être commandement. Li'demière fois que Te Seigneur Lafcar
▼inr de France en Italie , lui étant à Bolongne , un jour, enrre les autres , il
alla viltcer Perec, comme il avmt acooneamét de, «pcè» aroîr été auelque et
pace de temps enfemble , Lafcar lui deman I i o i Ile chofe il hfoit cette
année , & mon Précepteur Perer lui dit : PER. Moulieur , Je lis les quatre
Livres de la Mcccorc d Anltote. LAS. Quels font vos expouteurs ? PER. Je
.me fers bien peu des Latins , & un mien ami m'a aidé d'un Alexandre. LASL
Vous avez bien choifi , pource qu'Alexandre, après Ariftore , ccoic Ariflote
-tBfeme > toucefisis je ne penfois pas que vous fumez la langue Grecque. PER.
Je Tai en Latin » non pas en Grec. LAS. Vous en devez recueillir nea de irait;
PER. Pourquoi ? LAS. Pontce qa'il me fèmUe qtf Alexandre Aphtodifie»
étantGrcc,&: puis traduit en Larin , eft autant différent de foi-mcme , comme
eft l'homme vif du mort. PER. Néanmoins |e penfois qu'il me fût autant
piofitable de le lire en Latin, ou Italien , s'il s'y tronvoittradait, comité aux
Grecs de le lire en Grec, & fous cet efpoir je me fuis mis à l'étudier. LAS.
Vrai eft que pour le mieux, vous devez plutôt l'avoir en L-irtn , que ne
l'avoir point. Mais votre doârine feroit beaucoup plus grajiJe , ineiiieure ,
9C de plus de profit, li vous Ufiez Ariftote ic Alexandre en la langue , que
l'un a ccrir , & l'autre intcrpr^rc. PER. Pour quelle caufe? LAS. Pource que
plus facilement , €c avec plus grande élégance de paroles fes conceptions font
par lui exprimée* en iabngae qu'en l'autre. PER. Cela fepourroir Ëdie en
moi , fi félob Grec, aum bien que fut Ariftore ; mais^ de dire que, pour
faire mieux un Lombard bon Philofophe , il doit étudier le Grec , à mon
a;\''is , cela eft difconvénient ôc fans railon , pource qu'an lieu de fe relever
de peine , on* lé fa redouble , par ce moyen étant beaucoup plus facile d*a^
f»rendre la Logique feule , ou la Philofophie que la Grammaire , par fpécul
a Grecque. î ASC. Pour cerre même raifon , vous ne deviez étudier ni la
Latme , ni U Grecque, auis feulement le vulgaire Manrouan , & avec xcelui
pliiU>laDlier. PER. Plât i Dieu qae pour le bénéfice commun de nos fucceA
feurs , Î! f? trouvât quelques dot'les & bonnes pcrfonnes qui tradii:filTent tous
les Livres Latins, Grecs ôc Hcbreux*. Peut-être que lors k$ Philofophes fe-
roient en plus erand nombre , Se a(Ièz plus favans , qu'ils ne font maintenant,
-ft: (i leur enelnnce (èroit plus rare. LaS. Ou bien je ne vous entends point,
on vous parler pat ironie. PER. Au contraire , Je parle plutôt i la vérité ,
comme «eloi qui eft convoirenx de l'honneiu du pay^ , car pourtanr fi l'injure
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SOT S O T ;ox
à» oooe temps Se du pi(Tc me veut priver de cette grâce , Dieu me garde
J^haa fi (^m d'envie . que d'avoir deCr d'en ftuftrer ceux qui naîtront après
moL LiLS, Je voasëcoateftt volontiers » fi vous avez affedion de me prou-
ver cette opinion nouvelle, que je n'entends, ni ne p:;rifc' inteUigible. PER.
Dites-moi premièrement d'où vient cela, que les hommes de notre temps
font uiitverfeUemeiic moins doûet , & en moins d*<eftinie en toutes fciences»
que les Antiques ne furent , ce qni eft contre nature , vu qu'il eft beaucoup
plus facile ijourer aux fciences trouvées , qu'il n'eft pas de les inventer. L A*>.
Quelle aune tepunfe y Icrou bonne, fors que toutes chofes vont de mai en
pis ? PER. Jfe le confefTe , à caufe de plufieors raifons , entre lefquelles y en
aune, que j'ofe dire la premicre : c'cft qu'entre nous modernes , nous
confomons erande partie de notre temps & le meilleur de nos ans en vain ,
de quoi k lont bien gardés les Anciens ; & pour mieux vous interpréter
mon dire , je tiens de vni ^te l'étude <ks laitues Grecqi» 6c Latine eft
l'occafion de notre ignorance j car H le temps que nous avons dcpenfc i les
apprendre eiît été par nous empbyé en la Phitolbphie , peut-êrre que ce
temps nous engendrecott de ces Pistons 8c Arîftotes que j^rodaifoie t Anti'
uité; mais quoi, nous autres , quafi repentans d'avoir laiifé le berceau , Se
'èrre devenus hommes , en retovirninr à norre enfince , noa<: ne faifons
autre chofe, en dix ou vingt ans de notre âge , qu appreiidte à jiatLr , l'un
Latin, l'autre Grec, 8c un autre quelque autre langue, Ibit vulgaire , ou au-
fxement. Et, après cette longueur de temps palTce , \- avec elle celle vigueur
6c promptitude, que la jeuneflè eil naturellement coucutuiète de donner i
l'efprir, nous eflajrons à devenir Philofophes , lorfque nou« ne fbmmei plus
propices ^ cette contemplation des chofes : de-U vient qu'en cnfuivant le Ji^
§ement d'autrui , notre moderne Phdofophie n'efl autre chofc qu'un portrait
e l'ancienne. Partant, tout ainlî qu'un portrait , de quelque bon ouvrier
qu'il (oit fidr, ne peut du tout reflembler Ion idée: auui nous encore que
( peut-être ) ne foyons, quant à l'efprii , aucunement inférieurs de nos An-
tiques, ce néanmoins nous fommcs de tant moindres , comme nous femmes
trop long-temps aiuulcs aux badineries des rermes & paroles , pour feule-
ment les muter en leur PhilofopKie , lefqnels nous devrions précéder par le
moyen de i| ij1<^jcs adjonékions de norre mduflric, LAS. Donques fî l'.'tude
des langues eii li nuitible à chacun , comme vous dites, qu'el^-tl de faire i
Les lailMr? P£R. Non pas , car il ne fe peut faire , poorce que les arts 6c les
ioenees des hommes ibnt maintenant entre les mains des Latins Se Grecs }
mais pour l'avenir on dcvroic faire que toute langue pût parler de route
chofe, chacune i fa mode, par tout le monde. LAS. Comment, Scigtieur
•Peret , que dites-vous ? Auriez^vous donc envie de philofbpher en vulgaire,
fans avoir connoitlànce de la langue Grecque Se Latine ? PÉR. ïït quoi donc,
pourvu que les Livres Grecs & Latins fufTent rraduirs en notre lanc^ue ?LAS.
Il feroit aulli difticile de tranilater Ariftote de langue Grecque en l ombard,
l^mme d'artachec un olivier» on un oranger, d'un beau & fertile jardin >
so6 S o T Sot
pour le replanter de.lans une Ti.iyc d'cpîncs ; outre ce que la PHi' iTophie eff
fardeau t!i;;n.* d'autres cpaules que de celles de notre langue. PtR. Je crois
pour c^rraiii que les hngues de tous pays , aulîî-bien l'Arabique & ttiMUenne,
oue la Romaine & Grecque y font d'un mime effet 9c valeur , 8c formées
d-s homnv.'s , par un nv:n»e jugement , à une m'r.ie fin, & pourcc il m'eft
avis que vous n'en devez parlât comme de choie produite par nature , va
Su'elîes font faites Se rcgi.cs , par l'artifice des hommes, au bénéfice comman,
: non plantées , ni ïémées j & ce que nous nous en ièrvons , c*eft comme
étant témoins de nos atfedtions , Se déclarant entre nous les conceptions de
nos efpriis. Pour cette caufe , encore que toutes chofes , pioduites par na-
ture , Se les icienees dlcelles » ne foient par tout le inonde qu'une même
cliofe, ce néanmoins poLUxc qi.ic plufieurs liomnics fonr de divcrfcs vol nrrs,
il» tcrlvenc Se parlent diverfemenr , laquelle diverlité ôc conhifion des vou-
loirs des hommes eft condigneraenr nommée Tour de Babel. Les langues donc
ne nailTjnt pas d'clles-nûmes , comme les arbtes , ou les herbes , & ce que
l'uiio cft plus débile & nifirme, l'antre p'us faine & rob ill:: , de plus pro-
pre à porter la charge de nos conccprions humaines » ne provient que du
voulmrdes hommes, qui en onr fait l'une phisverraeafe qaeranrre.Parqooi
comme le François , ou l'Angloi s , fins changer de mœurs , ou de nanon , fe
peur au!!; bien adonner à la Philofophie , que le Grec i?-' Romain, aulUje
CLOis que fa langue maternelle peut à fuffiiance communiquer fon favoir i
sutrui. Tradttîfanr donc en ce temps-ci , de Grec en vulgaire , U Philofoplûe
femce p.ir no:re Arirtote parmi les fertiles champs d'Athènes , ce ne feroit
point la jeter parmi les pierres dans le bois, ne hu donner occalîonde deve-
nir fténle ; ce feroit plutôt , d'éloignée qu elle eft , l'apptocher , 8c d'étran-
gère > !a rendre domellique i toute nation ; 8c peut-ctre , ainfi que les épice-
ries , 6: antres chofes Orientales, font par quelque Marchand apportées des
Indes en ces parues Occidentales, pour l'utihté commune , la où par avenruro
elles font mieux connues & reçues, que de ceux qui outre mer les fement flC
recueillent : aufli les ipéculations d'Ariftote nous deviendroient plus familiè-
res qu'elles ne fonr , 8c plus facilement les entendrions , fi qnelq rc docte
perfonne les réduifoit de Grec en beau vulgaire. LAS. Divetfes lauj^ues font
firopres à lignifier diverfes cho(ès , les anes pour les doéles , les autres pour
es ic;nares ^ &: , entre les autres , la Grecque eft fi convenable aux fciences ,
qu'il fembleque , non pas l'humaine Pfv^vidence, mau la même nature, l'ait
formée, pour les mieux faire entendre. Li ii ne m'en voulez croire, i toilt
le moins croyez Platon de ce qu'il en dit en fon Cradl , duquel fe peut in-
férer que la langue Grecque eft, en î'eiiilr it Aes difcipîe^ , ce qu'eft la lumière
^envers les couleurs, & uns laquelle lumière des lettres , notre humain etv-
'tendement ne verroir aucune ^ofe , ains s'endormiroit wax condoodles
nuits d'ignorance. PER, J'àine mieux croire Ariftote & b »éritéj c*eft i I»*
Toir que, quelque langue qui foit au monde, n'a point de foice privif^ge
de fi^nifier les conceptions de notre ame, ôc que le tout en conlilte lous
l'aibiti» detperibniMs» leUemencque, quicoaqii» voudra patlec de Pbilor
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SOT S O T J07
fophie en langue Manronano , OB MUinnoift » on ne peut par nUbn lui
refurer. Bien eft vrai aue , pource que le monde n'elV point coutumier de
parler de Philofophie» linon en Grec Latin, ilnousfetuble c-rce impoilible
«le pouvoir faire aarremenc Voili pourquoi en nocre temps , quand on parle
vuIgiirciiK-iu , on ne pacle que <Ie choies vilei Ae vulgaitM. A la vérité, nous
dépcnlons inifcrablement nos Jours, nos mois & nos ans en Iciude de ce»
deux langues , non pas pour la grandeur du lujec , mais pource feulemeaC
que notre efprit, contre fa naturelle incitnarion , fait courner notre ctude vers
les paroles. Parainfî cer efprit defireux de s'arrcter en la connoilTaiicc !:î
cho fes , pour le rendre parfait, ne fe contente point d' rre adonné i autre
chofe , tellement qu'en nous amufant à dreflêr notre langue , la vertu de
notre efpric demeure vaine. Donc , de cette coiitcanctc , qui eft toujours
entre la nature de l'ame & la coutume de notre étude , dépend la diffaculté
de la connoillànce des langues, digne vériublemeac , non d'envie, mais
lerie , & finalement digne
e(l point la viande, aint le
Cependant que vous pa
yoyois par imagination h Phdofophre d'Arillote écrire en langue Lombarde,
'9c m'écoif avis que f'oyots toutes manières de gens mécaniques , comme !*•
quins, laboureurs, crochetcurs , parler entr'eux de Philofophie , avec cer-
taines prononciations & accens fi étranges 6c ennuyeux , que, de ma vie , je
n*en ouis de tels. Encore me fembioit-il voit emmy cette place notre mète
PfeiloCophie vêtue allez pauvrement de méchant bureau, pleurant & fè
mentant d'Ariftote , qui, au dépris de fon excellence, l'avoir conduite à cette
extrémité : parquoi , pour le bel honneur que l'on fàifoit à fes oeuvr^ , elle
difoit ne vouloir plus demearer en terre. Lui, d'antre cftté, s'eicolbit veif
elle, nioit (io l'avoir jamais offcnfée : au contraire , l'avoir toujours aimées
& n'avoir moins que maç!;nîhr|!iemenr écrit pirl'-H'elli , tandis qu'il vivoit;
qu'il étoii ne & mort Grec, non ikclcum , m ii jrgamalque. J'eulle bien
voulu que vous eufliez été préfent à telle vifion. PER. Et fiff enflé été , fè
lui eufle remontré qu'elle le fût plTiiu: f.Di , ca-ife , pource que tout homme,
en tout lieu , S< avec toute langue , peut exalter fa valeur , Ôc cela fe faue
pluc6t i fa gloire , qu'à fa honte \ & auilî que , Ci die ne dédaigne de hébetf
ger ès efprits des Lombards , elle ne doit non plus dédaignet d'ctro traitée
de leur lann;t(e T es Iji les, la Scichie & l'Egypte, où elle habitoit fi volon-
tiers, pro-huCoicnc hommes lie langages beaucoup plus étranges & baibares ,
3nenefa)t p^ir le préfent le Mantouan & Boulonnois. Je lui euiHi encore
itque l'étude dus langues Grecque Se Latine l'avoit quafi chalfée hors de ce
monde , tandis que l'homme , ne fe fouciant de favoir ce qu'il difoit , s'acr
eootumoit vainement à apprendre à parler, tellement que , laiflànt Tefptk
endormi, il réveille Se met eh œuvre la langue. Que Nature • en tout temps ,
en tonte province , 9c en routes fes aébions , eft toujours une mî-me chofei
'6e que , comme elle fait volontairement tous fes arts par tout le monde^»
mn mpios au Oel qu'en kTwre . ùm 4ue pour la prododion qu'elle (tSat
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jo8 s Ô t SOT
des créatures raifonnables , ettecmUie lèl irrûfonnaVles , ains fn (on fg^f
tcrifice engendre & nous & les bctes brutes ; auili lui doit -il agréer d*^tre
connue 6c prifée, aulli-bien du pauvre que du riche , & des infimes per-
fonnes , comme des nobles , en toutes langues , foie Grec(jue, Latine , Hé-
braïque , Françoife , ou Lombarde; que les oifeaux, lesf poiflôns , Se autre»
bêtes tarreftres , de toute forte, ores .ivec un certain fon , ores avec un au-
tre , fans JiftiniH^ii de paroles, fignilienr knus afTedions. Beaucoup mieux
donc nous autres hommes , le devons nous faire , t hacau avec la langue , fans
&voir recours aux autres* que les écrimres & les langiees ont été trouvés,
non au filuc de nature , laquelle comme divme quel'c cÙ.) n'i befom de
notre aide , ains feulement pour notre profit & coniuioditc, ahn que vifs 3C
'morts , prcfens 6c abfens , en inanifc(bnt l'un à l'autre les fecrets de nos pei*-
fées , nous atteignions plus facilement notre propre félicite , qui eft tawi en
l'inrelligence des tloctnncs , & non en la prononciation des mots Se par
confcqusnt , nous autres mortels , devons plutôt pratiquer la langue Se récii*
rare , que nous pouvons apprendre avec plus de facilité» Er comme ce feroic
le mieux ( s'il étoit pollîble i n'avoir qu un langaee qui fut naturellement
iifîté par le? hommes : aulîî eft<e le meill-ur que l nomme écrive, & parle ,
felua la inanure qui moins s'éloigne de fon naturel, laquelle manière de
parler nous apprenons qnafi devant que d'ttte nés , voire, & au temps que
nous ne fommcs aptes d'apprendre aucune autre cliofe. Autant en eufTe-je die
à Ariftote , de l'éloquence duquel je me fuile peu foucic , s'il eût écrit fes
livres (ans raifon > que Nature l'avoir adopté a fîls , non pour être né en
Athènes , ains pour l'avoir bien hautement connue , & pour en avoir bien
parlé 8c bien écrit; que la vérité par lui trouvée , l.i difpofition & ordre des
chofes , la gravité & brièveté des fcntcnces lui font propres , & non i au-
tre , 8c que relies cho(és de lui ne fe peuvent muer , pour itre iranflatées de
langue en autre ; que fi fon nom feul étoit fans la compagnie de Raifon , il
ferolr en mon endroir de peu d'autorité • que fi , lui étant devenu Lombard,
vonlou ctre Aiillote , il ne tiendtoit qu'à luij que nous autres de ce remps
avons au(n cher fes Livres traduits en vulgaiire, comme lesGrecs les avoienc
en rf^inie, lorfqu'ils y étudioienten leur langue, lefquels Livres nous effayons
d'entendre avec toute induftrie, pour devenir quelquefois, non Athéniens, ains
Pbilorophcs , 6c avec cette réponfe je me ferois parti de lui LAS. Dites ce
'que vont voodres , de le defirex. Ci eft-ce que je ne crois point que de votre
temps vous puiJîîez voir Ariftote vulgaire. PER. VoilA pourquoi je me deuU
de la mifcrable condition de ce moderne temps, auquel on étudie, non pouï
htn y mais pour fembler fage j car H ou nom n'avons qu'une lèole voie de
raifon , en quelque langue que ce foir , pour nous conduire i vérité, en la
laiifant à gauche , nous prenons le chemin , lequel par effet nmi? (-îoiene
d'autant plus de noric but, comme il femble i autrui que nous en lommes voi-
fins. AuHi nous eft-il bien avis que nous lavons aflèa de quelque fcience,
quand, fans connoîrre fa nature , nous pouvons dire en quelle forte elle
étoit nommée par Cicéron , Pline » Luaèce & Vii|^> pou ka Aateuif
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SOT SOT S09
•Latins \ & pour los Grecs , Platon , Ariftote , Dcmofthène & Efchine , fiir
le5 (impies paroles defqueUles hommes du jourd'huy dcelTencie fondement
de leurs arts 6c fcicnces, tellement qu'en difanc ces mocs , langue Grecque»
ou langue Larine, il femblc qae l'on d&lè langue divine » & que la vulgaire
(bit une langue inhumaine , & du coac pnvée des difcours des intelligences*
non pour a irre ciufe par adventure que pource que nous l'apprenons fanS
travail , àc des icut.uice, & que les autres, par grand labeur, nous font
faites fâoiiliètes » comme^ langues que nous jugeons plus convenables aqx
-dodrines, que ne font les paroles 1 Eu.h.ni!lic (5*: du Baprcme , avec
„leurs deux Sacremcns. Et eil cette folle opinion ti fort imprimée en l'efpric
.des hommes, qu'il en ell beaucoup en cetre erreur, de penfer que , pour
devenir Philofophes , il leur fuffit de favoir lire & é crire en Grec , fans plus »
.comme fi refpric d'Arlilot^ croit f en juile d'un efprir familier dans un
.•ctiAal ) enfermé dans l'Alphabi ch Grec , ^ qu'il fut contraint d'entrer avi<^c
Uê lettres en l'efprit des hommes , pour .lès nttrè Philofophe^. A ce propçs
j ai vu de mon temps plufieurs hommes û arrogans , que , n'ayant aucune
fcieîice , ôc fe confiant feulement en la connoifîauce de la langue , ont en la
hardieffe de mettre la main à fcs Livres» en les expliquant ^ubiiqiietnenc ,
comme les autres Livras d^Huinanicé. Peut ceœi - U donc ce ^èroit chofc
vaine de mettre !os fciences Grecques en v;;!gaire , tant pour l'incapacirc de
<k langue , que |x>ur la contrainte des rcrmes, dedans lefquels l'Italie & fon
langage font enclos , pour trop eftimer yayie l'entreprife d'écrire & de parlçr,
enfoneque les ftudieux hommes de tout le monde ( ce difons-nous ) ne l'en-
tendent point. Mais j'efpcie bien que qui n'a point été vu de moi , fera
vu quelquefois de ceux qui naîtronc après moi > & ce » au temps que les
flioinrates plus do.Aes , '8c moins' aiti'ilMtietfx ^ne' cettv du- jonid*hu7; Mr«on-
teinterbnt d'acquérir honneur eh leur pamt •» (ans defifér que l'Allemagne , ni
les autres pays étrangers aient leiirs nom? en révérence ; car fi la forme des
paroles avec lefquelles les futurs Pbilofophe& parleront & écriront les fcien-
ces, eft commune au peuple » rintelleft'ft le iêntîniem d'tceltes paroles iêia
ce que chercheront les amateurs des Lettres , qui ont leur habitude , noa
pas en la langue , mais en refprir des hommes. Si tôt que Peret eut achevé
Ion propos, \c Seigneur Lafcar s'appareilloic de répondre ; mais il furvinc
' une troupe de Gentilshomm^ , ^ m Teaofîehc voir , parqtsoi le propos en-
commence fur interrompu^ au moyen de quoi , après les révérences ÙMCi
de part & d'autre » Peret Se moi partîmes i loos condition d'y retourner une
ttttte lois. COUR. Vous m'avez 6 bien défisAda àvioc le» «mm de I^ree ,
quece feroit choie fnperllae d*y employer les vfttres. A cette caufe , encore
que ce fût votre proKfflon que de parler de certe matière, fi fuis-)e courent
aue maintenant vous vous laiiiez» te vous rends infinité de grâces pour le
Mcours que m'avex donné , tant à drafp dé rantoricé dé fi digne phtbfophe ,
que des raifons par ci-devant dites. Et fi vous promets que , pour éviter la
peine & le labenr d'appiendre à petler» stree les laoguds mones ^-jo^fuÏTsai
.|-io s T A S T E
le confeil de Peret ; c.tr , comme je fuis né RomMn» je TOUX nm RoOMllf»
& en parler & écrire le langage , Sec. ]
STANILAUS HOSIUS *. Confemon Catholique de la Foi
Chrétienne, &c. Voyez Jean de Lavab.din , Jëan de Billy.
* Sraniflas HoHus , ou OHus , ne à Cracovie, en 1 504 , fut, dans fon fiè-
de, rhoniieui du Sacré CoUèee. il rendic les plus grands lervices à l'Eglife
Romaine» donr il tegardeen Allemagne comme l'Ocacle.PielVteii€
Cardinal en i <tf i. Ce fut lui qui prcHcla au Conctteà Trente , avec les Car-
dinaux de Mnntoue & Scripand , i la première Seflfîon qui fe rinr en cetre
Ville. Hûfius fe recira enfuite à fon Evcclic de Warmie , en Pologne , où il
continua de défendre 6c de maintenir la Foi Catholique dans fa pureté. Le
Pape Grégoire Xlîl lo rappela enfuite à Rome, & le tic grand Pénitencier.
Il mourut à CapraïoU , près de R.ume , au mois d'Auùc 15791 dans &
fdixanre-feixième année. Le Livre dont du Verdict annonce ici la Traduc-
tion , a pour titre Catholica Confejj^ FUtgi Chrtfttant. Le Pape Paul IV avoit
voulu le faire Cardinal ; mais , par une modeftie bien rare àin- ce Hccle , dit
M« de Thou , il avoit refufc cette dignité. ( Hijl, Liv. LXVlii , vers la dn. )
Nous avons dle$ Lettres Latines de Stanillas Hofius , qui font curietife».
STESICHORE *. Voyez Tes Sentences en celles 4es Poètes
GrecSjtraduitcs parGeofioy Linocier.
* Tous les Anciens qui ont parlé de ce Pocre Lyrique Grec en ont Êùt les
plus grands cbges. Il ne nous refte de lai que quelques Fragmens , far lef-
.quels ii eft difficite de jogpr de fon nicricej nuis en ^eut s'en r apporter an
jugement de Quintilien , qui femble parler des Pocdes de Sccdchore avec
. connoilTance de caufe. . . SiifidiorMS quàm Jit ingento \uUdus ^ matcru, quo^ue
. i^tudÊAttnuuùiMtètihif tlanffùnoscantns ptÊces^ fymi CarmUtisdigmtatem
curvâ fujliatns tyrâ. ReJdit enim prçurvis in agtadû janul loqutnioque iehltam
^ignitatem ; acjî unui(fe( médium , viJererur tmulari proximus Homerum pO"
(uijfe^fed redundat & ojjcudiiur : quod ui rtprch<nduur Ua cop'u vitium eft. Sté-
(ichorc, né à Hâ mère, en Sicile, mourut iCatane, environ 5 j 4 ans avant Jcfus-
Chrill, à lage de ans , fnivant Lucien. On raconte que Stcfichote > étant
fincoie enfant , yn rodignoi vint fe pofer fur fes lèvres 1 & chanter. Il eft
rinventemc de V^p^logue^iX s'en fervir dans Udtconftance où les Htmétietts»
étant eu guerre avec leurs voifins , implorèrenc le6ooursde Plularis , Tyran
d'Agrigente , Si lui voulurent donner le conim.uideinenr gênerai Trou-
pes j.Stéiifhoce s'élevj^ avec force contre cette démarche j ôl , voyant que fes
comi»b'£ulÎMenc pei| d'imprelfton ifïir fes 'Concitoyens t il leur propo&
l'Apologue du Cheval « qui» ayant eu un différend avec un Ci f, p'us vîte
<^ueliii , n_' pouvanr l'arteinclre , ininlora 1 • f.conrç -^i- •'hon-'ine , quiaaih-
ttfC lui mic uj^ ùiîifl , W\ fauta fur le dos , 6c pouriuivi; ic Oui , juf<:^i^ a ce
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SUE S ;ii
qu'il l'eut pris , mort ou vif. Le CH-vaI vengé , après avoir remîrcié Ion
bienfaiteur, veut retourner dans fon pajrs ikuvagî, mais l'homme , qui ve-
noit d'éprouver l'utilité qu'il en pouvoir ûier, lui répondit , // ntji plus temps,
& lui Àt perdre fa liberté. La fagefle de cet Âpol^ue fiappa le» Himériens ,
ib ne fougèrent plus à confier leur défenfe au Tyrui.
SU£TON£ TRANQUILLE. Voyez Geohoe de la Bou.
TIBRE > GuiLtAUME MiCHEL.
^ Voy. ^118 haut Caïi SviroNi Tranqvilcb» i la l«nre C, Tom. III »
CURCE DE PÎSTOIE, Doâeur en Loix & Orateur. La
Controvcrfe de Noblelft; , pludovée entre PubI, Cornélius
Scipion d'une part, &: Cayus FIamini;;s d'autre. C'eil une dé-
clamation plaidpy.ée devai^i les Sénateurs de Rome. Ecrite çi\
main.
SYNESIUS. Voyez Damiei. p'âvcie» Jaques Covrtik,
Aftoine du Verdier.'
* Syneluis , ne i Cyrcne , en Afrique , élevé dans ridolàtric , fur Difciple
de la fameulc Hy paria d' Alexandrie, il ctoit nuxié. & avoit quatre filles,
lorfque les Chrétiens de fon tem^ , charmés dé la beauté de fon çatadère .
êc de la régularité de fa conduite , Tenpgèrent à recevoir le ba|Él9ne , m
410. Il fut ordonne Evcquede Prolcinaïde , dignité qu'il n'accepta que. mal\
gré lui t en proteftant qu'il fc fentoii incapable des foins qu'exieeoit unà
telle place, 8c qu'il ne voukutiamais fe fioater de fa femme écèsKS enfans;
Ses Hymnes â Jefus-Cbrift lelpirenF la pieté la plus tendre. Ses Lettres font
d'une fi Aiicliifj admirable, & aune élégante fimpUcirc , HuTn? des plus beaux
iiècles. M mourut vers 410 , ou ^t^. Le P. Pccau a duiu)c une bonne Tra»
daâion Latintfièe ic« (Éav^es. . < < ^ :
LIVRES jyA UTEUR^ OU'TiCjft} U^CTÈUAS
^ Anonymts,
. S. E. S. X. a traduit d'italien en François, Recueil de plu-
fleurs Secrets très-utiles , tant pour rorncment que la fanté du
corps humain, tirés des plus eicètlens tuteurs tant Grecs que
Latins , àuqael efr «jouté &:traicé des Diftilations y çootenant
plufîeur^ receptes d'Éaux Impériales, d'Auge» Naffc & autres
femblables; imprimé a Farts , in*%^. par VInceiit S<rteoas.,
ji% s s
L'Ordre & Manière d'admiiuflrer les SACREMENS en
TEglife de Genève. Ccnfuré,
SAC & Pièce pour le Pape de Rome , Tes Cardinaux , Evè-
qucs , Abbés, Moines , & Maîtres de la Sorbonne , conrre
Jefus-Chrifl:, imprimé à Genève, i<;^r. C-î/vm/r/wf. A ce Livre
Thomas Beau^c-Amis a répondu par un autre Livre mutuiq
Enquête Grie£s, â^c
Le Livre de SAGESSE , fuivant 1^ autorités dos anciens
Philofophes , dîftinguant & parlant des vices & vertus dont
l*on peut être prifé déprifi Ënfçoibk la manière de bien &
toujours fagemcnt parler à toutes gens de quelque état quiM
foient. Le Prologue qui efl en rime » çommeacç ainû ,
Ce fut d'Avril le dix-Ji^tièuu jour ,
■ j : • Fn ce Prinfemps que la rofe entre enfiOKt^
Çtye faifont que tout fe renouvelle j,
Lf pre verdoyé, & toute fiufrefi Mie,
VHyver fe paffe , & la morte fiifon ,
Et les aifita^x çommençent /f «r çhanfon > &c,
te.Refte ootie ie Prologue cfl en profe , imprimé \ Paris,
ÎA-^té.par FferrçSér^iit j 151Q.& dep,oi8 àî-yon par Qlivief
Amoullec
La Loi SAUQUE , première Loi des François , faite par
I^pî Pjbaramund.^ menijpn de plutieurs Proies., Chrory-
ques & Hiiloires defdits Rois de France, imprimée \ Piuris, ùh
4**; par Thoqoas 4lmGiiemier , fiiiis dftcet
Les Cantiques de SALOMON , trandatés de Latin en rime
Françoife par Auteur dont l'Anagramme cil tel , Ha bieit (e
taira imprimés à Paris, I ^34. ' '
^ T e nom contenu dans l' Ana^^ramme ici rapportée eft Mparemment Jean
Saiiathier, OU Jehan Sabatier. (M. de la Monnoye).' ' *
Deux S^l; YB.ES » l'une d4 Pape , ï^mt de la Papauté,
Çcnfuréis, * , -
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Le SECRET ET MYSTERE DES JUIFS juii^ucs à pré-
iènt caché: Hidoirc de Thcodofe , Pontife de la Loi , & de
Philippe Çhreftien \ par laquelle le Myflère & Secret deà
Joifi eft révélé à notre grande indruâion , & confinnation de
notre Foî, imprimé »t-i(^ à Lyon, par Jean d'Ogerolles,
* LTfiAoicf » oa plat&c la Fable de ce Théodofe » oa tic ce Philippe , fe
tcoave , ftu mot tnwit , dans Suidas , oui ne dit pas d'où il l'a tirée, voy. La.
Croix du Maine , îcr notes , à l'An, de FHANÇOK LB FÂVILB, Tom. I«
pag. llS. .(M. Dï LA MONNOYB ).
Traité de S£N£QU£ , de la Clémence & humanité du
Prince envers Tes flijets , traduit de Latin» imprimé à Lyon^
in'i6. par Jean Saugrain , 1 5 59
' Calvin , en i ; ) t , voyant avec quelle févéritc on punifToit en France ceur
<^u on y appeloit alors Lurhf'riens y ne jugea pas à propos de déclarer fa penfée
Ia-dc(Tui y il fe contenta , ayant fait des Aniioiaaons fut le Traite de Scnè-
que , de ClcmcnùÂ^ de les publier avec le texte \ & , comme il gardoit en-
core les dehors de Catholique Romain , il dcdia lerour .1 Claude d'Hangeft,
Abbc de S. Eloy. 11 s'expliqua plus ouvertement fur cet Article quatre ans
, i la fin de TEpître Dédicatoire de fon înfluuiion à François /. C'eft
s cet efpric qu'en 1 5 59 , ce même Traité de Séncque, de CUmenâdt fac
împdoiéavecie titre, tel que le rapporte daVerdier. (M. de la Monmoti}.
Les très-élégantes & graves SENTENCES & belles Au-
torites de plofiears Sages » Princes , Rois , & Philofophes Grecs
& Latins , avec un petit Traité de Pktarque , de la honte
vicieufè^ imprimées in*i^. à Rouen » par Robert & Jean du
Gort» en Tan 1554.
Dits & SENTENCES notables de divers Aateors , en Fran-
çois & mîfcs par ordre d'AIphabeL En la fin font ajoutées lc(^
dites Sentences Latines en même ordre , avec le nom & Livre de
l'Auteur , dont on les a rectteillies ; imprimés à Paris , in-S^,
par Vincent Sertenas, & k Lyon ia- par Jean Saugtain^
SENTENCES feleâes de Periander , Publiait % Seneque de
BuuoTH Fkaxu Tonu F* Du Vx&d. Tom m, T c t
Digrtizeo Ly <jOOgle
514 s S
llbcraces , tournées en Poëfies Françoîfes , par I. D. S. M. im-
primées à Pans, m-8**. par Vincent Sertenas , k^Cl. Ôl depuis
réimprimées ious tel tiire , Dits & Sentences notables de diveis
Auteurs. ^
* Ce Puilian eft Puiiius Syrus j donc i\ a été parle plus haut , à Li lectce
pag- 373.
Le SIÈGE d'Amours avec la Bataille des deux Déciles
impfimé à Lyon, par Olivier Arnoullet.
' Ce font deux pièces en vers , de la façon de Molinet i elles (è (rottvenr ;
pow chofe que ce ibit > dans le Recueil de lès Poëfies » donc la meUleuce
Èditioaeftcèiiede i540,âPteis»M>8*. lâittnond*Impiîiiieiic.(M.pitA
MONNOYB ).
Le Roman de SIPERIS DE VINEAUX (à ce qu'écrit le
Fréûdcnc Faucliet) a été corapofé depuis la clôture du Boys de
Vincennes , qu'on trouve avoir été ceint de murailles par k
commandement duRoi Philippe Augufte , envinmran 1200. li
y^a de bons craits dedans , & entre autres ,
On a bien maintefols par amors engendré
Jîitfans qui depuis ont grant honor conquête :
7V/ emde bien emur de fa chair engendré
Des «nfans en fa femme i qui ne luy font undi^
Pu vaut péché couvert ce d'ifent li letré ,
Que ce que chacun Jjaa qu'on n'a mie celé;
Mtdiejiiûn be^aré[ qtâ n'et euer ne penfé
Fers de vic:uvaïjlié fcrc laidure & faujeté. &
Cartiel^ eJi bien arme\ qui po de pouvoir a.
Et tieli ejt mal v^bu qui au corps bon cuer a.
Le cuer a'</? mU es anmes « msàs eft oà Dieu mis fém
Mauvais peuet bien régner en mauvatjlié fatfiutt ^
Mais à la fin on voit , on le voit apparent,
lu telfin tel loyer, IKeu ie va eommeadant» &
On jforte plus d' honor à 4» BofOn nÊttJdé,
Qu on ne fait à preudhom viv(tnt en pamt^U» &
Ce qui doit avenir on ne puet nuiiemerU
ViMffntr eps'U n'aviemu, ce dit^ Uenfôweiu* &
Car entre faire & dire, & vouloir & penfée,
Y a grand différence , c'efi chofe bien prouvée, &
Scuyeai fait-on gnuu joyc encontre Jon toti/nunt* &
biyilizuo by GoOglc
s s SIS
Plus n'a vdttam S hom* an fmidt entièrement
Que tonne renommée de tous communément . 6\,
Car plus ferfon d'amis^ moins à douter fait-on. &s
C«r Dioi^ tairhoninkSthwmtvt^otué»
Laboure en bon ouvrage y fans ptg^tr fmfftté»
Et il t'aidira bien , fi tu l'as appelé.
Hardement ne vient mie de noble ' garnement t ' noble équipage,
Ains vùat ée gentil attr ou proefje fe prend.
Il Icmble que TAuteur fut Picard , parce qu*il prend Ton priiK
Cfpal fujec d'un Seigneur de Boulenois , & audi que ce. ven lui
eft échappé,
Dotu fbnnèreiu le cloque qui èoiuU hautement ^«
♦ Tiré de Faachet, Chap. 14, à la fin.
Le SOMMAIRE Hiftonaî de France , qui aux Lifans cH
moult folatieux, réduit en forme d'un Promptuaire ouËpitome^
imprimé à Paris , in^fol. par Philippes le Noir, 1 5 23,
La SOMME de Thçolo^i ou Liens commims» Imprimée
1)4^. CenfUrée,
Lt SOURCE dliofinenff pour maintenb la corporelle élégance
des Dames en vigueur, fioriflànt & prix inelliniabley imprimée
À Lyon , î»*8*. par Ofi^ier AraouUeL
Sommaire Recueil des SIGNES faorés» Sacrifices & Sacre*
mens inftitués de Dieu , depuis la créarion du monde , 1^61,
Traité du SOUVERAIN Bien, par lequel le vrai Chrétien
pourra apprendre y à Taide des fainces flcrîtures, ^ contçmner
Il mort : mdme icelle defirer,pour avoir çlaire vtlion de Dieu par
Jiocre Seigneur Jefus^Chrift; imprimé de vieille lettre « ùtri^,
fins nom de lieu ni d*Imprimeur.
STATUTS & Ordonnances de la noble Confrairie, dédiée
k l'honneur de Jefiis-Chrift & de Madame fiùnte Anne , foadh
<l*ancienneté, en FEgliic de notre Dame du Taor, à Tholoufe,
rédigés par ordre , ritres de chapitnes 1 Imprimés à Tholoofe , par
puyon fioudevillp^ i < <a«
Tttij
Si6 S S
STATUTS de la G>nfrairie notre Dâme Vierge, Mere de
Jefus-Chrifl:, inftituée en TÉglifc Métropolitaine faint Écienne
en Tholoufe \ imprimés à Xboloufe » iii«4^ par Guyon Boudc-
vilJe,i^53.
Prélude fur les STATUTS de la vénérable Confrairic des
Confrères du mérite de la Pai&on de notre Rédempteur , infti-
tuéc en la dévore Égliiè de faint Saturnin » en la Chapelle du
Crucifix» dite de fàint Gilles, audit Thokwfe ; imprimé par
Guyon ^udeville » t S 59*
STYLE & Protocole de la Chancellerie de France , conte-
nant la forme de minuter & coucher par écrit Lettres de Grâces,
Sauvegardes, Complaintes, Anticipations , Adjournemens en
délertion d'appel & en cas d'appel^ Relevemcns, Offices, Con-
firmations , PalTagcs & Sanfconduits » Congés , Taxations de
Voyages , Finances , Défenfes, CoHajcions bénéficiales, Com-
inifÈons & Pouvoirs, Ëtabliflèmens de Foires, Bénéfices d'in-
ventaire , Examen à futur, Arrièreban> Exemptions, Privilè-
ges , Légitimations de Bâtards , Ennobliflèmens , Amortidè-
mens, Dons gratuits > Naturalité , RémilfioD, Abolition^ ic
autres diverfes Lettres que le Roi oâroye pour fubvenir à Cts
fujets ; avec le Guidon des Secrétaires , & le Vcflige & Inftruc-
ri m des Finances: le tout imprimé tn-?^°. à Paris, par Guil-
laume le i3rct,ran 1548. par iknoit Rigaud, i/t«ié.àLyon,
l'an I ^77.
STYLE de la Co^r foaveraine de Parlement ^ & fi>rme de
plaider & procéder en icelle» tant ès caufes civiles que ccimi^
Tielles ; réduit par titres & imprimé à Lyon , par Benolc
Rigaud, i.$7^
Le STYLE de court laye , aotnirile par le Roî «lotre Sire,
tenu , gardé» & Monté pardet ant Mèfficors les Bailly de Bcrry»
& Prevôc de Bourges; avec les Coutumes dudk lieu , auquel e(l
ajouté la Cbartre des grands jours dudit3oofgeiî imprimé i»-^^.
Digitized by
à la m&rqufi de Jean Petit , pour ceux de Bourges 9 en l'aii
STYLE U Règlement ftr le 6ût de la JufUcc , abbréviation
des procès & moder^op des frais, d*ioeux dreffé Mt.kiGoDr dé
Ftflement, de Savoie , 'extraie des Ordonnances Royaux , tant
anciennes que nouvelles, auBorifé âe approuvé par $eB-oi, publie
en ladite Cour, le 27 Juillet 1 5 53; imprimé à Lyon, fa-'4^. par
Pierre de for conaris^ 1^53.
le STITLE & Régtémieite fur le fût de la Indice 6e Indrde^
tion des Procès , dredc par le fbuverain Sénat de Savoie \ im-
primé à Chambery , m*-4^. par Jaques Franconis » Imprimeur de
ibnAheflèf 1^60,
Livre de la mie & parfaite SUBJËCTION DES CHE£«i
TIENS & de I» facréc iranchife qu'ib M M S«inc£ipri^
CcnfurL ...
SIBYLLES. Voyez les Prophéties des Sibylles, traduites par
Guy le Febvre , aux Hymnes Eccleliailiques.
SUPPLICATION & Remontrance fur le fait de la Chré-
tienté & de la Réformation de l'Eglifc , faite au nom de tous
Amateurs du règne de Jcfus-Chrifl , à l'Empereur & aux autres
Princes & États tenant journée Impériale, à Spire. Ccnjuue.
La SYNATHRISIE aîlàs Recueil confus en Rime ^ im-
primée à Dijon , par Jean des Planch/»^ i^66,
' Etienne Taboarot , aairement U Stàgneur des Aceofii , f\ connu par Tes
BiOiirrurcs j a beaucoup de part à cette mauvaifepetite compilarion , inrirulée
SynathriJU j pu corruption du Grec ^mif*mt. Taboucot, en 1 5 ^7, temps de ,
rEdîtion du Livre > Se non pas en 1 5 ^6 » avok dix-neuf â vingt ans. Jean des
planches , fon compère , Imprimeur à Dijon , étoit un guHhié avec kquel
familièrement il prenoit plainr 1 boire. Ce fut dans une de ces occaiîons qu'il
lui propofa le deUein de ce Recueil, lui dreflant^pour la permiilion de l'ini-
primer, le Privilège Laùn borleÇque , tel que le voici : Caatum tfi ne quis
lias illujlrium Poëiarum nugas è ÉaetM adytis magna rellgioru extraclas y ut
totà hâc Moronun FrovUuii j Typis imprimat « oêu alUf i impre£as vMoics
ji8 § S
habeat j prêter Janum Planclum j Typographum Div'tonenfem , CompotoruM
omnium nugaciffimum, 11 j>nt foin de lui loucuu pour les ma(ëriaux,diveires ped-
ces pièces , les unes Laones» les aunes Fiaaçoires , qiiel(iiiee>iiiMS4lt Bnctnui
êcae Govéan^^ofieurs au(E de fa façon , qui ne font pas les meilleoceSi même
un Dialoeue en profe , d'un Philofophe & d'un Pou, rraduit en François à»
ricalien de Luigi Pulci , comme du Verdier l'a remarq^ué, au mot GurL-
lAUMi OB LA Taissonnibus , Tom. IV, pag. I jo. VoiU en qatMoonfift»
ce petit i/2-4*'. d'environ 80 pages. J'ai dit qu'on y lifoit quelques vers de
Bucanan & de Govéan , fur quoi je ne puis , avant que de hnir cet Article ,
m'emoêcher de témoignet ma furprife d'avoir , dans la leâure que j'y as
faite d'une Elégie «le Govéaa , intitulée Junipona , ctouvé une faute , donc
je n'aurois jamais cru capable un audî habilç homme que (tti ; ^tSt Ofetldam,
ift premièce lop^e , & la féconde brève , en ce vers :
Oreadunifrim npminit lUa fuit. (M> •> MoNMori).
Statuts & Ordonnances SYNODALES de l'Églife Métro-
politaine de Lyon , Primatiale des Gaules , revues, augmentées
& traduites en langue Françoife, pour l'Inflrudion des Cures
Gens d'£glife du Diocèfe de Lyon^ imprimées à Lyon « uf^^^
par Jean Stratius, 1578,
TAN.
TaNVEGUY GVILLOMET, Cbinirgieii du Roi de
Navarre & Maître en UFacuIcé de la vUle de Nyfmes , a écrie.
QuelHonnatre des ciimeiits contre nictife» nécelfaire à ceux qui
veulent parvenir à la connoiflàncc de cette partie de Chintigie^
contenant les Caufes, Signes, & Curation en gâléial } inpltmé
à Lyon « îa-i 6. par Benoift Rigaud «1579*
TARAUDET DE FLASSANS , Poète Pcoveoçtl , par le
moyen de Ces rimes eut accès avec leis plus grands du pays » de
joua fi finement Ton rôle , qu'il acheta un canton de la Seigneu-
rie de Fladans» d'un jeune Gentilhomme du lieu, nommé Foui-
qnet de Ponteves, qui prenoit un fingulier pîaîfîr à la Pocfîe,
duqurî il n*eut autre paiement qu'un petit Traité intitule Lous
cnjtgtiamens ptr fi gardar contra las tracyons amour y contrat
( félon qu'en a écrit le Monge des lOes d'Or ) trop plus profi-
table pour le vendeur que pour l'acheteur , pour autant que le
Traité valoit un tréfor ineftimable au vendeur , s'il l'eût fu
enfuivre , mais qu'il tut trompé d'une DamoifcUe de Provence «
comme anffi fiit Taïaudec; car il fût amoureux d'une DamdftUe
de la maifbn de Rogters» fœur du Vicpmte Remond deTurenné»
qui le trompa, & par ainfi ce Traité ne (êrvit de rien né \ Fun
ne à l'autre. Ce Poëte tenoit plus du Chevalier que du Poète.
S'accompagna nt de quelques Chevaliers Provençaux , en ben
nombre , ils déchafsèrent du pays certains monflres & tyians
intolérables qui faifoient une infinité d'oppreâions à toute ma-
nière de gens; & en l'an 135^ , ce Poète , qui ctoit auffi bon
Orateur, fut commis par le Roi Loys, &: la Roine Jehannc
de Naples , Comtes de Provence, à faire une Remontrance en
Latin , en la préfence de Charles IV du nom , Empereur , fils
du Roi de Bohême , lorfqu'il pafTa à tout fon exercite en Pro-
vence I fur ce (^ue cuncrc raiioa àc devoir^ iauf ik paa , il avuic
'S%o TER THE
contraint les Prclacs & Gentilshommes de Provence , à lui prê-
ter hommage de la Comté de Provence, & de Forcalquier , &
de Piémont, contre le gré &: infention de leurs Majcftcs,
Httcndn qu'ils ont de tout rems ca ladire Comté de Proveoce ,
jura Inipenaiia , de laquelle Remontrance il fut grandement
ellimé , & en rapporta une fort bonne récoippenre j & peu
après accéda . . . ■
* Voy. Jean DE Notre-Dame , Càap. C^,
TERENCE (Les fix Comédies de) très - excellent Poëtc
Comique ; avec les Fleurs, Fhrafes , Sentences & manière de
parler très-exccilcntcs dudit Auteur, mifes à la fin de chacune
Scène: le tout Latin & François , correfpondant l'un à l'autre^
imprimées à Paris , in- 1 C. par Claude Micard , i «574
( ^ 11 avoic paru chez Antoine Ycçafd, en 1 509 > {une plus ancienne verfion
4lf Tcrence , & apparemmeiic U'piemiice. Cet excellent Pocte Comique
jaonracirâgé dêirence'feiicato, >J5antavaiitUiiati!àiicè<k Jêfas^Chiift*.
^yôj* ô-ile((ttsles.notes,2 TAit. Pvwû TmiiTiva » ptg*
THADDÉE HAGECE. Nouvelle Invention pour inconti-
nent juger dn natard fm chacun^ psT conception du fixmt &
«de fei parties;» dite.fsn Grec;,Mécopolcopie: le tout esterait du
Latin de M. Thaddée Hagece» Médecin éc Mathématicien au
Royanme de Bohème ; imprimée à Lyon j to-S'^.. par B; &jgaud »
THÉODORE DE BEZE \ à preTent premier Minîlbe de
Genève a ttaduit ^ vers François, les cent P/èaumes de
'David, refbns des'cent cinquante , dont tes cinqtiaiite avoieitt
'été auparavant tenmés par Clément Maroc j imprimés avec la
note 3^ une voix , par pluHeurs fois , en divers liens. Tragédie
FrançoiJè , du Sacrifice d*Abrahant , par Théodore de Beze.
Harangue des Proteftans du Royaume de France , prononcée
devant le Roi Charles IX , la Roine fa mcre , & McfHcurs
' de Con C^onfeil , allemblcs à Poilly pour le fait de la Religion,
en Tan 1561 , par Théodore de Beze, préfets & oyant fix
Cardinaux j
biyitizûO by GoOglc
THE THE jix
Cardinaux , trentc-fix Archevêques ©ti Evêques & un grand
nombre ti' Abbés, Prieiîrs & autres Dodleurs Scholaftiques, im-
primée à Paris. Brieve iixpofition de la table ou figure, con-
tenant les principaux points de la Religion Chrétienne ; à
Lauianne , in i6. par Jean Riveri , i^^îo. Cenjurce. Reponfe
fàice le 24 Septembre par Théodore de Beze , fur ce
que Monfieur le Cardinal de Lorrabe avoit répliqué contre ce
qui fût propofé, en la première journée du Colloque, par kdic
de Befee; avec une 'autre Répome d'icelui (ûr certains articles
de la Réplique , mis en avant par l(^t Oeur Cardinal ; imprimées
en Tan 1581. Cen/&rce. Répootè «» premier Livre de Matthieu
dpLaunay^ Prêtre^ & Henri Pennetier nagueresLMinidrçjL;
imprimée à Genève. A cette Réponiè a été raite une Réplique
par ledit de Launay. Oraifon exhortatolre , faite & prononcée
en Latin , pardevnnc les fleurs Syndics & Confeil de Genève,
lors de réle<5lion du Re6kur des écoles, traduite en François,
& imprimée avec les Ordonnances iiccléfialliques de TEglifo
de Genève ; imprimée par Artus Chauvain, La Vie &
Mort de M. Jeaii Calvm , décrite par Théodore de Beze. Il a
ftît upe Êpitaphe en Grec , en Latin & en. François, pour Ni«f
pota^ de Beze , (on oncle , l'un dies Préfidens au Parlement ' de.
FaJEÎs i. qui ik voit jpoXi^ en tf^es^ dans r£glîf« iàint Cdme de
iâint Damien. Sur la Verfion desPftanmes, GutUaame Guie*
rouk fit un Epîgramme, lequel courant d'un^ main en autre de
parvenu ès fiennes , il répondit (oudaîn par un autre Epîgramme,
la teneur defquels eft celte ;
Voudra choiflr^ pour Us meilleurs élirc^
Tout kun çhoifi de long & de travers j
Dire il pourra > en les écoutant lire >
Ceux, de Marot , c'efi d'49^^0/i h fyrf^^
Ou du Dieu Pan k Jlageol gracieux ;
Mtùs feux du J^è^e un François vitieuXj
JUtdk & tomrtùnt j & fâchai?^ à megpviùlkf* '
Donne à Marot le laurier gracieux ,
A, Bè^e quoy. ? de Midas les oreilles.
BiBLioTé F&ASf. loau y* Du Yerd. Toau iiu V v v
fix THE THE
. . . ' •
R^ponfe de Beze:
Un tifuùn e^rît de trav<rs
Trouve mes vers rudes & verdsj
" ■ ' fâcheux & contraints à merveilles ^
. . ■ Dotinam le laurier précieufç
f ' .A M^rôt doux & gracieux i
A moy de Aiidas les oreilles.
Afne envieux j j'ay bien appris
De donner à Marot le prix ;
~ MitLS quant ejl des oreilles miennes^ ^
Pour le^ changer f qucji-il bejotn
DeekerehertM Midas^ l^iln , '
AIp /f tus-tu pas àà /âne lu tkmus f
Thdodori Be[(t Ve^ikîi Poémata Parljî'ts ^ în-S**, apud RtH
htrtum StepK & Conrad Badium y 1 545 **. Voyez les autres
(Buyres Latines en aflèz grand nombre , dans I*£pîtome de fa
BibGothèque de Gdhe'r.
* J'ai trouve dans les Recueils de M. Faloonec, ^ae la Préface de la Con-
fejpûn de Fol de Théodore de Bcze, n'vù. qu'un rccic qu'il fait de fa vie 1
Melchioi Wolniar. Il 7 raconte qu'étant fort jeune » malade de la teigne , il
en écoit Ci tourmenté , que , s'arrltant un jpui , avec on de fes couiins, fnr
. U Pont des Muiniers , qui à MoUtoribus noaun accep'u (aujourd'hui le Pont
eu Change ) fon Coufin lui propofa de fe jeter dans la rivière , ce qu'il alloic
. exécuter fur le cluœp , lorfque Ton oncle paila dans le moment même fur lô
Pont, & décdtttna fans doitte Bèse de fon dèflêîn. Il ne poaveit pccvoir ak»*
les ifeftinles de ce neveu. - . '
. ' Nicolas de Bcze , oncle de Théodore , n'a pas été Prcddentau Parlement
Pans, mais fculemeiirConfeiller-Clerc. Il eft parlé amplement <ie l'Epi-
taphc que lui Ht fon neveu , Tom. IV du MenagianUj depuis ia page 2.1,6 ,
jufqu*à la x| j. ( M. db la Monnoys ).
Du Verdicr fc trompe, qnàndil date de i 545 l'Edition des Poc/i:?$ de
Bèze, chez Robert Etienne; clie eft de 1 548. Nous ajouterons ici qa î |
détails fur les Editions des Poclies de cet Auteur. On cite communément ,
pour la plus ancienne, une petite Edition in-iS» de ibixante-deux feuillets ,
fans nom d'Imprimeur, Ôc fans dare , & c'eft l'opinion de Mettaire. Mail
M. ( Môment [ Bihlioth. Cùr. Tom. 111 , pag. 190 ) a prouvé alfez bien que
cette Edition eft poftérieure à celle de 1 548 ^ ïn-^'\ parce qu'on y a adopté
toutes les correâions indiquées i la fin de l'Edition de i j 48. 11 eft vrai que
Mertaire objefte qu'on ya laiffc VEpitaphe de DoUt j ce que Bcze n'auroit
pas fouâis» après 1 548 , de peux de hkSct les Pioteftaos , pour lefquels il
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THE THE jij
«*étoir alors dcclnrc ; nuflî M. Clément rcpond-t-il que l Eilition tn-\6. fut
faite i'ans la participation Je l'Âutcuc ,ôCi ion inrçu : ce qui le prouve , c'eft
que locfque Théodore de Bèze publia Css luvtnahat tn 156;, il ne Us an-
iionça que comme une fecomle Edition « n'en rLCoinioilfjnt point d^autre
antérieure \ ' i ; ainfî celles qui ont pu voir le jour dans l'inrervalls , ne
font point avouces par l'Auteur. Bcze en donna une iroifième, en J j7<>>
in-^°. Cette troinème Edition ne porta point de date for le titre , mais elle
■fe trouve à la Hn de TEpîtrc Déciicatoire. D.uis Ici tieux dcrnicrcs EditiorK
Bèze a retranché les pièces trop libres qui fe trouvent dans la prcniicre ( celle
de 1 548 ) & les a remplacées par des Pfcaumes, en vers Latins , &: par d'au-
tres Poclies , qui convenu iein mieux à l'Etat qu'il avoir embratlc. Enfui , en
1597,1a plus belle Edition de Tes PolTics parut, m-4''. pir les fdins d'un
de fes amis , de l'aveu de l'Auteur , âge pour lors de foixante-dix-huit an$.
On fit , en 1 598 , une mauvai/ê copie in-i6, de l'Edition in-^'', W en parut
une autre en 1599, au(fi tn-ïtf. moins belCe, mais plus coicreâe» Ac un peil
plus ample que celle de 1597. On en a donné pKilicurs autres depuis, aux-
quelles nous ne nous arrcccrons point \ nous dirons ieultinient que Gruter a
xafTemblc , avec beaucoup trop de foin , toutes les pièces Ucencienfes de Bèze»
&les a inférées dans fcs DeiicU Po'ètarum Gaihrum j (ons le titre de AdeodAi
Scb* Ve\diacenjis Juvèhaita. Ainfi il a chanj^c le nom de Theodorus ca celui
^Adeodatus^ en inrcrprécant en Latin la licniùcarion Çreçque 3e Théodon j
Se '^tranfpo(ànt leslyllabes du nom de Éè^e,ou Be/a ^ dont il a fait Stku
Voyez tes autres Remarques fui THiooont DlBà^E.» dajis La C&OIX'.DV
Mainï , foui. Il , pag. 414 & fuiv. ., ,
THÉOCRITE *. Voyca Jbaw Awt. deBayf, Estiemhk
Força OBI..
' * Théoccite j de Syracufe, a vécu environ 180 ans avant Jefus-Chrift. II
palTa une partie de fa vie A I.1 Cour de Ptolomce Lo;;us , Roi d'E^vpte , où
il fat conlîdéré. On die que , de retour dans fa pattiâ , il of.i mal parler
d'Hyéron le Tyran , qui le fit mont ir. Il a compofô, en Dialeéle Dorique , de*
îdylles admirahlcs pu le naturel , lesgraces naïves l.i vérité qui y régnent.
Théocnte afetvi de modèle i Virgile, qui en afaifi toutes les beautés. Les
Palhyraie* du Pocte Grec Se du Pocte Latin font ^lement des chef-d'cBU*
Vies;- nous, n'avons rien en ce genre qui puilïe leur ctre comparé. Il faut da
génie pour peindre li nature dans toute fa fimplicitc. En vou!:int l'orner Si
rembeltir , le Bel-efpric la gâte , & ceft ce qu'a fait tonienelle , ôc ce que
font encore auroardliui ceux qni ont ie.mameur d'avoir afiëa peu de goû(
pour l'imiter. Il faut l'avouer, le Bel -efprit eft naturellement pauvie ; & ,
quelque effort qu'il fafîe pour la cacher , fapauvteté perce à travers le clin-
■quanr dont il ett furchargé. Si Théocrite &c Virgile n'euflent eu que^ de
refprit , leur mémoire auroit péri .avec eux. Lotigepierre a traduit quinze
IdyUef d«Tl>^c"te,n)sûsi^ ji'ap«sflirendre lesgraçev4e j'Original. SaTca*
Vvvij
J14 T H È THE
dnâion n'eft recherchée qu'i canfe dej notes qai l'accompagnent. M. MoiH
tonnet de Clitrfond vienrde mus donner une nouvelle Traduélion en profe
de quelques Idylles de Thcocrite , contenue dans la fuperbe Edition d'Ana-
créon » êec nadiiiie en François , donc nous «voos parlé d-deffii*, i rAnid»
THÉODORE TRIVULSE a ^rît f^éckraiîiio ik mot
Th^oddre ei • âttnxtt François Trfvulfe ^ ées crah^fons êt
mauvais dcportemens de Nicolas Bâtard, Qu'on appelle mon
fils , lequel faudement fe fdic nommer en France, Marquis de
Vigene; bmpntaéc à Thurin ^ 'in^foL par Mavtia Cravoc*»
* Théodore Trivulce fervoit dans 1* Avant*Garde de l'ArmccFrançoife , k
la Bataille d'Aignadcl , en 1 509 , «Se \ celle de Ravenne , en 1 5 1 1. Il eut le
(;ouven)ement de Ginss , où il fc maintint avec courage dans le Château»
orfque les Habitans de cette Ville qnîrcèrenil'Ie-perâ- de k France , en 1 s i8.
H ctoit alors Maiéchal de fiance. Il mourut, en ^û,Lfoo, • .dontiléiok
Gouvernenr.
THÉODORIT , Evêque de Cyr \ Voyca .AsTotiiB jïW
Bus , StMOK GODURD, CxAVOE DfiSPSVCK.
+ T'i 'odorec, Evêque de Cyr, en Svvîc , ne en j'^fT , fut fun des j>!u«
favans Pères de l'Eglile , & des plus zélés Prédicateurs de la Doctrine Chré-
tienne j aulli Tes travaux furent-ils récompenfés par une multitude de conve**
• fions. Le P. Sîrmond , Jéfuite, a donné un:^ bonne Edition Giecqu:: 8c La»
tine, en 4 vol. in-foL des Œuvres de Théodoret, anxcru lies le P. Ganiier ,
ioilî Jéfuite, ajouta un cinquième volume, en 16^4. Les uns dileoc que
Théodoret mourot vers l'an de Jefas^Chrift 4^7 : en ce m , il étoit âgéd» •
foixance-onze ans 'y s'il oe mourut qn'en 470 , il en avoit environ quatre-
vingt-qintre. On \e rec^arde comme nndes plu? <^Iv')queasCoilttOVetui(kes<ie
fon ficcie , ôc fei Oaviigeç peuvent Icïvu lic uiudclcs.
THÉOPHILE DU MAS de Sain: Michel en Barrois , a
tranOaré dti Latin de Mefîîre Morin PîcrchAm , Chevalier , un
Livre de l'antiquité, origine &c noblclTc de Ià très-antjque Cité
de Lyon ; enfemble de la rebeine & conjuration ou rebelUoadii
populaire de'Iadice villes-contre Zes^ConfeiHers de là cité no*
rables Marchands, à caufe des bleds ;^te en Tannée i^ad, tm
Oimanché 9 Jour faint Marc; tni|irimé à Lyon ,7«*S<*r en ladite
«nnée. Lenom de*ce.Xradiiàeiir éft'fu^poie pat'SyiiipkoritB
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THE T H I
Champier, qui fe dit ici par autre (bppofition de Ton nom»
Morin Piercham *,
* Voy. La Croix du Maine , & le? nores , aux mots Simphcttiiem
Champier , Toni. II , p.ip. 417 4) 8 , 5c TuEOPHitE 00 Mas , pag. 417.
' Le P. Ménétrier ne Te louvenoïc pas de ccc endroic de la Bibliothèque
de.Dit Vordier , lorfque, p. i6i de (on IntroducUon À la /eSun di i'Hifioine
tde Lyon , il cc-moigne êcre furpris qiL'aucun de ceux ont fût mention du
Xivrede Picrchjm n^n reconnu que c'étoit le nom renverfé tie Chimpier.
De K\xh)% , que le P. Menerner cite , pag. i6z, l'avoit même leconauavaiic
•Du Ver dier. ( M. db t a Monno yb ).
lllLOPHRASTE *. Des Odeurs. Voy. Jean de l'Estrade.
* Thcophrafte , né à Ercfe , dans l'iile de Lesbos, eft un des plus excel-
lens Philolophes Grecs, 11 Aiccéda à Ariftote , & profelTa dans Iciycce, en-
viron jzi ans avant Jefus-CKrift. Le Catalogue de fes Ouvrages, que
Diogcn^î Laërce a donne , l la fuite de la vie de ce Philofophe , comprend
.tant d'objets & Mnc de fujecs dilFcrens , qu'il donne la plus haute idée de Ion
£ivoir immenlê, & de Tétendue de (es connoifTances. &>nTeftamenc , qui e$
i la fin de fa vie, eftrrès-curieux. Cicéron trouvoit un agrément Se une dou-
xcur lij ftvle inexnrini.îb!es dans les Ecrits de Thcophrafte , &C la levure
ties Ouvrages du l^hiiofophe Grec faifoic les délices de l Otaceur Romain.
Théophraffe mourut environ aSo ans avam Jefus-Chrift, âgé de plus de
cent ans. Le peu qui nous refte de fes Ecrits nous fait regretter la pîrre de
ceux qui nous manquent. Son excellent Livre de Morale , connu fous le nom
des CaràSiresj & qu'il dit avoir compofc d quatre-vingt-dix-neuf «ns , non*
••ftdevenu très-familier par la Tridudkion que La Bruydct cn a Êite. Non»
«vons encore de Théophrafte un Traité des rlaHtês, tt^eaàMX^uiMJiifioiff
jdu Pierres , un Traité des Odeurs , &c. &c.
TflIRAUT JOURDAIN a écrit Hiftoîrc mémorable des
Pharifiens hypocrites leurs femhhbles , îefquels fc fcparoienc
des autres hommes pour mieux couvrir leur hypocrifie & fimU'-
lation^ traduite d'Italien , &l mife par Dialogue Tous le nom d'uo
Juif, converti à Chrill , nommé Balthafar , & d'un Chrétien
.nomme Théophile j imprimée à Lyon, m-)^^, par Jean Saup
^rain,
THIÉBAULT, "ROI DE NAVARRE *, premier du nom,
&- Comte de Champagne, a compofé phifieurs Chanfons,
coaunues cn un livre que j*âi écrie à la main en ma Librairie,
ji< T H I T H I
auquel efl la note du chant d'icelles. Monfieur de RoilTy en a
ua aucre qu'il a communiqué à Claude FauTchct^ lequel en
( ( fon Traité de l'origine de la langue Françoife , en die ce qui
s'enfîiic. Ce Prince étanc Comte de Champagne lorfque Saint
Louis vint à la Couronne, l'an 1227, iîc alliance avec les
Barons François ^ contre Blanche de Cadille, mère du Roi, que
lefdfts Seigneurs prétendoient avoir entrepris la Régence du
Royaume & Gouvernement de Ton fils , âgé feulement de onze
\ douze ans , fous ombre d'un teftament du feu Roi fon mari,
par lequel elle difoit cetçc Régence lui avoir été lailTce. Le
principal Auteur de !a ligue, écoit Philippe , Comte de Boulo-
gne , oncle du Roi, & les plus puilîàns, ce 1 hiébault. Comte
de Champagne , & Pierre furnommé Maucler , Comte de Bre-
/ tagnc. Mais Blanche qui ctoit belle, ieune, & encore Efpagnole,
/ fut fi bien mener I hiébault, qu'il viliuiidonna les autres Barons,
& qui plus eil: , découvrit l'entreprife faite pour prendre le Roi,
revenant d'Orléans \ Paris. Or les amours du Comte de Cham-
pagne, dépiaifànt depuis à aucuns Seigneurs, il advint, aînfi
que dit une bonne Chronique que j'ai écrite à la main, que
Thiébault un jour entrant en la fàlle où étoit la Roine Blanche',
Robert, Comte d'Artois, frère du Roi, lui fit jeter au vifage
on fromage mol , dont le Champenois eut honte : prit de là
occafion de fe retirer de la Cour , afin d'éviter plus grand
fcandale. Toutefois la grande Chronique do France , dit que le
Comte ayant de rechef pris les armes contre le Pvoi , &r fâchant
le grand appareil qu'on failoit pour lui courre lus , il envoya
des plus fages hommes de fon Confeil, requérir paix; laquelle
lui tut accordée. Mais d'autant que le Roi avoit fliit grande
dépenfe , il fut contraint quitter Montereau fault- Yonne ,
Bray^fur-Seine , avec leurs dépendances. A celle befogne é.toit ,
ce fbnc les mots de la grande Chronique , la Roine Blanche ,
laquelle dit au Comte qu*il ne devoir prendre les armes contre
le Roi fon fils , & le dévoie fouvenir qu'il i'étoit allé ftcourir
lufqaes en (a terre, quand les Battons le vinrent guerroyer. Lç
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T H I T H I JX7
Comte regarda la Roine , qui tant étoît belle & ù^c , de forte
que tout ébahi de fa grande beauté , il lui répondit: Par ma foi
ma Dame , mon cœur » mon corps , &c toute ma terre , efl à
votre commandement , ne n'eft rien qui vous pût plaire que ne
fiffk volontiers: jamais, (i Dieu platt , contre vous ne les vôtres
je n*irai. DMlec fe partit tout penfiF, & lui venoic fouvent en
remembrance le doux regard de la Roine , & là belle conte-
nance. Lors fi entroit en Ton cœur la douceur amoureufe ; mais
quand il lui fouvenoit quVlIc étoit fi h^wic Drtmc &■ de fi bonne
renommée , & de fa bonne vie &c nette , qu'il n'en pourroit ]k
jouir. Il muoic fa douce penfcc amoureufe en grande triftefîe. En
pource que profondes penfocs engendrent méiarrcolie, il lui fut
du d'aucuns fages hommes , qu'il "s'étudiât en beaux fons , &
doux chants d'inflrumencs , & fi fit-il. Car il fit les plus belles
Chanfbns , & les plus déleâables & mélodieuiès , qui oncques
fùilènt ouies en Cbanfons ne en inftrumens, & les 6t écrire en
fk falle, à Provins , & en celle de Troyes. Et font appelées les
Chanfons au Roi de Navarre. Voilà le témoignage que portent
de Tes amours 5: étude poétique, les grandes Chroniques de
France. Quant au Royaume de Navarre , il échut audit Thié-
bault, Tan 1235 , par la mort de Sance V , Roi de Navarre,
fon oncle , frcre de Blanche , fa mcrc. Plufieurs des Chanfons de
ce Roi fe trouvent aujourd'hui notées h. une voix ; & s'en voit
encore quelque relie peint au Château de Provins , à l'endroit
de la prifon. La première de celles du Livre du Seigneur de
KoilFy^ commence :
Quant amour me prie que je chant «
Chanter mejfuet j &e.
Laquelle ne doit être la première en nombre , pourtc que le
Livre n'ell entier, & toutefois il y en a Jufqu*à dix, toutes
portant à côté le nom de Roi deNavaKre. Les Italiens ont jadh
cilimé ces Chanfons, & d'antres FIrançois de ce temps-là, û
bonnes, qu*jls en ont pris des exemples, ainii que montre Dante,
lequel en ibn Livre yidgari doquaiûa , allègue ce Roi
ji8 T H I T H I
comme un excellent M»tré en Pdëfie, aucuns traits duquel j*at
voulu ici repréfencer. Il demande , puÛque tout Ion mal vient
d'aimer, qu'amour fafïc tant envers fa Dame , par prière & par
commandement, qu'il (oit aimé d*elle: car fi bien aimer y fert,
il aura joie de fon gcnt corps. Fn la onzième qui e(l belle,
il fe plaint par le troifiéme couplet de rinconftanC6.de faDame^
■difant ^
Je J^ay de voir que ma Dame aytne çtnt ^
Et plia ajfei c'ejl pour moy emphnçr.
Ce derni^ couplet eft a(!èz bon.
Je ne di pas que nus aim' follement :
( Que & plus fox en fet mieux a prifiàr)
Mes gruni cur y a mcjlicr fouveni j
Plus que net fcns , ne raifon , ne plaidier*
De bien «mer ne puet nus enfe.ïgnïer ^
Fors qiu li euers qui done le tàkat*
Qui t>:cn ame de fin cuer loyaument ,
Cil en Jçaic plus & moins s'en peut aidier.
En la troifiémCi il die que û Ton meure de joie, il voudroic bien
mourir entre les bras de fa Dame ; mais s'il mouroit pour l'a-
mour d'elle , ce feroic bien raifon qu'elle en eût le cœur dolent.
Toutefois pource qu'il craint de la courroucer, il ne voudroic
être en Paradis s'elle n'y étoit. Auffi nVt-elIe occaHon de dire
qu'il la veuille tromper , çar il l'aime de tout, fon cceur* En U
quatrième , il dit qu'il Taime & la hait t car ,
l^iU me fa» èii». ejpren4re. 6t aùtmer j
Mn tiau parler & aco'uuement rire.
Nus ne l'orroit Jî doucement parler ^
Qui ne çmdc^ de s 'amour ejire Sire»
Par Die» amoun ce wus-«fel4em tUne j
On vous doit bien fervir & honorer ^
Mais on Jî patt bUn d'ung poit tropfier^
£n la cinquième , il dit encore ,
Kar nulle rien ne fait tant cuer félon ,
Corn' grant povoir qui en veuli mal ufer.
Que tant de gens Ù vont tuit environ ,
hfy de vçk poÊtr |ffïi!^«
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Adc:^^ dlent dame ùtt vous vâutgiiWiiy ^ :\\ ^\
Mais ils ^ulue^tli traitor fflpn». , . ' . )^ \ t
Car^qiû plus a ^éxUmitx amour ^vd^* .
Et encore»
• . Kajfe^ y a d'autres qU< ft ne fui * j , ' 'i
' i^ui la prient dt fl". cuer hadement, ■ _ ■
* LbandiJJe jaii saai^iicr Jùuvcnt. *H»rdîe<!v»
Mais iî ne s'en peut aider, quand il efl devant elle. L*efpcrancc
lui Icrt de refuge , comme l'oifelct qui va férir en la glu,
Quand il ne fcait trouver autre garent.
La fixiémc cil rrès-bellc , pleine de fmiiHrudes & tranflritions :
aufli eft-ce celle que Dante a}l^;ue comme pourexcmpki elle
. commence «
De hnae ëmtfur m'unt * feance a beanfé» * Science & bonté.
Larièpdéme déclwévî4iem«e«f(Je hom de TAuteuir , diAuit: '
' ' Nus /ïe ddtidmours trahir ' ^'^
Fors que garçon & rïhault. • '\ -1 ' *
Ce ce n'ejl pour fca ^lasjir a . ^.
/« ne yoy ne bds ne haut.
j4ins vduil (ju'el' me * trait bautt^ " " *ttwiVtfg*f
'SanS ;^uilUr& {an5fju/llif^ ^ -\ y' \ - y^ Wyc^^vt,
Et fi le-pui confuivw- -."*.".,' - •
- I ' îxCetf^iifif^tfkiry i ' ■i^.
Nus n'ejijoy ans comme Thieb(UtU» . .
En la huitième il fe plaint id*ôtre mis en nonchaîoir; & qu'en
dormant il tient s*amic, & en vci|lanf 4.4*^ F^?A^:M*W'Vp^i{ft
, en.dormjUftC.^pepiç toute fa vie, ; .îjnîÎT: .n : ; v'.t; . ^
Pwirce hkn le dcut * beJloiOtM OmMrs *
... cel^evant derrièj^e,
1' l''fÉànwalA^Âturè'iavlitie à fifi éjf^a^ /::c:.;h.:uj
iV. ; _Quilcsdmans/etywrejÔ'rejotur::'i ' : '■;(..:
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5}^ TH-i T^BI
Défefpérance fct languir & doutoir ]^
Et mes fox cuér penje à de^ à guMr*
S'il fut fage j il me fefijl mourir :
Force fa bon de ta fo&e tnmr^ *
Qu*M tnp gnuu fitu patt-U Ûen mejihtùr*
A la fin de la dixième , il pfefid'côtlgé*d*amour» pttifqu*!! plût
, ^ /j^ Dâme de lui donner > d^ljinc „ .
jtmour le veut y âr rka Datie m*^ prie j
Que je m'en pan : & je moult l*ea merci j *
Quand par le gre' ma Dame m'en chajll,
McLllcur raifon ni voy à ma partie.
* Voy. La Croix du Maine , & iei notes > au mot TmtAVtt ot
CjiAMrACiiNf , Roi de Navarre , Tom. 11 , pag. 4x7 & fuiv.
THIERRY DE HERY, Lieutenant da premier Barbier
- Chirurgien àu Roi , a écrit la Mcchode curatoire de la maladie
vénérienne , vulgairement appelée grofTè verolle , & de la
diverfité de Tes Symptômes, iriîpî"imée. à Parfis, i/i-b^. par Gilles
Guufbin , I 569 *. / •- ■ -, -
* V07. La C roiz bv Mai m s » & ies notes, au même Anîde> ,
pag.4jo& 43». ^
THIERRY DE KIS a ccrît Chrétienne»; Méditations fur
huit Plcaumts du Prophète jpavid j imprimées par Jacques
Berion ,1^82. ' " ' ' ' ■;
THIERRY PETREMAND , de Befançon , a écrit cri vers
• François , Paraphrafe" de l'admirable Hifloire de ta Sainte
Héroïne Judith ; imprimée à L^on^ if^-4^i par Benoid Rigaud»
THIERRY DE TIMQFllXE Picard, t.écrk les Néapo.
litaines. Comédie Françoilc, fore facéticufè fiir le fùjet d'une
.Hiftoire d'un Efpignol & un Pàrifren ; imprimées par Abel
l'Angelier, 1584. II a traduit d'Italien , Regrets facécituii &
plai Tantes Harangue^ funèbres fur là mort de divers animaux,
noa moins remplis d'éloquence^ que d'ucihcé & gaillardilè ^ uor
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T H O X H O jji
t>rimé$ à Paris, in-i€* par Nicolas Cherneau , 1 576. Ces Ha-;
rangues ont été auparavant traduites par Claude de Fomoi]x>;
&L imprimées à Lyon *. •
* Voy. La Croix »o Maimi , 8c les iKNe$ , «| mime Anicift» Tom. II
pag. 43 i à:
THOMAS CHARPENTIER , Religieux de rOrdredeFon-^
revraut , a traduit de Latin en François , les Exercices fpiricuels.
de Sajiu iionavcnture , Cardinal , faits en [orme de Dialogue,
TAme dévote parlant avec Thomnie intérieur j cnfemble une,
Spicre de S. Baiile le grand à S^nc Grégoire , le Théologien
de la vie folitaire , miSe de Grec en François par J. G. T. impri*
mes à Paris» par Geryatx jMallor , 158a.
THOMAS DU CLEVIER a . traduit de Latin en François ,
un Traité intitulé Cymàalatn mahdi contefiaiit quati^ DiakH *
gucs Poétiques, fort antiques , joyeux 6c facétieux ; imprimé ht
Lyonytn-itf. par Benoit fionnyn, 1538. Je n'ai trouvé antre'
chofê en ce Livre qui mérite d'avoir été plus cenfuré que lii'
Métamorphoiô d'Ovide, les Dialogues deLucian, le JesLivres<
de foladre Argument & fiâions fabuleufes. Au premier Dialo-
gue l'Auteur introduit Mercure Bryphanes , & Curtalius , lef-
quels fe trouvant en une Hôtellerie d'Athènes, à renfcigne du
Charbon blanc, où Mercure d'aventure arrivé, defccndu du
Ciel de la part de Jupiter qui lui avoit baillé un Livre à faire relier,
ces deux bons fripons, pendant qu'ils s'en étoient allés à Tebat,
tirent d'un paquet qu'il avoic lailîe fur le lit, ce Livre, le dcro-
bent,& en Ton lieu en mettent un autre, contenant tous les petits-
paflê-temps d'amoitr & les folies de Jupiter, comme , quand il
fe fit Taureau , pour ravir Europe ; quand il fe déguifa en Gygoe,'
pour aller à Ledar QuaAd il-print la forme d*Amphitryo , pour
coucher avec Alcmena. Quand il fe>tranfmua en pluie d*or pour
jouir de Danac. Quand il fe transforma en Diane , en Pâfteur ^
en feu ^ en aigle , en ferpent, & ptufieurs autres menues folies.
Au fécond Dialogue font introduits quelquesPhilofophes cher-
chant des pièces de la pierre Philofophale | par^i le fable du
. ... ' \ y\ . ' . /»: . 1 i : }X3&X4j
T H O t H Ô
théâtre , oèi aucrefois cèniiiie' ifs étoknt diifmtaRt -, Mercure ]i»
leur ay«xit montrée, ces rêveurs fimportuiièreiit tant par leurs
prières , que ne fâchant à qui k donner entière , il la brilà , &t
mit en pisadre , puis la répandit parmi l*àrenc , afin qu'un cha-
cun en eut quelque peu , ^cv.r difant qu'ils cherchaninf bien , &
^ue s'ils en trouvoient feulement une pièce , ils fcroienc mer-
veilles , rranfmueroienc les métaux , romproienc les barres des
pèrtes ouverres, guérifoietît ceux qui n'ont point de mal ^ im-
pctrefutent làcHemcnt des Dieux, tout ce «qu'ils voudroicnt,
pourvu que ce fôt éhtéfe ^iîcite & qui dût advenir, comme après
îe-beatt temps là- pluie , fleàri Sl iêreia a« printemps , en- été
poullîère & chalearsy- èwts eii j^'tofiine«! froid fanges en'
htYi^^ i ^'qiy%i:iât<^j ijçj|j|^ifie.(|it;vab.Iabfenf to^Alebimn'A
tes. ^fln. api|ès:q)}9j1^l%abu^,avditr qa^.'.Merçure peut reftituf r t
4E iÔMilra-ire ^qyilOdJil -Jui plaie , a. cefi^^jPieirc Philoropbale , ùk*
vertu , Mcrctire; qui eft auili introduit « Ayant changé ^qii viiâgç;
cp! autre forme , alfavoir d'un beau jeune gars qu'il étoit, en u»
vjç^Hard tout gris,X^ nqo^tre a eux & feur dit que depuis le
tejDp5; qu'ib la cherchent , il n'efl: nouvelles qu'ils aytnc fait at*-.
<uix^ia6le digne deja Pierre Pinlplophale, qui le fait penfcrque»
ce ne l'crt: point , giî , fl ccreft, qu'elle n'a point tant de vertu,
'que Tondit; mai:» que ce-nefoiit quepâfulca, iS: que leur pierre
1^ fert. qu'à /aire: des coi^tcs. Au troifiémc Dialogue ciï pris.
^bacffiivâ le :p!ropos ^U/prçinier , toucha ^e.I^vfe.â^obâ h
VAnpmti 4<t> twi iarptns îiicttuié : ' Qua iH. kec Ltbro cotttmtatiir*
Cliaiwûtàrmtmi.mtmarûhiUiint-^uarJui^r anuquûm, tjiti
ijifi. Fa^i:tm pr^fityp^tmv Slvt-^.^itm'^u^ fiitura funt'Ctrtm'
'dffjfofitionts. ôualoguf Htmm immormlmm ^ ^uicum /oveifitr-
tmrvjduri JifM fefnpiternaa^: Pàr là TAut^ur fe moqup-premiè**
rementdes PaycnsIdolâtres ôfide leur fauK Dieu Jupiter , com*
me voulant dire qu*il n*a oncqi^es cré , ou s'il a été , il étoifi;
homme , & ne 6c onc acles admirables , ne tels quefabuleu/è-
r«>cnt on a. écrit de lui. Par le fécond chef du titre du Livre, j1 fc.
gabc du DeÔifi',:.& fatalèi neeçf.Ijcc , tacitcpicnt de l'AflroIor^
Ijie judiciaixô J£tpar le troiiicme^ de ceux qui pour feur^roa-
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«fcwr s*«ftlmcnt «omoie LSeox» EoMptks il fiut dilcoivir Mercuxe
<les mémoires & cliargc que les Dtctix & Déeflès lui ont bailltt
chacun paniculiérement à.fiiîre: en cerre ce voyage , ât le
même Mercure par la vertu de quelques paroles qu*il marmonne^
fait qu'un cheval nommé Phlegon parle & raifonnc avec fon-
palfrenier. Au quatrième & dernier Dialogue, deux chiens»
l'un die Hylaéhw & l'autre Pamphagus , qui furent autrefois du
nombre de ceux qui dévorèrent Acléon , chacun de ceç deux
ayant avallé un lopin de la langue du Veneur tranimuc eit
cerf, laquelle il tiroit hors la bouche ; fc rencontrant long-
temps après, devinent «nfemble de plufieurs chofcs plaifantes.
' Bayle , ne prévoyant pas la nouvelle EHiâon qu^on donncrou du Cymhalum
Mundi.j fia 17 1 1. > à Amfterdam crut plaiiîr à Tes L^ieurs de ieu: .
«ppjer le Sotwaaice qu'il avoir trouvé- de ce Livte , en- cet endioic de Da.:
Verdier. Thomas du Clevier eft un (aux. nom, fous lequel Bonavemure des
Périers n c.Trhr !«? fîen. Le Cymhalum ^ qaoinu'en clife l'Atiteur , lîrîn^ foa
^kre Dcditit^jirt , à fon anu Piecre 1 ryocan , n eil pas mie iiaduuion. .
J'ai dit par OLcatlon^aumot BAUTHniMi Ane AUj-ceque j'en penfois.Voy. La
C^oix DU Maime, Se les tiotes, aux An. Barthélémy ANEAu,Tom. I,
5>. 78 6c 79, & Bon AVENTURE des Prriers , p. 90- ( M. de la Monno vf \.
* 11 y en a eu depuis une nouvelle Edition, in-ii, à Amllerdam, 1 71 8 ,
41VCC figures.
THOMAS D*AQUIN Hymne du Saint Sacrement de '
J'Eucharillie , commençant, Sacr'is folcmnits fint gaudia. Autre
<^n\ commence L auda ^ Syon, Sahatonm. Autre , Pangc îingua
^Ipjiifi:, traduiLi par Guy le Febvre, U. cunteaui aux Hymnes
Eccléfiaftiques.
^ S. Thomas d'Aquin naquit au treizième fiècle , de l'iiiuf^re famille dcê
(Comtes d^Aquîno, au Royaume de Naples, dont ie nom s'ell éteint dans ce
iiccle. 11 mourut i l'Abbaye de Foira-Nova , de l'Ordre de Cîteaux , dans
l'Eiat Ecclciiaftique^ le 7 Mars 1174 , dans la quarante - neuvième annéev
coimnc il alloit au Concile. Général de Lyon. La yaûe étendue de Ton gcnie^ .
y towvée par la foltdicé de Ae "Ecrits t & les pcinctpetes^irconAances de ik^
■vie font h connues , que nous ne nous arrcrcrons pas à en parler. On bl^ne
tS. Thomas de s'ctre ccayé parrtouc d'AxiUore. Ceft le goût de fon ficelé qu'il
blimer. II vonloit raire> voie que -k Religion Chrétienne eft •conforme- â -
lU>ittl^ 8K.jom dbi iii9.iimit dcJUméai d'i^siAoCf^-flui en était
JJ4 THO THO
ronde. Ceft dans ces vues qu'il a émit comû les 3ià&9c lat Goidli. Zaïu
• THOMAS BEAUX- AMIS, Carme Parifjcn , Dodeur en
Théologie, Religieux des Carmes de Mclun , a écrit Enquête
. & Grieè , fur le fac & pièces , & dcponciom des témoins pro*
duits par les favorb de h nouvelle Egitfè , contre le Pape fic
autre? Prélats de rËglife Catholique , en laquelle e(l donnée
briève Réfblotion félon leurs mêmes témoins j aux mêmes-
Ijvres &i Chapitres qu'ils ont allégués; imprimée à Paris, iii-8''#
par Hiérôme de Marnef & Guillaume Cavellat, 1571. Ré(b-
lurion fur certains Pourcraics & Libelles , intitulés du nom de
armite , faufTèment impofe contre le Clergé de TE^Iifc de
Dieu , par laquelle eft prouvé par le Difcours de Tlicnture-
Sainte &: i'exprefîè parole de Dieu , le nom de Marmite enflam-
mée, être propre à la nouvelle Eglifei imprimée à Paris, par
Hiérôme de Marnef, r s 73- Hilloire des Sedes , tirée de l'armée
Sathanique , Icf^uellcs ont oppugné le Saine Sacrement du
corps & làng de Jefus Chrift , depuis la promelTe d*icelui , faite
etf Capemaum jufques à préiënt. Et la viâoire de la vérité de
parole de Dieu « contre le menfonge; imprimée à Parts» in-Z^,
par Guillaume Chaudière» 1 57^. Remontrance au Peuple Fran*
çois., qu'il n'ed permis à aucun fujet, ibus prétexte que ce
fbit» fè rebeller ne prendre les armes contre Ton Prince &
' Rot f ni attenter contre Ton Etat : le tout prouvé par l'Écriture
Sainte; imprimée à Paris, par Guillaume Chaudière,
, 1575. Oraifon funèKre , prononcée h Paris , le 21 de Juin , à
la fépukure du corps de feu Meflire Charles de Gondy , lîeur de
la Tour, Mefieres & Nandy , Capitaine de cinquante hommes
dTarmc; , Maître de la Garderobc du Roi ; imprimée à Paris,
par Guiliiiime Chaudière. In facrojau'du Cxntz Myjkrui, Faf-
ftontm ù KtfurcBïontm Domiiti nojiri Jcfu , Homciia & tabula ,
finnexîs quibufdam Jchpliis ex primis Ècclejia Patribus , i«-8'«
Pûrijiis y apud GutUdmumChûudun , t^jo, Homelia inom»
ffid ^uiZ pçr quadr.2^ùfLm<m UguiUur Svangdta ^ui^us fiuplid
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THO THO }}S
mtthodù , quœ ai iiuapmadonm , & ioSrhut ohfervamnan
faciunt^ exantiquiJJîmisEedepœPaifib.jdeSa compnkehdunotr,
^uJ GuilUmum CAaudUre^ 25^7. De fidt &Symholo
Ltbr. 4. quibus Catholica fides illupratur^ ia-»<». Parifis. Com-
pendium vocabularii Thcologtci Scholaflici ; Parifits apud CuUL
Chaudière, 1^80. Dtcultu, vtfuratione , inUrceffione , invoca^
tionc , meritis , fcjî'ivhatibus , reliquiis & miracuîis Sanclorum
Catholica ûj/crtio j Fanjits , f//-8°. 15 6*6*. In Habacuc Piophe-
tam Homeliœ x 8. habita m rcgta Parijiis , î£eS.& excusa à G.
. Chaudiire, i/i-go. Harmonia , firc. in-foL Farifiîs *.
* Voy. La Croix dv Maikc,& les noies, au mot Thomas Bbavx-Amis»
lom. II, pag. 4 ji 8c 45}.
THOMAS ERASTUS, ProfefTcur en Médecine, à Heidcl-
bcrg *. Deux Dialogues touchant le pouvoir des Sorcières : &
la puninon qu'elles mén'rcnr , imprimés avec Tlmpodurc des
Diables de Jean Wicr, à Pairis, 10-8**. par Jaques du Puys.
* Cet hdnte Médecin ctoic né a Baden , en Snid'e , dans le Comté du
me me nom , en 1 51^ , mourut â Bafle le dernier Décembre 1583, félon
M. de Thou (1^^. Lib. LXXVIII) Jnnum ciaufit mors Thonu trajù Ba-
deniSi in ffe/vetib maL Queloues-uns ont dit mal-à-propos qu'il ctoit né
dan^ le Marqulfat de Baden-d'Ourlacli. On prétend que fon véritable nom
ctoit Lteber, & qu'il l'avoir tradair par celui A'EraJîus. Il fat grand Médecin
gout
loibleUe ki granoe aans la main aroite , qu il ne pouvoir s'en lervir pour u
, V?™*"*'* obftacle , & parvint à écrire de la msin i^^nrbe , aver autant
d ailance que de ni|ndtté} & , ayant iiouvé un auu ciiaruabic , qui im four-
nit les moyens d'étudier, il profita des bienfaits de cet ami. ( MekIuAdam.
Vu. Mti. ) Eraft profefTala Médecine pendant long- temps , & avec grand
fuccèî , à Heidelberg , puis à Baûe , où il mourut dans fa foixante unième
année , étant né , comme fe Tai dit ci-delTus , en 1 5 1 j. On trouvera^ dans
la Bibliothèque de Gefner , un lojii^ C ntalogue de Tes Ouvrages , la plupart
écrits en Latin. On affure qn'r! eft l'Auteur du Traiu des Comètes ^ public
fonsb nom de Tkur^cerjîs Ph\ficus.{ Placcius de Pfeudon.J 11 démontre 1*
fol» de rAftrologie Judiciaire &: de la Médecine de Pacacdie , quiiournoir
alors routes les tt tes. Il fur moins heureux à traiter les matières Théologîques >
& , ayant cent fur la Dificiplioe & les Cenfures » d'ttttè manière wut-i-fait
~sy6 THÔ THO
oppofce à l'opinion de cetuiie.^k Commonion, il cku£i à& ^zvvk trotobfes
. wôs les Egliiesde SuHIè.
THOMAS JARDrN", Vicaire de Beau Jcii , a réduir en Qua-
trains François, les Sentences fpii ituelles, rcLueillie;» des (Euvres
' de S. ÂttgulHn , par Profper Âquicanique , £vêque de Rheigç»
& par Itii miCcs en vers Latins ; avec aaties Sentences CKtraioeft
des (Euvres de Saint Hîrenée» Archevêque de Lyon; & de Ter*
cullien : le tout aulfi réduit en Quatrains François; imprimée» à
Lyon y tn'î9. par B, Rigaud* z S^4*
THOMAS ILLIRIC. Dcvocci Oraiions en François , avec
vne Chanfon d*Amoar divin , comprife fur les Sermons de frère
Thomas niiric , pour induire Bc inciter le peuple à -dévotion;
imprimées à Paris ^ i^aft. Sermoms aurei m aima civitau Tk<h-
îùfittut jMPOclaman à fratre Tkoma HUricû de Auxlmo ^Ordinit
jÇjinorum , facra Theologîce Profeffbn^ & vcrbi Dti Prseoae^
famojljjimo Gencrali ^ Jlpofialieo pcr unlverfuM muudum ^ ini^
fftff» Tholùjttf in'.^^*parJoatmm. de Guerlins, <.5^<*
THOMAS DE KEMPIS. De l'Imîcadon de kfiu-Clinft
Voyez JEAii'BôvtT.LON.
^Thomitt i Kempis s'appelott Tltomos .Uâmeitkem , 8c flic iMBimé è
Kaufis , èa nom de Kempen, (a. patrie , petite Ville de l'EIedbxEttde Co-
îo^ne , & non de Kempen , dans l'Orwcrilel , comme l'a dir Corneille, dans
fon Diclion. Ge'ograp. Ses Ecries oui été imptimcs en j vol. m-S". Coktgoe »
i6éo, La première Edition avoit paru i Nosemherg, en 1495* On y trouve
des Sermons , des Ouvrages AfcétiqueSjdes Vies, & quelques Lettres ; mai»
il n'y eft point quefVion de la Chronique du Mouaftcre de fainte Agnès ,
Ordre de S. Auguftin, où il étoic entre en 1407. Cette Chronique fut pu-
bliée i Anvers , en i6\^. Thomas à Kempis, né e» tfSo y mounu , en
1471 , en odeur de {aintetc. Quant an I i . r;; de \' Imitation de Jefus-Chrïft ,
attribué à Thomas à Kempis , nous renvoyons â ce que nous en avons ^ic
dam les notes , fur l'Article de Jban BountoK , Tom.lU de cette flibK«-
dièqae » pagp
THOMAS MOKUS \ République d'Utopie. Voyez Bas-
' THEtaMT AirsAir, Jiaji u BtoitD
#Cetlioi»Q» céUbc« était aé en UtMkivft Mtibtt^filfrAj^
calem»
T H O T H O
luiêiu, & gagna la confiance du Roi d'Angleterre, Henri V'III , qui !e fît
Chaoceliei de fon Royaume , après l'avoir employé dans diverfes ÂmbalCt-
9c dufgé 4e diveifei n^odttioQi , donc il 8*ac(jtiictft Avec fiiccèti D
étok àgji d'MirifOii diiqiuuitf-ciiiq ans , locfqa'il iiic décapité à Londres , le
é Juillet I5J5, pour n'avoir paç vodlii reconnoître Henri pour Chef de
i'Eglife Anglicane , Ôc peut ccce plus encore, pour s'erre oppofé i fon divorce
âvec 'Catherine d*Anagon, 6c a?oir irmé contre toi Anne éeBottlen. Ses
Ouvrages furent impriinés à Louvain , în-fol, en 1^96, On j trouve un Dia-
logue , dont le fujet cft , qubd mors pro fide non fugienda fit. Sa conftauce
frouva qu'il n'avoit écrit aue ce au'il penfoit. Son Ouvrage le plus connu eft
C^ro/>x<jdoi|C M* de Guedcville donnauneTradudlion, en 17^0, Livre agvéii»
t>le & curieux , compofc à l'imiration He la Rcpabliqae de Platon. On troU"
vera, dans le Tom. XXV des Mémoues de Niceton , l'Abrégé ck la Vie de
Tkotnas yi&w» , le Onalo^ue de lès Oavnget. On peut lire anffi rAtode
de Thomas Morus , dans le cinquième volume de la Biographie Britannique^
où l'on a rafTemblé les dcraih le? plus intérellàns de Ta vie de ce fameux
Chancelier d Angleterre. Nous avons parlé de fon UtMie^ dans les noces , à
rAnicle de BuTamicr Ambav, Tom. |IIde<w«e BibÛoth. p:^. ai i«.
THOMAS SYBILLE. £o l'iipkre adr^fi^ a leaa Brinon,
Scieur 4fi ViUeiies J Concilier en h Cour dcParlemcnr» i
Paris «loilè an .devant de Vlphïgtait il'£iin[Mde,toiim&ide Gnc
en François» le Tradoâieiim? sVccant autremient nommé 4e
Ibiifcric que par ces dm Ifctres T^S.&lCc di&it^ par le ticre.
Auteur de l'Art Poedoue » je ne favois, ne pouvoisdeviner qud
ce pouvoir être; eariniyanc point vu d'autre Livre intitulé Are
Poétique François , que celui où l'Auteur prend îe nom de
Quincil Horacian , & un autre de Jaques Peletier , cela m'occa-
0onna d'inférer la verûon de cette Tragédie , audefTbus du nom
de l'Auteur Grec Euripide , en Ja lettre E. Toutefois en linuiC
depuis parmi les Epigramraes Laxins d'Efticnae P%-fquier, nou-
vellement fortis de la preiTe , j'ai trouvé que le nom du Tra-
Aiâeur dWIe Tragédie , & «run Arc Poétique , e£l Thomas
SybiHe, fans lequel Parquier, qui fli*a été en cela un (Edipe^
l'en Àois jchez guiHoicle fongeur ; car on pourroit interpréter»
toutefois fauflêmeoe êi par ignorance, T. S. TouflàinâsSottiny
Thomas Scrvin , Triftan Savetier & autres noms & fiirnooiSy
aufH-tôt que Thomas Sy bille. Que 6rt-il donc de fiûre r^ver
Alnfi les gem^ A quoi fervent deux , trois ou quatre lettrés ,
BxbuotvFaah. JoiitK^.DvVs&p«roai.jj/. Yyy
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538 T HÔ T H U
chacttbe mifc pour un mol , 11 on ne fait ce qii'elles'fîgnifien t , S:
.on ne lespeucconnoltre^ Quene mec-<ui les noms tout du long}
tou bien û on ne veut être connu , que ne fupprime-t-on du tout
ÛM nom? Ce Thomas Sybille, Châlonnois, Avocat enParlement
'à Paris, a écrit en outre^Traité du mépris de ce monde, par
lequel .cft démontré le grand profit & utilité qu'apporte à
Thomme îa vie folitairc & contemplative i enlemble les moyens
pour éviter les fautes , efquelles les perfonnes font le plus fou-
. vent adonnées i imprimé à Paris, xn-i6. par Léon Caveikc,
♦ Voy. L a Croix vv M>i M 1 , & les notes, au mcme Attide,
Tom. II , pag. 434 fuiv.
Thom as TURQUAM, Générai desiMonnoies, Commii:.
faire députe par Sa Majcfté , pour rexécution du décri^ des
efpèces de billon, étranj^ères , qui s*expofoîcr\L au Duché de
Bourgogne, a écrit Remontrances par iui laites au Parlement
de Dijon , Je dixième jour de Septembre 1573 , oà il déduit les
bonnes & juftcs confidérations, pour lefquelles !e Roi a décrie
ks efpèces de Billon, étrangères , & répond aux opinions fie
latfons qu*on pourroit avoir du contraire ^ imprimées à Paris,
iii-S*. par Jean Dallter, i ^73. Avis par lui donné en une alfcm-
blée faite à Paris, au mois de Sqitembre 157? » pardcvant
Monfieur le Cardinal de Bourbon , pour délibérer fur les Mé-
moires préfentés au Roi, afin d*abolir le compte à fols & à livres,
& dorefnavant faire tous contrats & oWi gâtions à écusj imprime
k Paris, i/^8°. par Jean Dallier^ 15 7S. , .
THUCIDIDE *. Voyez Glaudi dk SiTssni
♦ Thuei<lide , on des pAos célèbres Hiftoriem Grecs, ii«|iiic, qnviron cinq
cens :ins avant Jefus-Chrift , d'une famille illuftre. 11 comptoit parmi fes An-
cêtres Miltu le Cimon. U annonça Ton goùc Sc liiureuTes difpofuions
pour écrire l'iliftoirc, pxi les brmcs qu'il rcpandicoh jour , étant encore très-
jeune, i la leclure qu'on faifoit , dans ane afi&OibWc publique , dequclaucs
Livres d'Hérodote. 11 époufa une femme ori^naire de Thrace , fort riche ,
donclaforcnne le mit à portée de s'mllruire»& lui facilita les moyens d acqué-
fScWs connoÛQmees néceflâiies, pour compo&i tBUBbout de.fon pays. La Ké-
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•T-'I'T T I T
publique lui confia le çommandçinent des Troupe* AtHcniennes^ où li n eue
' pas le Donheur de réiiffir« Il ne put jec^r du fecours dans Amphipolis ifRé^éc ,
oui fut prife les ennemis. A la fuite de cette malkeureuie expédition ,
^on l'accufa de s'erre cofidtiir avec rrop de négligence , & on l'exila. Ce fut
pendant fon exil qu'il cciivit l'Utlloire de la Ouefre du Péloponncfe , donc
il n'a donné que hnic Uvses , f'écant àrcité â la vin»* unième année de cecee
Guerre , qui en dura vingr-huir. Il avoir des correfpondanccs dans les doux
partis, & payoir é'^alemenr Se Spartiates & Athéniens , pour cne mieux
inftruit,,& pour dccouviu plus lurement la vérité , en combinanc les diverfex
relations. 11 mourut dans fon exil , à foixance-qttatce ans. Denis d Halicar-
nafle nous apprend que Dcmoflhène faifoii r mt de cas de l'Hiftoire de Thu-
cidide, qu'il la iranfcrivit huit fois , pour fe la graver plus profondément dans
la- mémoire. Quintilien, comparant Hérodote & Thucidide , leur donne à
tous deux le premier rang, pour dçs taifons biei^di^crcnrcs : Thucydides ^
Herodotus lor.oè ctterh in Hijco^ prtferendi^ quoruni^tliycrjii rirtus laudcm pcne
emparent cortjecuta, Denjus& buvis fspifir injlans fiht Thucydxdes ; dulcisdf
fsiuluUts & effufus Jhnêotuê : UU eoiukatis , hiâ rtn: ji:.^ . ^eciiku metiort
aie concionibus ^ hic fermonibus : il/e vi , hic vûluiuace. Ce cjue l'on remarque
encore dans l'Hiftoire de Thucidide, c'cll qu'il a oublie qu'il eût des ennemis j
îl n'en a jamais parlé , ne croyant pas que les iutcrcts particuliers duîfent erre
^lis en parallèle avec ceux du Puwic. Cicéron l'a loue; mais, comme I.i ma-
nière de Thucidide croit cout-à-iàit oppofee à la Henné , même dans les Dif-
cours qu'il a inférés dans fa Narranon , il dit ( im Qratore) Orationes quas
murfojmt rnult* fine : cas ego laudare foleo , imitari neque poJJIm Ji velim^
nique velim fi poffim. Claude de Se vlTld n'a tradnic en François Thucidide
que fur le Latin de Laurent Valle. O'Ablancourr, (Quoiqu'il sût le Grec , conr
tenr de preiidre le fens , en a yfé avec S», liberté, ocdinaice. La- meilleure
Edidon de ceno Vetikm eft celle de fiilUioe » en f ^voi m-i i. ^
TITE LIVE *. Décades .de Titc Liv.e , Padouan , niifcs éa
langue Françoife: la premtin far filaife ée. Y ifteime , Bout-'
bonnoîs; avec des Âtinoutions &. figures pour 1 intelligence de
l*Antii]uité Romaine. Ptus une Dèlcription- particulière deslieux,
^.ooe .Chronologie HnivcrfcIIe de tous les Peuples 'Potcti*
tats de la terre , & la Vie du4u Tite Live; imprimées à Paris^
tn-fol. par Nicolas .Çhefneau , 15^3- H avpit .compris toute
l'Hiftoire Romaine jufques à la fin d'Augufte , en qu;itorze Dé*
cades ou dixaines , faifant le nombre He cent quarante Livres ,
defquels nous n'avons pas la quarte partie de bien entiers ^
complets. La première contient la Domination de iept Rois, en
refpace de 244 ^ans) p.qisjç GouverQC(pei)C des Confuls , Decçm*
Yy y ij
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;4o T I T T I T
Viis, & Tribuns Confulaires » piu qne!qu«s aoCres iio9M,
iôus k(quels fe mûrent infinies guerres contre les Sabins,
Latins , Hemiques , Eques , Volsqucs, Veientins , Falifques,
Fidenates,Tofcans,Capenates, Pouillois, Lucanicns, Samnites,
& autres peuples d^Italie. Plus le fiége de Porfcnne devanc
Rome, & la prife d*icelle par les Gaulois. La féconde Décade
eft perdue, où étoit déduite l'Hiiloire Romaine depuis l'arrivée
d'Efculape à Rome, où il fin tranfporté d'Lpidaure, juT^^ues
ou commencement de la féconde guerre Punique, & contenoic
trois grolTes cruelles guerres. La première contre Pyrrhus , Roi
des Ëpîrotes , venu m iêooors des ^arentîns ; la ftcoode » avec
les Carthaginois , qui dura Terpace de 14 ans» de fut appelée
la première guerre Punique. La croifiâne, contre les Gaulois^
en laquelle les Romains arrivèrent bien quatre-vingt mille
chevaux , & ftpt mille hommes de pied. La tierce Décade traite
la féconde guerre Punique fous la conduite d'Annibal , qui dura
dix-huit ans. La quatrième, la Macédonique, contre Philippe,
& TAfiatique contre Antioque , d'environ vingt-trois annécr.
De la cinquième nous n'en avons que iamoicié^ &: encore îa
plupart des Livres font efcernés & manchots du redc de ladite
guerre iMacédonique , contre Perfe , fils de Philippe , que Paul
Aemile défit & mena prifonnicr avec fes enfàns en fon triom'-
phe. Tout le refte de là en avant n'eil ^u'ua abrégé réduit en
petits alfimés Sommaires , par Flore.
Eu la vu de Titt lÀft,
Maïs il n^a point de plus belle Epitaphe que la mânoire de iéa
écrits immortdsy fi le tout en At parvenu jufqu'à nons ; de le
témoignage des bons Auteurs. Car» pour en parler icion k
commune opinion , entre tous les Hilloriographes Grecs dt La*
tins , il ne s'en trouve point de plus fertile U benreux que lur,
ne qui coule ainfi d*un perpétuel torrent d'éloquence plantureuiè^
grave & pofée: fi qu'on le peut dire avoir non qu'égalé , mats
furpaâe tous les autres d'auparavant , depuis. £t de £ût
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cette brave & rupcrbcdté» Dame & maitrefïè de toutes autres V
ayant , par de fi longues révolucioiis de fiécles, maintenu uUe'
telle gloire d*£mpire , & une fi puiffànte domination fur tou-
tes leç nations de la terre , les plus dignes d'êrre connues, n'a
point de fa parc plus bravement manié les armes à Térenduc
de Tes conquêtes , que lui fa plume à la dercripcion de leurs
faits, & ne s'cft montrée plus généreufe à entreprendre & exé-
cuter , ni plus modérée à gouverner les peuples conquis , &
raifonnable à ufer de leur fubjeâion & obéilTiince , que lui à
faconter fidèlement les événemens de tous leurs projets & def-
ièins, tant en Tune que Tautre lortune; fe portant en ceta-
comme neutre » & d'une grande ûncénté, nous remettant de*'
vant les yeux» fans y rien d^ilèr ni fléchir , tout ce qui y
peut avoir été de bien & de mal , de bon & mauvais , de julle
& injufle , de loyal 9t de déceptif : û foigneux au rede , fi éla-
bouré & exaâ par toute cette grande mer d'&ritares , à quoi
fi nous avions routes Ces (Euvres , nulles autres ne fe pourroient
parangonner , non-feulement ès chofes générales & d'impor-
tance , mais jufqn*aux moindres menues parcelles des plus légè-
res occafions , qu'en cela il montre vouloir refTèmbier la maflè
entière du Sénat , à très-prudemment difpofer de la généralité
des affaires, & tant de valeureux membres d'itclui, à s'acquit-
ter chacun en fon endroit de leur devoir, à Tenvi l'un de l'autre,
ar le cerveau & les mains' defquels le tout parvint finalement
une Monarchie fi ample. Jamais il nt it laflè nulle part , ne
redit jamais une même choie »"ains touiéurs frais , gay & dtfpos,
le renouvellant d'une variété agréawe , comme s'il reprenoît
nouvelles forces, à guife d'un (ccond Aotée , fèmble une fource
inépuifable & perpétuelle d'autres toutes fraîches inventions
& difcours. La grandeur ni le poids , ni rembarrafîèment de
tant & de fj importantes afFàircj, qui fe viennent tout à \m coup -
préfènter d'infinis endroits, à <](ui coulera le premier du bout de
fa pîumc , ainfi qu'une roide abondance d'eau , à riffue d'une
étrouc gargoilhei ne le peuvent pour cela étonner m contondre»
i4^^ TIT Tif
troubler fon ardre ralfis^ ni le jeter tant foie peu hors du fil
fon oraiion compaiféc j ne la fimplicitc d'autre part de la
nue narration de rHiftpirc , fclon que par fuii elle fe prcfentc
plus bafTe ; le ravaller à un ftilc olianii; & maigre^ ne par trop
miolent non plus, par-cout où il fil queftiûp .<te ffr'TChaaflçrt
quaqd Unugnificcijcç du ^jpt le dçmande : A yi'ille vienne
inégalemcnc déborder, hm de fop oiiul 'ordinaire ^ awfî que
quelque impétueux tori!cmt,.^ui nagueres tari tout à ftc, iôu-
datn par jpne ièiile ravine dfeaujc s'cp^é à outrance » roulajie
impétucufcbient Ces ondes à CMvenles rràhers & les plaines ,
^'il trouve où s'y émanç^pcr tautlbit peu i iC^,il eÛ endroit foi
rempli toujours juiqu'a pleine marge. Curieux au refte de mots
& phraiès exquiiès , 4c poli quant & quant, mais non jufqu'à
une mignardife affeace. Non fi chagrin , rébarbatif & aiillère,
où il efl que-flîon d'un peu plus de févérité , qu'on doive avoir
horreur de s'en approcher, &c non dciî facile accès auffi , quil
fe rende pour cela contemptible , fon dire étant par-touc appro-
prie au fujet qu'il traite ; & la gravité des fcntcnces correfpon-
dantcs à celle des chofcs. Plantureux & opulent en langage , 6t
qui n'épargne rien de cp qu\ peut ^tre requis pour exprimer
naïvement çe qu'il veut mettre devant les yeuxj non prodigue
pourtant, ni exçpffi^;çn cela , ains comme un très- foigiicux
(Econome , &:fidèle.dirpienfiueur ,>qiiiinéDage lé tou^ par nie-
fure. Sobre / jTuccinâj A^ racueilH en fes narrations , oà il lai/Te
toujours une pointe & |in.Qg^illon f|ux écoutâns de le voir paflcr
outré, âmfi qu'il f^ti,,..& par fois a dics incidens tenant lieu
comme dij r^»o/bic6 en yi^-.^calier autrement pénible , ou de
cabinets en un parc , an peu détournes liors des par trop lon-
gues allées,, ou d'entremets comédies , fans en rien s'éloi-
gner du droit & principal cours de l'Hiftoire , fi non en tant
qu'elle en a befo^o .pçmr legayçr & la rcn Jrc plus nette & ^
intelligible. Très-retenu en fes enrichiiTeroens, tous remplis de .
chofes élues rares., de ce que Teiprit humain Doprroit (bu-
haitcrpour fe .r^jouiri (ans coi;\fon4re,ni traverfcr les affaires les
uiyitizûo by
T I T T I T J4)
'unes fur les antres^ fans rieo pervertir de l'ordre & la fuite , ou
prévenir & anticiper l'événement qu'on doit attendre des en-
trcprifes & dcfTcins. En quoi par leurs conduites & exécutions
il mené, tout ainfi que par la hirelle d'Anadne , fi dexrremcnt,
que nonohftant tous les détours de cet embrouillé labyrinthe
d'occurrences l'une fur l'autre, on vient foudain concevoir quelle
en devra être l'idije. 11 n'ufe jamais de flatterie nulle part , &
ne pardonne , en forte quelconque, ni au conleil public en géné-
ral, ni aux grands en particulier , pour fi peu qu'ils broncheiit
.& s*extravaguent hors de^leur devoir, ençore qu'il fi^c déjà bien
avant hors la libercé-d'une République , rédntc ibos la Skmt
captivité 'd*un feul homme » ce qui rendit ,par aveotiire , moinii
Kcojnmandable envers lui , le mérite de Tes labeurs ; mais fans
le montrer pour cela partial ni animé contre perfonne , ains &
parforçanr toujours, en tant qu'il peut, de retenir en bride l'in-
folence efFrénée de h commune , fous l'autorité & refped des
fupérieurs, AufTi équitable, fi la raifon le veut ainfi, krendroic
des plus capitaux ennemis du nom Romain , que fes propres
concitoyens , fans défrauder ceux-là , non plus que ceux-ci , de
la louange qui leur e(l due. Si fevcre gu refle , qu'il ne par-
donne pas môme a la cenfure. Chiche, par nianitic de dire, en
paroks, & très fplcndide au contraire , voire plutôt prodigue,
que libéral en graves (ènteoces , & en remontrances. E3ceri:ité
au po(fiblc en la déduâion des confeils , .délibérations , & dif-
putes. Mais fi admirable ijir-^tout en lès Harangues , qu'on les
voit par-tout plus femécs de fentences que de mots. Si que
non- feulement il a en cet endroit furpaflfé cous les autres , mais
foi-méme encore; car elles paroiilènc autant d*ocacles , &c.
^ D'après l'éloge qu'on tic for le momiinem élevé dans la grande Salle de
THorel-de- Ville de Padoue , à la ménioii ('e Tite-Live , par les Padoùans ,
fes Compatriotes , ce ct'lcbre Hiftorien croit le feul qui pût dignement parler
des grandes ^ions du Peuple Romain , Se les décrire. On lui a cependant re-
proché fes Harangues , fabriauées à plaiHr, fa Patavlnité dont il ne pue
p m iis fe corriger. On l'accule encore d. n'C tre pas exaél cLimce qu'il Jir des
Gaulois Ce des Caitha^iiiois , foie pat igaoïacce , foie par partialité. Ces dé-
r
T I T T I T
lauts ne 1 empêchent pas d cice le plus éloquent des Uiftodens de Rome. Soa
liiOioiirc ccoic divifce en 140 Livres» il ne nous en refte piu.< que 45 , qui
mcme ne Te fuivenc pas. Les meilleures Editions du texte Latin font cdut
d'Oxford , donnée , tant par Thomas Héarne» en 6 vol. 8°. 1 708 , que par
, M. Creviec , avec des nates , en 6 voL ^7-4°. La Toduâioo de d^ Ryet eft
tombée dans l'oubli : «m ne lir plus que celle de Î4» Guérta. Erponins adiup
que les Arabes ont une Traduûion en leur langue de t'Hiftoire entière 4t
Tiie-T ive. ( Erpen. Orat. t , de lÀnguâArah. ) & Hlnkelman , dans la Pré-
face de ion Edition de VAicoran , |>cécend que cette Tradudion ttouvoic
k^ettVtmtmè Fejjanis ien^ris mammaniMii Ijvius mt€ger entetur! Mais
il y a tout lieu de croire que cette vernon n'exifte pas plus que U prétendue
vetfion Ârabe de l'Hiftotien Jofeph , confervce , difoit on , dans les Monaf*
tères dji Monc Liban. Paul Jove a cru que Tue-Live entier avoir été tianC*
porté dam une petite lile d'Irlande , où on le confecvoit avec foin , depuis le
lac de Rome par Alaric. ( Jov, Defcnp. Hibern, Injf. ) Fabricius , dans fa
Bibliothèque LacitK: , parle jd'uQ Chantre du Chapuxe de fiicme , nommé
Mar^ wmiin0 , qu'on dit avoir pollédé k Tke Livc entier , qu'il avotc
'fixé d'une Bil^iotheque de Noctrège ( Putn Mit Fatl» , dans (on Voyage
de Conftantidople , en 1 5 , aïïiire f pag. 14^ } que l'on confervoit din<îla
Bibliothèque du ijrand-Seignpvr toMtcs les Dccades de Tite-Live , ùoiu ,
quelques armées aupacavanc , le Grand-piteavoic (aie oflrir cinq mille piadres,
mais qu'on n'avoit pas votilu le donner à ce prix j que , lors mcme qu'il écri-
voit, l'Atnbafladeur de 1 rance {Achtles de Harlay) & lui , en avoient fait
«ffcii fpus maindix mille ccu^ au Garde des Livres, bien ijiformcs (a|oute-t-il)
que c'en la vcaie fii^on de réufCjr en fctee Cour ; que le Garde avoir acçqpcé
la propofîrion , mais qu'il n'avoit pu retrouver ce Livre , après l'avoir en
vain cherdié durant pluûeur« mois. Colomiez raconte ( Bibhoth. Choifie,
pag. 4 1 ) qu'il av9ie va k S. Germain , w 16H » des Qttçf de 0ûo , qni
difuienc avpir dans leur lÛe le Tite-Live entjet, iknvé de l'incendie de U
Bibliothèque de Conftanrinople , qu'iU ('roient venus en France , pour
en traiter avec M. Colbert ; que le marche avoir été condu â foixance mille
tivtci, iSe qu'on avoir envoyé dans l'Ifle pour le copier, de peur que le vaillèaa
qui apporteroi« l'Origioal, ne vînt à périr dans latrnverfcc , mai^; que depuis
oi> o'a plus entendu parler ni des Grecs de Chio , ni du Tue Ltve , ce qui
rappelle le mot d*Elien , au fajec d'un récit peu croyable de Théopompe d^
Cbio (Liv. Hl , Chap. svfti ) rir«j{nr#««fWi;^iknw|inmf«^<». Qu'on
ajoute foi à ce récit tjî on peut ajouter foi à ce ûue racor.te un homttiede Chio. Ce
fait eft raconte avec afTez de détail par Baudelpr ( de l'Ut'diié des Voyages
Tom. H , pag. 40^.^ Selon une lectte de Cliapellain , écâre, en , à
M Co! ij , qui lajrapporte en entier , dans fa Biblioth. Chap. 4 , pag. 41,
la Bibliothèque de l'Abbaye de Fontevuult renfcrmoir anfre^ois plusieurs
Pécades de Tiie<Live » qui n'y font plus. L'Apotlucaire de i Abbaye ayant
iBoové dei Maoalbnts ca paicheiiiin . qui contenoient niillwffe de Tite-
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T I TIT
Live , les demanda à l'AHbelTe, comme de nul iifage , le tour , difoic-il , cranc
imprimé. L'Abbelfe lis lui donna fajis peine , oc il les vendit à au Mercier
de Saumur.qui s'en fervità faire des Battoirs. On reconnut fur quelques-uns
de ces Bnrroirs des rltrc; de la liaitième , de la di àcinc is: de la onzicine
Décade. .On «uroic pu .du moins, lauver les tragmens qui fe tcouvoient eor
cote chez le Mecciec, en alT» grande ajoandté , {>onr rournirpliu-de doaie
douzaine de fiatcoirs. On amîeux profite d'un Fragment de Tite-L&ve, qu'on
a découvert i Rome depuis peu , &c qui ctoit infcrc dans une Bible Manuf-
ctite , dont le parchemin avoil orizmairement fervi à ce Fragment. On s'en
e(l apperçu » en conférant cette Bible , pour iètviv i fEdidon que prépare le
favaiu Dodeuc d'Oxford » M. Kennicott, qui raflemble avec foin tourcs les
variantes des textes uianufcrits. Ce Fragment vient d'être imprime â Ham-
bourg & i Rome , la prcfente année 1773- U contient deux feuilles du
livre XCl de Titc-Live » concernant railloire du Siège de Qmtniîa, Ville-
d'Efpagne , par Settorius,& quelques autres événemens de cette m^megiicrre».
11 eft tcmpti de bcuues irès-dimcilesi fuppléer. M. le Comte de BroUès»
ancien Prélîdent-à-Mortîer du Parlemenr de Dijon , Membre de PAcadémie
des Belles-Lettres de Paris , fe propofe de le rétablir , autant qu'il eft poffible ,
& de l'inférer dans le fécond des cinq Livres de l'Hiftoire générale de St H nfte;
Ouvrage perdu » mais dont M. de BrolTcs a foigneuTeœent radembic les
Fragroens en grand nombre, fur tefquels, après les avoir dilpofês dans leur
ordre , il a rct.-ibli les cinq Livres. Son Ouvrage eft aâuellement fouï prefTe.
Les morceaux de I ite Live s'accordent avec fa narration , ôc donnent lieu
d'y ajouter le récit d'un Sièçe, dont nous n'avions d'ailleurs aucune connoîf-
fance , ainfî que quelques dcraîl'î particuliers fur d'autres faits déjà rapportés,
foit dans les reftes du texte de Sallufte , foit dans les Siipplcmcns. il partiîc
qu'à l'exemple de M. Bruns , Allemand , qui a fait la découverte de ce Frag^
ment, on va s'occuper à Rome du ùnn de la continuer, fi le Manuicrir dan»
lequel on a trouvé d'autres morceaux conmu, comme l'Oraifon deCfcéron
Pro Rofcio , contient encore quelques Fragmens de Tire -Live, ou autre»
inconnus. On ne fauruit trop applaudir à des travaux aulii utiles , & au fei'
vice hninent qu'Us rendenr aux Lettres. Le temps 'a dévoré pour [amaisbien
des chof -s pri cieufes j mais il eft certain que l'ignorance , plus barb.ire en-
core que le temps , en a beaucoup plus détruit. C'eft au Pape Grégoire l
que nous devons peut-^tre reprocW ta perte d'une grande partie des Dé-
cades de Tite-Live. Antonin , Archevêque de Florence ( Som. Liv. IV ) rap*
G»rte que ce Pape faifoit brûler tout ce qu'il trouvoit de l'Hiftoiie de Tire-
ve, fous prétexte des fupetfticions qui s'y lencontroienc. — Tite-Live eut
les bonnes grâces tl'Augufte , & c'eft par (on ordie qu'il écrivk rfiBftoire Ro-
maine , fur les Mémoires que ce Prince lui fournir. Il compofa fon Ouvrage
i Rome 5c à Naples. Après I3 more d'Auç^ufte , il revint dins fn pirrie , oà
il mourut, âgé de foixaute-dua^c ans, i an 17 de Jelus-CiuiU , ie quacucme
du règne de Tibère.
BiBuoT. Fb.ak. Toiai, IJL Du Verd. Tonu /x/t Z z z
T O U T R A
TOUSSAINTS DE BESSARD , d^Auge en Normandie , s "
écrie Dialogue delà longitude Ell-Oueft, qui eft la première
partie du miroir du monde, contenant tous Its moyens qu'oa
pourroit avoir tenus k la navigation jufqu^à maintenant , que
les deux filles de Cofmographie , alfavoir Géographie & Hydro-
graphie, en mettent un nouveau oc plus fûr en avant, touchant
le fait de cette longitude tant par mer que par terre i imprime
à Paris» j*ii-8**. par Julien l*Angelicr, 15^0. Règle compas,
avec (bn ufuge accompagne des défflonftrations requifès pour
rincelUgeoce d'iceluL Par lequel on peut faire des lignes cdcu'
laires de telle écenduc qu'il viendra à gré, n'ayant coucefob autre
centre que l'air; qui eftun abrégé très*beau & utile pour tous
Cofmographcs , Fabricateurs d'inllrumens , Mathématiques &
Architeâes ingénieux, à raitbo que, par Ton moyen, un chacun
d*eiïx efl: relevé de la peine ennuyeuiè de la recherche du centre,
par ladodrine des trois points donnés; imprimée à Paris^io-^".
par Hiéroroe deMarncf, 1^72,
* Voy. La Croix 00 MxmB , sa m^e Article , Tom. Il , pag. 4}7«
TOUSSAINTS CiaOULT , Doâeor en Théologie &
Vicaire- Général en l'Archevêché deThoIofe, a écrit Homélie
fMiur aâion de grâces & de louanges à Dieu , pour le bénéfice
de la paix entre les hommes , avec déclaration des moyeni
requis pour la conferver & la faire régner; imprimée à Paris,
r/i-8*. par Richard Breton , t <; AdrefTc pour trouver efpoir
en defefpoir , & repos en advcriitc , imprimée à Tholofe , m-
8°. par G. Boudeville , i «5 «5 9. Sermon funèbre , fait es obféques
■du Roi très-Chrérien Henri II de ce nom , en TEglifc Métro-
politaine de J holofc , le 7 Août 1559; imprimé audit an , à
Tholofe , par Guion Boudeville *.
*Vay. La Caorx ou Mainb, &ie$noc«s«aamotToussAXNsTuiBousT,
TRAIAN PARADIN, Sccrc'raîre de Madame deXainthes,
a -tcaduit de TitAltea de Antoine iirÂCioii , Dialogue de ÏO&ce :
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TRA TRi S47
â*un Capitaine & Chef cPflrmës \. iinprinie à Pokkrs paf Jean
^ Vo^. La Croix ou Maimb , & les noces » finr cet Anicle , Tom. H»
TRASIBUL£ FHENICS. Sous ce nomTupp ofé quelque
Calvinifte a écm une Comédie inctculée le Fape malade ;
imprimée à Lyon y 15^1 *. Cdvimquc
» Ce n'eft pas une Comédie , c'eft une Farce , où , maigre la diftance At%
lieux , le Pocce fait venir de Paris , inhiaede f Amérique , à Rome , où xé-
gniiL rcmcnt doit ctre la fccne , tels perfonnages qtie bon lui i^mble , comme
Accus Délire âc Villefi^gnon j il y maltraite fore plulieurs Dodeurs de Sor-
bonne, cnti'aattes, Rioolas Mûllard. L'ExempiaiTe que j'ai de cette
pièce • porce qu'elle e(l imprimée en 1 54^1 , non à Lyon , mais à Rouen* U
eft pourtant vifible que ceft à Genève , appelée an bas de l'Argument > par
trampodiion de lettres , Fenègc, où li eft dit qu'elle fiit repréfentée tfior /tfMf
NienqMiiitaifis.Toat le mcmde fait qu'en ftjrledebon Huguenot» XRervpoËtt^
ceft Genève. Au-delTous du titre de la Comédie, fe lifeat ces mots, en Ita-
lique fort menu : Traduite da vulgaire trahie , en bon Roman intelligible j par
ThrafyhuU Phénice. L'Auteur, étant d'avis d'abolir le Sicge Papal, ne pou-
voir prendre un nom qui lui convînt mieux qoeceloîde Thrafybule t^mM»)^
hardi ConfeiUer. Il y ajoute celui de Ph/nice j mrcc qu'il fjinr avoir rnduit
fa Comédie de l'Arabe , qu'il croie, quoique fau(remeQt« ctre le même que
k Phénicien , ou le Pitnique. ( M. se la Monnoyb ).
, * Voy. laBibl. Franç. de M. l'Abbc Goujet, Toro. Xm,p. 141, où cette
note de M. de la Monhoye eft rapportéeen entier, famqu*on enaitcicé TAtt'
tear. — Il y a deux Editions de cette Comédie j l'une i//-8**. en i^6t , donc
f»arle du Verdier ôc M. de la Monnoye ; l'aurre in-iù. en 1 5S4. A la fuite de
'Edition de 1 584 , fe trouve la Comédie du Marchand Converti. Ces deux
Eièces font du nombre des libelles quelespfenûenPxotelbnsfàiraienk cbntio
^ Coui de Rome.
TRISTAN DE LASCÂGNE , OfEdat de Saine JuHan du
Sault près Sens , a écrit en profe, le Lys très-Chrétien , floriA
fant en la Foi crès-Chréciefine ; imprimé à Paris , itt'^^, par
Denis Janot , 1 540. Plus , Livre intitulé, c'eft notre Dame en
l'honneur de la très-facrée Vierge Marie , à la confufion des
maîadvifés l uthériens; imprimé Cl Paris , par Jean André, i")4B.
Difpucauoa entre rhammc U rairoo à riiooneui de la gb^
Zz2 ij
J48 T U B T U R
flcufe Vierge Marie, imprimée à Paris, 8 ^ par Denis Janot,
fans date. Opufculum. Elle na point Ta pareille , car toutes
vertus font en elle , nuncupatum m honorcm Firginu , inumtn
jamm \ Farifiis , ia-S^^^
• TUBAL HOLOFERNE ( foit un nom fuppole ou de TAu-
teur) a compofé ta rime Françoife, une Pro|[nollication nou-
velle & joyeufe, pour trois jours après jamais ; imprimée à ParB ,
en Tan 147» , .en laquelle voulant parler de la difputc & con-
tention qui lors étoit entre les Cordeliers & Jacobins, fur la
-Concepùon .de la faciée. Vierge., il die ,
Xes Carmes & les Augujlins
Iront nuicl & jour au pourchas^
Les Cordeuers ù" Jacobins
^labnerofU tomme dùens &.ekûtM»
£c un peu après, voyant les dilTolutions qui ft COmmcttOÎCUt de
fon temps , ès Cloilbes & Canvents, lï lui léchappe de vouloir
;prédire que ,
Moynes & Nonnains fe joignent^
Ce ne ferwtt pas cas nouveaux ^
Car /félon que pluficurs umoignent ^
Les Truyes aymcnc les pourceaux.
* Voy. pag. 388 dtt Tom. VI de Baillée^ w-4". là note fut Tobai Holo-
J>IJ£R.NE.
TURPIN^, Archevêque deUcims, Tun des Pairs de France,
:a écrit ChroniqiK; & Hiiloire , contenant les ProuefTes & Faits
•d'armes, advenus en fon temps, de tres-magnanime & vertueux
Roi Charles le Grand *, autrement dit Charlemagne , & de
Ton neveu Roland; impcimée à Paris , par Regnaud
' Chaudière, 1527.
' La Chroniqtie Fabuleufe, ^trrîbupc àTurpîn, ne peut pas ctte de lui,
'^ifqu'il y eft pailc de la iiiufi de Ciiaileniagtie , «^u on fait avoir forvéctt
T ucpifi de deux ans & quatre mois. On y fait pourtant dire hardimçît àcet Ar-
chevêque, des l'entrée , qu'il a été 1 4 ans à la faite de Charles , au pays He Ga-
lice & dam. 1» Ëfpagnes. Cqde££oiûie..Vittxbe ^ dans ia Chconigue j uiucuU*
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Panthéon ^ donne i cette guerre la mcme durée. Les Romans n en font pas
demeurés 11. M. le Ducnac m'a écrie qu'il y en a qui arrêtent Charles en
Efpagne pendant trente-trois ans , & m'a cité lA-dcflus le foixante-dix-hui-
tième Chapitre de Galien reftauré. U n'cll pas furprenant , cela fuppofé ,
qu'un {\ long fcjour de ce Prince, enEfpagne , ait parfc autrefois en proverbe.
Le pafTage , au commencement de la Farce de Patelin , y eft formel , & celui
de Martial d'Auvergne , Auteur Contempcwrain , dans le trente-troifièitic de
fes Arrêts d' Amours j ne l'eft pas moins. U eft pourtant sûr qu'à s'en tenir à U
vérité de l Hilloiie , alfez bien diJuite par Faucher , Liv. VI de fes Ant'i(^uités
Fran^oifes ^ Chap. 1 4 , cette expédition ne cpûta pas une année entière i
Charlemagne. ( M. de la Monnoye )«
♦ Tujrpin , ou plutôt Tilpin , mourut vingt-trois ans après Carloman^
<'eft-à-dire , en 794, & Hincmar die que Tiipiti avoit crc ArchevCque do
Reims durant plus Je qiiarnnre ans \ ainfi il ne h;r clevc à ce Sk^^c que vers
7 H- Les Auteurs de l.i nnuvclle Edition de \x Gaule Chrétienne ont nllez
bien établi cette Chronologie; cependant le Coince, & les Auteurs de \HÏf-
toire Littérgire de la France (Tom. IV", pg^;. 106) reciilenr ^.^ mort julqu'eu
l'an Soo. Il y a plus li "un IkcIo qu'on a unanimemeni rL^connu l;t luppolition
de la Chronique fabuleure qui lut a été iong-iciups attribuée. Gui AlLird,
BibU du Diiuphine , pag. 1x4 , croit que ce Roman tut écrit eo 109^, patuli
Moine Je S. André de Vienne ; tnais M. de Marci penfe qu'il eft de l'iti-
vention des Erpagnols , >?c en fait remonter l'ongine au unzi^-mc fiècle. Il fut
originairement cent en Latin, & les Fables dont il eft rempli turent adopceëi
par la plupart de nos anciens Hiiloriens : elljs parsèrenr mt me dans les Chro-
niques de S. Denis. On le traJuiiu en François, vers l'an iico. Gai;uTn~fe
traJuifir atUTl depuis, <3c les Traductions Françoifes parurent imprimées,
avant que I.; i exte Orignul Latin l'eût été , pour la première ^ois , danslë
Recueil des riittoriensJ' Allemagne de Simon Se hardius , à Franctorr , \y66^
Se enluice par Jean Rubcrus , eu i ^04. LaVerfion Françoifc de Ga^um avolt
d'abord été publiée par ordre de Charles VIII , Roi deFxance, i Paris, /ff-4°r
en lettres Gochigues fjns date , & réimprimée en 1517. La TraJudion
faite par Mikius , ou Michel de Homes , en 1107, ne fut publiée qu'en
1 5 H 3 , in-%°. Gagtiin a ajouté beaucoup de moralités & de miracles , gui ne
font point dans le 1 exte Latin. Les Manufcrits de ce Roman diftérent^ntre
eux pour la pluparr , fur quoi on peut confulrer l'Hi/loire Littéraire de la \
France { Tom. IV, pag. tao, & la notice de M. de la Curne de Sainte-Palaye ,
fur le Manufcrit intitulé yita Karol. Magni , rapportée dans les Mémoires de
J' Académie des Belles-Lettres, Tom. VII, première Partie , pag. 180 & fui ;
LIVRES D'AUTEURS ANONYMES. '
La Dcvife des armes des Chevaliers de la TABLE RONCE,
qui étoienc du temps du très-renommé & vertueux Artus , Roi
Jjo T T
de la grande Bretagne , avec la Defcription de leurs Annoi»
, ries imprimée à Paris , in-iS* par François JR^egnaud.
* Il fàttt croire qu'André Favyn n'avoit point Vtt ie Livre ici rapporte , oa
qu'il le rrouvoir forr dc-fedueux, puifque, png. 109? &c 1094 de (on Théâtre
d'honneur & de Chevalerie » il dit n'avoir vu aucun Traite <jui contînt exaâe-
ment, foie le nombre des Clupities tenus par le Roi Artus , Inftieuteur de
l'Ordre» fiût le nom des anciens Paladins de k Table ronde, & le filafon
de leurs armes. C'eft i ce défaut qu'il a foin de fuppléer , en fâifanr voir que
. le Roi Artus avoit tenu huit Chapitres , dans le premier defquels il créa
vingt-quatre Chevaliers; dans le fécond, vingt \ dans le troitîcme, quinze ^
dans le quatrième , vingt-cinq ; dans le cinquicme , dix-fepc ; dans le fi^icme ,
quinze i dans Vi fepticme, dix-huit; dans le huirième & dernier, dix-neuf ,
en tout cent cinquante-trois , dont il fpccitie les noms , & blafonne en même
temps les armes. On place l'exiftence d' Artus , Roi fabobttX de U Gnndc-
Breù^ne , au (àxièine uède. (M. os la Mommoyb).
le T£MPORIS£UR, enrfofme de Dialogue plus > Avis
& Coflièils. Cûhiniqut^
Les TÉNÈBRES du grand Turc , \ fn leçons, fur les
Regrecs de la perce de fes gens , tant \ Malthe çpi% Rhode»
Cypre, Fama^fte 6t autres lieux appartcnans aux Chrétiens;
imprimées à Paris , in-S*. par Prigenc Godec, x$72.
TESTAMENT des douze Patriarches, &c.
TFTR ASTIQUES François, fur les Devifes de Paulo Jovio
& Gabriel Stmeon , pour fervir en verrières , chaflîs, & galeries,
& tableaux , ainfi qu'on les voudra accommoder j imprimés \
Lyon, in-fol. par Guillaume Roville, 1568.
La THÉOLOGIE fpiricuelle, extraite des Livres de Saint
Denis, tranflarée de Latin, par un vcnériblc Religieux de
l'Ordre des Frères Mineurs \ imprimée à Paris ^ par Alain
trian , fans date.
Les Adventures joyeufes & Faits merveilleux de TI£L
UL£SPI£GL£ S traduites d'Allemand } imprimées à Lyon»
ÎA- 1 par Jean Saugrain » i $ ^ 9.
* Un Poëte Laon de Bruxelles» coaiitt Ibus le nom iJBglJ^ Pt/Umkrk
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a mis, en vers Elégiaqaes, la vie de Tiel Ulefpiégle, imprimée i/î-S". à
Francfort, tj^j, avec des figures, qui reprcfentent toutes les aâions rap-
^rtées dans cette vie. L'Ouvrage ell intitulé Nocluâ Spéculum j par rappott
aux deux mots Âlleinands , dont le nom d'Ulefpifgle eft compofé , UlNtHSua^
•Chouette j ôc Spiegei, Spéculum j Muou. (M. de la Monno ye ).
Tragédie de TIM0TH££ Chrétien , traduite de Lacki ea
jiiqe; imprimée à Lyon^ par Jean Saugrain. Calviaique.
TRAGÉDIE répréfèneanc Todieux & fanglam meurtre
«ommis par le maudk Gain à rencontre de foa frère Abel »
•extraite da quatrième chapitre Genefè. Les^Perfonnages
introduits en icelle , ibnt Adam« £v« , Gain , Abel « Galmana,
fœuT & femme de Caïn , Delbora , fœur & jfemme d'Abel ,
l'Ange , le Diable , Remords de confcience , le fâng d'Abel ,
Péché , kMorCy & a été intpriinéfi à Paris^ iii*JB^. par Nicolas
.fionfbos.
* Cette Tragédie efl de Thomas le Coq , Prient de la Sainte Trinité de
Falaife. L'Edinon , citcc ici par du Verdier , elt de ïjSo. Voyez Recherches
Jur Us Théâtres de Beaucliamps , pag. j i , fécond âge du Théâtre Fîâni^bls «
TRAGÉDIE du Roi Franc Arbitre , traduite d'italien %
imprimée par Jean Crcfpin , 1 5^8. Calviniqut.
* C'eft une Tm^î iilion Tr.inçoife de la Tragédie Italienne ilc Francefco
Negro Baffianefe j siiiKuIce Iragedia del libero Arb'arto j dont iapcemicre Edi-
tion parur , en 1 5 46 , in-^". 6c la féconde , en 15(0, i/i-8*. fort augmentée.
X'Âuteur l'ayant depuis traduite en Latin , elle fiit imprimée , l'an 1559, 1
<ïenève » ia>-%^, fous le dtce de liUnm Jrburium, ( AL db ia Mommoti ).
TRAICTÉ de la* nature &^ration des plaies dePidoIIet^
Atqoebniè & autres liâcons à feu ; enfemble les Remèdes des
combuftion» & brûlures esternes & fupei^delks , par J. le F,
Doâeur en Médecine) imprimé à Paris ^ îin-S^. par Guillaume
iKyverd* 1569.
Le TRÉSCMl * des Livres d'Amadts de Gaule, aflavoir les
Harangues^ coudons Epîtres^ CompUtnces^ & antsci cbofti
55^ T' T
ks plus excellentes ; imprimé à Lyon , in-^°. par Gabriel Cotier,
1560. & à Parisj m-b". par Vincent Sercenas^ audic an.
* Il y en a eu pltifîeiin Etlitions in-\G. à Anvers , en i ^ (?i , & à Lyon , crt
1581ÔC 1605. Les Editions de ce Format font prcft'rces au Format parce
que ce Livre fe joint ordinairement à la Coliedioa des Aaudis , dontU plu-^
put ési voliime» font ét FocniM in-i^.
Le TRÉSOR DE L'AME, imprimé k Paris, în-fol par
Ant. VcrarA
Le TRÉSOR des Chappeîlats, compoié par uaAuguiliil
Abbé de Livty , imprimé à Paris, i/2-8''. fans datc^
Le TRËSOR de Dévotion, traitant pIuneunbeîîesTcrtys»
par lefquelles on peut apprendre à aimer Dieu , traduit de la.
hngue Cadillane ; imprimé à Lyon , in-ié. par Claude Nourrir
die le Prince , fans date.
le TRÉSOR de Pe/pargne vérité * des admirftbres mec-
yeîlks du mondes advenues ès terres inconnues; auquel eft
contenu la vie du Preux géant Raminagrobb » fort joyeuiê &
récréative; imprimé à Paris, fans date ni nom.
'Tottt menteur eCb une épargne-vérité^ tel que CotneiUe aceprciieuté Do-
ftttie, â qui fi»n valet dit ,Sc. j du Aùnteiir, A&. 4 :
. Vo us avez loac le corpi tntn (Idii de féâxih r
II n ea Tort janiMS enc . • . .
Le î ivre ici rapporté fut fait par quelque mauvais imitateur de Rabelais, i
reiempie duquel bien des gens, qui o'avoieot pas fon génie, fe mcloieiu
^pantagruéli/cr^ fur quoi Ton peut voit Pâquier , Leit, 8 duliv. I. (M. 0t
iaMomnoye).
L'ancien TRÉSOR Hiftorial , des Impériales Couronnes de
Rome , pareillement des Itales ; imprimé i Paris , i/hfiL par
Michel le Noir , 1 5 1 1 .
TRÉSOR de Prati que, pour les Juges , Avocats & Procu-
reurs, ou eft traite du Jugement & Jurifdiâion , des aâions,
des interdits, de la ceiCoa de l'aâion , des Juges & de Toffice
da
biyitizûO by GoOglc
du Juge , <!« la pl^nifiiine^ pidrie , demi- pleine & ibmmatre'
connoifiànce , de la protation de rcncence & de rexécucîon d'i--
œtle: le tout divifé en quatre Livres » imprimé à Metz» /Vi^.
par P. du Chadeau , fytu date; auparavant à Paris, iVB^. ]$ar^
ËflienncGrouUeau^ 1^48. / :
> ' Le TRÉSOR * des' vies dé Flofarque , concenàhr les beaux
Faits 6t Dits, Sentences notables, Réponfes, Apophtegmes. 8e
Harangues des Empereurs, Rois, ÂmbalTadeurs Capitaines.» .
tant Grecs que Romains , imprimé en Ajovers , «1-8^. par^Gutl*
laumeSylvius^i5£7^ .
. >lt. Voy«i â l'Ârncfe Dakios Timuti , Tom. III , pag. 441 , 8e d^delfo* '
i la Ititre P , TArt. PHiurra duA vimiiss , ptg. 1 97.
Le TRESOR des HiAoires tragiques de Françpis; de Be(Iç-;
fored, contenant les^ Harangues, Qiiconra, Complaintes, Re-
montrances', ExhortationSf MiCËvss , & autres Propos remar-
qoablïBs^ eonieaus en ioeUfi$ ^imprimé àParis, in-i 6. par Gervus
JVfalot , t^Bi*
Li Livres appelés TRÉSORS ijui parle de la naiiTance de
touées chofes , par chapitres, commençant Chis Livres, ell ap-
pelés Trcfors, &c. en mtfmy7/r/?ûrcA?/nm.
* C'eft l'Ouvrage que S<r Brunato Latini , Précepteur <ia Dante , conv
pofa en François, ou placôc enPcorcnçal , vers i Z70 , fousie titre de Tréfor
de la nayja/ife de toutes .dujfis^ Le Manufciic , cote j y 6 , s'en voie à la Bt'
fcliotht-qiie du Roi. Charpcnner, pag. i^a d'^ Dcrfciifc poui l'Infcripcion
<le l'Arc de Triomphe, en rapporte un pallage curii^ux. (M. pe la Monsoyi).
TREPAS '^Obréques & Fnccrrement de trés-haiir iSc
très-magnanimc François , Roi de France premier de ce nom,
Prince C!)Ié ment , Ferc des Arts Sciences; avec les deux Ser-
inons funèbres, prononcés efditesOblcLj Lies , Ttin aNotre-Damc
de Paris, l'autre à Saint Denis France *, imprime u Parii.,
i«-8°. par Robert Kllienne.
' M. Baluze , en donnant la Vie de Pierre du Chatel , écrîreen Latin pac
BiJBLiox. Fkam. Tom, V* Du V&RO* Toni^ // /. Aaaa
Pierre Galland, fît inijlfiniet
Pans , i/2-8<*. chez François Mi^uet^ 1 67^. ( M« ss la Mohnoyb ).
* L'Aurenr de ces trois Ouvrages eft Pierile du CHATSt , dont nou»
aypns amplement parlé ^it^ \çs notçs fur La Croix du Maine , Tum. II ».
pag. tlfi. On y&à xfyûtiÀwe totoceta Bibtiôihèque des Aucenci de Bour-
gogne, Tom. 1, pag. i| 8. ■ I- '
: Biicours fttpJa Rupture dellâ TREVE/ eft Pin n^^ê^.'ûtt^
pnaié à Lyon, par Michel Iove'y'& à Tlioloie, par Goion'
fioudeville. - * * , • » - • . - .
''Ea TRIADE Ronîaine an/?ir/<;^ • ' ;
' C'eft une Verfion du Dialogue , en profe Latine » contre la Cour tie
Roinè »- tihicâté Trias Ro^aa-y parce qusUiriokiiuifén^ quifeh eft l'Antettry
afTeifte d'y coter p.ir trois , a^iratu qu'il pjuc, les corruptions infinies dorjc itp
accuie C|eicç Cour. C eft une Satttc des plus oucrces , contre laquelle ÂrhUus^
cOhnu par ï'clo^ct donc l'a iionoté Paul Jove , fil ce Dirtiqaet aff«a jutte : -
- „ t î ' ■ '■ *metps (riplici , tfiptici (ptod guttmt Atfnt», ' ' «f» - ^ '-
Roi % qu*U &it contre la more , rime \ imprimées-à'i^tit » fan»
date. .-T^i ,j î , ' . • • • : • .^^j. ... • t ■
M.iror, [xTc de Clément, dans fa pefçriptioH duvoya^e de Vtmjk dtLoi^^llf
en 1505) , lait ainii , de Vïfu , le portrait de Tribo'uîet .* ' ' t ' • '• '
' ■ , . ■ . '
. Tribonlct fut un fol de la t^te écorné , ' .,
'- AuiU fa^c à trente ans , tjuc le jour qu'il fut né : • *
' Éif6nt& gros ycu»?. îiet grand , calltf i^,fOt«/ p%it^ fmt,'
Eflooiac pbt & lorg , haut dos à porter boit.
' ^ ' Chacun contrefaifok , chari'3 , Hpnfa , p t-cfi.i , ' - - » - j
' ' Et de tout iî plufast qu onc iiomma il <àch«. ' ' '
On p»nt yotf un ne Tes traits, fous François I , dans 1^ fo'i^nwte - hutri^me
cies tWiuvtlUs plaifantes , in-i6. l'an ^5 55 ,.i Lyon. {AL Li la Mon.moye).
T e TRIOMPHE & Exaltation des Dames , en profe, àParis^
par MicheUe Noir, & par Pierre Sergcht| m-4-* ' ^ ;
Le TRIOMPHE de haute folie ».én,nme9 imprime à Lyoïi,
pat Antoine Volant, fans date. \
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T T jrjT
' Le TROU» ou Piiic$ SiinâPâCrioe % imprimé à Paris» iA*i4*«
ikns date.
' Jacques de Voragine, dans ù^ Uftni* Dorée j Chip. 49,dit4]ue S. Pa-
trice prêchoit eiî l'an i8o , & conte des merveilles du Puirs , ou trou de
S. I^acrice , en Irlande , par où l'on defcendoïc en Puigaroire. Il ajoute que
la clef da Puits étoic gardfe dans ime MlMiye de l'Ule , & qu'an Genrii*
hoiiime , jfotnmé Nicolas ^ ^c^nA pécheur, ayanc ouvert la porte , vifiia le
lieu , &c en revint, après j avoir foufFcrt des peintfs rerribles, pour rexpi.itioit
de Tes fautes. Petrus de Nataitbus , Liv. 111 , Chap. 104^ , a copié mot à mot
ronces ces Fables. Marianus Scorus flc Sigebefx » dans leurs Chroniques , met-
te îk , en 1491 , la more de S. Patiice, avec cerre difT'Tenco , qu- Sigebert
donne cent vingt-deux ans de vie au Saint, & Mananus Scocus i'euleuienc
quatre -vingt- clouze. Baronius incline i lui en donner cent trente -deux ,
oonfoimément à Prohus, ancien Ecrivain de la Vie de S. Patrice , telle que,-
d'après lui, le vcn.rahle Bcde l'a rapportée , dans laquelle , quoique pleine
de Fables , il n'eit cependant fait nuUe meotiou du pmcs qui conduit en Pur-
gatoire. ( M. oa lA MoiraoYi ). . . .
Les cent Hiftoircs de TROYE , en rime ; avec les Allégories
en profe. L'Epîcre d*Othea ' DéelTe de Prudence , envoyée à
refpric chevalturcux Hçdori imprimées àPiris, par PKi-
Jippes le Noir, i ^zi,
' Othea eft un mot qui a l'air Grec , ^ qui ne ngnifie pourtant rien en Grec.
Peur-Stre eft-il corrompu êL»tû» , parce que la prudence va droit au but ,
|M*r' «Mûw ^. ( M. PI LA MOMtlOYS ).
* La conjeûure de M. de la Monnoye , fur le nom A* Othea, ne me parcnç^
p{is heureufe. M. l'Abbé Sallier , dans la notice qu'il donne de la lettre
d' Othea j obferve qu'Homère dcfigne communément Minervs par le nom
de 1,^ , Déeffe t & par exclamation S ^ItWl pcnfequec'eftde là que ChnT-
cine de Pifan , Autour de cettp l ettre , aura emprunté le nom àt' Othea £
pour défigner la Prudence, caia:\cre pai i ulier de Min! rv-^ \'.>vt / M'-m^-^ires
de l'Afadéinie des Beites-Lettres , Tom XVll , pag. j i S. Ou trouveia en cet
icndioit no '£xualt nûfoniié de U pi^e en^lire. ^
Aa aa ij
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VAL.
VaLENTIN du C au RROY, Avocat au Parlement
de Paris , a traduit -de Latin , TOpuIcnle de Saine Augudin ,
Evêque d'Hipponne eti Afrique , de refprit & de la lettre,*
auquel e(b divinement traité ce palTage de TApôtre : La iettre^
oecit^ Vtfprit tfiqui vivifie i imprimé à Paris , ift-^^*. par Michel
y^fcofan, X55i>
VALENTIN xMENNHER a écrie une Arithmétique, pour
brièvement chiffrer , & tenir Livres de comptes , contenanc
pIuHeurs belles QueAions^ demandes propres & utiles à tous
qui hantent & trafiquent de Marchandife ; imprimé à Lyon^
in-i6, par Gabriel Cottier, & depuis augmentée par
Michel Coignety & imprimé à Anvers, ra-8*. par Jean
»^'aeflierghe, 1573.
YALERE LE GRAND Les neuf Livres de Valcrc, oîi
iottt compris les Faits & Dits dignes de. mémoire , cane des
vertueux perfonnages que des vicieux « afin que les hommes par
la fplendeur des vertus foient enflammés k les enfuivre , pareil-
lement par la turpitude de reproche des vices foienc incitéi
d'avoir horreur d'iceux; traduits de Latin en François , par Jean
2e Blond ; imprimés à Paris , tn-fol, par Charles l'Angelier,
1544-
' Valère Maxime. Du Verclter,rttivane(k coutume de marquer les noms
<îes TraciiiCteurs , ne dcvoit p.is fe contenter de fiire mention de Jean le
Blond, dam b texte de l'Article j il devoir de plus renvoyer à Nicolas de
Gonneîre , Se à Simon de Hefdin » anciens interprètes François de Valère.
On le doit appeler Valère Majcimt > & non pas Valcrc le GramL Cet Hifto-
rien , ou plutôt ce Colle£keiir de faits Hiftoriqties , cfl morr vers !'an 40 de
JeCus-Çhrift ( fort âgé , car li porta les armes fous Sexte Pompée , palTa en-
faite dans le parti d'Augude , fotis l'empire duquel il fut en faveur , & dé-
dia fon Livre à Tibère , Ouvrage curieux & bien écrit , qui contient un grand
nombie d'exemples Se «le faits mémorables » qui méxicenc d'cûce lus.) 11 n'y a
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VAL V A L 5/7
nulle apparence que nous n'ayons qu'un Abrégé de fon Ouvrage , & non pa*
l'Ouvrage entier. Je ne nie pas qu'un Âfricain , nommé Jjnuurius Ncpotianus,
n'en ait£iit un Abrégé, mats îe nie que les neuf Livres de Valèr« Maxime ,
tels que nous les avons , foicnt cer Abrégé , & Je le protive p.ir TEp-tre
même que le P. Labbc a publiée de ce Nepotiaaus , ou cet Abbrcviatcur te-
nioigiie i^ue , voulant uniquement réfetver les faits, il a retranché toutes les
réHexions , toutes les Tentences, en un mot , cous lesornemens dont Valéte
les acconipacn"!T , 'l'où îe conclus que , ces ornemens nous étant demeurés
très-entiers, aax chkj premiers Clupures pris du premier Livre , rOavr.ige
de Valèrc eil venu i nous , tel que fon Auteur l'a originairement produit ,
&: que c'eft tout au contraire TAtircg • feu! , dénué de ces oriiem.iis , lecjuel ,
ar cette laifon , n'ayant pas ccc juge digne d'être coniervé , s ell perdu*
M. DE LA MOMNOYE ).
VALERIUS * CORDUS '.Voyez André Cailte.
* Ce célèbre Botanifte> dont on a des remarque? fur Diofconde , pircori-
rut les Alpes & l'Apennin pour connoîtreles plantes. Ayant été bl.tie à la
^mbe , d un coup de pied de cheval , dansuu de fes vojrages , il fe fit tranf-
porrer A Rome , où il niourut le 15 S.prembre 1 544» dans f.i vingt-neuvième
année. C'ell ce qu'on apprend de Ion Epitaphe , qu'on lit dans l'Eglile de
l'Anima j à Rome , où \\ fut enterré. Il y a grande apparence cependant qu'il
écoit Luthérien , ou au moins très-indiiféretu fur toutes les Sectes \ mais ,
comme fes amis l'avoient fait coiifefTer A rextrémité de fa vie , & lui avoienc
fair adminidrec l'Excrème-Ondlion, U eue les honneurs de la lépulture Chcc-
ciénne, fans contradtdenis. Vojr. les Mém. de Niceron , Tom. XXXVIl.
' C'eft de fon père Eurtcius Cordus j Médeciii & Poëce , mort l'an 15^5, que
Jule Scaliger a jugé , dans ton Hyptftritiqtu» & non pasde Valerius » comme
l'a cru Melchior Âdam. (M. d£ la Monnoyb).
VâLLO pu Fait de la Guerre & Art Militaire , imprimé
\ Paris.
> yath eft le nom d*ttn Livre Italien , intitulé F'ath Vin appartenente a
Caydieri -^ & comme le mot Vallo a été retenu à la ràe de la Tr iHuciion
Françoife , du Verdier , qui n'ignoroit pas que ce mot flenifioit rempart y for-
tification , bouicvard , femble néanmoins l'avoir prii [>our le nom tle l'Auteur,
Naodé, Liv. II de fon Traité de Studio Militari , pag. 551 , trouve
un f^ grand ripport cnrre ce f^/Io j & le Pol'me en rime Grecque vulgaire
de Ltoiurd tortius , wtf» «{«tomîi xfv^fmvm , imprimé à Veuilej ui'^'', l'an
1551, qu'il ne fait lequel des deux eft l'Original. ( M. de la Monnoye).
VANOCCIO BIRINGUCCrO. La Pyrotechnie \ ou Art
do Feu y contcnanc dix Livres , auxt^uels ed amplemen: craicc
V A s VAS
de toutes fortes & diverfité de minières , fufions & réparations
de métaux , desformes & moules pour jeter artilleries, cloches &
toutes autres figures; des dillillations, des mines, contremines,
pots, boulets, fufées, lances îk autrcsfçux «artificiels ^ concer-
nant l'Arc militaire , & autres chofcs dépendances du feu ;
traduit de l'Italien de Vanocdo Biringuçdo , Siçnais , par Jaques
Vincent; imprimé à Paris, m-4°. 157* *.
^ 11 y a eu au moins quatre Ediriont de la Pyroteehm* de cet Auteur.
premicre de toutes eft celle de 1 540» avec Hgures , 8c eilç eft fort tare. La
îecoiule eft de 50 , la troifième de 1 5 58 , & la cjuarricine de 1559. Ces
trois Editions font auflî fort rares , & ont écé faites a Venife. Les trois pre-
mières font /n-4*. & la dernière i»-t*. Mano Cabogas , Archidiacre de Raugia,
eut foin lie ces Editions , qu'il corrigea ôc augmenta, mais fans fe nommer,
du moins dans les deux premières. Ce ne fur que dans la troifième que le
Libraire révéla le nom de 1 Editeur, en iui dcdiant l'Edition même. Il fe
loue fort du profit que cet Ouvrage lui a Sût fiutet Quanç à la TradaâÛMX
Françotfe par Jacques Vincent, elle parut , pour la premicre fois , à Paris, en
J 55<>, il uous en croyons U note du Ptclident Bouhier, rapportée dans La.
Croix du Maine , à l'Article de Jaques Vincbkt , Tom. 1 , pag. 43 <î. Ainfi
celle de i J71, citée par du Verdier , ne fcioit que la féconde. Uyen eut une
troifième , en iStj , à Rouen , in-^^. avec beaucoup de figures gravées en
bois. Cet Ouvrage a écé auilî traduit en Latin, ôc iraorimé , en cette langue ,
à Cologne, en itf 5 8 , iii>4**,
VASQUIN PHILIEUL, deCarpenrras , Docleur ès Droits,
Chanoine de notre Dame des Doms , a traduit de Tufcan, ei|
vers rudes & mal rendus, toutes ks (Euvres vulgairçs de Fran-
çois P^rarque , contenant quatre Livres de Madame Laure
d'Avignon , fa Mattredè, en Sonnets & Chants» les Triom-
phes d'Amour» de Chaflecé , de mort , de renommée , du tems
l\ de la Divinité ; imprimés en Avignon , fii-6 . parB|irthelemi
Bonhomme , & à Paris , par Jaques Gazeau , 1 548. II a traduit
auin du Latin dç Cbridophle de Mandrîc , Do^ieuf pn J |)éo|o<
gie , de la Compagnie de Jtfus, un Traité de fouvcnt recevoir
le faint Sacrement de l'F.ucharilb'e , imprimé en Avignon , par
Pierre Roux, i^C^. & depuis à Paris, par Ihomas Hrumen,
fous le titre de Traire de la fréquente Communion. Il a traduit
^■luHçn, Dulo|;ue des P^yiiçs 4'armes ôç u'amoMfs du S. f auio
uiyitizûO by VjOOSle
VER V I C SS9
fovio, avec un Di(coun de L. Ddménicht , fur lé même fujet;
imprimé à Lyon , in-/^^. par Guillaume Roville , i ^6 1. II a mis
auilt .en rime Françoifè, lé Jeu des Echets , décrit en vers Latins,
par Hiérome Vida, Crémonnoîs , imprimé à Paris,
, -* Voy. La Croix du Mauje^ êc les noces, au mcmc Article, Tom. 11,
LE VERGIER *, fc'eflun ancien Auteur François qui ne s*eft
Voulu nt;innicr autrement) a ccric iin Traite intitule le Songe du
Vergief , divifc en deux Livres , dont le premier contient cent
quirrevingc-fept chapitres , & Je fécond cent quatrevingc-deux,
auxquels le Clerc & Cfiévàlîèr dtfputent de 'la puifTancé fpiri*-
ntuelle, ou des Gens d'Eglife ; & de la puiflknce féculière , ou
des Princes ^ Seigneurs temporels ; dédié au Roi de France ,
Charles le Quint, imprin^é.à Paris , in- fol. par Jaques Mail-
let , en l'an 1 49 1. & depuis a été trandaté de François en Latin,
& imprimé à Paris, i/{-4^. parGaliot du Pré, 15 té. & encore
. depuis réimprimé en Françoiii , par Jean Petit , in-^foL 1 530.
^ ' Dtt Vcrdier femble encore , comme cî-delîus , ni mot Vailo , prendre
ici le titre dn ti'Tc , ou du moins une partie du ci rte , pour l'Auteur. Ce
Livre £ut fait du temps de CKailes V, Roi de Franco. C'ell une fiâion , où
l'Auteiir fuppofe que » dormanc dans un verger > il vie deux Retnes , Ftine
nommée Puijf'ance SpfriiatUe , Tiftutre Puijfance Temporelle , difputer enfem*
ble dè la rupcnorirc , en prcfence du Roi. Pu'iffance Spirituelle avoir choid
un Ecclcfialhquc pour fan Avocat j Puijjance Temporelle j pour le fiea , un
Chevalier* Le dormeur ayanr oui à loiftr les raifons débitas de part & d'autre
avec beaucoup d'h ;lr!:tc, les retint fi bien , q-i'i' en conipofa le Livre inti-
tulé , parla raifon cjue j'ai dite , le Songe du Fcger. Quelques-uns, comme
66 le ttonve en Latin jibus *le ticre de Somnum Fïridarii , vealent qu'il ait
d'abord été £ur in (jette langue , fur quoi cependant , non plus que fur le
iiom de l'Aoïeur , on ne fait rien de certain. ( M. m t a Monmo yb ).
VICTOR BRODEÂU , de Tours , a écrit en vers , les
l^ouanges de Jefus-Chrifl:, imprimées à Lyon, m-8*. parSulpice
Sabon & Antoine Conflantin, 1 540 r & donc le commencement
eft tel ;
t
t
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/««vie V I tr
Mu tnfteret dedams U penfimiaii
De IKtu jmij^aM j &c.
* Vuy. La Croix ov Maike, & les noœs» an mot Victor AropiaVs'.
Tom. n , pas);. 44O, ,
VICTOR DE LA ROCHE * traduit les Œuvres deSalufte,
aflTdvoir la Conjuration Catilinaire ; la Guerre Jugurthine ; la
Dcclaration de Portius Latro ; les Oraifons adverfaires de Sa-
lullc &: Ciceron ; les Inventives de Ciccron contre Catilina i la
Vie deSaiuite , &i les Témoignages des Modernes : le tout im-
prime' François-Latin , l'un correfpondant à l'autre, verfet à
vcrfct, à Panii, in-iG. par CUudeMicard, 1577. .
VICTOR DU VAL a écrit Congratulation & Réjooiflànc*
fur la grande & inefpérée nouvelle advenue de TEleâton de
MonfieuT, frère du Roi , au Royaume de Pologne, imprimée à
Pâris 9 1573. par Denis du Pré.
VINCENT « DE BEAUVAIS *. Miroir Hiftorial, traduit
par Jean de Vignay , imprimé à Paris , en cinq volumes , in-fol.
* Vincent, furnommé de Beauvau ^ Religieux Dominicain , écoit vcritft-
Uement de Jeaovais , & non pas luirif de Boureogne , comme plulîencs Tonc
cru fur la foi de S. Antonin , qui , dans la rroinème Partie ém u Chtoinmey
parlant des illaftres Religieux de fon Onîre , a dit le premier : Frater rtn-
centtus Belvacetffis , Burgunduj at^ue 6^<7//ic«i, erreur qu'on a tâché de fauver
Mr diyeifes explicadoiit » dont la meilleate • de l'aTeii du P. Educd , pêne
forr bien ne pM être reçue. ( M oi t a Moknoyi ).
Vincent de Beauvais , Leâeur & Prédicateur de S. Louii» ent reftmiei
la faveur de ce Roi & des Princes de fa Cour. Ses Ouvrages , fur-tout foa
Spéculum Majus , lui ârent une j^iande réputation en Europe. U eil divifé en
quatre Parties , i ^. Spéculum Naturalet i^. Specutwn DoSmaktk'*. Speadum.
Hijloriale, 4». Spéculum Morale. Vincent de Beauvais ^crivoitwus le règne
de 5». ï ouis, f< par ordre de ce Prince 11 mourut en mil deux cens foîxante-
âuatre , félon l'opinion communcmciu reçue. Quoiqu'il ait pu vivre du temps
e Philippe Angafte , on ne peut gucre ftipiu^fer qu'il ait écrit fous le règne
de ce Prine? , mort en mil deux cens vingt- trois. Ainfi c'eft une iné-
prife du Conrmuateur de Fabricius que d'avoir dit d? cet Ecrivain : Régnante
Philifpo Augujlo , Lutctu Literis operam Atiwv^ ( Biblioth. Infim. Latinit.
7ow. VI 9 pag. 1* ) Sikce , de SieQnc , par une raéprife'moinrpaidoii*
Uiyuizeo by GoOgle
VIN V I N j^i
nable , a placé Vincent de Beauvais fous Philippe de Valois : Sumptibus
PkUippi FaUfit, GaUànan Re^is , adfMia coliegU ,êcc. (Biblioth. Sainte.
p9ig. ni. ) Vincent de Beauvais avoir écrie en Larin un Ouvrage , fous le
rirre de Grand Miroir , Spéculum MajuSy divifé en trois l^atties , le MtrMf
Naturel ^ le Miroir Doctrinal &c\6 Miroir JiilionaU On y joignir par la fuite
un quatrième Miroir , b Mimr Moral, quirfeft point de lui. Ces quatre
Miroirs furent publics en Allemagne , en 147J , fous le titre gcnci.iI de
Hièliothecû .\fundi , &c ont été imprimes aflez fouveni avant la tin du quin-
zième fiècle. Le Miroir Hifîonal fut imprimé féparémenr , à Mayence , en
1474 » ec plufieurs fois depuis. C eft une eCpèce d'Abrégé d'Hiftoirc uni-
verfelle , depuis l'origine du monde , julqu'en 1 144. il rapporte même
quelques faits, qui s'étendent iufqu'en ijjj. On y trouve beaucoup dechofes
«)ui nefe renoonnent point ailleurs jinaisiifautjpréférec la première Edition,
fkarce que les autres font tronquées, Onàdotmedes éloge ut es .1 cet Ecri-
vain. On les trouvera raflfcmbles , avec quelques jugemens moins favorables ,
dans Pope Blount ( CenJ. celeh. Aut. pag. 18^»). Vortîus $*eft trompé , avec
beaucoupd'antre«,lorrqtt*aacni que Vincent de Beauvais ctoit Bourgui-
gnon , & qu'il avoit été Evèque de Beauvais ( de Hijl. Lût. p;Tg. 477 )■ On
ne doit pas s'attendre à trouver beaucoup de critique dans cet Hiftorien. Il
•donne aux Dccrétales des Papes le premier rang pour rantorité , après rEcri-
turc Sainte, 8c il admet toutes les faulTes Décrétales employées par Gracien.
Il adopte toutes les Fables débitées fous le nom de l'ArchevcqueTurpin , &c.
&c. &c. U a compofé plufieurs autres Ouvrages , dont quelques-uns n'ont
point été imprimés. On en tronvefa ta lifte dans la Bibliothèque de la bafle
Latinité (uti /uprà\ Nous avons parlé de laTraduaion Fran^oifc de fon Miroir
Hiflorial, &c de fon Traduéteur Jean de Vignay , Tom. l de La Ccou du
'Maine , pag. 605 & fuiv.
VINCENT LIRINENSE •.Voyc» G. RuzÉ.
* Ceft Vincatt de LerinS y que du Verdict défigne dans cet article ,
célèbre Religieux du Monaftcre de ce nom , dans l'ine de S. Honorât , fur
les côtes de Provence , qui eft devenu une Abbaye de Bénédidins. On croit
que Vincent étoit né i Toul; U eompofa ver» 4J4. fOuviage dont la
Tradudion eft indiquée dans cet article , fous le titre de Peregnm adversàm
•Hétretkos Commonitorium , Livre excellent, où l'on trouve des r^les fimplés
& sûres, pour fe préferver de toutes nouveautcs en matière de Religion.
•Vincent de Letins mourut vers l'an 450. Il y a eu peu de Livres qui ayenc
été plus loués, & imprimes plus fouvent que le Commonitonum de e t Pcn-
vain. La première Edition eft de Venife , ^ fans date. Il fut inférc dans ie
• Recueil des Ecrits des Pères , contre les Héréfies , publié par Jean Pichard , â
•Bafle mil cinq cens vingt- huit. Nous ne nous arrêterons point aux antres
'Editions qui ont fuivi. Nous remarquerons cependant que Baluze leul en
)ôi U ft B U ft 6
à publié trois. Quant âut Traduàibrii PriftÇbife , Là Crôîï à\i Mâift» ,
Totn. I , pag. , & Du Verdîer , Toin. IV , f>ig. i ^Tf , dtù patli de cellé
£è Guillaunfke Roisé. U éll a paru plilfîdiAs àuifréi depuis. La première pal
Barthélémy DaHray, i Liège, en i<?<f}, i/i-Ô*. La fécoftdô pat té fieur dé
Prpmignicre , à Paris, 1684, m-n. La tfoifième. par le !*cré Boliàet, di
fOratoire , i Paris , 1 700 , in- 1 1. âvec une Tradudiidn dè Sàlvièn.
URBAIN CHAUVETON a traduit « Hiftoire nouvelle^
du nouveau monde , contenanc en fomme ce que lesEfpagnols
ont fnk jufques à préfent , aux Indes Occidentales > & le rude
traitement qu'ils font à ces Peuple^ ; extraite de riralien d«
fiiérome Bcnzoni, Milanois, qui a voyagé quatorze ans en od
pays là : & enrichie de plufieurs Dilcours & choies dîgftes dt
mémoire , imprtinfc /n-è®. par Enillacte Vignon, i^y^.
* .Urbain Chauveton aima mieux , quoique deftiné par Ton pèce i la
Médecine , teuliec en Théologie , oiî , comtae il écoic Hogoénoc « H edjfc
^ur Maine t Tliodora 4* Beze, à qui, par reconaoitfaBce, il dédia
Verfion , ou , pour mieux dire , fes Verlîons du fienzoni , car il en fit deui^
l'une Latine , en ijji j l'autre Françoife , en 1 579 , toutes deux accompv-
Îaées de quelques iwces de fa façon -, le tout imprinié â Genève , cnee
uftachc vignon. Thevet , feuillet $77 , de fes Hommes illuftret ^ prérend»
mais fans pteuvc , que le Benzoni dl un Auteur fup^ofé , & atfeâe de
remarquer , Fol. 643 , qne çouc ce que le tncme Denxoni rapporte d'AttalM-
liba , ell pris de Goniara. D n*y a qu'à conférer l'Ifiarla del Mondo Nuov9
di Girolamo Ben:^one , ou Deni^oni ^ imprimce en trois Livres , i Venife»
1571, avec les Veiiions de Chauveton, pour seconnottre ladtâccence qu'il
j peut avoir. ( M. di tA MoNwdYE.)
^ La première Edition de l'Otieinal Italien de XHiJloire du noweau
Monde , par Jérôme Benione, eft de VenîTe, 1 , m-8*. avec ^ures. Elfe
eft fort rare , fie peu connue , & l'oa cite ordinairement celle de 1571,
comme la première. Voici le titre de celle Aç \^6\: La Htjioria delMond»
andvo^ (U M., Giroiamo Ben^oai , MUanefe, laquai tratta de II' IfaU tnmri
movaHKmt ritrovati e délie itmtw Citta da lui proprio vedute per ac^iia t ftr
terra fin quattordeci anni. Chaureron publia laTradutîhon de cet Ouvrage en
Latin, en 1 ^78 , à Genève , avec des notes, & deux pièces fur l'Expédicioa
dès Fnitiçoisdam ta Flocide» en i , 6c Iti errantes qu'ils y éproavèienc
de la part des Efpagnols. Il a retranché la Préface de l'Auteur , & f ei»«
fubftirué une de fa façon. Son Epître Dcdicatoire i Théodore de Bèze, eft
^cée du premier Septembre 1 ^li^ En i ^79 , il publia la Verfion Françoise
du même Ouvra^ , qui fm auili impriméi» la même année , traduire tsk
Altomaiiil tt ta B -^ir 4tt&iiaiit»«it Ai^^, datttle'lV* Volaneda
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UHB VOL s^S
R#0Wll dt$ Voyages d^Piuclutf ^ «9 171 1- On peut confulter, fur le Ben- .
zone , PicmUii^ 4ih«ltp^ i fxttfiWiàUiif^tfit tiH 4r£4lm BMûttlf, Scri/Ê,
URBAIN HëMâRD a écrjr Anatoqiic des J)^t$, &c. im^
^OLFANO FAK% ^ .Up«t9 StnM>« Crynêt mt écrie
en Latin , la Vie 4e Jean fEcoUmpade, tranfiacée en jFmncois^
^ imprimée avec les Vies de Martin Luther «Se dîe IJtildric
Zvingie , à tyw , in-tS, par Jm Saugra^ , f CMtfr^
' WhlfgMg Fi^fidtit Cap'tto , c*9Û ainfi ^|I6 ce nonit doit s'écrire , naiif
ifHagueneau , fameux Théologien Luthérien , mourut , felçn Melchioc
Adam, à Strasbourg, en i J41 , djins fa foixajne-troinèttif! ^Pné?* On *
ck lut une Grammaire Hébraïque. Vpj'ez Simom Ç|iYH,i|. |>f
litoHNOTI.)
WOLFANG MUSCULUS \ Traité de l'Ufure pour h
cpmmodicé çommiine dç ceux qui prèteat C^n^ blejTcr leur
coAfcience > en («cogrjaoç leur }>TQj:hm , écam eo nicefllcé j o{i
fent aitifi àéaumah ÏÊ» abus 4c coinc aui contre raifon s'adon-
Déni à jodle j imprimé i517« Çpj^f* lijBinc ,QC|iiimiiii.s , fec.
* Wolfgang Mufculus naquit, en 1497, â Diefue. pente ville de Lor<
raine » entre Metz & Saverne. Il étoii fils ^'un Tonnelier , qui l'envoya ea.
Alfacc poar étudier, mais ne !ui donna point cî'areent, de forte qu'il ne
iî^fta qu<e par U charité de ceux qu'il iui intcrç^ter i fon forr. Il (« fie
Bénédiâin i l'iee de qaime ans , & s'appliqua :^vec beaucoup d*afde«ir jl
l'étude de la Théologie & des Belles-Lerrres. Mais, s'étuit laide féduire par
!a leftiire des Livres de Luther, il quitta fpn Couvent en i ^ 17 , & fe fauvaà
jbcta^urg , où il fe maria avec upe fille, qu'il avoit même iU(icée , ayant
4e iatàt de fon Mooaftèee ^ ce qui donne lieu de penfer que l'amoar evMC
pu entrer pour beaucoup dans fa nouvelle profcflîon de foi. Comme il avofC
plusconfulté fa palHon que £a fortune, cii prenant le pjirti defe marier, il
fut ptefque aulh-tàc obligé d'abandonner (a femme , qu'il plaça fervante
dm onMimftre, & fe mit apprenti chez un Tifèrand. ^aeique tem^
après il eut occafiun de f:^ire connouce .fec ralens pour la chaire , on l'atta'
cna fuccetlivcment au fervtce de.diye^fes j^lifes. 11 J^piy alpr^ ^ fe^mipes
dont it eut huit enfàns. Sa vie é éci& écnte pair Abnkam MoTckilas, Ton fils ;
9^ 4^ MPiy ^.4fiWei^^'p <a».iké tout cejqtt'ibea
Bbbb ij
/«4 V V
. cMit dir, U rendit de grands fcrvîces \ Bttccr, ctiex qu! il demeura qoelqnè
temps, en qualité de Copifte. Buccr avoir une (î mauvaife écrinire , que
Aon'feulement les Imprimeurs ne pouvoient pas la lire , mais fouvenc Bucer
ItiMiième ne pouvoir la déchifirer. Mafculus ta Hfotc tout courammeoc. U
compofa lat'inémc beaucoup d'Ouvnges. On dit qu'il avoit quarante ans
quand il commença A étudier le Grecj mais cela n'eft pas ponfible , puifq'ril
publia des i j j6 , fa Traduâion des Commentaires de S. Chnfoitomc , lut
Paul. Il n'avoir alors que trente-n«if ans. On trouve dans le DiSionnaire
de Bayle , & dans les Additions de Teiflîer , aux Eloges de M. A'; Tliou, la
lifte de fes Ouvrages. Âu refte il favoit alTez mal le Grec , médiocrement le
Hatin , peu d'Hébreu, ou d'Arabe , quoique Melchior Adam fuppofe qu'il
entendoit parfaitement les Livres , même les plus obfcurs des Rabbins. M.
Simon convient qu'il n'ccoit pas aflèz exerce dans l'étude des langues & de
la Critique , pour expliquer les Saintes Ecritures. Cafaubon ( Prâj. ad Polyb.)
en lottanr la bonne volonté de Mufculus , convient qae cer Ecrivain-a cradaîc /
Polybe fouvent fans rcnrcndre , ( Hijl. Eccl. ) & en avouant que Mufculus
favoir peu le Grec &: 1 . T :itin, il fait l'éloge de ccTraduéteur ; mais Henri de
Valois n'en parle pas auih avanrageufenient ( Epiji. Dedic. Hijlor. Eujcb. )
îl adopte le reproche qu'on faifetc i ce Traduâeur d'avoir airéré Ibttvenc
^ dans uTràdudhon de V Hijlolre Fcclcjîjjliquc d'Eusèbe, le fens de fon Auteur,
j non-fculcment par ignorance , mats pour en tirer avantage en faveur de fes
opinions. Ses Lieux communs font l'Ouvrage qu'il a le plus foigné. 11 y em-
ploya dix années , & le publia en i \ ' Antoine du Pinec le icadui(ît ea
François, comme le dit ailleurs du Vetdier (Tom. III ^ paf^. 157.) 1! y a
encore un autre Ouvrage de Mufculus , traduit en François par V. Poulain ,
dont dtt Verdier parle ci-deflbas. Pope Bloant a fallèmblé les principaux
jngemens qu'on a portés des Ecrits de Mufcolus, tnab il n'a rien dit d'un
plagiat confidérable ^ut lui a été reproché. Wolfgang Mtt&alos floontiU à
• Berne , au mois d'Août < 5 <> j > âgé de foixante-Iîx ans.
V. PELETIER , Juge de Cofcrans , a écrit en vers, Prière
du Roi , fur rAppaifemcnc des troubles ^ imprimée à Tholofè,
par Arnaud Columiez, ^ 574*
V. POULLAIN ft traduit du Latin de ^olâng Mufculus,
le Temporifeur, en forme de Dialogue , où font décidées &
réfutées toutes les difficultés^ excusés & couvertures que peu-
venc mettre en avant cet» qtû temporifcnt fur le fait de (a
Religion vraiment Chrétienne , après qu'ils ont connu la vérité
£vangélique ; imprimé in-S^. 1 5é5«
y. A. D. L. C. a écrit Diicoocs des caufes de oflcts admtni*
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V "V i6s
■Mes des tremblements terre, contenant pluficurs raifons &
opinions des Philofophesi imprimé à Faris^ par NicolfUt
.Cbefaeau, 1580.
LIVRES jyAUTEVRS ANONYMES.
Hiftoire * des Perfécutions (Si Guerres faites depuis l'an 15^5
jufques en l'an 15$/, contre le Peuple appelé V AU DOIS , qui
cft aux Valées d'Angrogne , Luferne, S. Martin , la PerouÂ,
' & autres Pays du Piémont; imprimé i^^a. Cenfurée»
* Cette Hidoire , qui s'cteud jufqu'cn i^6i , jl été impiimée en Latin, 1
Genève , en 1581 io^S*.
• La VENGEANCE * de la Mort & Paifion de notre Segneur
Jefus-Chrift , & Ja Deftruâion de Hiénifalem , une par Velpa-
fiafi^que Titus; compofée en rime par Per(bnnages ; imprimée
à Paris, tn^/ô/. par Jean Petit.
*yoftzarétSm àla fin de ULetne M. peg. 10) , les Noces far le même
'«rricle.
Le VËNITE * en Cour. Epitre do Seigneur du Rouge &
Noir, & autres Compolitions en rimes ; imprimé à Tholofè»
. sa-»7.
^ An lieji de ^«atf«j oii dit «ftjoaid^wl /'knier.
'Les VENTES d'Amour Divine, imprimées à Rouen , to-xf.
par Nicolas FEicuyer » £in$ date.
. Le VERGER célefte , fait en forme d'une familière CoUo-
' cution de TAme dévote, à Ibn doux épdux ; Imprimé à Paris,
ikns nom ni date. . ■
Le Triomphe des VJiSTiiMENS j félon le temps qui court,
' ûàt au Buz *, T 5 iz.
' £iqi^ , qu on auroïc plutôt dû écrire Bus , eft dit ici pour iujic , dans la
lijgnificadon du corps humain , depuis le coa Jurqtt*aiix ciiifles , parce qoe
ceft fur cette étendue du corps que lesTeitleius pcemienc U mefuie des
habits. (M. de la Monnoye.)
Le VIAT de Salue utile à tous Chrétiens , pour parvenir
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k h gloire éterhcfle , çompoCé pir TE-vique 4e TroyojSj imptit/^
^ Lyon , par Olivier ArnouUet, 1539.
• Guillaume Petit, Jicobin «Confeflèucde François I, coinppra ce Llvr»,
étant Evoque de Scnlis , aptès l'avoix été 4lt Ttoyçf. Il ^git croire que l'Ou-
vrage parotflôtt dès 1 5 j I , puifqoe le 3 Oftobre dé eecveMfiiée*U , ffisolaSs
JSrUfifuf clédiant le Tercn^mtff Mâ/tav , <le fon édition à «et Evic|M » lai
paiTe de ce Viat de Salut en ces termes : Quid aliud viaticutn ad fan'natem_t
^uod cdidtfti j promiu 'a , qu^m non corvore* molis j m aaimi puram , putttmque
jMuàtntm ? Ou » Um mut tomn» , il xqxovt vmçat fitf t ni» dise fimpbnieiit
riaticum adSaluum. — Voy. Du Ver-dur , TotU. IV, %\X, i l'ilRicfo
Guillaume Parvi. (M. se i,a Monnovi. )
La VIE des Juflcs , excraîte des (Covces de Saint Je«a
Chrtloftoj«e^t imprimée à Lyon> m^x$, pat GuVgim Çw^ti ,
Les VIGILES des 'Monts » cranûacées en rime; itnpnmées'à.
Paris , in 8 °. par Simon Voftre , fins date.
Le VIOLIEK ' des Hjlloircs Romaines n-inralifees fur 1«$
Gefles, Faits vertueux & anciennes Chroniques des Romains*,
trandaté de Latin U imj^utQLi à Paris ^ i(i-J^l. piu JtfgJi de h
Garde , l'an i 5 20,
• C'eft une Tru^uclion , mais peu exaô« , du lÀvtfilAi'm , qui a pour tîrre
/^efta RomanorMm moiaù^ata. On voie , dans la riciie fiibiiociiéque de M* ie
' *Matquis CoHwtt , titi Matnilmt Grec unique » dont le titre eft tmA » Syno"
nyme de f^idicr, C'eft en cfFec une collfLlion alphab.'rîque de diverfei
tocherch^s curicufes èc Xavantes , que l'in^perauice ï.aàox& , Qce i Maccem-
'bole , en Egypte, femme de Conftantin Ducts, moft i'an 1007, avoit recueil*
lies eUe-nicnie , ficdédice à RotnainiDiogèoe» i'Eosfieceur, Ton fécond épooff*
Michtil Apoftolius , né A Con !>antinople , & morr fur la fin du quinzième
ftécle, avoit, fous le même titre df^iM, compofc un Recueil d'Apophtbeg*
leas, de Psoverim^ 9t «ovoiSttiboiàs utiles , comme nous l'appr enoei d*A*
riftobule , fon fils » dant une Préface Gkecque , au-devant de la VmM^ttmjJth
C'efl , pmr le dirç en pa(ririt , de cette dernière r«"« , qu'ont été tirés les
Proveibes d'Apollolius, dom la plus ample U meiiicuce cdiuou parut in-^'^
•Oceci|Ne'Lat4iie » à Lejf^ , .1 1 9. ( M. m la jMowwere. )
• Voy. i Tartide iûKoman ^ Aoôlloyùus i la fin de la lettre A ( Toip. IJIf
pag. 191 & 193 ) & à l'article de l'orgueil & préfompti<m 4â fEtifemit
i^piMiU^ à ia 6« de la Jeccc» l, Xoai.ay , ^^t^etùàir. nm t^t^f^gm
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V V fij
tant fur le Romaû d' ApoUùniks , qut fur l'Ou^tage ttiritule Ctfia f^omattaram
mot»ii\ûtA » fil étktHM^i U natiif da Jkjhifts. L'cnivngâ de f imptericel
Eu'-îoxe renferme, par ordre alphabétique , Kf vissdes Hiftoriens, Orateurs,
Rhcceurs , Portes, Sophiftes , Philofophes, Grammairiens , Cnciques , Phi-
lologues èc Médecitii de l'AnitiqUité. Oh y itouve auili l'liiftbîrt des Dieax»
dtfs Denai'Dicux , des Dcefl*es , des Héros & des Héroïnes de la Fable, En un
mot c*è(l un Diâionnaire Hiftoriqae ôc Mythologique , dan^ fe goli de la
Âitùatkèfot Oiitntak de (THefbeloc. L'Impératrice dit dans fou Epître dédi-
Caiaire â Romain Diog^ne fon ftcond Epoux , que pcrjuadéc quU n'y a fdt
^oeoipatum ptus Royale que celle de recueillir les monumens épars de l'ejpric
kMain , elle a ranvajfc avec foin tous les Livres de la Bibliothèque de Confian-
^npfdt. Se qu'elle a fatc venir à grands frau tous ceux des Pcys étraagerâ
pour compofit ta Ouvntgtt afin > tfoâse-t-elfe , de rètwtr tbates U» comoif'
Jances humaines ^ & de prévenir la perte des originaux. Evcnemenc qni eit
effet eft arrivé. Le précieux MS. de cet Ouvra{»e a paffc de la Bibliothèque
dfe Colbert , dans celle du Roi. Il a été r::mis, la prcfenie année 177?, par
ordre de Sa Majefté, i M. DanOè de VilloUbn , fnentbH» de l'Académie det
Beiles-Letrres, qui encouragé par les hontes dont rhunarcnr M, le Duc de
\x VciUicre & M. le Comte deMaurepas, proteCleuiS-it;:Uués des Lettres, va
nous donner inceflàment, (bus leurs aufpices , rédutoti du TeiitGiec de cet
Ouvrage , avec fa verHon Latine à côté , & des note*. V(hU de cesOttVngâl
dont notre fiècle doit fe glorifier, Se le pl-is digne exemple à donner A la
jeuneife, malheureiilenieRt trop peu occupce aujouid'hai des véritables tuo^oo»
d'acqfftéfif de ?a fcieM«.
VOCABULAIRE du Prcaucier , cxpofé en François avec
les Déclina^ons&Conjugaifons des Noms & Verbes, contenues
ftudk Piêatttier, pour l'inltitucion^ en GramniAÎre^ de Mon-
Ibîgnear d'AngouJêine & Madame Magdeleine fa f«BM-« «o&ns
àt Fraiftce ; htrprimé à Par», /n-S'**. f»sr Simon ieCelnies^
' n y a un antre Livre, imprimé « P«b ijf i , ^ Paris, chez Simon da
Colineî , in-^". fous le titre de Gfitmmatogfaphii , pour rin(>rnfkîon d^
itdadame Madeiene, £ile de Frantef à Iwjueiie on avoïc deilein d a^rendre
k langue Lanne. ) M. n la Mommoti. )
Pctii VOCABULAIRE en langue Françoife & Italienne, à
Lyon , M- 1 1. par Roger d« Brey , 1 578.
La VOYE DE VIE , aiTàvoir vraie Inflru^ion &i Pratique de
vie Chrétienne , en laquelle efl montrée la fuite des vices, &
ks moyens d'ac^u^rtr ^ retenu vertu & boancs sKsurs^ avec
;v "U
pluficurs Ond(bns fitEzhortatloaSj poar. parvenir k une vr^^evle
^irkuelle; traduke de bas- Allemand « en François ; imprimée
in- 1 a. en Anvers , l'an I '5 '
' Les QUATRE VOYES fpirituellcs pour aller à Dieu , c'efl
afTavoir la V^oyc purgative ; Ia\'oye illuminacive ; la Voye uni-
tive; & la Voye fupcriativej imprimées à Paris , i/z-^". fans nom
d'Imprimeur & fans dace.
• Traité des URINES, de leurs couleurs , & ce qu'elles peu-
vent (îgqiâer ^ impriipé à JP^ris , par Nicolas BuiFçc^
; LaS<;ntence des USURIERS, imprimée f/i-S^. fans date«
aom d*Impnmeur » ni dp lieu.
X E N,
XENOPHCN \ Voyez Claude de Seiffel , Edienne de
U fipëFÎe , Jacques MiiFant, Jacques des, Comtes de Viotemille,
; •Xénophon, Athénien, très<élèbre Capiraine , Pliilofophe ôc Hiftorien
Grec, fut un des plus illuftre? Difciples de SocrAre. La beauté de fou lan-
gage t l'élégance , la douceur ec lus grâces de Ion ftyle, le hienc furnommer
TAèeltk Greofue^ 8c la Mufe Attiqut. Il a compofc un grand nombre
d'Ouvrages , également admirables , & par les fujcrs qu il a choiiîs , ^ : par la
manière donc il les a écrits & traites. Sa Cyropcdie elt moiii$ iHtlloue de
Çyrus , qu'un Traité d'édacatioii , jpour former on Prince. Ses Ecônomi-
ques y la mite de la Guerre du Peloponnîàlé , oala continuation.de THiftotce
de Tlnicidide, font des modèles qu'on ne doit jamlis fe laffer d'crudier &
de fuivre. C'eft dans les Ecrits de Xénophon qu'on peut prendre une jufte
idée de rAnictfine, & du génie qui cmékérilè les grands Ecrivains. Les
beautés (Impies 6c fublimes dont fes Ouvrages font remplis , font celles
de la nature même. Que îa TeluierTe de nos jours , entraînée par l'exemple de
nos prétendus beaux Ëlpnts , ell à plaiaUre de s'éc^Kcr des fources pures,
«à elle pourroit puifer la goût du beau Se du vrai, de les ignorer, 5c <fo
n'admirer que les fottifes bourfoufflées , le clîtiquantpeu durable , les grâces
artificielles de quelques-uns des Ecrivains de ce temps, dont la rrpucacion
œomei|Caiiéc rcblQDi|:.! \.ç Ç\a^^\ii^ ^oiitèiiie du-Liv^ IV 4'Aulu£^lle »
* tuficui.'
Dlgitizecl by Gopglc
XEN '^VE
curieux , en ce que cet Auteur y parle de k jaloaHe fecrene qui régna entre
Platon & Xénopnon j joloiifte qu'on peur révoquer en dotuc ^ parce que ces
deux iUiiftNsGrec$,aa lugemcnc de tous leurs Cont.Mnporaitis, étoient trop
fincèremcnr arraches aux maximes de la véritable Philufophie, pour fe laitTet
vaincre par uaejpai&oa auâl balTe « .& qui dénote toujours lapetiteiTe d'aoïe^ ,
4c l'orgueil de Fe^rir de cout homme qui s*y aban^nuie. Ce qui a pu fiiire.
inuginer cette prétendue jnloufte entre deux fr grands hommes , ctoir fans'
doure !a comparaifon qu'on faifoit de leun ralens : Xenophon & Plûtj Socra-
tic* amccnitatis duo lumina , cenari *midanquc iater Jefc exijlunati Juni : quia,
de iis apud aiias uu ijj^t (xuperaMior certâtaturt & quia dus emintntU dm
Jimul juncl/t in arduum n 'uuntur ^ Jîmulachrum quoddam contencionis £muU j^a-
riunt : Xénophon mounir à Cdrin'he , vers l'an î<So, avant Jefu<; Chrift , agc
de quatre-vmgt-iix ans. L' JExpCiùcLon & la Rctruue des dix miiie , de mcme
que V Hifloirc Grecque y ont été traduites par M. d'Ablancourr. M. Charpentier',
a traciuir la Cyropédie , &c les Dus m vjrablcs de Sacrâtes. Avant eux^Tan-
neçuy le Fevre avoir donné une bonne Traduâioii de l'excellent Dialogue»;
intmilé le Banquet des Phdofophes. M. Dumas, Pro(èflëur Rhétorique à
Tottloufe , a donné une nouvelle Tradudion des Economique^ deXéuopaon»
en un vol. in'ia. lytfS i i Patb, chez DehanTy, eue S. Jacques.
•
Y V E.
Yves MAGISTRI , Frère Mineur de la Val, Gardien au
Couvenc de Bourges, a écrit Guide des Profcflêurs Ecclénadi-
ques , oii cil contenu ce qu'un Religieux ou Religieufe^ mnitàht
ious UBrevièrc KohuMn & TOidre Minorique, font obligés
denfuivre; imprimé à Paris, în-i^. par EiUenne Pecit, %%io.
Miroir Chiécicn , autrenienc die , féconde partie de la Guide
Eccléliâllique , imprimé de même. Verger & Jardin des Ames
défo|ées & égarées, pour la conrclauon de M^fTicurs les
foyens de la cité de Bourges, fous îa prore^flii n du llévéren-
diflime Prélat d'AqiMtainc , Archtvôquv de ladite Métropoli-
taine Cité; imprimé à iJourges , in^ par Pierre Bouchier,
I^ii4. Oculan.i Ç/ Man pulus F'iotruin Min^tuni^ Uccnttà gc-
ntraiis uw^ijin ^ '/ P. Frimcjci Coi-^ngx, excerptas à Fratre
Yvonc Ma^ijin ^ i u.i ^ùs ^ in-'6 ^ * apud MichacUm Sotnnium ^
' PiBUOTr FiLA9. Toau V, Dv V&kh, Tom ui, C c c c
S70 VVF . ZOR
YVES ROUSPEAU , Saintongcoîs , a écrit Traité de M
Prcparntinn à la fainte Cene, imprimé à Lyon, /n-8°. par Jean
Saiigrain. Calvin'wue. Quatrains rpirinicls de l'honnête Amour.
Plus, Stances Chrétiennes des Louanges du faint Mariage,
appofccs aux Stances du Mariage de Philippes des Portes; im-
primés avec les Cantiques du fieur de Maifon-Fleur , à Paris,
in-ii. par Matthieu Guillemot , ï ■5 84. Il a traduit en vers
François , la Foi Catholique des Percs anciens , contenue au
Symbole de famt Athanafe , jadis Evéque d'Alexandrie ; avec
quelques Soiineu & doubles &>nnets ; imprimée à la Rochelle »
ï»»8 ** . par Pierre Haultîn , 1 $ 7 9 .
ZOR.
ZORO ASTRE '** Oracles de Zoroailre 5 écrits première-
mtnc en Grec , & mis en vers François - imprimé à Paris, inV*
par Richard Breton & Philippe Danfrie.
i * Suidas dit que Zoiotlbe fut Roî des Biftiiwit » Bit, v^cnt quatre cens am
avant la Guerre de Troy«. L*id^cqa*on fe fbrmede eft cdb d'un atcoUcnc
Phtbfophe & d'un grand Prince, qui travailla i inftruire les peuples confiés
à ft'i fuins, ôc leur dontu les maximes de conduire , les plus iages & les
plus utiles 4 rhumaniré , dont on prétend reconnottte encore des veftige»^
refpeûables dans les ufagos des Gucdics , qui font reliés fidèles aux infticu-
tions que leurs Ancêtres reçurent de ce Zoro.iftre. On trouve à la fin du
Livre quatrième de la Préparation Evangéiiqm d'Euscbe , cette belle idée de
Dieu, tirée d'un Commentaire de Zoro.iftre , fur lesRkes'SactésdesPecfans:
«» Dieu eft le principe de toutes chofes. Eternel, fans commencement , fans
a» 6n, ians paxdes» ne leiTemblant qui lui-même j bon, prudent, par ex-
j» ceUentie 1 Source de tout bien , & de tonte fuftice , puifant toutes les
I» connoiiTances en lui-mcme , enfin la perfe£bion eltentielie , & l'Auieut de
• toute fciencç n:iriire!!e y^.W peut fe fiire qu'il y ait eu plufieurs Souverains
du nom de Zotoaike , anmic s des mêmes vues , qui a]r«nc (cavaillc fuccelli»
vement à (bnner an peuple fage , laborieux & pniflànt , t^lsqae fîicent jadis,
les Perfes. Ce qu'il y a de probable, c*eft que les lumières du Philofophe»
Prince, du Héros, connu fous le nom de Zoroaflrt , furent très-iupé-
rieures à celles des premiers Philofophes de la Grèce \ qu'il fut l'inilitiiceur du
culte le pltis nifinmahU » le ^lus £inplft ^ le pbif confoone au bonheur
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Z O R Z O R f7i
de rhuinanitc , dans l'ctat Je nature ; 8c que les préceptes ds Politique
8c de Morale <\a'ii a ccabiu doivent le f<uce regarder comme l'un des plus
iUoftres Bîen&ueiirs du genre humain. Le uvre du Zend^ dont cm. le
regarde comme rAlltenr , eft un des monnmens les plus reAjeâable» de
Vantiquicé ; on jr reconnoît ces dogmes fages, qui infpirerciu .i fes Seckateurs
l'humanité , la vertu , l'induftrie ; & ce qu'il y a de plus admirable , c'eft
qu'après tant de fièdes , malgré le$ pecfécntions de la tyrannie la plus har*
bare , on trouve encore dans les mœurs des Guèbres infortunés , une preuve
vivante de rcxcellencc des inftitutions de Zoroaftre. — Voy. la Bibl, Orien-
tale de d'Herbeioc > p. 950 , col. 17 , au mot Zerdascht, ou Zaradascht,
Zoroaftre , que quelques-uns appellent anfli Ztrdoufi > où il eft dit , que
l'an 1300, après le déluge, Zoioaftre commenta à paroître , Se enfeigna
aux hommes le culte ^ l'adoration du feu. Les anciens Pcrfans veulent tous
que ZoroaiUe foie plus ancien que Moïfe , & les Mages , ScCtaccucs de ce
{>remter Légiflateur , prétendent qn'il e(l Iw même qu'Abraham , & l'appel-
enr fouvent Ibrahim Zerdafcht j ou .Abraham y l'ami du feu. U y a dans cet
article des chofes très-curteules fur 2Loroaftre & le Zead, Ouvrage ^u'on
lui attribue j mais ceux qoi voudront connoitre tout ce qu'on peut uvoir de
Zoroaftre , le trouveront radèmblé dans les DilTcrtations de M. l'Abbé
Fouchèr , imprimées dm*: l?s Mémoires de l'Académie des Belles -Lettres,
Tom. XXVU & fuivans , ^ le Zendavejla de M. Anquetil , imprimé â
Paris, en 1771 , j Vol. in-^^. lenfèrment ta Traduâion des livres
m'mes, que les Indiens croient être de Zoroaflre , enrichie de précieufes
Remarques, Se de la vie de ce célèbre Légiflaceur des Indes, Les Manuf-
crits de l'Ouvrage attribué à Zoroaftre , ont été apportes de l'Inde , par
M. Anquetil , & dépofés à la Biblioib^ue du Roi > le 1 5 Macs 176 t.
FIN DE LÀ BIBLIOTHÈQUE FRANÇOISE.
Skc liber hic donec fioAus fennica marîiios '
Ebibat , aut toctim teftudo perambulet orbem
' Dom Bonaventure d'Argonne , Chartreux, a remarqué, Tom. I des
Mélanges qu'il adonnés, fous le nom de Vigneul -Marville , que oe
Diflique fc rrouvoit originairement à la fin de U Pragmatique-Sanélion ,
imprimée avec le Commentaire de C6me Guymier, i Paris , 1 507 , par .
Aiidié Boccard. C'eft de là que Du Verdier l'a tiré » non £àns quelque prci^
femimeni que ion fouhait fôoit accomplL (M. sa la Monnoye.)
^ , Fin du cinquième V Uume, - • • !
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APPROBATION.
X*Ai lu » par ordre de Motifeigneur le Chancelier , le Tome cUupùhme it$
fiHiiothè^ues Fraufoifes de ta Croix du Maint&dcéiA yèrditr^SÎMurdK Faur
^has» «vec tes notes de Meificots de /« Momu^i» ¥alvmu & Migolty A
Juvigny , & n'y ai rien trouvé qui m'ait paru en «mptdwr (impndSoiU A
ce II Août i77i* Signée C&ÉBILLON^
J>B L'IMPRIMERIE DE MlCBtL LAMBER T«
V
uiyitizûO by GoOglc
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